Production des légumineuses : un bonus pour le corps et les poches

Les légumineuses sont une spéculation aux multiples avantages. Si leurs graines sont reconnues riches en nutriments par les spécialistes, leurs plantes résistent à la sècheresse et contribuent à l’enrichissement des sols, grâce à leur potentiel en azote.

Pour le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, Lamourdia Thiombiano, le but du ministère en charge de l’agriculture est d’arriver à la transformation industrielle de ce secteur.

La culture des légumineuses est pratiquée par plus de 69% des ménages agricoles ruraux et adoptée par 46,5% des couches vulnérables, notamment les femmes, qui en tirent une grande partie de leurs revenus, selon des chiffres du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles. Viviane Ouédraogo, considérée comme une productrice-modèle de niébé, habitante de la commune rurale de Méguet, dans le Plateau central, parvient à subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Depuis 2017, elle est membre de l’association « Wend la sida ». Pour la campagne 2018-2019, avec une semence de 9 kg, l’organisation a récolté 100 sacs de 100 kg sur une superficie de 1,5 ha. «Une partie de la production est revendue, et l’autre est transformée en produits dérivés à savoir des galettes, des biscuits, le couscous.

C’est avec ces revenus que j’aide mon mari à prendre soin de la famille, notamment en ce qui concerne les frais de santé et la scolarité des enfants», témoigne-t-elle. Fatimata Ouédraogo fait également, depuis huit ans du commerce des légumineuses, son gagne-pain. Elle achète le niébé, le voandzou, le soja et l’arachide, avant de les revendre pendant la période de soudure. « Je peux stocker près de 40 sacs. Une partie est transformée en produits dérivés vendus à travers les foires et marchés. Par saison, je peux avoir un bénéfice d’environ 200 000 FCFA », confie-t-elle. La production et la commercialisation des légumineuses constituent, selon le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, Lamourdia Thiombiano, une activité très rentable. Selon lui, elle représente, annuellement, près de 145 milliards F CFA dans l’économie burkinabè. De son avis, ce secteur est très prometteur, d’où la nécessité de le promouvoir. Pour la nutritionniste, Nana Thiombiano/ Coulibaly, la filière occupe de nombreuses femmes, notamment dans la production, la consommation et la transformation. « Elle est une source de création d’emplois et permet donc de résorber le chômage à travers la création de petites et moyennes entreprises. En outre, la production des légumineuses est une alternative à l’utilisation des engrais chimiques », explique-t-elle.

Des valeurs nutritives

La consommation des légumineuses, assure-t-elle, est très bénéfique à la santé humaine. Selon Mme Thiombiano, dans le domaine de l’environnement, en association symbiotique avec les bactéries (rhizobium), les plantes des légumineuses libèrent de l’azote dans le sol, l’enrichissent et favorisent ainsi sa conservation. C’est pourquoi, elles sont associées à la culture des céréales ou en alternance. En sus, les légumineuses ont besoin d’une quantité d’eau au début de leur croissance. Mais quelques semaines plus tard, elles se développent avec peu d’eau en condition sèche et chaude.

Les légumineuses contiennent tous les groupes d’aliments (glucides, lipides, protéines, vitamines, minéraux et eaux). «En matière nutritive, ce sont des aliments riches en minéraux (fer, magnésium, zinc, potassium) et en vitamines (de l’acide folique, des vitamines B et C), en glucides complexes et en fibres pour assurer une bonne alimentation», explique la nutritionniste. Selon la nutritionniste, alors qu’un litre de lait apporte 32 g de protéines, un kg de haricot procure 82 g de protéines. En outre, l’huile de soja et de l’arachide contient des phytostérols qui permettent de baisser le taux de mauvais cholestérol. Les glucides complexes, eux régulent la glycémie pour éviter le diabète, tandis que les fibres favorisent la digestion, limitent l’absorption des nutriments en excès, baissent également le taux de mauvais cholestérols. Pour accroître leurs valeurs nutritives, elles doivent être combinées aux céréales à l’exception du soja. « L’arachide et le soja sont aussi riches en lipides (huile).

