Rocade Sud-Est du boulevard-Tansoba : Roch Marc Christian Kaboré lance les travaux de réhabilitation

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, préside ce mardi 16 juillet 2019, la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation et d’amélioration de la Rocade Sud-Est du boulevard des Tansoba à Ouagadougou.

Long de plus de 6 kilomètres, le tronçon du boulevard qui relie l’échangeur de l’Est et celui de Ouaga 2000, va faire peau neuve et contribuer à l’amélioration des conditions de circulation des habitants de la ville de Ouagadougou. La réalisation du projet est financée par un don accordé par l’Etat japonais pour un montant de plus de trente milliards de francs CFA, avec un délai d’exécution de trente-six (36) mois. La réhabilitation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre-Plan national de développement économique et social (PNDES) dans lequel le président du Faso a inscrit le développement des infrastructures routières au rang des priorités.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Activités commémoratives des cent ans de la Haute-Volta: Une immersion dans l’histoire de la Boucle du Mouhoun

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Le secrétariat permanent de l’organisation de la fête nationale du 11-Décembre a organisé le samedi 13 juillet 2019 à Dédougou, une conférence publique sur l’histoire et les potentialités économiques de la Boucle du Mouhoun dans le cadre de la commémoration des cent ans de la Haute-Volta. Tôt le matin, c’est un cross populaire qui a marqué le démarrage des activités.

Lancées en avril 2019 à Kaya dans la région du Centre-Nord, les conférences régionales sur le centenaire du Burkina Faso étaient à leur sixième étape, ce samedi 13 juillet 2019, à Dédougou, dans la Boucle du Mouhoun. «De la création de la Haute-Volta à la construction de l’Etat-Nation burkinabè : leçons et défis», c’est sous ce thème que se tiennent ces conférences publiques dans les treize (13) régions du pays, à la faveur de la commémoration des cent ans de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso.

«Le secrétariat permanent de l’organisation de la fête nationale du 11- Décembre a été instruit par le gouvernement, d’organiser ces conférences sur le centenaire, afin de faire découvrir ou redécouvrir l’histoire de notre pays», a justifié le secrétaire permanent de l’organisation de la fête nationale du 11-Décembre, Khalil Bara. Ecrite par des acteurs qui ne sont pas forcément des Burkinabè, l’histoire du Burkina faso, poursuit Khalil Bara, mérite d’être appropriée par le peuple burkinabè, surtout par la nouvelle génération.

Ainsi, ces conférences, a-t-il indiqué, permettront de faire une compilation des différents thèmes qui seront développés, afin d’avoir une histoire authentique. Plus qu’un fait historique, la commémoration des cent bougies de la Haute-Volta soufflées le 1er mars 2019, selon le gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Edgard Sié Sou, est un devoir qui doit entraîner une prise de conscience, dans le but d’œuvrer pour la cohésion sociale de l’ensemble des filles et fils, la stabilité et le progrès durable.

Bâtir l’Etat-Nation A Dédougou, pendant plus de deux heures, d’imminentes personnalités ont tenu en haleine le public qui a fait le déplacement de la salle polyvalente de la cité de Bankuy sur l’histoire du «grenier du Burkina» et sur ses potentialités économiques. «Après le colloque sur les cent ans du Burkina Faso, il a été jugé utile d’aller dans les régions pour permettre aux uns et aux autres de découvrir l’histoire de leur région.

Plus qu’un fait historique, le centenaire de la Haute-Volta, selon le gouverneur Edgard Sié Sou doit permettre «une prise de conscience, d’œuvrer pour la cohésion sociale de l’ensemble des filles et fils, de la stabilité et du progrès durable».

Pour ce qui est de l’étape de Dédougou, il s’agira de faire un cours d’histoire sur la région de la Boucle du Mouhoun, afin de permettre à l’ensemble de cette partie du Burkina faso de s’approprier leur histoire. Ensuite, une seconde communication sur les potentialités économiques dont la région dispose pour se développer», a rappelé Magloire Somé, professeur d’histoire contemporaine à l’université Joseph-Ki-Zerbo.

