Chambre des mines du Burkina : La sécurité des personnes et des biens préoccupe

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience, le vendredi 22 mars 2019, à Ouagadougou une délégation de la chambre des mines du Burkina, suivie d’une autre de la campagne nationale pour la promotion du leadership féminin.

Le président de la chambre des mines du Burkina (CMB), Tidiane Barry, à la tête d’une délégation de l’association, a présenté au Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, les perspectives des acteurs du secteur privé dans le secteur minier et leurs préoccupations relatives à l’industrie minière burkinabè. Selon Tidiane Barry, il s’agit essentiellement de la sécurité des personnes et des biens afin de permettre à l’outil productif minier de continuer à performer.

« La sécurité est indispensable pour permettre la continuité de la recherche minière qui constitue l’avenir du secteur», a-t-il expliqué. La chambre des mines du Burkina est une association à but non lucratif, créée en juillet 2011 pour représenter le secteur minier privé. Elle regroupe actuellement une cinquantaine de sociétés locales et internationales agissant dans les domaines de l’exploration et de l’exploitation minières ainsi que des géo services (laboratoires d’analyses, sociétés de sondages, sous-traitants miniers..).

A la suite de la chambre des mines, le chef du gouvernement a également reçu en audience une délégation de la campagne nationale pour la promotion du leadership féminin dont la 3e édition a lieu du 7 au 23 mars 2019. Selon la marraine de l’ édition, Ramatou Palm, l’entrevue avec le Premier ministre a consisté à lui faire part de leurs travaux.

Ainsi elle a déclaré qu’un forum national a été organisé dans le cadre de la campagne de leadership féminin avec pour ambition d’accompagner plus de 200 jeunes filles par des femmes leaders dans leurs domaines d’activités à travers un système de mentorat. « De plus, des échanges et panels ont permis d’inspirer les jeunes filles », a-t-elle soutenu. A en croire Ramatou Palm, Christophe Dabiré a apprécié la qualité du programme et s’est engagé pour sa pérennité. « Il a surtout apprécié le fait de mettre en avant de jeunes filles ambitieuses ayant décidé de prendre leur vie en main et d’impacter leur communauté », a-t-elle ajouté.

La campagne nationale de leadership féminin résulte de l’initiative de quatre structures que sont l’association des jeunes pour le développement durable au Burkina Faso, la plateforme nationale des jeunes pour les objectifs du développement durable, le réseau AfriYAN et le centre d’expertise et d’incubateur A.cri.

Fabé Mamadou OUATTARA
Dawara Sylvie SOU
(stagiaire)

Logements sociaux de Bassinko : Des bénéficiaires empochent leurs clés

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dieudonné Maurice Bonanet, a remis, le vendredi 22 mars 2019, à des attributaires, les clés de plusieurs logements sociaux construits à Bassinko sis à la sortie Nord de Ouagadougou.

Dans le cadre du programme 40 000 logements, le Centre de gestion des cités (CEGECI) est en chantier. Plusieurs logements sociaux sont déjà achevés à Bassinko, à la sortie Nord de Ouagadougou.

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dieudonné Maurice Bonanet, a remis symboliquement les clés à une soixantaine d’heureux attributaires, le vendredi 22 mars 2019, en présence de ses homologues en charge des infrastructures, Eric Bougouma et des ressources halieutiques, Sommanogo Koutou. Les bâtiments construits sur un terrain de 204 m2 chacun sont de type F3 et comprennent un salon, deux chambres, une cuisine, et une douche internes. Et pour pouvoir empocher les clés, les heureux bénéficiaires ont déboursé 7,5 millions F CFA.

Selon le ministre Bonanet, ce sont plus de 500 attributaires qui jouiront des droits liés aux propriétés privées domaniales. A ses dires, ces maisons démontrent que la question des logements sociaux est bien inscrite dans le programme gouvernemental à travers l’axe2 du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Mais en l’écoutant, le démarrage de la mise en œuvre de cette première vague des logements sociaux a été difficile notamment à cause de la mobilisation foncière. « La remise symbolique des clefs aux premiers bénéficiaires est donc un signe d’assurance et de fierté pour les demandeurs et de satisfaction, pour le gouvernement burkinabè. Le PNDES a atteint sa vitesse de croisière », a-t-il affirmé. Il a informé que le programme se poursuivra.

