Projets routiers : le constat du REN-LAC

Le REN-LAC a organisé un atelier de restitution des travaux de suivi-citoyen des projets routiers de l’Etat, le vendredi 21 février 2020, à Ouagadougou, en vue d’informer le public sur les travaux d’avancement des chantiers routiers.

Le Réseau national de Lutte anti-corruption (REN-LAC) apporte son regard critique sur les projets routiers au Burkina. Dans ce sens, il a tenu sa deuxième rencontre de restitution des travaux de suivi-citoyen des projets routiers de l’Etat, le vendredi 21 février 2020 à Ouagadougou. En effet, le secrétaire exécutif du REN-LAC, Nacanabo Sagado, a affirmé qu’il s’agit pour le REN-LAC de dresser le bilan des activités des travaux routiers de l’Etat et de porter un regard critique citoyen. Ainsi, il y a trois projets routiers que sont les travaux d’aménagement et de bitumage de la route RN4, jouxtant l’hôpital Yalgado Ouédraogo à Ouagadougou, de la route Manga-Zabré et celle de Kantchari-Diapaga-Transarga-Frontière du Bénin en construction, a précisé le secrétaire du REN-LAC. Par ailleurs, Nacanabo Sagado, a indiqué qu’il y a aussi les travaux du 11-Décembre 2019 dans la région du Centre-Est. L’ancien trésorier du REN-LAC, Mafing Kondé, a expliqué que les activités du réseau concernent non seulement le secteur routier, mais également toutes les infrastructures publiques.

Le constat souligne un grand retard dans l’exécution
de tous les trois chantiers, a-t-il déploré. Il a expliqué que ces difficultés sont liées à la suspension des activités pendant la saison pluvieuse et l’insécurité. M. Kondé a ajouté que pour la réalisation des travaux, les sociétés d’exécution sont confrontées aux délestages des services de l’ONEA et de la SONABEL. Pour l’ancien trésorier du REN-LAC, l’Etat doit engager des jeunes pour le travail, car, selon lui, le bénévolat n’est pas facile. Il a aussi suggéré que l’Etat tienne compte de l’intérêt des populations.

« Le gouvernement doit mettre tout en œuvre pour faciliter l’exécution des travaux routiers », a-t-il déclaré. Le conseiller technique du ministère des Infrastructures, Vincent de Paul Dabiré, a rappelé qu’une convention avait été signée entre le REN-LAC et le département des Infrastructures en 2017. Elle entre en ligne étroite du plan stratégique 2017-2020 du ministère des Infrastructures, a-t-il signifié. Ainsi, selon M. Dabiré, cette convention a  permis le suivi des infrastructures routières, réalisées. La représentante du Programme de gouvernance économique de participation citoyenne (PGEPC) qui accompagne le REN-LAC, Habibou Tasopba, a fait savoir qu’il n’y a pas de bras de fer entre le REN-LAC et le ministère des Infrastructures. Il s’agit, selon elle, d’une stratégie de collaboration pour identifier les difficultés rencontrées pour la mise en œuvre du projet routier et améliorer la collaboration entre les citoyens et l’administration.

Rahissa CESSOUMA
(Stagiaire)

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