Quart de finale U20/ Burkina-Ouganda : 0-0 (3tab 5) L’Ouganda brise le rêve des Etalons

L’aventure des Etalons à la 22e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U20 s’est terminée en quart de finale. Face aux Cranes de l’Ouganda hier au stade Ould Cheikha Boïdiya de Nouakchott, les poulains d’Oscar Barro ont manqué de la baraka. Ils sont tombés à l’issue de l’épreuve des tirs au but (5-3).

Sur la pelouse synthétique du stade Ould Cheikha Boïdiya de Nouakchott, l’apparence physique des athlètes des deux équipes laisse entrevoir une rencontre déséquilibrée. L’on se croirait à un match de deux catégories différentes. Il s’agit d’une équipe des Cranes très imposante de par le gabarit de ses éléments et une formation des Etalons composée de joueurs de tailles moyennes. Qu’à cela ne tienne, les Etalons comme l’avait prévenu leur coach Oscar Barro sont au complet. Avec notamment Ibrahim Bancé et Jean Fiacre Botué Kouamé qui retrouvent leur place dans le onze de départ. Rien à mettre sous la dent durant les cinq premières minutes. Le Burkina Faso allume la mèche en premier par Ibrahim Bancé. Il est à la finition d’une belle action mais reprend mollement le ballon. Cette action sonne du même coup le véritable début des hostilités.

La domination durant ce quart d’heure est ougandaise mais les meilleures actions sont burkinabè. Les Cranes sont dans leur match. Les Etalons, eux, cherchent leurs marques. Malgré tout, ils se procurent quelques opportunités comme celle de la 24e mn où Joffrey Bazié a fait apprécier son bon pied gauche. Son bolide passe légèrement au-dessus de la barre transversale. Petit à petit, Moustapha Yashir Ouédraogo et ses coéquipiers se réveillent, sauf le porteur du dossard n°10 Ibrahim Bancé, très approximatif dans ses choix. Les moins de 20 ans burkinabè deviennent maîtres des lieux. Dans la même période (38e mn), Joffrey Bazié d’un coup franc voit sa balle ricocher sur la barre. C’est sur ce temps fort burkinabè que l’arbitre camerounais NGwa Yuven renvoie les 22 acteurs aux vestiaires pour l’oxygénation.

Ibrahim Bancé en manque d’inspiration

Comme lors de leurs précédentes rencontres, les Etalons font une assez bonne entame de seconde période. Mais leur prestation est toujours émaillée des mêmes déchets qu’en première partie, avec encore un Bancé très peu inspiré. En réalité, l’on a compris pourquoi il est resté sur le banc face à la Namibie. Malgré tout, Barro le laisse encore quelques minutes en observation et décide d’injecter du sang neuf dans le couloir gauche avec l’entrée de Pierre Landry Kaboré à la place de Moubarack Compaoré. A la 66e mn, le festival de Joffrey Bazié est ponctué par une frappe puissante d’Eric Chardey qui a failli dérouter le gardien ougandais.

Les Burkinabè sont les maitres du terrain et auront dû bénéficier d’un penalty sur une main d’un Ougandais à la 80e mn. Mais l’arbitre camerounais en a décidé autrement. Les deux équipes, à l’issue du temps règlementaire, n’arrivent pas à se départager au marquoir (0-0). Et comme le prévoit le règlement de la compétition, il fallait recourir à une prolongation de 2 fois 15 minutes. La surprise a failli se produire plus tôt, si le portier burkinabè Moussa Traoré n’était pas sorti vainqueur de son duel face à l’attaquant ougandais suite à une perte de balle de Roland Sanou dans l’axe. Les deux formations terminent difficilement la partie avec quelques frayeurs d’un camp à un autre. C’est la séance fatidique des tirs qui a départagé Burkinabè et Ougandais. Dans cette épreuve d’adresse, ce sont les Ougandais qui se montrés plus adroits en s’imposant 3-5.

 

Yves OUEDRAOGO
Envoyé spécial
à Nouakchott

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.