Le Centre régional de formation de Ouagadougou abrite, du 17 au 21 juin 2019, un atelier de formation sur l’évaluation en douane et contrôle de la valeur, au profit de 25 inspecteurs de douane venus de 18 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Les administrations douanières d’Afrique occidentale et centrale sont engagées dans une dynamique de renforcement continue de leurs performances. A cet effet, sur décision de la conférence des directeurs généraux des douanes de la région, le Centre régional de formation (CRF) de Ouagadougou organise un atelier de formation sur l’évaluation en douane et contrôle de la valeur, du 17 au 21 juin 2019. 25 inspecteurs de douane venus de 18 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre vont ainsi renforcer leurs capacités. Pour le directeur général adjoint des douanes du Burkina Faso, William Kaboré, l’atelier vise à renforcer les connaissances des participants sur l’accord sur la mise en œuvre de l’article VII du GATT et des instruments de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) pour un contrôle efficace de la valeur des marchandises déclarées en douane. Cette formation permettra aux vérificateurs de remplir convenablement leur mission d’évaluation, dans un contexte marqué par l’évolution du commerce, des modes de paiements et l’apparition de nouveaux produits. Pour lui, l’atelier de Ouagadougou va également aider les administrations douanières, qui sont dans une phase de réappropriation des fonctions d’évaluation jadis externalisées et d’accroître leurs performances. «Les douanes de la région ont la lourde responsabilité de relever le défi et de se prémunir des contre-performances résultant du départ des sociétés d’inspection avant embarquement», a soutenu l’expert-formateur, Thierry Batendé Frumbo, de la République Démocratique du Congo.
Triple intérêt de la formation
Et pour y arriver, les participants auront, au cours des cinq jours de formation, à se familiariser avec les principes fondamentaux et les méthodes de l’évaluation en douane contenues dans l’accord de l’OMC sur l’évaluation en douane, sur certaines dispositions contenues dans les outils et instruments de l’OMD notamment le prix des transferts, a-t-il indiqué. Ils se pencheront également sur les directives de l’OMD sur le contrôle en douane avant l’embarquement et tout au long du processus de dédouanement, a-t-il poursuivi. De l’avis de M. Frumbo, la formation sur la valeur en douane est d’une pertinence évidente au triple plan fiscal, économique et statistique. «L’intérêt fiscal de la valeur réside en ce qu’elle constitue un des éléments fondamentaux de la taxation. Sa bonne perception augure d’une perception juste, équitable et efficiente des droits et taxes en douane», a-t-il précisé. Et d’ajouter qu’au plan économique et statistique, la valeur en douane permet l’établissement de la balance commerciale et de disposer de données fiables pour les décideurs.
Le directeur du CRF, Casimir Sawadogo, a pour sa part indiqué qu’en accueillant l’atelier, sa structure remplit une de ses missions à savoir, offrir des formations de qualité aux agents des douanes des 23 pays-membres de le Région de l’Afrique occidentale et centrale. En plus de M. Frumbo, cette session de formation sera assurée par Joseph Ouédraogo du Burkina Faso.
La ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Ouattara, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 38e session du conseil d’administration de l’Union panafricaine des postes, le lundi 17 juin 2019, à Ouagadougou.
Les services postaux font face à un défi contemporain : le numérique. Cette révolution technologique est au centre de la 38e session ordinaire du conseil d’administration de l’Union panafricaine des postes (UPAP), qui a lieu à Ouagadougou, du 17 au 19 juin 2019. La nécessité pour les administrations des postes en Afrique de s’adapter à cette nouvelle donne a été soulignée dans chacune des six allocutions qui ont jalonné la cérémonie officielle d’ouverture des travaux présidée par la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes (MDENP), Hadja Ouattara. Le président du comité national d’organisation, Kisito Traoré, a relevé le besoin d’améliorer continuellement la qualité des produits, de renforcer les compétences des acteurs et de diversifier l’offre de services avec des produits modernes répondant aux attentes de la clientèle.
