Contrôle de l’authenticité des diplômes : Des fonctionnaires entre satisfecit et craintes

Quelques jours après, la décision prise en Conseil des ministres de vérifier l’authenticité des diplômes des fonctionnaires, Sidwaya a donné la parole à des fonctionnaires. Pendant que certains saluent la mesure, d’autres y voient une manière de dissuader les luttes syndicales.

Adama Ramdé, Conseiller en gestion des ressources humaines au ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme : « C’est une bonne initiative »

« La mesure du contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires est une bonne initiative qu’il faut encourager. Le contrôle permettra de faire le point réel des diplômes utilisés pour postuler aux concours. Il y a généralement un contrôle après l’admission au concours. C’est peut-être une opportunité de voir, si cette vérification a été effective. C’est un contrôle à un deuxième niveau. Je suppose qu’on va demander aux agents de présenter les originaux des diplômes. Car, lorsqu’il s’agit de copie légalisée, avec la technologie, il est plus facile de faire des manipulations. Je ne pense pas que ce soit une opération ciblée contre une certaine catégorie d’agents. Il appartient à l’administration de préciser comment cela va se faire dans un contexte de difficultés financières. L’opération est de grande envergure et demande de ressources financières. Je crains pour le volet coût du contrôle »

Antoine (nom d’emprunt), agent au ministère de la Culture: « La vérification n’aboutira à rien »

« La vérification de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires n’est pas une mauvaise idée. Il faut faire attention aux retombées que cela peut avoir. Ceux qui ont fourni les diplômes sont co-responsables de la situation certes, mais les personnes ayant permis qu’ils postulent sont aussi responsables. Ainsi, si on doit procéder au contrôle on risque de créer un problème social très grave. Imaginez-vous quelqu’un qui est fonctionnaire depuis 20 ou 25 ans. Si on découvre qu’il a postulé avec un faux diplôme, qu’est-ce qu’on fait ? La loi prévoit le licenciement. Il aurait fallu que le gouvernement se limite à dire que désormais tous les diplômes feront l’objet d’un contrôle minutieux. Revenir en arrière répond à autre chose. Même, s’il y a des problèmes au niveau de l’administration, je pense qu’il faut trouver les solutions plutôt que retourner fouiller dans les dossiers. Ce n’est pas trop intéressant. La vérification n’aboutira à rien, car l’idée d’y procéder n’a été pas suffisamment été mûrie. La manière dont elle est annoncée et le contexte de remous sociaux dans lequel, nous sommes laissent penser que c’est une forme de dissuasion des syndicats quant à leurs luttes. Le contrôle n’aura aucun effet parce que, même si l’administration découvre qu’il y a faute, elle ne pourra pas la sanctionner sauf à mettre à mal la paix sociale »

Jean François Zongo, agent au ministère de la Fonction publique : « C’est une première »

« Depuis que j’ai intégré la fonction publique, c’est une première. Je ne pense pas que la mesure de contrôle cible particulièrement quelqu’un. Celui qui intègre frauduleusement l’administration publique a occupé l’emploi d’une autre personne qui est peut-être dans la nature. Pour la raison de la rationalisation des dépenses publiques dont les salaires des fonctionnaires, il faut contrôler. Par ailleurs, l’usage des faux diplômes dont les détenteurs n’ont pas les compétences joue sur la performance de l’administration. Le contrôle est une bonne initiative, seulement il ne faudrait pas que ce soit de la poudre aux yeux. Il faut qu’il aboutisse à l’identification et à la sanction de tous fraudeurs sans exception. Sinon ce serait encourager les candidats à l’intégration dans la Fonction publique à utiliser les faux diplômes »

Madi Bologo, archiviste : « Je ne crains rien »

« Si le contrôle aboutit, il permettra d’identifier le faux. La mesure est assez osée et j’attends de voir les tenants et les aboutissants afin d’apprécier. Personnellement, je ne crains rien. On ne peut pas permettra à des gens qui utilisent du faux d’intégrer la fonction publique. Cela ne contribue pas à la performance de l’administration »

Une anonyme au ministère de l’Energie : « la mesure est vague »

« Je ne suis pas contre le contrôle, mais la mesure est vraiment vague. Le gouvernement devrait indiquer que la vérification va concerner une période précise. Sinon, on est là à travailler depuis 20 ans, on ne sait plus où se trouve son diplôme qu’il faudra certainement présenter. Si, c’est le gouvernement qui va le retrouver tant mieux. Concernant particulièrement les diplômes obtenus à l’étranger, comment l’administration fera le contrôle ? ».