Pour cela, il a demandé le soutien et l’engagement des populations afin que le droit au logement soit une réalité d’ici à 2020, au Burkina Faso. « L’un des défis restants est de discuter avec les institutions bancaires pour prolonger la durée des crédits », a-t-il déclaré. En ce qui concerne la qualité des logements, le ministre Bonanet a rassuré les attributaires. « Il est bon de construire des logements sociaux en quantité, mais les construire en qualité est encore mieux, alors nous sommes exigents sur le contrôle », a-t-il assuré.

Du côté des attributaires, c’est la joie. Jean Sanou, un des bénéficiaires, s’est dit satisfait. Toutefois, il a estimé qu’il existe toujours des doléances spécifiques que le ministère en charge de l’urbanisme devrait prendre en compte pour rendre plus viable leurs habitats. « Il faut résoudre les problèmes d’eau potable, de sécurisation du site, et de voie d’accès », a-t-il demandé.

Mamourou BENAO

Développement du secteur bancaire : Ecobank Burkina reconnaissant à Roch Marc Kaboré

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, une délégation du groupe Ecobank, le vendredi 22 mars 2019 au palais de Kosyam. Les banquiers ont traduit leur reconnaissance au chef de l’Etat pour son apport au développement du secteur bancaire au Burkina Faso.

Pour le rôle joué dans le développement de l’industrie bancaire au Burkina Faso et celui de Ecobank Burkina en particulier, le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré a reçu la reconnaissance du groupe Ecobank. C’était lors d’une audience qu’il a accordée à une délégation du groupe bancaire panafricaine, le vendredi 22 mars 2019.

« Nous avons saisi également l’opportunité pour lui présenter le nouveau directeur général d’Ecobank Burkina, Moukaramou Chanou Alao. Le président nous a prodigué des conseils pertinents et justes pour nous guider dans le développement de notre institution », a confié le directeur régional exécutif UEMOA du groupe Ecobank, Paul-Harry Aithnard.

Il a précisé qu’aujourd’hui la banque panafricaine est la deuxième du pays des Hommes intègres, avec un financement important dans l’économie mais aussi un apport dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Selon le directeur général sortant d’Ecobank Burkina, Cheikh Travaly, l’intervention de son institution dans le développement du pays est multiforme.

Il a cité notamment les émissions de bons de trésor par l’Etat burkinabè où le groupe, de manière globale, y a participé massivement. « Aujourd’hui, le groupe a un encours de plus de 250 milliards de francs CFA sur les bons du trésor et des obligations, et Ecobank Burkina tout seul a une part de 80 milliards », a indiqué Cheikh Travaly. L’autre aspect, a-t-il ajouté, ce sont les projets liés au PNDES que la banque a structurés avec une autre institution bancaire de la place pour un financement de 100 milliards de francs CFA en faveur du Fonds spécial routier.

« Avec une autre banque, nous avons mobilisé le financement de la voie de contournement. En outre, depuis à peu près de neuf ans, Ecobank est chef de file du financement du coton. A ce titre, il met des financements en place pour permettre à la SOFITEX de financer la chaine de production », a laissé entendre le DG sortant.

Joseph HARO

Lutte contre le terrorisme : Le Conseil de sécurité de l’ONU échange avec le gouvernement

Les quinze Etats membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies ont eu une séance de travail avec le gouvernement burkinabè, le dimanche 24 mars 2019 à Ouagadougou.

La situation sécuritaire dans la bande Sahélo-sahélienne et particulière au Burkina Faso préoccupe le Conseil de sécurité des Nations Unies. L’organe onusien a eu à cet effet une séance de travail avec l’exécutif burkinabè, hier dimanche 24 mars 2019 à Ouagadougou.

Constitués des ambassadeurs, des représentants permanents ou représentants permanents adjoints des 15 Etats membres, la rencontre, tenue à huis clos, a été élargie aux experts du Conseil de sécurité, aux représentants du G5 Sahel ainsi qu’à d’autres structures. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, d’autres rencontres auxquelles le Burkina a participé à Bamako, les 22 et 23 mars derniers, s’inscrivent dans le même cadre.

A l’issue de ces différentes rencontres, le ministre a indiqué qu’une dernière séance de travail se tiendra avec le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5 Sahel. De son avis, cette série de rencontres a pour but de préparer une session spéciale du Conseil de sécurité prévue à New York le 28 mars prochain.

