Procès du putsch: Les détails des écoutes téléphoniques

L’audience du 20 mars 2019 a été consacrée à l’écoute d’appels téléphoniques interceptés, que le parquet militaire attribue, d’une part, au colonel Abdoul Karim Traoré et à différents interlocuteurs et, d’autre part, au général de gendarmerie, Djibrill Yipènè Bassolé.

Alors que les parties au procès du putsch s’étaient donné rendez-vous, ce mercredi 20 mars 2019 pour commencer l’écoute des éléments sonores contenus dans le dossier, l’un des avocats du général Djibrill Bassolé, Dieudonné Bonkoungou, est arrivé dans la matinée avec une nouvelle requête. Il ne souhaitait pas que le tribunal autorise l’examen des écoutes téléphoniques en ce qui concerne son client.

Pour lui, le principe du contradictoire a été violé, du fait qu’en droit, la forme tient le fond en l’état. L’avocat a argumenté que l’origine des écoutes n’ayant pas été jusque-là établie, alors que la loi prévoit comment des interceptions téléphoniques doivent être faites pour une exploitation judiciaire (677-20 du code de procédure pénal), le tribunal devrait simplement les écarter du dossier. «Les écoutes téléphoniques n’ont ni père, ni mère.

Qui les a réalisées ? Est-ce que vous, juridiction de ce niveau, vous pouvez accepter une telle violation des droits de la défense ?», a-t-il demandé au tribunal, se basant sur les dispositions de l’article 427 du Code pénal. Me Bonkoungou a également exprimé des craintes de voir des éléments de la vie privée des accusés divulgués en public. Insistant sur sa ligne de défense, le conseil de Bassolé a laissé entendre qu’il se retirera de la salle d’audience si le tribunal autorise l’examen des écoutes.

Le parquet et les avocats de la partie civile l’adjureront de ne pas mettre cette menace à exécution, selon Me Prosper Farama. «Des gens ont dit des choses, si on passe ces éléments certains voudront entrer sous le tapis», a estimé l’avocat de la partie civile. S’il reconnaît le droit de Me Bonkoungou de quitter l’audience, il a toutefois critiqué ses arguments tendant à exclure les écoutes du dossier.

Car, selon Me Farama, le principe du contradictoire ne signifie pas de donner l’origine des pièces du dossier, mais plutôt de permettre à toutes les parties au procès d’en discuter. Le parquet a abondé dans le même sens, estimant que l’avocat s’est certainement rendu compte que les éléments sonores compromettent sérieusement son client, c’est pourquoi il a entrepris de refuser leur examen.

«Me Bonkoungou, permettez-nous d’avancer», a déclaré le parquet, soulignant que la chambre de contrôle de l’instruction a rejeté cette même prétention de l’avocat de Bassolé. Le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, a considéré que la demande de Me Bonkoungou est une exception et la décision y relative sera jointe à celle sur le fond avant la clôture des débats. Il a alors autorisé le parquet militaire à lancer l’examen du contenu des clés. Le premier fichier audio écouté, intitulé «AKT» était relatif au colonel Abdoul Karim Traoré.

Me Bonkoungou quitte la salle

L’élément rapporte des conversations téléphoniques relatives à la présence d’acteurs de la rébellion malienne à Ouagadougou et à leur participation aux événements. Dans l’une des conversations, notamment un intervenant dissuade son interlocuteur d’intervenir pour le moment. «Si vous intervenez maintenant tout est gâté», a-t-on pu entendre.

Le parquet expliquera qu’il s’agit d’une conversation téléphonique entre le colonel Abdoul Karim Traoré et un certain Djéri, responsable du Mouvement de libération de l’Azawad (MLA), entré en rébellion au Mali. Le fichier contenait également une conversation en langue Tamachek entre l’accusé Sidi Lamine Oumar et le dénommé Djéri.

