Valorisation du Faso Danfani : « Talents de mode » veut apporter sa contribution
La première édition de ’’Talents de mode’’ aura lieu, le samedi 13 avril 2019 à Koudougou. En prélude à l’événement, les organisateurs ont animé, le mardi 9 avril 2019 dans la Cité du Cavalier rouge, une conférence de presse pour présenter les grandes lignes de la manifestation.
Fondateur du centre de formation Boudassida de Koudougou, Maître Pierre Yaméogo entend apporter sa touche dans la promotion du Faso Danfani au Burkina Faso, et dans le Centre-Ouest, en particulier. Il organise, à cet effet, le samedi 13 avril 2019 à Koudougou, la première édition de Talents de mode, sous le thème «Promotion et valorisation du Faso Danfani».
L’information a été donnée, le mardi 9 avril 2019, aux hommes et femmes de médias au cours d’une conférence de presse dans la Cité du cavalier rouge. Selon le promoteur, l’objectif principal est de promouvoir et de faire découvrir des jeunes talents de la région du Centre-Ouest afin de permettre un partage d’expériences.
Il s’agira, entre autres, a-t-il poursuivi, de renforcer, à l’occasion de cet événement, les capacités des jeunes dans le domaine de l’art vestimentaire, de rendre leurs produits plus compétitifs sur le marché, de favoriser la visibilité et l’augmentation de leurs chiffres d’affaires et la qualité de leurs produits.
Les activités prévues au cours de la manifestation, a-t-il précisé, sont une prise de contact entre les acteurs du milieu exerçant dans la région du Centre-Ouest et ceux issus des provinces invitées, l’organisation d’une journée d’échanges sur le métier de la coupe couture, la grande soirée de défilé de mode à la place de la Nation dénommée Nuit du Faso Danfani et qui sera le clou de la manifestation avec en toile de fond, des prestations d’artistes.
«Talents de mode 2019» est soutenue par de nombreuses personnalités politiques et culturelles. L’invité d’honneur de ce premier rendez-vous est, selon M. Yaméogo, Sa Majesté le Larlé Naaba Tigré.
François KABORE
Réhabilitation de la route en terre: Les travaux lancés à l’arrondissement n°2 de Ouagadougou
Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé, a lancé les travaux d’entretien de route en terre dans l’arrondissement n°2 de la capitale, le vendredi 5 avril 2019.
Certaines voies à Ouagadougou sont impraticables, surtout pendant la saison pluvieuse où les usagers vivent un calvaire au quotidien, notamment à l’arrondissement n°2. Pour faciliter un tant soit peu, la mobilité des usagers de ces voies, le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Beouindé, a lancé le vendredi 5 avril 2019, les travaux d’entretien de route en terre de l’arrondissement.
Selon l’édile de la ville, les travaux vont concerner le reprofilage des rues n° 10.34, 3.55 et 12.25 de l’arrondissement soit, une longueur totale de 1,8 km. Pour le maire de l’arrondissement n°2 de Ouagadougou, Lassané Pierre Yanogo, les travaux consistent à faire un décapage de la mauvaise terre qui existe sur ces voies puis à faire un rechargement en terre latéritique sur une épaisseur de 15 cm et compacter.
Il sera également aménagé des fossés pour drainer l’eau de pluie pendant l’hivernage. Lassané Pierre Yanogo a confirmé que l’entreprise Mondial TRANSCO qui a en charge les travaux, a promis de boucler les travaux dans un mois. «Les désagréments ne manqueront pas pendant toute la période des travaux, j’appelle les riverains à la collaboration pour une bonne exécution des travaux», a-t-il averti. S
elon le bourgmestre de la capitale, c’est au total 18 km de routes qui sont concernés par les travaux dans l’ensemble de la commune de Ouagadougou. Il a par ailleurs annoncé que des appels d’offres seront lancés pour la réhabilitation de 254 km de voirie dans la ville de Ouagadougou. Il a rappelé que ces travaux entrent dans le cadre du deuxième volet du programme de mobilité relatif au renforcement des infrastructures routières.
