Elle se donne la mort après son échec au BEPC

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Elle se donne la mort après son échec au BEPC Le samedi 15 juin 2019 a été une journée sombre au quartier Rimkièta, à la périphérie Nord de Ouagadougou. En effet, Kantigui a appris avec désolation, qu’une élève de 3e se serait jetée dans un puits après son échec au Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Selon les sources de Kantigui, après la proclamation des résultats de l’examen, la victime était inconsolable, malgré le soutien moral de sa mère. Mais, nul n’imaginait qu’elle irait jusqu’à l’extrême. Profitant de l’absence de ses parents, a-t-on raconté à Kantigui, l’élève aurait quitté le domicile familial pour aller se jeter dans un puits de producteurs maraîchers. Sa dépouille aurait été découverte par ses parents, après de longues heures de recherches. Kantuigi regrette cette situation, étant donné que l’échec à un examen n’est pas la fin du monde. Ne dit-on pas que les échecs d’aujourd’hui préparent les victoires de demain ? 24 élèves épinglés pour fraude Kantigui a suivi de près la correction des épreuves écrites de la session 2019 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la province du Bazèga. Et pour cause, de lourds soupçons de fraude pesaient sur un certain nombre d’élèves. A l’origine, les professeurs chargés de la correction des épreuves d’histoire-géographie se seraient rendu compte que les réponses de plusieurs élèves aux questions étaient quasi identiques. Ce qui a surtout mis la puce à leur oreille, a détaillé la source de Kantigui, c’est que «les réponses étaient données dans un français soutenu». Dans les fouilles, ce sont au total les copies de 24 élèves (14 à Kalwiga et 10 à Guilsi), tous du jury de Guirgo, qui ont été saisies. Au départ, pour éviter tout soupçon, a expliqué la source de Kantigui, les candidats concernés ont été systématiquement mis au second tour, pour donner la chance à l’enquête confiée aux forces de sécurité d’aboutir. Au final, les conclusions sont claires : il s’agit bel et bien d’une fraude et les élèves ont été tous «écartés», selon la source de Kantigui. Elle a précisé en outre que l’enquête se poursuit en vue d’identifier toutes les personnes impliquées dans l’affaire. Fini l’échange de permis de conduire burkinabè en France ! Dans sa quête quotidienne d’informations, Kantigui a intercepté une note entre Ouagadougou et Paris. Le document émanant du consulat général du Burkina Faso à Paris précise que la France a procédé à la réforme de son dispositif d’échange de permis de conduire étrangers, «en raison de l’harmonisation européenne en matière de condition de délivrance de permis de conduire». Kantigui a pu lire dans le texte que les conditions de délivrance des permis de conduire burkinabè s’étant avérées «très différentes» des critères français et européens, les permis burkinabè ne pourront plus être échangés en France à compter du 1er septembre 2019. Kantigui apprend ainsi que pour continuer de conduire en France après expiration de ce délai, les titulaires de permis burkinabè devront obtenir dans l’intervalle, celui de l’Hexagone par examen. Quant aux étudiants et titulaires de titres de séjour délivrés par le ministère français des Affaires étrangères (diplomates ou fonctionnaires internationaux), ils continueront de bénéficier de la reconnaissance de leurs permis durant leur mission ou le temps de leurs études en France. Un demandeur de PUH désespéré C’est un citoyen désespéré dans la quête d’un Permis urbain d’habiter (PUH) que Kantigui a croisé au détour d’une causerie. Selon l’infortuné, cela fait quatre ans qu’il attend la signature de son document à l’arrondissement N°10 de Ouagadougou. «Pendant que les autorités centrales s’échinent à trouver des solutions au problème du foncier que connaissent les différentes localités, à l’arrondissement n°10, on semble ramer à contrecourant», s’est-il indigné. A entendre le demandeur de PUH qui affirme ne pas être seul dans la situation, dans la commune de Ouagadougou, seul le maire de l’arrondissement n°10 refuserait de signer les PUH. La raison évoquée serait qu’une procédure judiciaire est en cours et qu’il ne disposerait pas des Procès-verbaux (PV) des commissions d’attribution. «Cet argument n’est qu’un prétexte, car l’arrondissement n°10 n’a