Accord au MINEFID : Ce que le gouvernement consent

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu le mercredi 24 avril 2019 au palais de Kosyam sous la direction du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré. Plusieurs sujets ont intéressé le gouvernement dont les dispositions pour une sortie de crise au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement.

L’accord conclu entre le gouvernement et les syndicats du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) le 23 avril 2019 a été sur la table du Conseil des ministres, tenu le mercredi 24 avril 2019, au palais de Kosyam sous la conduite du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré.

A l’issue de la rencontre, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rémis Fulgance Dandjinou a indiqué qu’un décret portant règlementation de la prime de motivation des agents du MINEFID a été adopté. «Ce décret s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi de finances budget 2019.

L’article 94 de cette loi autorise le gouvernement à prendre des mesures d’accompagnement en tenant compte de la nouvelle spécificité de cette prime qui la plafonne à 25% de la masse salariale (art 92 de la loi)», a précisé le porte-parole du gouvernement avant d’inviter le ministre en charge du dossier à livrer le contenu de l’accord.

Les discussions ont porté sur deux points, a d’emblée relevé le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré. «Nous avons échangé sur le principe de la suppression du fonds commun. Sur ce point, nous nous sommes compris. Désormais, la prime de motivation qui est retenue comme l’indique la loi de finances budget 2019. Les échanges ont ensuite porté sur les mesures d’accompagnement», a-t-il expliqué.

Il a aussi reconnu que l’exécutif est conscient des difficultés que va engendrer la mise en œuvre de cette loi. C’est la raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, la loi avait prévu des dispositions d’accompagnement.

A ce propos, M. Ouédraogo a soutenu que des forfaits ont été arrêtés de commun accord sur une période de trois ans. Pour les cadres A et P, les agents percevront 900 000 F CFA par trimestre, catégorie B, 700 000 F CFA, catégorie C : 600 000 F CFA et les catégories D et E 400 000 F CFA.

En plus de ces mesures, le gouvernement a pris deux décrets portant reclassement de la loi indiciaire du personnel des Gardes de sécurité pénitentiaire et de celui du corps des greffiers. De l’avis du ministre Dandjinou, ces deux décrets permettront de corriger en partie les difficultés rencontrées dans les reversements de ces agents dans les lois qui les régissent.

Outre ces dossiers, le gouvernement a statué sur le résultat de l’appel d’offres pour la construction de l’Ecole nationale des enseignants du primaire de Kaya pour un montant hors TVA de plus de 5 milliards 407 millions F CFA pour un délai d’exécution de 20 mois. Selon le porte-voix de l’exécutif, il s’agit d’un don assuré par l’Agence de la coopération financière japonaise.

Le Conseil a par ailleurs adopté quatre décrets au titre du ministère en charge de l’agriculture concernant la loi d’orientation agrosilvo-pastorale, halieutique et faunique au Burkina Faso et un décret portant organisation du ministère de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.

Abdoulaye BALBONE

Forum sur la médiation institutionnelle: Les participants pour l’introduction des valeurs traditionnelles dans les curricula

Le forum national sur le renforcement de la médiation institutionnelle par la capitalisation des valeurs traditionnelles et religieuses a clos ses travaux, le mercredi 24 avril 2019, à Dédougou sous le patronage du Médiateur du Faso, Saran Séré/Sérémé.

Les rideaux sont tombés sur le forum national de renforcement de la médiation institutionnelle par la capitalisation des valeurs traditionnelles et religieuses le mercredi 24 avril 2019 à Dédougou, dans la Boucle du Mouhoun.

Pendant 48 heures, les participants venus des treize régions du Burkina se sont penchés sur les voies et moyens pour la recherche et la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso. Trois communications sous forme de panel unique ont permis aux forumistes de dégager les différentes pistes à même d’asseoir une paix et une cohésion sociale durables au pays des Hommes intègres.

Au terme des travaux des motions de recommandations et de résolutions ont été formulées en faveur de la consolidation de la cohésion sociale et de la paix. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’un cadre de dialogue et d’échanges avec les leaders religieux, les autorités coutumières en vue de la capitalisation des valeurs traditionnelles et religieuses, du renforcement des capacités de l’institution Médiateur du Faso en moyens de prévention et d’intervention dans la résolution des crises.

Moussa Kaboré suggère des fora régionaux ou provinciaux à l’avenir avant la rencontre nationale sur le renforcement de la médiation institutionnelle.

L’introduction de l’enseignement des normes et des valeurs traditionnelles et religieuses dans les curricula du système éducatif, l’implication des chefs coutumiers dans le processus de prise de décisions sur la gestion foncière, le rôle de la prévention et de la gestion des conflits, de la tolérance, de la conciliation, de la réconciliation et de la préservation de la paix, le renforcement d’une gouvernance vertueuse, inclusive et participative, d’une opération d’envergure sur l’étendue de tout le territoire à l’image de celle de la région de l’Est (Otapuanu),…

Satisfaite du déroulement des travaux, le Médiateur du Faso, Saran Séré/ Sérémé, a souhaité que le dialogue soit le seul moyen de résolution des conflits. «Nous souhaitons que la paix et la tolérance règnent entre les Burkinabè. Quelles que soient les incompréhensions, trouvons les solutions par le dialogue.