Mariam T HEMA
Thomas Somé, futur gouverneur du district 90101: «Mes ambitions, c’est de continuer à mettre le sourire sur les lèvres»
A compter de juillet 2019, les dix pays du District 90101 du Rotary international seront sous la coupe d’un nouveau gouverneur. Burkinabè de nationalité et avocat de profession, Me Thomas Somé aborde dans cet entretien, les grandes lignes de son mandat.
Sidwaya : Le district 90101 vient de tenir sa 6e Assemblée à Banjul, en Gambie. Que peut-on retenir de cette rencontre ?
Thomas Somé (T.S.): Chaque gouverneur, avant de prendre fonction, doit former les présidents des clubs qui existent dans chaque pays. Cela se fait dans un lieu choisi dans l’un des pays du district. A l’occasion de cette formation, le gouverneur donne aux présidents des clubs et aux autres dirigeants du Rotary les objectifs du Rotary international pour le mandat à venir. A Banjul, il a été question de faire de même avec les futurs dirigeants.
S. : Quelles seront les actions- phares au cours de ce mandat ?
T. S. : Durant ce mandat, nous avons deux priorités. La première est de renforcer nos effectifs. L’un de nos objectifs est de servir. Mais nous nous sommes rendu compte que les besoins des populations en service augmentent et il nous faut de plus en plus de membres pour travailler à répondre à ce besoin.
La seconde priorité, est d’intensifier et de rendre plus efficace nos actions pour pouvoir mieux répondre aux besoins des communautés. Mes ambitions, c’est de continuer à mettre le sourire sur les lèvres de ceux qui sont dans le besoin, c’est d’amener les clubs du district à apporter de l’eau potable aux communautés, à permettre aux femmes et aux enfants de se soigner, à permettre à ceux-là qui n’ont pas accès à l’éducation de pouvoir aller à l’école et étudier dans de bonnes conditions, de permettre aux Etats, aux populations de vivre dans la paix.
S : Que sera l’après-Banjul ?
T. S. : Cette rencontre s’est bien déroulée parce qu’avec l’appui de mes prédécesseurs burkinabè, nous avons dispensé de très bonnes formations. Des échos qui nous parviennent, c’est que les dirigeants des autres pays sont très satisfaits. Le 6 juillet 2019, il y aura une cérémonie de passation des charges. C’est à cette occasion que je vais prendre le collier de gouverneur et entrer officiellement en fonction. Dès lors je vais m’atteler à dérouler un programme qui sera adopté. Il s’agira de visiter tous les clubs des dix pays, il y en a 81 actuellement et de veiller à ce que les clubs travaillent au niveau de leur communauté.
S. : Vous êtes le 4e Burkinabè à occuper ce poste, qu’est-ce que cela représente ?
T. S. : Ça signifie tout simplement que le Burkina occupe une place de choix dans l’organisation du Rotary, parce qu’au regard de l’effectif de notre population, réussir à avoir quatre gouverneurs signifie qu’on a des Rotariens de qualité. C’est aussi une opportunité pour le Burkina, parce que cela nous permet de montrer au reste du monde que nous avons de l’expérience et de l’expertise. Aujourd’hui, quand on veut parler du district 90101, c’est le Burkina qu’on cite.
Cela contribue au rayonnement du Burkina à l’extérieur. Lorsque nous étions à San Diego aux USA, en février 2019, c’est le drapeau et les tenues traditionnelles du Burkina qui ont été présentés au nom des dix pays du district. Cela nous permet également d’accentuer le travail de service au niveau de notre pays. C’est une opportunité que les autorités peuvent saisir pour postuler à certains fonds, faire appel à certaines actions, étant entendu que l’objectif final est de pouvoir faire bénéficier les populations nécessiteuses.