jamais conduit une opération de lotissements pour disposer en son sein, de PV parce qu’il est issu de la scission des arrondissements n°4 (ex-Nongressom) et de l’ancien Bogodogo», a rapporté l’interlocuteur de Kantigui. Pourtant, selon les informations, avec la nouvelle répartition des communes, les PV ne sont disponibles qu’au Guichet unique du foncier et dans les divisions fiscales Complexé par sa langue maternelle Kantigui a appris qu’un des hauts responsables du récent colloque sur les cultures africaines, au cours duquel un hommage a été rendu au Pr Salaka Sanou, a refusé de répondre aux questions de la presse en langue nationale (Dioula). «Par principe, j’évite de parler aux médias en langue nationale», a répondu ce professeur d’université, à la demande d’interview d’un confrère de la Radio rurale. En apprenant cette nouvelle, Kantigui a sursauté et exprime son incompréhension face au refus catégorique et paradoxal d’un homme de culture de parler la langue Dioula qu’il comprend pourtant très bien. Kantigui se demande s’il s’agit d’un refus ou d’un complexe qui anime bon nombre de hauts responsables et d’intellectuels, à l’image de ce professeur d’université. Un Don juan lui «chipe» plus 800 000 F CFA Les faits se sont passés la semaine dernière dans la ville de Ziniaré. Selon la rocambolesque histoire relatée à Kantigui, une gérante d’une boutique de transfert d’argent s’est fait voler son téléphone portable où il y aurait plus de 800 000 F CFA. Aux dires de l’informateur de Kantigui, un homme serait venu pour faire une transaction avant de se rétracter un instant. Au lieu de la transaction, il aurait commencé à faire des avances à la gérante. Pour hypnotiser sa victime, il se serait assis à ses côtés. Selon la source de Kantigui, alors que les discussions allaient bon train, la gérante aurait déposé son téléphone pour mieux écouter le «flatteur». Profitant d’un moment d’inattention de la bonne dame, le fautif qui avait bien préparé son plan, aurait pris le téléphone de la gérante en prenant soin de le remplacer par un appareil identique «sans puce». Après avoir accompli son forfait, il aurait pris congé de la pauvre gérante. Selon l’interlocuteur de Kantigui, c’est quand un autre client est venu pour une transaction que la gérante s’est rendu compte de la disparition de son portable. Après avoir été informé par la victime, le patron de la boutique a appelé le service clientèle de la compagnie de téléphonie pour informer du vol. Mais le malheureux se verra dire que le compte avait déjà été vidé. Deux écoliers se noient dans un bas-fond Le lundi 17 juin dernier, dans la soirée, Kantigui a été informé d’une situation dramatique qui s’est produite dans le village de Kouila, commune de Ziniaré. Selon la source de Kantigui, des élèves auraient quitté leurs écoles pour aller pêcher du poisson dans le bas-fond. Mais dans ce bas-fond, les riverains ont creusé le sol pour confectionner des briques, laissant par endroit, des trous profonds. Avec les premières pluies, le bas-fond est déjà rempli d’eau et les abords sont fragilisés. L’informateur de Kantigui a indiqué que les écoliers étaient assis aux abords du bas-fond pour pêcher. Soudain, les abords se sont affaissés et ils sont tombés dans l’eau. Si les grands ont pu rapidement s’en sortir, ce ne fut malheureusement pas le cas pour les deux de la classe de CP2, qui se sont noyés. LA Poste BF certifiée ISO 9001V 2015 Kantigui a appris que La Poste Burkina Faso, qui traverse une zone de turbulence liée au mouvement d’humeur de son personnel, vient tout de même d’enregistrer une bonne nouvelle. Engagée depuis 2018 dans une démarche de certification ISO 9001V 2015, la société a obtenu le précieux sésame le 10 juin 2019. L’audit réalisé en février 2019 par le cabinet international PECB MS basé à Montréal au Canada et réputé «sérieux et très crédible» sur la place internationale, a été concluant et la certification a été accordée à La Poste BF pour ses activités courriers dans les deux grandes villes du pays (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso). Kantigui estime que cette certification est une grande consécration pour le directeur général, Nabi Issa Coulibaly et son équipe, qui ont su relever les défis du nouveau monde de l’information express marchande. Kantigui kantigui2000@gmail.com (00226) 25 31 22 89