Ni les armes, ni le feu n’ont jamais été la solution à un problème», a soutenu le Médiateur, Mme Séré. Si les travaux se sont déroulés à la satisfaction de la première responsable du Médiateur du Faso, les participants ont souhaité une meilleure organisation du forum à l’avenir. Kaboré Moussa, venu du Namentenga, estime que la rencontre pouvait être organisée autrement en permettant d’abord aux provinces et aux régions de faire des travaux préalables avant le rendez-vous national qui consisterait à la capitalisation.

Kamélé FAYAMA

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 24 avril 2019

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 24 avril 2019, en séance ordinaire, de 10 H 00 mn à 15 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE DIX (10) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement:

– un rapport relatif au niveau de préparation du 5ème Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH).

Le 5ème RGPH vise à mettre à la disposition des décideurs et des utilisateurs des données actualisées en vue de l’évaluation des politiques et programmes de développement.

A ce jour, plusieurs activités préparatoires ont été réalisées dans le cadre du 5ème RGPH.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires pour la poursuite des activités préparatoires et la réussite du 5ème RGPH.

– un rapport relatif à deux (02) décrets relatifs au cadre juridique d’exécution des budgets des collectivités territoriales du Burkina

Ces décrets qui portent sur le régime financier et comptable et sur la nomenclature budgétaire des collectivités territoriales au Burkina Faso, introduisent de nouvelles règles de gestion pour plus de transparence et d’efficacité dans la gestion des finances publiques des collectivités territoriales.

L’adoption de ces décrets permet de définir le cadre juridique d’exécution des budgets des collectivités territoriales au Burkina Faso et ce, conformément à la directive n°01/2011/ CM/UEMOA du 24 juin 2011 portant régime financier des collectivités territoriales au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

– un rapport relatif à l’apurement des arriérés des provinces ex-collectivités territoriales (Ex-CT).

En application des dispositions des articles 7 et 8 de la loi n°055-2004/AN du 21 décembre 2004 portant Code général des collectivités territoriales, le Burkina Faso a consacré la région et la commune comme seules collectivités territoriales au détriment de la province.

Le Comité technique mixte MEF-MATD, mis en place le 13 juillet 2009, a relevé un passif financier de six cent quatre-vingt-trois millions deux cent soixante-dix mille six cent quatre-vingt-six (683 270 686) F CFA consécutif aux dépenses de fonctionnement et d’investissements non payées par ces ex-collectivités territoriales.

Après 15 ans d’application de la loi n°055-2004/AN du 21 décembre 2004 portant Code général des collectivités territoriales, la Commission interministérielle mise en place le 29 décembre 2017 a reçu au total 116 dossiers dont 59 au titre des dettes fournisseurs et 57 pour les dettes sociales.

Les propositions d’apurement de la Commission interministérielle, sur la base des dossiers existants pour la liquidation, portent sur 86 dossiers pour un montant total de soixante-douze millions cinq cent quarante-neuf mille quatre cent quatre-vingt-quatorze (72 549 494) F CFA dont quarante-sept millions neuf cent dix-sept mille cent vingt-sept (47 917 127) F CFA pour les dettes fournisseurs et vingt-quatre millions six cent trente-deux mille trois cent soixante-sept (24 632 367) F CFA pour les dettes sociales.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour l’apurement définitif des arriérés des provinces ex-CT, dans les meilleurs délais.

– un rapport relatif aux décrets d’application de la loi n°034-2018/AN du 27 juillet 2018 portant pilotage et gestion du développement.

Il s’agit :

– du décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Conseil national de Prospective et de planification stratégique (CNPPS) ;
– du décret portant création, attributions, composition et fonctionnement de la Commission nationale de planification du développement (CNPD) ;
– du décret portant création, attributions, composition et fonctionnement de la Commission nationale de l’évaluation (CNE).
L’adoption de ces décrets permet de doter notre pays d’une architecture cohérente du système de planification nationale et d’un dispositif efficace de suivi et d’évaluation pour la mise en œuvre de nos politiques de développement.

– un décret portant règlementation de la prime de motivation.

Ce décret définit la prime de motivation et détermine les bénéficiaires et les modalités de répartition de cette prime de motivation.

L’adoption de ce décret permet l’application effective des articles 92, 93 et 94 de la loi de finances n°42-2018/AN portant loi de finances, gestion 2019.

– un rapport relatif à deux (02) décrets portant modification des décrets portant respectivement classement indiciaire du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire et classement indiciaire du personnel du corps des greffiers.

Il s’agit :

– du décret n°2016-746/PRES/PM/MINEFID/ MJDHPC du 09 août 2016 portant classement indiciaire du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire ;
– du décret n°2015-1637/PRES-TRANS/PM/ MEF/MJDHPC du 28 décembre 2015 portant classement indiciaire des emplois de fonctionnaires du corps des greffiers.