C’est l’élément fondamental. Depuis notre intervention, le pays a pu bénéficier de plus de 6,7 milliards FCFA, essentiellement dans la lutte contre la poliomyélite. Ces financements ont diminué tout simplement parce que le Burkina a été déclaré «zone free» depuis 2009. Les besoins en financement n’étant plus nombreux, ce sont environ 2,6 milliards FCFA qui ont été alloués au Burkina entre 2014 et 2015. C’est parce qu’il y a eu des Burkinabè qui ont fait du lobbying. Il y a le gouvernement, à travers la mairie de Ouagadougou, qui nous a donné un rond-point que nous allons essayer d’aménager pour fluidifier le trafic et aussi rendre le paysage agréable.
S. : Quel est le credo du club- service qu’est le Rotary ?
T. S. : Chez nous, il y a deux choses : se rassembler et passer à l’action. Se rassembler, parce que nous nous sommes rendu compte que le travail d’équipe est plus efficace et permet de déplacer des montages. Passer à l’action, parce que les choses vont de mal en pis. Il nous revient d’agir et d’augmenter notre degré d’intervention. C’est ce qui va nous guider durant ce mandat. Nous allons travailler à une réorganisation même de notre district.
S. : Au regard de l’ampleur de la pauvreté dans nos pays, vos actions ont-elles un impact sur la population ?
T. S. : Absolument, c’est du reste ce qui m’a motivé à rester au Rotary. Chaque jour que Dieu fait, quelque part dans le monde, le Rotary met un sourire sur les lèvres de quelqu’un.
S. : Un message à l’endroit des Rotariens à l’orée de ce gouvernorat ?
T. S. : Aux Burkinabè d’abord, je les remercie. Ils ont démontré une fois de plus qu’ils travaillent à former des leaders qui, au-delà du pays, servent le district. Ensuite, je les invite à se mobiliser et à rester efficace comme ils en ont le secret pour que le programme d’activités qu’on a adopté soit mis en œuvre à 100%.
J’exhorte l’ensemble des Rotariens à travailler pour qu’à la fin du mandat, le district ait évolué qualitativement.
Siribié Djakaridia
Projet «emplois jeunes» : La Banque mondiale vient à l’information
La Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina Faso et la Banque mondiale ont effectué une mission conjointe de supervision des activités de la composante 2.2 du «Projet emplois des jeunes et développement des compétences», les 9 et 10 avril 2019 à Ouagadougou.
«Le Projet emplois des jeunes et développement des compétences (PEJDC)», financé par la Banque mondiale à 25 milliards de francs CFA pour la période 2014-2018 suit son cours. La composante 2.2 «programme de formation par apprentissage» dudit projet dont l’exécution est à la charge de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) a fait le bilan de ses activités, les 9 et 10 avril 2019 à Ouagadougou, à l’occasion d’une mission de supervision de la Banque mondiale au Burkina Faso.
A entendre le président de CMA-BF, Jacques Sédégo, des résultats satisfaisants ont été enregistrés aux termes du projet. «Sur 3 471 jeunes, initialement retenus pour la formation par apprentissage dans les domaines de coupe-couture, coiffure, mécanique, électricité-bâtiment, soudure, menuiserie etc. 2 917 apprentis- bénéficiaires dont 1350 filles, (soit 554 abandons) sont maintenant aptes pour le monde du travail, soit en créant leurs propres ateliers, soit en étant employés dans des entreprises artisanales», s’est-il réjoui.
Selon le rapport, les abandons sont dus à plusieurs facteurs dont le retard dans le paiement des allocations, l’orpaillage dans certaines localités, et d’autres faits culturels tels les mariages et aussi les grossesses non désirées. En dépit de cela, il est ressorti que 97% des apprenants ont affirmé être satisfaits de la formation reçue. «Ce projet m’a beaucoup apporté. Le début était difficile.