Propos recueillis par Jean Philibert SOME

Trait de plume : Afrique : exit les longs règnes!

Malgré le départ du président, Omar El-Béchir, poussé à la démission, jeudi dernier, par une rue en colère, après 30 ans de règne sans partage au Soudan, la mobilisation ne faiblit pas dans les rues de Khartoum.

Les manifestants, qui réclament la mise en place d’un gouvernement entièrement civil pour conduire la période transitoire, maintiennent la pression sur le Conseil militaire de transition, qui s’est emparé du pouvoir après la destitution du chef de l’Etat.

Les marches de protestations de milliers de Soudanais dans les rues de la capitale et des grandes villes du pays pour crier leur ras-le-bol ont obligé le ministre de la Défense, le général Awad Ibn Awf qui s’était autoproclamé chef de l’Etat, à démissionner du Conseil militaire après 24 heures de gestion du pouvoir. Son successeur, un autre haut gradé de l’armée soudanaise, en l’occurrence le général Abdel Fattah al-Burhane, semble être lui aussi sur la sellette, au regard de la détermination dont font montre les protestataires qui, depuis le 6 avril, campent devant le QG de l’armée à Khartoum. Les bidasses ne sont pas du tout des enfants de cœur, et cette option de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de contestations, est à saluer.

Car, c’est toujours le même scenario : après avoir joué les gardes prétoriennes des présidents, pendant de longues années usant de tous les moyens pour asseoir leur pouvoir, les militaires se trouvent subitement, dit-on, du côté du peuple lorsque ce dernier décide de chasser un dirigeant dont il en a marre. Et comme l’appétit vient en mangeant, leurs promesses de gérer une transition et de remettre le pouvoir aux civils à l’issue d’une élection, ne sont jamais respectées du fait des ambitions présidentielles spontanées.

Il est temps d’en finir avec les régimes militaires qui arrivent opportunément à la tête des Etats en Afrique pour déployer les efforts afin de conserver le pouvoir au détriment de la grande masse des citoyens. Avant El-Béchir au Soudan, Abdel Aziz Bouteflika, 82 ans, « vomi » par les Algériens, a lui aussi été contraint à une sortie par la petite porte alors qu’il prétendait à un cinquième mandat dans son fauteuil roulant de malade grabataire.

Là, également, les manifestations sont toujours en cours chaque semaine pour tenter de « déraciner » le système. Le président de la deuxième Chambre, Abdelkader Bensalah, désigné chef de l’Etat par intérim, considéré comme l’homme de main de Bouteflika, a vu son autorité contestée par les frondeurs. Au point qu’ils ont remis en cause la date des élections fixée au 4 juillet 2019 par le nouveau pouvoir.

Le peuple algérien s’est senti pris en otage pendant des décennies de règne Bouteflika et il ne veut plus prêter le flanc en allant à des élections organisées par des rescapés du système déchu. Ne dit-on pas que chat échaudé craint l’eau froide ? La crise de confiance entre le pouvoir et les citoyens est une réalité en Algérie et les appréhensions des citoyens sont fondées d’autant plus que l’éviction du chef de l’Etat, considérée par ses fidèles comme une humiliation n’est pas de leur goût. Ces derniers ne peuvent donc pas garantir un scrutin libre et transparent.

Depuis quelques semaines, bon nombre de dirigeants sur le continent ont le sommeil troublé surtout ceux qui sont installés dans leurs palais depuis des décennies. Le moment est venu de tourner la page des longs règnes et les peuples se préparent à faire partir de gré ou de force leurs dirigeants qui veulent faire des palais présidentiels leurs sanctuaires. Les menaces sont sérieuses, mais nous ne voulons pas jouer les oiseaux de mauvais augure. Vivement que s’arrêtent les longs règnes !

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Tournoi de lutte de Pankélé/11e édition : Eloi Zerbo récupère sa couronne

La 11e édition du tournoi de lutte traditionnelle de Pankélé s’est tenue les 12 et 13 avril 2019. Organisée par l’association Konwoma des jeunes lutteurs dudit village, l’édition de 2019 a sacré de nouveau Eloi Zerbo, roi des arènes.