Protection sociale des enfants

L’UNICEF organise, en partenariat avec le Premier ministère, du 17 au 21 juin 2019 à Ouagadougou, un séminaire régional de renforcement des capacités sur la protection sociale sensible aux enfants. Les experts du domaine vont, durant cinq jours, élaborer une feuille de route pour opérationnaliser leurs systèmes de protection. La situation des enfants en Afrique, notamment occidentale et centrale, selon le rapport mondial 2017, est alarmante : plus de 30% des décès d’enfants, de moins de cinq ans dans le monde, survient dans cette zone. En outre, la prévalence du mariage d’enfants est de 41%, soit 60 millions de filles mariées avant l’âge de 18 ans. En vue de changer la donne, une cinquantaine de personnes, venues d’Afrique de l’Ouest et du Centre, séjournent du 17 au 21 juin 2019 à Ouagadougou, pour renforcer leurs capacités en matière de protection sociale sensible aux enfants. Pour la représentante-résidente de l’UNICEF au Burkina Faso, Dr Anne Vincent, la thématique qui réunit les acteurs de la protection sociale, au lendemain de la journée de l’enfant, est spécialement pertinente dans le contexte actuel de crises récurrentes alimentaires, financières et sécuritaires qui ont durement affecté les populations les plus vulnérables de la sous-région Ouest-africaine. «Cet atelier constitue une étape importante dans nos efforts entamés depuis 2013 en vue de la mise en place d’un socle de protection sociale sensible à l’enfant afin de rompre la transmission intergénérationnelle de la pauvreté au Burkina Faso», a-t-elle indiqué. Ainsi, en cinq jours, les experts vont échanger autour de neuf modules parmi lesquels, les concepts et pratiques de la protection sociale, la protection sociale pour la gestion des risques et la protection sociale pour garantir la couverture du risque sanitaire pour tous. Le rapport a, en outre, révélé que l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont la couverture de traitement antirétroviral pédiatrique la plus faible au monde, avec seulement 21%. Alors qu’en 2016, 62 000 adolescents de 15 à 20 ans ont été nouvellement affectés par le VIH. «Le tableau paraît sombre et les chiffres et faits peuvent nous pousser au découragement», a déploré Dr Anne Vincent. Toutefois, elle a estimé que les tendances peuvent être inversées si les acteurs de la lutte s’investissent davantage. Au sortir de ces journées de réflexions, les participants vont élaborer une feuille de route pour opérationnaliser les systèmes de protection sociale afin de réduire les inégalités et d’instaurer une justice sociale dans les pays d’Afrique occidentale et centrale. Tout en leur souhaitant de fructueux échanges, la représentante du Premier ministre, Dr Claudine Lougué, a réaffirmé l’engagement du gouvernement pour une politique sociale inclusive. Mariam OUEDRAOGO mesmira14@gmail.com