Consommer du tô accompagné de la sauce arachide ou avec des feuilles vertes (oseille, épinard, etc.) est donc très nutritif. Il en est de même du fonio avec une sauce pâte d’arachide aux légumes. Les légumineuses sont par ailleurs utilisées pour produire des aliments fortifiés comme les farines infantiles, les céréales fortifiées pour les femmes enceintes et allaitantes et les cantines scolaires », indique la spécialiste. Toutefois, prévient-elle, la consommation du soja par les femmes enceintes et allaitantes et les jeunes enfants doit être limitée. En effet, des études ont, déclare-t-elle, démontré qu’il y aurait un effet réducteur des hormones sexuelles chez les hommes et un ralentissement de la croissance chez les enfants.

Une contribution à la sécurité alimentaire

De 2011-2018, les rendements ont connu une croissance de 13% dans les régions du Nord et de la Boucle du Mouhoun…

Cependant, le soja est plus riche en protéines que les autres aliments, soit un taux de 38% contre 20 à 25%. Il peut être consommé sans les céréales, mais avec des légumes. Les individus du groupe sanguin O doivent, cependant, prendre le soin de décortiquer auparavant ce groupe d’aliments avant de les consommer. Car, ces personnes, soutient-elle, digèrent difficilement leurs enveloppes.

Et pour éviter les cas de ballonnement, poursuit-elle, les légumineuses doivent être trempées dans de l’eau la veille de leur préparation, avant d’être retirées pour la cuisson. « La consommation des légumineuses contribue à prévenir le marasme, le kwashiorkor, l’anémie, la constipation, le diabète (sucre lent), les maladies cardio-vasculaires (phytostérols) et l’obésité», précise-t-elle. Grâce à cette richesse nutritionnelle, fait-elle savoir, la filière peut contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire.

Selon le secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité alimentaire, la production de ces céréales est importante dans l’employabilité des jeunes. «La filière engage une grande diversité d’acteurs, principalement les associations dans la production, la transformation et la commercialisation», explique-t-il. Pour lui, elle contribue à l’atteinte de la sécurité alimentaire. De ce fait, le ministère en charge de l’agriculture a mis en place la politique de subventions des intrants, des semences améliorées et du matériel agricole.

Sur le terrain, en collaboration avec la direction générale de la promotion de l’économie rurale et les associations, les producteurs sont formés aux meilleures pratiques culturales afin d’avoir d’excellents rendements. « Cet enseignement comprend des formations, des visites de terrain, la mise en place de champs-écoles, l’appui à la conservation et à la transformation en produits finis », détaille M. Thiombiano. Cependant, la véritable difficulté, de l’avis de la productrice Viviane Ouédraogo réside dans la transformation industrielle. Pour elle, seule cette transformation peut apporter de la valeur ajoutée aux revenus des producteurs. A ce sujet, le secrétaire exécutif Lamourdia Thiombiano, rassure que le projet de passage à la l’industrialisation est en voie de réalisation. « Le gouvernement y travaille. Car, plus on ajoute de la valeur à un produit, plus les revenus sont meilleurs et mieux cela améliore les conditions de vie des populations », s’est-t-il convaincu. Selon lui, la transformation en produit fini est un élément essentiel pour améliorer l’accès à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Qu’est-ce qu’une légumineuse ?

Contrairement à son nom, une légumineuse n’est pas un légume. Elle est une plante dont les produits sont des gousses contenant des graines à deux cotylédons. Il s’agit, entre autres, du haricot (niébé), des pois bambara ou pois de terre, des lentilles, du néré, du mung bean, de l’arachide et du soja. Ce sont les légumineuses les plus connues au Burkina Faso. Produites de manière variée sur l’ensemble du territoire, elles s’adaptent aux zones arides à faible pluviométrie. Selon les chiffres du ministère en charge de l’agriculture, environ 15% des superficies emblavées sont consacrées à leur production. Ce qui fait du pays des Hommes intègres, le 1er producteur mondial de poids de terre et le 3e producteur mondial de niébé.
F.B.