Pankélé, localité située à 15 km de Toma a, pour la 11e année consécutive, donné rendez-vous aux jeunes lutteurs pour sa traditionnelle compétition de lutte. Dénommée tournoi de lutte de Pankélé, l’édition de 2019 a eu lieu les 12 et 13 avril 2019 dans ladite localité. Après avoir perdu sa couronne à l’édition précédente, Eloi Zerbo dit le Python du Nayala, a signé son retour et de la plus belle des manières. Il est de nouveau le roi des arènes.

Avec pour thème « lutteur professionnel et gestion de sa carrière », la 11e édition a enregistré au total 179 lutteurs dont 28 dames venues des provinces du Houet, du Mouhoun, de la Kossi, du Sanguié, du Gourma, du Kadiogo, du Boukiemdé, du Sourou, de la Kompienga, de Gaoua et bien entendu du Nayala. Pendant deux jours, ces lutteurs ont démontré leur savoir-faire dans les épreuves par catégorie et celle des opens. Chaque combat a duré deux fois trois mn avec une pause d’une mn. Dans l’épreuve par catégorie, les dames ont été réparties dans deux groupes.

Dans la 1re catégorie, 45-60 kg, Bacheriba Coulibaly de Gaoua et Prisca Ki de Pankélé se sont qualifiées pour la finale. La lutteuse de Gaoua, sans coup férir, a dompté son adversaire. Dans cette catégorie, la 3e place est revenue à Marguerite Dié de Pankélé. Dans la seconde catégorie, les 61 kg et plus, Justine Toé de Nion est championne devant Saidatou Iké de Gaoua. Le bas du podium est occupé par Justine Toé de Zouma.

Quant aux hommes, ils ont été répartis dans trois catégories. Dans la 1re, les 55-65kg, Faustin Ki du Houet a triomphé de Gilbert Toé de Zouma dans un combat qui est allé jusqu’à terme. Le lutteur de Zouma, avec sa pénalité écopée pour passivité, perd la partie aux points. Alexis Garané du Kadiogo complète le podium dans cette catégorie.

La seconde catégorie, les 66-75kg, a sacré l’inamovible Blaise Débé du Kadiogo , champion devant Fréderic Do également de la même province. Voilà plus de quatre édition que Débé Blaise est indéboulonnable dans cette catégorie. La 3e place dans cette catégorie est revenue à Aboubacar Go de Zouma. La dernière catégorie, les 76 kg et plus, a désigné Drissa Zon le technicien, vainqueur.

Il a triomphé de Romaric Kawané de Toma en finale. Eloi Zerbo est arrivé 3e au classement. L’épreuve open, la plus far, a livré des combats de très bons niveaux. Chez les dames, pour désigner la reine des arènes, Brigitte Toé de Zouma et Bacheriba Coulibaly de Gaoua se sont donné rendez-vous en finale. Celle-ci n’a pas duré plus d’une mn. La lutteuse de Zouma, sur une bonne prise, envoie son adversaire de Gaoua au sol au grand bonheur du public acquis à sa cause.

Penser à l’après carrière

Chez les hommes, l’affiche était de taille. Romaric Kawané, vainqueur de l’édition 2018, était face à Eloi Zerbo roi des arènes en 2017. Ils sont deux poids lourd de la lutte traditionnelle au Burkina Faso. Au coup d’envoi de l’arbitre, on pouvait même entendre les mouches volée tellement le public était concentré sur ce duel. Sur une prise de Eloi, Romaric n’a pas pu résister. Il est amené au sol sous l’acclamation bien nourris des amoureux de la lutte traditionnelle avec à sa tête, le prince Akim, parrain de la présente édition.

Ainsi, Eloi Zerbo reprend sa couronne perdue à l’édition précédente. Satisfait du déroulement de cette 11e édition du tournoi de lutte traditionnelle de Pankélé, le président du comité d’organisation, Rufin Paré, est revenu sur le choix du thème. Selon lui, de nombreux champions en général et dans la lutte en particulier, traversent sont en difficulté à la fin de leur carrière. « Aujourd’hui vous êtes roi dans les arènes.

