Journées culturelles «Salto» de Godyr

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L’Association pour le développement économique et social de Godyr a tenu, le samedi 8 juin 2019 dans la province du Sanguié, le pari des 3èmes journées sportives et culturelles dénommées ‘’Salto’’ qui signifie en lyélé «retour à la tradition». Les concours de danses traditionnelles, de tir à la corde et à l’arc, de contes, etc. ; ont ponctué l’activité. Les filles et fils de la commune rurale de Godyr dans le Sanguié veulent sauvegarder leur culture et les traditions ancestrales. C’est pourquoi, depuis trois années consécutives, l’Association pour le développement économique et sociale de Godyr (ADES/Godyr) a tenu le pari de son activité dénommée ‘’Salto’’, «retour à la tradition» (en lyélé). C’était le samedi 8 juin 2019 dans le département de Godyr. Pour le président du comité d’organisation, Dema Bado, l’occasion a été pour eux, un moyen privilégié pour réveiller leur culture et les traditions ancestrales qui se meurent et permettre aux générations présentes de s’abreuver aux sources des anciens et des dépositaires des valeurs culturelles afin de les conserver et transmettre aux générations futures. «Notre objectif est de faire en sorte que nos valeurs culturelles dans notre commune soient sauvegardées et conservées pour la génération future. C’est pourquoi, nous sommes allés vers les anciens pour nous abreuver. Cela sera notre leitmotiv et un sacerdoce pour les populations», a-t-il déclaré. Le Président de la cérémonie, le Secrétaire général du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, Stanislas Goungounga a indiqué qu’il est difficile d’imaginer un peuple sans culture, car, à l’entendre, c’est elle qui fait la fierté d’une nation. Il a demandé à la population de Godyr de pérenniser ces activités afin de permettre aux ressortissants de la commue de garder la place qu’est la sienne. Quant au parrain, le directeur du Fonds du développement culturel et touristique, Alphonse Tougouma, il a remercié tous ceux qui ont œuvré à ce que cette activité soit menée. Il a fait savoir que le patrimoine laissé par les anciens doit être transmis aux générations à venir. Avec le patrimoine dont regorge la commune tel que le baobab, la pierre et le puits sacré, il a estimé que Godyr peut être une destination touristique. Aussi, il a pris l’engagement avec l’appui du conseil municipal de les accompagner et faire en sorte que les générations à venir puissent avoir ce patrimoine dans un musée. Elélé KANTORO

Bobo-Dioulasso : Des tirs entre bandits et policiers

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Des échanges de tirs entre bandits et policer ont eu lieu, dans la mi-journée du 18 juin 2019, à Bobo-Dioulasso. La scène s’est déroulée au centre-ville, en face du siège de la compagnie de téléphonie Orange. De  sources policières, les bandits étaient filés par la cellule de recherche de la police. Le flic, tout seul, en voulant neutraliser l’un des délinquants, une lutte s’est engagée entre eux, selon les témoins sur les lieux. Malheureusement, il n’y parvient pas. C’est ainsi que des échanges de coups de feu interviennent entre lui et les bandits, poursuit les témoins. Le policier a reçu plus deux balles. Quant au bandit, il a également pris une balle à l’épaule. Dans la fuite, le bandit gravement blessé et son complice  se sont emparé de force la moto d’un vendeur d’unités installé en face du siège de Orange. Aux dernières nouvelles, le policier a rendu l’âme à l’hôpital suite à ses blessures. Plusieurs véhicules stationnés dans la zone ont essuyé des tirs. Les forces de sécurité se son aussitôt déployé sur les lieux et la zone a été bouclée. BGB

