Journée mondiale de la radio : le message du ministre Remis Dandjinou

Ce jour, 13 février 2019, la communauté internationale célèbre, en communion avec l’UNESCO, la huitième (8ème) journée  mondiale de la radio sous le thème « Dialogue, tolérance et paix ». Je me félicite de la reconnaissance faite à la radio par cette commémoration instituée par l’instance onusienne depuis le 3 novembre 2011, à la faveur de sa 36e conférence, pour marquer dans les esprits le potentiel immense de cette technologie.

Je saisis cette occasion pour saluer, féliciter et encourager les acteurs qui animent les 152 stations de radio réparties sur l’ensemble du territoire burkinabè. C’est le lieu aussi pour moi de saluer tous les auditeurs et surtout les clubs des auditeurs qui constituent les forces de développement de ces structures, les galvanisant dans leur mission d’information, de sensibilisation et de transformation de notre environnement socioéconomique.

Le Burkina Faso a adopté la radio, en octobre 1959, comme instrument de diffusion culturelle à destination des populations. Aujourd’hui, plus que jamais, nous travaillons à la développer, à la rendre performante pour qu’elle joue pleinement son rôle de vecteur favori du sentiment national et unitaire.

Au moment où nous commémorons cette 8ème journée, le Burkina Faso est secoué par les menaces et les affres persistantes du terrorisme. Notre pays est traversé par des conflits inter communautaires, mettant à rude épreuve la stabilité du Burkina et le vivre ensemble légendaire des burkinabè.

Plutôt que d’annihiler l’hospitalité, le courage et la bravoure légendaires des burkinabè et leur fort potentiel de résilience, les discours véhiculés par la radio doivent galvaniser les acteurs sur les théâtres des opérations, restaurer l’autorité de la force publique que les terroristes œuvrent à saper, forger une psychologie à toute épreuve des populations en général et des plus exposées en particulier, exhumer les valeurs, les exploits guerriers d’antan, enfouis dans les tombeaux de nos ancêtres et redorer l’image du Burkina à travers nos contrées et dans le monde.

Chers confrères,
Chers auditeurs,

La radio est appelée à jouer son rôle de rassembleur des communautés, afin de promouvoir un dialogue constructif en faveur de la paix, la cohésion sociale et partant, du développement. Ce média, en raison de sa portée étendue et de sa vitesse de transmission, de la richesse et de la composition de son auditoire, est le moyen idéal pour œuvrer à apaiser, à réconforter nos populations, pour contrer l’extrémisme violent et les conflits, en particulier dans des zones sensibles et potentiellement exposées à cette réalité.

J’appelle de tous mes vœux l’adoption de démarches lénifiantes, la promotion d’interventions des plus positives dans les émissions radiophoniques et interactives afin qu’elles soient des plates-formes de dialogue et de débat démocratique sur des questions qui préoccupent le plus les burkinabè.

Loin de moi l’idée de dépouiller ces interventions de leur sens critique, de leur caractère interpellateur de l’acteur et de l’autorité publics, car cet aspect est vital pour notre démocratie et pour la promotion de la gouvernance vertueuse.
Mais, mon souhait le plus ardent est que les propos et les interventions, lors des émissions radiodiffusées, tendent à répandre la tolérance et à aider à surmonter les différences, afin de fédérer les communautés autour d’objectifs et de causes communes.

La force de la radio, ne l’oublions pas, permet d’agir sur la formation des opinions et les changements de comportements. Chaque intervenant devrait s’en approprier et en faire un outil de promotion de la liberté d’expression, de la liberté de presse, du renforcement de la démocratie et du vivre ensemble.

Des études menées sur la période 2010-2015 ont prouvé la proximité de la radio avec les ménages et les citoyens. Elles ont révélé, je le rappelle, que 68% des ménages, au Burkina Faso, disposent d’au moins un poste radio et que 67% des populations écoutent, au moins une fois par semaine, la radio. Les populations citent majoritairement la radio comme leur première source d’information et de sensibilisation.