Cancer du col de l’utérus

La conseillère technique de la commune de Ouagadougou, en collaboration avec l’association Stop cancer du col de l’utérus du Burkina Faso, avec l’appui de l’ONG JHPIEGO a organisé, les 23 et 24 mai 2019, à Tiébélé dans la province du Nahouri, une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus. Des femmes de Tiébélé connaissent désormais leur statut cancérologique. Après deux jours d’activités, l’équipe du Pr Jean Lankoandé a pu consulter et examiner 875 femmes. Des cas de lésions précancéreuses ont été pris en charge sur place et les cas graves ont été référés à Ouagadougou. La marraine du jour, Elise Ilboudo, 4e vice-présidente de l’Assemblée nationale a dit toute sa satisfaction quant à la mobilisation des populations, des autorités administratives, coutumières et religieuses de Tiébélé. La campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus initiée par Bienvenue Wourougou, conseillère technique de la commune de Ouagadougou et parrainée par la députée, Elise Ilboudo, 4e vice-présidente à l’Assemblée nationale avait pour objectif de promouvoir la santé et le bien- être de la femme de Tiébélé. Le député-maire de Tiébélé, Joël Atahougue Aoué et la coordonnatrice départementale des femmes, Koutiangba Martine, ont salué la promotrice et ses partenaires pour cette campagne. Pour eux, la santé de l’homme et de la famille dépend de la santé de la femme. Ils ont invité les fils et filles de la commune à suivre l’exemple de Mme Wourougou, en organisant des activités dans le domaine de la santé ou dans d’autres domaines. Pour la promotrice, la question de la mère et de l’enfant est une préoccupation pour tous. A travers cette campagne de dépistage, elle a voulu apporter sa petite contribution pour le bien-être des populations, car, le gouvernement, à lui seul ne peut pas tout faire. Donc, il faut que les associations et les individus s’engagent pour accompagner les actions de développement dans leurs localités respectives. La promotrice a reçu les encouragements du président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Simon Compaoré. Selon ses dires, il est venu saluer et encourager les efforts d’une dame battante qui ne cesse d’apporter sa contribution pour le bien-être des populations et surtout les femmes en particulier. Pour sa campagne, Bienvenue Wourougou a eu le soutien de l’association Stop cancer du col de l’utérus du Burkina Faso et de l’ONG JHPIEGO. Hamidou K. OUENA hamiouena@gmail.com

Championnat national des sports pour personnes handicapées

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Les sports pour personnes handicapées ont désigné leurs champions de la saison 2018-2019, le samedi 15 juin 2019 à Ouagadougou. Environ 170 athlètes issus de 22 clubs ont pris part aux diverses compétitions. Les rideaux sont retombés le samedi 15 juin 2019 à Ouagadougou pour la saison 2018-2019 des sports pour personnes handicapées. 170 athlètes issus de 22 clubs ont rivalisé autour des épreuves de l’athlétisme et également en basket ball, fauteuil roulant et en torball. Après une journée de compétition, Assiatou Sana de Tenkodogo, à l’épreuve des 100 m intellectuel Dames, est championne de la saison avec un temps de 16s 7. Chez les hommes, Seydou Traoré de Bobo-Dioulasso, est monté sur la plus haute marche du podium, grâce à son temps de 12s 5. Au 8000 m hanbike Dames, Rasmata Nikiema de handicap solidarité a franchi la 1re la ligne d’arrivée en 26mn22s. Chez les hommes, la couronne est revenue à Bouma Thierry Paré, également de handicap solidarité en 16mn06s. Au lancer de poids handicap moteur hommes, Oumarou N’Ziba de handicap solidarité, a eu le meilleur jet (5m84). Toujours dans cette même épreuve, mais en moteur Dames, Victorine Guissou de Koudougou est championne avec un jet de 4m64. Chez les auditifs hommes, toujours dans la même épreuve, Razack Ouattara de Gaoua a effectué le meilleur jet (8m76). Au sortir de cette saison, le président de la Fédération burkinabè des sports pour personnes handicapées (FBSPH), Guy Yaméogo, a affirmé que ces athlètes ont besoin de s’épanouir comme les autres. «Ils se trouvent une seule fois dans l’année par faute de moyens. Les athlètes ont besoin de plus de compétitions afin d’améliorer leurs performances» a-t-il laissé entendre. Avant de poursuivre : «Au-delà de la subvention du ministère, on fait appel à de bonnes volontés. Nous avons quatre sensibilités qui compétissent à ce championnat. Elles le font en une journée. Franchement c’est très difficile. Si on avait plus de moyens, on allait faire l’athlétisme aujourd’hui et les sports collectifs le lendemain pour que chaque athlète ne se sente pas obliger de courir à midi et compétir dans les sports collectifs le soir». Passée la compétition, place aux récompenses. Dans les épreuves individuelles, les athlètes classés premiers ont reçu des médailles d’or et une enveloppe de 20 000 FCFA. Quant aux vice-champions, ils ont reçu des médailles d’argent, une somme de 15 000 FCFA. Enfin, les occupants du bas du podium sont repartis avec des médailles de bronze et un montant de 10 000 FCFA. Les champions dans les sports collectifs ont reçu une enveloppe de 80 000 FCFA contre 55 000 aux deuxièmes et 35 000 FCFA pour les troisièmes. Ollo Aimé Césaire HIEN