Abdoulaye BALBONE

Procès du putsch : Ce que Bassolé avait dit à Diendéré

Les derniers éléments sonores impliquant le général Djibrill Bassolé ont été diffusés, le vendredi 22 mars 2019, au tribunal militaire de Ouagadougou. Ils rendent compte de ses encouragements au Gal Gilbert Diendéré.

La diffusion du premier lot d’éléments audio attribués à Djibrill Bassolé, a pris fin, vendredi 22 mars 2019, devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Il s’agit de plus d’une cinquantaine d’éléments sonores qui accablent encore plus le général de gendarmerie. Deux d’entre eux révèlent ses échanges téléphoniques avec le Général de brigade, Gilbert Diendéré.

Dans le premier, Bassolé évoque la question du désarmement de l’ex-RSP et suggère à son interlocuteur de conclure un « bon accord de DDR (NDLR, Désarmement-démobilisation-réinsertion) ». Il l’invite surtout à ne pas abandonner. « Tiens bon mon cher ! Tu n’as plus rien à perdre. On est ensemble. Il suffit de motiver les jeunes », a conseillé Bassolé à Diendéré.

Le second appel entre les généraux fait cas d’une certaine hantise du côté de Diendéré. Ce dernier annonce au gendarme, une « mauvaise nouvelle ». « Allo ! ça va ? », a demandé Bassolé. « Pas totalement ! Comme il y a la pression psychologique, ça joue sur le moral des hommes », lui a répondu Diendéré. Invité à la barre pour se prononcer sur les écoutes téléphoniques, le président du CND n’a pas souhaité faire d’observations, d’autant plus qu’elles n’étaient pas contenues dans les transcriptions.

Lors de sa comparution, le général Bassolé avait fait savoir qu’il n’a jamais été en contact avec les éléments de l’ex-RSP au moment du coup d’Etat. Pourtant, le procureur militaire fait noter que le général a contacté un « noyau dur » du corps. Me Hervé Kam de la partie civile a dit comprendre que la défense de Bassolé réfute les écoutes et que Me Dieudonné Bonkoungou se soit retiré de la salle d’audience. « Bassolé était plus qu’un complice, c’était un acteur- clé. Il était dans la stratégie de tout brûler…. Heureusement que Diendéré n’a pas écouté Bassolé, sinon… », a expliqué l’avocat.

« Le berger et le fumeur de yamba »

En réponse, Me Olivier Yelkouni a estimé que même si les communications s’avéraient, elles ne constituent pas une infraction. Mais il est resté convaincu qu’elles ont été « fabriquées ». « On ne connaît pas leur provenance… Jusqu’à présent, le numéro qui a servi entre les deux n’a pas été identifié », a soutenue M. Yelkouni. Dans une des conversations, Fatimata Thérèse Diawara informe le Général Bassolé de ce que le capitaine Abdoulaye Dao et d’autres officiers empêcheraient les soldats de l’ex-RSP, de sortir du camp Naaba Koom II.

Les capitaines Dao et Zoumbri, le lieutenant Relwendé Compaoré … ont confirmé à demi-mot, les dires de Mme Diawara. « Nous nous sommes investis au mieux pour régler la situation », a indiqué Dao. Curieux, selon le parquet, que des éléments fabriqués collent aussi bien à la réalité du terrain du moment.
D’autres éléments sonores du général ont été entendus. Il rend compte de ses échanges avec Guillaume Soro à une dame, Yolande Bélemviré, selon le parquet. Bassolé lui fait savoir que « le berger et le fumeur de yamba ne doivent pas vivre ».

Qui sont-ils ? Mystère ! « Son agent de renseignement », Bila Bénédicte Jean, lui a communiqué les consignes de sécurité de l’ancien CEMGA et lui a donné la position des soldats. « Ça devient compliqué… Quelque chose se trame… », a-t-il dit. En stratège, Bassolé lui a déclaré : « la meilleure manière de se défendre, c’est d’attaquer ». Fatimata Thérèse Diawara entre encore en scène. Elle a indiqué au général que les soldats n’attendent que l’argent pour se battre.

