Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

JEPPC 2026 : le Camarade Yacouba Zabré GOUBA présente les acquis du MEMC et répond aux préoccupations des citoyens

Le jeudi 8 octobre 2026, le Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières (MEMC) était à l’honneur dans le cadre de l’exposition gouvernementale organisée à l’occasion de la deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Pendant plus de deux heures, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA, aux côtés de son homologue en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, a présenté les acquis de leurs départements respectifs au titre des quatre années de la Révolution progressiste populaire (RPP). Un exercice de redevabilité marqué par des échanges directs avec les citoyens.
La redevabilité, un devoir envers les citoyens
Dans la salle dédiée à la redevabilité, les deux membres du Gouvernement se sont prêtés à un exercice de transparence devant un public venu nombreux. Sans filtre, les citoyens ont posé leurs questions, exprimé leurs préoccupations et sollicité des précisions sur les actions engagées et les résultats obtenus.
D’entrée de jeu, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a salué l’engagement des forces combattantes, dont l’action contribue à la réalisation des activités dans les secteurs de l’énergie, des mines et des carrières. Il a également rendu hommage aux agents de son département, soulignant leur contribution aux résultats présentés.
Pour lui, cette rencontre constitue une occasion importante d’échanger directement avec les populations sur le bilan de l’action publique. « Arriver à échanger avec le peuple autour d’un bilan », a-t-il souligné, est un exercice essentiel de redevabilité.
Énergie : accélérer la marche vers la souveraineté énergétique
Dans le secteur de l’énergie, le Camarade ministre a rappelé que le Burkina Faso faisait face, en 2022, à une forte dépendance vis-à-vis des importations d’électricité, qui représentaient alors environ 58 % de l’approvisionnement national. Pour inverser cette tendance, plusieurs réformes ont été engagées, notamment la modernisation des textes réglementaires, la réorganisation des structures et le renforcement des capacités nationales de production.
Selon le bilan présenté, les interventions sur les installations existantes ont permis de récupérer 100 mégawatts (MW) de puissance. À cela s’ajoute le développement de nouvelles capacités de production : entre 2022 et octobre 2026, la puissance installée serait passée de 501 MW à plus de 812 MW, soit 312 MW supplémentaires.
Le renforcement des infrastructures de transport et de distribution figure également parmi les avancées évoquées. Le ministre a fait état de plus de 1 800 kilomètres de lignes de transport et de plus de 4 300 kilomètres de lignes de distribution réalisés sur la période considérée.
En matière d’électrification rurale, il a indiqué que le taux serait passé d’environ 6 % à près de 12 % en quatre ans. Plus de 315 nouvelles localités auraient ainsi été électrifiées. Le déploiement de 25 000 lampadaires au cours de l’année précédente et la mise à disposition de plus de 10 000 kits au profit des personnes déplacées internes entre 2022 et 2025 ont également été cités.
À l’horizon 2030, l’ambition affichée est de porter la puissance installée à environ 2 500 MW, avec un effort soutenu d’installation de nouvelles capacités afin de répondre aux besoins des ménages, des zones rurales et des industries.
Mines : renforcer la maîtrise nationale des ressources
Abordant le secteur minier, le Camarade ministre a mis l’accent sur la volonté de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la connaissance du sous-sol à l’exploitation et à la transformation des ressources. Cette orientation s’est notamment traduite par la réforme du Code minier en 2024 et la prise en compte du contenu local.
Parmi les innovations présentées figurent le relèvement à 15 % de la participation gratuite de l’État dans les projets miniers et la possibilité pour celui-ci de porter sa participation à au moins 30 % à titre onéreux, conformément aux dispositions évoquées par le ministre.
La création de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) constitue un autre levier de cette politique. Sept projets miniers seraient actuellement en développement, avec l’objectif d’en porter le nombre à dix à moyen terme. Le ministre a également évoqué les projets de mines semi-mécanisées portés par des acteurs nationaux, ainsi que la reprise envisagée de l’exploitation de Perkoa.
La constitution d’une réserve nationale d’or, le renforcement des capacités du service géologique national et la transformation locale des ressources figurent aussi parmi les mesures mises en avant. À ce titre, Golden Hand intervient dans le traitement des résidus miniers, tandis que la mise en place d’une raffinerie vise à accroître la valeur ajoutée créée au Burkina Faso avant l’exportation de l’or.
Sur le plan des recettes, le ministre a annoncé qu’environ 2 500 milliards de francs CFA auraient été mobilisés au profit de l’État au titre des recettes directes du secteur minier entre 2022 et 2025. Il a également rappelé que la production nationale d’or avait atteint 94 tonnes en 2025, portée notamment par la contribution du secteur artisanal. La SONASP, selon les chiffres présentés, serait passée de 457 kilogrammes d’or collectés en 2022 à environ 40 tonnes en 2025, évolution que le ministre a associée aux efforts de formalisation et de maîtrise de la commercialisation.
Carrières : promouvoir la transformation locale
Dans le sous-secteur des carrières, l’ambition est de dépasser la simple extraction de matières premières pour encourager leur transformation sur place. Le ministre a cité la production de pavés, de revêtements et d’autres produits utilitaires comme autant de possibilités de création de valeur et d’emplois.
Il a indiqué que 40 carrières sont en production, contribuant à l’approvisionnement des chantiers et aux besoins de développement du pays. La réhabilitation des sites après exploitation et une meilleure contribution du sous-secteur aux recettes publiques ont également été présentées comme des priorités.
La digitalisation des procédures administratives, notamment celles relatives aux agréments et au cadastre minier, complète les réformes engagées pour améliorer la gouvernance et faciliter les démarches des usagers accessible sur le https://e-agrements.memc.gov.bf/.
Consolider les acquis et poursuivre les efforts
Au terme de son intervention, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a insisté sur la nécessité de consolider les résultats obtenus et de maintenir la dynamique engagée. L’enjeu, a-t-il fait comprendre, est de faire en sorte que l’exploitation des ressources nationales profite aux populations actuelles tout en préservant les intérêts des générations futures.
À travers cette séance de redevabilité, le MEMC a ainsi réaffirmé sa volonté de rapprocher l’action publique des citoyens, de rendre compte des résultats obtenus et de recueillir les préoccupations des populations pour orienter les efforts à venir.
Direction de la Communication et des Relations Presse

UACO 2026 : « Il faut intensifier la guerre communicationnelle interne », Pr Lassina Simporé

La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) se tient du 7 au 9 octobre 2026, dans la capitale burkinabè. A l’occasion, l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé a recommandé, hier jeudi 8 octobre 2026, d’accentuer la guerre communicationnelle interne pour contrer les offensives informationnelles étrangères.
Les étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication aux UACO 2026.
Les étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication aux UACO 2026.
Face à l’intensification des offensives informationnelles étrangères, les Etats africains doivent renforcer leurs capacités de défense dans le champ communicationnel. C’est la stratégie que l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé, a recommandé aux pouvoirs publics et aux médias, hier jeudi 8 octobre 2026, à la faveur de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Selon le Pr Simporé qui a animé une communication sur: « Quelles stratégies étatiques pour protéger les populations africaines face aux offensives informationnelles étrangères ? », une guerre communicationnelle interne intensive peut contribuer à déconstruire les narratifs subversifs et réduire l’impact des informations mensongères et nocives. En réalité, a-t-il soutenu, les enjeux sécuritaires ne se limitent plus aux seules dimensions militaire et économique. Ils concernent également l’espace informationnel, devenu, à ses dires, un terrain majeur d’affrontement. Pour preuve, a-t-il dit, les récits diffusés par les grands médias internationaux et les plateformes numériques influencent les perceptions et peuvent fragiliser les institutions et affecter la cohésion sociale. Pour ainsi faire face à la désinformation et à la propagande grandissante, a-t-il insisté, il convient de définir des mécanismes de veille stratégique, d’anticipation et d’alerte. « Il faut donc sensibiliser les populations, renforcer l’éducation aux médias et développer l’esprit critique des citoyens. Cette démarche devrait permettre de préserver la souveraineté cognitive des sociétés africaines, c’est-à-dire leur capacité à analyser les informations et à construire leurs propres représentations du monde », a ajouté le Pr Lassina Simporé. Concernant ce volet de l’éducation aux médias, le communicateur a proposé de l’intégrer dans les établissements scolaires et même de l’étendre à l’ensemble de la société afin de permettre aux citoyens de mieux distinguer les informations fiables des contenus manipulatoires. Le Pr Simporé a préconisé également d’adapter les cadres juridiques à l’évolution de l’espace informationnel et de renforcer la coopération entre les Etats et les médias nationaux. En outre, l’enseignant chercheur a indiqué que la crédibilité des médias africains repose sur l’indépendance éditoriale, la rigueur professionnelle et la vérification systématique des informations. Il a ainsi appelé au renforcement des mécanismes de fact-checking pour détecter, analyser et corriger les contenus trompeurs. Il a encouragé également les médias à tirer davantage profit de l’intelligence artificielle pour vérifier les informations et produire des contenus adaptés. C’est ainsi que pourra émerger un espace informationnel africain plus autonome, capable de produire ses propres récits, de renforcer la cohésion des sociétés et de défendre les intérêts du continent dans l’arène mondiale, a-t-il conclu. Joanny SOW