Avec les préjugés selon lesquels, c’est un domaine réservé aux hommes, je ne savais pas que j’allais y arriver. Mais, avec le temps, je me suis améliorée et aujourd’hui je sais comment alimenter une maison en électricité», s’est félicitée Monica Bayala, apprentie en électricité- bâtiment et énergie solaire.
Dans le même ordre d’idées, son «collègue» Abdoul Aziz Ouédraogo, a salué le projet et remercié les responsables en ce sens qu’il lui a permis de se retirer d’un site d’orpaillage au Mali et apprendre un métier dont il jouit déjà des retombées. En plus de la formation des jeunes, le projet a permis de renforcer les capacités d’environ 1 100 maitres d’apprentissage et aussi de présenter 325 apprentis au Certificat de qualification professionnelle (CQP) session 2018.
En plus de ces résultats, un centre de formation en bâtiment et travaux publics et un autre en agroalimentaire-tourisme-hôtellerie sont en construction à Ouaga-inter dont le taux d’exécution est d’environ 60%. «La construction de ces infrastructures dont la capacité d’accueil prévisionnel est de 100 jeunes par section relève de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et le projet l’accompagne pour leur équipement et fonctionnement», a précisé le président de la mission, Boureima Nabaloum, par ailleurs chargé d’études au ministère en charge de la jeunesse.
Et la directrice générale adjointe de la CCCI-BF, Patricia Badolo, d’appuyer qu’ils sont à pied d’œuvre pour que les entreprises respectent le délai des travaux fixés en fin juin 2019 afin que la rentrée prévue pour le mois d’octobre soit une réalité. Quant à la chargée du projet à la Banque mondiale, Rebecca Grun, elle s’est dit satisfaite. «Dans la création d’emplois temporaires pour les jeunes, le projet a atteint toutes ces cibles et même dépasser certaines. Il y a également qu’il enregistre un très bon progrès au niveau des travaux d’où notre satisfecit en général», s’est exprimée Mme Grun. Par ailleurs, elle a annoncé que ledit programme prévu pour prendre fin en 2018 a été prorogé jusqu’en fin 2019.
Kadi RABO
Commémoration du centenaire du Burkina: Le Premier ministre communie avec les élèves du lycée Zinda
Dans le cadre des activités commémoratives du centenaire de la création de la Haute-Volta, actuel Burkina Faso, le Premier ministre, Christophe Dabiré, a assisté à la montée des couleurs nationales, dans la matinée du jeudi 11 avril 2019, au lycée Philippe-Zinda-Kaboré, à Ouagadougou.
Scène inhabituelle à l’entrée principale du lycée Philippe-Zinda-Kaboré dans la matinée du jeudi 11 avril 2019. Il est 7h 30. Le portail principal de l’établissement vient de se refermer. Des gendarmes en faction empêchent de l’ouvrir. Un petit groupe d’une dizaine d’élèves se rue vers une autre entrée située côté ouest de l’établissement. Il est stoppé par deux éléments de la gendarmerie nationale.
Entre incompréhension et déception, les élèves font le pied de grue en face des deux hommes armés. Arnaud Toé et Assane Guiré essaient de négocier. Peine perdue, les ordres sont formels, personne ne peut entrer après 7H30. C’est incompréhensible pour ces élèves qui confient être habitués à pénétrer au sein de leur établissement, quelle que soit l’heure. Clément Ouédraogo reconnaît avoir lu, la veille, une note informant les élèves, les enseignants et le personnel administratif de la venue du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré.

Ces élèves qui s’impatientaient à l’entrée sont en train de manquer à la montée des couleurs nationales, qui a lieu quelques mètres plus loin au sein de l’établissement, en présence d’élus locaux et nationaux, de membres du gouvernement et du chef du gouvernement, et au rythme du chant de la victoire, le Ditanyè, repris en chœur par plusieurs centaines d’élèves, venus eux, à l’heure.