L’adoption de ces décrets modificatifs consacre un nouveau système de reversement du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire et celui du corps des greffiers.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– un rapport relatif aux décrets d’application de la loi N°070-2015/CNT du 22 octobre 2015 portant loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, halieutique et faunique au Burkina Faso.

Il s’agit :

– du décret portant modalités et procédures d’enregistrement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques, en application des dispositions de l’article 53 de ladite loi ;
– du décret portant modalités de création et de nantissement du fonds agro-sylvo-pastorale, halieutique et faunique, en application des dispositions de l’article 54 de ladite loi ;
– du décret portant détermination de la liste des professions agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques, en application des dispositions de l’article 66 de ladite loi ;
– du décret portant détermination du statut des exploitations et exploitants agro-sylvo-pastoraux, halieutiques et fauniques au Burkina Faso, en application des dispositions de l’article 53 de ladite loi.

L’adoption de ces décrets permet une mise en œuvre effective de cette loi d’orientation en vue de contribuer à la dynamisation du secteur et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso.

I.1.3. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement approbation des statuts et régime électoral de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF).

Ces décrets érigent la Chambre des métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) en établissement public à caractère professionnel doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et définissent le mode de scrutin spécifique pour l’élection des membres de la CMA-BF.

L’adoption de ces décrets permet d’insuffler plus de dynamisme à la CMA-BF pour le développement du secteur de l’artisanat.

I.1.4. Pour le compte du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes :

– un décret portant organisation du ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (MJPEJ).

L’adoption de ce décret permet de doter ledit ministère d’un nouvel organigramme conformément au décret n°2019-00139/ PRES/PM/SGG-CM du 18 février 2019 portant attributions des membres du gouvernement et au décret n°2016-027/PRES/PM/SGG-CM du 23 février 2016 portant organisation-type des départements ministériels.

I.1.5. Pour le compte du ministère des Sports et des loisirs :

– un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS).

L’adoption de ce décret permet de conformer l’organisation, les attributions et le fonctionnement de l’OGIS aux nouvelles dispositions légales et règlementaires pour plus d’efficacité dans l’accomplissement de ses missions.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

– un rapport relatif à une demande de propositions n°2018-096/MENA/SG/DMP du 26/10/2018 relative à la sélection de prestataires ou groupements de prestataires pour l’édition, l’impression et la distribution de manuels scolaires et leurs guides pédagogiques pour les classes de CP1 et CP2 au profit des écoles classiques du Burkina Faso.

Ces manuels scolaires et guides pédagogiques sont conformes aux nouveaux curricula, à l’Approche pédagogique intégratrice (API) et aux cahiers de charges pédagogiques.

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion des marchés avec les entreprises suivantes, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois :

– lot 1 : GIB-CACI-B & HARMATTAN BURKINA pour l’édition, l’impression et la distribution de manuels scolaires de français et leurs guides pédagogiques pour un montant d’un milliard neuf cent soixante-dix-sept millions quatre cent trente-six mille sept cent dix (1 977 436 710) F CFA TTC ;

– lot 2 : CDC PRINTERS & NIDAP & CEPRODIF pour l’édition, l’impression et la distribution de manuels scolaires de mathématiques et leurs guides pédagogiques pour un montant d’un milliard quatre cent cinquante-huit millions sept cent dix-sept mille neuf cent soixante-onze (1 458 717 971) F CFA TTC.

Le montant total des attributions s’élève à trois milliards quatre cent trente-six millions cent cinquante-quatre mille six cent quatre-vingt-un (3 436 154 681) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget CAST/FSDEB, exercice 2018.

– un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert n°2018-097/MENA/SG/DMP du 07/11/2018 pour le projet de construction de l’Ecole nationale des enseignants du primaire de Kaya au Burkina Faso.

La réalisation de l’Ecole nationale des enseignants du primaire de Kaya contribuera à l’amélioration de la qualité de l’éducation et au renforcement de la décentralisation dont le souci est de doter chaque région d’infrastructures éducatives et de formation proches des bénéficiaires.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
– lot 1 : ECW SARL pour les travaux de construction des blocs administratifs et pédagogiques et travaux extérieurs VRD et autres et la fourniture des meubles y compris l’installation et le montage des meubles destinés auxdites infrastructures, pour un montant de deux milliards sept cent soixante millions cinq cent quatre-vingt-quatre mille cinq cent soixante-sept (2 760 584 567) F CFA hors TVA, avec un délai d’exécution de vingt (20) mois ;

– lot 2 : ECW SARL, pour les travaux de construction de blocs dortoirs et travaux extérieurs VRD et autres et la fourniture des meubles y compris l’installation et le montage des meubles destinés auxdites infrastructures, pour un montant d’un milliard neuf cent trente-quatre millions six cent soixante-un mille neuf cent trente-quatre (1 934 661 934) F CFA hors TVA, avec un délai d’exécution de dix-neuf (19) mois ;

– lot 3 : GBT SARL/SO.PRE.S SARL pour les travaux de construction d’écoles annexes et travaux extérieurs VRD et autres et la fourniture des meubles y compris l’installation et le montage des meubles destinés auxdites infrastructures, pour un montant de sept cent douze millions sept cent cinq mille cent soixante (712 705 160) F CFA hors TVA, avec un délai d’exécution de treize (13) mois.