Aussi, elle lui a fait part du début des « arrestations » dans la nuit, de l’assaut imminent contre le RSP et d’un communiqué du MPP, appelant ses militants à faire barrage au putsch. En outre, « Soro a besoin du numéro des gens du MPP dont Salif Diallo et Roch Kaboré », a dit Mme Diawara à Bassolé. L’accusé n’est pas sûr de toujours avoir lesdits contacts.

« Grouiller pour leur échapper… »

Dans un autre appel, Bassolé s’entretient avec dame Diawara sur la venue prochaine des médiateurs de la CEDEAO. Pour lui, il faut « créer une crise avant leur arrivée, anticiper ». Il informe également son interlocutrice de ses passages sur les ondes des médias locaux et internationaux. D’ailleurs sur une radio de la place, Bassolé condamne le coup d’Etat et accuse le gouvernement de chercher un bouc émissaire en le jetant en pâture. « Sur les radios, je vais les griller. Ils ne sont pas du tout responsables. Je vais les ratatiner, les ridiculiser », a dit le général à Diawara.

Et d’ajouter : « il faut que les gens sachent qu’on a affaire à des plaisantins … C’est un gouvernement de minables bonhommes, je vais les sommer ». Appelée à la barre, l’ex-compagne du fils de Diendéré met en doute la fiabilité des écoutes. Tout est faisable, selon elle, on peut manipuler les voix dans un petit studio de la place. « Ceux qui ont fait cela, ce ne sont pas des enfants.

Ce sont des Officiers de police judiciaire », a-t-elle dénoncé. Elle a exhorté le parquet à arrêter de « polluer l’esprit des gens » avec les éléments audio. Car, elle serait déjà victime de railleries dans le quartier. Me Kam a demandé à l’accusé d’admettre la vérité. Lorsqu’on veut prendre des chemins torpillés, on se perd. « Les interactions sont évidentes, les faits têtus », a soutenu l’avocat de la partie civile.

Me Hawa Sawadogo a aussi estimé que Fatimata Diawara « tente maladroitement de se débiner alors que tout l’accable ». Dans un autre extrait diffusé, Bassolé demande à Alidou Ouédraogo d’annoncer à certains membres de sa famille qu’il s’est rendu de lui-même à la gendarmerie pour sa sécurité. Aussi, il a informé un monsieur et Fatimata Thérèse Diawara qu’un groupe de « gendarmes très armés » a encerclé son domicile pour l’arrêter.

A son interlocuteur, il a exprimé son souhait de collaborer avec la gendarmerie. « Je ne veux pas les mettre en difficulté », lui a dit le général. A Diawara, il a tenu des propos contraires : « Je suis en train de grouiller pour leur échapper… Je me suis planqué ». Le parquet en a déduit que Djibrill Bassolé était en train d’organiser sa fuite, malgré l’adage selon lequel : « un général ne fuit pas ».

Djakaridia SIRIBIE
dsiribie15@gmail.com

Journées portes ouvertes de la SONABEL : 72 heures pour se faire « comprendre » du public

La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) a organisé, ses premières journées portes ouvertes, du 22 au 24 mars 2019 à Ouagadougou sous le thème : « Enjeux et défis du mix énergétique au Burkina Faso ».

La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) veut rendre ses services plus accessibles et plus proches des préoccupations des usagers. C’est dans cette dynamique, qu’elle a organisé ses journées portes ouvertes dénommées JPO SONABEL 2019, du 22 au 24 mars à Ouagadougou. Première du genre, cette manifestation avait pour objectif principal, aux dires du Directeur général de la SONABEL, François de Salles Ouédraogo, d’aller à la rencontre des consommateurs pour mieux faire connaitre la structure.

« A travers ces journées portes ouvertes, nous voulons communiquer avec nos clients, nos partenaires et toute la population sur les efforts, les contraintes et les limites liées à la production, au transport et à la distribution de l’énergie. Et ce, afin qu’ils nous accompagnent par leurs suggestions pour que nous puissions améliorer significativement le service public de l’électricité », a-t-il indiqué. Et parlant de difficultés, il a souligné qu’elles sont plus nombreuses en cette période de canicule où la demande en électricité croit de façon exceptionnelle.