Métallurgie ancienne du fer de Tiwèga : des experts de l’UNESCO visitent le site

Le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme a organisé le vendredi 14 juin 2019, une visite de terrain sur le site de la métallurgie ancienne du fer de Tiwega à quelques kilomètres de Kaya dans le Centre-Nord. Initiée au profit d’experts africains, membres du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, cette sortie avait pour objectif de faire découvrir ce bien culturel en compétition pour le classement sur la liste du patrimoine de l’UNESCO. Le Burkina Faso met tout en œuvre pour l’inscription des sites de la métallurgie ancienne du fer sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO lors de la prochaine session du Comité de l’organisation prévue du 30 juin au 10 juillet 2019 à Bakou en Azerbaïdjan. Les experts africains réunis à Ouagadougou à la faveur de la 4e réunion du Groupe G 5A de l’UNESCO (il regroupe13 Etats) se sont rendus sur le site, le vendredi 14 juin 2019. Situé à quatre kilomètres à la sortie ouest de Kaya, l’endroit qui abrite les fourneaux d’extraction artisanale du fer a été pris d’assaut par des visiteurs curieux de tout savoir sur la technique et ses inventeurs. En tête de peloton, le secrétaire général du ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Dr Lassina Simporé. Le circuit conduit les experts sur une colline permettant une vue panoramique de la zone montagneuse. Dans son rôle de guide, Dr Simporé s’emploie avec toutes les techniques et la démonstration, pour convaincre les visiteurs sur l’intelligence des inventeurs de la métallurgie ancienne du fer du Burkina Faso. Sur la technique, il a indiqué que la matière caillouteuse contenant le fer était placée dans les fourneaux en alternance avec le charbon de bois. « La paille qui servira à allumer le charbon étant toujours placée au bas du fourneau », a-t-il expliqué. Chauffée entre 800 et 1500 degrés, a poursuivi l’archéologue, on obtient au bout de trois jours, du fer qui s’agglutine, descendant au fond du fourneau, laissant les débris au-dessus. « Le fer ainsi obtenu est affiné dans des petits fourneaux pour obtenir du fer pur » a fait savoir Dr Simporé, devant les experts visiblement impressionnés par le savoir-faire des Africains. Pour le directeur du patrimoine culturel du Cameroun, Christophe Mbidamindzie, Professeur d’histoire et d’archéologie à l’université de Yaoundé, au-delà de l’impression, la visite vient confirmer les thèses selon lesquelles la connaissance de la technologie du fer est ancienne sur le continent. « Ce que nous venons de voir ce matin est la preuve et un témoignage vivant qui atteste cela. Nous pouvons envisager d’établir que cette technique a été une invention autonome sur le continent noir, donc une connaissance d’origine africaine » a-t-il déclaré. Mais de l’avis de l’enseignant-chercheur, il va falloir penser à une extension parce de ce que l’on sait, cette technologie ancienne en plus du Burkina Faso, couvre plusieurs autres pays africains dont, le Togo, le Niger, le Mali avec des datations qui remontent parfois au premier millénaire avant Jésus-Christ. « Au Cameroun et en Centrafrique, des recherches ont également prouvé l’existence de la technique ancienne d’extraction du fer à cette même époque » a ajouté le Camerounais. Ce dernier ne fait pas de doute sur les chances du Burkina Faso. « Le Burkina Faso a une grande chance de faire inscrire ce site sur la liste du patrimoine de l’UNESCO dans la mesure où c’est la première tentative en Afrique sur la question et tous les Etats-membres du Comité vont lui apporter leur soutien. Son inscription pourra aussi ouvrir la porte à d’autres pays pour le classement de pareils sites », a-t-il expliqué. Le secrétaire général du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, n’a pas caché sa joie affirmant que l’objectif de son département à travers la visite est atteint. ‘’Nous avons voulu amener les experts sur le site du Burkina Faso en compétition afin qu’ils touchent du doigt la réalité, notamment les efforts de conservation et le plan de mise en valeur » a dit M. Simporé. En dehors des experts, le gouvernement burkinabè a-t-il déployé une diplomatie souterraine pour convaincre les autres Etats africains membres du comité à apporter leur soutien à sa candidature? Répondant à cette interrogation, il a dit ceci: « Nous avons mis l’accent sur le travail technique et la valeur scientifique du site. Avec des experts de l’Université de Ouagadougou et des universitaires d’autres pays, nous avons monté le dossier ». La visite du musée des fourneaux africains au centre-ville de Kaya, a mis fin à la tournée.