Car, a-t-il indiqué, la poste fait face à une rude concurrence dans tous ses secteurs d’activités et à une exigence de plus en plus grande de la clientèle. «D’où l’intérêt de cette session du conseil d’administration de notre union qui permettra de décliner les grands axes de développement du secteur postal africain pour les années à venir», a insisté M. Traoré. Le représentant de la commission de l’Union africaine, Christian Minoungou, a reconnu que les administrations postales africaines ont pris conscience très tôt des défis. Selon lui, la densité du réseau de la poste et la nature de ses prestations font qu’elle est la seule organisation fiable pour répondre aux besoins des populations disséminées aux quatre coins du monde. Rappelant que la commission de l’Union africaine a choisi de consacrer l’année 2019 aux réfugiés, rapatriés et déplacés, M. Minoungou a expliqué que la poste est l’organisation capable de maintenir les liens entre les gens, au-delà de leurs mouvements spatio-temporels.
Repenser les processus opérationnels et commerciaux
Le rôle de la poste comme vecteur des relations et des échanges entre les peuples, a été magnifié également par le président du conseil d’administration de l’UPAP, par ailleurs président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, Tontama Charles Millogo. A l’entendre, la poste, grâce aux TIC et à son vaste réseau, est en train de réussir le pari de sa transformation, en repensant ses méthodes opérationnelles et commerciales. Toutefois, il a noté que les administrations postales doivent maintenir le cap en mettant sur le marché «une offre de produits et services innovants et diversifiés, de bonne qualité, attractifs, à des prix abordables, accessibles à tous et partout». Le président du conseil d’administration de l’UPAP s’est en tout cas dit convaincu que les postes en ont les moyens et les atouts.
«Je voudrais me réjouir de ce que plusieurs postes soient déjà en voie de boucler la phase de modernisation de leur réseau», a-t-il déclaré. Par ailleurs, M. Millogo a évoqué les modestes ressources de l’organisation, et exhorté les Etats membres à honorer leurs engagements vis-à-vis de la structure. «En tant que décideurs, régulateurs et opérateurs, nous avons tous le devoir de nous assurer que les services postaux continuent de fournir un service de communication abordable et accessible à la grande majorité de la population, particulièrement aux 80% des populations vivant dans les zones rurales», a interpellé le président du conseil d’administration. A ces différents défis, la ministre du Développement, de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Ouattara, a exprimé un message d’espoir. Elle a révélé sa foi aux acteurs de la poste pour réinventer l’avenir à un moment où l’institution est en restructuration. Et pour cela, elle a indiqué que le gouvernement burkinabè ne ménagera aucun effort pour accompagner le développement de la poste.
La 1re édition du grand prix cycliste du président de la Fédération burkinabè de cyclisme s’est courue le dimanche 16 juin 2019 à Ouagadougou. La course a été remportée au sprint par Paul Daumont de l’AS Bessel.
Paul Daumont s’est octroyé la 3e victoire de sa carrière, le dimanche 16 juin 2019 à Ouagadougou. Ainsi, après le grand prix cycliste du président du CNOSB, et le Tour du Togo, c’est la 1re édition du grand prix cycliste du président de la Fédération Burkinabè de cyclisme (FBC) que le sociétaire de l’AS Bessel vient d’ajouter à son palmarès. D’une distance totale de 153,300km, il a mis 3 heures 55 minutes 51secondes pour franchir la ligne d’arrivée, soit une vitesse moyenne de 38,834k/h. En effet, les cyclistes avaient à parcourir la ligne Ouagadougou-Boussé-Ouagadougou et compléter le circuit avec le traditionnel critérium sur l’avenue Charles-de-Gaulle (à boucler 10 fois). Trois points chauds ont dynamisé la compétition. Celui de Laye (28,2km) a été remporté par Antoine Zama de l’AS Bessel, Boureima Nana de l’AJCK a remporté le point chaud de Boussé (45,2km). Aziz Nikiéma s’est octroyé le dernier point chaud à Ouagadougou, devant la maison du Peuple. A l’entrée de Ouagadougou pour l’épreuve du critérium, 5 cyclistes s’étaient échappés du groupe. Mais ils ont été rejoints au 5e tour. A 3 tours de la fin, c’était au tour de Souleymane Koné de s’échapper. Il est même arrivé à mettre un écart de 45 secondes entre lui et ses poursuivants directs. Seulement, ces derniers vont l’avaler au dernier tour.