D’un côté, pour le professeur d’histoire contemporaine, par ailleurs conseiller spécial du Premier ministre, ces conférences mettent l’accent sur l’histoire et la cohésion sociale, et de l’autre côté sur les potentialités économiques pour amener les populations à prendre conscience qu’elles peuvent se baser sur ces potentialités pour bâtir l’Etat-Nation. C’est pourquoi le secrétaire permanent de l’organisation de la fête nationale du 11-Décembre a invité les participants de Dédougou, surtout la frange jeune, à faire sienne l’histoire de la Boucle du Mouhoun.

Avant de rejoindre la salle polyvalente de Dédougou pour cette conférence, le comité d’organisation des activités commémoratives du centenaire de la Haute-Volta a invité tôt le matin, la population de Dédougou sur le terrain du sport pour un cross populaire qui a conduit les sportifs d’une matinée, a permis aux conférenciers, selon le gouverneur Edgard Sié Sou, de se mettre en jambe et d’être de bonne humeur pour suivre les différentes communications. Un circuit d’environ quatre kilomètres suivi d’une séance d’aérobic a permis aux Dédoulais d’apporter leur touche aux activités commémoratives des cent ans de la Haute-Volta.

Kamélé FAYAMA

Optimisation de recettes fiscales : Les EPE à la recherche de meilleures stratégies

Les agents comptables des Etablissements publics de l’Etat (EPE) organisent leur 20e conférence annuelle, du 15 au 17 juillet 2019, à Ouagadougou, sous le thème : «L’agent comptable et le régime fiscal burkinabè».

Les Etablissements publics de l’Etat (EPE) veulent jouer pleinement leur partition dans la mobilisation des ressources au profit du budget national. La réalisation de cet objectif est au cœur de la 20e Conférence annuelle des agents comptables des EPE (CACEPE), qui se tient, du 15 au 17 juillet 2019, à Ouagadougou, sous le thème : «L’agent comptable et le régime fiscal burkinabè».

Le choix de ce thème se justifie par le fait qu’avec le code des impôts de 2017, les EPE sont soumis à un certain nombre d’impôts, notamment la TVA. Cependant, les agences comptables des Etablissement publics de l’Etat rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions fiscales.

Les agents comptables seront outillés à l’application de la TVA sur certaines prestations.

A travers échanges et partages d’expériences, cette conférence vise donc à outiller les agents comptables à la mise en œuvre de cette nouvelle fiscalité qui s’applique désormais aux EPE, a fait savoir le directeur du Trésor et de la comptabilité publique, Célestin Santéré Sanon. Elle va également permettre de corriger les insuffisances que rencontrent les EPE au niveau du recouvrement, de la gestion financière et comptable, de la gestion de la trésorerie, a-t-il ajouté.

Au regard de l’importance du thème de la rencontre, le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Seglaro Abel Somé, a invité les participants à mener des réflexions qui puissent permettre de cerner les différents taxes et impôts auxquels sont soumis les EPE ainsi que les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Initiée en 2000, la CACEPE se veut un véritable cadre de débats et d’échanges sur les problématiques relatives à l’amélioration de la gouvernance économique et financière des EPE, avec pour objectif l’anticipation sur les difficultés.

Mahamadi SEBOGO

windmad76@gmail.com

Procès du putsch : Les avocats de Diendéré obtiennent un report

L’audience du procès du putsch manqué, reprise ce 15 juillet 2019, a été reporté au 23 juillet 2019, pour «cause» d’inconstitutionnalité de l’article 67 du Code pénal ancien, une exception soulevée par la défense du Général Gilbert Diendéré.

Le 15 juillet 2019, à l’audience du procès du putsch manqué, c’était au tour des avocats du général Gilbert Diendéré, Mes Mathieu Somé, Jean Degli, Olivier Yelkouni, Maria Kanyili et Latif Dabo, de défendre leur client. A l’entame de cette défense, ils ont soulevé «l’inconstitutionnalité» de l’article 67 du Code pénal ancien.