Le montant total des attributions s’élève à cinq milliards quatre cent sept millions neuf cent cinquante un mille six cent soixante un (5 407 951 661) F CFA hors TVA.

Le financement est assuré par la Coopération financière non remboursable du Japon (2014).

I.2.2. Pour le compte du ministère des Sports et des loisirs :

– un rapport relatif au Projet de la relève sportive et de la promotion du sport des petites catégories au Burkina Faso.

Ce projet qui intervient dans le cadre de la Politique nationale des sports et des loisirs (PNSL) vise entre autres à professionnaliser le sport burkinabè par le développement et la valorisation du talent sportif et à doter les différentes régions d’infrastructures sportives de proximité.

L’adoption de ce rapport permet de rendre opérationnel le Projet de la relève sportive et de la promotion du sport des petites catégories au Burkina Faso.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Le ministre de l’Agriculture à Bobo-Dioulasso : Salif Ouédraogo visite NAFASO et le CAP de Matourkou

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salif Ouédraogo, était à Bobo-Dioulasso, le jeudi 18 avril 2019. Il a, dans le cadre de ce séjour, visité le Centre agricole polyvalent (CAP) de Matourkou et l’unité de production semencière Neema agricole du Faso (NAFASO).

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salif Ouédraogo, a effectué sa toute première sortie, depuis sa nomination, sur Bobo-Dioulasso. Dans le cadre de cette visite, il s’est rendu successivement à l’unité de conditionnement de semences de Neema agricole du Faso (NAFASO), et au Centre agricole polyvalent (CAP) de Matourkou. A NAFASO, le ministre et son staff ont pu découvrir la chaîne de traitement et  de conditionnement des semences, et les magasins de stockage des produits
finis.

NAFASO, selon son Président-directeur général (PDG), Abdoulaye Sawadogo, est une société familiale créée en 2008. De 234 tonnes au départ, cette unité, aujourd’hui, est passée à une production annuelle d’environ 6 500 tonnes de semences. Elle travaille avec un réseau de plus de 1 500 producteurs avec plus de 50 distributeurs dans les régions et provinces du Burkina Faso.

NAFASO est spécialisé dans les semences agricoles et dispose d’une gamme variée de produits agro-silvo-pastoraux. Il s’agit entre autres, d’une dizaine de variétés de maïs, autant de variétés de riz, des variétés de sorgho, de mil, de sésame, et d’arachides. A cette liste s’ajoutent des semences fourragères et maraîchères.

Le point commun de toutes ces variétés, à écouter les dirigeants de l’entreprise, est qu’elles sont toutes «made in Burkina». Le PDG de NAFASO s’est félicité de ce passage du chef du département de l’agriculture dans ses locaux. NAFASO, a-t-il dit, est plus connu à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays des Hommes intègres. La visite matinale du ministre contribuera donc, à ses yeux, à renverser cette donne.

Beaucoup de potentialités à valoriser

Le personnel d’encadrement du CAP a eu un tête-à-tête avec le chef de leur département.

En matière de production semencière, Abdoulaye Sawadogo a affirmé que le Burkina Faso est une référence dans la sous-région ouest-africaine. Ce que confirme le ministre Salif Ouédraogo. «Nafaso est le premier producteur semencier d’Afrique de l’Ouest et cela témoigne de l’expertise du Burkina Faso dans le domaine de la semence», s’est-il réjoui. Après l’étape de NAFASO, la visite s’est poursuivie au CAP Matourkou.

Là, le premier responsable de l’agriculture a pu rencontrer le personnel, et visiter une unité de décorticage de riz en cours d’installation. Le CAP, a-t-il d’emblée fait remarquer, est le centre de référence burkinabè de formation de techniciens de l’agriculture. Ce centre, aux dires de Salif Ouédraogo, présente beaucoup de potentialités.

Comme l’a signifié le directeur général du CAP, Dr Dénis Ouédraogo, des études ont montré que sur les 1 430 hectares (ha) du domaine 650 sont cultivables. Or jusqu’à présent, seuls 30 à 50 ha sont exploités. L’exploitation du site, a laissé entendre le ministre Ouédraogo, est une nécessité. Non seulement, a-t-il expliqué, elle contribuera à la formation des stagiaires, mais aussi sera une source de revenus peut-être pour l’autonomisation du centre.

Pour y arriver, il propose le Partenariat public-privé (PPP).
Le DG du CAP a traduit toute sa satisfaction pour cette visite du ministre. «Cela nous laisse voir votre intérêt et votre fort désir de faire progresser le CAP», a déclaré Dénis Ouédraogo. Après Bobo-Dioulasso, la tournée a conduit l’équipe du ministre à Gaoua, dans la région du Sud-Ouest. Ces étapes s’inscrivent dans le cadre d’une tournée dans toutes les régions du pays.

