Procès du putsch: Place au déballage des contenus audiovisuels

L’expert en investigation électronique, Younoussa Sanfo, était hier mardi 19 mars 2019 à la barre du tribunal militaire pour défendre son rapport. Mais à la suite des relevés d’appels téléphoniques que le parquet entend verser au dossier, son audition a été reportée au lundi 25 mars prochain. Dès lors place a été faite à la présentation des pièces à conviction.

Pendant que l’expert en investigation électronique, Younoussa Sanfo dit «Youn», s’évertue à défendre la fiabilité de son rapport, la défense a demandé au tribunal militaire de «relativiser la force probante» des pièces ainsi établies. Pour Me Dieudonné Bonkoungou, il n’y a pas de garantie de probité, d’indépendance et d’impartialité de l’expert Sanfo. Car celui-ci a, au cours des événements et à la demande de Mgr Paul Ouédraogo, contribué, par un SMS envoyé au capitaine Abdoulaye Dao, à l’apaisement de la situation de tension d’alors entre l’ex-RSP et l’autre partie de l’armée. La répartition du travail, à savoir l’extraction des données, d’une part, et l’analyse, d’autre part, par respectivement un expert français et «Youn» au mépris de l’ordonnance judiciaire est aussi, selon Me Bonkoungou une raison de déclarer le rapport peu crédible. Le fait également que M. Sanfo ait refusé, alors que son serment l’y oblige, de dire si la signature de son collègue expert sur le rapport est physique ou électronique a, davantage conforté l’avocat dans sa ligne de défense. En somme, Dieudonné Bonkoungou a trouvé dans la procédure en cours, une volonté de pensée et d’écriture unique des faits. En réponse à ces reproches, le parquet a indiqué que si la défense n’a pas demandé de contre-expertise c’est qu’elle est en phase avec le rapport.

Quand le ministère public a voulu verser des relevés d’appels téléphoniques entre des accusés, afin que les parties les comparent au contenu du travail dirigé par «Youn», Me Mamadou Sombié, conseil des prévenus Zoumbri et Limon, a déclaré que cela signifie que le rapport d’expertise n’est pas bon, en tout cas pour ce qui concerne ses clients. «Si c’était vraiment un rapport d’expertise, il n’épinglerait pas que mes clients. C’est toute la crête de ce pays qui allait tombée. Du reste, les experts devaient être protégés par votre tribunal», a-t-il confié. Et de marteler : «Le document vient à la rescousse du rapport d’expertise». Pour sa part, Me Adrien Nion, conseil de l’accusé Michel Birba, a douté de la légalité de la production desdites pièces à cette étape de la procédure. «C’est à vous qu’il revient, au regard de la configuration des débats, de demander la communication de certaines pièces … Si vous entendez joindre ces relevés au dossier, je demande un report en vue d’en prendre préalablement connaissance, car c’est un document du volume d’un dictionnaire. Je suis surpris que le parquet vienne me les transmettre à l’audience pour qu’on en discute sur-le-champ», a dit Me Nion au tribunal.

«Supplément d’instruction»

Alors que son confrère Sombié n’a attaché aucune importance à ces pièces produites par des compagnies de téléphonie mobile. De son côté, Me Olivier Yelkouni de la défense du général Gilbert Diendéré a vu en ces relevés un «supplément d’information, des actes que le juge d’instruction devrait accomplir». Il a soutenu, en appui à son argumentaire, que «les articles 122 du Code de justice militaire et 25 de la loi n°041-2017 relative à la Chambre criminelle (actes d’instruction, NDLR) ne le permettent pas au parquet. Ils indiquent que si l’instruction semble incomplète ou que des éléments nouveaux se révèlent, le président du tribunal ordonne l’accomplissement des actes d’information complémentaire». L’avocat a, par conséquent, demandé à la juridiction d’écarter lesdits relevés, car ce n’est pas le tribunal qui les a demandés. La partie civile n’a pas été du même avis. Par la voix de Me Guy Hervé Kam, elle a fait savoir qu’aucun texte n’interdit au parquet de produire des pièces jusqu’à la clôture des débats.

En l’absence des conseils de certains accusés concernés par les relevés d’appels téléphoniques, le tribunal a reporté le débat sur ces pièces au lundi 25 mars prochain pour passer à une autre étape du jugement ; celle des pièces à conviction. Le parquet a présenté quatre scellés au tribunal. Le premier lot est constitué d’une statuette représentant une femme, d’un fer à repasser et d’une mallette noire, saisis entre les mains de Ousséni Fayçal Nanema. Le matériel a été présenté comme provenant du domicile de feu Salifou Diallo et le PV de constatation de scellé est daté du 28 septembre 2015. Le mis en cause a tenu à préciser que le scellé a transité d’abord par le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, saisi en premier lieu par le concerné. Il a toutefois reconnu avoir été en possession des objets scellés, mais a précisé qu’il les a achetés au rond-point des Martyrs, ignorant leur origine frauduleuse. Le deuxième scellé est constitué d’une enveloppe kaki contenant «une déclaration du CPND», sans date, «un plan urgent et immédiat», non daté non plus, «un programme d’activités du CND de la journée du 17 septembre 2015», «une proposition de sortie de crise du 19 septembre 2015», «une lettre du président de la Transition du 18 septembre 2015» et cinq communiqués manuscrits du CND, saisis entre les mains du colonel Abdoul-Karim Traoré.