«La requête a été déposée au Conseil constitutionnel depuis le 11 juillet 2019», a souligné Me Mathieu Somé. Selon lui, l’inconstitutionnalité réside dans le fait que l’auteur d’un acte est responsable des conséquences prévisibles posées par cet acte. «Cela signifie que le caractère personnel et individuel de la sanction prévue par la Constitution est en train de subir une mutation subtile.

Pourtant, l’article 5 de la Constitution stipule que la responsabilité pénale est personnelle et individuelle. De ce fait, un auteur des faits d’attentat à la sûreté de l’Etat ou de trahison, ne peut être poursuivi pour des faits de meurtres, de coups et blessures volontaires, encore moins d’incitation à l’indiscipline. D’où cette exception», a-t-il expliqué.

De son avis, l’article 25 de la loi organique, portant fonctionnement du Conseil constitutionnel, formule que lorsque la question est posée, soit le tribunal, sans chercher à apprécier, doit surseoir à appliquer les dispositions qui posent le problème, soit, le Conseil constitutionnel est saisi pour statuer dans un délai maximum d’un mois.

L’avocat du général Diendéré, Mathieu Somé a soulevé «inconstitutionnalité» de l’article 67 du Code pénal ancien.

Face au soulèvement de cette exception, le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, statuant en premier ressort, a déclaré recevable la requête et a ordonné de surseoir à statuer. En attendant la décision du Conseil constitutionnel, l’audience a été reportée au 23 juillet 2019. Pourquoi un recours en phase de plaidoirie ? A cette question, Me Somé a indiqué qu’étant donné que la loi l’autorise, les avocats de la défense ont le droit de faire un recours quand ils le veulent.

Quant à la décision du Conseil constitutionnel de statuer sur la constitutionnalité de l’article, l’auxiliaire de justice a affirmé que la défense va recourir au principe de la personnalité, c’est-à-dire le caractère individuel de l’acte, car chaque accusé doit répondre de ses faits.

«Cependant, le parquet militaire n’a pas les preuves nécessaires pour prouver cela. Il y a donc un doute, qui profite à l’accusé», a-t-il précisé. Mais les avocats de la partie civile voient en cette action, une manière de retarder de nouveau le procès. «Nous sommes très étonnés de savoir que c’est pendant la phase des plaidoiries, que les avocats du général découvrent le caractère anticonstitutionnel de cette disposition.

Pourtant, elle a fait l’objet de débat et l’ensemble des accusés se sont défendus sur la question. Sachant bien que lorsque vous l’évoquez, la juridiction devant laquelle la disposition critiquée est soulevée, doit surseoir à statuer, le temps que le Conseil constitutionnel décide. C’est une ruse pour retarder le procès», a soutenu l’avocat de la partie civile, Me Séraphin Somé.

Pour lui, c’est peut être les réquisitions du ministère public qui ont réveillé certains accusés et les ont amenés à comprendre que le procès est sérieux. «Cette exception soulevée vient une fois de plus nous conforter dans la position selon laquelle il existe des personnes décidées à ne pas voir ce procès se mener jusqu’à son terme», a-t-il relevé.

Fleur BIRBA

30es Universiades de Naples : Marthe Koala décroche l’argent

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Ouvertes à Naples en Italie le 3 juillet, les Universiades, cadre de compétitions sportives mondiales des universitaires, ont refermé les portes le 14 juillet sur un exploit de Marthe Koala en heptathlon, médaillée d’argent. Parmi les plus de 10 000 compétiteurs venus des quatre coins du monde, le Burkina n’a aligné que 3 athlètes, d’où le goût particulier de la médaille de Koala.