Journée internationale de la Poste : le message du Dr Aminata ZERBO/SABANE

En ce 9 octobre, le Burkina Faso se joint à la communauté postale internationale pour célébrer la Journée mondiale de la poste.
Loin d’être une simple commémoration, cette journée nous rappelle que la poste est bien plus qu’un service de courrier et de colis. Elle est un lien. Un lien entre les personnes de divers territoires, un lien entre les producteurs et les marchés, un lien entre les citoyens et les services auxquels ceux-ci aspirent. Un lien qui rapproche, qui facilite les échanges et qui contribue, chaque jour, à faire circuler des nouvelles, des informations, des biens, des documents et des opportunités.
Le thème retenu cette année par l’Union Postale Universelle, « Un seul réseau postal, des possibilités infinies », traduit à juste titre cette vocation.
À travers un réseau qui s’étend à l’échelle mondiale, la poste constitue en effet l’un des plus importants réseaux de proximité au service des populations. Mais au-delà de ses infrastructures et de ses services, elle repose sur une valeur fondamentale : la confiance.
La confiance de celles et ceux qui confient à la poste leurs courriers, leurs documents, leurs marchandises et, parfois, une part de leurs projets et de leurs espoirs.
Au Burkina Faso, ce thème trouve un écho tout particulier avec nos ambitions nationales de transformation économique et sociale.
Notre pays a besoin de réseaux solides, accessibles et résilients pour accompagner son développement. Dans cette dynamique, le réseau postal doit pleinement prendre sa place et continuer à évoluer, à se moderniser pour répondre aux besoins nouveaux de nos populations.
Cette transformation est déjà engagée. Elle se traduit notamment par le développement de nouvelles formes de proximité, à l’image des Zama Tchey, qui contribuent à étendre le maillage postal et à faire de la poste, un acteur important de l’inclusion numérique en rapprochant les services dématérialisés de l’administration publique des populations. Ces nouveaux points de contact constituent aujourd’hui l’un des visages de la modernisation et de l’extension du réseau postal burkinabè.
Cette transformation se traduit également par l’actualisation du cadre légal et réglementaire du secteur, l’évolution des services financiers postaux, qui a conduit à la création de la Banque postale du Burkina Faso, ainsi que par le renforcement de l’identification et de la traçabilité des envois et des opérateurs postaux à travers le lancement prochain de la plateforme nationale de tracking.
À travers ces différentes initiatives, nous faisons progressivement évoluer notre réseau postal pour le rendre plus accessible, plus moderne, plus innovant et davantage en phase avec les besoins de nos populations et les transformations de notre économie.
En regardant la poste aujourd’hui, nous devons voir bien au-delà du courrier que nous recevons ou du colis que nous envoyons. Nous devons voir un réseau de possibilités.
Notre ambition est de faire du réseau postal burkinabè un véritable levier de développement, d’inclusion et de souveraineté, au bénéfice de toutes les populations.
Cette ambition exige de poursuivre et intensifier les efforts déjà entrepris pour étendre la couverture postale, moderniser les points de contact, améliorer la qualité des services et renforcer la capacité de nos opérateurs à répondre aux mutations du secteur.
Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire et dans les orientations du Plan RELANCE, qui placent la transformation structurelle de notre économie, l’inclusion et le développement endogène au cœur de l’action publique.
Sa réalisation appelle la mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’écosystème postal : pouvoirs publics, opérateurs postaux, partenaires techniques et financiers, travailleurs du secteur et, bien entendu, les usagers eux-mêmes.
C’est par le dialogue, la coopération, l’innovation et le partage d’expériences que nous pourrons construire un réseau postal à la hauteur des aspirations de notre peuple.
En cette journée particulière, je voudrais, à cet égard, saluer particulièrement les femmes et les hommes qui font vivre quotidiennement la poste dans notre pays malgré les défis auxquels ils font face.
Dans les bureaux de poste comme sur le terrain, dans les services de proximité comme dans les fonctions techniques et administratives, vous contribuez à maintenir ce lien de confiance qui donne tout son sens à l’activité postale.
À toutes et à tous, je voudrais exprimer ma reconnaissance pour votre engagement et votre contribution au développement de notre pays.
Ensemble, faisons du réseau postal Burkinabè un réseau de confiance, de proximité et d’opportunités.
Heureuse Journée mondiale de la poste à toutes et à tous.
Vive la Poste burkinabè.
Vive le Burkina Faso.
Force et victoire à nos forces combattantes.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

Distribution des manuels de la révolution progressiste populaire : Plus de 125 millions FCFA versés au Fonds de Soutien Patriotique (FSP)

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a remis ce jeudi 8 octobre un deuxième chèque, de plus de 125 millions FCFA issus de la distribution du Recueil de discours « Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit » et du « Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire », au profit du Fonds de Soutien Patriotique (FSP). Cette remise intervient après le chèque de plus de 35 millions FCFA donné en juin dernier. Le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a salué l’engouement des Burkinabè et des amis du Burkina Faso pour ces documents qui a permis d’augmenter les ressources au profit du Fonds de Soutien Patriotique.   « C’est l’occasion de renouveler notre appel aux Burkinabè et aux amis du Burkina Faso, à acquérir ces ouvrages d’une part, pour leur propre édification et d’autre part, pour contribuer indirectement au FSP », a soutenu le Camarade Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso. Pour le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, ce chèque d’une valeur de 125 millions 10 mille FCFA constitue l’une des plus grandes contributions de l’année 2026, et est le témoignage de l’engagement du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en faveur du Fonds de soutien patriotique. Ce geste venant de la plus haute institution de l’État doit être, selon le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, un signal fort pour les Burkinabè et l’ensemble des partenaires de notre pays. Direction de la communication de la Présidence du Faso

Vaccination : cinq pays africains s’allient contre les enfants « zéro-dose »

