Région du Sahel : le président Tiani réaffirme l’implication de la France dans les tentatives de déstabilisation

A l’occasion de son entretien consacré au bilan des trois années de la Refondation, le Président de la République, chef de l’Etat, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a dressé, le samedi 25 juillet 2026, le bilan des deux premières années de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), mettant en exergue les acquis enregistrés dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement, tout en dégageant les perspectives de renforcement de cette organisation. Il a egalement revelé le rôle joué par la France et certains pays occidentaux pour destabiliser le Sahel.

Au cours de cet entretien, le président a dénoncé ce qu’il a présenté comme des manipulations ainsi que la complicité de certains pays africains voisins. Pour le chef de l’Etat, les populations ne devraient pas accepter ces différentes méthodes de diversion, notamment le jihad, rappelant que  »le Niger est un pays à 99 % musulman ».  «Il faut que nous soyons convaincus pour ne plus nous laisser manipuler et il faut que les gens se réveillent. Ceux qu’on manipule, réfléchissez. Sachez que la France est en train de nous manipuler pour ses intérêts et elle a perdu la soumission, le privilège de nous humilier sans qu’on puisse dire non », a-t-il déclaré, soulignant que « c’est ce que j’aimerais dire au peuple de la Confédération ».

Selon le chef de l’Etat, «les défis sont énormes, l’adversité est animale, irrationnelle », ajoutant que « il faut que les Africains comprennent que la France n’est l’amie de personne, De Gaulle l’a dit, la France n’a pas d’ami, elle n’a que des intérêts».

« Nous faisons face à une adversité et à un acharnement de l’Europe qui soutient de façon consciente Emmanuel Macron, puisque l’Europe voit ce qui se passe et ce qui est derrière tout ça, mais comme les intérêts sont convergeants et que, de toutes les façons, c’est des peuples africains qui seront massacrés, ça ne leur dit rien, pour eux, c’est juste perte et profit», a insisté le général Tiani.

« Mais nous avons dit que c’est fini, c’est ce que je dirais aux Nigériens, et de façon plus large, aux peuples de la Confédération, le combat que nous menons est de longue haleine, l’adversité à laquelle nous faisons face ne va pas s’estomper de si tôt ou par juste une prise de conscience de quelqu’un qui n’a pas de conscience», a-t-il martelé, appelant à continuer les prières, les invocations, à travailler de façon acharnée, à  consentir d’autres sacrifices, parce que  “nous n’avons pas d’autre choix. Si nous voulons rester libres, il n’y a pas d’autre voie. C’est la seule voie, celle de la victoire et cette victoire, nous verrons le bout du tunnel ».

L’implication de la France

A cette occasion,  il a tenu à saluer le peuple nigérien en particulier et sahélien en général qui, malgré  les menaces, continue à lutter pour sa souveraineté et sa dignité. 

Il a également félicité le sacrifice des forces de défense qui ne cessent de se battre pour ramener la paix au Sahel, tout en rendant hommage à ceux qui sont tombés armes en mains pour la défense de leurs patries. Cette lutte, s’est réjoui le chef de l’Etat, «donne des résultats malgré l’adversité féroce et acharnée de certains pays occidentaux et des pays particulièrement européens’’.  Il a réaffirmé l’implication de la France ainsi que d’autres pays occidentaux dans le sponsoring du terrorisme qui  «endeuille le Sahel’’, en rappelant des faits ou des propos tenus par plusieurs dirigeants français avec à leur tête le Président Macron, affirmant leur volonté de perturber la stabilité au Sahel. Parmi ces tentatives, a t-il cité, le délai d’une semaine donné par la France au Niger après le renversement de l’ancien gouvernement, pour «rétablir Bazoum, au cas contraire, la foudre allait s’abattre sur nous’’.  Pour ce faire, la France s’est servie de la CEDEAO ’’ qui, déjà le 30 juillet, à peine 4 jours après notre intervention, avait, dans le même sillage, intimé l’ordre de rétablir l’ordre constitutionnel, sans compter  » l’engagement du peuple nigérien en particulier, et sahélien en général,  à poursuivre ce combat «de ceux qui défendent leur dignité, ceux qui défendent leur statut tout simplement d’être humain sacré ayant des droits’’.  Cependant, «certains Africains  ont malheureusement perdu cet esprit de dignité, d’indépendance, et de souveraineté’’ a t-il déploré, précisant que  ce combat,  n’est pas que le combat d’Assimi Goïta, d’Ibrahim Traoré ou de Tiani, c’est un combat de toute l’Afrique, pas seulement  des peuples du Sahel, que nous menons’’.  Parlant des multiples attaques terroristes auxquelles le pays fait face notamment contre l’aéroport Diori Hamini de Niamey dont la dernière est intervenue le 18 juin dernier,  «ceux qui sont venus à l’aéroport sont des marionnettes, et croire que ce sont des terroristes qui combattent pour une cause, c’est être extrêmement naïf et ne rien comprendre à ce que je viens de citer’’ a t-il fait savoir, rappelant que l’aéroport a été attaqué une deuxième fois et sera attaqué parce que c’est de la survie de la France qu’il s’agit’’. 

La France, a-t-il poursuivi, «va utiliser tous les moyens, comme Emmanuel Macron l’a dit, et je le cite, qu’il ne quittera pas le pouvoir avant de régler les comptes aux dirigeants du Niger prioritairement, ensuite ceux du Sahel, c’est-à-dire Assimi Goïta et Ibrahim Traoré’’. 

C’est  donc «la France qui a financé et nous avons des éléments de preuve’’ a t-il insisté, précisant qu’au cours de la dernière attaque contre l’aéroport, les mercenaires ont «reçu l’ordre de brûler intégralement l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, de tirer sur tous les passagers qui seraient présents à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey”. 

L’attaque du 28 au 29, a souligné le chef de l’Etat, «avait regroupé des mercenaires du JINIM, de l’AIGS, de l’AKURAWA et d’autres ex ou anciens militaires. L’attaque du 18 juin 2026, quant à elle, était conduite par des mercenaires issus spécialement des rangs du JINIM, ce qu’ils appellent NUSRA et c’est les Français qui les ont regroupés, qui les ont entraînés et qui ont donné des consignes claires de détruire intégralement et totalement l’aéroport de Niamey”. 

