Union nationale des producteurs et semenciers : la faîtière fait le bilan de ses activités

L’Union nationale des producteurs et semenciers du Burkina (UNPS-B) organise, du 20 au 22 mars 2019 à Ouagadougou, son Assemblée générale (AG) ordinaire annuelle. La structure entend renouveler ses instances nationales.

Le respect des textes en vigueur commande que l’Union nationale des producteurs et semenciers du Burkina Faso (UNPS-B) tienne annuellement une Assemblée générale (AG) ordinaire. En vue de se conformer à ce principe, l’union tient, du 20 au 22 mars 2019 à Ouagadougou, son AG. A l’ouverture des travaux, le président de l’UNPS-B, Abdoulaye Sawadogo a indiqué que la tenue des assises de 2017 et de 2018 est particulière, car, elles vont consister au renouvellement des instances nationales. Selon lui, l’objectif visé est de restructurer la base au niveau régional. Le président de l’UNSP-B a précisé que les 72 heures de travail seront l’occasion de faire une halte pour jeter un regard sur les actions passées à la faveur d’une évaluation des résultats en termes de réalisations et dégager des perspectives pour les missions à venir.

M. Sawadogo a déclaré que l’UNPS-B est dans la 15e d’année d’existence en tant que regroupement d’envergure nationale des producteurs semenciers dont les missions la placent aux avant-postes de la lutte pour la sécurité alimentaire. «À cet effet, c’est dans une quête permanente d’amélioration de la qualité des semences mises à la disposition du monde agricole», a-t-il dit.

L’UNSP-B, une référence nationale

Le souhait des producteurs, selon Abdoulaye Sawadogo, est de faire de l’UNSP-B, une référence nationale et internationale en matière de production et de commercialisation de semences de variétés améliorées. Tout en saluant le partenariat entre l’UNPS-B et le gouvernement, le président de la faitière a souligné que les objectifs de production fixés ne pourront être atteints sans cet important intrant de production et sans aussi la contribution des producteurs et des semenciers.

C’est dans cette optique, a-t-il fait savoir, que la structure s’est engagée aux côtés du ministère en charge de l’agriculture pour relever le défi. Pour le représentant du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles (MAAH), Ali Rouamba, c’est un cadre d’introspection, de débats constructifs, mais aussi de réflexions stratégiques sur les défis actuels. M. Rouamba a exhorté les acteurs de la faitière à avoir comme ligne de mire, l’efficacité et le dynamisme lors de cette session. «La participation de la recherche agricole est indispensable au vu de son implication en amont», a lancé M. Rouamba.

En admettant que la compagne agricole 2018-2019 s’est achevée avec une note de satisfaction pour la majorité des producteurs, le représentant du département de l’Agriculture a fait comprendre que son ministère portera une attention particulière sur la question de retard des semences. En rappel, l’UNPS-B a débuté dès sa création avec 265 producteurs semenciers. Aujourd’hui, elle est à plus de 3500 producteurs affiliés à ses différents démembrements.

Achille ZIGANI

Malnutrition chronique au Burkina : L’UNICEF tire la sonnette d’alarme au Parlement

Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu le mercredi 20 mars 2019 successivement, la Représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNIFEF) au Burkina Faso, Anne Vincent, le président de la Commission nationale des droits humains, Rodrigue Namoano et l’Association des éleveurs pour la gestion durable de l’environnement.

La Représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNIFEF) au Burkina Faso, Anne Vincent, était hier 20 mars dans les locaux de la représentation nationale pour échanger avec le président de l’institution, Alassane Bala Sakandé. « Je suis venu échanger avec le président de l’Assemblée nationale sur la malnutrition chronique, une nouvelle forme qui est moins visible mais malheureusement tue dans le silence.

C’est une promesse que j’avais faite en juin 2017 à l’occasion d’un forum interparlementaire sur la question qui est ainsi tenue », a-t-elle déclaré situant l’objet de sa visite. Selon Mme Vincent, cette forme de malnutrition est caractérisée par des enfants plus petits que leur âge, et s’installe pendant les 1000 premiers jours de vie, c’est-à-dire entre le moment de la conception et le deuxième anniversaire de l’enfant. « La maladie empêche le développement normal du cerveau, toute chose qui ne peut être rattrapée même si les conditions de nutrition connaissent une amélioration.

Au Burkina Faso les régions du Sahel et de l’Est sont les plus touchées par ce fléau avec des taux atteignant parfois 42% dans certaines localités », a indiqué l’émissaire onusienne.
De son avis, le président de l’Assemblée nationale a prêté une oreille attentive au sujet, puisqu’il a promis organiser un séminaire afin que les députés soient renseignés et outillés sur la problématique.

Aux dires de la représentante de l’UNICEF, la malnutrition chronique se présente comme une nouvelle menace dans la mesure où les dégâts observés aujourd’hui chez les gamins auront incontestablement des répercutions dans 10 ou 20 ans sur le développement du pays. Anne Vincent a fait savoir qu’une bonne alimentation seule ne saurait être la panacée, mais il faut lutter contre tout ce qui participe à la détérioration des conditions de vie des populations.

Le président du CNDH a plaidé pour que des ressources conséquentes soient allouées à sa structure.

Elle a cité notamment la défécation à l’air libre, l’inaccessibilité de certaines populations à l’eau potable, le manque d’hygiène de vie dans certains milieux. « Ce fléau nécessite une riposte multisectorielle et les parlementaires, de par leur rôle législatif, peuvent aider à son éradication au Burkina Faso », a-t-elle conclu. A la suite de la délégation de l’UNICEF, c’est le bureau de la Commission nationale des droits humains (CNDH) qui a été reçu par Alassane Bala Sakandé.