Le Burkina Faso, à l’appel de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU), a participé aux 30es universiades, considérés, avec ses 9 000 sportifs comme la 2e compétition la plus importante au monde en termes de nombre de participants. Marthe Koala (saut en longueur et heptathlon), Sawadogo Faycal (taekwondo) et Bienvenue Roamba (saut en longueur) ont défendu les couleurs du Burkina dans cette compétition.

Certains Etats, notamment la Russie, la Chine, l’Italie, la France, le Brésil, les Etats-Unis d’Amérique ont inscrit plusieurs centaines d’athlètes ce qui augmentait leur chance de médailles. Malgré un faible niveau de représentation, le Burkina Faso a réussi, par l’entremise de Marthe Koala, à inscrire son nom dans la liste du club fermé des pays médaillés de ces jeux.

L’athlète burkinabè, durant les épreuves combinées, a plusieurs fois pris la tête du classement, synonyme de médaillé d’or. Mais gênée par un doigt blessé, elle a finalement été barrée par la Finlandaise, Silamann Miia, visiblement à l’aise dans les épreuves de lancée. Marthe Koala a néanmoins réussi à faire lever la foule lors de la dernière épreuve, les 800m qu’elle a remportés avec brio.

Inscrite à l’épreuve du saut en longueur simple, l’athlète burkinabè n’a pas réussi à faire sa performance habituelle pour engranger une médaille. Elle a réalisé un bond de 6,25m contre 6,60m réussis habituellement. La vainqueure, l’Ukrainienne, Maryne Bekh-Romanchukh s’est imposée avec une performance de 6,84m. Deux autres athlètes burkinabè étaient en lice dans ce rendez-vous du gotha mondial du sport universitaire. Le jeune taekwondiste, Faycal Sawadogo, très promoteur, a été calé en demi-finale non sans avoir réussi une remontée qui a impressionné plus d’un.

De même, la jeune pousse, Jean-Claude Roamba a découvert les réalités du haut niveau. Visiblement timoré, il n’a pu réussir qu’un seul essai valide. Les deux autres sauts en longueur ont été disqualifiés. La participation du Burkina a été une réussite malgré tout. Il se classe provisoirement 50e sur 65 pays médaillés, battant des Nations de sport telle que l’Espagne. Précisons que 118 pays ont participé à ces Universiades de Napoli, ce qui signifie que 53 nations rentrent bredouille au bercail, sans la moindre médaille.

DCPM/MSL

Crise au CDP : La section du Yatenga roule pour Eddie Komboïgo

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Les responsables de la section provinciale du Yatenga du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont animé une conférence de presse, le samedi 13 juillet 2019 à Ouahigouya. La crise que traverse le parti était au menu de la rencontre avec les hommes des médias.

Une conférence de presse, «par devoir de redevabilité». C’est en ces termes que le Secrétaire général (SG) du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) du Yatenga, Oumarou Barou Ouédraogo, a qualifié la rencontre organisée, le samedi 13 juillet 2019 à Ouahigouya, avec les hommes de presse.

Ladite conférence de presse, a-t-il d’emblée dit, vise à informer les militants et sympathisants du parti, après la tenue du 7e congrès du CDP et le renouvellement récent des structures au Yatenga. Le principal orateur du jour a laissé entendre, que l’actualité politique nationale a mis l’ex-parti au pouvoir sous le feu des projecteurs à travers une «pseudo crise».

Le SG du CDP/Yatenga a rassuré l’opinion publique et les militants, que le CDP-Yatenga va bien, en témoigne le fonctionnement normal des structures du parti. Il prend pour preuve, le renouvellement des instances du parti débuté depuis le 2 mars 2019 par la section provinciale et par la suite, dans les 13 sous-sections et les comités de base.

«Nous tenons à affirmer que le CDP au Yatenga se porte bien et poursuit dans sa nouvelle vision de gouvernance, sa dynamisation où tout militant a sa place», a argué le patron local du CDP. Revenant sur l’incident au cours de la rencontre des secrétaires généraux du parti au stade du 4-Août à Ouagadougou, M. Ouédraogo a regretté «une tentative de sabotage par une horde de personnes mal intentionnées, antidémocrates qui, par leur agissement, veulent imposer leur candidat, par ailleurs indépendant, comme candidat du CDP et empêcher le parti de se conformer aux textes règlementaires».