Place aux écoutes

L’accusé a déclaré qu’il voyait la lettre du président de la Transition pour la première fois à cette audience. La déclaration du CPND lui aurait également été présentée à la gendarmerie. Le colonel a cependant admis: «j’ai collecté beaucoup de documents, tout ce que je vois, je prends». Il a avoué détenir même des tracts de l’époque révolutionnaire et bien d’autres documents pouvant servir à écrire l’histoire du Burkina. Puis, c’est Diendéré qui a été cité comme propriétaire de la pièce enregistrée dans le scellé n°3, «un ordinateur portable HP noir contenant la déclaration CPND en date du 16 septembre 2015». Le général déclarera qu’il n’est pas sûr de reconnaître l’ordinateur. Ses avocats (Me Olivier Yelkouni, Me Mathieu Somé et Me Latif Dabo) se relayeront pour relever que le PV d’enquête décrit plutôt un ordinateur «HP Elite Book» tandis que celui de l’expert parle d’un «ordinateur HP».

Ils ont aussi constaté des différences entre le scellé du parquet et les PV de gendarmerie. «Un ordinateur HP est différent d’un ordinateur HP Elite Book», a martelé Me Dabo Latif qui s’est vu rétorquer par le parquet que la spécification «Elite Book» ne fait pas moins de l’appareil, un «ordinateur HP». Invité à vérifier l’appareil de plus près, «Golf» déclarera : «j’ai l’appareil dans mes mains, je l’ai sous les yeux, mais je ne peux pas le reconnaître», provoquant des rires dans la salle d’audience. Le quatrième et dernier scellé est une enveloppe contenant deux clés USB sur lesquelles sont enregistrés des conversations téléphoniques audio et texto de six personnalités ainsi que des fichiers vidéo. Alors que la défense du général Djibrill Bassolé, notamment, Me Dieudonné Bonkoungou soulevait encore la question de l’origine des écoutes, le tribunal a prévu de commencer le déballage de ces contenus audiovisuels à l’audience de ce mercredi 20 mars.

Jean Philibert SOME
& Fabé Mamadou
OUATTARA

Appui à la politique sectorielle eau et assainissement

La commune rurale de Komsilga a abrité le lancement officiel des subventions relatives aux activités d’assainissement en milieu rural et à la promotion de l’approche fondée sur les droits humains, le mardi 19 mars 2019. Cette activité entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’appui à la politique sectorielle eau et assainissement.

Les ONGs Eau vive, WaterAid et Welt Hunger Hilfer (WHH) ont bénéficié d’une subvention de l’Union européenne (UE) entrant dans le cadre du Programme d’appui à la politique sectorielle eau et assainissement (PAPS-EA). La subvention vise à apporter un appui aux cinq agences de l’eau du Burkina Faso pour l’opérationnalisation de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et à promouvoir l’approche fondée sur les droits humains. 45 communes rurales des régions du Centre, du Centre-Ouest, du Centre-Sud et du Centre-Est sont concernées par le programme. Le lancement officiel des subventions dédiées aux activités d’assainissement a eu lieu, le mardi 19 mars 2019, dans la commune rurale de Komsilga. Selon le représentant de l’UE, Briac Deffobis, le programme est axé sur trois projets.

Il s’agit du projet de promotion des mécanismes innovants et durables pour un accès universel à l’assainissement dans onze communes rurales de la région du Centre et du Centre-Sud ; du projet d’assainissement durable et inclusif dans 24 communes rurales de la région du Centre-Est et du projet d’accélération de l’accès universel et durable à l’assainissement dans dix communes rurales du Centre-Ouest. «L’exécution des trois projets qui a commencé en décembre 2018 se poursuivra jusqu’en 2022 avec un budget cumulé de 4,46 milliards F CFA», a-t-il ajouté. Pour le représentant des ONGs, Yongo Nignan, par ailleurs secrétaire général de l’Eau vive, le problème d’accès aux services sociaux de base dont celui à un ouvrage adéquat d’assainissement constitue un véritable challenge à relever dans un pays pauvre comme le Burkina Faso dont les priorités sont plus urgentes les unes que les autres.