Il va falloir pensée à l’après arènes. Le lutteur ne doit pas devenir un mendiant après sa carrière. Pour ce faire, nous avons décidé de décerner des bons de permis de conduire. Si certains n’ont pas eu la chance d’aller loin à l’école, le permis de conduire peut être un parchemin dans la réussite d’un homme » a-t-il justifié. Quant au parrain, le prince Akim, il a souligné que le thème amène à réfléchir sur la carrière des sportifs. «  La gestion d’une carrière signifie garder une poire pour la soif.

Ce qui n’est pas le cas pour certains sportifs qui vivent aujourd’hui une situation difficile. Mais il n’est pas tard pour corriger les choses et pourquoi ne pas envisager une pension pour eux.  C’est possible si les acteurs du sports mènent la réflexion dans ce sens avec le ministère des sports et loisir » a-t-il plaidé. Au chapitre des récompenses, les championnes et champions dans les différentes catégories ont reçu un vélo (pour les catégories des dames), un bon de permis de conduire d’une valeur de 150 000 F CFA et une enveloppe de 40 000 FCFA.

Quant à l’épreuve open, la reine des arènes est repartie avec une moto, le trophée et une enveloppe de 75 000 FCFA. La 1re dauphine s’est consolée avec un montant de 65 000 FCFA et un bon de permis de conduire. Chez les hommes, le roi a reçu un tricycle, un trophée et une somme de 125 000 FCFA. Le finaliste malheureux est reparti avec un bon de permis de conduire et une enveloppe de 115 000 FCFA.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Accès à l’eau potable : Les tarifs de l’ONEA à la loupe des députés

Le Réseau des parlementaires burkinabè pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (REPHA-BF) a organisé, les 12 et 13 avril 2019 à Ouagadougou, un atelier de réflexion sur les systèmes tarifaires de l’eau, en lien avec les investissements réalisés.

Le faible niveau du service de desserte en eau potable dans les centres semi-urbains et ruraux impacte le développement socio-économique du Burkina Faso, en dépit des innombrables efforts de l’Office national de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA). Ce constat est fait par le Réseau des parlementaires burkinabè pour l’Eau potable, l’hygiène et l’assainissement (REPHA-BF).

Pour une amélioration des conditions de vie des ménages en matière d’eau potable, ladite structure a initié, les 12 et 13 avril 2019 à Ouagadougou, un atelier de réflexion sur les systèmes tarifaires de l’eau, en lien avec les investissements réalisés. Selon le coordonnateur du REPHA-BF, le député Halidou Sanfo, les objectifs poursuivis par cet atelier vient à permettre aux parlementaires de connaitre l’état des lieux du service de l’eau, la tarification de l’eau en vigueur et d’analyser les données au regard des normes et des investissements de l’Etat.

En vue de favoriser une dynamique d’échanges appropriée, a-t-il affirmé, trois communications (historique, état des lieux du service de l’eau au Burkina Faso ; politique tarifaire au Burkina Faso ; lien prix de l’eau-investissements et perspectives) ont été présentées aux participants. Pour l’inspecteur général de l’ONEA, Adama Sawadogo, la nationale de l’eau possède une politique tarifaire quinquennale basée sur l’équité.

Un modèle financier qui est mis à jour deux fois par an, a-t-il expliqué, avec pour vocation de veiller, entre deux études tarifaires, à l’équilibre financier de l’ONEA à travers des tarifs inclusifs. « La tranche sociale, qui est de 188 francs le mètre cube, n’a pas évolué depuis 2003.

Les prix à la borne-fontaine n’ont pas évolué non plus depuis 2003. Il en est de même pour la redevance de 1 000 francs par mois, qui est restée stable depuis 1994. Ainsi, depuis 1997, les sociétés ont un tarif unique correspondant au tarif de la tranche la plus élevée des ménages », a rassuré M. Sawadogo. Il a salué, en outre, le REPHA-BF pour l’intérêt porté à ce « secteur important », notamment en cette période de forte canicule.

 » Je souhaite que tous les parlementaires deviennent des acteurs et des défenseurs de l’ONEA », a-t-il affirmé. Quant au 2e vice-président de l’Assemblée nationale, Kassoum Traoré, il a soutenu que les conditions d’accès à l’eau potable ne sauraient être effectives sans la conjugaison des efforts de tous.

Aubin W. NANA

Flash

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La prochaine élection présidentielle au Burkina Faso aura lieu en 2020. A une année de l’échéance, l’heure est à l’annonce des candidatures.

