La sixième édition du forum ouest-africain de développement des entreprises (Africallia) s’est tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire du 12 au 15 juin 2019, sous le thème : «Monnaie et intégration économique : enjeux pour le secteur privé en Afrique». Plus de 700 participants ont pris part à l’événement patronné par le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly.
Plus de 700 participants venant de 19 pays africains, européens et asiatiques et 6100 rencontres B2B formelles. Le bilan de la sixième édition du forum ouest-africain de développement des entreprises (Africallia) se chiffre ainsi, au terme de deux jours de conférence et de rendez-vous d’affaires, les 13 et 14 juin 2019 à Abidjan en Côte d’Ivoire.
La première édition du forum hors du territoire burkinabè a enregistré provisoirement, d’après le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Côte d’Ivoire (CCI-CI), Faman Touré, 93,8% de satisfaction en matière de rencontres d’affaires. Concernant les alliances commerciales projetées, le résultat obtenu est de 76,6% et il y a 92,4% de promesses de suites à donner.
Ce bilan est «largement satisfaisant», pour le président Touré qui a salué la discipline, la patience et l’engagement des participants à développer des partenariats d’affaires, attitude qui a été d’une grande utilité aux organisateurs. C’est aussi la satisfaction du côté des responsables chargés de veiller au respect du format du forum.
Pour le secrétaire permanent d’Africallia, Félix Sanon, le cahier des charges a été respecté malgré des aspects sécuritaires à améliorer. «C’est pratiquement le même format qu’à Ouagadougou, ce qui a généré beaucoup de participations», a estimé Vincent Grosyeux, le directeur général de Futurallia, partenaire technique d’Africallia.
S’agissant de la participation par pays, c’est la délégation du Burkina Faso qui a été distinguée comme la plus nombreuse d’Afrique de l’Ouest, 183 membres, suivie de celle française, la plus importante d’Europe, la Tunisie ayant gagné le trophée de la délégation magrébine. Les entreprises burkinabè qui étaient à Abidjan évoluent dans les secteurs de l’agroalimentaire, du Bâtiment et travaux publics, de l’hydraulique, des services, des transports, etc., d’après le directeur du développement international et du partenariat à la CCI du Burkina Faso, Pégnai Ouarma.
Le patron d’Africallia 2019, le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly (milieu), a félicité les ministres burkinabè et ivoirien en charge du commerce, Harouna Kaboré (gauche) et Souleymane Diarrassouba pour l’organisation réussie du forum.
Le jeune promoteur immobilier, Georges Yaméogo, a dit avoir saisi l’opportunité d’Africallia 2019 à Abidjan, pour rechercher de partenaires techniques et des conseils auprès des entrepreneurs aguerris. Quant à l’Associé-gérant du cabinet d’assistance juridique et fiscal et d’accompagnement en entrepreneuriat, Saïdou Zida, il est à sa quatrième participation. Il a pu nouer des contacts avec ses 15 rendez-vous programmés et se faire connaître davantage, dans la perspective d’avoir des contrats.
Il encourage les jeunes hommes d’affaires à participer à de telles rencontres. Sur la même lancée, Aziz Nignan, patron d’entreprise et secrétaire général de l’Amicale des jeunes entrepreneurs du Burkina (AJCEB), soutient que les débutants dans les affaires doivent participer à un tel forum pour se faire un bon carnet d’adresses. Pour sa part, le directeur général adjoint de la société ivoirienne OS Logistics, Aboudramane Ouattara, voit en Africallia une bonne opportunité d’affaires pour les petites et moyennes entreprises, un moment de communion entre des sociétés de plusieurs secteurs.