0,8% du taux d’accès à l’assainissement

A l’en croire en 2010, le taux d’accès à l’assainissement qui était de 0,8% en milieu rural est passé à 13,4% en 2016. Ce qui est, à son avis, un progrès significatif même si la cible, Objectif du millénaire pour le développement (OMD), fixée à 55% par le pays n’a pas été atteinte. «Cette situation montre que la tâche est énorme et il convient de s’armer de persévérance et de moyens additionnels pour arriver à bout de l’insuffisance d’assainissement dans nos communes rurales », a interpellé Yongo Nignan. Il a réaffirmé l’engagement des trois consortiums d’ONGs à tout mettre en œuvre pour la réussite des trois projets dans les communes rurales du pays.

Et le maire de la commune rurale de Komsilga, Issouf Nikièma, d’insister que l’eau potable et l’assainissement sont reconnus comme un droit humain, essentiel au plein épanouissement et à la santé de tout homme. Dans son intervention, le Secrétaire général (SG), Alassoun Sori du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, représentant son ministre, a rappelé que le sous-secteur eau et assainissement est une priorité pour le gouvernement burkinabè et de ce fait, occupe une place de choix dans le Programme national de développement économique et social (PNDES). Dans le même ordre d’idées, le SG a poursuivi que le pays des Hommes intègres s’est doté d’une Stratégie nationale de l’eau (SNE) qui s’est concrétisée à travers cinq programmes parmi lesquels le Programme national d’assainissement des eaux usées et excréta (PN-EUE). «Il se conforme à la vision globale de SNE selon laquelle en 2030, la ressource en eau du pays est connue et gérée efficacement pour réaliser le droit d’accès universel à l’eau et à l’assainissement, afin de contribuer au développement durable», a détaillé Alassoun Sori. Il a invité les populations bénéficiaires des communes rurales couvertes par ces projets à promouvoir des valeurs de solidarité, de dialogue et d’écoute dans la mise en œuvre des différentes actions.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO

Handball/championnat de la Ligue du Centre

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La première journée du championnat de la Ligue du Centre de handball s’est jouée le dimanche 17 mars 2018 au Palais des sports de Ouaga 2000. L’AS-Douanes a été surprise par l’AS-SONABEL chez les seniors messieurs, tandisqu’en seniors dames, l’ASFA-Y est venue difficilement à bout de la LONAB HC.

C’est timidement que le championnat de la Ligue du Centre de handball a débuté dimanche dernier, les automatismes n’étant pas encore bien huilés. La première rencontre a opposé en seniors dames, l’AS-SONABHY à l’AS-Douanes. Les Douanières n’ont pas connu de difficultés majeures pour arracher leur première victoire. Elles se sont imposées par le score de 27 à 21. A la pause, Alima Ouédraogo et ses camarades de l’AS-Douanes menaient par la marque de 13 à 10. L’autre match des dames a mis aux prises l’ASFA-Y à la LONAB HC. C’était un match serré au départ, et en fin de première période, la LONAB HC s’est déchaînée. A la mi-temps, l’équipe de la Nationale des jeux avait pris un avantage au score avec 14 buts contre 12. La sortie de Zalissa Kiemdé pour cause de blessure au genou a donné un coup à la LONAB HC. Et l’ASFA-Y menée par Mariam Simporé, Honorine Noudofini a pris l’ascendance en fin de match. Les “ Jaune et vert’’ ont eu difficilement le gain de la rencontre par le score de 27 à 26.
Chez les seniors messieurs, l’AS-SONABEL a été brillante face à l’AS-Douanes. Les poulains d’Adama Lingani avaient la rage de bien démarrer le championnat, en témoignent les attaques réussies dans l’ensemble. Et c’est sur le score de 18 à 15 que les Electriciens ont arraché la victoire. A la pause, ils étaient menés par 8 à 7. L’AS-Police a eu du mal à entrer dans le duel qui l’a opposé à l’AS-SONABHY. Et pourtant, Jean-Noël Kambou et les siens avaient pris une avance sérieuse à la pause avec 14 buts inscrits contre 11. En seconde période, les jeunes Pétroliers sont revenus avec de bonnes intentions et surtout beaucoup de réussite en attaque. Mais pendant les derniers instants de la partie, ils ont relâché ; ce qui a permis aux Policiers de remporter le match par 24 à 23.
La deuxième journée est prévue pour le 24 mars 2019 toujours au Palais des sports de Ouaga 2000 avec 7 matchs. Les juniors feront leur rentrée, et le premier match débute à 10h.

Fernand KOUDA

Jeux mondiaux d’Abu Dhabi 2019

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Les Etalons spéciaux ont bien entamé les Jeux mondiaux de 2019 qui se tiennent à Abu Dhabi et à Dubaï en engrangeant leurs premières médailles. Un signe que la moisson sera bonne.