Les avocats des prévenus mis en cause s’en sont offusqués. Me Dieudonné Wili s’est plaint de n’avoir pas été confronté à ces documents aux étapes précédentes de la procédure, malgré toutes ses démarches. Son confrère, Timothée Zongo fera remarquer que c’est seulement des SMS qui leur ont été opposés jusque-là, et que c’est seulement à cette audience qu’ils prennent connaissance de cet appel supposé de leur client.

«Il y a manifestement une violation des droits de la défense, on ne nous permet pas de nous défendre. Ce n’est pas un jeu de poker où on cache ce qu’on a sous sa robe pour le sortir au moment opportun pour surprendre l’autre», s’est insurgé Me Timothée. Dans la même verve, l’avocate de Sidi Lamine Oumar, Me Zaliatou Aouba a soutenu que cet appel est opposé pour la première fois à son client.

D’ailleurs, a-t-elle poursuivi, le langage employé est plutôt du Sonraï et non du Tamachek comme l’a prétendu le parquet. Et de laisser entendre que Sidi Lamine Oumar ne comprend pas le Sonraï et ne se reconnaît pas dans cet appel. Appelé à la barre, l’accusé déclarera ne même pas reconnaître sa voix. Le second fichier mis en écoute concerne le général Bassolé en interaction téléphonique avec plusieurs interlocuteurs (plus de 50 appels).

Cette écoute s’est effectuée en l’absence de l’accusé (évacué en Tunisie pour des soins) et de ses conseils (Me Dieudonné Bonkoungou ayant quitté la salle un peu plus tôt). On y entend par exemple celui qui est censé être le général sur ces éléments sonores promettre le feu sur la tête de certaines personnes, s’intéresser à la situation au sein des troupes de l’ex-RSP ou mettre en doute la tenue même des élections de novembre 2015. Très enthousiaste sur l’une des bandes, on l’entend encore dérouler un plan de conquête du pouvoir à une dénommée Rebecca, ce que le parquet interprétera dans ses observations comme un coup d’Etat dans un coup d’Etat.

«Ce n’est pas ma voix»

Dans l’après-midi, le parquet a diffusé deux conversations téléphoniques supposées entre le général de gendarmerie Djibrill Bassolé et l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro. Durant 13 minutes, les deux hommes échangent sur l’aide militaire et financière à apporter aux éléments de l’ex-RSP, pour la réussite du coup d’Etat. Au regard de cette «preuve», il n’y a pas de doute sur la complicité d’attentat et de collusion avec l’extérieur de Bassolé, selon le procureur militaire.

«Il a appelé à frapper son propre pays», a soutenu le parquet. Me Prosper Farama s’est dit «touché dans sa fierté» quand un général de l’armée burkinabè reçoit des instructions d’un civil. «Avec cet élément, la responsabilité pénale de Bassolé est établie», a soutenu Me Hervé Kam. D’autres éléments audio avec une dame et un monsieur, respectivement Thérèse Diawarra et le journaliste Adama Ouédraogo Damiss selon le parquet accablent le général Djibrill Bassolé.

La dame en question a fait part de l’impatience des soldats à rentrer en possession d’une somme, 20 millions FCFA aux dires du procureur, et son interlocuteur de la rassurer que l’argent leur sera versé. Ensuite, elle demande au général, de se méfier du capitaine Abdoulaye Dao qui «balancerait les informations de l’autre côté». «Quelqu’un m’a dit qu’il faut qu’on laisse tomber les officiers», lui a répondu son interlocuteur à l’autre bout du fil. Pour Me Farama de la partie civile, c’est la preuve que le général Bassolé était en contact avec l’ex-RSP, contrairement à ce qu’il a affirmé à la barre.

Avec le nommé «Adam», on entend les deux hommes échanger sur une somme d’argent à remettre aux journalistes pour la diffusion de la réaction du «général» sur les ondes de la radio Oméga. Le procureur militaire désigne Adama Ouédraogo Damiss comme étant l’interlocuteur de Bassolé. «Le 29 septembre (date de l’appel, ndlr), je n’étais pas au pays. (…) Dans l’élément, nulle part il n’est dit qu’il est journaliste. Je n’ai pas eu de contact avec les confrères… Ce n’est pas ma voix», a rétorqué l’accusé.