Il a dit avoir rencontré des sociétés burkinabè et nigériennes avec lesquelles sa structure pourra avoir des relations commerciales. «Africallia est le forum à perpétuer et même à organiser deux fois par an», a-t-il soutenu. La cérémonie de clôture d’Africallia 2019, patronnée par le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a été l’occasion pour les acteurs ivoiriens et burkinabè de se féliciter du défi de l’organisation qui a été relevé. Désormais, selon le président du comité de pilotage du forum, Oumar Yugo, la rencontre se tiendra alternativement dans la capitale burkinabè et celle d’un autre pays d’Afrique de l’Ouest. Rendez-vous a été pris pour fin mai-début juin 2020 à Ouagadougou pour la 7e édition.
Les experts africains du Groupe 5a pour le patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ont clôturé leur 4e réunion, le jeudi 13 juin 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation de la 43e session du Comité du patrimoine mondial (CPM).
Les experts africains du Groupe 5a (Angola, Burkina Faso, l’Ouganda, Tanzanie et le Zimbabwe) pour le patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sont prêts pour participer à la 43e session du Comité du patrimoine mondial (CPM) qui se tiendra du 30 juin au 11 juillet 2019 à Bakou, en Azerbaïdjan.
En effet, ils ont clôturé leur 4e réunion, le jeudi 13 juin à Ouagadougou. Durant quatre jours, les participants ont examiné, entre autres, la Convention du patrimoine mondial et développement durable, la stratégie de renforcement des capacités du patrimoine mondial et le processus de propositions d’inscription des biens africains sur la liste du patrimoine mondial.
Conscients des enjeux liés non seulement au développement durable et au patrimoine mais aussi à leur participation à cette 43e session, les experts ont pris des résolutions fortes pour travailler à l’harmonisation de leurs points de vue et décisions.
Les experts ont abouti à des résolutions pour travailler à l’harmonisation de leurs points de vue et décisions à Bakou.
Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le directeur de cabinet, Théophile Tenkodogo a, au nom du gouvernement, salué les efforts de l’ensemble des acteurs qui ont contribué à la bonne tenue de cette rencontre. «J’ai pu constater que vous vous êtes engagés à faire entendre la voix de l’Afrique, les spécificités africaines ainsi que les défis à relever dans le cadre du développement durable en lien avec le patrimoine, lors de la session de Bakou», a-t-il signifié aux participants.
Cette 4e réunion, a-t-il ajouté, constitue un tournant important pour le Groupe 5a au regard des enjeux actuels liés à la sortie de quatre membres, à la problématique de conservation des biens culturels et naturels, à la sous-représentativité des biens africains inscrits sur la liste du patrimoine mondial, etc. Le représentant du ministre en charge de l’enseignement supérieur a rassuré les participants que le Burkina Faso ne ménagera aucun effort pour soutenir et faire entendre les résolutions auxquelles ils ont abouti.
Il a terminé ses propos sur une note d’espoir pour plus de reconnaissance mondiale et de protection du patrimoine de la région et surtout un meilleur ancrage de ce patrimoine au développement durable. Le président du comité d’organisation, Dr Lassina Simporé, s’est dit satisfait du déroulement des travaux. Il a traduit sa reconnaissance aux premiers responsables des ministères en charge de la culture, de l’enseignement supérieur, de l’environnement et des Affaires étrangères chargés du dossier et à tous les participants pour le succès de la rencontre de Ouagadougou.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale (MFPTPS), Pr Séni Ouédraogo, a dirigé les travaux de la première session de l’année du comité de pilotage de la modernisation de l’administration publique et de la bonne gouvernance, le vendredi 7 juin 2019, à Ouagadougou.
Composés de membres du gouvernement, de la société civile, du secteur privé et des collectivités territoriales, les participants à la première session du comité de pilotage de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance se sont réunis, le vendredi 7 juin 2019, à Ouagadougou.
Avec pour objectif de donner les dernières orientations du premier plan stratégique de modernisation de l’administration publique, ils ont échangé sur les rapports de 2018, le plan de travail et le budget annuel 2019. Ils ont aussi examiné l’ensemble des orientations pour l’année 2020.