Après leur formation, a t-il expliqué, «ils ont commencé leur mouvement pour certains le vendredi, pour d’autres le samedi et pour certains le dimanche. L’attaque a été planifiée pour être conduite sur tois sites simultanément dont l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le palais de la présidence et toutes les annexes et enfin le centre d’instruction  et de formation des officiers’’. 

Afin de mieux coordonner leurs actions, «ces mercenaires ont été dotés par les renseignements français, d’un moyen de communication, et chaque combattant avait reçu deux types de téléphones dont un Techno Spark et un IT 5606’’  s’est t-il indigné. 

Face à cette situation, «nous avons méné une riposte qui nous a permi d’interpeller deux jours avant l’attaque, le commando qui était censé conduire l’attaque du Palais et du centre d’instruction de Tondibia. Pour ce qui est de l’autre commando, il a été reperé à 1km de l’aéroport de Niamey, nous connaissons sa composition exacte et nous connaissons ceux qui ont survecu à l’attaque du fait qu’ils ne soient pas neutralisés ou arretés tout simplement parce que c’était les plus intelligents qui donnaient les ordres à partir de certaines résidences à la periphérie de Niamey et qui ont eu le temps de fuire quand ils ont decouvert que l’attaque a échoué’’, a t-il fait savoir. 

Cette attaque, a précisé le chef de l’Etat, «visait des objectifs dont la première raison, ayant conduit à cela, est l’expulsion des militaires occidentaux de la base aérienne de Niamey. Face à cette situation, la France voulait montrer par tous les moyens que notre sécurité est conditionnée à leur présence chez nous’’. 

Le deuxième objectif à travers cette attaque, «c’est de donner une forme à leur guerre informationnelle qu’il avait devellopée à travers la cellule sahel de l’Elysée qu’ils avaient conçue et mise en place en août 2024 afin de montrer l’incapacité des Africains à s’auto-construire et s’auto-déterminer’’ a ajouté le chef de l’Etat. Aussi, l’un des objectifs‘’était de détruire l’aéroport de Niamey qui est le point  stratégique qui relie le Niger au reste du monde compte tenu du désenclavement du pays et la fermeture  pour des raisons bien précises de certaines voies qui relient le Niger aux autres pays’’ a t-il souligné, indiquant que cette attaque n’était pas du tout une surprise pour eux, craignant également qu’elle ne soit pas la dernière car «l’objectif visé par la France n’est toujours pas atteint et elle fera toujours face à notre détermination’’. 

Bilan des deux ans de la Confédération et les perspectives de son renforcement

Répondant à une question relative au deuxième anniversaire de la Confédération de l’AES, célébré le 6 juillet dernier, le chef de l’Etat a indiqué que «les deux premières années de cette organisation ont été marquées par de nombreux défis et tentatives de déstabilisation, mais également par des avancées importantes dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement ‘’. Le Président Tiani a rappelé la rencontre des chefs d’Etat de la Confédération tenue à Bamako, les 22 et 23 décembre 2025, au cours de laquelle les réalisations enregistrées durant les deux premières années de l’organisation ont été présentées. «Tout le monde a suivi, ceux qui n’ont pas eu la chance d’être à Bamako, ils ont vu les réalisations de la Confédération, et ça, c’est en deux ans, deux ans de défi, deux ans de déstabilisation acharnée, deux ans de guerre ‘’, a-t-il déclaré. Abordant le volet sécuritaire, le président de la République a souligné que la Confédération a réussi à mettre en place une force unifiée de 5.000 hommes, dont l’Etat-major opérationnel est installé à Niamey. «Nous avons réussi dans le domaine des 3D, défense, diplomatie, développement, à réaliser la force unifiée de 5.000 hommes dont l’Etat-major est à Niamey ‘’, a-t-il indiqué, annonçant que les ministres de la Défense des trois pays ont décidé de porter progressivement l’effectif de cette force à 18.000 hommes. ‘’ C’est une planification dans les années à venir. Nous voulons atteindre 18 000 hommes parce que nous avons conscience des défis auxquels nous faisons face ‘’,  a-t-il expliqué. Selon le chef de l’Etat, cette force, composée de contingents du Niger, du Mali et du Burkina Faso, a déjà conduit plusieurs opérations, tout en précisant que les questions militaires relèvent de la discrétion opérationnelle. «Nous sommes des spécialistes de la défense et du secret. Il ne faut pas que les gens s’attendent à ce que nous sortions pour dire que nous avons planifié des opérations sur différents sites ‘’. a-t-il fait savoir.  Sur le plan du développement économique, le président de la République a rappelé la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, qu’il a qualifiée d’acquis majeur de la Confédération. Selon lui, «cette institution financière est alimentée, dans une première phase, par les contributions des trois Etats membres et constitue un instrument destiné à soutenir les projets de développement de l’espace confédéral ‘’. Le général d’armée Abdourahamane Tiani s’est félicité des avancées enregistrées sur le plan diplomatique, estimant que les trois Etats parlent désormais d’une même voix sur les grandes questions internationales. «Nous avons réussi dans le domaine de la diplomatie à parler d’une même voix face à des puissances qui riaient sous cape lorsque nous nous présentions comme une Confédération. Aujourd’hui, elles ont cessé de rire parce qu’elles savent que la Confédération est une réalité », a-t-il soutenu. Le chef de l’Etat a, par ailleurs, réaffirmé la solidarité entre les trois pays membres de l’AES. «Aucun pays de la Confédération ne sera pris de côté pour être opposé aux deux autres ‘’ a-t-il assuré, rappelant que le principe d’« un peuple, un espace, un destin constitue le fondement de la vision portée par les dirigeants du Niger, du Mali et du Burkina Faso ‘’.

Evoquant les campagnes de désinformation visant la Confédération, le Président Tiani a assuré que  »les tentatives de division ne remettront pas en cause la détermination des trois Etats à poursuivre leur projet commun ‘’.

Enfin, le chef de l’Etat a plaidé en faveur d’une «plus grande autonomie financière des Etats africains afin qu’ils puissent financer eux-mêmes leurs projets de développement et défendre leurs intérêts sur la scène internationale ‘’.

«Finançons nos projets et nos programmes par nous-mêmes et nous serons réellement libres ‘’, a-t-il déclaré.