Au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux mondiaux à Abu Dhabi, les Etalons spéciaux ont entamé les différentes compétitions en football, basket-ball, judo, cyclisme, boccé, haltérophilie, natation et athlétisme. Dès le samedi 16 mars dernier, les judokas ont donné le ton en engrangeant trois médailles dont une en or, autant en argent et une de bronze. Cela, grâce respectivement à Apouè Koubassaré, Gnagné Bimata et Daryl Sawadogo. Les deux autres médailles (en argent) ont été obtenues par Florentin Kyélem et Xavier Loada dans l’épreuve du 15 km road. Les cyclistes auraient pu accrocher d’autres médailles lors de la course contre la montre s’ils n’avaient pas connu des pannes mécaniques. Les footballeurs, eux, occupent pour le moment la 3e place sur cinq après avoir enregistré une victoire sur trois. Ils ont battu la République Tchèque 10 à 2 et croiseront le Japon.

Les basketteurs, à l’issue du divisionning, sont manifestement tombés dans un niveau supérieur avec une différence au niveau des âges. Ils ont concédé deux défaites et obtenu une victoire. Ils sont tombés face à la Macédoine 19-24 lors de leur dernière rencontre. Une réclamation a d’ailleurs été formulée par la partie burkinabè à la commission technique pour ces difficultés. Lundi, ce fut le tour des haltérophiles burkinabè d’entrer dans la compétition. Ils ont fait le carton plein avec deux athlètes. Il s’agit de Kadiatou Diarra et d’Abdoul Fadir Ouédraogo. La première a concouru dans plusieurs épreuves du poids et a remporté trois médailles (or, argent et bronze). Son compatriote Abdoul Fadir s’est emparé de deux médailles d’argent.
L’athlétisme qui se déroule à Dubaï Police stadium, a permis aux Etalons de réaliser quelques exploits. Dans leurs divisions respectives aux 100m, Jeannine Coulibaly a accroché la médaille de bronze, tandis que Rose Marie Sawadogo a raté de justesse l’or. Elle s’est contentée de l’argent.
Si les résultats sont satisfaisants en athlétisme à Dubaï, nos nageurs ont connu des difficultés. Fadilatou Tapsoba a été disqualifiée pour avoir réalisé un temps bien au-dessus de ses performances initiales. Idem pour Alioune Badara Seye pour des raisons peu compréhensibles. Les dirigeants comptent interpeller la commission technique de la natation à cet effet. Au niveau du Bocce, les deux représentants n’ont pas obtenu de médailles, mais ont évolué techniquement au fil des rencontres. Au moment où nous mettions sous presse, sept autres médailles (2 en or, 4 en argent et une en bronze) ont été raflés par les Etalons spéciaux. Avec déjà dix-neuf médailles en attendant l’athlétisme et le basket-ball, le Burkina Faso bat son record en nombre de médailles qui était de treize en 2015.

Yves OUEDRAOGO

Forum Afrique développement

Lors du forum international Afrique développement, organisé les 14 et 15 mars 2019 à Casablanca au Maroc par le groupe bancaire Attijariwafa bank, la délégation burkinabè conduite par le ministre Harouna Kaboré a mis en avant auprès des investisseurs les opportunités d’affaires notamment dans l’agroalimentaire, les énergies vertes dans le pays.

Placé sous le thème : “Quand l’Est regarde l’Ouest”, la sixième édition du Forum international Afrique développement a été une véritable plateforme d’échanges sur les moyens d’accélérer l’intégration économique des régions africaines entre les opérateurs économiques et les décideurs. L’un d’eux, le président de la Sierra Leone Julius Maada Bio, invité d’honneur du forum, comme ce fut le cas en 2017 avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a appelé les pays présents à faire chacun de leur environnement des cadres propices à l’épanouissement des entreprises.