Mais Me Séraphin Somé est formel : «c’est bel et bien sa voix». Toujours dans l’audio, «Bassolé» informe «Adam» de son passage à Oméga FM, où il dit avoir «sonné le gouvernement». «Ils ont dissous le RSP, il faut dissoudre le gouvernement aussi. Ce gouvernement, c’est le RSP», a-t-il dit. Adama Ouédraogo crie à l’acharnement et déclare : «Les montages et manipulations ont eu lieu dans une villa au quartier Petit Paris  de Ouagadougou». La défense, en l’occurrence Me Mamadou Sombié, a demandé que cette piste soit prise au sérieux.

Fabé Mamadou OUATTARA
Djakaridia SIRIBIE

Aller au charbon

Depuis plusieurs années, les consommateurs burkinabè sont à la merci de commerçants véreux qui fixent les prix des marchandises à leur guise et servent à la clientèle des produits de qualité douteuse. Le cas le plus emblématique est l’affaire OBOUF qui a défrayé la chronique sous la Transition politique.

En effet, le 19 février 2015, près de 1300 tonnes de canettes de boisson impropre à la consommation, dont les dates de péremption avaient été falsifiées pour la revente, ont été saisies par la Police nationale dans un entrepôt du groupe OBOUF. Au terme du procès, le président du Conseil d’administration, Boureima Ouédraogo et le directeur général de la société, Noufou Ouédraogo ont été condamnés à un an de prison ferme et à une amende de 10 millions francs CFA chacun.

Si ce n’est pas le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, qui, à l’approche des grandes fêtes, effectue des contrôles sur les prix et quantités des produits de grande consommation, le consommateur burkinabè est livré à lui-même. «Escroqué» par les compagnies de téléphonie, désabusé par les banques, compagnies d’eau et d’électricité, arnaqué par les supermarchés et autres boutiques, le citoyen subit la loi des producteurs, importateurs et vendeurs.

Pourtant, la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), l’Organisation des consommateurs du Burkina (OCB), l’Association des consommateurs du Burkina (ACB) et Vigi-consommateurs sont, entre autres structures censées jouer le rôle d’avocat et d’interface entre le consommateur, le gouvernement et les entreprises d’offre de biens et services. Les autres associations étant peu connues et moins influentes sur le terrain, la LCB devait par conséquent porter la croix des consommateurs.

Mais voilà que depuis 2012, une guerre intestine l’a mise à genoux, compromettant ses actions. Dans les faits, un groupe dissident, avec à sa tête Gilbert Hien, avait tenté un «coup de force» pour évincer Pierre Nacoulma du poste de président de la LCB, en organisant, le 2 septembre 2012, une assemblée générale, jugée illégale par la justice qui, le mercredi 10 avril 2013, a tranché en faveur de Pierre Nacoulma. Cette page sombre est désormais considérée comme «définitivement tournée», mais depuis lors, la LCB était tombée dans une léthargie inexplicable.

C’est finalement le 15 mars 2019, qu’elle a fait une sortie médiatique à Ouagadougou à travers une conférence de presse au cours de laquelle, elle a évoqué les prestations fournies aux clients par les trois opérateurs de téléphonie mobile et appelé à la suspension des pénalités et redevances de l’ONEA et de la SONABEL.

En tous les cas, mieux vaut tard que jamais et de nombreux chantiers attendent la ligue, notamment, la dénonciation de la mauvaise qualité des produits et services surtout des opérateurs de téléphonie mobile, la lutte contre la cherté des produits, les pratiques «peu recommandables» dans les pharmacies, les systèmes de facturation et de pénalisation de la SONABEL et de l’ONEA, les récentes rumeurs de riz importé et impropre à la consommation animale humaine…

La LCB doit non seulement redorer son blason, mais aussi et surtout s’affirmer comme défenseur des droits des consommateurs. Il reste donc à l’équipe du président Dasmané Traoré d’aller au charbon, pour sortir le Burkinabè, qui peine déjà à joindre les deux bouts, des griffes de «commerçants» sans foi ni loi.