D’où le choix des premiers responsables de la structure d’organiser les JPO à cette période. « La tenue de ces journées portes ouvertes au moment où la demande en énergie électrique est la plus élevée de l’année et où les besoins des populations en énergie sont plus importantes traduit notre volonté d’impliquer tous les acteurs dans la gestion de cette période délicate », a-t-il laissé entendre. Plusieurs activités étaient à l’ordre du jour de cet évènement. Il s’agit notamment de conférences débat autour du thème central des JPO à savoir : « Enjeux et défis du mix énergétique au Burkina Faso ».

Des réflexions qui ont permis de faire l’état des lieux des différentes sources de production d’énergie dont disposent le pays, foi de Mr Ouédraogo. En outre, un panel a été consacré à la gestion commerciale notamment à la problématique de la facturation de l’énergie qui selon le premier responsable de la SONABEL est souvent source d’incompréhensions à chaque période de pointe.

Relever ensemble les défis

Des visites de stands ont par ailleurs permis aux participants de se familiariser davantage avec les nouveaux moyens de paiement des factures ou des unités d’électricité. Des sorties de terrain ont aussi été organisées au profit des hommes de médias et des membres de certaines Organisations de la société civile (OSC) à la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli et à la centrale électrique de Komsilga afin de leurs permettre de s’imprégner des conditions de travail des agents de la SONABEL.

« Il est important que nos partenaires disposent de toutes les informations nécessaires pour apprécier objectivement les efforts que nous fournissons au quotidien en vue d’étendre la couverture électrique nationale et surtout d’améliorer la qualité de la fourniture », a soutenu le DG.

Loin de se jeter des fleurs, le premier responsable de la SONABEL s’est dit conscient des insuffisances de sa structure. Aussi, il s’est engagé au nom de tous les travailleurs de sa boîte à œuvrer inlassablement à l’amélioration de leurs services et ce, avec le concours de l’Etat et de leurs partenaires techniques et financiers.

L’organisation des JPO a été appréciée positivement par le ministre de l’Energie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo. Elle témoigne, selon lui, de la volonté de la nationale de l’électricité de se rapprocher des populations afin de partager avec elle son mode de fonctionnement, ses challenges mais aussi les difficultés auxquelles elle est confrontée. Il s’est engagé au nom du gouvernement à toujours accompagner la SONABEL afin de relever ses défis.

« Nous sommes conscients des difficultés auxquelles vous êtes confrontés notamment le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande qui croit d’environ 15% annuellement. Mais nous sommes convaincus qu’avec votre acharnement au travail, nous parviendrons ensemble à atteindre nos objectifs à l’horizon 2020 qui est d’accroitre significativement l’offre d’énergie au profit des populations », a-t-il déclaré.

Nadège YAMEOGO

G5 Sahel : L’ONU satisfait de la relance des opérations

Une délégation du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a échangé avec des acteurs du G5 Sahel, le samedi 23 mars 2019 à Bamako au Mali. La partie burkinabè était représentée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry.

Recueillir les préoccupations des acteurs clés du G5 Sahel et de ses partenaires relatives à l’opérationnalisation de la Force conjointe (FC) ; tel a été l’objet de la rencontre qui a réuni les premiers cités et la délégation du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), en début de soirée, du samedi 23 mars 2019 à Bamako au Mali.

Durant environ trois heures d’horloge, l’équipe du Conseil de sécurité composée des ambassadeurs François Delatre de la France, de Christoph Heusgen de l’Allemagne, de Kacou Houdja Léon Adom de la Côte d’Ivoire avec à leurs côtés, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, a échangé avec les représentants du G5 Sahel. Il s’agit du ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry de son homologue du Mali, Kamissa Camara et du secrétaire permanent du G5 Sahel, le Nigérien, Maman Sambo Sidikou.

Au sortir de l’entrevue, le ministre Alpha Barry en même temps, ministre des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel, a d’abord rappelé que par la résolution 2391 du 8 dembre2017, le Conseil de sécurité avait instruit le secrétaire général (SG) de l’ONU de conclure un accord de coopération technique entre la MINUSMA et la FC-G5 Sahel.

Revoir l’arrangement technique

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré par ailleurs, président en exercice du G5 Sahel a souhaité, a-t-il poursuivi, que l’accent soit mis sur ce besoin au niveau de cette force, de sorte à revoir l’arrangement technique entre les Nations unies et le G5 Sahel. « Nous avons fait une évaluation de cet arrangement technique qui existe déjà après une année, pour voir comment elle fonctionne et comment nous pouvons l’améliorer selon le vœu des chefs d’Etats des pays membres lors du sommet de février dernier à Ouagadougou », a-t-il déclaré.