C’est ainsi que Paul Daumont, au sprint, va coiffer sur la ligne d’arrivée, respectivement Abdoulaye Rouamba de l’AJCK et Aziz Nikiéma de l’USFA. En guise de récompense, le vainqueur a remporté le trophée, le maillot jaune, et la somme de 250.000 F CFA plus d’autres prix spéciaux. Abdoulaye Rouamba et Aziz Nikéma sont repartis en fonction de leur rang avec 150.000 F CFA et 100.000 F CFA. Cette première édition du grand prix cycliste du Président de la FBC a également mis en compétition les juniors et les dames. Chez les dames, c’est la médaillée de bronze du dernier championnat d’Afrique, Awa Bamogo, qui a mis tout le monde d’accord. Elle a été suivie par ses coéquipières de l’USFA, Rakiéta Ouédraogo et Samira Taonsa. Chez les juniors, Latif Compaoré de Kombissiri est monté sur la plus haute marche du podium. Gérard Tassambédo et Aziz Nikiéma, tous de Tan-Aliz ont complété le podium.
Le procureur militaire a requis, 17 juin 2019, des peines d’emprisonnement et d’amende contre plusieurs accusés, dans le cadre du procès du putsch de septembre 2015. Contre les deux Généraux Djibril Bassolé et Gilbert Diendéré, il a requis la prison à vie. Aussi, il a demandé qu’ils soient destitués de leur grade. Plusieurs autres accusés encourent aussi de grosses peines. L’adjudant-chef major Badiel Eloi, l’adjudant-chef Nebié Moussa dit Rambo, le sergent-chef Sanou Ali, le sergent-chef Roger Koussoubé risquent 25 ans de prison ferme, si le juge suit la réquisition du parquet. 15 ans de prison fermes ont été requis contre l’adjudant Nion Jean Florent, le caporal Da Sami. Contre le capitaine Abdoulaye Dao, Namena Faïcal, Guelwaré Minata, le médecin colonel Mamadou Bamba, le parquet exige cinq ans de prison fermes avec 1 million de F CFA d’amende. Pour les civils dont le journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss, l’ancien bâtonnier Mamadou Traoré et Fatoumata Diawara, le procureur a demandé dix ans de prison fermes à leur encontre. Deux ans de prison ferme avec 1 million de F CFA d’amende ont été requis par le parquet contre Sidi Lamine Oumar. Les hommes politiques inculpés dans le dossier s’en tirent avec cinq ans de prison assortis de sursis. C’est la peine que le parquet a requis contre l’ancien député Salifou Sawadogo, Léonce Koné et Herman Yameogo. Il a requis 15 mois de prison assortis de sursis contre le commandant Abdoul Aziz Korogo.
D.S.
Selon la télévision d’Etat égyptienne, Mohamed Morsi a été victime d’un malaise alors qu’il comparaissait au tribunal. Son décès a été constaté peu après. Il avait 67 ans. Issu du mouvement des Frères musulmans, il avait été élu président en 2012, avant d’être renversé par l’armée un an plus tard. Il purgeait une peine de sept ans de prison pour avoir falsifié des documents en vue de sa candidature à la présidentielle de 2012.
Un couvre-feu a été instauré à compter de ce 17 juin 2019 et ce, jusqu’ à nouvel ordre. Il va de 22h à 5h, selon un communique du Haut-Commissaire. Par ailleurs, les activités relatives à la chefferie coutumière sont également suspendues.
B.S
Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé la cérémonie de lancement de la construction de 100 complexes scolaires financés par la République populaire de Chine, le samedi 15 juin 2019, à Sandogo, dans la commune de Boussé, région du Plateau central.