Une fois le drapeau burkinabè hissé au sommet du mât, le Premier ministre explique la symbolique de cette cérémonie particulière d’une voix paternaliste. Il s’agit, leur dit-il, de s’approprier l’histoire du pays, à l’occasion du centenaire de la colonie de Haute-Volta, créée le 1er mars 1919 et devenue, depuis le 5 août 1984, Burkina Faso.
Pendant ces 100 ans du pays, rappelle M. Dabiré, «nous avons traversé des moments très difficiles, mais toutes ces luttes ont contribué à faire de ce territoire une terre libre, indépendante où nous concevons la démocratie et où nous voulons que les valeurs ancestrales de liberté et d’intégrité continuent à régner sur le territoire».
Dans la suite du combat des ancêtres et des anciens, Christophe Dabiré exhorte la jeunesse burkinabè au travail et au civisme pour défendre le drapeau, symbole de la Nation, afin de laisser aux générations à venir, un pays où il fait bon vivre. En guise de réponse, c’est une salve d’applaudissements qui lui est adressée.
Fabé Mamadou OUATTARA
«Ceux qui veulent détruire ce pays n’y parviendront pas», Christophe Joseph Marie Dabiré
Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a été interpellé sur le contraste entre son appel au civisme alors que certains agents publics refusent apparemment le travail. Voici sa réponse : «Ceux qui veulent détruire ce pays n’y parviendront pas. La résilience du Burkinabè est extraordinaire. De par le passé, nous avons connu beaucoup de difficultés. Des gens ont pensé que le pays allait sombrer dans le néant, mais nous avons pu nous donner la main pour émerger et continuer d’avancer.
Il y a quelques-uns qui, pour des raisons que nous ignorons, veulent détruire les finances du pays, mais nous leur disons qu’il faut qu’ils reviennent à la raison parce que ce sont tous les Burkinabè qui vivent les difficultés et l’insécurité au niveau national. Nous devons nous donner la main. Il n’y a pas de problème sans solution. Refuser de discuter revient à dire que nous allons vers une confrontation violente et nous ne souhaitons pas qu’il en soit ainsi. Je les invite à faire en sorte qu’avec le gouvernement, on puisse trouver la meilleure solution qui serve l’intérêt national plutôt que les intérêts individuels».
Propos recueillis par F.M.O.
Soudan: El Béchir destitué, la rue grogne toujours
L’armée soudanaise a destitué le président Omar El-Béchir, hier jeudi 11 avril 2019. Après cette annonce suivie de la mise en place d’une transition gérée par l’armée, les manifestants soudanais, encouragés par les mouvements politiques, ont continué de manifester, rejetant les promesses des militaires.
«Il n’est pas exclu qu’avec l’évolution de la situation, le président soudanais se retrouve, lui aussi orphelin de son armée et donc contraint à démissionner». Seulement 24 h après cette conclusion que Sidwaya tirait de la crise soudanaise, dans sa rubrique «L’autre Regard», l’armée annonçait hier jeudi 11 avril 2019, la destitution et la mise aux arrêts du président soudanais, Omar El-Béchir, suivie de la mise en place d’un Conseil de transition tenu par les militaires pour une période de deux ans.
L’annonce a été faite par le vice-président, Ibn Awf, après quatre mois de contestation populaire d’une ampleur inédite au Soudan. «J’annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef», a déclaré le général Awf, sur la chaîne d’Etat. Il a également annoncé la mise en place d’un Conseil de transition militaire et dévoilé une série de mesures qui resteront en vigueur durant les trois prochains mois, parmi lesquelles la fermeture des aéroports et un couvre-feu d’un mois commençant à 22 heures.
La foule avait laissé exploser sa joie, après l’annonce par plusieurs médias arabes et occidentaux, dans la matinée, d’un départ du président El-Béchir, arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État en 1989. Mais, après les déclarations du haut gradé, la peur et la colère ont pris le pas sur l’allégresse dans les rues de la capitale. «Les dirigeants des forces armées doivent remettre le pouvoir à la population. Nous n’accepterons que des autorités civiles», a déjà prévenu la Sudanese Professionals Association (SPA), l’épine dorsale du mouvement de contestation.
