Union nationale des producteurs semenciers du Burkina : Inoussa Ouédraogo aux commandes

L’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPS-B) a renouvelé ses instances, le vendredi 22 mars 2019, au cours d’une assemblée générale extraordinaire. Les travaux ont consacré l’élection de Inoussa Ouédraogo à la tête de la structure, en remplacement de Abdoulaye Sawadogo, désigné comme président d’honneur.

L’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina (UNPS-B) se fait du sang neuf. En effet, les 78 délégués régionaux mandatés, réunis en assemblée générale (AG) extraordinaire, le vendredi 22 mars 2019 à Ouagadougou, ont élu à l’unanimité, le producteur semencier originaire de la région du Centre-Sud, Inoussa Ouédraogo, à la tête de la structure. Le promu succède ainsi à l’agrobussinessman, Abdoulaye Sawadogo, qui a fait deux mandats de trois ans, et qui au regard des efforts consentis pour l’UNPS-B, a été fait président d’honneur.

Contrairement à son prédécesseur, le nouveau président, quarantenaire, va présider aux destinées de l’association pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois, en vertu de la révision des statuts et règlement intérieur de l’UNPS-B, intervenue la veille, au cours de l’assemblée générale ordinaire 2017 et 2018. L’ex-secrétaire général adjoint dit mesurer l’ampleur de la tâche et compter sur le soutien des 4000 producteurs membres de l’UNPS-B pour relever le défi.

Mieux, M. Ouédraogo qui inscrit son action dans la continuité, a déjà tracé son chemin, avec plusieurs priorités dans son agenda. «  Nous voulons travailler à professionnaliser la filière semencière et à la porter à un niveau plus appréciable. La concurrence mondiale demande plus d’abnégation de notre part. Nous allons aussi œuvrer à renforcer la cohésion au sein de la structure. Nous devons travailler, main dans la main, pour aller de l’avant. La question de l’accessibilité au marché nous préoccupe aussi. Sur une production annuelle de 20 000 tonnes actuellement, nous n’écoulons que 6 000 tonnes, car la semence n’est pas bien vulgarisée auprès du monde paysan.

Ce qui nous amène à redoubler d’effort pour plus de résultats », a indiqué le nouveau président de l’UNPS-B, par ailleurs patron du Conseil d’administration renouvelé et composé de 12 membres. Il a par ailleurs rendu hommage à son ainé et doyen, Abdoulaye Sawadogo, qui a eu droit à un standing ovation à la clôture de l’AG extraordinaire.

De nombreux acquis

M. Ouédraogo a loué les « nombreux » acquis engrangés par son devancier, un homme qui s’est investi « énormément» dans l’agriculture dans la région des Hauts-Bassins, au point de se faire une réputation dans le domaine. Entre autres acquis, il a cité la construction du siège de l’UNPS-B, le renforcement de la crédibilité auprès des institutions bancaires, l’acquisition de camions pour le transport des semences et la dotation en équipements informatiques des sections régionales de l’association.

Le président sortant de l’UNPS-B, reconnu par les producteurs pour son « humilité », sa « générosité » et sa « modestie », est revenu sur son passage à la tête de l’UNPS-B avec fierté. « J’ai pris la direction de l’union en 2009, avec des difficultés et pas des moindres. Nous n’avions pas en son temps un siège et nous vivions dans des crédits. La production était aussi insignifiante. Nous avons commencé avec 265 membres et une production de 200 tonnes l’an. Aujourd’hui, les réalités sont bien différentes et il faut s’en réjouir.

Nous avons réussi à mettre en place un système viable de production semencière. Ce qui nous a permis de gagner la confiance des établissements financiers. De nos jours, nous avons des lignes de crédit de 7 milliards de francs CFA auprès de deux banques », a confié Abdoulaye Sawadogo. Au regard des avancées, il dit partir avec le sentiment du devoir accompli. « Je pars comblé. Nous avons réussi à préparer la relève et à passer la main à la jeunesse.

Nous comptons sur elle pour consolider les acquis de l’UNPS-B, qui a acquis une renommée de sous-régionale, car servant de référence à la CEDEAO », a-t-il renchéri. M. Sawadogo a marqué pour autant sa disponibilité à prodiguer des conseils aux nouveaux dirigeants, es qualité de président d’honneur. Ce titre est une innovation introduite dans les statuts de l’association.