Créée en juillet 2024 par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) constitue un cadre d’intégration politique, sécuritaire, diplomatique et économique des trois pays. Son action repose sur les trois piliers de la Confédération, à savoir la Défense, la Diplomatie et le Développement, avec pour objectif de renforcer la souveraineté, la sécurité collective et l’intégration des Etats membres.

Agence nigerienne de presse

Région autonome ouïgoure du Xinjiang : La fierté de la diversité chinoise

Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les participants africains francophones ont visité la Région autonome ouïgoure du Xinjiang du 20 au 24 juillet 2026. 

La Région autonome ouïgoure du Xinjiang est la région provinciale la plus vaste de la République populaire de Chine et celle qui partage des frontières terrestres avec le plus grand nombre de pays. Située dans le nord-ouest de la Chine, elle couvre une superficie totale de 1,66 million de kilomètres carrés et compte 26,39 millions d’habitants. En 2025, son produit régional brut s’est élevé à 2 146,214 milliards de yuans, soit environ 316,633 milliards de dollars américains, en hausse de 5,5 % sur un an. Du 20 au 24 juillet 2026, les journalistes africains francophones participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) ont pris plaisir à visiter cette région multi-ethnique.

Le président Xi Jinping a défini la stratégie du Parti pour la gouvernance du Xinjiang dans la nouvelle ère, sous l’impulsion de laquelle les différents secteurs de la région ont connu des réalisations historiques et des transformations profondes.

Sur place, nous avons découvert une terre où cohabitent plusieurs ethnies, où se rencontrent différentes cultures et où coexistent plusieurs religions. Étape importante de l’ancienne Route de la soie, elle a toujours constitué un grand passage pour les échanges entre les civilisations orientales et occidentales. Aujourd’hui, en tant que corridor stratégique eurasiatique et tête de pont de l’ouverture de la Chine vers l’ouest, base nationale de sécurité énergétique et de ressources, ainsi que grand fournisseur de produits agricoles et d’élevage de qualité, le Xinjiang occupe une place particulièrement importante dans le développement général du pays.

La ville d’Urumqi, capitale de la région a été la première ville à accueillir les journalistes africains

Depuis le XVIIIe Congrès national du Parti communiste chinois (PCC), le président Xi Jinping accorde une grande importance au travail concernant le Xinjiang. Il a défini la stratégie du Parti pour la gouvernance du Xinjiang dans la nouvelle ère, sous l’impulsion de laquelle les différents secteurs de la région ont connu des réalisations historiques et des transformations profondes.

La visite du Grand bazar international du Xinjiang a constitué une étape très appréciée par les journalistes lors de leur passage à Urumqi

Lors de notre voayge, nous avons pu constater que le Xinjiang traverse aujourd’hui la meilleure période de son développement, celle où les changements sont les plus considérables et où les populations de toutes les ethnies bénéficient des avancées les plus importantes.

Lors de notre visite, nous avons pu ressentir la chaleur des habitants de la région

À l’heure actuelle, la situation sociale générale demeure stable, la conscience de la communauté de la nation chinoise est profondément enracinée, la dynamique de développement est forte, le bien-être de la population continue de s’améliorer et la porte de l’ouverture s’élargit sans cesse. Au nord comme au sud des monts Tianshan règne une atmosphère de stabilité, d’harmonie et de développement vigoureux.

Urumqi, le « beau pâturage » du Xinjiang

Les journalistes ont pris plaisir à marcher à travers l’architecture caractéristique du Grand bazar et à découvrir ses coutumes folkloriques folkloriques

La ville d’Urumqi, capitale de la région a été la première ville à accueillir les journalistes africains. Urumqi signifie « beau pâturage » en ancien mongol dzoungar. Elle administre actuellement 7 districts et 1 comté, et abrite trois zones de développement de niveau national (la zone de développement économique et technologique d’Urumqi, la zone de développement industriel de haute technologie d’Urumqi et la zone de développement économique et technologique de Ganquanbao) ainsi qu’une zone franche logistique globale. Elle couvre une superficie totale de 13 800 kilomètres carrés, avec une zone bâtie de 545,1 kilomètres carrés. Sa population permanente s’élève à 4,085 millions d’habitants, répartis en 56 groupes ethniques, ce qui en fait la plus grande ville dans un rayon de 1 500 kilomètres.

Achevé le 26 juin 2003, le Grand Bazar international du Xinjiang est le plus Grand bazar du monde, couvrant une superficie de 39 888 mètres carrés pour une surface de construction totale de 100 000 mètres carrés

En novembre 2023, le Conseil des Affaires de l’État a approuvé la création de la Zone pilote de libre-échange de Chine (Xinjiang), la première de ce type dans la région frontalière du nord-ouest de la Chine. Sa zone de mise en œuvre couvre 179,66 kilomètres carrés, dont 134,6 kilomètres carrés pour la zone d’Urumqi. Ces dernières années, Urumqi a successivement reçu les titres de Ville civile nationale, Ville modèle nationale pour l’unité et le progrès ethniques, Ville-jardin nationale, Ville touristique d’excellence de Chine et top 10 des villes touristiques de glace et de neige de Chine.

Le Grand bazar recoit de nombreux visiteurs venant de la Chine et de l’étranger

La visite du Grand bazar international du Xinjiang a constitué une étape très appréciée par les journalistes lors de leur passage à Urumqi. Nous avons pris plaisir à marcher à travers son architecture caractéristique inspirée des anciens marchés de la Route de la soie, à découvrir ses coutumes folkloriques, sa gastronomie locale, ainsi que les activités de restauration et de divertissement qui y sont menées.

Plus qu’un marché, une vitrine

Surnommé la « fenêtre du Xinjiang » et la « fenêtre de l’Asie », le Grand bazar sert de centre de rassemblement et d’exposition pour les produits touristiques du Xinjiang

Achevé le 26 juin 2003, il est le plus grand bazar du monde, couvrant une superficie de 39 888 mètres carrés pour une surface de construction totale de 100 000 mètres carrés. Le site reçoit de nombreux visiteurs venant de la Chine et de l’étranger. Lors de notre visite, nous avons constaté à quel point ce site est prisé. Sur place, difficile de se frayer un chemin parmi les milliers de visiteurs. Notre guide nous recommande de suivre attentivement le groupe au risque de nous perdre. Au regard du nombre de visiteurs, le Grand Bazar constitue à n’en point douter l’un des sites emblématiques de la région.