Les manifestants sont donc sortis contester, appelant à une transition démocratique et à un pouvoir civil. La rue a donc continué à gronder. Des slogans non aux «Kozz Kozz» (les pro-Béchir), «on ne change pas un Kozz par un Kozz» et «Soudan bela Kezan» (Soudan sans le tyran) ont été scandés par les manifestants en réponse aux promesses de l’armée. En fin de journée, la «grande muette» a ordonné aux manifestants de respecter le couvre-feu nocturne. Dans un communiqué qui s’abstient de condamner le coup d’Etat militaire, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, «réitère son appel au calme et à la plus grande retenue de tous», réclamant que la transition au Soudan respecte le désir de démocratie des Soudanais.
«La prise de pouvoir par l’armée n’est pas la réponse appropriée aux défis auxquels est confronté le Soudan et aux aspirations de son peuple», a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Fakir Mahamat, dans un autre communiqué. Des affrontements ont également eu lieu dans la capitale entre forces de l’ordre et manifestants, qui entendent résister et continuer leur soulèvement. C’est dire que la contestation est loin de faiblir.
Synthèse de Jean-Marie TOE
Soutien aux PME : La Chambre de commerce lance un appel à projet
La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, a lancé un Projet d’appui à la transformation industrielle et artisanale (PATIA) le mardi 9 avril 2019 à Ouagadougou.
La valorisation et l’écoulement des produits artisanaux et industriels sont une grande problématique au Burkina Faso. C’est conscient de cette situation que la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), en collaboration avec ses partenaires, a procédé le 9 avril 2019 à Ouagadougou, au lancement officiel du Projet d’appui à la transformation industrielle et artisanale (PATIA).
Sur les raisons qui ont prévalu à la mise en place de ce projet, le 1er vice-président de la CCI-BF, Mahamady Sanoh, a dépeint l’industrie burkinabè, caractérisée par une prédominance des Petites et moyennes entreprises (PME) évoluant majoritairement dans le domaine de l’agroalimentaire qui regorge 43,53% des unités économiques, selon les statistiques de la CCI-BF.
Ce sont les difficultés qui minent ces unités industrielles qui ont justifié la mise en place du PATIA, a soutenu M. Sanoh. De façon pratique, le projet mettra l’accent sur des entreprises transformatrices, focalisées sur l’accélération de la transformation agro-sylvo-pastorale et artisanale à forte potentialité de croissance de sorte à leur apporter un accompagnement susceptible de renforcer la qualité, la visibilité, et la compétitivité de leurs productions.
« Le PATIA que nous lançons se veut être une compétition de projets de développement d’entreprises, qui permettra aux lauréats, de bénéficier d’un accompagnement de la CCI-BF pour la protection, la mise aux normes et la labellisation
de leurs produits par des structures spécialisées en la matière », a précisé le vice-président de la CCI-BF.
Ainsi, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement de l’institution consulaire pour une participation à des foires et salons internationaux ainsi que pour la distribution de leurs produits dans des magasins et grandes surfaces, a-t-il ajouté. Selon Mahamady Sanoh, douze entreprises seront primées dans ce cadre, dont 5 micros, 5 petites et 2 moyennes pour une valeur globale de 70.000.000 FCFA sous forme de paquet de services déterminés en fonction du projet de développement de l’entreprise.
En clair, « ce n’est pas de l’argent qui sera distribué, c’est un accompagnement qui consiste à financer les actions qu’elles auront à mener », a-t-il renchéri. Il a, par ailleurs, affirmé sa conviction que le PATIA permettra «d’accélérer de manière significative la transformation structurelle de l’économie burkinabè». La directrice adjointe de la CCI-BF, Patricia Badolo, a assuré qu’un comité technique de sélection pluridisciplinaire sera mis en place pour assurer la qualité et la transparence du processus de sélection des lauréats dont les dossiers seront reçus jusqu’au 9 mai 2019.