Alpha Sékou BARRY
Moussa Traoré SON
(Stagiaire)

Défis sécuritaires : Le prince héritier d’Abu-Dhabi promet accompagner le Burkina

Sur invitation de l’Emir d’Abu-Dhabi, Sheikh Kalifa ben Zayed Al Nahyan, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, effectue les 24 et 25 avril 2019, une visite d’amitié et de travail aux Emirats arabes unis. Arrivé à Abu-Dhabi mercredi 24 avril , le chef de l’Etat, président en exercice du G5 Sahel, a mis à profit son séjour, non seulement pour passer en revue la coopération, vieille d’une cinquantaine d’années entre Ouagadougou et Abu Dhabi, mais aussi pour discuter de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Etablies dans les années 1970, les relations de coopération bilatérale entre le Burkina Faso et les Emirats arabes unis (UAE) sont au beau fixe. C’est cette amitié entre les deux peuples que le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a réaffirmé, le mercredi 24 avril 2019 à son arrivée à Abu-Dhabi à l’invitation de l’Emir Sheick Kalifa ben Zayed Al Nahyan.

Accueilli à l’aéroport par le ministre d’Etat et des Bourses d’Abu-Dhabi, Ahmed Al Sayegh, le président du Faso, après un bref tête-à-tête avec lui, a eu une audience avec son Altesse Cheick Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, prince héritier d’Abu Dhabi et numéro 2 du pouvoir des Emirats arabes unis. Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, les échanges entre le président du Faso et le prince héritier ont porté sur la coopération bilatérale.

«Le chef de l’Etat lui a exposé la situation sécuritaire et humanitaire du Burkina Faso, avec les déplacés internes, les fermetures d’écoles et les nombreux élèves qui n’ont pas accès à l’école en ce moment», a fait savoir le chef de la diplomatie burkinabè. Et de poursuivre que le président Kaboré a également évoqué avec son hôte, les services sociaux de base qui souffrent de l’«important» investissement du gouvernement dans les dépenses militaires et sécuritaires.

Les deux personnalités ont également discuté de plusieurs autres aspects de développement liés notamment à l’agriculture, à l’électricité… «Sur tous ces points, avec les différentes requêtes que nous avons, Son Altesse s’est engagé à appuyer le Burkina Faso et à l’accompagner dans ses besoins de développement. Nous allons discuter de tout cela en détail avec le Fonds d’Abu-Dhabi qui intervient déjà au Burkina Faso à travers le bitumage de routes et le financement de la construction de barrages comme celui de Samendéni», a expliqué Alpha Barry.

Partenaire du G5 Sahel

La visite d’amitié et de travail du président du Faso à Abu Dhabi lui a permis d’évoquer la coopération entre les deux pays.

Selon le ministre en charge de la coopération, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5 Sahel, a fait un exposé de la situation de la région et remercié les Emirats arabes unis pour leur «immense» contribution de 30 millions de dollars au financement de l’organisation. «Les Emirats arabes unis sont l’un des partenaires les plus concrets. Sur les 30 millions de promesse, ils ont déjà décaissé 10 millions de dollars.

Le chef de l’Etat a fait le point de l’utilisation de ce montant et exprimé les besoins pour débloquer les 20 autres millions», a-t-il relevé. En somme, a dit Alpha Barry, le Burkina Faso est «très confiant» pour la relance de la coopération entre les deux pays. Le programme du séjour du président du Faso prévoit une visite à Waha Karama, l’oasis de la dignité, où aura lieu une cérémonie solennelle de dépôt de gerbe de fleurs à l’hommage des martyrs qui ont sacrifié leur vie pour la nation émiratie.

Il est également prévu une rencontre avec les responsables du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement. Le second jour de la visite d’amitié et de travail du président Kaboré sera consacré à la visite de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) et de la cité Masdar. «Source» en arabe, Masdar est une éco-cité à vocation expérimentale dans les domaines des énergies renouvelables, des transports «propres» et de la gestion des déchets.

Le projet est toujours en développement, les travaux de la ville ayant commencé en février 2008(2). Masdar City est censée accueillir 40 000 habitants à l’horizon 2030, selon les dernières estimations. Appelée à devenir une ville modèle, Masdar City a l’ambition de devenir la première cité avec une vie «sans émissions de carbone et sans déchets». Cette ville est localisée à 30 km à l’Est de la ville d’Abu Dhabi.

Jean-Marie TOE
Depuis Abu-Dhabi
(Emirats Arabes Unis)

Association des parlementaires francophones : La région Afrique se réunit à Ouagadougou

Le Burkina Faso abrite la conférence des présidents de la région Afrique de l’Association des parlementaires francophones. Plusieurs délégations de parlementaires invitées ont rallié la capitale burkinabè depuis hier 24 avril 2019.