Beyon Romain NEBIE nbeyonroamin@yahoo.fr

Procès du putsch : la prison à vie requise contre Diendéré et Bassolé

Le parquet a livré, le lundi 17 juin 2019, au tribunal militaire de Ouagadougou, ses réquisitions, dans le cadre du procès du putsch manqué. Il a estimé que les faits reprochés à la plupart des prévenus sont établis et a demandé des peines allant de 15 mois avec sursis à la prison à vie contre eux. De quinze mois de prison avec sursis à l’emprisonnement à vie. C’est dans cette fourchette, que se situent les peines requises par le parquet contre les 84 accusés dans le procès du putsch manqué de 2015. C’était hier lundi 17 juin 2019, à l’audience du tribunal militaire de Ouagadougou. Les généraux de brigade, Gilbert Diendéré, présumé auteur principal, et Djibrill Bassolé, un supposé acteur majeur du coup d’Etat, devraient, selon les réquisitions, rester derrière les barreaux tout le reste de leur vie et être destitués de leur grade de général. Après eux, ce sont les membres du commando qui ont mis un coup d’arrêt au Conseil des ministres du 16 septembre 2015 et séquestré les autorités de la Transition qui devraient écoper de 25 ans de prison ferme. Ils ont pour nom, entre autres, Eloi Badiel, Moussa Nébié dit Rambo, Roger Koussoubé, Ali Sanou, Laoko Mohamed Zerbo, Ollo Stanislas Poda, Abdoul Nafion et Amidou Drabo. Quinze ans d’incarcération ont été demandés contre Adama Diallo, Amadou Ly, Ouékouri Kossé, Jean Florent Nion, Sami Da pour ne citer que ceux-là. Le ministère public voudrait aussi que le tribunal militaire condamne le magistrat-colonel Abdoul Karim Traoré, l’ancien bâtonnier Mamadou Traoré, le journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss, Mahamadi Zallé, Saboué Massa, Fatoumata Thérèse Diawara et autres, à dix années de réclusion. Sept ans dans les liens de la détention ont été par contre requis contre le sergent Salif Kouldiati, Issa Ouédraogo, notamment. Le capitaine Abdoulaye Dao, Jacques Limon, Abdoul Karim Bagagna dit Lota, Faïçal Nanéma, Minita Guelwaré, … devraient être également détenus pendant cinq ans et payer une amende d’un million F CFA. Le parquet souhaite que le Malien, Sidi Lamine Mohamed, écope de la peine de deux ans de prison ferme et d’une amende d’un million F CFA. 15 mois avec sursis contre certains accusés Par contre, cinq ans de prison assortis de sursis ont été requis contre les hommes politiques Léonce Koné, Salifou Sawadogo, Hermann Yaméogo et le colonel-major Boureima Kiéré. De même, le commandant Abdoul Aziz Korogo, Oussène Zoumbri, le lieutenant Abdoul Kadri Dianda, Korgo Aliou, Daouda Koné, Phillipe Ouattara, Boureima Zagré, Koumbia Moutuan, Michel Birba, Ardjouma Kamabou, etc., pourraient s’en sortir avec 15 mois de prison avec sursis, si le tribunal suit les réquisitions du parquet. Toutefois, suivant l’arrêt de mise en accusation qui n’a retenu aucune charge contre Léonce Sow, Paul Sawadogo et Lassina Ouédraogo, la partie poursuivante n’a aussi rien requis contre eux. Avant ses réquisitions, le parquet a tenté de rassurer les accusés qu’il n’en veut à personne et n’est pas manipulé. «Ce procès n’est ni celui du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ni celui d’une classe politique. Il appartient au tribunal de dire le droit», a souligné un des parquetiers. Et de résumer le temps passé devant le tribunal en trois mots : mérite, révélation et attente. A entendre celui-ci, le mérite de ce procès est qu’il a eu lieu et qu’on a pu juger le général Gilbert Diendéré, contrairement à ce que pensaient certaines indiscrétions. De plus, a-t-il poursuivi, le procès a révélé que le RSP a choisi volontairement de casser la chaîne de commandement, à travers Diendéré qui avait deux leviers de protection, à savoir, le pouvoir de Blaise Compaoré et ledit corps. Enfin, le magistrat militaire a souhaité que cette vision de l’armée politique soit désormais bannie, au sortir de ce procès. Après le rappel des faits, le ministère public a essayé de leur imprimer des qualifications juridiques. Sur l’acte d’attentat à la sûreté de l’Etat, il a été formel que cette infraction est caractérisée à l’encontre des accusés Gilbert Diendéré, Jean Florent Nion, Adama Diallo, Sami Dah, Boureima Zouré, Moussa Nébié dit Rambo, Pascal Moukoro, Wekouri Kossè, Laoko Mohamed Zerbo, Roger Koussoubé, Eloi Badiel et Médani Lompo. Les prévenus, aux dires du parquet, savaient que leur acte visait à renverser le régime légal de la Transition. Et Diendéré, à son avis, est l’initiateur du coup d’Etat même s’il l’a nié à la barre. Sur l’infraction de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, une quarantaine d’accusés dont Djibrill Bassolé, Abdoulaye Dao, Boureima Kiéré, Oussène Zoumbri, Hermann Yaméogo, Léonce Koné, Adama Ouédraogo dit Damiss, Minata Guelwaré, Salifou Sawadogo et Réné Emile Kaboré ont été retenus. Ces accusés, selon la partie poursuivante, ont assisté les putschistes en exécutant des ordres illégaux. Le parquet décharge Omer Bationo Par contre, le parquet n’a relevé aucune charge contre le colonel Omer Bationo. Il en est de même de Gaston Seydou Ouédraogo contre qui il a noté une «insuffisance» d’éléments à charge. L’infraction d’incitation à la commission d’attentat à la sûreté de l’Etat est constituée à l’encontre du seul accusé Sidi Lamine Oumar, pour avoir exhorté Diendéré à ne pas renoncer à son projet. Par rapport au fait de meurtre et de coups et blessures volontaires, l’infraction est caractérisée pour l’ensemble des accusés dans cette catégorie, à l’exception du colonel Omer Bationo. A écouter le ministère public, cette infraction est constituée parce qu’il y a eu l’acte matériel de violence, notamment l’usage des cordelettes et d’armes à feu, l’existence de victimes, en l’occurrence les morts et les blessés, et l’intention coupable, les putschistes étant conscients de leurs actes. Sur les infractions de dégradation et de complicité de dégradation volontaire aggravée de biens, seul l’accusé Sami Dah est déchargé par le parquet. A entendre celui-ci, les complices sont tous aussi responsables que les auteurs des infractions et punis, conformément à la loi. Sur l’infraction de recel, la partie poursuivante a soutenu qu’elle est constituée à l’encontre de Faïçal Nanéma, le seul accusé de cette catégorie, pour avoir acheté à vil prix et gardé par devers lui des objets volés au domicile de feu Salifou Diallo. Le ministère public a par ailleurs soutenu que les généraux Diendéré et Bassolé, pour avoir porté les armes contre l’Etat et été en intelligence avec une puissance étrangère contre le Burkina Faso, sont responsables de trahison. Il a retenu l’infraction de complicité de trahison contre Fatoumata Thérèse Diawara qui aurait aidé les deux officiers, tenté de recruter 1000 combattants en soutien à l’ex-RSP avec le colonel ivoirien Zakaria Koné et servi de courroie de transmission de fonds entre les deux militaires et les éléments dudit corps. La complicité de violence et voies de fait sur un agent public, notamment l’ex-président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Maturin Bako, est mise à la charge du colonel Mamadou Deka. Les conseils de la défense ont huit jours pour préparer leurs plaidoiries. Le procès reprendra le jeudi 27 juin 2019.