En effet, après celle de l’ex-Premier ministre, Kadré Désiré Ouédraogo (KDO), le 16 février 2019 à Bobo-Dioulasso, suivie de celle de Me Gilbert Noel Ouédraogo de l’ADF-RDA, dans la même ville, le 31 mars 2019, c’est l’ex-ministre de la Culture, Tahirou Barry qui s’est jeté dans la course, le dimanche 14 avril 2019 à Ouagadougou, sous la bannière du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR).

Tous ces candidats veulent repenser les pratiques politiques en vue d’une transformation profonde de la société burkinabè. Mais, la liste des candidatures qui s’annonce longue présage d’une bataille rude entre les prétendants au fauteuil du palais de Kosyam. Ce qui est signe de vitalité démocratique.

Fleur BIRBA

Littérature : Kassoum David Koné présente « l’école des fourmis »

Le Centre de lecture publique et d’animation culturelle de Niangoloko a abrité, le samedi 30 mars 2019, la dédicace du roman « L’école des fourmis » de l’écrivain Kassoum David Koné.

C’est une œuvre de 129 pages qui fait une approche biblique de la gestion financière et incarne un enseignement sur la manière de réussir en affaires en partant de rien. L’auteur s’est inspiré de son expérience personnelle.

Kassoum David Koné a dédicacé son roman « L’école des fourmis », le 30 mars 2019 à Niangoloko. Inspecteur des douanes de son état, M. Koné veut à travers ce roman inciter la jeunesse à avoir un objectif dans la vie et surtout de se donner les moyens pour y arriver. Il invite tous ceux qui ont des rêves d’y croire et de se battre pour les atteindre. Au cours de la dédicace, il a expliqué comment il a procédé pour monter son entreprise qui lui permet aujourd’hui d’être à l’abri du besoin. Cet écrivain qui est un évangéliste s’est beaucoup inspiré de la bible.

Ainsi, c’est par une exhortation du roi Salomon qu’il plonge le lecteur dans l’univers fantastique des fourmis qui dispensent des leçons de sagesse et d’ardeur au travail. Dès l’entame de l’œuvre, il cite le livre des proverbes qui relève le lien entre le travail et la pauvreté. Le préfacier qui n’est autre que le docteur Mamadou Philippe Karambiri qui dit que la fourmi même étant l’un des animaux les plus fragiles est l’un des animaux le plus porteur de leçons pour l’homme particulièrement dans son travail.

Ce roman est en fait basé sur des conseils au travail, avec une maîtrise de ses gains en vue de les réinvestir utilement pour réaliser les rêves. La cérémonie a été présidée par monsieur Yannick Laurent Bayala. Il avait à son côté, le pasteur Honoré Ouédraogo. L’auteur ne compte pas s’arrêter là, car il a promis d’autres romans encore plus accrocheurs dans les mois à venir.