Et si le numérique permettait de retrouver les enfants les plus difficiles à atteindre par les programmes de vaccination ? À Dakar, cinq pays africains ont placé la digitalisation au cœur de leurs stratégies de lutte contre les enfants « zéro-dose ». Suivi nominatif, croisement des données géographiques et vaccinales, registres électroniques, interopérabilité des plateformes : les innovations numériques apparaissent désormais comme un levier majeur pour identifier, atteindre et maintenir les enfants dans le parcours vaccinal. Cinq pays africains veulent accélérer la lutte contre les enfants « zéro-dose ». Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Djibouti et la Gambie ont mis en commun leurs expériences et identifié des solutions susceptibles d’améliorer l’accès à la vaccination des enfants les plus difficiles à atteindre. La rencontre, organisée par Galien Africa en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal, a réuni pendant quatre jours des délégations des cinq ministères de la Santé, ainsi que plusieurs partenaires techniques, financiers et académiques, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, l’Institut Pasteur de Dakar et la Fondation Gates. Cette première mission régionale de benchmark s’inscrit dans la dynamique engagée lors du Dîner ministériel organisé en marge du Forum Galien Afrique 2025. L’objectif est de faire de l’apprentissage entre pays un levier pour accélérer la vaccination et réduire durablement le nombre d’enfants « zéro-dose ». Des solutions observées sur le terrain Durant les quatre jours de travaux, les délégations ont présenté leurs difficultés, leurs innovations et leurs bonnes pratiques. Elles ont également effectué des visites auprès de la Direction de la Prévention, notamment la Division de l’Immunisation, ainsi que dans le district Dakar Centre. Les échanges ont notamment porté sur la gestion des stocks, le suivi de la chaîne du froid, la gestion des équipements et la distribution des vaccins. L’expérience sénégalaise a également mis en évidence l’importance de l’accompagnement humain dans l’utilisation des outils numériques. Après un coaching de proximité, le taux d’utilisateurs actifs du Tracker est ainsi passé de 50 % à plus de 90 %, selon les informations communiquées par Galien Africa. Dans le district Dakar Centre, les délégations ont également découvert des interventions mobiles organisées entre 16 heures et 20 heures. Une approche qui vise à adapter les horaires et l’offre de vaccination aux réalités des familles. Les participants ont aussi accordé une attention particulière aux approches communautaires. La « Ronde des jeunes filles », basée notamment sur les relations entre pairs et la confiance, a été présentée comme une expérience destinée à renforcer l’adhésion à la vaccination contre le HPV. Quatre leviers pour accélérer les résultats Au-delà du partage d’expériences, les troisième et quatrième journée ont été consacrées à l’analyse des conditions nécessaires pour transposer certaines pratiques dans les différents contextes nationaux. Les discussions ont notamment concerné le financement domestique et territorial de la vaccination, la mobilisation de nouvelles ressources, la participation des communautés, l’accès aux populations mobiles et frontalières, ainsi que la professionnalisation et la motivation des acteurs de santé communautaire. Quatre leviers structurants ont finalement émergé des travaux : un financement domestique durable et innovant, une gouvernance multisectorielle, la digitalisation et l’interopérabilité des données, ainsi qu’une participation communautaire renforcée. Au terme de la mission, les cinq délégations ont retenu 21 actions prioritaires. Deux orientations communes se dégagent de leurs feuilles de route nationales : le renforcement du Vers une coopération régionale durable La rencontre de Dakar ne devrait pas rester au stade du simple échange d’expériences. Les cinq pays ont identifié des domaines dans lesquels ils pourront apprendre les uns des autres. Le Gabon, la Côte d’Ivoire et la Gambie souhaitent notamment s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière d’outils digitaux. De son côté, le Sénégal entend tirer des enseignements de l’expérience gambienne dans la cartographie des enfants « zéro-dose ». Le Gabon prévoit également de partager son manuel de maintenance de la chaîne du froid une fois celui-ci validé. Une matrice régionale commune doit permettre de suivre les actions retenues, leurs responsables et leurs indicateurs. Une première revue est prévue dans trois mois, suivie d’une seconde à six mois afin d’évaluer les effets obtenus sur l’identification, l’accès aux services et la vaccination des enfants « zéro-dose ». Pour les participants, l’enjeu dépasse désormais le simple échange de bonnes pratiques. Il s’agit de transformer ces expériences en résultats mesurables sur le terrain : identifier davantage d’enfants, les atteindre, les vacciner et les maintenir dans le parcours vaccinal. Synthèse :BS

UACO 2026: Guerre communicationnelle: le BIR-C, modèle sahélien de communication

La deuxième journée de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a débuté par l’animation du panel III. Celui-ci a abordé la thématique mettant en lumière le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle : Exemple des Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C).

Les activistes communément appelés « les Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C) » constituent un rempart contre la désinformation et les manipulations nuisibles à la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est la conviction de Sitapha Bihoun, travailleur social qui l’a fait savoir lors de la deuxième journée de la 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO). Dans son exposé présenté, jeudi 8 octobre 2026 sur le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle, Sitapha Bihoun a indiqué que face à la désinformation toxique orchestrée contre le Burina Faso, les BIR-C ont entrepris des initiatives communicationnelles permettant aux citoyens de mieux apprehender les réalités, les enjeux, les acquis et les perspectives de la RPP.

Leurs interventions ont renforcé, à son avis, la redevabilité communautaire, la promotion de bons réflexes d’hygiène numérique et informationnelle, la visibilité des institutions et la vérification des faits. Au titre des défis, le communicateur a relevé que l’intégration de l’Intelligence artificielle dans le domaine de la communication a rendu la concurrence entre les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux plus rude. Il a également mentionné l’application rigoureuse des sanctions contre les comportements illégaux des internautes sur les réseaux sociaux.

Sitapha Bihoun a rappelé que les BIR-C, en plaçant les leaders de la RPP, les institutions du gouvernement et des Burkinabè au centre de leurs interventions, ont montré à la jeunesse mondiale, la voie à suivre en matière de communication sur les réseaux sociaux axée sur les valeurs de cohésion sociale, de souveraineté et de résilience. Le présentateur a formulé plusieurs recommandations en vue de permettre aux BIR-C d’être plus efficaces dans la prévention contre la désinformation et d’adopter les bons comportements sur les réseaux sociaux. Mieux respecter les lois et les mécanismes qui encadrent les comportements, il a appelé à développer des formations adaptées aux BIR-C, les doter d’équipements et d’infrastructures technologiques appropriées et développer des modes de travail collaboratifs.

Noufou SAWADOGO

Non à la guerre familiale !

Nous avons des VDP sur le champ de bataille contre les forces du mal, mais qui sont les VDP dans nos familles et où sont-ils ? Nous sommes en guerre contre le terrorisme depuis une décennie mais dans nos familles, on se tire à balle réelle et à bout portant les uns sur les autres, entre frères de sang, parfois dans un silence assourdissant, parfois avec un vacarme inédit qui attire les foules. De la jalousie déplacée et mal placée à la rivalité malsaine en passant par les coups bas fratricides, nos familles sont minées de rancunes inopportunes. Ce texte est plus qu’une chronique, c’est un coup de gueule et un cri du cœur lancé à la face de nos familles pour une prise de confiance. Ma plume saigne, les mots me manquent face aux maux qui rongent nos vies de famille. Quand un père de 70 ans ne parle plus avec sa femme, une mère de 60 ans révolus, que peut-on retenir d’une histoire d’amour aux sentiments désuets, effrités par les grands vents du temps ? Quand le mari attentionné d’antan finit sa course sentimentale dans un duel de dos à dos en grelotant dans les bras solitaires d’un amour délétère, dites-moi, c’est quoi l’amour ? Qu’est ce que le mariage s’il peine à être un alliage, mieux un attelage ? Il y a des foyers où le mari subvient convenablement aux besoins de sa famille sans daigner manger la nourriture de sa femme par dégoût ou par méfiance. Quand le plat de madame n’est plus au goût de monsieur et quand madame réduit monsieur au rang de tocard pour son infortune, son infirmité ou sa pauvreté, quelle langue digne va bénir les enfants de l’union ? Quel cœur les portera en prière quand la haine y a élu domicile ? J’ai vu des frères se détester avec sincérité au point de faire de la haine un héritage légué à leurs enfants pour la postérité. Sur son lit d’hôpital, du haut de ses 50 ans, il jure de ne jamais pardonner et intime aux infirmiers et à sa femme de ne jamais laisser son frère aîné franchir le seuil de la porte de sa chambre d’hôpital. Après deux semaines d’agonie sur son grabat, il rendit l’âme mais avant d’émettre son dernier souffle, il signa de son sang son intransigeance en guise de dernière volonté : « dites à mon frère que je ne veux pas le voir s’incliner sur ma dépouille, de surcroît sur ma tombe ». De vie à trépas, il y a des frères et sœurs du même « ventre » qui se détestent tellement bien, qu’ils se jettent de mauvais sorts pour jouir de leur haine mutuelle. Parfois, ils ont l’argent mais leur richesse ne sert à personne, si ce n’est pour payer de grands marabouts pour venir à bout de l’autre sur l’autel sanglant du désamour intime et fidèle. Ce qui est curieux, dans ces familles, chacun se dit « croyant pratiquant ». Il y en a même qui sont allés à Rome ou à la Mecque ! Dès l’entrée de la maison, une croix majestueuse du Christ occupe le fronton de la porte. Chaque dimanche, il se bousculent à l’église mais ne s’asseyent jamais sur le même banc. A l’heure de la communion, ils se bousculent encore pour happer le corps du Christ en scandant un « amen » grandiloquent, plein de vanité. Dans la même catégorie, il y en a qui ont érigé une mosquée dans la cour familiale, mais c’est dehors que Dieu lui-même rôde sans daigner entrer dans le sanctuaire de cacophonie familiale. Nos familles sont devenues le front des oppositions bestiales de toute nature. Entre la belle-mère et la belle-fille, il n’y a plus rien de beau, tout est peint en noir ; même le bien est vu comme un leurre au revers maléfique. La relation entre la mère et la belle-fille ressemble à un duo de coépouses. Quand les deux partagent la même concession, chaque jour est un jour de guerre latente ou ouverte sous le regard inquisiteur des belles-sœurs pyromanes, alliées sûres de la belle-mère. Il y a comme une tradition de rivalité entre ces femmes et beaucoup de foyers ont volés en éclat. Dans cette compétition de basse altitude, la famille se déstructure et se réduit parfois en lambeaux, en affectant tout une fratrie sous le regard désabusé des familles alliées. Finalement, l’homme est un loup pour l’homme comme se méfiait Thomas Hobbes. Nous vivons à peine 80 ans pour les plus chanceux, mais nous passons parfois la moitié de notre vie à détester, à convoiter, à bouder. Nous prétendons croire en un Dieu que nous ne voyons pas et nous crions sur tous les toits notre amour pour Lui, mais nous détestons avec un certain plaisir le visible prochain que nous voyons et côtoyons. Mais heureusement, il y a des familles paisibles, parfois même sans un sou vaillant, mais le cœur des membres est rempli d’humanisme et d’amour. Il y a des familles qui ne brandissent pas leur foi mais sont mille fois plus en joie que les folkloristes spirituels de la vanité. En attendant que toutes les familles en crise enterrent la hache de guerre, soyons des solutions plutôt que des problèmes dans nos relations humaines.