Dawara Sylvie SOU
(stagiaire)
Coupe du Faso /8e de finales : Salitas perd trop tôt sa couronne
Les huitièmes de finales de la Coupe du Faso se sont disputées le mercredi 10 avril 2019 sur plusieurs stades du pays. Le détenteur du trophée, Salitas FC, quitte prématurément la compétition suite à sa défaite (1-3) face à l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo (ASFB).
La défense du trophée de la coupe du Faso s’arrête dès les huitièmes de finales pour Salitas FC, le tenant du titre. Le mercredi 10 avril 2019 au stade régional de Dédougou, les Colombes sont tombées (1-3) face à l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo (ASFB).
Avec cette victoire, les Buffles de Sikasso-Cira tiennent leur revanche sur leur adversaire qui les avait battus (0-2) en mai 2018 à Bobo-Dioulasso. L’autre choc des huitièmes de finales a été la rencontre qui a opposé à Ouagadougou, l’AS SONABEL à l’AS Douanes, deux clubs de la division d’élite du Faso foot.
La rencontre a tenu toutes ses promesses. Sous un soleil de plomb, les 22 acteurs se sont livrés une bataille physique. Ce sont les douaniers qui parviendront à ouvrir le score.
Christian Ouédraogo (44e mn) hérite d’un centre, et son coup de tête envoie le cuir au fond des filets de Ben Idriss Traoré, portier des Electriciens. Les Electriciens sont cueillis à froid juste avant la pause, mais réussiront à revenir plus fort en deuxième
période.
Le coach Mousso Ouédraogo en fin tacticien fait rentrer sur l’aire de jeu Fayçal Ouédraogo puis Bérenger Diby. Ces deux renforts vont changer la physionomie du match. Sur une balle mal renvoyée de la défense de l’AS Douanes, Fayçal Ouédraogo, sur une superbe reprise, envoie le ballon dans la lucarne du portier des douaniers.
Ce but égalisateur assomme les garçons du coach Yaya Koné. Sur le terrain, les Electriciens deviennent plus entreprenants. Sur une contre-attaque, Faïcal Ouédraogo est servi dans le couloir droit. Il arrive à battre son vis-à-vis et sert Bérenger Diby qui signe le but de la victoire (85e mn). Plus rien ne sera inscrit jusqu’au coup de sifflet final.
Avec ce renversement de situation, l’on peut dire que Mousso Ouédraogo a fait un coaching gagnant. Sur les autres stades, l’ASEC de Koudougou a défait l’Union sportive de Ouagadougou (USO) sur la plus petite des marques. Le BPS est tombé sur ce même score face au SC Majestic. L’Union sportive des forces armées (USFA) est venue à bout (2-1) de l’AS Kourittenga. L’affiche entre le 1er de la D1 du Faso foot, Rahimo FC, et le 1er de la poule A de la D2, KOZAF, au stade du 4-Août a tourné à l’avantage des académiciens de Bama sur la plus petite des marques.
L’AS Police a disposé (1-0) de l’Union sportive du Yatenga (USY). Enfin, dans le choc bobolais, l’AS Maya a pris le dessus sur l’IFFA de Matourkou sur le score de 1 but à 0. Le tirage au sort des quarts de finales s’effectuera ce soir en direct au magazine des sports de la RTB/ Télévision.