Dans cette foire aux projets, le Burkina a présenté ses atouts. “ Nous sommes venus promouvoir la destination Burkina Faso auprès des investisseurs. Notre délégation a noué des relations pour créer des partenariats pour la transformation industrielle du Burkina. Nous devons maintenant œuvrer à ce que ces relations soient basées sur le transfert de technologies pour nos PME”, a déclaré le ministre du Commerce du Burkina, Harouna Kaboré. Alors que la réforme du secteur permet désormais la production indépendante d’énergie, le ministre Kaboré a affirmé que c’est une niche pour de potentiels investisseurs. C’est le cas également pour les projets de création de zones franches, de parcs industriels de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.
Cette édition qui a réuni plus de 2000 participants et généré plus de 5000 rencontres d’affaires, a surtout réfléchi aux enjeux de l’intégration régionale et croissance du continent. À l’initiative de son actionnaire de référence, le fonds d’investissement panafricain Al Mada, et fort d’une stratégie intra-africaine d’envergure, le groupe Attijariwafa bank se met ainsi à l’avant-garde du développement du continent alors que l’Union africaine tente de rendre opérationnel son projet de Zone de libre-échange continentale. Sous un ton quasi unanime, les acteurs ont reconnu l’urgence de concrétiser l’intégration régionale pour permettre au Continent de tirer profit de son potentiel de croissance même si au-delà des disparités, l’Ouest sous l’égide de la CEDEAO et de l’UEMOA semble un modèle d’intégration plus ou moins abouti. “Le thème de la coalition des acteurs devient indispensable. Quand on crée un emploi salarié au Maroc, on fait vivre dix personnes. C’est une bonne chose de faire émerger ce nouveau contrat. Le Kenya, on le regarde à l’ouest pour ses accomplissements en matière de numérisation, d’énergies. Il y a aujourd’hui une intégration suffisante de nos entreprises pour qu’on puisse s’inspirer des bonnes pratiques”, décrypte l’ancien Premier ministre béninois, Lionel Zinsou.

EBOMAF s’adjuge le 2e prix de la coopération Sud-Sud

Plusieurs pays étaient en vedette au marché des investissements. Parmi eux, le Rwanda, le Kenya, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore le Togo qui vient de lancer son plan national de développement d’un coût de 4 622 milliards francs CFA, le marché des investissements et bien sûr la Sierra Leone ont exposé leurs offres d’affaires.
Ces rencontres sont organisées par le Club Afrique développement du groupe Attijariwafa bank sous l’égide de son actionnaire de référence le fonds d’investissement panafricain Al Mada. «L’audace était au rendez-vous ; nous avons franchi le cap des 5000 rencontres d’affaires dont 42 % dans l’agroalimentaire, 26 % pour le bâtiments et les travaux publics».
Le trophée de la coopération Sud-Sud a été décerné cette année par les organisateurs à l’Égyptien Elsewedy Electric.  Leader des BTP présent au Burkina, au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, le groupe Ebomaf de l’entrepreneur burkinabè Mahamadou Bonkoungou a reçu le deuxième prix pour son rôle dans la construction en Afrique de l’Ouest.
Depuis sa création en 2010, le FIAD a rassemblé plus de 7 500 opérateurs de 36 pays et généré plus de 17 000 rendez-vous d’affaires et suscitant d’édition en édition, davantage d’impact à travers des intérêts concrétisés d’opérateurs économiques du continent et de ses partenaires.

Kouza KIENOU

Société de transport en commun Le ministère de tutelle encourage le personnel

Une délégation du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière conduite par le Secrétaire général, Zakaria Soré, a rendu visite à la Société de transport en commun (SOTRACO), le 19 mars 2019, à Ouagadougou.

S’enquérir des conditions de travail du personnel de la Société de transport en commun (SOTRACO), recueillir leurs doléances et apporter des éléments de réponses à certaines préoccupations. C’est le but de la visite de la délégation du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière dans les locaux de la société, sise au quartier Somgandé de Ouagadougou, le 19 mars 2019.

Conduite par le Secrétaire général, et composée des directeurs des ressources humaines, de l’administration et des finances, des marchés publics et un technicien, la délégation a échangé plus de trois heures d’horloge avec le personnel. Des échanges qui ont permis de présenter la société, ses acquis, ses difficultés et aussi sa vision pour une meilleure planification de la politique de mobilité urbaine dans les grandes villes du Burina Faso. Créée le 24 juillet 2003, la SOTRACO a commencé ses activités le 7 novembre 2003 dans la capitale avant de les étendre à Bobo-Dioulasso, le 14 juin 2018 et à Koudougou, le 20 septembre de la même année. Le directeur général de la SOTRACO, Pascal Tenkodogo a énuméré un certain nombre d’acquis engrangés.
Il s’agit de la mise en exploitation du dépôt de Balkuy, l’ouverture des lignes de Zagtouli, Kamboinsin et de Koubri, le déploiement en cours d’une solution de billetterie qui permettra la vente et la validation électronique des titres de transport. Outre le déploiement en cours d’un système de gestion de la maintenance par ordinateur, le directeur général de la SOTRACO a fait comprendre que des études sont en cours pour la mise en œuvre effective des cellules de réseau de bus de Ouahigouya, Fada N’Gourma et Dédougou. L’idée, selon lui, est de rapprocher davantage le bus de la clientèle. Pour le directeur technique de la SOTRACO, Laciné Bonkoungou, se déplacer avec le bus a plus d’avantages. Il a cité notamment le coût du ticket qui est à la portée du Burkinabè moyen, la sécurisation des usagers, la faible pollution et la possibilité de plus économiser.