Jean-Marie TOE

Orange Afrique et Moyen Orient: Le DG Alioune Ndiaye chez le président du Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le Directeur général de Orange Afrique et Moyen Orient, Alioune Ndiaye, le mercredi 20 mars 2019 à Kosyam.

Les perspectives de développement au Burkina Faso ont été les principaux échanges lors du tête-à-tête entre le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et le Directeur général (DG) de Orange Afrique et Moyen Orient, Alioune Ndiaye. Ce dernier a été reçu en audience par le président du Faso, le mercredi 20 mars 2019 à Kosyam.

A sa sortie d’audience, Alioune Ndiaye a confié que Orange a pour ambition d’être un opérateur multi-services qui fait du télécom et de la finance mobile comme Orange money. «Aujourd’hui, nous permettons à plusieurs millions de personnes dans les pays où nous sommes présents, d’utiliser Orange money de faire des transferts d’argent, de payer les factures, des impôts, des taxes.

Nous investissons environ 30 milliards F CFA chaque année pour développer en étendant de nouvelles technologies», s’est-il enorgueilli. Et d’ajouter que le réseau est le premier à avoir acquis la licence 4G déployé pour le plus grand bien d’utilisateurs d’internet au Burkina Faso. Le responsable de Orange Afrique et Moyen Orient dit se réjouir de la qualité des relations avec le pays des Hommes intègres.

Relations qu’il qualifie de «gagnant-gagnant» avec une visibilité sur l’environnement fiscal règlementaire, qui permet de développer harmonieusement le secteur des télécommunications. Alioune Ndiaye a reconnu que la qualité de
service fourni à la clientèle n’était pas à la hauteur des attentes des abonnés.
Pour lui, la raison est que sa société a hérité d’un réseau qui était dans un mauvais état. «Et depuis, nous avons investi plus de 75 milliards F CFA pour renouveler ce réseau, le moderniser et amener la 4G…

Nous allons vous délivrer une qualité de service qui sera à la hauteur des attentes de nos clients dans les mois qui viennent», a déclaré M. Ndiaye. Le DG de Orange Afrique et Moyen Orient a confié que sa société a en son sein une fondation d’entreprise appelée Fondation Orange Burkina qui investit dans le domaine du mécénat et la santé où un centre d’hémodialyse d’une valeur de 500 millions F CFA a été construit au Burkina.

Dans la même lancée, il a annoncé que dès ce jeudi 21 mars, interviendra la pose de la première pierre d’un lycée d’excellence scientifique à Bobo-Dioulasso, afin de permettre aux jeunes burkinabè, en particulier aux femmes qui ont la vocation de se former au numérique.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Kundé d’or 2019: Floby, Maï Lingani et Nabalüm nominés

Le commissariat général des Kundé a animé une conférence de presse, le mercredi 20 mars 2019 à Ouagadougou, pour lancer la 19e édition des Kundé qui se tiendra le vendredi 26 avril prochain.

La 19e édition des Kundé, cérémonie de récompense des meilleurs artistes du Burkina Faso, se tiendra, le vendredi 26 avril 2019 au Palais des sports de Ouaga 2000. L’information a été officiellement portée à la connaissance des journalistes au cours d’une conférence de presse de lancement dudit événement, le mercredi 20 mars 2019 à Ouagadougou. Il s’est agi, au cours de cette conférence, de donner la liste des nominés dans les différentes catégories.

Ainsi, en ce qui concerne le Kundé d’or, Floby, Maï Lingani et Nabalüm seront en compétition pour le prestigieux trophée. Selon le commissaire général des Kundé, Salfo Soré alias Jah Press, pour être ‘’kundéable’’ il faut être un artiste ou groupe d’artistes burkinabè auteur d’au moins deux œuvres, dont la dernière doit être sortie et/ou diffusée entre le 1er mars 2018 et le 28 février 2019.