Plusieurs délégations de parlementaires membres de l’Association des parlementaires francophones (APF) de l’Afrique ont foulé le sol burkinabè à la faveur de la tenue d’une rencontre de haut niveau, prévue les 26 et 27 avril 2019 à Ouagadougou.

Elles sont venues, entre autres, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et du Niger, pour assister à la conférence des présidents des parlements de la section Afrique de l’APF. Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Alassane Bala Sakandé, a ainsi accueilli son homologue du Mali, Issaka Sidibé, en début de soirée du mercredi.

Le président de l’Assemblée nationale gabonaise, Faustin Boukoubi et celui du Sénat ivoirien, Jeannot Ahoussou-Kouadio, sont notamment attendus le 25 avril. Cette rencontre des parlementaires de la zone Afrique francophone se tient deux semaines après la conférence des présidents de la région Europe tenue du 14 au 16 avril 2019 en Grèce.

A cette occasion, le secrétaire général parlementaire de l’APF, le député français Jacques Krabal, avait invité ses pairs à développer une stratégie politique commune avec les chefs d’Etat, les gouvernements et les parlements francophones pour mener des actions cohérentes et donner plus de visibilité à leurs institutions.

Comme vision, l’APF entend solliciter des financements pour la mise en œuvre de projets communs (enfants sans identité, éducation, égalité femmes-hommes, non-prolifération des armes nucléaires, lutte contre le terrorisme, migrations, etc.).

Forte aujourd’hui de 53 sections-membres, 14 sections associées et 19 sections observatrices, l’assemblée parlementaire de la Francophonie se veut un lieu de débats, de propositions et d’échanges d’informations sur tous les sujets d’intérêt commun à ses membres. A travers ses avis et recommandations, l’association participe à la vie institutionnelle de la Francophonie.

Fabé Mamadou OUATTARA

Sao Tomé-et-Principe :Coup d’envoi de la Semaine africaine de la vaccination

 Face à la recrudescence de la rougeole en Afrique, les partenaires de la vaccination lancent un appel à redoubler d’efforts pour permettre l’accès de tous les enfants à tous les vaccins qui sauvent des vies

 Sao Tomé, 24 avril 2019 – La crise mondiale de la rougeole rappelle combien il est urgent pour les pays de s’assurer que tous les enfants, quel que soit le lieu où ils vivent, reçoivent les vaccins essentiels à leur survie. Plusieurs pays de la Région africaine font face eux aussi à la recrudescence de la rougeole, des foyers de la maladie ayant été signalés dans au moins neuf pays (Cameroun, République Démocratique du Congo, Libéria, Guinée, Madagascar, Mali, Nigéria, Tchad et Ouganda) au cours des 12 derniers mois. Madagascar, qui a été particulièrement touché par l’épidémie, a enregistré plus de 122 000 cas de rougeole entre octobre 2018 et avril 2019.

La rougeole est une maladie contagieuse responsable de 13 % de l’ensemble des décès qui auraient pu être évités par la vaccination chez les enfants africains de moins de cinq ans. Elle touche neuf personnes sur dix parmi celles qui n’ont pas été vaccinées. Depuis 2017, seulement 16 pays de la Région africaine ont atteint une couverture vaccinale égale ou supérieure à 90 % pour la première dose de vaccin antirougeoleux (MCV1), d’après les estimations de l’OMS et de l’UNICEF. Dans la région, la couverture du MCV1 stagne à 70-73 % depuis 2009.

La neuxième édition de la Semaine africaine de la vaccination qui débutait aujourd’hui à Sao Tomé-et-Principe a été l’occasion pour les partenaires de la vaccination de souligner combien il est important pour les pays de rester vigilants dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination.

Cette année, le thème de la Semaine africaine de la vaccination est « Protégés ensemble : les vaccins, ça marche ! » et met l’accent sur le pouvoir des vaccins qui permettent de sauver des vies et de maintenir tout le monde en bonne santé, des nourrissons aux personnes âgées. La Semaine africaine de la vaccination, qui se tiendra du 22 au 28 avril, est aussi l’occasion de mettre à l’honneur les héros de la vaccination qui ont aidé à élargir la couverture des services de vaccination dans toute la Région africaine – aussi bien les parents et les représentants des communautés que le personnel de santé et les innovateurs.

« Nous devons travailler ensemble pour améliorer l’accès à la vaccination afin que tous les enfants soient protégés contre les maladies évitables par la vaccination. L’apparition récente de foyers de la maladie sur le continent nous rappelle combien il est urgent d’atteindre cet objectif », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Les épidémies de rougeole à Madagascar et d’Ebola en République Démocratique du Congo soulignent la nécessité d’investir davantage dans la vaccination, qui constitue un rouage essentiel du renforcement des systèmes de soins de santé primaire », a-t-elle ajouté.

La vaccination est l’une des interventions de santé publique disponibles les plus efficaces et les moins coûteuses. Pourtant, un enfant sur cinq en Afrique n’a toujours pas accès à tous les vaccins essentiels dont devraient bénéficier tous les enfants.