Selon le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale (MFPTPS), le Pr Séni Ouédraogo, la présente session entre dans le cadre d’un plan stratégique de modernisation de l’administration 2011-2020, élaboré par le Burkina Faso. Et à l’entendre, le gouvernement s’est engagé à faire du fonctionnaire burkinabè un agent au service du citoyen.
Les participants ont mis l’accent sur les attentes du peuple burkinabè vis-à-vis de l’administration publique, au cours des échanges.
Cela se traduit sur le terrain par le recensement des agents, la description du poste de travail des ministères et institutions publiques, la mise en place d’un système fiable d’authentification des diplômes d’accès à la fonction publique, la rationalisation du système de rémunération, entre autres. «Ces actions vont induire un réel développement de la performance de notre administration», a-t-il assuré.
En termes d’acquis, il a affirmé que le Burkina Faso peut se féliciter du fait qu’en une décennie, il a fait des «bonds qualitatifs» en matière de modernisation de l’administration. Il a cité le Système intégré de gestion administrative et salariale du personnel de l’Etat (SYGASPE) qui a inspiré le Tchad.
Le ministre Séni Ouédraogo a également évoqué le système d’organisation des concours qui, à son avis, a atteint un niveau de perfectionnement permettant l’égalité d’accès aux emplois publics. Il a enfin révélé qu’au niveau de la conférence interafricaine de prévoyance sociale, le Burkina Faso est le premier pays qui, en une vingtaine de jours, arrive à traiter les dossiers de retraite. Malgré quelques imperfections qu’il a reconnues, il a souhaité la consolidation des acquis en vue de les améliorer et tendre vers l’excellence.
La Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) a tenu une conférence de presse, le samedi 15 juin 2019, à Ouagadougou. Elle a informé l’opinion des engagements pris par le gouvernement.
Après plusieurs mois de sit-in, marches, grèves…pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, des acteurs de l’éducation sont satisfaits des retombées de leur lutte. Leur mobilisation a permis de relever le niveau de recrutement pour l’ensemble des emplois retenus, la création d’environ dix nouveaux emplois, auxquels il faut ajouter deux autres en optionnel pour prendre en charge les Centres d’éducation de base non formelle (CEBNF), le règlement de la situation de personnels bloqués dans leur carrière ou sans statut, la suppression de certains emplois en vue de raccourcir la durée du parcours dans la carrière, l’élargissement d’opportunités d’évolution dans la carrière par la consécration officielle de passerelles et la création de nouveaux emplois.
A cela, s’ajoutent l’octroi d’une bonification d’un échelon à certains travailleurs et l’aménagement de dispositions particulières pour certaines catégories. C’est ce qu’a révélé la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), lors d’un point de presse, le samedi 15 juin 2019, à Ouagadougou. Le coordonnateur de la CNSE, Bonaventure Bélem, a précisé que l’adoption de ce statut ne règle pas tous les problèmes dans l’éducation et la recherche et partant, constitue un moratoire en matière de lutte.
En terme d’acquis, le coordonnateur de la CNSE, Bonaventure Bélem, a cité aussi la correction substantielle des indemnités de logement, la bonification d’échelon octroyée, la communication d’informations plus «rassurantes» sur le dossier des personnels des ex-garderies populaires et l’octroi aux enseignants en situation de classe, d’une allocation annuelle de 30 000 F CFA pour l’acquisition d’ouvrages pédagogiques.
Il a salué l’intelligence qui a conduit les responsables syndicaux à créer un cadre unitaire de lutte réunissant autant d’organisations aux lignes et visions différentes. «Les travailleurs ont bien compris que c’est dans l’unité qu’ils peuvent peser fondamentalement sur les solutions à leurs préoccupations. Ils sont le principal bouclier de leur cadre de lutte», a-t-il soutenu. Que répondez-vous à certains de vos collègues qui estiment que la lutte a été «vendue» ?