Outre le Conseil d’administration, le Conseil de surveillance de l’UNPS-B, composé de trois membres, a été aussi renouvelé (voir la composition du nouveau bureau en encadré). Les travaux de l’AG extraordinaire ont été supervisés par le directeur de l’organisation des producteurs et de l’appui aux institutions rurales au ministère en charge de l’Agriculture, Christophe Kiemtoré. Créée en 2004, l’UNPS-B concentre ses actions dans trois domaines : la production, la commercialisation et la mise en place de parcelles vitrine et de démonstration.

Honoré KIRAKOYA


Composition du nouveau bureau de l’UNPS-B

1-Conseil d’administration

Président : Inoussa OUEDRAOGO (Centre-Sud)
Vice-président : Joseph. T. TIEBA (Cascades)
Secrétaire général : Lenli Daba (Est)
Secrétaire général adjoint : Mahamoudou KORGHO (Centre-Ouest)
Trésorier général : Nohondomo PALENFO (Sud-Ouest)
Trésorier général adjoint : Amado SEBGO (Plateau-Central)
Secrétaire à l’organisation : Sylvie KASSONGO (Hauts-Bassins)
Secrétaire adjointe à l’organisation : Cécile Marie Christine GALBANE/DIMA (Centre)
Secrétaire à l’information et à la communication : Issaka SANG (Centre-Est)
Secrétaire adjoint à l’information et à la communication : Yacouba GUIRO (Nord)
Secrétaire à la formation : Nonyéza BONZI (Boucle du Mouhoun)
Secrétaire adjoint à la formation : Amadou Abdoulaye CISSE (Sahel)

2-Conseil de surveillance
Zoumana SORRY, membre (Cascades)
Sangouansira SANOU, membre (Hauts-Bassins)
Georgette OUEDRAOGO, membre (Nord)

3- Membres d’honneur
Abdoulaye SAWADOGO, président d’honneur (Hauts-Bassins)
Kanni BICABA, membre d’honneur (Boucle du Mouhoun)

L’air du temps

« L’ éducation d’un peuple se juge d’après son maintien dans la rue ; où tu verras la grossièreté dans la rue, tu es sûr de trouver la grossièreté dans les maisons. »

(Edmondo de Amicis : Grands Cœurs)

Ça n’a l’air de rien, mais ce n’est pas par hasard, assurément, que notre capitale a vu la première statue équestre d’une femme, et quelle femme ! La princesse Yennenga ! « Honneur aux dames » ! lançait souvent le président Sankara.

Au regret de nombreux cinéphiles, l’admirable film d’Apolline Traoré qui soulignait les qualités de la fille (genre) n’a pas obtenu les honneurs dus à ses mérites. Curiosité démographique, notre pays compta quelque temps, plus de femmes que d’hommes ! pauvres filles d’Eve, voici qu’à présent, dans la rue, dans les transports en commun, dans les débits de boissons (Dieu sait s’il y’en a !) a tout propos et à longueur de journée, pour un oui ou un non, des hommes (homo faber) lancent à haute voix l’injure trivale, grossière et vulgaire sur les parties intimes de la mère !

A l’aîné octogénaire qui rappelait « le CID ou le sens de l’honneur ». «N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? » le cadet dit souvent : « tout est banalisé maintenant !… ». Comme a dit un ancien chef d’Etat : « rien ne sera plus comme avant », hélas !

P.CORNEILLE : Le Cid
Mounir

      Attaque à main armée entre Diontala-Kroumani dans la commune de Kouka

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Des individus armés non identifiés ont attaqué ce matin aux environs de 7h un camion de commerçant de bétail en provenance de Bobo pour le marché de Bena. Ils ont ouvert le feu sur les commerçants qui ont réussi à s’enfuir.
Seul le véhicule a été criblé de balles cassant les vitres et heureusement aucune perte en vie humaine et pas de perte d’argent du fait que les commerçants ont réussi à prendre la tangente.
              Salifou Ouedraogo
               correspondant

Éliminatoires des JO 2020: Les Etalons séniors baseball écrasent les supers Eagles

Dans le cadre des éliminatoires des Jeux Olympiques 2020, zone Afrique de l’ouest, les Etalons baseballeurs séniors ont dominés les supers Eagles du Nigéria par le score de 13 à 3,  cet après-midi du 22 mars 2019, à Accra au Ghana.

