Le représentant du ministre de la Santé, Wilfried Ouédraogo (milieu), a salué la collaboration transfrontalière à travers le traitement des maladies tropicales.

Le comité technique et comité régional de pilotage du projet paludisme et maladies tropicales négligées, se sont réunies, le samedi 22 février 2020 à Ouagadougou. L’objectif était d’analyser les progrès réalisés et de faire des propositions en vue d’améliorer l’efficacité de sa mise en œuvre du projet.

Depuis 2016, l’Organisation Ouest-africaine de la Santé (OOAS) assure la coordination des activités régionales du projet Paludisme et maladies tropicales négligées (P/MTN). Un Comité technique(CT) installé, à cet effet, décide de se réunir une fois par trimestre pour un exercice de validation par le Comité de régional de pilotage (CRP).

C’est dans ce sens que le rendez-vous de Ouagadougou est conforme aux termes des références de la 6e réunion. La cérémonie d’ouverture des travaux est intervenue, le samedi 22 février 2020. L’objectif de ces travaux de deux jours, a signalé le représentant du ministre de la Santé du Burkina Faso, Wilfried Ouédraogo est un cadre de déconcertations pour une convergence d’actions dans les zones transfrontalières et au sein des pays en vue de lutter contre le paludisme et les maladies tropicales négligées dans le Sahel. En ce qui concerne cette activité, a-t-il souligné, l’accent doit être mis dans la capitalisation pour qu’à l’issue de cinq ans de mise en œuvre, qu’il ait une documentation fiable.

Toute chose qui, a confié M. Ouédraogo, permettra de savoir le niveau des indicateurs et de solliciter d’autres opérations de longue durée. A l’entendre, cette tâche des membres a pour rôle de faire le point sur les interventions, surtout d’œuvrer à une planification de façon concertée des actions qui doivent être menées en 2020. Comme actions, le secrétaire générale du ministère de la Santé a cité des campagnes de prévention contre le paludisme saisonnier et des chirurgies réparatrices de l’hydrocèle. Sur ce, il a noté une amélioration des indicateurs.

Tout en saluant les avancées significatives dans la collaboration inter-pays, Koffi Bouzia, représentant le directeur de l’OOAS, a réitéré l’engagement de sa structure dans l’apport nécessaire pour l’amélioration de la santé population au Sahel. M. Bouzia a de ce fait, appelé les 73 experts qu’au sortir de la 7e réunion, à des débats approfondis en vue d’aboutir à des recommandations à impact positif au sein de l’espace. Le coordonnateur de portefeuille des projets de l’OOAS, Césaire Ahanhanzo, a évoqué que le projet est dans la dernière ligne droite de son opérationnalisation.

Malgré tout, a-t-il ajouté, les défis de santé publique demeure dans les pays. Selon lui, à moins d’un an de la fin du projet, toutes les bonnes pratiques doivent être documentées pour confirmer que l’ensemble des objectifs a été atteint. Une telle conduite, a insisté le coordonnateur du portefeuille, qui pourrait être un exemple dans la sous-région. « Nous devons rassurer que l’ensemble des critères d’accords de la Banque mondiale a été pris en compte à travers les audits et la tenue des comptes dans les délais impartis », a confié M. Ahanhanzo avant de préciser que cela va permettre aux partenaires techniques et financiers un accompagnement du chalenge dans la lutte contre le paludisme et les MTN.

En rappel, lancé depuis 2016, le projet Paludisme/Maladies tropicales (P/MTN) est financé par la Banque mondiale à hauteur de 121 millions de dollars dont 10 millions pour l’OOAS comme coordonnateur chargé de sa mise en œuvre. Il couvre le Burkina Faso, le Niger et le Mali et vise à accroître l’accès des services à base communautaire harmonisés pour la prévention et le traitement du paludisme et certaines maladies tropicales dans les frontières de ces pays.

Honoré KIRAKOYA

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