De la Journée mondiale des légumineuses

C’est sous le slogan «des graines pour nourrir l’avenir», que la 68e Assemblée générale de l’ONU a décrété 2016, Année internationale des légumineuses (AIL). Les Nations unies sont, en effet, convaincues de l’importance nutritionnelle de ces aliments pour les hommes, les animaux et le sol. Au Burkina Faso, c’est sous le thème «Valorisation des légumineuses dans le cadre des ODD et pour la résilience au changement climatique» qu’elle s’est tenue en février 2017 à Kongoussi, sous les auspices du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. A l’issue de cette journée, la Déclaration dite de Ouagadougou a recommandé l’institutionnalisation d’une journée des légumineuses. En 2018, le Burkina Faso a organisé une journée dédiée aux légumineuses. C’est ainsi que le 19 février 2018 dans le village de Koumbané, dans la commune rurale de Namissiguima, située dans la région du Nord, a eu lieu la 1re Journée nationale des légumineuses sous le thème « promouvoir les légumineuses pour la création d’emplois au profit des jeunes et des femmes et l’amélioration de la sécurité alimentaire ». Au regard de l’engagement du Burkina Faso et des partenaires au développement, l’Assemblée générale des Nations unies a accédé à la proposition de Ouagadougou, en adoptant, le 20 décembre 2018, une résolution instituant une Journée mondiale des légumineuses à célébrer le 10 février de chaque année. Le 11 février 2019, la 1re journée mondiale a été célébrée en différé au Burkina Faso, à Méguet, dans la région du Plateau central, sous le thème : «Des légumineuses pour renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence des ménages».
F.B.

Séjour du président du Faso à Abu Dhabi : dix millions de dollars pour électrifier 42 localités

A l’issue d’une séance de travail que le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a eu avec le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, un accord de financement de 10 millions de dollars (plus de 6 milliards F CFA) a été signé, le mercredi 24 avril 2019, pour électrifier 42 localités du pays.

Soumis en 2015, le Projet d’électrification rurale de 42 localités (dont 30 dans les Hauts-Bassins et 12 dans la Boucle du Mouhoun) par système solaire photovoltaïque (PV) a reçu l’aval du Fonds d’Abu-Dhabi pour le développement. A l’issue d’une séance de travail avec le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, au siège du Fonds, le mercredi 24 avril 2019, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et le directeur général du Fonds d’Abu-Dhabi pour le développement ont signé un accord de financement à cet effet. Le projet, d’un coût global de 16 millions de dollars (8 milliards F CFA), est financé par le Fonds d’Abu-Dhabi à hauteur de 10 millions USD et l’Etat burkinabè à plus de 5 millions. Porté par l’Agence burkinabè des énergies renouvelables (ABER), la Société des services décentralisés Nuon Yeelen Kura (SSD-NYK) et Sahelia solar SARL dans le cadre d’un Partenariat public-privé (PPP), le projet vise à améliorer les conditions de vie des populations et à lutter contre la pauvreté en vue d’un développement durable dans les régions concernées.

Ainsi, il permettra d’accroître l’accès à l’énergie électrique à partir de technologies basées sur la valorisation des énergies renouvelables, à un coût «accessible» de 110 F CFA/KWh et de manière durable pour les populations des zones rurales couvertes. Mieux, le projet compte enclencher l’émergence de nouvelles Activités génératrices de revenus (AGR) et apporter des solutions énergétiques aux écoles, collèges, ménages et formations sanitaires. D’une durée de quatre ans, il ambitionne couvrir les besoins en électricité de 73 500 habitants dont environ 33 000 bénéficiaires directs (6 579 ménages) qui seront raccordés aux services électriques et 44 100 bénéficiaires indirects qui bénéficieront, eux, de kits individuels photovoltaïques. A cela, s’ajoute l’électrification d’au moins 70 écoles, 25 centres de santé et 108 lieux de culte dans les localités concernées. Viennent ensuite, la fourniture et la distribution de 4 870 kits solaires pour l’électrification d’au moins 1 400 foyers éloignés du réseau électrique et la fourniture et l’installation de 1 106 éclairages publics solaires dans les 42 localités. En termes de technologies utilisées, le projet (2 MWc) construira 217 km de réseaux électriques avec des systèmes hybrides photovoltaïques/diesel et de mini-réseaux électriques au profit des ménages, microentreprises et centres communautaires. L’installation de kits solaires individuels au profit des ménages, sera subventionnée à 90%, les 70 systèmes solaires PV semi-collectifs au profit des écoles, le seront à 70% tandis que 25 systèmes PV au profit des centres de santé seront subventionnés à 90%.