Belle entame des éliminatoires des Jeux Olympiques 2020, zone Afrique de l’ouest, pour les Etalons baseballeurs seniors du Burkina Faso. En effet, au cours de son premier match, l’équipe nationale burkinabè  est venue à bout, sans difficultés, de celle du Nigéria par le score soviétique de 13 à 3, cet après-midi du 22 mars 2019, à Accra au Ghana. Pour une rencontre prévue pour se tenir en sept inning (ou manches), c’est à la fin de la sixième manche que le commissaire du match a mis fin de la rencontre, car l’écart de 10 points creusé par les Etalons ne pouvait plus être rattrapé par leurs adversaires. Pourtant, les basebaleurs venus de Lagos ont bien entamé la partie  en dominant leurs vis-à-vis à la fin le premier inning par 1 à 0. Sous l’impulsion de l’encadrement technique, sous la houlette de  Yuta Deai et de Boukaré Sawadogo, les Etalons vont bien entrer dans le match dès la deuxième manche, en dominant les nigérians  jusqu’au sixième inning. En faisant tomber le boabab du basebal Ouest-africain avant même du temps règlementaire, l’équipe nationale burkinabè, seule formation francophone africaine qui participe aux éliminatoires, prend une option sérieuse pour la qualification  aux dernières phases éliminatoires, zone Afrique, qui se tiendront en mai prochain en Afrique du Sud ; en attendant leur deuxième et dernier match contre le Ghana, ce samedi 23 mars 2019 à Accra.

A la fin de la rencontre, l’ambassadeur du Burkina Faso en république ghanéenne, le général Pingrenoma Zagré, a félicité les joueurs burninabè pour cette belle victoire. Il les a invités à mouiller le maillot pour arracher la qualification lors de leur dernière sortie contre le pays hôte de la compétition. Joueurs et encadreurs techniques sont déterminés à prendre l’une des deux places qualificatives.

Mahamadi Sebogo

msebogo@yahoo.fr   

Depuis Accra

CAN:Les Etalons éliminés pour Egypte 2019 

En match comptant pour la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN Égypte 2019, les Étalons ont battu ce soir les Mourabitounes de la Mauritanie 1 à 0. La défaite   élimine le Burkina car dans le même groupe l’Angola a gagné le Botswana sur le même score.
Le Burkina Faso, troisième lors de la  compétition précédente, ne participera pas à la CAN 2019 en Égypte.
Malgré une victoire (1-0) à domicile contre les Mourabitounes de la Mauritanie, les Etalons  sont éliminés de la biennale du football africain à cause de la défaite (0-1) ce même jour et à la même heure, du Botswana face à l’Angola. La Mauritanie et l’Angola se qualifient donc dans le groupe I, pour Égypte 2019.     Nonobstant une position inconfortable au classement avant le coup d’envoi ce 22 mars, le public du stade du 4 août, a poussé son équipe nationale tout au long du match. Il sera récompensé à la 18ème
mn avec l’ouverture du score de Bertrand Traoré sur une belle frappe à l’entrée de la surface de réparation. Le reste de la rencontre se disputera aux petits trots et plus rien ne sera marqué jusqu’au coup de sifflet final. Dans  le même temps à Francistown, il restait 10mn à jouer entre le Botswana et l’Angola. Le public est resté dans les gradins attendant les nouvelles du côté du Botswana. Elles ne seront finalement pas bonnes pour leurs Étalons.    Il faut remonter à  2008 pour voir une élimination du Burkina Faso pour une phase finale de CAN.
S.H

Markoye:  Le maire et son chauffeur enlevés par des inconnus

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Selon  des informations concordantes, le maire de Markoye, dans la région du Sahel, Mamadou Hérou, a été enlevé avec  son chauffeur, à bord de son véhicule de fonction, le jeudi 21 mars 2019, autour de 16 heures 30 minutes, sur l’axe Gorom-Gorom-Markoye.  Ils reviendraient d’une rencontre qui s’est tenue à Gorom-Gorom. Markoye est situé à une quarantaine de km de Gorom-Gorom, chef-lieu de la province de l’Oudalan.

Sidgomdé

Journée internationale 2019 de la Francophonie : La dictée rend hommage à la princesse Yennenga

À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie célébrée le 20 mars 2019, le siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris a abrité plusieurs manifestations. Parmi celles-ci, la dictée de la Francophonie lue par la marraine de la Journée, notre compatriote Roukiata Ouédraogo. Comédienne et humoriste, jeune femme engagée, elle sensibilise son public à la richesse et aux influences de la langue française grâce aux mots, à leur sonorité, leur diversité.

« En français… s’il vous plaît », c’est la formule reprise cette année par 300 millions de francophones pour fêter à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars 2019, leur langue en partage et la diversité de la Francophonie.