L’œuvre, a-t-il poursuivi, doit être d’une bonne qualité artistique, avoir connu un succès commercial et bénéficié d’une bonne diffusion dans les médias, sur internet et dans des espaces de diffusion (discothèques, maquis…). L’artiste, a-t-il ajouté, doit disposer d’éléments de promotion (clip, press-book, posters, internet…) et faire montre d’une progression artistique et d’une dynamisation dans l’organisation de sa carrière.

Le commissaire à la sélection, Boureima Djiga, a annoncé que 434 œuvres musicales contre 258 l’année dernière ont été répertoriées durant la période indiquée (1er mars 2018 au 28 février 2019) soit 176 de plus et 54 œuvres d’artistes dont 40 hommes et 14 femmes ‘’kundéables’’ contre 28 l’année écoulée soit 26 de plus. Le commissaire général des Kundé s’est réjoui de constater qu’il y a eu une évolution en termes de nombre dans toutes les catégories.

Cela montre, à son avis, que les artistes font des efforts en matière de production. Peut-on s’assurer de la pérennité de la manifestation ? A cette question, Jah Press a soutenu que les conditions sont difficiles et nécessitent un appui franc de l’Etat. Pour ce faire, il a lancé un appel aux autorités et à toutes les bonnes volontés à soutenir les Kundé. Car, selon lui, la cérémonie est arrivée à un niveau où la tenue n’est pas évidente à cause de la conjoncture actuelle.

Kowoma Marc DOH Sylvie SOU
(Stagiaire)

 

Procès du putsch  2015

0

Me Bonkoungou quitte la salle avant la diffusion des éléments sonores.

 

 

Directeur régional de l’UNESCO à propos du système éducatif

0

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=aJ5Sat-jXjw&w=560&h=315]

Invité de la redaction: Dimitri SANGA de l’UNESCO (1ere partie)

0

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=hXy7F0D9KnA&w=560&h=315]

Le livre blanc 2018 en cours de validation

0

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a organisé, le mardi 19 mars 2019 à Ouagadougou, un atelier de validation du livre blanc sur la fonction publique, édition 2018.

La transparence est l’un des principes fondamentaux de la bonne gouvernance dans le service public. C’est du moins la conviction du Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale (MFPTPS) qui a entrepris depuis 2008 la rédaction d’un livre blanc sur la fonction publique, le travail et la protection sociale. Un document qui permet à l’opinion publique d’être informée des actions majeures menées par le ministère au cours des années antérieures. En outre, le livre blanc se veut un outil académique dans la mesure où il traite de thématiques importantes liées à la gestion des ressources humaines dans les secteurs public et privé et à des différentes thématiques du domaine d’intervention du MFPTPS. Et pour l’édition 2018 du livre blanc, un projet de document a été rédigé et soumis à validation au cours d’un atelier, le mardi 19 mars 2018 à Ouagadougou. Selon les explications du Secrétaire général (SG) du ministère en charge de la fonction publique, Souleymane Lengané, le livre blanc 2018 porte principalement sur certaines réalisations phares du ministère et de ses structures rattachées au cours de l’année 2017.

Il s’articule, a-t-il poursuivi, autour de huit chapitres qui traitent, entre autres, de la gestion des litiges dans la fonction publique, des réalisations du programme de modernisation de l’administration publique au titre de l’année 2017, des généralités sur la prévention des risques professionnels et des actions menées en la matière par les structures chargées de la sécurité et de la santé au travail au sein du MFPTPS. «Il évoque également la question des attributions, du fonctionnement, des principales réalisations, des perspectives de l’inspection technique des services du ministère et des modalités d’application des heures supplémentaires au Burkina Faso », a-t-il indiqué. Au regard de l’importance de ce livre pour le ministère en charge de la fonction publique et ses usagers, M. Lengané a traduit sa reconnaissance à l’équipe de rédaction et à tous ceux dont la contribution a été déterminante à l’élaboration de ce document. Il les a, par ailleurs, exhortés à une participation assidue au présent atelier afin de faire de cette édition du livre blanc un véritable instrument de transparence et de communication au profit des usagers du service public.

Nadège YAMEOGO