Le Grand bazar met en valeur l’esprit humain de l’unité ethnique, de l’unité nationale et de l’effort pionnier le long de la Route de la Soie, ainsi qu’une inclusivité large et bienveillante

L’industrie touristique du Grand Bazar possède une grande valeur de développement et de vastes perspectives. Surnommé la « fenêtre du Xinjiang » et la « fenêtre de l’Asie », il sert de centre de rassemblement et d’exposition pour les produits touristiques du Xinjiang. Ce site met en valeur l’esprit humain de l’unité ethnique, de l’unité nationale et de l’effort pionnier le long de la Route de la Soie, ainsi qu’une inclusivité large et bienveillante

Lors de notre visite au Grand Bazar, nous avons pu ressentir la chaleur des habitants de la ville. Très contents de voir des africains visiter leur ville, ils ont sollicité de nombreuses photos auprès de nous tout en nous souhaitant la bienvenue dans leur ville.

Le Grand bazar constitue également un haut lieu de découverte de la gastronomie locale

Quel peuple chaleureux! Et que dire de l’accueil qui nous a été réservé par les autorités locales? Un accueil chaleureux marqué par des échanges conviviaux et des repas communs autour de mets issus de la gastronomie locale. Pour le moins qu’on puisse dire, la visite de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang restera parmi les plus beaux souvenirs de notre séjour en Chine.

Nadège YAMEOGO

 

 

‎Sortie de la 25e promotion de l’AMGN : « Soyez dignes de votre choix », dixit le Chef de l’État

Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce samedi 25 juillet dans la soirée, la cérémonie de sortie officielle de la 25e promotion des Elèves-Officiers d’Active de l’Académie militaire Georges-NAMOANO.
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Cette année, la cérémonie solennelle marquant la fin de formation des Officiers s’est tenue sur le site de la nouvelle Académie en construction.
‎A cette occasion, la 25e promotion s’est vêtue fièrement d’une nouvelle tenue faite en pagne traditionnel gourmantché. Un pagne porté à la fin des rites d’initiation dans la zone Est du Burkina.
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‎Selon le Président du Faso, la construction de la nouvelle Académie répond à la volonté de bâtir une Armée forte, une Armée endogène face à un monde de prédation.

‎Pour le Commandant de l’AMGN, le Lieutenant-Colonel William Desmond BAGUERA, cette nouvelle Académie est le « symbole d’une fierté nationale assumée » et de la parole donnée par le Chef de l’État qui a ordonné la construction de cette nouvelle académie a été honorée.


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‎À travers cette cérémonie, ce sont au total 217 nouveaux Sous-lieutenants que l’AMGN met au service du Burkina Faso et de 9 pays d’Afrique, notamment le Cameroun, la République centrafricaine, Djibouti, la Guinée Conakry, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. ‎Le contingent burkinabè de la présente promotion de l’AMGN est de 199 Officiers.
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‎Le Chef d’État-Major général des Armées, le Général de division, Moussa DIALLO a appelé les nouveaux Sous-lieutenants à faire preuve d’intégrité et de loyauté dans leur Nation respective. Il les a instruits à bannir « la facilité, l’arrogance, la corruption et la traîtrise».
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‎Avec pour parrain le Général Kassoum COULIBALY, la 25e Promotion de l’AMGN a été baptisée promotion « Lieutenant SAWADOGO Alexandre Bienvenu » par le Chef de l’État en hommage à ce valeureux Officier tombé au champ d’honneur pour la Patrie en février 2022.
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‎Le Chef suprême des Forces armées nationales a invité les nouveaux Sous-lieutenants à être des chefs, des guides, des gardiens de l’espérance d’un Peuple. « Soyez dignes de votre choix (…), l’autorité ne s’impose pas, elle se mérite », indique le Chef d’État tout en invitant les officiers à faire preuve de courage et d’engagement dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire.


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‎Selon le délégué de la promotion, le Sous-lieutenant Abdallah Cédric KI, la formation pointue, diversifiée et orientée vers les défis du moment, qu’ils ont reçue durant leur passage à l’AMGN, leur permettra d’exercer le noble métier des armes et de conduire les Hommes.
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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Région autonome ouïghoure du Xinjiang :Des journalistes africains échangent avec des responsables du Corps de production et de construction

Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les journalistes africains francophones ont séjourné dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang du 20 au 24 juillet 2026. Dès leur arrivée, ils ont eu des échanges avec des responsables du Corps de production et de construction (XPCC) du Xinjiang.

 

Après la ville de Tianjin, la région autonome du Xizang et la province de Hebei, c’est la région autonome ouïghoure du Xinjiang qui a accueilli les journalistes africains francophones participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine. Venus pour un séjour de cinq jours, ils ont d’abord eu des échanges avec des responsables du Corps de production et de construction (XPCC) du Xinjiang avant le début officiel des visites. Lors de cette rencontre, une présentation du Corps a été faite afin de leurs permettre d’avoir un aperçu le XPCC.

Dans sa présentation, Huang Xiaohu, Directeur adjoint du Bureau des affaires étrangères du Corps a noté que c’est en octobre 1954 que le Gouvernement populaire central de la République populaire de Chine a décidé de créer au Xinjiang le Corps de production et de construction, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de la mise en valeur agricole et de la défense des frontières dans la Chine nouvelle. De ce qu’il a dit, le Corps constitue une composante importante de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang et administre de manière autonome ses affaires administratives et judiciaires internes. Il comprend actuellement 14 divisions et 13 villes, sur un territoire d’environ 70 000 kilomètres carrés. Depuis sa création il y a plus de soixante-dix ans, plusieurs générations de membres du Corps se sont établies aux abords des déserts et dans les zones frontalières.

Dès leur arrivée au Xinjiang, les journalistes se sont entretenus avec des responsables du XPCC

Aux côtés des populations de toutes les ethnies du Xinjiang, elles ont transformé d’immenses étendues désertiques et rocailleuses en oasis écologiques, développé une agriculture moderne parmi les plus avancées du pays et édifié les bases de l’industrie moderne du Xinjiang. Elles ont ainsi apporté une contribution indélébile au développement du Xinjiang, au renforcement de l’unité entre les ethnies, au maintien de la stabilité sociale et à la consolidation de la défense des frontières nationales.