Handball/championnat de la Ligue du Centre

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La 10e et dernière journée du championnat de la Ligue du Centre de handball s’est jouée le dimanche 16 juin 2019 au Palais des sports de Ouaga 2000. Il y avait deux matches en seniors messieurs au programme ; AS-SONABHY # AS-Police et AS-SONABEL # AS-Douanes. Les autres équipes étant exemptées. A l’issue de cette journée, ce sont les équipes de l’USFA (seniors messieurs) et de l’AS-Douanes (seniors dames) qui ont été déclarées championnes de la saison 2018-2019. Les policiers ont souffert avant de s’imposer devant une formation déterminée de l’AS-SONABHY. Les poulains du coach Abraham Sou avaient pourtant fait une bonne impression en première partie de jeu. L’équipe de l’AS-Police conduite par Moussa Sako, a été plus adroite dans cette manche du match. Et à la pause, le score était de 19 à 13 pour l’AS-Police. En seconde période, Cheick Traoré et ses coéquipiers de l’AS-SONABHY se sont réveillés et ont donné des sueurs froides à leurs adversaires. Ils ont remis le compteur à l’heure et menaient par moments les Policiers. En fin de match, l’AS-Police a su se ressaisir pour avoir le gain de la rencontre de justesse par 31 à 30. L’autre match des seniors messieurs a opposé l’AS-SONABEL à l’AS-Douanes. Les Douaniers ont eu raison des Electriciens. A la mi-temps, les éléments du coach Adama Lingani menaient par 11 à 10. De retour sur l’aire de jeu, Mickaël Kouamé, Alex Yeltigri et les autres de l’AS-Douanes ont renversé la vapeur, mettant à nu les quelques carences de l’adversaire. Et au final, les Douaniers se sont imposés par la marque de 24 à 21. “ Le bilan est globalement satisfaisant en ce sens que nous avons pu tenir les matchs sans problème. Tout s’est bien passé, et on a pu jouer du début jusqu’à la fin. Les équipes se sont données. Le niveau technique a été satisfaisant, surtout au niveau des seniors messieurs. Cette année, il y a lieu d’avoir des motifs de satisfaction. D’ores et déjà, on ne peut pas dire quelle équipe sera victorieuse d’avance à l’issue du championnat national. Et cela est à mettre à l’actif des différents encadreurs et responsables de clubs. Nous les invitons à maintenir le cap pour que nous puissions amener le handball au niveau africain’’, a déclaré Boukaré Tiendrébéogo, secrétaire général de la Ligue du Centre de handball, au terme du dernier match. L’USFA avec 16 points +17 est championne chez les seniors messieurs. Elle est suivie de l’AS-Police (15 points +03), l’AS-Douanes (12 points -02), l’AS-SONABEL (10 points +01) et l’AS-SONABHY (6 points -09). Au niveau des seniors dames, c’est l’AS-Douanes qui est sur la plus haute marche du podium avec 15 points +51. L’ASFA-Y vient en deuxième avec 12 points -07. La LONAB HC (9 points -2) et l’AS-SONABHY (0 point -42) sont respectivement troisième et quatrième. En juniors filles, l’AS-SONABHY (12 points +19) est classée première, suivie de la LONAB HC (deuxième, 6 points -0). L’AS-Douanes (0 point -17) doit jouer un match de barrage pour espérer être dans le carré d’as pour le championnat national. Chez les juniors garçons, l’AS-SONABHY (première, 16 points +59), l’AS-Douanes (deuxième, 13 points +55) et l’USFA (troisième, 6 points -35) représenteront la Ligue du Centre pour le carré d’as du championnat national. Les dates des rencontres pour le championnat national seront précisées ultérieurement. Fernand KOUDA