Dahourou KAM

Un décret pour faciliter le processus des marchés publics

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 12 avril 2019, en séance ordinaire, de 10 H 30 mn à 16 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :
– un décret portant modification du décret n°2018-1161/ PRES/ PM/ MSECU/MDNAC/MJDHPC/MATD/MINEFID/MEEVCC portant création, composition, attributions et fonctionnement d’une commission d’élabo-ration de la Politique de défense et de sécurité nationale.
L’adoption de ce décret permet l’élaboration de la Politique de défense et de sécurité nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– un rapport relatif à six (06) décrets d’application de la loi n°104-2015/CNT du 23 décembre 2015 portant statut du personnel du cadre paramilitaire des douanes.
Il s’agit :
– du décret portant organisation et attributions des corps du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;
du décret portant composition, attributions et fonctionnement des organes de l’administration des douanes ;
du décret portant modalités de promotion en grade du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;
du décret portant règlement de discipline générale du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;
du décret portant code de déontologie du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;
du décret portant modalités et critères d’évaluation et d’avancement du personnel du cadre paramilitaire des douanes.
L’adoption de ces décrets permet l’application effective des dispositions de la loi n°104-2015/CNT du 23 décembre 2015 portant statut du personnel du cadre paramilitaire des douanes.
– un décret modificatif du décret n°2017-0049/ PRES/ PM/ MINEFID du 1er février 2017 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et délégation de service public.
L’adoption de ce décret modificatif permet de se conformer aux dispositions de la loi n°039-2016/AN du 2 décembre 2016 portant réglementation générale de la commande publique.
Il permet désormais la publication des avis d’appel à concurrence et des résultats des travaux des commissions d’attribution des marchés dans les journaux d’informations générales habilités à recevoir les annonces légales.
Ce décret modificatif autorise également la mise en place de commission ad’hoc d’attribution des marchés en vue de pallier à d’éventuels  dysfonctionnements de la tenue des sessions des commissions d’attribution des marchés publics.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
– un décret portant organisation des emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs et réglementation des fonctions d’enseignant à temps plein et d’ingénieur de recherche.
L’adoption de ce décret vise une meilleure gouvernance administrative et pédagogique des institutions d’enseigne-ment et de recherche et permet d’insuffler une nouvelle dynamique à l’enseignement supérieur public.
– un décret portant changement de dénomination de l’Université Ouaga I Professeur Joseph KI-ZERBO.
L’adoption de ce décret consacre la nouvelle appellation de l’Université Ouaga I Professeur Joseph KI-ZERBO qui devient désormais Université Joseph KI-ZERBO.
I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :
– un rapport relatif à quatre (04) décrets d’application de la loi n°026-2017/AN du 15 mai 2017 portant contrôle de la gestion des pesticides au Burkina Faso.
Il s’agit :
 du décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité national de gestion des pesticides ;
 du décret portant modalités de contrôle des pesticides au Burkina Faso ;
 du décret portant conditions générales de délivrance d’agrément de pesticides ;
 du décret portant contrôle des procédures de destruction des pesticides obsolètes au Burkina Faso.
L’adoption de ces décrets permet un meilleur contrôle de la gestion des pesticides dans notre pays.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
– un décret portant création d’un emploi de chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).
L’adoption de ce décret permet la création d’un emploi de chargé de recherche au CNRST.

I.2.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– un rapport relatif au bilan de l’organisation des examens professionnels et concours de la Fonction publique, au titre de l’année 2018.
Au titre de la session de 2018, pour les concours professionnels, au total 3 095 postes ont été pourvus sur 4 038 postes à pourvoir.
Pour les concours directs, il a été autorisé l’ouverture de 100 concours pour 6 326 postes pourvus sur 6 668 postes prévus.
Pour les recrutements sur mesures nouvelles spéciales au profit de onze (11) départements ministériels, 52 concours ont été organisés pour   2 641 postes pourvus
sur 2 733 postes à pourvoir.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la liquidation des dépenses restées en instance et l’amélioration de l’organisation des examens professionnels et concours de la Fonction publique.
– un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur examens professionnels et concours, au titre de l’année 2019.
Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement au titre de l’année 2019, de 3 232 agents au titre des concours professionnels et de 5 892 au titre des concours directs.
Pour le recrutement sur mesures nouvelles au titre de l’année 2019, 5 535 postes sont à pourvoir pour les mesures nouvelles spéciales et 1 124 pour les mesures nouvelles ordinaires.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le bilan de la visite d’amitié et de travail de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso en République de Turquie du 9 au 11 avril 2019.
Durant son séjour, marqué par les étapes d’Istanbul et d’Ankara, le Président du Faso a eu des entretiens avec son homologue Recep Tayyip ERDOGAN et le Président de la grande Assemblée nationale de Turquie.
Il a par ailleurs accordé une audience au Président du Conseil d’Affaires Turquie-Burkina Faso et présidé le Forum d’affaires Turquie-Burkina Faso. Il a également mis à profit son séjour pour rencontrer la communauté burkinabè vivant en Turquie.
La visite d’amitié et de travail du Président du Faso a été aussi marquée par des signatures d’accords et de conventions dans les domaines des investissements, de la défense et de l’audiovisuel.
La 2ème Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la Turquie se tiendra en juillet 2019 à Ouagadougou.

II.2. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à l’élection du Burkina Faso à la présidence du Comité technique spécialisé sur le Développement social, le travail et l’emploi (CTS-DSTE) de la Commission de l’Union africaine (UA), pour un mandat de deux (02) ans.
Il a également informé le Conseil de l’organisation courant mai 2019, d’une opération de contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activité.