Ce slogan, choisi par la Secrétaire générale de l’OIF, Madame Louise Mushikiwabo, véhicule selon elle, « l’image d’une langue moderne, apte à nommer toutes les réalités du monde d’aujourd’hui, que ce soit dans les domaines du numérique, de l’économie, des sciences, des médias… ».

L’un des moments phares de cette Journée a été la dictée de la Francophonie relayée en direct sur les réseaux sociaux. Avec comme titre : « Toutes les femmes sont des reines », les premiers responsables de l’OIF ont voulu tout simplement rendre hommage à la femme. La dictée relate l’épopée des mossé où il est question de « la Princesse Yennenga, l’égale des guerriers les plus belliqueux, qui enfanta le premier Moro Naba du royaume mossi ! Ce futur empereur fut nommé OUEDRAOGO en mémoire du fougueux étalon qui t’avait entraîné… à mettre au monde ton illustre fils, tout comme l’antique reine des amazones… ».

Le récit était tout simplement beau et la comédienne Roukiata Ouédraogo l’a narré avec toute la dextérité qu’on lui connaît : « … A l’instant où tes yeux marron plongèrent dans ceux du fier Rialé, tu succombas à son charme envoûtant. Il ne servirait à rien qu’on le cacha, vous vous étiez plu au premier regard et, fascinés, vous étiez découverts une passion mutuelle, tendre et farouche. Aujourd’hui, ancêtres vénérés, tes mânes continuent d’être honorés et l’Étalon de Yennenga, trophée recueilli depuis un demi-siècle par les meilleurs cinéastes africains, perpétue ton mythe. Cette année, un Rwandais et une Burkinabè se sont distingués en remportant le premier prix pour leurs longs métrages : un film de fiction dont l’action se situe dans la jungle inhospitalière du Kivu, à l’époque où les hostilités y battaient leur plein, et un documentaire qui dénonce les conditions de vie de deux mille cinq cent concasseurs de granite au cœur de Ouagadougou. Et maintenant, hardis concurrents, attelez-vous à tracer de votre écriture cursive, la plus intelligible, sans coquilles incongrus, ni gribouillis illisibles, les signes composant le panégyrique de cette figure féminine rebelle légendaire ».

S’appuyant sur l’épopée des mossé, l’Étalon de Yennenga est le trophée tant convoité de la fête du cinéma africain célébré chaque deux ans dans la capitale burkinabè. La 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a coïncidé avec le cinquantenaire de la biennale. Elle s’est tenue du 23 février au 02 mars dernier et a vu la consécration de cinéastes du pays invité d’honneur qu’était le Rwanda et le pays hôte, le Burkina Faso. Comme quoi Cinéma et Francophonie se conjuguent au présent en 2019 avec Louise Mushikiwabo et Roukiata Ouédraogo.

Service presse de l’ambassade

Lutte contre la méningite : une campagne de vaccination du 29 mars au 2 avril prochain

La direction de la protection de la santé de la population a tenu, le jeudi 21 mars 2019 à Ouagadougou, une rencontre d’information et d’échanges avec les hommes de média sur la méningite qui sévit actuellement dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest.

Du début de l’année 2019 à ce jour, 933 cas de méningite dont 55 décès, soit un taux de létalité de 5,9%, ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire burkinabè. Les zones les plus touchées sont le district sanitaire de Gaoua dans la région du Sud-Ouest, et celui de Diapaga à l’Est, qui sont d’ailleurs toujours en situation d’alerte. Ces informations ont été données par le ministère de la Santé à travers la Direction de la protection de la santé de la population (DPSP), le jeudi 21 mars 2019 à Ouagadougou, au cours d’une rencontre d’information et d’échanges avec la presse sur la situation épidémiologique de la méningite qui prévaut au Burkina Faso.

Selon le premier responsable de la DPSP, Dr Lionel Wilfried Ouédraogo, en termes de riposte, des investigations sont quotidiennement menées depuis trois semaines pour un recensement exhaustif des cas de méningite afin de mesurer la situation réelle de la maladie. En plus de cela, il a indiqué que les capacités des agents de santé ont été renforcées en matière de diagnostic et de prise en charge des malades. «Les médicaments qui ont été repositionnés pour la prise en charge des cas ont été également renforcés de sorte que les patients qui vont se présenter soient pris en charge rapidement. Aussi, les populations ont été davantage sensibilisées aux mesures de prévention et l’attitude à adopter quand l’on présente une situation avec un tableau de méningite», a ajouté Dr Ouédraogo.