Conduite par son président, Kalifa Yemboado Rodrigue Namoano, la structure dit être venue présenter la structure au patron de l’Assemblée nationale et solliciter son soutien pour plus de ressources. « Nous souhaitons que des moyens conséquents soient mis à la disposition de la CNDH pour l’accomplissement de ses missions sur le terrain. Nous jouons un rôle important dans la protection des droits individuels et collectifs des citoyens, alors que nous n’avons pas toujours les ressources nécessaires », a fait observer Rodrigue Namoano.

Interrogé sur la polémique soulevée par la publication du récent rapport du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), le président du CNDH s’est voulu prudent : « Le MBDHP est dans son rôle, le gouvernement burkinabè a décidé d’ouvrir une enquête pour faire la lumière sur le sujet et nous attendons les résultats ».

La rencontre entre une forte délégation des membres de l’association des éleveurs pour la gestion durable de l’environnement et le président Sakandé a mis fin à cette série des audiences à l’Assemblée nationale. Les membres sont venus demander l’appui de l’institution pour l’organisation d’un forum sur les conflits agriculteurs-éleveurs.

Beyon Romain NEBIE

Manga : La marche vers le développement

Manga, capitale régionale du Centre-Sud, s’est métamorphosé après les festivités du 58e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso qu’elle a abritées. Loin des caricatures habituelles, la «cité de l’épervier» s’est dotée de nouvelles rues et d’infrastructures lui conférant un «charme» sans précédent.

Jeudi 14 février 2019. Il est 21 heures. L’amour est célébré comme chaque année à cette date. A Manga, capitale de la région du Centre-Sud, située à environ une centaine de kilomètres de Ouagadougou, les âmes sœurs ne manquent pas aussi d’initiatives pour se témoigner leurs sentiments. Pour rompre avec le traditionnel cadeau emballé ou la virée dans les maquis, des couples ont trouvé une idée plus «originale» : une soirée à deux au restaurant d’un nouvel hôtel de la place.

L’espace est un petit nid douillet taillé pour les moments spéciaux. Sous la lumière tamisée, des pots de fleurs aux pétales blancs trônent majestueusement sur des tables luxueuses. Pendant que l’écran plasma géant distille des sonorités tendances du moment jouées sur l’une des chaines internationales, un personnel mixte est aux petits soins des amateurs des plats des grands jours ou de simples crèmes glacées.

Douze mois plus tôt, il aurait été difficile pour les «Valentins» et «Valentines» de s’offrir une telle soirée dans «La cité de l’épervier». Un tel cadre n’existait pas dans la ville. En ce lieu de romance, les occupants se seraient retrouvés entre des butes de terre parsemées de souches d’herbes asséchées et d’arbres.

Il y a un an, en effet, l’espace où est érigé l’hôtel «trois étoiles», le plus grand de Manga, n’était qu’une portion d’une vaste clairière servant de culture de riz en saison hivernale. En désignant le Centre-Sud et particulièrement Manga comme hôte des festivités du 11- Décembre 2018, le gouvernement a changé positivement l’apparence de la ville.

Une nouvelle cité dans la cité

Les travaux de construction entamés courant juin 2018….

L’organisation de la fête du 11- Décembre 2018 a donné des couleurs à Manga.
La «petite ville» ou le «gros village» comme le quali-fiaient, à tort ou à raison, certains observateurs, a fait peau neuve grâce à la ribambelle d’infrastructures réalisées. Une prouesse de l’Etat et ses partenaires, mais également des forces vives de la région qui ont, elles aussi, mis la main à la pâte.

Des promoteurs de «Ramada Pearl Hôtel», la résidence hôtelière «La Grâce» et «Somkieta Plus» ont fait des investissements dans leur domaine, tandis que d’autres ont choisi le divertissement en construisant de nouveaux maquis ou des restaurants. D’autres encore se sont penchés sur le secteur du logement. La transformation de Manga dans ce domaine est d’ailleurs très significative.

Même si des travaux de finition sont encore en cours dans certains endroits, la cité des forces vives à la périphérie nord de la ville, par exemple, donne à voir aujourd’hui des demeures de divers standings. Là où jadis, on ne trouvait que des herbes et des arbres, s’étendent désormais des villas et des immeubles rivalisant de couleurs et d’architectures. Environ 200 maisons ont été construites sur ce terrain, selon les statistiques de la mairie de Manga.

Ces logements associés aux centaines d’autres construits par l’Etat, environ 300 logements sociaux et économiques, d’après la Direction régionale de l’Habitat et de l’Urbanisme du Centre-Sud (DRUH), ont transformé l’ancienne clairière de la périphérie nord de Manga en un quartier huppé. A l’image de Ouagadougou, la «cité de l’épervier» a désormais son «Manga 2018», son nec plus ultra avec ses immeubles et ses villas cossues.

Fin de calvaire

Le changement de Manga, c’est aussi ses rues bitumées. Il y’a peu, avant les festivités du 11- Décembre 2018, la route nationale n°29 (RN29), dont le bitume ne couvrait qu’environ quatre (4) kilomètres, n’était pas facile à emprunter. Les voies secondaires étaient toutes en terre, qui gravitaient autour de cette route principale.

… ont transformé l’ancienne clairière en un quartier huppé à la périphérie nord de la ville.

Selon les données du département en charge des infrastructures du Centre-Sud, à l’occasion de la fête nationale, 40,8 kilomètres de voiries bitumées ont été réalisées pour un ensemble de 37 rues en enduit superficiel, une rue de 1,5 kilomètre en béton bitumineux et six kilomètres de routes en terre. Pour les usagers, la coulée de bitume sur ces voies sonnent la fin d’un long calvaire.

Finie la poussière aveuglante en saison sèche et la périlleuse boue en saison pluvieuse. Point besoin de grands détours pour les automobilistes pour rallier certains endroits de la ville, jadis difficilement accessibles surtout pendant l’hivernage. Le tronçon urbain de la RN29 est même méconnaissable dans son nouveau format. Il est passé d’une voie unique à une double voie large de huit (8) mètres chacune séparée d’un terre-plein central.