« Une équipe qui a une vision… »

Présentant la SOTRACO, M. Bonkoungou a dit qu’elle compte actuellement 128 bus exploitables sur l’ensemble des trois réseaux que sont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou. A propos du réseau de la capitale d’une longueur de 160 km, le directeur technique a souligné qu’il comporte 13 lignes ordinaires dont 12 fonctionnelles. A cela s’ajoute trois lignes ‘’spéciales étudiants’’. Le réseau de Bobo-Dioulasso, long de 89 km, est doté de 10 lignes ordinaires et de deux lignes ‘’spéciales étudiants’’. Pour le réseau de bus de Koudougou, long de 39 Km, il est doté de sept lignes ordinaires dont six fonctionnelles et de deux lignes intercommunales reliant Réo, Sabou et bientôt Ramongo et Ténado, foi de Laciné Bonkoungou.

En dépit de toutes ces avancées, le directeur général de la SOTRACO, Pascal Tenkodogo a évoqué certaines difficultés. Il s’agit du manque de sites appropriés pour les terminus centraux et périphériques, l’occupation anarchique des arrêts et terminus par des vendeurs, des transporteurs, des véhicules particuliers, etc. M. Tenkodogo a, par ailleurs, parlé des besoins d’investissements complémentaires dans le cadre du projet bus, notamment des magasins, des voies d’accès, d’eau et d’électricité sur les sites de Bobo-Dioulasso et de Koudougou et de clôtures sur les différents sites. En réponse à toutes ces préoccupations, le secrétaire général du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Zakaria Soré a privilégié la voie du dialogue. « Le ministre attache du prix au dialogue. C’est pourquoi nous sommes venus encourager la SOTRACO. Et nous avons vu une équipe qui a une vision, déterminée à promouvoir et à moderniser la mobilité urbaine. Nous allons travailler ensemble afin de relever les défis », a-t-il dit. M. Soré a rappelé que l’année 2019 est dédiée à la mobilité urbaine et le fer de lance de cette mobilité urbaine est la SOTRACO. D’où l’intérêt de travailler à résorber les contraintes de cette société afin qu’elle accomplisse convenablement ses missions.

Gaspard BAYALA

Musique Maïchou, le chantre du “Kôkô Dooda”

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Dans son premier single baptisé “Kôkô Dooda”, la chanteuse burkinabè, Viviane Ilboudo alias Maïchou, rend hommage à l’emblématique tissu traditionnel originaire de l’Ouest du Burkina Faso.

La jeune artiste musicienne Maïchou, Viviane Ilboudo à l’état civil, a été piquée par le virus de la musique dès son plus jeune âge. “J’ai grandi auprès d’un oncle artiste musicien. Il répétait régulièrement à domicile. Peu à peu, je me suis mise à fredonner ses chansons. Quand il s’est aperçu que je maîtrisais son répertoire, il n’a pas hésité à m’associer pour la répétition des chœurs”, confie-t-elle, toute souriante. En présence de ce talent naissant, d’autres formations artistiques font appel à la petite Viviane pour leurs chœurs. Au fil des ans, elle peaufine son art. Férue de musique, elle vient de mettre sur le marché discographique un single de belle facture intitulé “Kôkô Dooda”, du nom du célèbre tissu traditionnel issu de l’Ouest du Burkina Faso. A l’instar du Faso danfani, Maïchou ambitionne de redonner à ce pagne emblématique tout son lustre. “Ce tissu était autrefois utilisé uniquement par les personnes pauvres. Il était donc négligé, minimisé pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, le Kôkô Dooda renaît de ses cendres grâce à l’action d’un certain nombre d’acteurs. J’ai donc décidé de jouer ma partition dans la promotion d’un pan de notre culture”, explique Maïchou, de sa voix suave, et envoûtante. C’est également, souligne-t-elle, un hommage au styliste Sébastien Bazemo alias Bazem’sé qui a réussi à donner une autre vie à ce pagne à travers ses différentes collections. Que ce soit le Faso danfani ou le Kôkô Dooda, estime-t-elle nous devons saisir toute occasion pour valoriser notre culture. Car, un pays sans culture n’a pas de valeur. Autoproduction, “Kôkô Dooda” séduit dès les premières semaines de sa sortie les mélomanes burkinabè. Le titre est joué en boucle dans les stations radios de la place. L’opus reçoit un accueil chaleureux. Le public est conquis. “J’ai reçu des appels téléphoniques de Bobo-Dioulasso, de Banfora et de certaines localités du Burkina. Des messages d’encouragements fusaient de partout. C’est également le cas, lorsque je suis invitée pour jouer. Les gens me confiaient avoir écouté à plusieurs reprises cette chanson, mais n’en connaissaient pas l’auteur”, témoigne-t-elle. Un début d’aventure enchanteur, mais “inachevé”, selon l’intéressée. “Le single n’était pas accompagné d’un clip vidéo. Il est aujourd’hui disponible. Et je crois que nous allons à nouveau promouvoir Kôkô Dooda”, soutient-elle, l’air déterminé à se faire une place dans le milieu du showbiz burkinabè, en dépit de l’absence de producteurs. Maïchou rêve de sortir un album, mais veut néanmoins s’en donner les moyens, et surtout “laisser le temps au temps”.
A son avis, les mélomanes, de nos jours, ne disposent pas de temps “suffisant” pour savourer tous les titres d’un album. Elle entend donc passer progressivement du single à l’album en passant par le maxi single. Quand je serai suffisamment connue des mélomanes, affirme-t-elle toute confiante, je réaliserai un album complet avec l’ensemble de mes singles.