Selon Huang Xiaohu, le Xinjiang bénéficie d’une haute attention de la part des autorités chinoises. Depuis le XVIIIe Congrès national du Parti communiste chinois, le président Xi Jinping s’est rendu à quatre reprises au Xinjiang pour y effectuer des visites d’inspection. Il a défini les grandes orientations et indiqué la voie à suivre pour le développement du Xinjiang et du Corps. Sous sa haute sollicitude, le Corps s’acquitte fidèlement des responsabilités et des missions que l’État lui a confiées, et a obtenu des réalisations historiques dans tous les domaines. Tout d’abord, le XPCC constitue un pôle d’innovation de l’agriculture moderne.

Lors de la rencontre, les journalistes ont suivi une présentation sur le Corps de production de construction (XPCC) du Xinjiang

Des informations recueillies auprès des responsables du XPCC, l’agriculture est le secteur fondamental et l’un des principaux atouts du Corps. Celui-ci constitue en Chine une base pilote pour l’irrigation économe en eau, une base de démonstration et de diffusion de la mécanisation agricole, une base pilote d’agriculture moderne et une importante base de production de coton commercial. Ces dernières années, afin de contribuer à la création d’une grande base nationale d’approvisionnement en produits agricoles et d’élevage de qualité, le Corps a poursuivi de manière globale la modernisation de son agriculture. Son taux global de mécanisation agricole atteint 95,7 %. Il a mis au point des technologies essentielles d’irrigation économe en eau, telles que l’irrigation goutte à goutte sous film plastique et l’intégration de l’irrigation et de la fertilisation, désormais diffusées dans 18 pays et régions.

Une base stratégique d’énergie verte

Le rendement moyen par mu et la qualité du blé, du maïs et d’autres cultures se situent parmi les meilleurs au monde. Le Corps produit un tiers du coton chinois et assure un quart du volume mondial de transformation de tomates.

Deuxièmement, le corps constitue une base stratégique d’énergie verte. S’appuyant sur l’abondance de ses ressources en énergies nouvelles et sur les avantages de son réseau électrique indépendant, le Corps participe activement à la construction des grandes bases nationales d’énergie éolienne et photovoltaïque ainsi qu’aux lignes destinées à acheminer l’électricité du Xinjiang vers le reste du pays. Il favorise l’intégration des énergies nouvelles avec les autres secteurs et leur développement qualitatif et rapide. Les énergies nouvelles représentent actuellement environ 50 % de la capacité électrique installée du Corps. Dans l’ensemble du Xinjiang, la capacité installée de l’éolien et du photovoltaïque a dépassé 100 millions de kilowatts et représente plus de la moitié de la capacité électrique totale. Au cours des trois prochaines années, le Xinjiang construira la plus grande base d’énergies nouvelles de Chine.

Selon Huang Xiaohu, le Corps constitue une composante importante de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang et administre de manière autonome ses affaires administratives et judiciaires internes

Le Corps est aussi un avant-poste de l’ouverture sur l’extérieur. Afin de faire du Xinjiang un corridor stratégique eurasiatique et une tête de pont de l’ouverture vers l’ouest, la construction de la zone centrale de l’initiative « la Ceinture et la Route » est menée à un rythme accéléré. Ürümqi est aujourd’hui l’un des cinq principaux centres chinois de regroupement et de distribution des trains de fret Chine-Europe. En 2025, 18 000 trains ont quitté le territoire chinois en passant par le Xinjiang. Chacune des trois zones de la Zone pilote de libre-échange de Chine (Xinjiang) comprend un secteur relevant du Corps. Celui-ci entretient des relations économiques et commerciales avec 211 pays et régions. En 2025, le montant total de ses importations et exportations a augmenté de 28,5 %, soit la plus forte progression de Chine. Des établissements d’enseignement supérieur tels que l’Université de Shihezi et l’Université du Tarim accueillent de nombreux étudiants étrangers originaires de plus de 40 pays.

Le Corps est enfin une terre où il fait bon vivre et travailler. Gardien écologique du magnifique Xinjiang, le Corps possède un environnement naturel remarquable et de riches ressources culturelles et touristiques, qui en font une destination très prisée en Chine. Ses villes se transforment de jour en jour ; ses ressources éducatives sont de qualité et réparties de manière équilibrée ; les services médicaux y sont efficaces et accessibles ; l’emploi y bénéficie de garanties solides et de qualité. Des résultats remarquables ont été obtenus dans tous les domaines. Les différentes ethnies y vivent comme les membres d’une même famille, et le sentiment de bonheur de la population ne cesse de croître. En 2023, le produit intérieur brut par habitant du Corps a dépassé pour la première fois 14 000 dollars américains. En 2025, le revenu disponible par habitant de ses résidents a dépassé 6 707 dollars. La vie de la population s’améliore constamment et l’avenir s’annonce radieux. Aujourd’hui, le Xinjiang et le Corps s’attachent aux objectifs et aux missions du XVe Plan quinquennal et avancent à grands pas sur la voie de la modernisation à la chinoise.

Nadège YAMEOGO

Parti communiste chinois : L’Auto-révolution pour sortir du cycle historique

Dans le but de sortir du cycle historique des régimes dont l’essence réside dans le déclin et la disparition des pouvoirs qui s’éloignent des masses populaires et sombrent dans la corruption, le Parti communiste chinois (PCC) est engagé dans une « Auto-Révolution ». Mais que renferme ce concept ? Lors d’une conférence organisée à l’intention des journalistes francophones participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), le Professeur Wang Kun de l’Université des langues étrangères de Pékin a apporté des éclairages. 

 

L’Empereur Chongzhen, le dernier empereur de la Dynastie Ming en Chine a été diligent et réformateur. Malheureusement, son règne a par la suite été tachée par la corruption bureaucratique, des luttes de factions et l’accaparement des terres par les privilégiés au détriment du peuple qui était désormais plongé dans la misère. Cette situation a entraîné l’effondrement rapide de la dynastie.

Tout comme la dynastie Ming, l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) s’est effondrée par absence d’autocritique et de supervision par le peuple. Corruption généralisée, privilèges figés et coupure de masses avaient plongé la population dans un mécontentement qui a finalement entraîné la disparition du parti et de l’Etat.