Les lampadaires solaires, dont il est maintenant doté, chassent l’obscurité qui le couve, la nuit tombée. Mieux, sur quatre des intersections de cette artère, ont été érigés des feux tricolores, les tout-premiers de Manga. Qu’il s’agisse de la RN29 ou des nombreuses voies bitumées qui caractérisent désormais la ville, des caniveaux ont été aussi réalisés sur leurs abords pour faciliter l’évacuation des eaux de ruissellement.

Une révolution dans le domaine de l’assainissement, car, la «cité de l’épervier»’ qui compte aujourd’hui un linéaire de 50,5 kilomètres de caniveaux exutoires en était complètement dépourvue.

Une kyrielle d’infrastructures

Les capacités d’accueil de la ville de Manga se sont renforcées grâce à la construction d’hôtels de luxe.

Avec les préparatifs de la 58e fête nationale de l’indépendance du Burkina Faso, Manga a bénéficié également de nouvelles bâtisses qui donnent aujourd’hui à la ville un aspect plus coquet. Les anciens bâtiments de rencontres et de spectacles rongés par l’usure ont fait place à des joyaux tout aussi reluisants que monumentaux, selon les termes de certains habitants. La salle polyvalente de 500 places en est une illustration.

L’édifice aux couleurs vives est, visiblement, dotée du nécessaire pour des spectacles ou des rencontres d’envergure : une vaste salle insonorisée et équipée de places assises confortables, une climatisation au point, une aire de parking… La place de la Nation avec sa tribune couverte, ses pavées et ses infrastructures connexes force également l’admiration. Un autre joyau qui ajoute une touche à la beauté de Manga est le stade régional.

Le repère des sportifs a connu un changement qualitatif avec un mur, des gradins, des pistes de courses… rénovés et un terrain de foot doté d’un gazon synthétique. A la liste des «belles » constructions, il faut adjoindre la maison de l’Appelé, de nouvelles stations de carburant, des sièges régionaux de structures comme la Chambre de commerce et d’industrie, des compagnies de téléphonie mobile et des banques. Le marché central de Manga, la maison de la Femme, des résidences d’autorités…sont également remis à neuf, donnant davantage à la ville un lustre sans précédent.

«Manga est devenu comme Paris»

Les habitants de la «cité de l’épervier» sont admiratifs du changement apporté dans leur ville. Si Pauline Ouédraogo, étudiante en 2e année d’économie à l’université Ouaga 1 Pr Joseph- Ki-Zerbo, trouve que la ville qui l’a vu naître est devenue «coquette» avec sa nouvelle cité, ses rues bitumées et ses grands centres, Yacouba Guigma, stagiaire dans une radio locale, estime que Manga n’a plus rien à envier aux autres grandes villes du pays et d’ailleurs.

Le maire de la ville, Jérôme Rouamba : « Nous souhaitons que Manga soit la destination privilégiée pour les rencontres parce que maintenant la ville a les moyens à cet effet ».

«Manga est devenu comme Paris maintenant», s’exclame-t-il, tout sourire.
De toutes les réalisations, Yacouba Guigma se dit émerveillé par les rues bitumées et le nouveau «look» du stade régional. «En tant que jeune, c’est ce que j’apprécie le plus», fait-il savoir. Mais qu’importe l’âge et le sexe, les habitants de Manga, dans leur grande majorité, louent à souhait le coup d’accélérateur donné au processus d’urbanisation de la ville. Et même si certains s’attendaient à plus.

«Ceux qui sont contents sont plus nombreux que ceux qui ne le sont pas», soutenait Mgr Gabriel Sayaogo, évêque de l’église catholique de Manga, le samedi 12 janvier 2019. L’homme de Dieu s’exprimait ainsi à la prière commune organisée par les forces vives du Centre-Sud «pour remercier Dieu d’avoir permis le succès de l’organisation de la fête nationale à Manga ».

En attendant un Conseil des ministres…

Le maire de la commune, Jérôme Rouamba, s’estime lui aussi très comblé. Il reconnaît que «la cité de l’épervier» avait tant besoin de ces investissements pour répondre à sa qualité de chef-lieu de région. «Sans trop avoir honte de le dire, Manga était une des capitales régionales qui était un peu en deçà en matière de développement. Du coup, il y avait beaucoup à faire. Et tout ce qui a été réalisé était en priorité dans les attentes du conseil municipal et des populations», soutient-il.

Tout en saluant l’option du gouvernement de faire profiter les régions d’infrastructures socio-économiques à travers la commémoration tournante de la fête de l’indépendance du Burkina Faso, l’édile affirme avec force insistance que sa cité a franchi un cap qui lui permet de rivaliser désormais avec certains grands centres urbains du pays.

«Manga est devenu une ville d’attraction. Les infrastructures hôtelières ont gagné en capacité et en modernité. Nous sommes à même de pouvoir accueillir un conseil des ministres, aujourd’hui», argue-t-il. Toutefois, pour lui, il appartient aussi aux populations de prendre soin des infrastructures réalisées pour qu’elles profitent pendant longtemps à la ville et à la région.

Au demeurant, il en appelle au patriotisme des fils et filles de la localité résidant à l’étranger pour que chacun participe à la promotion de Manga ainsi qu’à son développement dont les bases sont maintenant posées.

 

Mamady ZANGO
mzango18@gmail.com


Pas de polémique !

Depuis la fin des travaux des premières infrastructures, des observateurs ont violemment critiqué leur qualité, estimant souvent que certaines d’entre elles ont été réalisées à la hâte et sans aucun sérieux. Pour le maire Jérôme Rouamba, ces polémiques n’ont pas de raison d’être. Car, les travaux ont été réalisés sous le contrôle assidu des services techniques. Il affirme également que les autorités et la société civile jouent conséquemment leur rôle de veille citoyenne pour que les infrastructures livrées soient de qualité. Quant au respect des délais, le maire a soutenu que le 11-Décembre n’est pas la date buttoir de la fin des travaux comme le pensent certains. «Même à Gaoua, il y a des travaux de finition qui sont toujours en cours. Ici aussi, les entreprises sont encore à pied d’œuvre même si l’intensité du travail a ralenti. Elles s‘appliquent tous les jours et nous sommes confiants qu’elles feront du bon boulot», affirme-t-il.