Au cours du point de presse avec la délégation du Conseil de sécurité, l’ambassadeur François Delatre a confié, que les deux parties ont eu des échanges de très grande qualité. « Nous avons salué la récente relance des opérations de la FC et les progrès réalisés dans la mise en place du cadre de conformité en matière de droit de l’homme et de la composante de police qui sont des éléments importants et de bonnes nouvelles », a opiné l’ambassadeur des Nations unies.

Sur la base des indications formulées par les représentants de la force G5 Sahel, François Delatre, a promis, en lien avec les autres membres du Conseil de sécurité, et dans le cadre de la démarche coopérative menée jusqu’ici, d’examiner l’accord technique pour le rendre plus adapté au besoin du terrain et à l’évolution de la menace. « Le 28 mars prochain, nous aurons une réunion ministérielle qui se tiendra à New York sur la FC.

Ce sera l’occasion de poursuivre la discussion et de préparer le rapport du SG des Nations unies ainsi que le briefing de la force qui est prévue en mai », a-t-il partagé. De l’avis de l’ambassadeur Kacou Leon Houdja Adom, la FC doit être soutenue. « Pour nous, elle demeure un modèle d’appropriation par les pays africains pour leur sécurité collective », a-t-il insisté. Car selon lui, il faut trouver des solutions durables aux défis sécuritaires et empêcher une expansion des attaques dans toute la sous-région.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO
De retour de Bamako, Mali


Au moins 110 morts dans l’attaque du village d’Ogossago

Au petit matin du samedi 23 mars aux environs de 5 heures, le village d’Ogossagositué au centre du Mali dans la région de Mopti, habité majoritairement par des peulh, a été attaqué. Ce massacre, dont les auteurs n’ont pas encore été formellement identifiés, a fait au moins 110 morts et 46 blessés. Selon les autorités locales, tous les animaux domestiques dont 80 caprins, ont été tous tués et calcinés. De la même source, l’on dénombre également 84 greniers brûlés, 410 cases incendiées et les recherches sont toujours en cours.

A en croire le représentant spécial du SG de l’ONU, Mahamat Saleh Annadif, une force de réaction rapide de la MINUSMA a été déployée sur les lieux de l’incident. Des mesures pour évacuer des blessés vers Sévaré ont été aussitôt prises. Il a lancé un appel aux autorités maliennes de diligenter une enquête, afin que justice soit faite et que les auteurs de ces atrocités répondent de leurs actes.

POO

Journée internationale 2019 de la Francophonie : La dictée rend hommage à la princesse Yennenga

Le siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris a abrité plusieurs manifestations, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie célébrée le 20 mars 2019. Parmi celles-ci, la dictée de la Francophonie lue par la marraine de la journée, la comédienne et humoriste, Roukiata Ouédraogo, qui a sensibilisé le public à la richesse et aux influences de la langue française grâce aux mots, à leur sonorité, leur diversité.  

« En français… s’il vous plaît », c’est la formule reprise cette année par 300 millions de francophones pour fêter à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars 2019, leur langue en partage et la diversité de la Francophonie.

Ce slogan, choisi par la Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, véhicule selon elle, « l’image d’une langue moderne, apte à nommer toutes les réalités du monde d’aujourd’hui, que ce soit dans les domaines du numérique, de l’économie, des sciences, des médias… ». L’un des moments phares de cette Journée a été la Dictée de la Francophonie relayée en direct sur les réseaux sociaux. Avec comme titre, « Toutes les femmes sont des reines », les premiers responsables de l’OIF ont voulu tout simplement rendre hommage à la femme.

La Dictée relate l’épopée des mossé où il est question de « la Princesse Yennenga, l’égale des guerriers les plus belliqueux, qui enfanta le premier Moro Naba du royaume mossi ! Ce futur empereur fut nommé Ouédraogo en mémoire du fougueux étalon qui t’avait entraîné… à mettre au monde ton illustre fils, tout comme l’antique reine des amazones… ».