Clément ZONGO Clmentzongo@yahoo.fr

Participation à la souveraineté alimentaire : la Garde républicaine réussit sa première récolte piscicole au Camp Naaba-Koom II

S’inscrivant dans la vision de souveraineté nationale impulsée par le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, la Garde républicaines (GR) a procédé, ce jeudi dans la matinée au Camp Naba-Koom II, à la récolte de sa toute première production de poissons-chats africains communément appelés silures. Conformément à la vision du camarade capitaine Ibrahim Traoré, et dans une dynamique d’autosuffisance, le Camp Naaba-Koom II, pour un essai, a été équipé de deux bassins piscicoles d’une capacité de 80 m³ chacun. Grâce à l’accompagnement du Bureau national des grands projets du Burkina et à l’appui technique du ministère en charge des ressources halieutiques, la Garde républicaine a empoissonné 5 000 alevins, répartis entre le premier bassin (2 000 alevins) et le second (3 000 alevins). Après environ sept mois de suivi, d’entretien et d’alimentation, le commandant de la Garde républicaine s’est félicité des résultats obtenus.
La première récolte réalisée affiche des résultats probants, avec des spécimens atteignant un poids moyen d’environ 3,5 kg par poisson.
Pour le chef de Bataillon Jean Ouiya « la présente récolte se veut être un acte majeur symbolisant la volonté du camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, de faire de notre chère Patrie un Etat souverain dans tous les domaines, et singulièrement dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage ». Au-delà de la réponse aux besoins alimentaires, cette initiative revêt une dimension sociale et humaine essentielle. Pour le ministre conseiller spécial du président du Faso chargé des questions agricoles et de l’autosuffisance alimentaire et coordonateur de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimen- taire (IP-P3A), Dr Abdourasmane Konaté, ces aménagements ont aussi un autre objectif.

Une réinsertion par la production

« Cette initiative permettra aux soldats blessés de guerre et aux invalides d’avoir des activités de production sur place dans des cages mobiles pour produire dans le cadre de la sécurité alimentaire du pays », a-t-il soutenu. Selon l’adjudant Martin Kadeba, la récolte réalisée affiche des résultats probants, avec des spécimens atteignant un poids moyen d’environ 3,5 kg par poisson, une production destinée en premier lieu à la consommation en interne. Pour garantir la pérennité et la conservation des récoltes, l’unité de production a également été dotée d’un fumoir d’une capacité de 200 kg par jour pour le séchage.

Vers une généralisation dans les casernes

Cette expérience est une étape dans un programme plus vaste. Des projets d’élevage (poulaillers, porcheries, bergeries) sont déjà déployés dans 13 casernes à travers le pays, la pisciculture est appelée à se développer via des formations et la mise à disposition de matériel adapté aux militaires, selon le ministre conseiller spécial Dr Konaté. Cette première récolte réussie au Camp Naaba-Koom II illustre la volonté de l’armée burkinabè de participer activement à l’effort de production nationale et de servir de modèle en matière d’autosuffisance alimentaire.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Plan d’urgence pour la campagne sèche 2026-2027 : 750 forages à prix subventionné pour les producteurs agropastoraux

Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a annoncé jeudi 8 octobre 2026, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse, la mise en œuvre de l’opération spéciale de réalisation de forages à prix subventionné, dans le cadre de la campagne sèche 2026-2027. Le gouvernement burkinabè va subventionner la réa-lisation de forages au profit des producteurs agropastoraux afin de faciliter leur accès à l’eau et de soutenir la campagne sèche 2026-2027. C’est dans cette dynamique que le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieu-tiques a annoncé la mise en œuvre de cette opération spéciale, le jeudi 8 octobre 2026 à Ouagadougou. Le plan d’urgence de la campagne sèche 2026-2027, selon les conférenciers, comprend dix opérations spéciales de mobilisation de l’eau pour produire dès cette campagne et irriguer 50 000 hectares supplémentaires d’ici au 31 octobre 2027. Il prévoit la réalisation de 750 forages à prix subventionné pour soutenir les producteurs. D’un coût global de 254,79 milliards F CFA, ces opérations visent à rendre productif le patrimoine existant inexploité et à créer de nouvelles superficies irriguées. Des structures comme l’Agence Faso Mêbo, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER), le génie militaire, 8 000 « VDP agricoles », 17 ateliers de forage et 4 626 artisans nationaux devraient être mobilisés. L’appel à candida-tures s’étend du 12 au 18 octobre 2026, avec des dépôts en ligne et physiques pour les souscripteurs aux forages à prix subventionné. Le secrétaire technique de l’Offen- sive agropastorale, hydraulique et halieutique, Amos Kienou, a rappelé que la première année de mise en œuvre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028 a été marquée par des séquences sèches parfois difficiles au cours de la campagne agricole humide 2026-2027. « Certes, ces séquences ne remettent pas fondamentalement en cause la sécurité alimentaire du Burkina Faso, mais rappellent la nécessité de dépendre moins des aléas pluviométriques », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, a-t-il justifié, un plan d’urgence de la campagne sèche 2026-2027 a été élaboré en réponse à cette situation. « C’est un plan ambitieux d’un niveau jamais égalé dans notre pays », a assuré Amos Kienou.

Une instruction ferme du chef de l’Etat

Le Directeur général (DG) de la Société Faso Agropôles (SOFA), Oula Damien Ouattara, a rappelé que le plan d’urgence découle d’une instruction du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, adressée au gouvernement et portée par le ministère en charge de l’Agriculture. « La campagne en cours a été marquée relative-ment par une pluviométrie peu satisfaisante, jalonnée de poches de sécheresse. Beaucoup d’études montrent que ces types d’épisodes secs pourraient, dans les années à venir, devenir beaucoup plus fréquents », a relevé le DG de la SOFA. Face à ce risque qui se profile à l’horizon, a-t-il dit, le Burkina Faso peut s’appuyer sur sa capacité estimée à 30 000 hectares (ha) de périmètres irrigués techniquement exploita-bles actuellement. « Nous avons de grandes potentialités en eaux de surface, notamment les barrages dont les curages sont en cours, en eaux souterraines, en terres et en superficies facilement aména-geables et irrigables. Il nous faut donc prendre en urgence des dispositions pour changer ce contraste », a laissé entendre Oula Damien Ouattara. Il faut, a-t-il affirmé, dans un premier volet, mettre à profit l’ensemble des eaux souterraines, entre autres, avec une cible de 750 forages pour cette campagne sèche. Dans un second volet, il a relevé qu’il est question de réduire durablement la dépendance à la pluie. « Cela porte essentiellement sur des terrassements urgents d’environ 62 500 ha, préparant le terrain pour un aménagement commando de 50 000 ha. Ce, pour nous faire gagner en échelle en termes de capacité de périmètres irrigués disponibles et d’équiper ces aménagements avec des ouvrages hydroméca-niques », a noté Oula Damien Ouattara. A son avis, il va s’agir de passer d’environ 30 000 ha de superficies irriguées effectivement exploitables à un seuil de 80 000 ha.