MZ


«La nature du bitume est une option»

Réagissant sur la nature de goudron réalisé sur les routes de Manga, le directeur régional des Infrastructures du Centre-Sud, Moussa Diallo, a déclaré qu’il ne s’agit pas d’un travail lapidaire exécuté mais une option du gouvernement. Il a affirmé que ce choix est surtout tributaire du volume de l’enveloppe allouée aux travaux. «Il ne faut pas oublier non plus que le budget voté n’est pas exclusivement réservé aux travaux d’aménagement des voiries, il y a également d’autres infrastructures à réaliser», a-t-il rappelé. Qu’à cela ne tienne, M. Diallo a estimé que l’enduit superficiel réalisé à Manga ne pose pas de problème compte tenu de la nature du trafic qui est moyenne. «C’est sur les routes empruntées par les gros porteurs avec un trafic dense qu’il faut nécessairement du béton bitumineux si non elles ne tiendront pas longtemps», argue-t-il. Toutefois, M. Diallo a précisé que pour que le bitume atteigne 15 ans comme le prévoient les études, il importe que les usagers adoptent de bons comportements pour éviter de l’altérer rapidement.

MZ

Golf : Le Burkina Faso remporte la Ryder cup 2019

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L’équipe de golf du Burkina Faso a remporté le dimanche 17 mars au Golf club de Ouagadougou, la 2e édition de la compétition de golf dénommée « la Ryder cup ». Elle a devancé le Japon (organisateur de la compétition), l’Europe et les Etats-Unis.

Le Burkina Faso a décroché la Ryder Cup 2019, une compétition de golf organisée au pays des Hommes intègres par le Japon. Il a remporté le trophée devant le Japon, les Etats-Unis et l’Europe, grâce à la bonne maîtrise du jeu de deux de ses Etalons.

Les performances de Moussa Kafando, qui a remporté le prix de la meilleure approche (2,46m du trou sur 136m) et Salif Samaké, le meilleur drive (331m), ont pesé lourd sur la balance à l’arrivée. Du côté nippon, le triomphe de Toshinari Murata (meilleure drive féminin avec 133m) a hissé son pays au second rang de la compétition.

Les Etalons golfeurs ont totalisé 41 points pour remporter le grand trophée et la somme de 300 000 F CFA. De petits trophées ont été attribués à chaque joueur. Le Japon s’est classé deuxième du tournoi avec 31 points. L’équipe nipponne a empoché la somme de 200 000F CFA et de petits trophées pour tous ses joueurs.

Les Etalons brandissant leur trophée.

L’Europe (22 points) a été classée 3e devant les Etats-Unis (12 points). Pour le président du golf club 2018-2019, Salif Samaké, la compétition s’est très bien déroulée. «Le Burkina a de très bons joueurs comme le Japon. Mais les autres équipes n’ont pas démérité», a-t-il souligné. Evoquant le niveau du golf burki-nabè par rapport à celui africain, M. Samaké a expliqué qu’il est difficile de donner un jugement au vu des conditions de pratique de ce sport au Burkina Faso.

«Ici nous jouons sur terre battue et caillouteuse. Les pays comme la Côte d’Ivoire ou le Togo jouent sur du gazon. Mais individuellement pris, nous avons de très bons joueurs», a déclaré Salif Samaké. Pour faire connaître le golf au Burkina, poursuit-il, il est nécessaire de communiquer et sensibiliser le public car de nombreuses personnes croient que c’est un sport réservé aux bourgeois. « Or ce n’est pas le cas », a précisé le président du golf club. Le Burkina Faso compte près de 70 pratiquants de golf et est double vainqueur des deux éditions de la compétition.

Adama SALAMBERE

Activités sociales des Etalons : Yalgado et l’armée reçoivent du réconfort

En pleine préparation du match contre la Mauritanie (prévu demain), les Etalons ont trouvé du temps pour s’adonner, hier 20 mars 2019, à des activités sociales. Charles Kaboré et ses coéquipiers ont rendu visite à l’hôpital Yalgado-Ouédraogo et l’Etat-major général des armées où ils ont fait des dons.

La santé et la sécurité sont des conditions nécessaires pour jouer au football. Forts de ce constat, les Etalons, en regroupement à Ouagadougou pour le match contre la Mauritanie (vendredi prochain) entrant dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019, ont profité de leur séjour pour aller donner un peu de réconfort aux malades de l’hôpital Yalgado-Ouédraogo et à l’armée nationale.

Au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHUYO) tout comme à l’Etat-major général des armées, Paulo Duarte et ses poulains ont fait des dons composés d’une enveloppe financière et de ballons de football. Selon le directeur général du CHUYO, Constant Dahourou, son établissement reçoit plus d’un millier de patients par jour. Et certains d’entre eux manquent souvent de ressources financières pour faire face aux charges médicales.

Il a rassuré les Etalons que leur présent ira directement aux malades nécessiteux. Au nom de tout le personnel et des malades, le premier responsable du CHUYO a traduit toute sa gratitude au 11 national. Il a d’ailleurs promis de baptiser le CHUYO «Ami des Etalons». Le capitaine des Etalons, Charles Kaboré, a, au nom de toute l’équipe, encouragé le personnel soignant et souhaité prompt réta-blissement aux malades.

Lui et ses coéquipiers ont ensuite mis le cap sur l’Etat-major. Le don de l’équipe nationale a été reçu par le directeur central de l’Action sociale des armées, le colonel-major Sibiri Balama. Pour lui, le geste des Etalons les réconforte et sera d’un appui important pour mieux se défendre face aux attaques. «Depuis un bon bout de temps, notre pays est confronté au terrorisme.