Le récit était tout simplement beau et la comédienne Roukiata Ouédraogo l’a narré avec toute la dextérité qu’on lui connaît : « … A l’instant où tes yeux marron plongèrent dans ceux du fier Rialé, tu succombas à son charme envoûtant. Il ne servirait à rien qu’on le cacha, vous vous étiez plu au premier regard et, fascinés, vous étiez découverts une passion mutuelle, tendre et farouche. Aujourd’hui, ancêtres vénérés, tes mânes continuent d’être honorés et l’Étalon de Yennenga, trophée recueilli depuis un demi-siècle par les meilleurs cinéastes africains, perpétue ton mythe.

Cette année, un Rwandais et une Burkinabè se sont distingués en remportant le premier prix pour leurs longs métrages : un film de fiction dont l’action se situe dans la jungle inhospitalière du Kivu, à l’époque où les hostilités y battaient leur plein, et un documentaire qui dénonce les conditions de vie de deux mille cinq cent concasseurs de granite au cœur de Ouagadougou. Et maintenant, hardis concurrents, attelez-vous à tracer de votre écriture cursive, la plus intelligible, sans coquilles incongrus, ni gribouillis illisibles, les signes composant le panégyrique de cette figure féminine rebelle légendaire ».

S’appuyant sur l’épopée des mossé, l’Etalon de Yennenga est le trophée tant convoité de la fête du cinéma africain célébré chaque deux ans dans la capitale burkinabè. La 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a coïncidé avec le cinquantenaire de la biennale. Elle s’est tenue du 23 février au 2 mars dernier et a vu la consécration de cinéastes du pays invité d’honneur qu’était le Rwanda et le pays hôte, le Burkina Faso. Comme quoi Cinéma et Francophonie se conjuguent au présent en 2019 avec Louise Mushikiwabo et Roukiata Ouédraogo.

Service presse de l’ambassade
du Burkina Faso à Paris

CAN 2019 : Les Etalons ne galoperont pas en Egypte

Le Burkina Faso est éliminé de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, Egypte 2019, malgré sa victoire de 1 but à 0 sur la Mauritanie le vendredi 22 mars dernier au stade du 4 Août, en match comptant pour la 6e et dernière journée des éliminatoires.

Les Palancas Negras d’Angola, auteurs d’une victoire au même moment sur les Zèbres du Botswana (0-1), ont arraché le seul ticket restant du groupe I au nez et la barbe des Etalons.

Le Burkina Faso n’avait plus manqué de rendez-vous de CAN depuis 2008 au Ghana. Ce sera chose faite lors de la 32e édition en juin prochain en Egypte, qui plus, se disputera avec 24 équipes au lieu de 16.

Les Etalons ont été stoppés net par des Palancas Negras d’Angola, volontaires, qui sont allés jusqu’au bout de leurs ambitions, en dominant leurs adversaires, les zèbres du Botswana sur leurs installations de Francistown (1-0). Du coup les Angolais, en plus de coiffer au poteau les Burkinabè, ont ravi la vedette au Mauritaniens en leur retirant le fauteuil de leader du groupe I.

En ce qui concerne les Etalons, c’est lors de la 5e journée de ces éliminatoires à Luanda qu’ils s’étaient tiré une balle dans les pattes en cédant la 2e place du groupe aux Palancas Negras (défaite 2-1 du Burkina). Dans leur cuvette du stade du 4 Août, lors de la dernière journée vendredi dernier, les Etalons ont fait le boulot, espérant une contreperformance des Palancas Negras.

Mais ce sont les Mourabitounes de la Mauritanie qui sont tout de suite allés au charbon dans le premier quart d’heure avec Ismaël Diakité qui a manqué le cadre face au portier burkinabè Hervé Koffi. Ne voulant sans pas avoir des regrets en cas de contreperformance de l’Angola face au Botswana, la réplique des Etalons ne s’est pas fait attendre. Préjuce Nakoulma qui n’a plus marqué depuis la CAN 2017 écrase trop sa frappe aux abords des 5,5m.

Les hostilités sont lancées. Pitroipa et Traoré donnent du tournis à la défense mauritanienne. Le sociétaire de Lyon (L1, France) profitera d’un appel de Pitroipa pour se créer boulevard et ouvrir le score d’une frappe surpuissante (20e). Après la pause les Etalons maintiennent le cap, soutenu par un public déchainé à une nouvelle selon laquelle le Botswana mènerait par 2 buts à 1 à Francistown. Or, ce n’était qu’une fausse information.