Jean-Marie TOE
Depuis Abu-Dhabi
(Emirats Arabes Unis)

Autonomisation des femmes et des jeunes : le Fonds Khalifa donne 10 millions de dollars

Au cours de son séjour émirati, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience le ministre délégué et président du Fonds Khalifa, Hussein Al Nouess, et le conseiller spécial du prince d’Abu-Dhabi, Abdulah Adwan, le mercredi 24 avril 2019.

Les Emirats Arabes Unis délient le cordon de la bourse pour la réalisation de plusieurs projets de développement chers au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Dix millions de dollars (environ 5 milliards F CFA) ont été annoncés par le ministre délégué et président du Fonds Khalifa pour le développement des entreprises. Il s’est exprimé à sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat burkinabè, le mercredi 24 avril 2019 à Abu-Dhabi. «Son Altesse m’a chargé de venir échanger avec le président du Faso sur ses projets prioritaires. Pendant la rencontre, nous nous sommes accordés pour accompagner le Burkina Faso dans la réalisation de la vision du président Roch Marc Christian Kaboré, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, du solaire et des activités génératrices de revenus pour les femmes et les jeunes», a-t-il soutenu. Selon le président du Fonds Khalifa, le développement d’un pays passe nécessairement par le financement des Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries (PME/PMI) et aussi des microprojets des jeunes et des femmes.

Le financement d’environ 5 milliards de francs CFA, a-t-il relevé, soutiendra les projets de développement en vue de l’autonomisation financière des jeunes et des femmes, de la construction d’infrastructures scolaires, hydrauliques, sanitaires et énergétiques.

A la suite du président du Fonds Khalifa, le chef de l’Etat a reçu Abdullha Adsone, conseiller spécial du prince d’Abu-Dhabi. Même si rien n’a filtré des échanges, tout laisse croire que des questions d’ordre «stratégique» ont été abordées dans le domaine de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Jean-Marie TOE
Depuis Abu-Dhabi (Emirats
Arabes Unis)

Autonomisation des femmes et des jeunes: Le Fonds Khalifa décaisse 10 millions de dollars

A l’occasion de son séjour émiratie, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu en audience, le ministre délégué et président du Fonds Khalifa, Hussein Al Nouess et le conseiller spécial du prince d’Abu-Dhabi, Abdulah Adwan, le mercredi 24 avril 2019.

Les Emirats arabes unis et principalement Abu-Dhabi met la main à la poche pour soutenir les visions du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré dans le financement des projets dans divers secteurs d’activités, à hauteur de 10 millions de dollars (environ 5 milliards de F CFA). L’annonce a été faite par le ministre délégué et président du Fonds Khalifa pour le développement des entreprises, à sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat burkinabè, le mercredi 24 avril 2019 à Abu-Dhabi. « Son Altesse m’a chargé de venir rencontrer le président du Faso pour échanger avec lui, sur les projets prioritaires qui lui tiennent à cœur. Après une longue rencontre nous nous sommes accordés sur l’accompagnement du Burkina Faso dans la réalisation de la vision du président Roch Marc Christian Kaboré, en prenant l’engagement de soutenir le Burkina Faso, pays frère et ami, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, du solaire et des activités génératrices de revenus pour les femmes et les jeunes », a-t-il soutenu. A entendre le président du Fonds Khalifa, le développement d’un pays passe « nécessairement » par le financement des Petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI) et des microprojets des jeunes et des femmes. Ce financement d’un montant de 10 millions dollars, a-t-il relevé, soutiendront les projets de développement en vue de l’autonomisation financière des jeunes et des femmes, de la construction d’infrastructures scolaires, hydrauliques et sanitaires et dans le domaine de l’énergie solaires.