Chaque année en Afrique, plus de 30 millions d’enfants de moins de cinq ans contractent des maladies qui auraient pu être évitées par la vaccination. Plus d’un demi-million d’entre eux succombent à la maladie, ce qui représente 56 % de l’ensemble des décès causés par des maladies à prévention vaccinale à l’échelle mondiale.

En Afrique, le poids économique des maladies évitables par la vaccination est de 13 milliards de dollars (USD) par an – une somme qui pourrait être utilisée pour soutenir les économies et favoriser le développement.

En 2017, les chefs d’État ont adopté la Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination à l’occasion du Sommet de l’Union africaine, s’engageant ainsi à élargir l’accès aux vaccins vitaux à tous les enfants. Si la volonté politique est forte dans la région, l’édition 2019 de la Semaine africaine de la vaccination permet de rappeler aux pays de renouveler leurs engagements et de redoubler d’efforts pour parvenir à un accès universel à la vaccination.

À l’occasion du coup d’envoi de la Semaine africaine de la vaccination, les partenaires ont insisté sur la nécessité de passer des engagements à l’action en augmentant les investissement nationaux en faveur de la vaccination et en renforçant l’accès aux vaccins dans les zones difficiles d’accès.

La Semaine africaine de la vaccination est une période stimulante pour la région, pendant laquelle des millions de personnes ont accès à des vaccins et à des examens essentiels. C’est aussi l’occasion pour les défenseurs de la vaccination de réunir leurs efforts pour inciter les gouvernements à continuer à faire de la vaccination une priorité nationale et régionale.

« Chacun a un rôle à jouer pour s’assurer que les enfants et les communautés obtiennent les services de vaccination dont ils ont besoin – des politiciens aux parents eux-mêmes, en passant par les défenseurs communautaires et les praticiens de la santé. J’espère que la Semaine africaine de la vaccination encouragera chacun d’entre nous à jouer sa partition et que ces efforts collectifs susciteront des progrès à l’échelle de la Région », a déclaré Son Excellence M. Evaristo do Espirito Santo Carvalho, Président de Sao Tomé-et-Principe.

Communiqué de presse/OMS

Développement des médias: StarTimes, un géant à la conquête de l’Afrique

Multinationale des médias créée en 1988, le groupe  chinois StarTimes est un opérateur chinois de télévision numérique  en Afrique subsaharienne.  L’entreprise est déjà présente dans une trentaine  de pays africains et prospecte  d’autres marchés  comme le Burkina Faso.

Il faut arpenter les couloirs du siège de la multinationale chinoise StarTimes à Pékin pour comprendre son ambition de conquérir l’Afrique subsaharienne dans le développement de la télévision numérique et par satellite. Sont placardés  de part et d’autre des murs les portraits de chefs d’Etats et ministres africains avec les dirigeants de l’entreprise.  StarTimes est un intégrateur de systèmes, fournisseur de technologies, de contenus  et opérateur de réseaux dans le domaine de la télévision numérique. L’entreprise est arrivée sur le marché africain en 2008 avec l’objectif de permettre à chaque famille de s’abonner à la télévision numérique et  chaînes payantes à moindre coût.  Actuellement, elle  a installé ses filiales dans 30 pays africains comme la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Rwanda, Madagascar et le Mozambique. Aux dires de la vice-présidente de StarTimes, Gu Ziqi, la multinationale  nourrit l’espoir de s’implanter dans toute l’Afrique subsaharienne. A ce jour, a-t-elle indiqué, elle est en train d’intensifier ses activités dans le domaine de l’internet et du E-commerce sur le continent. Pour le cas du E-commerce, des prospections ont été menées dans certains pays et il y sera bientôt mis en place des plateformes pilotes qui vont s’étendre à d’autres. Selon Mme Gu, StarTimes dispose de 25 millions d’utilisateurs de ses produits en Afrique et travaille à allier développement des médias et télévision numérique. Depuis sa présence sur le continent africain, a argué la vice-présidente,  l’entreprise a œuvré à rendre accessible à moindre coût les chaines de télévision payantes. Par exemple le bouquet de base qui comprend une trentaine de chaines est offert à 2 dollars  US.  En termes de contenus, StarTimes a créé un centre de traduction et de doublage de films et séries en onze langues pour les proposer aux télévisions africaines et aux distributeurs de contenus partenaires.

« Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains »

En 2015, à Johannesburg  lors du  forum sur la coopération Chine-Afrique, le président chinois, Xi Jinping, a lancé le projet intitulé « Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains ». Cette initiative pilotée par StarTimes, dans 23 pays africains, va permettre, selon le directeur des relations publiques pour l’Afrique francophone, David Courbe, de fournir des équipements dans les 10 000 villages d’ici à la fin 2019. « C’est une tâche qui demande une grande organisation puisqu’il faut former des gens dans chacun des villages et apporter les équipements. C’est un défi que StarTimes prend à cœur et nous  sommes honorés d’avoir été choisis pour mettre en œuvre ce projet important des gouvernements chinois et africains qui va permettre aux populations rurales d’avoir accès à l’information et aux programmes », a-t-il expliqué. A l’entendre,  les bénéficiaires auront accès à des chaines locales et celles de StarTime consacrés au divertissement, au sport et aux programmes éducatifs destinés aux enfants.  « Chaque village  recevra deux projecteurs, un téléviseur numérique de 32 pouces et 20 décodeurs équipés de paraboles. Les projecteurs et téléviseur seront équipés de systèmes d’alimentation solaire et de kits d’accès à la télévision par satellites », a détaillé M. Courbes. Ces équipements seront installés dans les espaces publics des villages afin de permettre à tout le monde d’y avoir accès.  Anicette Yatié, actrice de doublage de nationalité ivoirienne, soutient que l’avantage du projet est surtout lié aux contenus en langues locales africaines. Comment entendez-vous conquérir le marché d’un pays comme le Burkina Faso qui vient de renouer ses relations avec la Chine. « Bien avant la reprise de la coopération bilatérale entre les deux pays, nous avons été au Burkina Faso et c’est un marché qui promet. Nous sommes dans les démarches administratives pour pouvoir nous y installer », a répondu la vice-présidente de StarTimes, Gu Ziqi. La multinationale a été distinguée à plusieurs à travers le monde.

Karim BADOLO

(Depuis Pékin en Chine)

Hygiène et Assainissement: La Croix-Rouge burkinabè  dans le camp de Foubé

Les mesures de promotion de l’hygiène et l’assainissement au profit des populations déplacées internes ont été renforcées depuis le début de l’année 2019 dans le camp de Foubé (100km environs de Kaya). Dans ce sens, la Croix-Rouge burkinabè et son partenaire l’UNICEF ont apporté leur contribution en réalisant au profit des bénéficiaires plusieurs ouvrages. Ces constructions complètent des dons de kits et des actions de sensibilisation. Les communautés disent apprécier cette assistance.

Les travaux exécutés en un mois environ, ont permis de construire 50 blocs de latrines avec des douches d’urgence dans le camp des déplacés de Foubé.  Ces ouvrages visent à répondre aux besoins d’assainissement exprimés par les populations lors des évaluations préalables. Ils permettent aussi d’assurer leur dignité en évitant les défécations à l’air libre. Selon les normes, une latrine peut servir à au moins 20 personnes.  Dans le but d’assurer leur utilisation adéquate, des volontaires de la Croix-Rouge burkinabè, appuyés par des hygiénistes endogènes bénévoles issus des PDIs réalisent régulièrement des activités de sensibilisation en matière d’hygiène et d’assainissement. A travers des actions de proximité, ils expliquent aux bénéficiaires comment tenir propres les latrines et les douches en vue de se protéger efficacement contre les maladies.

Les techniques de lavage des mains après l’utilisation des toilettes leur sont aussi détaillées. Les enfants bénéficient d’une attention particulière lors des sensibilisations, en raison de leur vulnérabilité. Entre le 26 et le 27 février 2019, les équipes de la Croix-Rouge burkinabè ont procédé à une distribution de kits NFI WASH à Foubé et hors site de relogement. Ces kits étaient composés de 23 904 boules de savons pour une période de 03 mois, 23 904 plaquettes de 10 comprimés d’Aquatab (purification de l’eau) pour un 01 mois, 752 pots de défécation pour enfants. Cette dotation va permettre de couvrir les besoins de 752 ménages pour une taille de 7877 personnes. Grâce aux outils reçus lors d’une formation préalable, les volontaires ont pu exécuter l’activité de façon adéquate. Ils ont réalisé précédemment un ciblage des  ménages sur le site et dans les familles d’accueil. Plus de 1 000 cartes avaient remises avec la précision sur la quantité de matériels de chaque ménage. Grâce aux coupons, les familles ont pu entrer en possession du matériel mobilisé à cet effet. Les populations disent apprécier ces actions d’assistance qui s’inscrivent dans la dynamique des autres initiatives de soutien manifestées à leur égard depuis leur relogement dans le camp de Foubé.

En perspective, il est prévu l’installation de poubelles, la réalisation de fosses à ordures t des aires de lavage pour la lessive. Le renforcement de la promotion de l’hygiène et de l’assainissement dans ce camp fait partie des activités que la Croix-Rouge burkinabè mène grâce à l’appui de l’UNICEF dans le cadre du projet « Réponse aux besoins humanitaires des personnes déplacées (femme, enfant) de la région du Sahel et la région du Centre-nord ». Le projet est prévu pour une durée de 03 mois.

Boukary OUEDRAOGO

(Collaborateur)

 

Promotion de la culture et du tourisme 

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 Le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) octroie des prêts aux artistes et au monde touristique. Les guichets de crédits sont ouverts depuis le 1er avril 2019 et la fermeture est prévue pour le 30 avril de ce mois.  Pour plus d’information (www.fdct-bf.org)

B.S.