Boukary BONKOUNGOU

UACO 2026: les Afro-descendants comme acteurs clés du narratif international

La journée du jeudi 8 octobre 2026 des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a été consacrée à une série de communications sur la stratégie de communication des Etats africains souverainistes face à la campagne de manipulation de l’opinion publique. La première communication intitulée : « Les Afro-descendants comme levier de construction du narratif international du Burkina Faso : enjeux, stratégie et perspectives » a été animée par le directeur de la communication institutionnelle de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Paul Ismaël Bicaba. S’appuyant sur une étude qualitative, documentaire et comparative portant sur la période 2015-2026, avec des références au Ghana, au Bénin, au Rwanda et au Burkina Faso, le communicateur a proposé un modèle articulé autour des Afro-descendants, de l’influence du narratif et de la crédibilité (AIN-C). Ainsi, le communicateur a développé sa présentation sur la diplomatie publique, le rayonnement culturel et la crédibilité des messages du Burkina Faso. A l’entendre, les Afro-descendants constituent un levier stratégique pour renforcer la présence du Burkina Faso dans les récits internationaux. Cependant, il a déploré le fait que malgré ses richesses culturelles, historiques et symboliques, le pays des Hommes intègres reste confronté à une situation où les voix étrangères occupent une place importante dans la construction de son image à l’échelle internationale. Pour changer la donne, il a invité les plus hautes autorités à considérer les Afro-descendants comme des partenaires potentiels capables de contribuer à la production et à la diffusion de récits sur le Burkina Faso. « Leurs réseaux culturels, numériques, économiques, universitaires et citoyens peuvent favoriser le rayonnement du pays et renforcer sa diplomatie publique », a-t-il suggéré. En termes de potentialités, Paul Ismaël Bicaba a énuméré, entre autres, la mémoire de Thomas Sankara, les manifestations culturelles telles que la Semaine nationale de la culture (SNC) et le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). « Ces ressources constituent une base pour élaborer un narratif davantage porté par des acteurs multiples. Pour lui, la mobilisation des Afro-descendants ne devrait pas se limiter à des initiatives ponctuelles ou à un rôle de relais des messages officiels, mais à une démarche de co-production, en les associant à la conception des récits et à leur diffusion auprès de publics cibles. Parmi ses pistes de solutions, camarade Bicaba a proposé la mise en place d’un cadre stratégique de diplomatie publique, d’un dispositif interministériel de coordination et d’un conseil consultatif de partenaires, la définition d’un récit central cohérent, fondé sur l’intégrité, la création et la conscience panafricaine. Pour le communicateur, l’efficacité de cette approche dépendra de la crédibilité des porte-paroles, de la cohérence des messages et de l’évaluation de leurs effets sur les opinions nationales et internationales.

Emil SEGDA Segda9emil@gmail.com

UACO 2026: l’AES face au défi de la souveraineté narrative

Réunis à Ouagadougou, mercredi 7 octobre 2026, pour la 15e édition des Universités africaines de la communication (UACO), des chercheurs burkinabè et nigériens ont planché sur la stratégie de communication des Etats africains souverainistes face aux campagnes de manipulation de l’opinion publique. La communication est-elle devenue un pilier de la souveraineté dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ? C’est autour de cette question que plusieurs communications se sont succédé, mercredi 7 octobre 2026, lors d’un panel organisé dans le cadre de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Les échanges étaient modérés par Fousseni Kindo, directeur de cabinet du président du Conseil supérieur de la communication (CSC). Le premier à prendre la parole est le Nigérien, Dr Youssoufa Halidou Harouna. Il a traité de l’articulation entre communication de crise et communication gouvernementale. Selon lui, la refondation au sein de l’AES repose sur une réalité communicationnelle permanente. D’un côté, une communication de crise dictée par les enjeux sécuritaires et géopolitiques et de l’autre, une communication gouvernementale destinée à légitimer une nouvelle structure étatique. L’intervenant a rappelé que la communication de crise repose notamment sur la réaction rapide, la transparence, l’unification de la parole publique et la coordination interne et externe. Elle permet de maîtriser les faits, de limiter les dégâts et de rassurer le public comme les partenaires. La communication gouvernementale, quant à elle, explique les politiques publiques, rend compte de l’action de l’Etat et accompagne les mesures d’intérêt général, avec l’ambition d’instaurer un climat de confiance. Les deux formes de communication, a-t-il résumé, obéissent toutefois à des temporalités différentes. La première exige l’immédiateté, la vérité du terrain et la gestion de la panique, tandis que la seconde s’inscrit dans la durée, avec un accent sur la résilience et la déconstruction d’un narratif qualifié d’impérialiste. Le conférencier a évoqué une harmonisation de la parole officielle, portée par les chefs d’Etat, les ministres, les médias confédéraux, les médias publics et les plateformes institutionnelles. Il a cependant relevé plusieurs défis, notamment la souveraineté technologique, la gestion des réseaux sociaux, l’intelligence artificielle, les cyberattaques et la désinformation. La construction d’une souveraineté informationnelle et d’un discours unifié figure ainsi parmi les perspectives.

Déconstruire les discours haineux à travers les sobriquets

Le doctorant burkinabè Sina Ouaro, de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, a abordé la déconstruction des discours haineux à travers les sobriquets attribués aux autorités de l’AES. Son étude porte sur le terme péjoratif « IB Cacao », employé par des détracteurs du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour juger irréalisables ses chantiers. En réponse, le groupe musical burkinabè Campus Ambiance a produit une chanson portant le même titre. Selon le chercheur, l’analyse du texte révèle une polyphonie, avec deux voix qui s’opposent. Il s’agit de celle des détracteurs qui dénigrent, et celle du groupe qui défend le chef de l’Etat. Le message est que ce qui était présenté comme impossible est réalisable au Burkina Faso. Troisième intervenant, le Nigérien Kokia Douna Ba-Koura s’est penché sur la riposte de l’Etat nigérien face aux campagnes de manipulation de l’opinion depuis juillet 2023. Il a décrit un discours souverainiste relayé de manière homogène par le chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani, et les membres du gouvernement, qui appellent la population à la résilience. Il a formulé plusieurs recommandations, notamment la production d’une information de qualité, le contrôle du financement des médias, l’adoption d’une charte journalistique, la formation des journalistes locaux au contre-discours et le financement de la recherche sur l’information.