Aubin W. NANA

Cinéma « Je ne suis pas une poupée », projeté à Kaya

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L’Association jeunesse sans frontière (A.J.S.F.) a projeté, le vendredi 8 mars 2019, au foyer St-joseph de Koupéla, le court métrage «Je ne suis pas une poupée».

Après son premier film «Carapace» tourné à Lilougou dans la province du Kourittenga en 2015, l’Association jeunesse sans frontière (A.J.S.F.) de Koupéla revient, cette année 2019, avec un nouveau film intitulé « Je ne suis pas une poupée». C’est le foyer des élèves St-Joseph de Koupéla qui a vibré au rythme du lancement officiel de ce court métrage, dans la soirée du vendredi 8 mars 2019. « Je ne suis pas une poupée » relate l’histoire de Talato, une femme d’une vingtaine d’années accusée d’avoir tué son mari dans des conditions mystérieuses. La famille du défunt mari, après une tentative de la faire emprisonner, se ravise, faute de preuves concrètes. Après tractations et intimidations, Talato décide elle-même de quitter la maison. Elle abandonne le commerce de son mari et, emmène avec elle leur unique fille de huit ans. Après d’âpres négociations en vue de permettre à sa fille Rita de poursuivre son cursus scolaire, elle sera finalement rejetée. Alors, prenant son courage à deux mains, elle se rend dans son village natal. Mais, elle doit à nouveau y faire face à des difficultés, car ayant été répudiée auparavant pour avoir refusé le mari que lui avait destiné sa famille. Dépouillée de tous ses biens, elle décide de prendre son destin en main…Selon le réalisateur François Kaboré, l’objectif principal est de dénoncer les pratiques rétrogrades qui freinent le développement de la femme dans nos sociétés. «La femme est la mère de l’humanité. Malheureusement, elle est, de nos jours, accablée de toutes sortes de maux. Notre objectif à travers cette production est de tirer la sonnette d’alarme à propos du sort de la femme», a laissé entendre M. Kaboré. Le parrain de la cérémonie, Me Alexandre Sandwidi a salué l’initiative du cinéaste. Il a, par ailleurs, exhorté les femmes à se battre afin de ne pas tomber dans la même situation que Talato. «Ce film nous interpelle tous. Car, la femme ne doit plus être marginalisée ou sous-employée. Nous devons avoir le courage de reconnaître qu’aucun développement n’est possible sans la femme», a-t-il soutenu. Le court métrage «Je ne suis pas une poupée» a été tourné en août 2018 dans les artères de la commune de Koupéla en deux semaines et a mobilisé près de 60 comédiens et une dizaine de techniciens.

Amédée W. SILGA

L’énigme Soro

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Le climat se détériore de jour en jour entre l’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, et le pouvoir en place. Le divorce est quasiment consommé. C’est le moins que l’on puisse dire au regard du déroulement des évènements depuis la démission du patron de l’hémicycle, le 8 février dernier. Un départ qui, selon lui, s’explique par ses désaccords avec le président de la république, Alassane Ouattara, sur certaines décisions politiques, en l’occurrence la création du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Il a, en effet, refusé d’y adhérer, car se disant convaincu que cette structure fera long feu, au vu des éléments qui la composent. Guillaume Soro l’a affirmé à qui veut l’entendre, lors de rencontres avec ses proches et relayé par certains médias et les réseaux sociaux.

Cependant, pour certains observateurs, le fait que celui-ci n’ait pas la mine de quelqu’un qui a été « contraint » au départ, est quelque peu intrigant. Bien au contraire, il semble heureux de partir de cette fonction honorable pleine d’avantages. Et c’est ce qui convainc que l’ex-président de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) croit dur à ses projets politiques. De toute vraisemblance, l’enfant de Kofiplé a vraiment abandonné le tabouret pour viser le fauteuil, comme il l’a lui-même signifié au moment de sa démission. Pour le moment, il n’a pas dévoilé ses intentions pour la présidentielle de 2020, mais cela n’est plus qu’un secret de polichinelle. Il est assez clair que G.K.S., comme le surnomment ses intimes, se donne le temps de bien se préparer avant de «déclarer la guerre». Et c’est dans ce sens, que pourraient s’inscrire ses sorties à l’allure de précampagne depuis qu’il a abandonné le perchoir. Mais le pouvoir en place le sait aussi très bien et met les bouchées doubles pour fragiliser un adversaire de taille qui pourrait lui perturber le sommeil dans les semaines ou mois à venir.