Nous sommes contraints de vaincre les forces du mal. Avec ces genres de geste nous sommes convaincus que nous allons réussir», a affirmé le colonel-major Balama. Pour le vice-capitaine de l’équipe nationale, Bakary Koné, avant d’être joueurs, ils sont avant tout des Burkinabè et tout ce qui concerne le pays les concerne également. «Il était important pour nous de venir apporter notre soutien à ces hommes qui veillent jour et nuit pour la sécurité de notre cher nation», a laissé entendre le général Bako.

Selon le président de la Fédération burkinabè de football, Sita Sangaré, les joueurs sont engagés pour la défense des couleurs du Burkina Faso sur les terrains de football et les forces de défense et de sécurité sur le terrain du combat contre les terroristes. «L’un dans l’autre, il s’agit d’un même combat pour le progrès du peuple burkinabè», a-t-il affirmé.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Création du Conseil burkinabè de l’anacarde

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 20 mars 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 15 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du minis-tère des Affaires étrangères et de la coopération :
– un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), adopté le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda.
La ZLECAf permet d’accélérer le processus d’intégration du continent en facilitant la circulation des personnes et des biens et en développant le commerce intra-africain. Elle renforce la position commune de l’Afrique dans les négociations commerciales internationales.
La ratification de ce projet de loi permettra à notre pays d’élargir son secteur industriel, de diversifier l’activité économique en réduisant sa dépendance à l’égard des produits de base et de booster son industrialisation et sa transformation structurelle.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.2. Pour le compte du minis-tère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :
– un projet de loi d’orientation portant modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales du Burkina Faso.
Ce projet de loi définit les orientations permettant de doter les langues nationales de notre pays de statuts plus valorisants, propices à la dynamique du développement durable et respectueux des principes du multilinguisme et du multiculturalisme qui ont toujours caractérisé le Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.3. Pour le compte du minis-tère de l’Economie, des finances et du développement :
– un décret portant création d’une trésorerie auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Pékin en République populaire de Chine.
L’adoption de ce décret permet la création d’une trésorerie auprès de la mission diplomatique de notre pays en République populaire de Chine, conformément à l’article 4 du décret n°2000-323/PRES/PM/MEF du 19 juillet 2000, portant gestion financière et comptable des missions diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.
– un décret portant création du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) en Etablissement public de l’Etat à caractère économique (EPEC).
La création du CBA vise à promouvoir la filière anacarde à travers la mise en œuvre des actions d’organisation, de coordination et de développement des activités de cette filière sur toute l’étendue du territoire national.
L’adoption de ce décret permet la création du CBA, conformément aux dispositions du décret n°2014-614/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère économique (EPEC).
– un décret portant autorisation de prélèvement de recettes sur les exportations et réexportations de noix brutes de cajou.
Ce décret vise la régularisation des recettes déjà perçues sur la base de l’arrêté interministériel n°2018-0100/MCIA/MAAH/MINEFID du 20 mars 2018 portant modalités de fixation, de perception et de répartition des droits de prélèvement sur les exportations de noix brutes de cajou au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre réglementaire de perception de recettes de noix brutes de cajou en vue de contribuer durablement au financement de la filière anacarde au Burkina Faso.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Sécurité a présenté au Conseil les projets de décrets d’application de la loi n°027-2018/AN du 1er juin 2018 portant statut du Cadre de la Police nationale.
Le Conseil a instruit les ministres concernés à finaliser lesdits décrets d’application dans un esprit participatif en vue de leur adoption par le Conseil au plus tard le 08 avril 2019, conformément aux accords conclus le 08 mars 2019 entre l’Union Police nationale (UNAPOL) et le ministère de la Sécurité.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil une communication relative à la visite, le 24 mars 2019 à Ouagadougou, des membres du Conseil de sécurité des Nations unies.
En marge des différentes rencontres prévues avec les organisations de la société civile, les autorités locales et les membres du Gouvernement, une audience leur sera accordée par Son Excellence Monsieur le Président du Faso.

II.3. Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a informé le Conseil de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, à la Foire de l’Agriculture au Tchad, le 15 mars 2019. Cette foire, organisée sous l’égide du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS), a enregistré la participation d’une quarantaine de pays et était placée sous le thème « La transformation des chaînes de valeurs agricoles en Afrique face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires ».

II.4. Le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 4ème session de l’Assemblée générale des Nations unies pour l’environnement et au sommet « One planet » tenus du 11 au 15 mars 2019 à Nairobi, au Kenya, sous le thème « les solutions innovantes pour relever les défis environnementaux et garantir la consommation et la production durables ».
Au cours de ce sommet, le Burkina Faso a été élu au poste de Vice-président au Bureau de la 5ème Assemblée générale des Nations unies pour l’environnement pour un mandat de 02 ans au nom des Etats africains.

II.5. Le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres a informé le Conseil de l’inauguration, le 21 mars 2019 à Tenkodogo, de la route communautaire Koupéla-Tenkodogo-Bittou-Cinkansé-frontière du Togo, longue de 150 Km. Cette inauguration est placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

III. NOMINATIONS

III.1.NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Karfa FAYAMA, Mle 49 060 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de cabinet ;
– Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice de l’administration des finances ;
– Madame Amélie Josseline Gisèle BELEM/ZAGRE, Mle 39 697 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 15ème échelon, est nommée Secrétaire générale de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF).

B. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

– Monsieur Dahoda LANKOANDE, Gestionnaire comptable, est nommé chargé de missions.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES

– Monsieur Soutonnoma Yves RAMDE, Mle 59 778 N, Administrateur civil 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;
– Monsieur Tampouré Jean Arsène Blanchard YAMEOGO, Mle 254 878 K, Attaché en études et analyse option : Economie agricole, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef du département logistique et gestion des stocks du Secrétariat permanent du programme alimentaire mondial ;
– Madame Wendyam Francine Alida ILBOUDO, Mle 261 074 Z, Conseiller en études et analyse option économie, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Chef du département analyse et suivi-évaluation du Secrétariat permanent du Programme alimentaire mondial (SP/PAM) ;
– Monsieur Rigobert GUENGANE, Mle 31 885 R, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chef du département appui à l’économie rurale du Secrétariat permanent du Programme alimentaire mondial (SP/PAM) ;
– Monsieur Abdoul Karim OUEDRAOGO, Mle 25 143 V, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chef du département de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat permanent du Comité national du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (SP/CONACILSS) ;
– Monsieur Baowindmalégré Aristide SIMPORE, Mle 207 955 A, Ingénieur agronome, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef du Département coopération technique au Secrétariat permanent du Comité national du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (SP/CONACILSS) ;
– Monsieur Issoufou OUATTARA, Mle 216 144 B, Administrateur des services financier, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Parfait NANEMA, Mle 57 443 L, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Marius SANON, Mle 25 722 M, Ingénieur agronome, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles des Cascades ;
– Madame Yelli Clotilde Nadège SANOU/KAM, Mle 254 854 G, Ingénieur en vulgarisation agricole, 1ère classe, 1er échelon, est nommée Directrice provinciale de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Bazèga ;
– Monsieur Lazi MANDE, Mle 287 448 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Poni ;
– Monsieur Gilbert OUEDRAOGO, Mle 91 322 F, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Soum ;
– Monsieur Kouwanu Eric Pascal ADANABOU, Mle 266 669 V, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Houet ;
– Monsieur Issifou OUEDRAOGO, Mle 91 315 F, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Ganzourgou.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

– Monsieur Antoine BAMBARA, Mle 22 465 U, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la promotion et de la valorisation des produits forestiers non ligneux ;
-Monsieur Dourossin Mathurin SANON, Mle 029 248 V, Inspecteur des eaux et forêts, 14ème grade, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique des Hauts-Bassins ;
– Monsieur Kawiba Moïse SIA, Mle 46 063 K, Inspecteur des eaux et forêts, 12ème grade, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Centre-Sud ;
– Monsieur Souleymane TRAORE, Mle 46 068 F, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Sami DABIRE, Mle 46 093 T, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Tuy ;
– Monsieur Issouf TRAORE, Mle 202 546 W, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique de la Kossi ;
– Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 231 736 W, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique de la Comoé ;
– Monsieur Jean de Dieu ZONGO, Mle 47 814 N, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Poni.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

– Monsieur Abdallah GOLO, Mle 117 249 A, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Yanga ADOUA, Mle 53 557 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP).

Administrateur représentant le personnel de l’ENGSP :
– Monsieur Sidi Mohamed SANA, Mle 110 114 J, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire en remplacement de Monsieur Bakary Philippe KONATE dont il achève le mandat.
Administrateur représentant les élèves de l’ENGSP :
– Monsieur Arouna SONDE, Mle 92 656 K, Elève-inspecteur de sécurité pénitentiaire en remplacement de Monsieur Issa THANOU dont il achève le mandat.

B. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du Premier ministère:
– Monsieur Ferona MEDA, Mle 220 673 J, Conseiller des affaires économiques, en remplacement de Madame Aïssétou ZEBRET.
Au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :
– Madame Claudine Flore DANGOURI/ILBOUDO, Mle 23 660 K, Administrateur civil, en remplacement de Madame Minata OUATTARA.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Officialisation des langues nationales: Le gouvernement adopte un projet de loi

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 20 mars 2019 à Ouagadougou, sous la direction du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. La ratification de l’accord sur la Zone de libre-échange commercial africain, la promotion des langues nationales et la relance de la filière anacarde sont les principaux dossiers examinés.

Le gouvernement veut matériali-ser l’un des engagements du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, sur la valorisation des langues nationales. La question a été débattue, hier mercredi 20 mars 2019 en Conseil des ministres à Kosyam. A l’issue de la rencontre gouvernementale, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou, a indiqué qu’un projet de loi portant modalité de promotion et d’officialisation des langues au Burkina Faso a été adopté.

De son avis, le texte vise à stimuler le développement du Burkina Faso et à faciliter la cohésion nationale. L’autre sujet qui a intéressé les membres de l’exécutif à ce conseil est l’intégration africaine. Un projet de loi, qui autorise le Burkina Faso à ratifier l’accord portant sur la Zone de libre-échange continentale africaine adoptée à Kigali au Rwanda, le 21 mars 2018, a été conclu. Pour M. Dandjinou, la création de cette zone va permettre une accélération du processus d’intégration du continent, en facilitant la libre circulation des biens et des personnes en développant le commerce interafricain.

A l’écouter, cette zone entrera en vigueur lorsque 22 pays africains l’auront ratifiée et à ce jour 20 Etats l’ont déjà fait. Dans le domaine de l’agriculture, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création du Conseil burkinabè de l’anacarde. Cette denrée est le 3e produit d’exportation du pays avec environ 4,5% des exportations soit près de 37 milliards de FCFA de recettes en 2016.

D’où l’importance pour le Burkina de trouver les moyens pour relancer ce secteur par une sécurisation des revenus des producteurs à travers la garantie d’un prix minimum afin de les encourager dans la production, a expliqué le ministre de la Communication. Outre les trois sujets abordés, les ministres ont eu droit à des communications orales sur quelques sujets d’intérêt. Il s’agit, entre autres, de la visite d’une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies, le 24 mars à Ouagadougou, des décrets d’application de la loi sur les cadres de la Police nationale.

La mission onu-sienne aura, selon le porte-voix de l’exécutif, une séance de travail avec certains acteurs, les organisations de la société civile, le système des Nations unies au Burkina, le gouvernement et le chef de l’Etat burki-nabè. Concernant la loi sur les cadres de la Police nationale, Remis Fugance Dandjinou a signifié que des orientations ont été données aux ministres porteurs du dossier afin que le gouvernement puisse respecter le délai du 8 avril qu’il s’est fixé pour adopter les décrets d’application.