A la suite du président du Fonds Khalifa, le président du Faso a reçu Abdullha Adsone, le conseiller spécial du prince d’Abu-Dhabi. Même si rien n’a filtré des échanges, il en ressort que des questions d’ordre « stratégique » ont été abordées dans le domaine de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Jean-Marie TOE

Depuis Abu-Dhabi aux Emirats Arabes Unis

Un dénouement in extremis

Après plusieurs mois de tractations, la Coordination des syndicats du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (CS-MINEFID) et le gouvernement sont parvenus à un accord le mardi 23 avril 2019.

Au-delà des détails, l’on peut simplement affirmer que ce dénouement constitue une bouffée d’oxygène pour les Burkinabè, pour des acteurs économiques exaspérés et pour l’économie du pays qui était au bord de l’asphyxie. Ce qu’il faut souhaiter cette fois-ci, c’est une trêve durable.

Peu importe les engagements pris lors des discussions, chaque camp doit mettre un peu d’eau dans son vin afin que ces crises à répétition dans un département aussi stratégique ne soient que de vieux souvenirs. En tout état de cause, ceux qui en doutait encore auront bien compris, une bonne fois pour toute, que «l’argent n’aime pas le bruit».

Espérons que ce modus vivendi avec les financiers n’engendrent pas d’autres revendications maximalistes préjudiciables. Un autre aspect non moins important qu’il faut prendre en compte dans les négociations, et qui ne concerne pas uniquement les financiers, est la communication.

Pour éviter toute suspicion, il est important d’apprécier l’opportunité de la communication autour de la question, de l’élargir aux autres acteurs de la société. Informer l’opinion des conditions dans lesquelles les négociations ont été menées et ce à quoi elles ont abouti est aussi important que dénouer une crise.

La preuve, sans même laisser le temps aux protagonistes (CS-MINEFID et gouvernement) de s’exprimer sur leurs échanges, certains citoyens s’offusquaient déjà sur la toile dès l’annonce de l’accord. Ils ont vite fait de crier haut et fort à une solution non transparente concoctée sous les manteaux.

Certains sont allés plus loin en appelant les autres syndicats à remettre en marche leur machine de revendications parce que les argentiers auraient obtenu gain de cause. Pourtant, il ne faut pas se voiler la face, devant certaines réalités, il faut que chacun fasse des concessions pour l’intérêt supérieur de la nation.

Et sans être dans le secret des dieux, nous osons croire que c’est cet esprit qui a prévalu pendant les échanges. Si c’est le cas, tant mieux, car le problème devenait de plus en plus inquiétant. Ce n’est d’ailleurs pas exagéré de dire que nous tutoyions les précipices.

Des syndicats de commerçants, lors d’une conférence de presse n’avaient-ils pas prévenu que jusqu’à la fin du mois d’avril, si une solution n’était pas trouvée à la «grève», eux-aussi allaient se faire entendre ? Et, à les écouter ce jour-là, l’on pouvait présager des conséquences de ce qu’ils entrevoyaient.

Après eux, qui d’autre allait se mettre dans la danse? On ne pourrait le deviner. Maintenant que la sérénité semble revenue au MINEFID, il ne faut surtout pas perdre de vue l’approche globale préconisée le processus de mise à plat des systèmes de rémunération des agents publics? En apparence, c’est la solution qui s’impose, même si pour le moment, les travailleurs concernés ne savent pas grand-chose sur le traitement qu’ils recevront.

Daniel ZONGO

Nuit de la qualité et des innovations: Rendez-vous le 3 mai 2019 pour la 2e édition

Le comité d’organisation de la nuit de la qualité et des innovations a annoncé, au cours d’une conférence de presse, le mardi 23 avril 2019 à Ouagadougou, la tenue de la soirée de gala, le vendredi 3 mai 2019 dans la salle polyvalente du complexe de Ouaga-2000 sous le thème : «Démarche qualité et développement des secteurs privé et public».