M. Bélem a reconnu que si l’opinion a salué le dénouement de la crise qui était une source d’angoisse des élèves, des parents d’élèves, quant à l’issue de l’année scolaire en cours, et cela, à la veille des examens scolaires, elle a fait l’objet de supputations de la part de certains collègues. Mais, selon les conférenciers, le point de presse ne vise pas à répondre à ceux qui tirent à boulets rouges sur la CNSE, sans prendre le temps nécessaire de lire et analyser les résultats de la lutte. «Il ne vise pas non plus à justifier la levée du mot d’ordre et à faire un bilan exhaustif de notre lutte», a soutenu le coordonnateur de la CNSE.
Selon lui, la CNSE est parvenue, après de longs mois, à stabiliser le contenu d’un statut valorisant pour les personnels de l’éducation. Et, deux orientations principales ont guidé les représentants de la coordination tout au long des discussions. Il s’agit d’une part, de disposer d’éléments à même de permettre une amélioration des conditions de vie des personnels et d’autre part, de bases pouvant contribuer à l’amélioration du système éducatif, a expliqué le coordonnateur, Bonaventure Bélem.
Le président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Simon Compaoré, a installé le nouveau bureau de la section provinciale du parti dans le Kadiogo, le samedi 15 juin 2019 à Ouagadougou, à l’occasion d’une assemblée générale du parti.
A l’orée des échéances électorales de 2020, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) passe ses troupes en revue. Le président par intérim du parti, Simon Compaoré, a installé les nouveaux bureaux de la section du Kadiogo et des sous-sections d’arrondissement et de communes rurales issus de l’Assemblée générale (AG) de la section.
Les 36 nouveaux «fantassins» du bureau provincial ont ainsi reçu l’onction pour aller au front. A cet effet, le premier responsable du parti a appelé à l’unité et à la solidarité dans les rangs. Simon Compaoré a invité les militants à travailler dans la discipline dans les sous-sections.
«Les querelles intestines sont terminées. A partir d’aujourd’hui, il faut composer avec ce qu’on a», s’est-il adressé en langue mooré aux militants présents en nombre. Le président par intérim du MPP leur a laissé entendre que dorénavant, les contrevenants aux règles et principes du parti seront punis. Il s’agit là, a-t-il expliqué, d’éviter certains écueils du passé. «Une erreur peut nous faire perdre ce qu’on recherche», a confié l’ancien ministre d’Etat. A l’issue des «conseils» aux militants, le «camarade Simon» a profité de l’AG pour les entretenir sur les positions du parti à propos de certains sujets d’intérêt national.
Simon Compaoré a demandé par exemple aux militants du MPP, de se démarquer des grèves à répétition des agents de la Fonction publique, surtout des nouvelles formes de lutte telle qu’exercée actuellement par le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA). «C’est du désordre, et le désordre ne construit pas une nation», a déclaré le premier vice-président du MPP.
A l’entendre, il s’agit d’une stratégie pour «fausser» le programme du président du Faso, et pour cela, les militants du parti doivent dénoncer ce type d’agissement. M. Compaoré a aussi rappelé les échéances électorales à venir en 2020 (référendum constitutionnel, élections présidentielle, législatives et municipales). A ce sujet, il a demandé aux militants à rester mobilisés et à s’assurer de disposer de Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) valides pour voter en temps opportun en faveur du MPP.
La commune de Bobo-Dioulasso a tenu, les 10 et 11 juin 2019, une session ordinaire consacrée à l’adoption des documents financiers, notamment le budget supplémentaire. En outre, les conseillers ont demandé des explications à certains des leurs sur les décisions qu’ils ont eu à prendre sur la vie de la commune.
Le conseil municipal de Bobo-Dioulasso a pris en avril 2019 une délibération donnant un avis favorable pour le déclassement de 16 hectares de la forêt classée de Kua pour y construire un centre hospitalier universitaire. Un mois après, le premier adjoint au maire de Bobo-Dioulasso, Martin Coulibaly, s’est désolidarisé de cette décision en s’opposant publiquement au changement de statut de cette forêt.