Mady KABRE & Jean Philibert SOME

Femmes de «léguéma lôgô» de Bobo-Dioulasso : une opération d’établissements massive de la CNIB

La ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, a subventionné l’opération d’établissements massive de la carte nationale d’identité burkinabè pour les femmes du marché « léguéma lôgô », le samedi 15 juin 2019 à Bobo-Dioulasso. Une opération organisée par la ministre en collaboration avec l’Office national d’identification (ONI) et qui a été facilitée par le maire de la commune pour permettre à ces femmes d’améliorer leurs conditions. Une opération d’établissements massive de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) à l’endroit des femmes du marché «léguéma lôgô» encore appelé «marché sous-sol», a été lancée, le 15 juin 2019 à Bobo-Dioulasso. L’initiative a été soutenue par la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatoumata Ouattara/Sanon et le maire de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou, en collaboration avec l’Office national identification (ONI). Cette opération sollicitée par les femmes dudit marché a été subventionnée par la ministre afin de permettre aux bénéficiaires d’être reconnues par la nation et de faciliter leur développement dans leurs différents domaines d’activités. «Les femmes du «marché sous-sol» ont demandé à établir massivement leurs cartes d’identité. Elles ont approché le maire qui a donc contacté l’ONI pour organiser et elles ont souhaité également avoir des accompagnements. (…) je n’ai pas hésité un seul instant pour les accompagner. Elles pensent à posséder la carte d’identité qui est une carte utile, une pièce maitresse qui va les servir», a déclaré Hadja Fatoumata Ouattara/Sanon. Pour ces femmes, cette aide vient à point nommé. Sur place, elles ont remercié la ministre et tout le gouvernement pour leur engagement envers les femmes. «Il y a beaucoup d’entre nous qui n’ont pas de carte d’identité. Soit elle est expirée, soit elles l’ont perdue ou bien même, elles n’en ont jamais eu. Alors que pour ta liberté et pour le développement de ton travail, tu dois en posséder. Donc cette opération nous va droit au cœur et nous remercions notre grande sœur, madame la ministre avec notre maire qui nous ont aidé», a laissé entendre Djènèba Sanou, commerçante au marché «léguéma lôgô». Pour ces femmes, cette carte leur permettra de contribuer considérablement au développement de la ville et de faire leurs démarches administratives sans difficultés.