100 complexes scolaires (composés chacun de 3 salles de classe, d’un bureau, d’un magasin) intégrant 300 blocs de latrines, 100 forages, équipés en mobiliers et alimentés en énergie solaire, d’un coût de 5,8 milliards F CFA. Tel est le don que la République populaire de Chine offre au Burkina Faso, un an après la reprise des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.
Le lancement officiel de la construction de ces infrastructures scolaires a eu lieu, le 15 juin 2019 à Sandogo, dans la commune de Boussé, région du Plateau-central, sous la présidence du chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré et en présence de l’ambassadeur de Chine, Jian Li, des membres du gouvernement, des populations et élèves de Sandogo. Selon le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro, la réalisation de ces complexes scolaires, dans un délai de 5 mois, au profit des régions du Plateau central, du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun, du Nord et des Hauts-Bassins, entre dans le cadre de l’engagement du Président du Faso de mettre fin aux classes sous paillote.
Cet engagement, a-t-il soutenu, est fondé sur la conviction du chef de l’Etat, qu’un cadre d’enseignement et d’apprentissage sain et attrayant contribue à l’amélioration de la qualité de l’éducation. Exprimant la reconnaissance du gouvernement burkinabè à celui chinois, le ministre Ouaro, paraphrasant Thomas Sankara, a indiqué que cet appui dans le domaine éducatif fait partie des types d’aide qui permet au bénéficiaire de se passer de l’aide.
Développer le capital humain
Et d’ajouter que le volet éducation de la coopération sino-burkinabè découle de la vision commune des chefs d’Etat des deux pays, à savoir que le développement humain est le meilleur investissement pour promouvoir la prospérité des individus et des nations. Selon le diplomate chinois, ce don traduit le dynamisme des relations entre les deux pays.
La population de Sandogo et de la commune de Boussé a été témoin du lancement de la construction de 100 complexes scolaires.
«La mise en œuvre de ce projet marque un pas de plus dans la marche à deux entre la Chine et le Burkina vers une amitié forte, indivisible et éternelle», a martelé Jian Li. Pour lui, la reprise des relations entre Ouagadougou et Pékin, constitue une décision de raison. Elle s’adapte non seulement aux tendances historiques, mais aussi répond aux attentes et aspirations du peuple burkinabè, a-t-il poursuivi.
Le Président du Faso, après avoir visité une classe sous paillote de l’école de Sandogo, a posé la première pierre du complexe scolaire de ladite localité, lançant ainsi la construction des 100 complexes scolaires. Pour Roch Marc Christian Kaboré, la réalisation des 100 écoles est le fruit de la nouvelle coopération sino-burkinabè qu’il souhaite voir se renforcer année après année.
Des infrastructures de qualité dans les délais
Ce projet entièrement financé par la Chine, a-t-il signifié, traduit son engagement à mettre fin aux classes sous paillote. «Nous nous battons chaque jour pour que notre programme se déroule durablement afin de respecter l’engagement qui consiste à faire en sorte que tous les enfants du Burkina Faso puissent aller dignement à l’école, dans des meilleures conditions», a affirmé le Président du Faso. Et à en croire le ministre de l’Education, les résultats déjà atteints sont encourageants en dépit des restrictions budgétaires liées à la donne sécuritaire.
Selon lui, 1870 salles sous paillote ont été résorbées entre 2016 et 2018, et 642 le seront d’ici à la fin 2019 pour un total de 2512 classes sous paillote résorbées, soit un taux de réalisation de 57,7%. Le maire de la commune de Boussé, Nicolas Sawadogo, et le représentant des coutumiers, Naaba Kangho du Canton de Sao, ont salué le choix de Sandogo pour le lancement du projet qui viendra soulager élèves, parents et enseignants. Ils ont imploré Dieu et les ancêtres pour qu’il y ait la paix au Burkina Faso.
Le ministre Ouaro et l’ambassadeur Li ont invité les entreprises sélectionnées à livrer des infrastructures de qualité, dans les délais contractuels. En guise de soutien aux forces de défense et de sécurité, les élèves de la circonscription de Boussé 2 ont remis une somme symbolique au chef de l’Etat.
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
Kowoma Marc DOH