Le conseil municipal, réuni en session ordinaire, les 10 et 11 juin 2019, a demandé à M. Coulibaly d’expliquer les raisons de ce revirement, une explication qui s’est faite en huis clos. Mais, selon les explications fournies sur sa page facebook, Martin Coulibaly dit opter pour un site de 80 hectares déjà choisi en 2013 dans l’arrondissement n°4 plus précisément à Borodougou, un village rattaché. La deuxième personne à s’expliquer au conseil municipal est le président du comité de gestion du marché central, Ibrahim Traoré. Le marché de Bobo-Dioulasso a deux niveaux de direction.
Il s’agit du comité de gestion qui est une sorte de conseil d’administration et la Structure de gestion du marché (SGM) qui s’occupe du fonctionnement du marché. Il est reproché au président du comité de gestion du marché, de n’avoir pas exécuté une recommandation du conseil municipal. Selon le maire Bourahima Sanou, la commune a demandé à M. Traoré de remettre son poste de directeur de la structure de gestion du marché, à Hamadou Barry qu’il a licencié alors qu’il n’a pas les compétences pour le faire.
Ibrahim Traoré avait renvoyé Hamadou Barry et l’a fait remplacer par une autre personne. Selon le président, le recrutement ou la révocation du directeur du marché n’incombe pas au président mais plutôt au comité de gestion du marché. A l’entendre, le comité de gestion a tenu une session et les membres ont décidé à l’unanimité de révoquer Hamadou Barry pour fautes graves. «Selon les statuts de la SGM et en leur article 10, c’est le comité de gestion qui approuve la nomination du directeur en un premier temps, ensuite le président se charge de la prise d’une note de décision de cette nomination.
Le président n’a donc pas la prérogative de nommer ou de révoquer un simple employé de la SGM à plus forte raison le directeur», a-t-il justifié.
Aussi, a laissé entendre le président, le comité de gestion est une structure autonome composée des représentants de l’Etat, des commerçants et des conseillers municipaux dont Ibrahim Traoré.
Le marché à la commune en 2026
Le maire de la commune de Bobo a décidé de suspendre Ibrahim Traoré de la présidence du comité de gestion.
Selon lui, le comité fait partie intégrante de la convention signée entre l’AFD et la commune lors de la reconstruction du marché en 2001. L’AFD avait financé la construction du marché à hauteur de 3,5 milliards F CFA et la contrepartie des bénéficiaires à savoir les commerçants s’élève à plus de 1,5 milliard F CFA.
La convention a préconisé la création d’une personne morale du type régie autonome, ou d’une société concessionnaire privée qui aura pour rôle de gérer le marché en remplacement du service des marchés de la mairie. La SGM est alors un établissement local de type concessionnaire avec un contrat de concession qui court de 2001 à 2026 au terme duquel le marché est cédé à la commune.
Le président du comité de gestion n’est pas alors sous la tutelle directe du maire de la commune de Bobo-Dioulasso mais du comité de gestion, a expliqué Ibrahim Traoré. Mais cette explication n’a pas convaincu le maire Bourahima Sanou. Il a affirmé qu’il prendra en concert avec les conseillers, une décision pour suspendre le président du comité de gestion et qu’une délégation sera mise en place pour gérer les affaires courantes. Ce n’est pas la première fois que le bourgmestre suspend Ibrahim Traoré.
Il l’avait déjà fait en 2018, une suspension mise en cause par le Conseil d’Etat qui a replacé le président dans ses fonctions, estimant que le président du comité de gestion ne dépend pas directement du maire. Outre ces débats parfois houleux, le conseil municipal a adopté le compte administratif et de gestion et le budget supplémentaire qui s’équilibre en recettes et en dépenses à plus de 2 milliards F CFA. Le budget primitif s’élève à plus de 8,5 milliards, ce qui porte le budget à près de 10 milliards FCFA. Les conseillers ont aussi proposé des pistes pour améliorer la mobilisation des ressources au profit de la commune.
Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a organisé, le samedi 15 juin 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse, pour annoncer la suspension par décision de justice, de son congrès ordinaire, censé se tenir le dimanche 16 juin, pour régulariser son Bureau politique national (BPN).
Prévu pour se tenir le dimanche 16 juin 2019 à Ouagadougou, le congrès extraordinaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a été suspendu par une décision du Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou. L’information a été donnée à la presse, le samedi 15 juin, au siège du parti à Ouagadougou.
Selon les explications du 1er vice-président du CDP, Achille Tapsoba, à l’annonce de la tenue dudit congrès qui devait connaître la relecture des textes du parti afin de régulariser le Bureau politique national (BPN) de 1012 membres contre 600 membres comme le veulent les textes jusque-là, 22 militants, dont des membres du BPN ont esté le parti en justice. Il s’agit entre autres, de Boureima Badini, Mamadi Kouanda, du député Rasmané Daniel Sawadogo, de l’ancien maire de Bobo-Dioulasso, Salia Sanou.
Le vendredi 14 juin, le TGI de Ouagadougou a ordonné la suspension de la tenue du congrès «jusqu’à la mise en place d’un BPN» de 600 membres. «Nous avons pris acte de la décision de justice», a fait savoir Achille Tapsoba, qui précise que le parti formera d’abord un BPN de 600 membres, avant de convoquer le congrès extraordinaire pour sauter ce verrou limitatif du nombre de membres de cet organe du parti.
Il a rassuré les militants que tout sera mis en œuvre pour que le congrès extraordinaire se tienne «contre vents et marrées dans lesmeilleurs délais», avant la désignation du candidat du CDP à la présidentielle de 2020. Le 1er vice-président du CDP a dénoncé une volonté «manifeste» de certains camarades, de liquider le parti. «Mais, ce parti est comme une tige de roseau qui ploie sous les coups du vent et des agressions, qui se plie sans se rompre et finit toujours par se redresser», a-t-il lancé.
Au sujet des militants «indisciplinés» du parti qui soutiennent également la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo alors qui n’a pas été investi sous la bannière de l’ancien parti au pouvoir, Achille Tapsoba a affirmé : «le parti va prendre ses responsabilités et de manière rigoureuse». Les premiers responsables du CDP ont appelé les «vrais» militants du parti à garder leur sérénité et à continuer le travail de mobilisation pour assurer des victoires «éclatantes» au CDP lors des prochaines consultations électorales.
Le gouverneur de la région-hôte des festivités du 11-Décembre 2019, Antoine Ouédraogo, a lancé le démarrage technique des travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Tenkodogo, Koupèla et Ouargaye, le jeudi 13 juin 2019 à Tenkodogo.
Après le lancement officiel des travaux de construction des différentes infrastructures du 11-Décembre, le démarrage technique des travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Tenkodogo, Koupèla et Ouargaye, a été lancé le jeudi 13 juin 2019 à Tenkodogo. C’est au cours d’un atelier, présidé par le gouverneur de la région-hôte des festivités du 11-Décembre 2019, Antoine Ouédraogo.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de modernisation des infrastructures routières urbaines pour la célébration du 59e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Sur la base des requêtes et propositions des forces vives de la région,
le ministère des Infrastructures a entrepris des études de faisabilité.
Ce qui a abouti à retenir, pour la ville de Tenkodogo, 39 rues à bitumer en enduit superficiel, trois aires publiques pour tribunes et parking, cinq rues dans chacune des villes de Koupèla et Ouargaye, soit un linéaire final d’environ 48 km de voiries. D’un coût global d’environ 15 milliards F CFA (travaux, contrôle et supervision y compris), les travaux sont financés intégralement par le budget de l’Etat, gestion 2019.