Abdoulaye BALBONE

Commune de Ziniaré: Un taux d’exécution budgétaire de 78,03% réalisé en 2018

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Le conseil municipal de Ziniaré a tenu, le jeudi 14 mars 2019 à Ziniaré, sa première session ordinaire de l’année 2019. Cette session a été consacrée à la présentation du rapport spécial 2018 du maire, à la prise de délibérations et à des informations sur l’organisation de la IIIe édition de la coupe de l’élu local.

Pour cette première session ordinaire de l’année, les conseillers municipaux de Ziniaré se sont penchés sur les points suivants : la lecture, l’amendement et l’adoption du procès-verbal de la dernière session, la présentation du rapport spécial 2018 du maire, le bilan des activités des conseillers régionaux, l’organisation de la IIIème édition de l’élu local et la prise de délibérations.

Après l’adoption du procès-verbal, le rapport spécial 2018 du maire a été soumis aux élus municipaux. A travers ce rapport spécial, le maire de la commune de Ziniaré, Pascal Compaoré, a rendu compte des matières transférées, du fonctionnement des différents services, de l’exécution des délibérations du conseil et de la situation financière de la commune. Pour le maire, «l’année 2018 s’est donc caractérisée par d’intenses acti-vités tant sur le plan administratif, politique que socio-économique.

Dans l’ensemble, les activités programmées pour l’année 2018 se sont bien déroulées. A ce titre, il faut souligner le bon déroulement des examens scolaires, l’expérimentation de l’élaboration du budget communal de façon participative, la tenue des sessions du conseil municipal et du cadre de concertation communal, la gestion des conflits, l’organisation de la IIe édition de la coupe de l’élu local».

«De même, plusieurs activités ont été menées dans le cadre de la promotion de la participation citoyenne à la gestion des affaires publiques communales. L’abnégation au travail de tous les conseillers municipaux et du personnel de la mairie a permis d’atteindre des résultats satisfaisants. C’est le lieu donc de féliciter l’ensemble des agents pour le travail abattu en 2018 et les exhorter à redoubler d’efforts», a ajouté M Compaoré.

Sur le plan budgétaire, sur une prévision de 1 342 487 931 FCFA, la commune a pu mobiliser en 2018, la somme de 1 253 462 638 FCFA soit un taux de recouvrement de 93,65%. En termes d’exécution budgétaire, les dépenses se sont élevées à la somme de 978 126 625 FCFA, soit un taux d’exécution de 78,03%. Les conseillers municipaux ont ensuite été informés du bilan des activités de leurs pairs régionaux et de l’organisation de la coupe de l’élu local prévue se dérouler du 13 avril au 30 juin 2019.

Quatre projets de délibérations ont été soumises au vote du conseil municipal : deux demandes portant changement de destination de terrain, une portant autorisation d’aménagement de terrain de près de 86 ha au profit de la Société immobilière Tapsoba et frères (SITAF) et une portant autorisation de signature de convention avec la SITAF.

Les conseillers de l’opposition claquent la porte

Le point d’achoppement au cours de cette session a porté sur les points inscrits à l’ordre du jour, notamment sur les deux dernières délibérations. Les conseillers municipaux issus du MPP, de l’AJIR et de la NAFA ont demandé la prolongation de la session à deux jours pour leur permettre de mieux discuter de ces points ou, au cas échéant, les reporter à la prochaine session.

N’ayant pas eu gain de cause, les 46 conseillers se sont simplement retirés de la salle ; néanmoins la session s’est poursuivie avec les 71 élus présents sur les 117. Sur le retrait des conseillers de l’opposition, le maire Pascal Compaoré a estimé : «C’est la démocratie et cela n’est pas si extraordinaire. Ils se sont retirés et nous avons continué puisque le quorum était largement atteint.

Nous avons va-lablement délibéré et je pense que c’est fini. C’est la démo-cratie qui s’exprime, mais je déplore cette situation qui ne montre pas une commune qui semble être unie, soudée pour amorcer véritablement le développement tant escompté. C’est vraiment dommage» ! Pour sa part, le porte-parole des conseillers de l’opposition, Mathias Sawadogo défend: «Nous n’avons pas refusé de participer à la session.

On a voulu qu’on nous précise quelque chose avant de commencer la session. Nous avions eu deux problèmes sur la table, premièrement, vu l’agenda, en une journée on ne pouvait pas élaborer tous ces dossiers que nous trouvons très importants pour notre commune. Nous avons donc demandé au maire de scinder cela en deux jours pour nous permettre de vraiment discuter et de comprendre afin que la commune aille de l’avant.

Les différentes délibérations ont été adoptées par les 71 conseillers municipaux présents tout au long des travaux.

C’est le problème que nous avons posé et le maire a dit non parce qu’à la première session de l’année dernière, les travaux se sont déroulés en une journée. Nous avons dit que ce ne sont pas les mêmes sujets qui seront abordés. Le deuxième problème est qu’il y a une délibération à adopter sur 86 ha pour une agence immobilière Tapsoba et frères».
Il a ajouté : «Ce que nous n’avons pas compris, c’est qu’il y a des commissions au sein de la mairie, et il y a une commission spéciale qui doit d’abord travailler sur ce dossier avant que le conseil ne statue.

Un rapport de la commission même montre qu’ils ne se sont pas entendus sur les 86 ha. Nous avons dit au maire que conformément aux textes, pour élaborer un ordre du jour, il faut que les commissions acceptent son insertion et ça n’a pas été le cas. Nous nous posons donc la question de savoir pourquoi l’existence des commissions ? Nous avons demandé au maire de le retirer de l’ordre du jour afin que les commissaires discutent entre eux d’abord puisqu’ils sont chargés de défendre le dossier et il a dit non. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de ne pas prendre part à la session».