Les personnalités économiques et politiques, les représentants et cadres d’entreprises engagées dans une démarche qualité, les professionnels de la qualité, et les start-ups sont conviés à la 2e édition de la nuit de la qualité et des innovations qui se tiendra le 3 mai 2019. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse, mardi 23 avril à Ouagadougou. Le thème retenu cette année est : «Démarche qualité et développement des secteurs privé et public».

Organisée par le Group IMPROVE, cette soirée de gala vise, selon le président du comité d’organisation, Gautier Raoul Béré, par ailleurs directeur général du Group IMPROVE, à révéler au grand public, les acteurs économiques publics et privés engagés dans une démarche qualité.

«La nuit de la qualité et des innovations a pour ambition de conduire les entreprises à plus de compétitivité, à faire du Burkina Faso un champion de la qualité et une zone d’éclosion des start-ups, et ainsi contribuer à attirer davantage les investisseurs», a-t-il expliqué.

A cet effet, un jury composé d’experts en management de la qualité, en économie d’entreprise et en communication d’entreprise a sélectionné les lauréats qui seront distingués sur la base de plusieurs critères.

Il s’agit de l’engagement dans la promotion de la qualité, de la contribution au développement du secteur privé et la pertinence de l’innovation. La catégorie «A» va récompenser quatre start-ups de jeunes entrepreneurs dans les domaines de l’agroindustrie, la santé, l’énergie et celui du numérique.

La catégorie «B» va reconnaître les mérites de trois entreprises dans la promotion de la qualité. Quant à la catégorie «C», elle va concerner les services publics ayant réalisé des innovations remarquables. La dernière catégorie va primer trois personnalités qui soutiennent l’engagement qualité et contribuent au développement du secteur privé.

«Les prix sont composés d’un trophée et d’un diplôme de reconnaissance. Les start-ups bénéficieront en sus, d’une promotion dans le magazine Afriqa Normes», a précisé M. Béré.

La satisfaction des clients en ligne de mire

La nuit de la qualité et des innovations va offrir une rampe de lancement à des innovations de jeunes dans quatre domaines, dont l’agroindustrie.

Interrogé sur la définition de la notion de qualité, les membres du comité d’organisation ont expliqué qu’elle renvoie d’une manière générale à la satisfaction du client par les services ou les produits des entreprises publiques ou privées.

Selon le chef du département organisation et qualité de ONATEL SA, principal sponsor de cette édition, Téwendé Dayama, la qualité se base sur les valeurs défendues par une entreprise et déclinées par la suite en actions visant la satisfaction des clients et partenaires internes et externes.

Zacharia Traoré, un membre du jury, a souligné que la qualité a pris naissance au Japon afin de conquérir des parts de marché face à l’invasion des produits occidentaux.
Le président du comité d’organisation a lancé un appel aux acteurs économiques et aux clients afin de soutenir la nuit de la qualité et des innovations.

Il s’agit, selon lui, de soutenir l’adoption d’une démarche qualité à tous les niveaux afin de contribuer au changement qualitatif des habitudes de transformations socioéconomiques du Burkina Faso et de la sous-région.

Le patron du group IMPROVE a déclaré que la nuit de la qualité et des innovations vient en complément d’initiatives menées par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat au niveau national et la communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre global de l’implémentation de l’infrastructure qualité dans les Etats-membres.

La nuit de la qualité et des innovations a été créée à l’occasion de la célébration du 2e anniversaire du magazine «Afriqa Normes» en 2017. Ce magazine produit par le Group IMPROVE est diffusé sur les antennes de la RTB/Télé.

Nadège YE

USSU-BF 2018-2019 : L’apothéose cet après-midi au stade municipal

Les rideaux retombent cet après-midi au stade municipal Issoufou-Joseph- Conombo sur la saison 2018-2019 de l’Union sportive des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSU-BF), avec la finale de football U15 garçons en apothéose. Le secrétaire général du ministère des Sports et des Loisirs, Herman Yabré, a porté cette information aux journalistes hier, 24 avril, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou.