Ces deux exemples confirment le cycle historique des partis dont l’essence réside dans le déclin et la disparition des régimes qui s’éloignent des masses populaires et sombrent dans la corruption. Prenant en compte les avertissements de ces cas historiques, le Parti communiste chinois (PCC), depuis sa création travaille à y apporter une réponse permanente. La première réponse intitulée « La Supervision par le Peuple » a été proposée par Mao Zedong lors du Dialogue de la Grotte en 1945.

La première réponse au cycle historique intitulée « La Supervision par le Peuple » a été proposée par Mao Zedong lors du Dialogue de la Grotte en 1945

Elle indique que laisser le peuple superviser le gouvernement est une nouvelle voie pour sortir du cycle, une force de contrainte externe. « Nous avons trouvé une voie nouvelle, nous pouvons briser ce cycle historique. Cette voie nouvelle, c’est la démocratie. Seul le peuple qui supervise le gouvernement empêche celui-ci de se relâcher. Si chacun assume ses responsabilités, le régime ne s’effondrera pas à la mort de ses dirigeants”, avait-il déclaré.

Au terme d’un siècle de lutte et surtout grâce aux nouvelles pratiques menées depuis le XVIIIème Congrès, le Parti a formulé une seconde réponse : l’Auto-Révolution. Mais qu’est-ce que l’Auto-Révolution ?

Une discipline rigoureuse dans les rangs du parti

Cette citation du Secrétaire général du PCC Xi Jinping par ailleurs Président de la République populaire de Chine donne un aperçu global de ce concept: « Nous devons faire de l’édification politique du Parti le guide général, afin d’ancrer la direction politique fondamentale de l’auto-révolution; nous devons considérer l’édification idéologique comme l’œuvre de base du Parti et forger une arme idéologique acérée pour l’auto-révolution; nous devons appliquer avec fermeté les « huit recommandations » du Comité central sur l’amélioration du style de travail, resserrer la discipline pour redresser les tendances malsaines et enrichir les voies efficaces de l’auto-révolution; nous devons maintenir une lutte implacable contre la corruption et punir sans relâche les abus de pouvoir, pour mener avec succès les batailles décisives et les campagnes prolongées de l’auto-révolution ; nous devons renforcer les fonctions politiques des organisations du Parti ainsi que leur cohésion et leur capacité d’organisation, afin de former des cadres audacieux, compétents dans la lutte et résolus à s’engager dans l’auto-révolution; enfin, nous devons construire un système normatif permettant l’auto-purification, l’auto-perfectionnement, l’auto-innovation et l’auto amélioration, afin de garantir institutionnellement la promotion de cette grande œuvre d’auto-révolution ».

Le Secrétaire général du PCC Xi Jinping a souligné que l’Auto-révolution est la deuxième réponse du Parti pour sortir du cycle historique de prospérité et de déclin, une force motrice interne

L’Auto-révolution du PCC se manifeste à travers l’application intégrale d’une discipline rigoureuse dans les rangs du Parti. « Mieux vaut offenser mille personnes que de trahir les 1,4 milliards de Chinois », souligne le président Xi Jinping.

Dans cette dynamique, plusieurs mesures sont mises en œuvre par le parti. Le PCC mise notamment sur l’éducation aux idéaux et convictions pour « nourrir le calcium spirituel ». Il applique strictement les critères de sélection et de nomination des cadres afin de former une équipe de haute qualité, persévère dans la rectification des styles de travail et le resserrement de la discipline, en appliquant avec constance les « huit directives » du Comité central.

L’une des mesures essentielles mises en œuvre par le parti est la tolérance zéro à la corruption tout en promouvant de manière intégrée l’objectif que « les cadres n’osent pas, ne puissent pas et ne veuillent plus être corrompus ».

Du point de vue du PCC, la corruption ronge la santé du Parti, porte atteinte à l’équité et à la justice sociales, nuit aux intérêts immédiats des masses populaires et ébranle les fondements mêmes de l’exercice du pouvoir par le Parti. Au-delà de la perte de ressources publiques et de la perturbation de l’ordre économique, les actes de corruption attisent le mécontentement social et compromettent la stabilité et l’harmonie de la société.

Plus grave encore, la corruption affaiblit la cohésion et la capacité d’action du Parti, érode la crédibilité de l’administration et freine la modernisation du système et de la capacité de gouvernance de l’État. Il est donc impératif selon les responsables du PCC de prendre pleinement conscience de la dangerosité extrême de la corruption, de l’affronter avec une tolérance zéro, de la combattre résolument et de préserver l’image et les intérêts du parti et de la nation.

L’une des méthodes est l’instruction avec fermeté des affaires impliquant des infractions disciplinaires et légales.

“Frapper à la fois les tigres et les mouches”

Dans sa dynamique de lutte contre la corruption, le PCC « frappe à la fois les tigres et les mouches », c’est-à-dire qu’il traite aussi bien les affaires majeures que les cas de corruption touchant directement les populations locales ;

Par ailleurs, il agit à la fois sur les symptômes et sur les causes profondes de la corruption en alliant une répression sévère de la corruption à une prévention et à une éducation soutenue.

La lutte acharnée contre la corruption mise en œuvre par le PCC se fait dans la primauté du droit. Les cas soulevés au sein du parti sont en effet remis à la justice pour jugement. Toutefois, les mis en cause sont également soumis à des sanctions au sein du parti allant jusqu’à la radiation.

Lors d’une conférence organisée à l’intention des journalistes francophones participant au programme 2026 du CIPCC, le Professeur Wang Kun a apporté des éclairages sur l’Auto-Révolution

Le PCC mise par ailleurs sur la technologie en exploitant le big data et d’autres outils numériques pour accroître l’efficacité de la lutte contre la corruption. Les masses populaires sont également mises à contribution en fournissent des indices. Les méthodes et stratégies de lutte contre la corruption en Chine ont produit des résultats exceptionnels et pourraient inspirer plusieurs pays où la corruption demeure un véritable frein au développement.

La construction institutionnelle constitue par ailleurs une stratégie fondamentale et à long terme pour une gouvernance du Parti globale et stricte. Il aide à consolider les bonnes pratiques en les élevant au rang de normes et de mécanisme à long terme. Ce qui favorise une stabilité à long terme pour le Parti et le pays, et garantit que le Parti reste toujours le noyau de direction fort de la cause du socialisme aux caractéristiques chinoises.