Moussa Traoré SON

Commune de Bindé dans le Zoundwéogo : des autorités au chevet de déplacés de Tongomayel à Kaïbo

La gouverneure de la région du Centre-Sud, Josiane Kabré, à la tête d’une délégation d’autorités administratives, est allée, le lundi 17 juin 2019, rendre visite à une famille de déplacés de Tongomayel, forte d’une cinquantaine de personnes et installée dans la nuit du 16 juin 2019 à Kaïbo dans la commune rurale de Bindé, province du Zoundwéogo. Face à la multiplication des exactions et des menaces de mort exercées par des groupes terroristes à Tongomayel dans la province du Soum, une cinquantaine de personnes, se réclamant d’une même famille, a décidé de trouver refuge à Kaïbo dans la commune rurale de Bindé, province du Zoundwéogo. Constitué en majorité de femmes et d’enfants, le groupe de réfugiés a reçu, le lundi 17 juin 2019, une délégation d’autorités administratives, conduite par la gouverneure de la région du Centre-Sud, Josiane Kabré. A ses hôtes, la gouverneure leur a expliqué qu’ils sont venus principalement s’enquérir de leurs nouvelles. Le chef de famille des déplacés, Karim Ouédraogo, s’est dit reconnaissant pour cette marque de compassion et de solidarité. Il a témoigné également sa gratitude aux populations locales qui se sont montrées «très hospitalières» à leur égard. Dans son récit sur la situation que lui et sa suite ont traversée, M. Ouédraogo a expliqué que depuis Tongomayel, ils ont rallié Djibo à pied, avec tous leurs biens, avant d’emprunter un camion jusqu’à Kaïbo où ils sont arrivés tard dans la nuit du 16 juin 2019. Mais avant leur départ, a-t-il poursuivi, ils avaient pris attache avec le chef du village de Kaïbo par l’intermédiaire d’un parent, en vue d’obtenir un espace où résider et cultiver. Le représentant du chef de Kaïbo a confié que c’est après une concertation avec l’ensemble des notables et compte tenu de l’hospitalité qu’ils ont toujours fait montre à l’égard des étrangers, qu’un accord favorable a été donné à la famille de M. Ouédraogo. Toutefois, il a souligné que le nombre de réfugiés arrivés est largement au-dessus de ce qui avait été annoncé. Qu’à cela ne tienne, ils ont tenu à respecter la parole donnée et ont aidé leurs hôtes à trouver des logements temporaires et à se nourrir. La gouverneure Josiane Kabré a remercié le chef de Kaïbo et ses collaborateurs pour leur gratitude envers des compatriotes en détresse. Par ailleurs, elle a invité les nouveaux venus à se plier aux lois et aux règles de vie de la communauté qui les a reçus. Au demeurant, elle a signifié aux déplacés que, dans les prochains jours, des services administratifs de tutelle vont s’atteler à leur apporter du matériel de première nécessité en attendant que d’autres solutions adéquates soient trouvées.