II.3. Le ministre des Mines et des carrières a fait au Conseil le point de la mise en œuvre des recommandations de la Commission d’enquête parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières au Burkina Faso.
La Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale a formulé 55 recommandations, suite à l’enquête menée en 2016 sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières au Burkina Faso. Il ressort du rapport du comité de suivi de ces recommandations qu’à la date du 30 novembre 2018, 30 ont été mises en œuvre, soit un taux de 61%, 14 en cours de mise en œuvre et 5 recommandations non encore mises en œuvre.
Afin d’accélérer la mise en œuvre des recommandations en cours et celles non mises en œuvre, le ministre a informé le Conseil de la création de sous-comités composés de représentants des départements ministériels impliqués dans la mise en œuvre desdites recommandations.

II.4. Le ministre des Sports et des loisirs a informé le Conseil de l’organisation de la première édition de la « Coupe des Ambassades » en football dont le lancement est prévu pour le 1er mai 2019 à Ouagadougou. Cette activité vise à créer un cadre d’expression de la pratique du sport pour tous à travers la mise en compétition des différentes représentations diplomatiques au Burkina Faso.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
MINISTERE DES INFRASTRUCTURES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Wend Gomdé Abel SAWADOGO, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (Agetib), pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Eric BASSOLE, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (Agetib), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Voyage présidentiel en Turquie : Roch Kaboré rend hommage à Mustafa Kemal Atatürk

Présent en Turquie pour une visite d’amitié et de travail, le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, s’est rendu, le 11 avril 2019, au mausolée d’Anitkabir où repose le père fondateur de la Turquie moderne et à la Grande Assemblée nationale pour une séance de travail.

Le mausolée Anitkabir est majestueux et monumental avec ses dix tours, ses arcades et sa vaste cour qui lui confèrent une stature imposante. La forme, une structure symétrique en béton entourée de colonne de marbre.

Ici, est enfouie l’histoire moderne de la Turquie. La dépouille du leader de la guerre de l’Indépendance, Mustafa Kemal Atatürk, repose dans ce mausolée. Cet homme symbole de la Turquie, en portrait accroché ou déposé, vous regarde de haut et de partout dans ce lieu à lui dédié. Selon les Turcs, plusieurs leaders du monde l’ont visité. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré fait désormais partie de ceux qui ont salué la mémoire de cet homme. Il a déposé une couronne de fleurs avant de découvrir l’histoire et la culture de la Turquie et de son héros, Mustafa Kemal Atatürk, qui a mené pendant quatre ans, la guerre de l’indépendance dans les années 1920.

Les médailles, les vêtements, les armes, les objets appartenant à Mustafa Kemal Atatürk sont déposés dans ce musée. Dans certains compartiments, le combat pour l’indépendance y est reconstitué avec des statuettes de soldats dans des tranchées bien armées, et tout cela, accompagné de crépitements d’armes. «Etre en ce lieu mémorable chargé d’histoire et de symboles, nous inspire le sens profond du combat pour la liberté et la République. Puisse le souvenir de la lutte de Mustafa Kemal Atatürk continuer d’être la lanterne de chaque citoyen et le ciment qui rassemble le vaillant peuple turc, autour des valeurs républicaines chèrement conquises», a inscrit le président du Faso dans le livre d’or.

A la Grande Assemblée nationale

La visite s’est poursuivie à la Grande Assemblée nationale de la Turquie (GANT). Au parlementent turc, le chef de l’Etat burkinabè a été reçu par le président de la GANT, Mustafa Sentop. Après un tête-à-tête entre les deux personnalités, s’en est suivie une rencontre de travail élargie aux délégations. Des sujets d’intérêts communs aux deux pays ont été débattus. Roch Marc Christian Kaboré a réitéré son souhait de voir une délégation parlementaire turque séjourner au Burkina Faso, en vue de renforcer la coopération dans ce domaine. En rappel, le président de l’Assemblée nationale du Burkina, Alassane Bala Sakandé, par ailleurs président de l’Union parlementaire africaine (UPA), avait effectué une visite officielle de travail, du 3 au 7 février dernier, à la Grande Assemblée nationale de la Turquie. Le président du Faso a ensuite visité la partie de la Grande Assemblée nationale de la Turquie, bombardée lors du coup d’Etat manqué de juillet 2016. Il y a déposé une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de cette tentative de putsch.

– Boureima SANGA
(De retour de la Turquie)