Bien que le PCC soit sur une très bonne dynamique, l’application rigoureuse intégrale de la discipline au Parti et l’Auto-Révolution doivent demeurer une entreprise sans fin, foi du président Xi Jinping. « Nous ne devons jamais céder à la tentation de relâcher nos efforts, de nous reposer sur nos lauriers ou de nous lasser de la lutte. Nous devons poursuivre sans relâche l’application rigoureuse intégrale de la discipline au Parti, faire progresser en profondeur le nouveau grand projet de construction du Parti pour la nouvelle ère, et guider la révolution sociale par l’Auto-Révolution du Parti », clame-t-il.

Nadège YAMEOGO  

 

Séjour du Président du Faso dans le Nazinon: le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré est arrivé à Pô

Le Président du Faso, Chef de l’État, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, est arrivé, ce samedi 25 juillet 2026, dans la ville de Pô, province du Nahouri, région du Nazinon.

‎Dans le chef-lieu de la province du Nahouri, le Président du Faso va présider cet après-midi la cérémonie officielle de sortie de la 25e promotion des Élèves-Officiers d’Active de l’Académie Militaire Georges-NAMOANO.

Ce matin, le Chef de l’État procèdera à la mise en eau du barrage de Pô Kapro, première infrastructure hydro-agricole d’envergure de la localité.

‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

Contrats d’objectifs 2026 : la Camarade ministre de la Famille et de la Solidarité affiche un taux d’exécution de 46,06 % à mi-parcours

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, dans la soirée de ce vendredi 24 juillet 2026, à l’évaluation de la mise en œuvre, au 30 juin 2026, du contrat d’objectifs de la Camarade ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré.

Au sortir de cet exercice, le taux de réalisation du contrat d’objectif de la Camarade ministre en charge de la Famille et de la Solidarité s’établie à 46,06 % au titre du premier semestre de l’année 2026.

Elle a précisé que, sur les 59 produits évalués, 14 ont été exécutés de manière excellente et 10 de façon satisfaisante. Les autres actions sont, pour la plupart, programmées pour les troisième et quatrième trimestres. Certaines nécessitent toutefois une intensification des efforts afin d’atteindre les objectifs fixés d’ici à la fin de l’année.

Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré a également indiqué que l’exécution du contrat d’objectifs est intervenue dans un contexte marqué par trois évolutions majeures.

La première concerne l’accélération du retour des populations dans les localités reconquises. Au 30 juin 2026, plus de 1,3 million de personnes avaient regagné 1 034 localités d’origine, contre 1,16 million de personnes retournées dans 871 localités au 31 décembre 2025.

La deuxième évolution majeure est le renforcement des capacités opérationnelles du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), notamment grâce à l’acquisition de 68 camions en début d’année. Ces équipements ont permis de réduire les délais d’assistance aux personnes vulnérables et d’assurer le prépositionnement stratégique des vivres et des biens non alimentaires en prévision de la période de soudure.

Le troisième fait marquant porte sur le renforcement de la culture de la solidarité nationale, à travers le succès de la campagne Dèmè Sira, le lancement, à titre pilote à Ouagadougou, du Service social mobile ainsi que la mise en service de la plateforme numérique Dèmè Sira. Ces initiatives visent à rapprocher les services sociaux des populations et à favoriser une participation transparente et sécurisée des citoyens aux actions de solidarité.

La ministre a, par ailleurs, présenté plusieurs résultats enregistrés au cours du premier semestre. Plus de 480 000 personnes vulnérables ont bénéficié d’une assistance en vivres, en biens non alimentaires et en matériels de relèvement, avec un accent particulier sur leur autonomisation.

Plus de 1 400 femmes et enfants en situation de rue ont également été retirés de la rue au cours de la période évaluée. À ce résultat s’ajoutent 1 900 personnes prises en charge. En outre, plus de 1 000 femmes ont bénéficié de technologies de transformation et de production destinées à renforcer leur autonomie économique. Plus de 3 000 survivantes de violences basées sur le genre ont été prises en charge dans des centres spécialisés.

Pour le semestre à venir, le Camarade Premier ministre a donné instruction de privilégier désormais l’accompagnement des populations dans la réhabilitation de leurs habitations au sein des localités de retour, plutôt que la construction de logements sur les sites de déplacement.

Le Chef du Gouvernement a également donné de nouvelles orientations en vue de renforcer les actions favorisant le retour volontaire des populations et de consolider les acquis enregistrés sur le terrain.

Le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré a appelé l’ensemble des acteurs engagés dans l’action humanitaire et la solidarité à maintenir leur mobilisation et à poursuivre, sous le leadership du Gouvernement, les efforts en faveur d’une prise en charge digne et durable des personnes vulnérables.

DCRP/Primature

𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐭𝐬 𝐝’𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟔 : 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚𝐝𝐞 𝐄𝐝𝐚𝐬𝐬𝐨 𝐑𝐨𝐝𝐫𝐢𝐠𝐮𝐞 𝐁𝐚𝐲𝐚𝐥𝐚 𝐚𝐟𝐟𝐢𝐜𝐡𝐞 𝐮𝐧 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝’𝐞𝐱é𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟕𝟓,𝟏𝟎 %

