Réconciliation nationale: la « part » de conseils de Jean Baptiste Ouédraogo

Le ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, s’est rendu chez l’ancien chef d’Etat, Jean Baptiste Ouédraogo, le jeudi 4 mars 2021, à Ouagadougou.

Après avoir animé une conférence de presse dans la matinée du jeudi 4 mars 2021, à Ouagadougou sur sa mission, le ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, est allé se ressourcer chez le président de la Transition, Michel Kafando (sans la presse) et l’ancien chef d’Etat, Jean Baptiste Ouédraogo. Après deux heures d’entretien, M. Diabré est ressorti de chez son hôte avec assurance.
« C’est une démarche qui s’inscrit dans le souci qui consiste d’aller à des sources intéressantes et utiles. Je voudrais remercier les présidents Jean Baptiste Ouédraogo et Michel Kafando pour les échanges que nous avons eus sur les contours de la mission qui m’a été confiée. Ils ont exercé les plus hautes responsabilités à la tête du pays et sont pétris d’expériences et de savoirs », a déclaré le ministre chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Il a dit retenir de ces échanges « une volonté très forte de la part de Jean Baptiste Ouédraogo » d’aider le président du Faso à réussir le pari de rassembler tous les Burkinabè.
Sur la même lancée, l’ancien chef d’Etat (1982-1983) a indiqué avoir donné au ministre d’Etat des conseils (ndlr, sa part de conseils en référence à son livre intitulé « Ma part de vérité »), estimant que la réconciliation est « un mal nécessaire » pour le pays. « Il y a beaucoup de problèmes qui incitent à la réconciliation. Nous avons vu tous les aspects qui entrent en jeu et qui peuvent aider à comprendre la mission et mobiliser tous les différents acteurs afin de parvenir à un résultat. Nous avons beaucoup insisté sur les causes qui incitent à la réconciliation. Les crimes de sang qui ont secoué notre pays ont été déjà l’objet de certaines initiatives antérieures comme la conférence nationale et le collège des sages », a détaillé Jean Baptiste Ouédraogo. En plus des crimes de sang, a-t-il dit, il y a les crimes économiques et ceux liés à l’insécurité. « A travers nos échanges, j’ai compris qu’il y a énormément de travail à faire. La mission n’est pas impossible, elle demande beaucoup de travail, d’application. Avec un accompagnement qui sied, nous arriverons à un résultat », a souligné M. Ouédraogo.

Karim BADOLO

 

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