Mamady ZANGO mzango18@gmail.com

Politique nationale de sécurité : 100 jours de gestation de 101 cerveaux

Les membres de la Commission d’élaboration de la Politique nationale de défense et de sécurité (CE-PONADS) ont été installés, le lundi 17 juin 2019, à Ouagadougou, sous le patronage du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Face à la persistance des attaques terroristes, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avait instruit les structures en charge de la question d’élaborer une politique nationale de sécurité susceptible de mettre les populations à l’abri du danger. Cette politique est en passe d’être réalisée. En effet, la structure chargée de la concevoir, la Commission d’élaboration de la Politique nationale de défense et de sécurité (CE-PONADS) a été officiellement installée, hier lundi 17 juin 2019 à Ouagadougou, par le chef de l’Etat. Cette équipe pluridisciplinaire de 101 membres dispose de 100 jours pour proposer une politique de sécurité nationale et un projet de loi sur la réorganisation de l’architecture générale de la sécurité nationale. Pour le président de la CE-PONADS, le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, l’équipe sera chargée de questionner tous les secteurs de la vie de la nation tels que l’économie, la santé, l’environnement. Il a justifié cette démarche, par le fait qu’en plus des risques d’agression extérieure, le danger peut venir des risques environnementaux, informatiques, énergétiques, économiques ou bio-sécuritaires. «Pour avoir quelque chose de durable dont la mise en œuvre va être efficiente, il fallait que la réflexion soit menée sur le plan national», a expliqué le coordonnateur de la CE-PONADS, le colonel-major Théodore Palé. Pour cela, a-t-il poursuivi, un comité scientifique composé de six experts en sécurité et de six chercheurs, a travaillé pendant deux mois pour préparer la méthodologie à suivre. «Le comité a prévu une recherche scientifique basée sur une revue documentaire très critique et une planification des consultations pour prendre les préoccupations des populations» a-t-il précisé. Le président du Faso fonde l’espoir que les stratégies nationales et sectorielles qui découleront de cette commission, apporteront plus de clarté aux missions des Forces de défense et de sécurité (FDS). «L’objectif est de doter notre pays d’un appareil de sécurité fiable, républicain, redevable et en adéquation avec nos ressources. Cet appareil sera respectueux des droits humains et enraciné dans l’état de droit» a-t-il souhaité. Et pour prendre en compte cette donne, un atelier d’appropriation de leur mission a été prévu à la suite de l’installation officielle des membres de la commission.

Abdoulaye BALBONE

Développement du commerce extérieur : le Premier ministre rencontre des personnalités du business mondial

Le Premier ministre burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré, a discuté avec deux responsables chargés respectivement du commerce international, d’industrie et des services de Genève, le jeudi 11 juin 2019. Le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré, est en quête de partenaires commerciaux. Dans ce sens, il a accordé deux audiences, le 11 juin 2019, en marge de la 108e Conférence internationale du travail qui se déroule du 10 au 21 juin à Genève. M. Dabiré a échangé avec la directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), Arancha Gonzalez, sur les possibilités qu’offre cette agence onusienne pour une plus grande participation du Burkina au commerce international. Le centre onusien exécute au compte du Burkina, un programme sur le mode éthique via lequel des acteurs du Faso Dan fani sont mis en lien avec les grands marchés de la mode dans le monde entier. Le Premier ministre et son hôte ont «naturellement» discuté du développement de la filière coton mais aussi des autres filières porteuses burkinabè. Mme Gonzalez s’est dit édifiée par les produits d’habillement faits à base du coton local et produits par des artisans et stylistes locaux. Elle a rappelé qu’à la Journée internationale du coton à l’Organisation mondiale du commerce, le coton made in Burkina aura une place de choix. «Nous comptons faire un défilé de mode où nous aurons comme invité spécial, des stylistes qui font montrer au monde, les efforts que le Burkina fait pour produire plus de la valeur ajoutée locale», a-t-elle dit. Invité aux négociations sur le commerce électronique Les deux personnalités ont ensuite parlé de l’intégration commerciale en Afrique et de l’accord continental africain soutenu par le Centre international du commerce. En rappel, l’accord de libre-échange, signé et ratifié par le Burkina Faso, est entré en vigueur en mai dernier. Construit à l’image du marché commun européen, il est censé accroître le commerce-intra-africain de plus de 50%. Le commerce électronique, un segment appelé en ce 21e siècle, a aussi été évoqué. «J’ai encouragé le Burkina Faso à prendre place dans les négociations en cours de l’organisation mondiale sur le commerce électronique», a confié Mme Gondalez à sa sortie d’audience. A la deuxième audience, avec le directeur général de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, Gilles Rufenacht, les échanges ont porté sur des projets de coopération, essentiellement dans les domaines de l’agriculture, la santé et la formation professionnelle. «Nous avons parlé de la production de tomate. Nous allons voir si certains entrepreneurs genevois sont prêts à développer avec des entrepreneurs burkinabè, des affaires», a expliqué M. Rufenacht. Il pense aussi qu’il va y avoir une coopération sanitaire à travers le Centre de traitement du cancer en projet au Burkina Faso. Quant à la formation professionnelle, le directeur général de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève souhaite voir des étudiants burkinabè avec des bourses et des stages dans des entreprises genevoises pour s’imprégner de l’expérience locale et s’aguerrir à la culture suisse de l’entreprise.

Aimé Mouor KAMBIRE (De retour de Genève)