Ollo Aimé Césaire HIEN
Tous les résultats des huitièmes de finales de la coupe du Faso
BPS # SC Majestic : 0-1
ASK # USFA : 1-2
KOZAF # RAHIMO FC : 0-1
ASFB # Salitas FC : 3-1
USY # AS Police : 0-1
AS SONABEL # AS Douanes : 2-1
AS Maya # IFFA Matourkou : 1-0
ASEC-K # USO : 1-0
Les équipes qualifiées pour les quarts
de finales
1-SC Majestic (1re division)
2- USFA (1re division)
3- RAHIMO FC (1re division)
4- ASFB (1re division)
5- AS Police (1re division)
6- AS Sonabel (1re division)
7- AS Maaya (2e division)
8- ASEC-K (1re division)
Programme de la 25e journée du Faso foot
13/04/2019 : AS Douanes # EFO (16h/Stade du 4-Août)
13/04/2019 : AJEB # ASFB (16h/Stade Sangoulé Lamizana)
13/04/2019 : RCB # Salitas FC (16h/Stade Wobi)
13/04/2019 : ASEC-K # AS Police (16h/ Stade Batiébo-Balibié)
13/04/2019 : SC Majestic # USFA (16h/Saponé)
13/04/2019 : RCK # USCO (16h/Issoufou-J.-Conombo)
13/04/2019 : ASFA-Y # AS SONABEL (18h15/ Issoufou-J.-Conombo)
14/04/2019 : Rahimo FC # USO (16h/ Wobi)
Production de cacao en Côte d’Ivoire : Kuilga Yacouba Bonkoungou, le Burkinabè parmi les leaders
Le 2 avril 2019, le service régional des Editions Sidwaya de Koudougou a reçu un visiteur atypique. Il s’agit d’un planteur en république de Côte d’Ivoire, Kuilga Yacouba Bonkoungou. Portrait du troisième meilleur producteur de cacao au pays de Félix Houphouët Boigny.
Né en 1967 à Salbisgo dans la commune de Ramongo, province du Boulkiemdé, Kuilga Yacouba Bonkoungou, un grand planteur burkinabè résidant en Côte d’Ivoire n’a pas eu la change d’aller à l’école si bien que très vite, il a décidé d’aller travailler dans des plantations en Côte d’Ivoire.
C’est ainsi qu’en 1986, en pleine Révolution, alors qu’il n’avait que 19 ans, il prend le chemin de la lagune Ebriée à la recherche du bien-être. Dans ce pays d’accueil, il s’installe à Gagnoa. Plutôt que de se faire embaucher par des planteurs, il opta de se lancer lui-même dans la plantation. Plus de trois décennies après, Kuilga Yacouba Bonkoungou est aujourd’hui propriétaire de plusieurs champs de cacao d’une superficie de plus de soixante hectares.
La vingtaine d’employés qu’il paye annuellement à des coûts de millions F CFA, fait de lui, l’un des meilleurs producteurs de cacao dans le pays de Félix Houphouët Bogny.
Pour l’année 2018 en effet, Kuilga Yacouba Bonkoungou a été classé troisième meilleur producteur de cacao de la Côte d’Ivoire et premier dans la région de Gagnoa.
Un classement qui a valu au natif de Salbisgo des lauriers de la part des autorités ivoiriennes. «J’ai été décoré et j’ai reçu de nombreux prix en nature dont un séjour d’une semaine à l’hôtel du Golf à Abidjan avec les autres lauréats», a-t-il fait savoir. M. Bonkoungou a dit prendre ces honneurs comme une interpellation à mieux faire. Aussi, son engagement cette année est de progresser dans le classement pour occuper la deuxième place à défaut de la première.
Nonobstant cette bonne fortune qu’il engrange dans son pays d’accueil, Kuilga Yacouba Bonkoungou a pris conscience que le meilleur investissement qu’il pourrait faire est celui dans sa terre natale.
Aussi, il a relevé qu’il souhaite rencontrer les autorités en charge de l’agriculture du Burkina Faso pour discuter de ses projets dans ce domaine. «Je pense que le karité peut être le cacao du pays des Hommes intègres. Je compte donc investir dans la filière que j’estime porteuse», a-t-il annoncé. En attendant, le planteur fait déjà fructifier son argent de cacao dans le bâtiment. A Koudougou où il a décidé d’investir, il compte déjà une dizaine de maisons…
François KABORE


