Chambre de commerce et d’industrie du Burkina : le renouvellement des instances en vue

Le bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF) a fait le point des activités de l’an IV de la mandature 2016-2021, au cours d’une conférence de presse, le 2 mars 2021 à Ouagadougou.

Le bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) est satisfait de son bilan de l’année 2020. Ce, malgré le contexte sanitaire et sécuritaire. La preuve, le programme d’activités de ladite année enregistre un taux de réalisation de 91,56% des activités. L’information a été donnée au cours du point de presse organisé par le bureau et l’administration consulaire, le 2 mars 2021. Le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo dit Khadafi, a confié que les investissements directs étrangers se chiffrent à 172,8 milliards F CFA contre 113,7 milliards F CFA en 2019. Mieux, il a révélé que la contribution du secteur privé à la mobilisation des recettes fiscales et douanières a atteint un seuil de 1439,6 milliards F CFA en 2020 contre 1424,9 milliards F CFA en 2019. « Ce dynamisme a suscité la création de 15 643 nouvelles entreprises contre 13 137 nouvelles entreprises en 2019 », a-t-il dit. De l’avis du Directeur général (DG) de la Chambre de commerce, Issaka Kargougou, ces résultats ont été possibles grâce à la grande capacité de résilience de son institution qui lui a permis de s’adapter efficacement aux réalités de l’environnement national et international.

Il a fait comprendre, par ailleurs, que dans le cadre du développement du capital humain et facilitation de l’accès au financement du secteur privé, la CCI-BF a formé 904 apprenants et 304 étudiants diplômés dont 278 techniciens supérieurs et ingénieurs de travaux et 26 ingénieurs de conception. M. Kargougou a soutenu que dans le cadre du développement de l’intelligence économique et du portefeuille de services d’appui-conseil aux entreprises, la Chambre de commerce a apporté une assistance aux acteurs économiques à travers le programme PARE-COVID-19 et FRE-COVID, l’accompagnement de 392 entreprises dans les Hauts-Bassins et le programme KAISEN-LEAN qui a permis de former 19 unités industrielles sur les automates et la démarche KAISEN. En outre, le directeur général de la CCI-BF a souligné à propos du développement et du renforcement de l’offre en infrastructures et en équipements économiques que son institution, a, au titre de sécurisation du patrimoine immobilier de la Chambre de commerce, obtenu l’arrêté d’exploitation du site de Moami de 25 ha, à Bobo-Dioulasso et entamé le processus de sécurisation de deux terrains à Ouessa dans la province du Ioba.

Issaka Kargougou a informé que concernant la construction des sièges des délégations consulaires régionales, la CCI-BF a enregistré des avancées notables à Banfora et à Gaoua avec des taux d’exécution physique identiques de 95%. Les chantiers de Fada N’Gourma et de Kaya enregistrent respectivement des taux d’avancement physique de 65% et 48%, foi du directeur général. Le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo s’est appesanti sur les défis de l’institution. Il s’agit essentiellement de la poursuite des travaux d’extension et de réhabilitation du port sec de Bobo-Dioulasso pour un coût d’environ 10 milliards francs CFA, l’achèvement des travaux de construction du parking dédié aux gros porteurs à Akassato en République du Bénin, dont l’inauguration est envisagée au cours de ce premier semestre et la relance de l’exportation de la mangue par fret aérien à partir de Bobo-Dioulasso.

« Bien au fait du rôle qu’elle doit jouer en tant que porte-voix des milieux d’affaires burkinabè, notre Institution s’est résolument engagée à amorcer la relance économique en poursuivant la mise en œuvre du Plan stratégique de la mandature (PSM) 2016-2021, qui a connu un taux d’exécution physique de 91,56% en 2020 contre 80,46% en 2019 et 79,68% en 2018 », a déclaré Mahamadi Savadogo. Le président de la CCI-BF a rappelé que 2021 est une année charnière pour son institution qui devra relever le double défi de l’achèvement des projets majeurs de la mandature et celui du renouvellement démocratique de ses instances à travers l’organisation des élections consulaires. Il a donc invité l’ensemble des opérateurs économiques à privilégier le dialogue et l’intérêt collectif pour des élections apaisées, démocratiques et transparentes.

Gaspard BAYALA

 

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