Le mea-culpa du coach Duarte

Mais les Etalons se devaient de se mettre à l’abri en marquant le second but. Bayala (52e) Nakoulma (60e) et même Bancé (72e) entré en cours de jeu, ne trouveront pas les réflexes nécessaires pour inscrire ce second but. Malgré cette victoire le Burkina Faso (10 pts+3) n’ira pas au pays des Pharaons pour les phases finales de la CAN, car l’Angola (12 pts+3) à la faveur de sa courte victoire au Botswana, a évincé la Mautritanie de la première place du groupe (12 pts-1).

Il est difficile de comprendre cette élimination d’un habitué des CAN comme le Burkina Faso, et surtout d’une compétition passée de 16 à 24 équipes. En plus, dans un groupe I où les Etalons étaient favoris lors du tirage. En conférence de presse d’après match, le coach Paulo Duarte, a reconnu et assumé le fiasco des Etalons.

« Je demande pardon à tous les Burkinabè. On a perdu une qualification que personne ne pouvait s’imaginer dans un groupe très équilibré », s’est exprimé Duarte. Avant d’ajouter : « Je remercie mon président qui nous a mis dans les bonnes conditions de travail. Quand on gagne ce sont les joueurs mais quand on perd c’est le coach. J’accepte et j’assume cette non qualification. ».

L’entraineur de la Mauritanie Corentin Martins dont l’équipe s’est qualifiée avant son déplacement à Ouagadougou, a dit être venu préparer déjà la CAN. « On a expérimenté un nouveau système en vue de la CAN pour ne pas avoir les mêmes systèmes et que surtout l’adversaire ne puisse pas préparer ses matchs en sachant comment on joue. Je suis satisfait du contenu même si on a toujours des choses à améliorer », a souligné le technicien français.

Adama SALAMBERE


Fiche technique

Vendredi 22 mars 2019, stade du 4 Août de Ouagadougou
Compétition : 6e journée des éliminatoires de la CAN Egypte 2019
Temps : chaud
Pelouse : grasse
Spectateurs : 15 000 environ
Arbitres : Jean Jacques N’Dala N’Gambo (RD Congo), assisté de Olivier Safari Kabéné (RD Congo) et de Soulaimane Amaldine (Comores)
Avertissements : Yacouba Coulibaly (76e) et Bertrand Traoré (88e) pour le Burkina Faso, Ismaël Diakité (63e) pour la Mauritanie.
Exclusions : Néant.
Buts : Bertrand Traoré (20e) pour le Burkina Faso
Les équipes
Burkina Faso : Hervé Koffi-Steeve Farid Yago, Youssou Dayo, Bakari Koné (cap), Yacouba Coulibali-Adama Guira, Abdou Razak Traoré, Jonathan Pitroipa-Bertrand Traoré, Cyrille Barros Bayala (puis Aristide Bancé, 67e), Préjuce Nacoulma (Ben Qadir Ouattara, 86e). Entraineur : Paulo Rebelo Duarte
Mauritanie : Brahima Souleymane-Harouna Abou Demba, Aly Abeid, Yaly Mohamed Dellah, Saly Sarr-Diallo Guidileye, Abdoulaye Guye, Hassen El Id (puis Niass Amadou, 81e), Adama Ba (puis Khalil Moulaye Ahmed Bessam, 64e), El Moustapha Diaw (puis Abdoulkader Thiam, 70e)-Ismaël Diakité. Entraineur : Corentin Martins

Flash

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Après un premier communiqué instaurant un couvre-feu dans la région de l’Est, dans le cadre de l’ « opération Otapuanu » du 7 mars au 20 février 2019, le gouverneur de la région a dû recourir à un autre communiqué en date 20 mars, pour appeler les populations au respect des consignes prescrites.

Et pour cause, précise le communiqué, des individus s’organisent dans certaines localités de la région pour empêcher la liberté d’action des troupes sur le terrain. C’est à se demander ce que certains Burkinabè veulent finalement, à moins d’être complices des terroristes.

La décision de « traiter toute personne qui viendrait à entraver désormais la liberté d’action des troupes selon les règles d’engagement de l’opération » est donc à saluer. Parce qu’il est difficilement compréhensible que des Burkinabè de bonne foi puissent s’organiser pour empêcher leurs Forces de défense et de sécurité (FDS) de lutter contre le terrorisme.

Jean-Marie TOE