En effet, la Société immobilière Tapsoba et frères (SITAF) a acquis plus de 86 ha à Pousg-Ziga et à Zagbèga et voulait l’aval du Conseil municipal pour débuter l’aménagement et la viabilisation de ces terrains. Dans le cadre de la responsabilité sociale des entreprises, la SITAF s’engage à construire quatre salles de classe au profit du CEG de Zagbèga, une école à 3 classes pour la population de Pousg-Ziga et 4 forages positifs au profit de la population de Ziniaré. Au final, les deux délibérations ont été adoptées par les 71 conseillers présents.

Abdias Cyprien SAWADOGO

Poste de péage moderne de Tenkodogo : « On est passé au double des recettes journalières », le régisseur Abdoul Kader Zong-Naba

Dans le cadre de la réfection du tronçon Koupela-Tenkodogo-Bittou frontière du Togo, le poste de péage de Tenkodogo a été reconstruit et modernisé. Depuis le 24 janvier 2019, il est fonctionnel. Pour mieux faire connaître cette infrastructure, la première du genre au Burkina Faso, une équipe de Sidwaya est allée à sa découverte, le mercredi 20 mars 2019.

Cela fait déjà deux mois que le poste de péage moderne de Tenkodogo est fonctionnel. Situé sur l’axe Koupéla-Tenkodogo-Bittou, une voie très empruntée, chaque jour, ce nouveau poste grouille de monde. Difficile d’avoir un entretien avec le préposé de péage, Lassané Yaméogo. Ce sont des milliers de passagers qui, pour présenter le ticket de péage, afin de pouvoir continuer le trajet qui, pour s’en procurer.

« Et c’est ainsi chaque jour, nous travaillons 24/24 de 8h du matin à 16 h et de 16 h à 8h car on se relève», affirme le préposé. C’est dire donc que ce poste contribue énormément aux recettes du pays. Selon le régisseur, Abdoul Kader Zong-Naba, par jour, ce sont plus de 300 000 francs CFA qui sont collectés au bénéfice des caisses de l’Etat. «Comparativement à l’ancien poste, on pouvait passer toute la journée sans avoir 150 000 FCFA. On est passé du simple au double des recettes », souligne-t-il.

La particularité de ce péage est qu’il est moderne en ce sens qu’il comporte des barrières fonctionnelles. « Cela nous permet de contrôler les passagers et les obliger à s’arrêter pour se conformer à la règlementation », renchérit-il. Ainsi donc, une fois au poste, le passager présente son ticket à l’agent, s’il en a, au cas contraire, il en achète auprès de l’agent à la guérite. Les quotités varient selon le gabarit du véhicule. Ainsi, les gros camions de 10 roues paient 2500 F CFA le tronçon et les 6 roues 1500 F CFA.

Les véhicules de 30 places payent 300 F CFA, plus de 30 places, 500 F CFA et moins de 30 places, 200 F CFA. Le préposé vérifie si le ticket est conforme à la date. Ensuite, il ouvre la barrière grâce à un bouton automatique pour le laisser passer. «Alors, plus besoin de sortir ou d’avoir une autre personne pour ouvrir la barrière comme à l’ancien temps », précise M. Zong-Naba. Le passager Pierre Nana apprécie cette nouvelle infrastructure.

« Elle oblige les citoyens à s’acquitter de leurs droits pour le voyage. C’est une manière pour tout un chacun de contribuer au développement du pays», confie-t-il. Ainsi, aux dires du directeur du projet, Achoop Abbdjelil, avec ce péage moderne, les agents travaillent dans un cadre bien aménagé et à l’abri du soleil. En effet, le poste comporte quatre guichets. Deux pour les véhicules poids lourds, deux pour les poids légers et pour chaque direction, il y a deux guichets.

Premier du genre au Burkina Faso

C’est avec ces deux boutons que le préposé de péage, Lassané Yaméogo, fait descendre ou lever la barrière pour le passage.

La chaussée pour le poids légers fait 3 m, 3,5 m pour les poids lourds, et en plus deux voies an-nexes de 2 m chacune pour les cyclistes ou motocyclistes. «L’intérieur a été construit en terres pleines centrales en vue d’assurer sa durabilité. En plus, il y a un grand hangar de 100 m2 avec une très grande hauteur qui couvre tout le poste », explique le directeur du projet. A cela s’ajoute des bâtiments administratifs et techniques pour la surveillance du péage.

Un local pour la police, un pour la batterie, car l’infrastructure est équipée de plaques solaires pour son éclairage, un château d’eau de 500 m et des toilettes. Bien qu’il soit bien équipé, des difficultés subsistent pour son bon fonctionnement. Il s’agit, entre autres, du manque de personnel. « Nous sommes quatre préposés de péages et quatre surveillants pour un poste qui fonctionne 24/24. Le travail est très fatigant pour nous », affirme M. Yaméogo.

De l’avis du régisseur, ce problème a été signalé aux supérieurs. Pour l’heure, il faut faire avec ces moyens. «Sinon, on aurait besoin de huit préposés pour que le poste puisse bien fonctionner 24/24 », déclare le chef du péage. En plus, il arrive parfois de faire face à des passagers qui refusent de payer la taxe. « On essaie de les sensibiliser, car pour eux c’est toujours l’ancienne réglementation qui est en vigueur.

Le péage par kilométrage, en raison de 100 km. Pourtant, le nouveau système est le tronçonnage et c’est en fonction des gabarits des véhicules que la taxe est fixée », soutient le préposé de péage. Sans oublier qu’il arrive très souvent de voir des personnes qui empruntent les voies, autre que la leur, notamment les cyclistes et les véhicules personnels. «Depuis l’ouverture, on a enregistré au moins quatre accidents.

Ce sont des motocyclettes qui ont percuté les barrières tout simplement parce qu’ils ne savent pas où circuler. J’invite donc les usagers à emprunter les voies qui leur sont réservées. Une fois à l’entrée du poste, le passager doit savoir automatiquement où passer et aussi accepter payer la taxe de paysage », indique le premier responsable du poste de péage.

Fleur BIRBA