Djakaridia SIRIBIE

UACO 2026: Information et langage au cœur de la guerre communicationnelle

Le deuxième panel de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est tenu, mercredi 7 octobre 2026, à l’université Joseph-Ki-Zerbo. Modéré par Fousseni Kindo, il a porté sur les « défis de l’information et de la communication en période de guerre». Au premier jour de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), mercredi 7 octobre 2026, plusieurs communications étaient à l’ordre du jour du panel 2. Deux d’entre elles ont porté sur « les attitudes et les compétences des acteurs de l’information en situation de guerre communicationnelle», ainsi que sur « le rôle du langage dans la lutte contre le terrorisme ». Dans sa communication intitulée : « les attitudes et compétences des acteurs de l’information et de la communication en situation de guerre communicationnelle », Sahal Zongo, étudiant en master en communication, a insisté sur la responsabilité des acteurs de l’information. Selon lui, ceux qui produisent et diffusent l’information peuvent influencer la manière dont les événements sont compris par le public. Dans un contexte où les informations circulent rapidement, il a invité les professionnels des médias à rester prudents et à vérifier les informations avant de les diffuser. Pour lui, une information très partagée n’est pas forcément une information vraie. Sahal Zongo a également appelé les acteurs de l’information à résister aux différentes pressions auxquelles, ils peuvent être confrontés. Pour lui, l’intégrité, la loyauté et le sens de l’intérêt collectif doivent être leur boussole. Aussi, il a souligné que la souveraineté informationnelle ne repose pas seulement sur la maîtrise des technologies. Elle dépend également de la responsabilité de ceux qui produisent, contrôlent et diffusent l’information. Pour sa part, Dr Noindonmon Alain Hien, enseignant-chercheur à l’université Bernard Ledéa Ouédraogo, a consacré sa communication au thème : « Quel langage pour la communication dans la lutte contre le terrorisme ? ». Son exposé porte sur le rôle du langage dans la lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso et dans les autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Selon le chercheur, le langage peut jouer un rôle dans les processus de radicalisation. Certains groupes peuvent utiliser des mots et des expressions pour présenter leurs actions d’une certaine manière, les justifier ou influencer les populations. Dans le cadre de sa présentation, Dr Hien a analysé des publications sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et X (ex-Twitter), ainsi que des contenus de médias nationaux et étrangers. Cette analyse a montré que le terrorisme n’est pas toujours présenté de la même manière. Les mots utilisés peuvent varier selon les acteurs et les espaces de communication. Pour Dr Hien, il est donc important d’analyser les discours utilisés autour du terrorisme. Cela permet de mieux comprendre les stratégies de communication des groupes terroristes et d’adapter les réponses.

Boudayinga J.-M. THIENON

Souveraineté informationnelle dans l’AES: les Editions Sidwaya, l’AMAP et l’ONEP unissent leurs plumes

Les Editions Sidwaya du Burkina Faso, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont signé, le mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou, une convention de partenariat. Les médias publics de presse écrite de la Confédération des Etats du Sahel (AES) unissent leurs forces pour mieux consolider la souveraineté informationnelle. En effet, à l’occasion du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, tenu en marge des 15e Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), les Editions Sidwaya, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont scellé un partenariat par la signature d’une convention, le mercredi 7 octobre 2026. A travers ce partenariat, les trois médias pourront, entre autres, développer des formations conjointes, favoriser les échanges d’expertise, promouvoir l’innovation numérique et encourager un usage responsable de l’intelligence artificielle dans le journalisme. « Cette convention constitue un cadre privilégié pour renforcer les échanges de contenus, les publications croisées, les productions communes et les dossiers consacrés aux enjeux politiques, économiques, sociaux, culturels, sécuritaires et diplomatiques de notre espace confédéral », a indiqué la directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh. Pour elle, le secteur des médias connaît de profondes mutations, marquées par l’accélération du numérique, l’évolution des usages et la multiplication des phénomènes de désinformation. Face à ces défis, a-t-elle estimé, il est nécessaire pour les médias publics d’unir leurs forces et de mutualiser leurs expériences. « Notre ambition est de mieux faire connaître nos peuples, nos territoires, nos cultures, nos patrimoines et nos initiatives de développement endogène », a-t-elle confié. Pour Assétou Badoh, la souveraineté informationnelle suppose que les trois pays soient capables de produire et de diffuser leurs propres récits à partir de leurs réalités, de leurs valeurs et des aspirations de leurs populations. Le porte-parole des éditeurs des médias publics de l’AES, le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane a indiqué que la signature de ce protocole d’accord n’est pas un fait isolé. « Elle parachève une dynamique d’intégration médiatique globale, engagée étape par étape », a-t-il précisé. Il a rappelé que les quotidiens nationaux sont les acteurs médiatiques les plus anciens et les plus résilients de l’espace confédéral. « L’Essor au Mali éclaire le quotidien de ses lecteurs depuis 1949. Au Niger, Le Sahel, fondé en 1974, a succédé au Temps du Niger né en 1961. Sidwaya trace les sillons de la vérité depuis 1984, marchant dans les pas du mythique Carrefour africain créé en 1959 », a-t-il détaillé. Alassane Souleymane appelle les autorités nationales et confédérales à prendre soins des quotidiens nationaux. « Lors de chaque activité d’importance nationale, veillons à ce que la télévision, la radio, l’agence de presse et le quotidien national soient mobilisés ensemble », a-t-il plaidé. Il a enfin émis le vœu qu’un investissement massif soit fait dans les médias publics, rappelant qu’ils appartiennent au peuple. Prononçant le mot de clôture des travaux du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, le représentant du ministre chargé de la Communication, Sy Christian Innocent Ouattara a salué la qualité des panels et des échanges qui ont permis de partager les expériences, d’harmoniser les approches et de faire émerger une vision commune de la communication dans l’espace AES. Il a souhaité que les recommandations issues des travaux servent de plan d’actions pour renforcer la coopération entre les acteurs des médias et de la communication.

Leila Sylvia SAWADOGO

UACO 2026 : la souveraineté communicationnelle au cœur du premier panel

Le premier panel de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a eu lieu, mercredi 7 octobre 2026, à l’Université Joseph-Ki-Zerbo. Placée sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a débuté avec les différentes communications inscrites au programme. Modéré par Zoumana Traoré, le premier panel a abordé quatre axes. Le directeur de l’information de l’Agence d’information du Burkina (AIB), Apollinaire Tilado Abga, a développé le thème : « Le Burkina Faso à la conquête de la maîtrise deses propres récits face à la désinformation des médias étrangers ». Pour lui, cette bataille a commencé avec la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré. Il a relevé que ce changement de paradigme a notamment conduit au départ des troupes militaires étran-gères stationnées au Bur-kina Faso et à l’adoption de mesures favorables à la souveraineté nationale. Selon lui, cette nouvelle posture a suscité une réaction des puissances impérialistes. Le communicateur a souligné que le pouvoir, dans sa quête de souveraineté, a notamment réduit le train de vie de l’Etat. « Le pays s’est réapproprié ses ressources et des unités industrielles sont ouvertes un peu partout », a-t-il lancé. Il a expliqué que la stratégie de maîtrise des récits repose sur le chef de l’Etat, le gouvernement et l’outil d’études stratégiques. « Ces trois piliers essentiels combinés avec les Bataillons d’intervention rapide de la communication (BIR-C) travaillent à déconstruire les clichés et mènent la campagne contre la désinformation », a-t-il affirmé.

Antidote contre les fake news

…avec les participants.
Le deuxième panéliste, Paul Ismaël Kiswendsida Nana, a abordé la tropica-lisation des contenus comme stratégie face à la guerre communicationnelle dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP). Ce doctorant en communication estime qu’une nouvelle ligne de défense s’est dessinée depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré, avec pour objectif d’« extirper de nos médias l’impérialisme culturel et informationnel». Il a également relevé une présence accrue du régulateur à travers des décisions visant à assainir le paysage médiatique. Mohamed Doumi Zan-Karambiri s’est intéressé aux enjeux, défis et pers-pectives des BIR-C. Selon lui, ces unités permettent d’orienter les populations, de répondre à certains récits et de renforcer la visibilité des actions du gouvernement. « Ils sont un antidote contre les fakes News et contribuent à la mobilisation citoyenne autour des Forces de défense et de sécurité », a-t-il soutenu. Il a toutefois suggéré un meilleur encadrement de ces acteurs. Le quatrième axe : « Communication stratégique inter-générationnelle (CSIA) face aux campagnes de manipulation de l’opi-nion publique », a été présenté en ligne par Ismaël Touré. Face aux mutations de l’information, il a préconisé une communication endogène qui « valorise nos valeurs, notre identité à travers notre façon de nous dévoiler aux autres ». Il a enfin insisté sur l’urgence de documenter les savoirs et de donner à la jeunesse les moyens de produire plutôt que de consommer. « Nous devons documenter les savoirs des aînés et faire parler la mémoire dans le langage du numérique », a-t-il martelé.