Ces aménagements visent d’une part, à permettre une bonne structuration du réseau routier urbain des communes bénéficiaires dans la région et d’autre part à améliorer l’accessibilité aux infrastructures administratives, sanitaires et centres de productions et d’habitations des communes-cibles. Ils permettront en outre d’améliorer la circulation et de fluidifier le trafic urbain à l’intérieur des villes de Tenkodogo, Koupèla et Ouargaye. Selon le premier responsable de la région, Antoine Ouédraogo, ce projet est aussi conforme aux orientations du Plan national du développement économique et social (PNDES).
Sensibiliser tous les acteurs
De l’avis du DG d’AGETIB, Mathieu Lompo (milieu), l’essentiel, des travaux seront achevés au 11 décembre 2019.
Pour le gouverneur de de la région du Centre-Est, l’atelier technique de démarrage qui est un maillon important du projet de réalisations des travaux de voiries, a pour but de sensibiliser et d’informer tous les acteurs sur les enjeux dudit projet afin que les travaux se passent dans de bonnes conditions pour les populations des communes bénéficiaires et des environs.
«Il y aura certainement des désagréments et les populations sont invitées à réserver un bon accueil aux entreprises en faisant preuve de compréhension et de tolérance», a interpellé le gouverneur Ouédraogo. Il a précisé que les résultats attendus à l’issue des travaux sont l’amélioration du trafic et des échanges intra-urbains, l’amélioration de la sécurité routière et la création d’emplois pour les jeunes et les femmes.
«Au-delà des 48 kilomètres, il y aura un réseau d’assainissement qui va faire environ 60 kilomètres de caniveaux qui seront réalisés. Des travaux connexes d’environ 13 kilomètres de clôture dans les trois villes seront réalisés. Nous allons faire la clôture des bâtiments qui côtoient les voiries qui seront réalisées, notamment les écoles, les centres de santé, les postes de police ou de gendarmerie», a indiqué le directeur général de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB), Mathieu Lompo.
Il a précisé que les délais d’exécution diffèrent en fonction des lots, mais l’essentiel des travaux va être dans la fourchette du 11 décembre 2019. Quant aux travaux confortatifs, les signalisations routières, M. Lompo a confié qu’ils seront réalisés après les festivités.
La cérémonie d’ouverture du colloque international en hommage au Pr Salaka Sanou, placé sous le thème : «Etudier la culture : enjeux-approche-horizons critiques », a eu lieu le mercredi 12 juin 2019 au sein de l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou.
Le Pr Salaka Sanou est à l’orée de son admission à la retraite. A cet effet, le Laboratoire de langues, discours et pratiques artistiques (LADIPA) organise un colloque international en hommage à l’homme de Lettres et de la culture sur le thème : «Etudier la culture : enjeux-approche-horizons critiques, » du 12 au 14 juin 2019, au sein de l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans l’après-midi du mercredi 12 juin.
Une série d’hommages de personnalités, le lancement d’un ouvrage collectif intitulé : «Danko. Etudes des cultures africaines» et d’une revue nommée : «Danko. Etudes littéraires et culturelles africaines (DELCA)» ont principalement marqué cette cérémonie. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Alkassoum Maïga, a traduit sa fierté et sa reconnaissance au Pr Sanou.
Pour lui, c’est une activité majeure puisque l’intéressé a consacré sa carrière à l’enseignement supérieur en tant que enseignant mais aussi gestionnaire. «Aujourd’hui à deux pas de sa retraite, il est important de se rappeler qu’il a consenti des sacrifices pour le développement de la littérature et de la culture», a-t-il souligné. Il a gardé, a-t-il renchéri, l’élan de donner ses savoirs à ses étudiants qui ont manifesté leur connaissance au «baobab» comme ils l’appellent.