Chose normale, car ça y va du jeu politique où l’on fait feu de tout bois pour parvenir à ses fins. D’ailleurs, le camp Soro, sans pour autant en avoir des preuves établies, attribue déjà des manœuvres déstabilisatrices au camp présidentiel. Il évoque, entre autres, l’interpellation du député Alain Lobognon accusé d’avoir «divulgué de fausses nouvelles» dans un tweet et qui a été condamné à un mois de prison ferme et 300 000 F CFA d’amende, le 29 janvier 2019. A cela, les «soroïstes» ajoutent la dissolution, le 13 mars, du cabinet du président de l’Assemblée nationale, mis en place par leur mentor, par le nouveau patron Amadou Soumahoro. En sus, l’ex-chef de protocole de Guillaume Soro, Koné Kamaraté Souleymane, alias Soul To Soul, vient de recevoir une convocation du ministère ivoirien des Affaires étrangères dont le motif n’a pas été rendu public. Mais pour certains, il devrait se voir confier de nouvelles responsabilités au sein dudit ministère. Ce ne sont que des interprétations, parce que les dirigeants actuels se défendent, en affirmant qu’il s’agit d’actions dont le seul but est la bonne marche de la nation.
Au vu de ces éléments, ils devraient être nombreux les Ivoiriens qui redoutent un climat politique assez tendu à l’approche du scrutin. Ce qui n’est pas souhaitable pour le pays qui n’a pas encore fini de panser les plaies de la crise post-électorale de 2010.

Daniel ZONGO

Les échéances électorales de 2020 en préparation

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé, les 14 et 15 mars 2019 à Koudougou, une session de formation au profit des cadres de son institution. Cette formation avait trait à l’élaboration des différents instruments de programmation des activités de la CENI.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) répond aux exigences des textes règlementaires de l’administration publique burkinabè. En effet, pour élaborer les différents instruments de programmation de ses activités, les directeurs et chefs de services de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se sont « retranchés » à Koudougou, les 14 et 15 mars 2019. Pour la Secrétaire générale (SG) de la CENI, Esther Somé, la rencontre de Koudougou, dont les travaux ont été ouverts par le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, s’inscrit dans le cadre d’un texte réglementaire qui oblige les administrations à élaborer des instruments de programmation de leurs activités.

Il s’agit du programme d’activités de la structure et l’évaluation de ce programme contenu dans le rapport d’activités. Et selon la SG de la CENI, l’ensemble de ces activités ou instruments sont vus comme une boussole de la Commission pour éviter à l’institution de naviguer à vue. « En somme, l’élaboration du programme d’activités permet de prévoir ce qu’on va faire durant l’année et également le rapport d’activités qui est une évaluation du programme d’activités permet de voir ce qu’on a pu réaliser par rapport aux attentes et aux objectifs qu’on s’était fixés au départ », a précisé Mme Somé. Mieux, elle permet de voir les réalisations et sert de base pour évaluer les différents responsables des structures et les agents, a-t-elle poursuivi.

La formation de Koudougou constitue donc une occasion, a renchéri la SG, pour doter l’ensemble des cadres de la CENI, des instruments nécessaire pour évaluer de façon « objective » l’ensemble des activités menées au sein de la structure et donner des notes « assez objectives » en vue de l’avancement des agents de la commission. Se prononçant sur le fonctionnement de sa structure, la secrétaire générale soutient que quand on parle de la CENI, on voit directement les élections. « Pourtant, avant d’en arriver à ces élections, il y a un travail minutieux qui doit être fait.

Selon le cycle électoral dit-elle, une fois qu’on finit une échéance électorale, il faut déjà préparer l’échéance électorale qui suit. Ce qui veut dire que l’activité elle-même, d’organisation des élections est une activité permanente parce qu’en année pré-électorale, la CENI a l’obligation de mettre en place un certain nombre d’activités pour parvenir à la date des élections à bon port », a-t-elle précisé. Toute chose qui laisse entrevoir que l’ensemble des activités électorales ne sont pas forcément les mêmes qui vont être exécutées en année pré-électorale ou post-électorale. Pour Mme Somé, le programme d’activités de 2019 va prendre en compte les activités à venir, notamment les élections de 2020. Aussi, chaque direction a élaboré un projet de programme d’activités que les participants vont examiner en tête, l’objectif 2020.

François KABORE
Henriette OUEDRAOGO
(stagiaire)