Yacouba BELEM

Souveraineté informationnelle : les médias de l’AES accordent leurs violons

En marge de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), les acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se sont réunis, mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou. Les mots et les images sont devenus des instruments stratégiques de guerre. C’est dans cette dynamique que les acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont tenu, mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou, un forum sur le thème : « Médias et souveraineté de la Confédération des Etats du Sahel ». Selon le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette rencontre offre un cadre de réflexion sur les enjeux de la guerre communicationnelle et ses implications pour les professionnels de l’information et de la communication. Selon lui, la guerre ne se limite plus aux champs de bataille. Elle se joue également dans les rédactions, sur les plateformes numériques et à travers les différents canaux de diffusion de masse. Cet usage de l’information et de la communication, a-t-il poursuivi, doit être contré par un discours alternatif afin de déconstruire les stéréotypes et autres messages subversifs diffusés à dessein pour ternir l’image des Etats et dissuader leurs partenaires et amis à travers le monde. Pour lui, les hommes et femmes des médias doivent être des acteurs conscients et responsables, afin de faire de l’information un outil essentiel dans la lutte pour la souveraineté de l’AES. Le ministre a invité les journalistes à renforcer leurs capacités face à la désinformation, à promouvoir une stratégie de communication concertée et à produire davantage de contenus valorisant les réalités et les initiatives sahéliennes.

Respect des normes et des valeurs sociales

Quant au président de la Commission nationale de l’AES, Bassolma Bazié, il a indiqué que l’information constitue l’une des armes les plus précieuses dans la bataille engagée par l’AES pour l’affirmation de son indépendance. Il a appelé les pays de l’espace confédéral à se donner les moyens de produire et de diffuser leurs propres contenus, ainsi que de construire un puissant éditorial indépendant pour porter le regard de l’AES sur l’Afrique et sur le monde. L’enseignant-chercheur Dr Lassina Kaboré, dans une communication, a mis en évidence les réactions, à la fois positives et critiques, des internautes à la suite de la publication d’articles produits par la RTB et les médias publics du Mali et du Niger. Pour lui, les journalistes de l’espace confédéral doivent s’appuyer sur l’éthique et la déontologie de la profession. Il a également insisté sur l’importance des normes sociales et des valeurs endogènes dans la construction d’un nouveau narratif médiatique. Les participants ont identifié plusieurs pistes pour renforcer cette coopération. Il s’agit notamment de la coproduction de séries et de documentaires, de l’immersion des professionnels dans les rédactions des pays membres, de la création d’une base de données commune de contenus et d’archives, ainsi que du développement de productions destinées aux plateformes numériques. L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies ont également été présentées comme des outils susceptibles de renforcer les capacités de production et de diffusion des médias de l’espace confédéral. Les professionnels ont, par ailleurs, souhaité développer davantage de contenus consacrés à l’histoire, aux cultures, aux langues nationales, à la jeunesse et au patrimoine des trois pays.

Coopération des médias

Le forum a également été marqué par un partage d’expériences entre les professionnels des médias des pays de l’AES. Il a permis de mettre en lumière le contexte, les acquis, les enseignements et les perspectives de cette coopération. La directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, a présenté l’état et les perspectives de coopération entre les presses écrites de l’AES. Cette coopération repose, selon elle, sur les échanges d’informations, le partage d’expériences, l’accompagnement des équipes en déplacement et les immersions professionnelles. Les rédactions ont également commencé à produire des contenus communs et à partager certains articles, malgré l’absence d’une convention officielle. Les perspectives, a-t-elle annoncé, portent également sur la modernisation des plateformes numériques, la valorisation des archives, la formation commune des professionnels, la mutualisation de certains équipements et consommables, ainsi que la mise en place de mécanismes communs de lutte contre la désinformation. Du côté de l’audiovisuel, le directeur général de la RTB, Galip Somé, a indiqué que la coopération entre les médias audiovisuels a permis de mettre en place un espace médiatique commun, fondé sur le partage quotidien de contenus, d’émissions et de programmes. A cela s’ajoute la création de la page AES. Cette coopération, a-t-il poursuivi, a également favorisé la mutualisation des compétences techniques et logistiques.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO Déborah Bénédicte Yaméogo (stagiaire)

   

UACO 2026 : l’Afrique se mobilise pour sa souveraineté informationnelle

La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est ouverte, mercredi 7 octobre 2026. C’est le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo qui a donné le top départ. Les professionnels des médias et de la communication veulent mener la bataille pour la souveraineté de l’Afrique sur le terrain de l’information. C’est pourquoi, durant trois jours, ils se réunissent dans la capitale burkinabè pour des réflexions, à l’occasion de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Placée sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique », cette édition qui se tient du 7 au 9 octobre 2026, sera marquée entre autres, par des panels, des échanges entre médias et des expositions. Plusieurs délégations africaines d’Hommes de médias et d’experts de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger et du Cameroun ainsi que des acteurs d’autres pays africains participent à cette édition. L’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Quant à la conférence inaugurale, elle a été animée par le politologue et essayiste camerounais, Claude Wilfried Ekanga. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que, face aux réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, la question fondamentale demeure la place de l’Afrique dans la production de sa propre information. Pour ces présentes UACO, a-t-il annoncé, le comité scientifique a structuré les travaux autour de deux axes thématiques majeurs qui feront l’objet de 35 communications. L’innovation majeure, a-t-il laissé entendre, est le forum des acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : « nous vivons une période où l’information est devenue une ressource stratégique de gouvernance».
Sahel (AES) et la tenue de la première édition des Zama d’or, un concours destiné à valoriser l’excellence et la créativité des professionnels locaux. Le ministre a souhaité que les acteurs des médias se mettent dans la danse pour mener cette guerre pour la souveraineté informationnelle de l’Afrique. « La guerre se mène certes sur le terrain face aux ennemis, mais aussi sur le terrain de la communication. C’est en cela que nous parlons de guerre communicationnelle », a-t-il affirmé. Il pense que les professionnels des médias ont également un rôle important à jouer. « Les gouvernants ont déjà joué leur partition. Aujourd’hui, nous estimons qu’il est important que les hommes et femmes de médias prennent le relais et assument pleinement leurs responsabilités », a-t-il interpelé. Le ministre a notamment insisté sur l’appropriation de concepts tels que le journalisme de solution et le journalisme de développement. « Nous sommes certains qu’à l’image de nos vaillantes forces combattantes qui sont en train de gagner la guerre, nous allons également gagner la guerre communicationnelle », a-t-il conclu.

Vers une souveraineté globale

Le parrain de cette édition, Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de l’AES a lancé un appel à « faire parler l’Afrique par l’Afrique ». Pour lui, les stylos et les crayons sont des balles, faisant des communicateurs, des acteurs à part entière sur le théâtre des opérations informationnelles. Citant Thomas Sankara, il a appelé au retour aux ressources intellectuelles de l’Afrique. « Si vous buvez à la mauvaise source, l’information et la communication deviennent des armes tactiques de destruction », a-t-il prévenu. Quant au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a relevé que dans la bataille des récits, le journaliste africain doit prendre ses responsabilités lorsque sa patrie est agressée. « Pendant longtemps, notre histoire a été racontée par d’autres, analysée à travers des grilles de lecture conçues ailleurs. Cette époque doit prendre fin », a-t-il martelé. Pour lui, un peuple qui ne produit pas sa propre information reste vulnérable et dépendant. « La souveraineté nationale ne peut être entière si elle n’est pas aussi informationnelle et communicationnelle », a-t-il expliqué.La cérémonie d’ouverture s’est achevée par la visite des stands d’exposition, où les autorités ont pu apprécier le dynamisme et le savoir-faire des entreprises de presse panafricaines.