Ciment: CIMBURKINA double sa capacité avec un nouveau broyeur

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a inauguré, le mardi 18 juin 2019, le deuxième broyeur de CIMBURKINA dans la zone industrielle de Kossodo à Ouagadougou. Implantée en mars 2015, la société CIMBURKINA, filiale burkinabè du groupe allemand Heidelberg Cement, a doublé sa capacité de production, passant ainsi d’un à deux millions de tonnes de ciment par an. Cet exploit est dû à l’entrée en service de son deuxième broyeur. Le «joyau» qui a été inauguré le mardi 18 juin 2019 par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, répond aux meilleurs standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement, selon le directeur général de CIMBURKINA, François Sangline. «Un nouveau silo de calcaire de 2000 tonnes permet d’alimenter la ligne de production. Un broyeur de 150 tonnes par heure identique au premier broyeur assure pour de longues années, la disponibilité des produits sur le marché burkinabè. De plus, une nouvelle ensacheuse de 120 tonnes par heure complète le dispositif pour assurer à nos clients une rapidité et une qualité de livraison ainsi que de services compétitifs», a-t-il détaillé. Pour réaliser cette extension, il a informé que son industrie a dépensé 15 milliards F CFA. A l’écouter, cet investissement se justifie par une croissance de la demande en ciment. «Entre 2016 et 2017, la consommation de ciment a augmenté de 23,7%. La demande continue de croître. Malgré les difficultés que traverse le Burkina Faso, les indicateurs sont bons. Nous avons donc anticipé en construisant un nouveau broyeur afin d’être en mesure d’alimenter le pays», a-t-il soutenu. Protéger les industries de ciment Même si la demande en ciment évolue positivement, M. Sangline a relevé que la consommation annuelle (2,5 millions de tonnes) est largement en-dessous de la production de l’ensemble des cimenteries du pays estimées à six millions de tonnes par an. «La protection des acteurs, des 2000 emplois directs et 10000 emplois indirects générés par l’industrie du ciment doit donc être assurée. Ce, à travers entre autres, de lutte contre les importations informelles du ciment des pays limitrophes et la lutte contre la fraude», a-t-il plaidé auprès du ministre Kaboré. Celui-ci a rassuré que la protection des industries nationales et la lutte contre la fraude figurent en bonne place dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Dans ce sens, il a fait savoir que plusieurs opérations de saisie de ciments entrés frauduleusement dans le pays ont été menées. «Nous avons décidé d’améliorer le dispositif de lutte contre la fraude d’où la réorganisation il y a un mois de mon ministère pour dynamiser la brigade mobile de contrôle qui devient un outil puissant intégrant l’investigation et des équipes mobiles sur le territoire pour combattre la fraude», a-t-il expliqué. Qu’à cela ne tienne, il a félicité CIMBURKINA pour la mise en place du 2e broyeur. Il a relevé que ce sont des centaines d’emplois supplémentaires qui seront créés pour les jeunes et les femmes. Pour lui, un tel investissement arrive à point nommé dans un contexte où le gouvernement s’est résolument engagé dans la construction de 40000 logements sociaux et la réalisation d’importantes infrastructures routières, de stockage d’eau pour l’irrigation…«De plus, dans un avenir proche, cela contribuera à réduire le coût du ciment. Aussi, nous pourrons augmenter notre production et contribuer à améliorer notre balance commerciale», s’est-il réjoui. Dans cette perspective, il a invité CIMBURKINA déjà certifié ISO 9001 version 2015, à poursuivre sa politique de qualité et les investissements structurants. Eliane SOME elianesome4@gmail.com

