Des centaines de médecins ont pris part à la journée.

Le Conseil national de l’ordre des médecins du Burkina (CNOMBF) a organisé la 11e édition de la Journée du médecin, le samedi 22 février 2020 à Ouagadougou.

C’est sous le thème : « Entrepreneuriat en médecine » et le sous-thème : « Exercice de la médecine face aux défis sécuritaires » que s’est tenue la 11e journée du médecin. Ouverte le samedi 22 février 2020 à Ouagadougou, cette édition vise à encourager la création des entreprises médicales et également mener des réflexions pour que le médecin soit impliqué dans la lutte contre l’extrémisme violent dans le pays des Hommes intègres.

En effet, pour le président du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOMBF), Charlemagne Ouédraogo, au regard de la prolifération des projets d’école de formation en médecine, il est évident que dans un avenir proche, la saturation de la capacité d’embauche sera vite atteint dans le public. Pour anticiper ce phénomène, notre association dans sa vision avant-gardiste, veut prévoir ses préoccupations en renforçant les capacités du médecin sur l’entrepreneuriat en médecine au travers des communications qui vont être données par les détenteurs d’enjeux de la création et de la promotion d’une entreprise médicale.

« Dans les trois ans à venir, nous aurons environ 2000 médecins sur le marché de l’emploi, ce qui va dépasser la capacité d’absorption de l’Etat », a-t-il soutenu. Face aux défis sécuritaires, M. Ouédraogo a fait savoir que des agents de santé ont connu des enlèvements, assassinats et des agressions dans leurs lieux de service. C’est d’ailleurs que pour lui, cette journée est une occasion pour consolider leur capacité de collaboration avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de vaincre l’hydre terroriste dans les régions du Burkina.

« Deux médecins ont été enlevés par les forces du mal et le dernier en date de 2019. Il est donc important que les médecins soient briefés sur les questions de sécurité afin de poursuivre leurs exercices », a-t-il dit.
S’agissant de cette journée consacrée aux médecins du Burkina, la première responsable du ministère de la Santé, Claudine Lougué, a expliqué que cette journée est une opportunité pour faire une introspection et voir si les règles de l’éthique et de la déontologie sont respectées par ses collègues dans leurs fonctions respectives.

Elle a en outre félicité la vision des médecins entrant dans le cadre de la création des entreprises médicales en vue de soutenir les jeunes sortant des écoles de formation. Egalement, la question de l’insécurité selon elle, relève d’une importance capitale pour cette journée. « J’étais dans la région du Sahel à peine quelques jours mais certains patients après leurs soins sont accompagnés par les FDS. Donc nous insistons que les médecins doivent collaborer avec les forces compétentes », a-t-elle conclu.

Honoré KIRAKOYA

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