Julien ZOUNGRANA Aïssatou DIARRA (Stagiaire)

JEPPC 2026: Le Ministre Parole-parole du Gouvernement dialogue avec le peuple

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO était face aux citoyens ce mardi 6 octobre 2026 au Pavillon Soleil Levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou ( SIAO) afin de présenter les différentes réalisations et innovations de son département sur la période du 30 septembre 2022 à nos jours dans le cadre des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
Dans son exposé liminaire, le Ministre Pingdwendé a d’abord présenté son département. Jadis scindé en plusieurs départements, le ministère a connu une fusion en 2022 et compte 2450 agents, 13 Directions régionales de la Culture, des Arts et du Tourisme (DRCCAT), 45 Directions Provinciales de la Culture, des Arts et du Tourisme ( DPCCAT), 10 Établissements Publics de l’État (EPE).
La mission du MCCAT est d’assurer l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique du Gouvernement en matière de Communication, de Culture, des Arts et du Tourisme.
Au titre des bilans réalisés par le MCCAT de 2022 à nos jours, on note entre autres dans le domaine de la communication et des médias une stratégie de communication gouvernementale en temps de guerre où les actions engagées dans le cadre de cette stratégie ont permis de renforcer la cohérence et l’impact de la communication gouvernementale, d’accroître la production de contenus audiovisuels, de sensibilisation de la population et de renforcer l’information des populations sur la dynamique et les acquis engrangés par les forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme.
Des explications du Ministre Pingdwendé, les actions et réformes engagées au sein du département dans le domaine de la Culture et des Arts sur la période ont contribué à renforcer la protection et la promotion du patrimoine culturel à travers l’institutionnalisation de la Liste nationale du patrimoine culturel, l’adoption de deux décrets de classement de 142 biens culturels immeubles et de 190 éléments du patrimoine culturel immatériel, l’institution du Mois du Patrimoine Burkinabè, …
En ce qui concerne le domaine du tourisme, les actions et réformes engagées depuis 2022 ont permis selon le chef du département en charge du Tourisme de renforcer le cadre réglementaire et l’application des textes tels l’adoption des décrets d’application de la Loi n 011-2021/AN du 16 avril 2021 portant loi d’orientation du tourisme au Burkina Faso qui prend en compte de nouveaux types d’établissements touristiques, l’organisation de 17 ateliers de vulgarisation des nouveaux textes du tourisme, l’octroi de plus de 1000 licences d’affaires, le lancement du Projet de construction des infrastructures du Mémorial Isidore Noël Thomas SANKARA (PCIM-INTS).
En perspectives, le MCCAT entend concrétiser le renouveau culturel avec comme corollaire l’endogénéisation de notre processus de développement, la mise en place d’un observateur national de faits culturels, la stratégie nationale de la Culture et du Tourisme, la mise en œuvre des grands projets en l’occurrence le projet Bigtogo pour la mise en valeur du site touristique et culturel dans la commune de Pabré et le renforcement des aménagements du site de Samandéni.
A l’issue de l’exposé suivi d’échanges avec l’assistance, le Camarade Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a procédé à la dédicace du document du répertoire des noms de famille du Burkina Faso.
DCRP/MCCAT

Rentrée scolaire : miser dans les paris sportifs pour payer les scolarités

La semaine dernière, Kantigui est allé prendre un bol d’air dans un kiosque à café de la place. Entre deux gorgées de café, il a surpris une conversation pour le moins étonnante entre deux pères de famille. « Je pense que c’est mieux de miser sur une cote de 20. Si ça passe, tu pourras payer les frais de scolarité et garder le reste pour tes autres dépenses », conseillait l’un d’entre eux. Et, l’autre, visiblement (…) Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

Coopération bilatérale : le Royaume-Uni réaffirme son engagement à renforcer le partenariat avec le Burkina

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu ce lundi du 5 octobre 2026, l’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Sahel, M. Jonathan Croft en visite de travail au Burkina Faso, accompagné de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, SEM Agnus MCKEE. L’envoyé spécial du Royaume-Uni dit être venu échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè sur des perspectives de renforcement des relations de coopération entre son pays et le Burkina Faso, notamment dans le domaine des investissements et de la résilience face aux changements climatiques. Pour lui, cette audience s’inscrit dans le prolongement des échanges entre le camarade ministre des Affaires étrangères et la ministre britannique en charge du développement international, en septembre dernier à New York, en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU. L’envoyé spécial a d’ailleurs salué l’organisation de l’évènement parallèle de la Confédération AES au Nations unies, en ce sens qu’il a permis d’apporter une réponse aux narratifs erronés et de montrer un pan des avancées notables dans l’espace confédéral. Reconnaissant que le terrorisme n’a pas de frontière, il a également salué les initiatives telles que la MISAHEL et a encouragé une approche plus globale dans la sous-région pour mieux faire face à ce phénomène. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, une approche globale face au terrorisme pourrait avoir un succès à priori, mais cela nécessite une reconstruction de la confiance et une harmonisation dans la définition et la perception du terrorisme par l’ensemble des pays de la sous-région qui sont touchés ou menacés par ce phénomène qui n’est pas endémique. A l’issue des échanges, le diplomate britannique s’est réjoui de l’ouverture des autorités burkinabè et a salué cette opportunité qui lui a été offerte afin  d’exprimer le souhait de son pays de développer davantage l’axe Ouagadougou-Londres.  

DCRP/MAE

Souveraineté alimentaire: le Burkina veut réduire sa dépendance aux importations

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié et le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo ont animé un panel de haut niveau sur le thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou. Le Burkina Faso ne veut plus dépendre des importations pour nourrir sa population. A l’occasion d’un panel de haut niveau organisé en marge de la IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), les autorités du pays se sont réunies lors d’un panel autour du thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », pour dresser le bilan et ouvrir des perspectives d’une transformation agricole. C’était, le mardi 6 octobre 2026, à Ouagadougou. Modéré par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, ce cadre d’échanges a mis en lumière la complicité et la collégialité de l’équipe gouvernementale. Dans sa communication inaugurale, Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a rappelé qu’en 2022, le Burkina Faso faisait face à un taux d’insécurité alimentaire touchant 19,8 % de sa population, avec le sac de maïs qui se vendait à plus de 30 000 F CFA sur le marché. Il a révélé que l’Etat dépensait annuellement 85,9 milliards F CFA pour l’importation du riz et près de 62 milliards F CFA pour le blé et ses dérivés. Des productions historiques en 2025 Face à ce qu’il a nommé de « paradoxe burkinabè », le ministre en charge de l’agriculture a indiqué que le pays dispose d’un potentiel naturel sous-exploité. « 9 millions d’hectares de terres agricoles labourables, 233 500 hectares de terres irrigables et 500 000 hectares de bas-fonds aménageables », a-t-il cité, entre autres. Le ministre d’Etat a confié que ce sont ces chiffres qui ont provoqué le sursaut du capitaine Ibrahim Traoré qui a donné l’ordre de mener une « offensive » pour inverser la tendance et restaurer la dignité nationale. Il a rappelé que la barre des 7 millions de tonnes de céréales produites a été franchie, permettant d’atteindre un taux de couverture des besoins céréaliers de 124,6 %. Pour le riz paddy, la production s’est élevée à 1 537 000 tonnes contre 426 000 tonnes en 2022, portée par l’aménagement de près de 40 000 hectares de bas-fonds et 14 571 hectares de périmètres irrigués. En ce qui concerne le maïs, la production a atteint 2 600 000 tonnes, dépassant largement les objectifs initiaux, selon le ministre. La filière laitière, quant à elle, a atteint une production nationale de 6 000 à 7 000 litres de lait par jour, pour un objectif cible de 10 000 litres grâce à l’importation de vaches performantes. Il a par ailleurs précisé que la priorité absolue pour la deuxième phase de l’Offensive agro-pastorale est la maîtrise de l’eau tout au long de l’année afin de sécuriser les récoltes face aux aléas de la pluviométrie. Miser sur la qualité des produits Quant au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a félicité le premier responsable en charge de l’agriculture pour la tenue de ses engagements et la rigueur de sa gestion. Il a rejeté les explications fatalistes de certaines personnes qui attribuent la fragilité des récoltes à des causes métaphysiques. « Nous le prenons comme un message de la nature pour nous dire qu’il faut réagir et nous donner les pleines capacités d’être maîtres du destin du Burkina Faso », a-t-il déclaré. Il a également averti qu’en cas de crise majeure, chaque pays chercherait d’abord à satisfaire les besoins de sa propre population. Le Burkina Faso pourrait alors avoir des difficultés à importer des produits, même s’il dispose de moyens financiers, a-t-il expliqué. « Même avec notre argent, nous n’aurons pas la possibilité d’aller chercher ailleurs », a-t-il laissé entendre. Le Premier ministre a invité tous les acteurs de la chaîne logistique, de conservation, de transformation et d’emballage à faire de l’esthétique et de l’excellence, la règle absolue. « Il faut que le patriotisme du consommateur burkinabè rencontre la qualité des produits faits au Burkina », a-t-il émis tout en assurant qu’aucun obstacle ne saurait freiner la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Julien ZOUNGRANA