Financement des PME/PMI

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le lundi 17 juin 2019 à Kosyam, le directeur général du groupe Ecobank, Ade Ayeyemi. Le groupe ECOBANK a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le gouvernement burkinabè dans sa politique de création d’emplois au profit des jeunes et de financement des Petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI). Le Directeur général (DG) du groupe, Ade Ayeyemi, l’a signifié à l’issue d’une audience avec le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le lundi 17 juin 2019 au palais de Kosyam. Avec le chef de l’Etat, a-t-il dit, il a été question de l’économie et surtout de la création d’opportunités d’emplois pour les jeunes par le secteur bancaire, en relation avec le gouvernement. «Nous avons aussi parlé de l’inclusion financière et en particulier des Petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI) pour nous assurer vraiment que ce sont les facteurs du développement économique du Burkina Faso», a-t-il ajouté. Pour M. Ayeyemi, l’audience a permis au groupe ECOBANK de renouveler son engagement à accompagner les PME/PMI et à faire de la technologie, un vecteur d’inclusion financière pour tous les Burkinabè. «Aujourd’hui, nous sommes l’un des premiers acteurs financiers de l’économie burkinabè. Nous travaillons avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement pour continuer le travail et accélérer ce processus», a-t-il fait savoir. Présenté au chef de l’Etat à l’occasion de cette audience, le nouveau DG d’ECOBANK-Burkina Faso, Moukaramou Chanou Alao, a précisé que son défi majeur est de poursuivre le travail de son prédécesseur en apportant l’appui de son institution au gouvernement et aux PME/PMI, un «véritable» poumon de l’économie. «Nous allons moderniser le système bancaire à travers notre nouvelle application, ‘’ECOBANK mobile up’’ que nous allons vulgariser à travers le pays, pour faciliter l’inclusion financière pour toucher toute la population, surtout celle du monde rural qui aujourd’hui, n’a malheureusement pas accès aux guichets de banque», a-t-il promis. Jean-Marie TOE

Coopération Maroc-Burkina Faso

Les Centres hospitaliers universitaires (CHU) Yalgado-Ouédraogo du Burkina Faso et Ibn-Sina du Maroc, ont formalisé leur partenariat, vieux de quelques années, par la signature d’une convention le mardi 18 juin 2019 à Ouagadougou. La coopération entre les Centres hospitaliers universitaires (CHU) Yalgado- Ouédraogo du Burkina Faso et Ibn-Sina du Maroc est désormais officielle. En effet, le «mariage» entre les deux structures s’est matérialisé, le mardi 18 juin 2019, à travers une signature de convention. Selon le directeur général du CHU Ibn- Sina de Rabat, Abdelkader Errougani, cet accord maroco-burkinabè s’articule autour de trois axes principaux : le médical, le paramédical et le managérial. Pour ce qui est des soins hospitaliers, il a indiqué qu’ils vont essentiellement concerner la prise en charge de la pathologie Otorhinolaryngologie (ORL), de l’insuffisance rénale et de la réanimation. En outre, par le biais de cette convention, des spécialistes de la santé du Burkina vont effectuer des stages de courte durée au Royaume chérifien pour renforcer leurs capacités et partager leurs savoir-faire avec leurs collègues marocains. «Notre partenariat va non seulement s’intéresser au développement de la formation, des soins et de la recherche qui sont des missions du CHU, mais aussi à la mise à disposition de notre expérience à l’hôpital Yalgado dans le domaine managérial» a poursuivi M. Errougani. Il a, par ailleurs, précisé que tout cela concourt à la prise en charge du patient burkinabè. «Nous allons bénéficier de l’expérience burkinabè, participer à des projets communs de recherche», a-t-il dit. Le directeur général du CHU Yalgado- Ouédraogo, Constant Dahourou, a, quant lui, salué cette coopération au regard des défis de son hôpital. «Il faut avoir une vision de développement d’un hôpital pour pouvoir asseoir de manière pratique ce qu’il faut. C’est à travers ce genre de coopération stratégique et opérationnelle que nous allons lancer la réflexion dans le domaine du management de l’hôpital Yalgado» a-t-il conclu. Pour l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Burkina, Farrhat Bouazza, ce partenariat entre les CHU Yalgado-Ouédraogo et Ibn- Sina entre dans le cadre de la vision donnée par le roi Mohamed VI dès sa prise du pouvoir à savoir : «mettre l’expérience marocaine à la disposition des pays de l’Afrique pour un rapprochement». Et d’ajouter que le souverain marocain porte beaucoup d’intérêt aux pays sud- sahariens dont le Burkina Faso. Le Dr Corneille Traoré, représentant la ministre de la Santé, a salué l’excellence des relations entre le Maroc et le Burkina Faso, matérialisée par la «célébration de ce mariage» au grand bonheur des patients marocains et burkinabè. Le CHU Ibn-Sina de Rabat est un ensemble de neuf hôpitaux et d’un centre de traitement dentaire. Arnaud Fidèle YAMEOGO (Stagiaire)