Lancée depuis Bobo-Dioulasso par le Ministre des Sports et des Loisirs (MSL), Daouda Azoupiou, la saison 2018-2019 de l’Union sportive des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSU-BF), s’achève cet après-midi au stade municipal Issoufou-Joseph-Conombo avec la finale de football U15 garçons.

Cette information a été portée aux journalistes, le mercredi 24 avril 2019, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou. L’USSU-BF repart ainsi sur de nouvelles bases, après trois ans de léthargie. Selon le secrétaire général du Ministère des Sports et des Loisirs (MSL), Herman Yabré, elle entend aussi relever de nouveaux défis sportifs, humains et organisationnels.

«Le comité d’organisation mis en place par arrêté, est dirigé par les secrétaires généraux de trois départements ministériels que sont le ministère des Sports et des Loisirs, le ministère de l’Education nationale de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales et le ministère de l’enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation», a-t-il mentionné.

La compétition a concerné sept disciplines que sont le football, le handball, le volleyball, le basket ball, l’athlétisme, le judo et la lutte. Pourquoi seulement sept disciplines ? A cette question, Herman Yabré a répondu qu’il s’agissait des disciplines les plus pratiquées dans les établissements scolaires et universitaires.

«Avec le temps, nous allons intégrer d’autres disciplines sportives», a-t-il promis. Environ 18 887 licences traitées de 404 établissements ont été réparties dans 4 groupes d’âge. Il s’agit des moins de 15 ans, les moins de 17 ans, les moins de 20 ans et les séniors des universités et grandes écoles. La compétition s’est déroulée en trois phases : régionale, zonale et les finales nationales.

La saison 2018-2019 de l’USSU-BF a mobilisé 250 000 millions FCFA. Pour rappel, la finale de football U15 garçons sera précédée d’un match de gala qui opposera une sélection du gouvernement à celle des élèves. La cérémonie de clôture connaîtra également la présence de l’homme le plus fort du monde, Iron Biby. Elle débutera à partir de 14h au stade municipal Issoufou-Joseph- Conombo.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Tennis/tournoi de la Ligue du Centre : Alan Tapsoba domine tous ses concurrents

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Le tournoi des minimes organisé par la Ligue du Centre de tennis a connu son dénouement final, le lundi 22 avril 2019 au stade du 4-Août de Ouagadougou. C’est Alan Tapsoba qui s’est imposé par 6 jeux à 1 devant Dieudonné Dembélé.

Débuté le 13 avril 2019, le tournoi de la Ligue du Centre sous le slogan «Relancer le tennis par la pépinière» a pris fin par la finale qui a opposé, le lundi 22 avril 2019, Alan Tapsoba à Dieudonné Dembélé, dans la catégorie minime. La finale a été jouée en un seul set et a été remportée sans coup férir par le jeune Alan Tapsoba qui a réussi 6 jeux contre 1.

Cette performance prouve la domination sans partage d’Alan Tapsoba durant la compétition dans cette catégorie. “Comme on le voit, la relance de tout sport passe par la base, par la pépinière. Effectivement, nous avons beaucoup mis l’accent sur les tout-petits pour relancer notre tennis qui, à un moment donné, a reculé par rapport à certaines époques’’, a déclaré Karim Traoré, président de la Ligue du Centre de tennis.

Le parrain posant avec Alan Tapsoba, vainqueur dans la catégorie minime.

Selon Issaka Tapsoba, coordonateur par intérim de l’Autorité nationale de lutte contre la fraude, parrain du tournoi, c’est tout à fait normal qu’il accompagne cette compétition car le sport est un facteur de cohésion sociale. “Nous avons assisté à une belle finale des minimes, et ça nous rassure pour l’avenir.

Et c’est la Ligue du Centre de tennis qui gagne’’, a-t-il ajouté. Pendant la période du 13 au 22 avril 2019, les benjamins, les juniors et les seniors ont également compéti. Et des récompenses ont été remises aux plus méritants.

En marge de la compétition, il y a eu des séances de formation théorique et pratique, des animations pour encourager les enfants car la pratique du tennis passe par l’engouement. C’est pourquoi la Ligue a créé le «play and stay» qui veut dire jouer et rester.

Fernand KOUDA