«C’est un géant qui nous a tous impacté positivement aussi bien les étudiants que les collègues, parce que le campus universitaire c’est le temple du donner et du recevoir», a mentionné Dr Maïga. Il a, par ailleurs, signalé la construction d’un «bâtiment de l’enseignant» au sein de l’université Ki-Zerbo qui accueillera les enseignants admis à la retraite. Aussi, des personnalités se sont succédé à la tribune pour rendre hommage au Pr Sanon pour son «exemplarité».
Des reconnaissances tous azimuts
Les participants venus du Ghana, Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon, Mali, Bénin et bien évidemment du Burkina Faso ont refléchi durant les trois jours aux divers thèmes.
Le président de l’université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Rabiou Cissé a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation de cet événement. Il a relevé la contribution de M. Sanou à la formation des étudiants qui a suscité en certains d’entre eux le goût de la recherche.
L’ancien ministre en charge de la culture, Mamoudou Ouédraogo, retient de l’homme son passage au sein de son département à l’époque, en tant que Secrétaire permanent (SP) de la Semaine nationale de la culture (SNC) et conseiller.
Il a, s’est-il rappelé, à travers ces propositions intéressantes, insufflé une dynamique nouvelle à la SNC, un secteur qui était en souffrance. «Grâce à lui, nous avons initié dans le domaine de la culture, pour la première fois, ‘’Le festival du balafon de Dédougou’’. C’est un homme humble et je garde de lui un souvenir de bon compagnon. Bon vent au futur jeune retraité», a souhaité Mamoudou Ouédraogo. L’ancien ministre, Albert Ouédraogo, n’en dira pas moins. «Je dois une bonne partie de ma carrière au Pr Salaka Sanou. Il n’a pas de rancœur avec personne. C’est lui qui m’a permis de connaître la culture bobo», a-t-il reconnu.
Ces mots aimables n’ont pas laissé le Pr Salaka Sanou indifférent. «Cela me fait un grand plaisir, parce qu’il n’y a pas meilleure reconnaissance que tous ceux qui vous entourent : collègues, amis, parents et étudiants. Au-delà de ma personne, c’est aussi la reconnaissance du travail qui a été abattu», a-t-il signifié. Il a mentionné que l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, c’est le domaine où l’on ne peut pas s’épanouir ou évoluer si l’on reste seul. Le président du comité d’organisation, professeur titulaire à l’université du Québec à Montréal, Isaac Bazié, a affirmé que cette activité donne déjà un motif de satisfaction. Ce, au regard de la mobilisation des enseignants, chercheurs et étudiants.
Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience au palais de Kosyam, le vendredi 14 juin 2019, une délégation de la Conférence épiscopale Burkina-Niger (CEBN).
Un nouveau bureau est à la tête de la Conférence épiscopale Burkina-Niger (CEBN). Présidée par l’évêque de Dori, Laurent Dabiré, la nouvelle équipe dirigeante du CEBN est allée au contact du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.
Le renouvellement de la structure est intervenu à la suite des travaux de la 3e session ordinaire de l’année, tenue du 10 au 14 juin 2019 et consacrée à la vie des conférences épiscopales. Les évêques ont, par ailleurs, traduit leur reconnaissance au chef de l’Etat et au gouvernement pour leur soutien à la tenue de la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’ouest (RECOWA/CERAO), qui s’est déroulée en mai dernier à Ouagadougou.
«Le gouvernement nous a beaucoup aidés en logistique pour les transports et la sécurité. Tout s’est bien passé, nous sommes venus dire merci pour cet appui», a confié l’archevêque de Bobo-Dioulasso et président sortant de la CEBN, Paul Yemboado Ouédraogo. La Conférence en a profité pour présenter au président, le dernier évêque ordonné de la CEBN, Théophile Naré, qui va officier à Kaya, ainsi que le prochain qui sera ordonné le 29 juin 2019, l’évêque auxiliaire de Koudougou, Alexandre Bazié.