L’évaluation, par le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, de la mise en œuvre, au 30 juin 2026, des contrats d’objectifs des ministres s’est poursuivie, ce samedi 25 juillet 2026, avec le Camarade ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Edasso Rodrigue Bayala. Au terme de l’exercice, son contrat d’objectifs affiche un taux d’exécution de 75,10 %.
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‎« Les taux d’exécution sont des indicateurs de performance, mais le véritable défi est de faire en sorte que cet impact soit directement ressenti par les Burkinabè, afin qu’ils comprennent le sens et l’action de leur justice », a déclaré le Camarade ministre Edasso Rodrigue Bayala.
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‎Structuré autour de six objectifs, onze actions et trente-huit extrants, son contrat porte notamment sur l’accès à la justice, le traitement des affaires judiciaires, l’administration pénitentiaire, la protection des droits humains, la citoyenneté et la paix, ainsi que la défense des intérêts de l’État à travers l’Agence judiciaire de l’État.
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‎Parmi les principaux acquis, le ministre a relevé l’opérationnalisation de 499 tribunaux coutumiers au 30 juin 2026, pour une prévision annuelle de 100, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi « Faso Bu Kaoré ».
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‎L’opération « casiers vides » et les audiences organisées au plus près des populations ont également permis de traiter plus de 4 000 dossiers sur une prévision annuelle de 5 000. Ce bilan comprend 678 dossiers criminels, contre 129 sur l’ensemble de l’année 2023, ainsi que 129 dossiers jugés par le Pôle économique et financier.
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‎Sur le plan financier, plus de 3,033 milliards de F CFA d’amendes et de frais de justice ont été recouvrés, pour une cible annuelle d’un milliard de F CFA. Près de 800 millions de F CFA d’avoirs issus de crimes économiques ont également été saisis ou confisqués, sur une prévision de deux milliards de F CFA.
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‎Dans le cadre du travail d’intérêt général, plus de 4 000 personnes ont été placées afin de contribuer aux efforts de développement national. Par ailleurs, plus de 1 500 Volontaires pour la défense de la Patrie ont été formés en matière de droits humains, dépassant la cible initiale de 1 000 personnels des FDS et des VDP.
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‎Les campagnes de sensibilisation à la citoyenneté et à la paix ont, quant à elles, touché cinq millions de personnes, pour une prévision de trois millions.
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‎Pour le second semestre, le ministre entend accélérer la digitalisation des actes administratifs, poursuivre les réformes, notamment celle du Code pénal, et renforcer le recouvrement des amendes publiques.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
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Contrats d’objectifs 2026 : Un taux d’exécution de 53,29 % à mi-parcours pour le ministre chargé de la Communication et de la Culture ‎

‎Le Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce vendredi 24 juillet 2026, à l’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, le Camarade Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
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‎Au 30 juin 2026, ce contrat d’objectifs affiche un taux d’exécution de 53,29 %, au titre des actions menées dans les domaines de la communication gouvernementale, de la promotion culturelle et artistique, ainsi que du développement du tourisme.
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‎Dans le domaine de la communication, les principales actions ont porté sur l’organisation du Prix Galian et la mise en œuvre de la Stratégie de communication de guerre dans les médias publics et privés. Cette stratégie s’est notamment traduite par la diffusion de contenus consacrés au renforcement de la cohésion sociale et à la promotion du vivre-ensemble.
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‎Dans le secteur de la culture, plusieurs acquis ont été enregistrés. Il s’agit notamment de l’organisation de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), de la deuxième édition de la Semaine de la fraternité, tenue en marge de la SNC, ainsi que de la quatrième édition du Mois du patrimoine burkinabè. Cette dynamique a également été marquée par la proclamation de la deuxième liste des Trésors humains vivants et par la célébration, le 15 mai dernier, de la Journée des coutumes et traditions.
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‎En ce qui concerne le secteur du tourisme, les actions ont notamment concerné le renforcement des contrôles dans les établissements d’hébergement. Cette démarche vise à assainir le secteur, à permettre aux opérateurs en règle d’exercer leurs activités dans de meilleures conditions et à accroître leur contribution à la mobilisation des recettes fiscales.
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‎Des initiatives d’accompagnement et de soutien aux acteurs ont également été mises en œuvre, notamment à travers la promotion du tourisme interne, considéré comme un important levier de développement économique et social.
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‎Pour le second semestre de l’année, plusieurs activités majeures sont programmées. Il s’agit notamment de l’organisation, en octobre prochain, des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) et du Forum des acteurs des médias de la Confédération des États du Sahel (AES).
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‎Le département prévoit également le lancement, en septembre, de grandes émissions destinées à accompagner l’opérationnalisation de la télévision et de la radio de la Confédération AES, l’organisation du Symposium de sculpture sur granit de Laongo en novembre, ainsi que la tenue du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) en septembre prochain.
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‎DCRP/Primature

Industries culturelles et créatives : le MCCAT ouvre les 10ème JPICC sous le thème général de l’intelligence artificielle

‎Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a présidé ce vendredi 24 juillet 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture officielle de la 10ᵉ édition des Journées de Promotion des Industries Culturelles et Créatives (JPICC). Placée sous le thème « Industries culturelles et créatives burkinabè à l’ère de l’intelligence artificielle : défis, opportunités et stratégies d’adaptation », cette édition se tient les 24 et 25 juillet au Musée national du Burkina Faso.
‎Dans son discours, le MCCAT a réaffirmé la volonté du Gouvernement de faire des industries culturelles et créatives un véritable levier de développement économique. Face aux mutations technologiques, il a invité les acteurs culturels à s’approprier l’intelligence artificielle tout en veillant à préserver la souveraineté culturelle du Burkina Faso. Il a également insisté sur la nécessité de documenter, de numériser et de valoriser les langues nationales, les œuvres, les archives et les savoir-faire afin qu’ils trouvent toute leur place dans les technologies de demain.
‎Rassurant les créateurs, le premier responsable du département en charge de la Culture a affirmé que l’intelligence artificielle n’a pas vocation à remplacer le talent humain. « Aucune machine ne pourra reproduire l’émotion qui inspire un musicien, l’imagination d’un écrivain, la sensibilité d’un peintre, l’engagement d’un cinéaste ou la richesse des expressions culturelles forgées par des générations de Burkinabè », a-t-il déclaré.
‎Cette édition est placée sous le parrainage de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata ZERBO/SABANÉ, représentée à la cérémonie par le Secrétaire général son département (Borlli Michel Jonas SOMÉ) et le co-parrainage du Directeur général de Faso Code-X, Yacouba SOW. Tous deux ont réaffirmé l’importance de renforcer les synergies entre le numérique, l’innovation et la culture afin de promouvoir une souveraineté numérique au service du développement des industries culturelles et créatives.
‎La cérémonie d’ouverture a été marquée par la remise d’attestations aux bénéficiaires du programme d’incubation, suivie de la coupure du ruban inaugurant la foire d’exposition et d’une visite des stands.
‎Pendant deux jours, les participants prendront part à des panels, un masterclass, des rencontres B to B, des sessions de formation, des activités d’appui-conseil ainsi qu’à une foire d’exposition mettant en valeur le savoir-faire et les innovations des acteurs des industries culturelles et créatives.
DCRP/MCCAT