Au nom de ses camarades, il a condamné toute forme de violence et appelé par la même occasion les militants «sincères» à la sérénité. «Nous réitérons notre soutien indéfectible au président d’honneur, Blaise Compaoré et au président élu du CDP, Eddie Komboïgo.

Ils peuvent compter sur nous, militants du Yatenga, bastion de la résistance et de la renaissance du parti, une réponse aux aspirations profondes du peuple burkinabè dans sa quête de démocratie, de paix, de justice, de réconciliation et de développement», a lancé l’animateur de la conférence de presse.

Plusieurs préoccupations ont été soulevées par les journalistes auxquelles des réponses ont été apportées. Répondant particulièrement à la question de la candidature du CDP à la présidentielle de 2020, Oumarou Barou Ouédraogo a fait savoir qu’au moment venu, le parti choisira son candidat. «Pour l’instant, nous, au CDP-Yatenga, nous soutenons le président du parti, Eddie Komboïgo, qui a le devoir d’animer la vie du parti et de remobiliser les militants pour la reconquête du pouvoir en 2020», a-t-il indiqué.

Philibert NIKIEMA

Mélégué Maurice Traoré : «Le CDP n’a pas encore dit son dernier mot»

Dans le cadre d’une tournée nationale à travers les 45 provinces du pays pour dynamiser le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), son président, Eddie Komboïgo, a rencontré les militants du Sanguié, le dimanche 14 juillet 2019 à Réo.

Les militants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de la province du Sanguié ont accueilli la direction nationale de leur parti, le weekend dernier. En effet, après Zawara le vendredi 12 juillet, Pouni, le samedi 13 et Didyr dans la matinée du dimanche 14 juillet, la ville de Réo a marqué dans l’après-midi, le clou de la sortie provinciale.

«Le CDP n’a pas encore dit son dernier mot, contrairement à certaines allégations qui ne vendaient plus cher la peau de notre parti», a lancé Mélégué Maurice Traoré, aux côtés du président du parti, Eddie Komboïgo et d’autres figures comme Beyon Luc Adolphe Tiao, Eguima Véronique Kando, Moïse Traoré, Topan Sané, Bila Gérard Segda, Catherine Traoré, Jean Bassono, Sali Somé.

A entendre Mélégué Traoré, le CDP est en train de renaître de ses cendres à Réo et dans le Sanguié. Et d’ajouter que la mobilisation du jour «ne fait que rappeler les beaux jours du parti». Comme lui, Luc Adolphe Tiao et Véronique Kando, sont également passés à la tribune pour appeler à un regain de dynamisme du militantisme au CDP.

Pour eux, le parti de Blaise Compaoré a déjà fait ses preuves en matière de développement et du vivre-ensemble et regorge toujours de ressources humaines «valables et capables» de remettre le pays sur la voie du développement et de la cohésion sociale. «Pour redonner cette chance au Burkina Faso, les uns et les autres doivent accompagner le CDP aux prochaines élections pour la reconquête du pouvoir d’Etat, car avec Eddie Komboïgo, c’est un CDP de paix, de l’unité, du développement et non un CDP de règlement de comptes», ont en somme dit les intervenants.

Le président du CDP, Eddie Komboïgo, s’est, pour sa part, réjoui de la mobilisation et a rassuré les militants du Sanguié qu’il n’entend pas démissionner comme certains l’appellent de tous leurs vœux. «Je suis venu ici au Sanguié avec un message de paix, de réconciliation, de reconstruction du CDP. Ce message est bien passé, eu égard à la mobilisation et à la réaction des populations», a-t-il soutenu.