Toutefois, il a souligné qu’actuellement l’attention est plus dirigée vers le district de Diapaga, ce, du fait qu’il y a la zone II de surveillance qui est en épidémie. «Nous avons la possibilité dans le cas de Diapaga de vacciner parce que le germe en cause de la méningite qui y sévit est un germe dont le vaccin est disponible et accessible», a éclairé le docteur. Et d’annoncer qu’une campagne de vaccination réactive y sera entamée, du 29 mars au 2 avril 2019, dans les zones 2, 3 et 4 de Diapaga, et va concerner les personnes âgées de 1 à 29 ans qui constituent 70% de la population. Le coût de l’opération, à l’en croire, est estimé à un milliard francs CFA. De son avis, l’ensemble du district de Diapaga serait ainsi immunisé contre la méningite à méningocoque A, C, W et Y pour une durée de cinq ans. Ce, étant donné que la zone I a bénéficié de la vaccination lors d’une précédente campagne, du 8 au 13 février dernier, dès les premiers cas de méningite qui ont causé 26 décès.

«Le type de germe en cause de la méningite dans la région du Sud-Ouest n’appelle pas une vaccination tout de suite mais surtout une prise en charge renforcée, précoce et correcte des cas ; doublée de surveillance afin de le contrôler», a affirmé M. Ouédraogo. La méningite est une inflammation des méninges due à une infection causée par un virus ou une bactérie. Les symptômes sont, entre autres, l’apparition brusque de fièvre, troubles neurologiques, raideur de la nuque ou nuque molle, bombement de la fontanelle (chez le nourrisson), plafonnement du regard, convulsion. «La prise en charge de la méningite est gratuite au Burkina Faso. En dehors du traitement de base avec les anti-biotiques par voie injectable, il y a un traitement complémentaire qui traite les symptômes», a précisé le chef de service de la surveillance des maladies, Issaka Yaméogo. Et d’inviter les populations à toujours se rendre dans un centre de santé, car la méningite ne peut pas être traitée à la maison.

Kadi RABO

Opération «Otapuanu» à l’Est : le ministre Chériff Sy «monte au front»

Le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy, a rendu visite, le jeudi 21 mars 2019, à Fada N’Gourma, au commandement de l’opération pour la sécurisation de l’Est et du Centre-Est, baptisée «Otapuanu».

Le 34e Régiment interarmes (RIA) de Fada N’Gourma, siège de l’opération «Otapuanu» (coup de foudre en gulmacema), a reçu un hôte de marque, le jeudi 21 mars 2019. En effet, le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy, y était pour prendre le pouls de cette opération de sécurisation de l’Est et du Centre-Est du Burkina Faso. En treillis Otapuanu, comme l’on a qualifié la nouvelle tenue militaire apparue à la faveur de l’opération, il a eu, à huis clos, une heure de briefing avec le Chef d’Etat-major général des armées, le général de brigade Moïse Miningou. Avec le colonel-major Vinta Somé, le stratège de l’opération, il s’est imprégné de la gestion intellectuelle de cette mission d’envergure. A l’issue des échanges intimes, M. Sy s’est dit satisfait et fier de ses hommes pour le travail «patriotique» qu’ils abattent au quotidien. «L’objectif est de rétablir l’autorité de l’Etat, de faire prévaloir ses symboles et de rouvrir toutes les écoles fermées pour fait d’insécurité», a-t-il expliqué.

Ainsi, pour lui, vu les résultats engrangés à mi-chemin, le bout du tunnel n’est plus loin. «Aujourd’hui, les forces du mal et leurs représentants sont dans le désarroi. Cela signifie que le travail en cours porte ses fruits. Mais nous ne pouvons pas en dire plus pour le moment», a-t-il affirmé. Selon l’hôte du jour, cette lueur d’espoir est à mettre à l’actif d’hommes «courageux, déterminés, audacieux, dévoués et professionnels».

Le ministre Sy a traduit la reconnaissance et le soutien du gouvernement aux Forces de défense et de sécurité (FDS), sur le champ du combat pour la défense de la nation.
Par ailleurs, il s’est réjoui des actions civilo-militaires comme l’établissement gratuit des cartes nationales d’identité, menées à la faveur de l’opération. Au sujet du couvre-feu, en vigueur du 6 mars au 20 avril 2019, de 19h à 6h, le ministre Sy a demandé l’indulgence des populations. «Il appartient à l’autorité politique, administrative et militaire de décider au fur et à mesure que les choses évoluent de suspendre le couvre-feu ou de le maintenir », a-t-il argué.

Joanny SOW