En attendant la mise en œuvre de son plan stratégique pour l’atteinte de ses objectifs à la tête de la sélection nationale du Burkina Faso, quid du staff et des objectifs qui sont assignés à Amir Abdou ?
Officiellement, Amir Abdou est le sélectionneur national du Burkina. Un bail de 2 ans le lie à la Fédération burkinabè de football (FBF). Sur la durée du contrat, les deux parties ont voulu jouer la carte de la prudence. Car, comme on le sait, le plus souvent, le sort des entraineurs des équipes nationales se joue souvent après une Coupe d’Afrique des nations (CAN).
Cependant, le fait de lui laisser le choix pour la composition de son staff est salutaire. Parce que la confiance est primordiale entre un entraineur principal et ses collaborateurs. Ce qui est sûr, le staff de Amir Abdou verra la présence d’un technicien burkinabè. A ce qui se dit, le poste de 2e adjoint sera échu à un national. L’objectif est que l’heureux élu comme coach adjoint (le nom d’Oscar Barro revient avec insistance) apprenne et gagne en expérience auprès du technicien franco-comorien. Si le principe et l’idée requièrent l’unanimité, que dire des objectifs à atteindre par Amir Abdou ? « Qualifier les Etalons pour la prochaine CAN » en est le premier.

C’est une évidence, vu que depuis quelques années, les Burkinabè ne peuvent pas concevoir une CAN sans leurs Etalons. Ce serait une catastrophe si cela arrivait. « Amener l’équipe le plus loin possible à la CAN » est la deuxième mission assignée au nouveau sélectionneur. Le moins que l’on puisse dire est que cet objectif n’est pas clair et précis. Et le plus loin possible pour le Burkina à une CAN est le titre ou au pire le dernier carré. Le préciser ne serait pas de trop.
« Qualifier le Burkina pour la Coupe du monde », le 3e objectif, est noble. « Hisser la sélection nationale dans le top 10 du classement africain » en est aussi un. Mais, quid du dernier objectif fixé à Amir ? « Intégrer de jeunes talents au sein de l’effectif ». La question se pose effectivement. En effet, si l’on respecte la règle sacrée d’une équipe nationale qui est un concentré des joueurs en forme du moment, forcément, il faut inclure les jeunes qui le sont. Mais, vouloir sélectionner coute que coute parce qu’il est jeune, sans aucun regard sur son talent et ses performances en club, serait un impair. Tout compte fait, l’on attend de juger le maçon au pied du mur.
Yves OUEDRAOGO