Au sujet de la vie de son parti, M. Komboïgo a estimé que la vision du CDP réside surtout dans le respect des textes, appelant les uns et les autres à se départir des «clichés stéréotypés» afin que le parti reprenne son lustre d’antan. En ce qui concerne l’insécurité qu’il déplore, le président du CDP a indiqué qu’il est urgent de travailler «sérieusement» au retour de la paix afin que les populations retrouvent la cohésion et le vivre-ensemble légendaires.

Quant aux élections, il appelle de tous ses vœux, l’effectivité de celles-ci «à bonne date pour une démocratie plus rayonnante au Burkina Faso». Avant le ballet des officiels, le porte-parole des anciens, Bassambié Bado, celle des femmes, Claudette Kanki et celui des jeunes, Franck Bamouni, ont réaffirmé leur appartenance au CDP et leur engagement à accompagner son président aux prochaines élections.

 

Pascal BAKO

Elections de 2020 : Le MPP/Boulkiemdé «déjà prêt»

La section du Boulkiemdé du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a tenu, le dimanche 14 juillet 2019 à Koudougou, une assemblée générale. A l’occasion, des membres du bureau exécutif national ont échangé avec les militants sur la vie du parti et l’actualité nationale.

Le parti au pouvoir se met en ordre de bataille, en prélude aux élections de 2020. Dans le Boulkiemdé, des responsables du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont sonné le rappel des troupes pour assurer au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le «coup KO».

Le dimanche 14 juillet 2019, ils se sont entretenus avec les militants sur la vie du parti et celle de la nation. Le secrétaire général du MPP/Boulkimdé, Jean Zongo, a rassuré les uns et les autres que «le parti du Soleil levant se porte bien» au niveau provincial. «Tout est déjà prêt pour 2020. Nos militants sont mobilisés pour la victoire. On est confiant», a soutenu M. Zongo. La même confiance règne sur le plan national, selon le secrétaire exécutif national du MPP, Lassané Savadogo.

Il a rappelé à l’assistance, les problèmes sécuritaires, la fronde sociale qui ont plombé le mandat du président Roch Kaboré et la mise en œuvre de son programme. «Nous sommes satisfaits des résultats que nous avons pu obtenir. D’ici à 2020, tout sera mis en œuvre pour respecter les différents engagements du président», a toutefois dit M. Savadogo.

Le secrétaire exécutif national du MPP a aussi évoqué la tenue du dialogue politique, voulu par Roch Kaboré. Pour lui, il s’agit d’un idéal entre la majorité présidentielle et l’opposition politique, pour échanger sur la réconciliation nationale, la sécurité, la justice, le quota genre, les prochaines élections … «Nous sommes confiants. C’est pourquoi nous voulons un consensus sur les questions électorales.

Nous voulons des élections claires. Si on dit que le MPP a terrassé, c’est que l’adversaire est à terre et tout le monde le voit. Ce qui est clair, c’est que pour 2020, le MPP est prêt», a affirmé Lassané Savadogo, sous un tonnerre d’applaudissements. Faisant un tour d’horizon de l’actualité nationale, il est revenu sur l’affaire dite de charbon fin. Pour lui, il y a eu des amalgames. Ni le MPP, ni le gouvernement, encore moins le président du Faso n’ont quelque chose à avoir dans cette affaire. M. Savadogo a exigé qu’il y ait vérité et justice, afin de situer les différentes responsabilités.

Il s’est aussi prononcé sur la crise au sein de l’ancien parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Pour Lassané Savadogo, ce qui se passe actuellement au CDP donne raison à ceux qui l’ont quitté pour créer le MPP. «Le CDP n’est pas un parti. On ne peut pas réveiller un cadavre (…) Aujourd’hui, il y a un seul parti au Burkina Faso, c’est le MPP», a soutenu «l’observateur de la scène politique», qui a annoncé de milliers de nouvelles adhésions au parti. Ce qui lui a fait dire que le MPP de 2019 est plus fort que celui de 2015, qui a remporté les élections.

Djakaridia SIRIBIE