Cette huitième édition, placée sous le thème « Dialogue, tolérance et paix », cadre parfaitement avec le contexte national et m’offre l’opportunité de louer le travail abattu par l’ensemble des personnels des stations de radio publiques et privées au Burkina Faso, des institutions de régulation et des structures d’autorégulation, des organisations professionnelles des médias, des auditeurs, dans toutes leurs composantes et de souligner leur contribution extraordinaire à la gestion de la situation difficile que traverse le Burkina. Je leur souhaite paix, santé et sécurité dans leurs missions.

Mon département, avec l’accompagnement des ministères en charge de de la Défense nationale et de la sécurité, travaille à établir des passerelles idéales de collaboration entre les forces de défenses et de sécurité et les médias, afin d’aménager et de renforcer les espaces de collecte, de traitement et de diffusion de l’information juste, crédible et accessible à leur public.

Bonne célébration à l’ensemble des acteurs !

Bonne et heureuse année 2019 à tous !

Vive la radiodiffusion !

SOTRACO : Une nouvelle ligne pour rallier Kamboinsin au centre-ville

La Société de transport en commun (SOTRACO) a ouvert une nouvelle destination dénommée ligne N°13, le mardi 12 février 2019. Celle-ci desservira Kamboinsin, situé au Nord de l’arrondissement 9 de Ouagadougou.

Vendeuse de sandwichs à Kamboinsin, un quartier de la périphérie Nord de l’arrondissement 9 de Ouagadougou, Maïmouna Darga qui ne dispose pas de moyen de déplacement peut se rendre désormais au centre-ville sans difficulté. Et pour cause, la Société de transport en commun (SOTRACO) a augmenté le nombre de ses destinations le mardi 12 février 2019 à travers une nouvelle ligne (N°13).

Ce sont ainsi deux bus qui seront sur cette ligne de 5H30 à 21H les jours ouvrables. Pour les week-ends, l’heure limite est fixée à 20h. En ce qui concerne le trajet, il va de Kamboinsin à la zone des écoles en passant par l’échangeur du Nord, le marché de 10 yaar, la place de la Nation,… et vice versa.

Aux dires du directeur général de la SOTRACO, Pascal Tenkodogo, un troisième bus sera mis en service dans deux semaines. L’ouverture de cette nouvelle ligne selon lui, à permet aux habitants des zones périphériques de Ouagadougou de se déplacer sans problèmes. « D’autres suivront bientôt, notamment celle de la ligne de Koubri, le 21 février prochain », a-t-il fait savoir.

Au menu des activités prévues cette année, M. Tenkodogo a annoncé qu’en tandem avec la commune et l’Etat, sa société renforcera son réseau de bus. «  Des travaux seront exécutés en ville pour améliorer la fluidité de la circulation dans certains carrefours et dans les zones à forte concentration », a-t-il dévoilé.

2019, année de la mobilité urbaine

En attendant la réalisation de ces projets, le directeur de cabinet du maire de Ouagadougou, Rigobert Martial Tiendrébéogo, a félicité la SOTRACO pour la création de la nouvelle ligne. Pour lui, cela répond aux impératifs de l’intercommunalité. « Beaucoup de gens vivent dans des zones reculées et des communes environnantes et viennent travailler au centre-ville de Ouagadougou. Le transport en commun est donc la solution idéale pour ces derniers en termes de mobilité, car il est sécurisé, économique et écologique », a-t-il développé.

En outre, il a indiqué que la desserte de nouvelles zones en bus permettra de décongestionner la circulation dans la capitale burkinabè. De ce fait, il a demandé à la SOTRACO d’ouvrir d’autres lignes similaires. Formulant le même souhait, le secrétaire général du ministère en charge des Transports, Zakaria Soré a annoncé que son département a déclaré 2019, année de la mobilité urbaine. «Nous allons mener des réflexions et poser des actions pour que les Ouagalais circulent aisément.

Dans les prochains mois, nous travaillerons à rendre la circulation fluide. Nous déploierons également une stratégie de communication pour montrer aux Burkinabè qu’ils ont intérêt à emprunter le bus au détriment des modes de déplacement individuels », a-t-il déclaré. Aussi, il a apprécié positivement le premier pas fait avec l’ouverture de la ligne N°13.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Musique burkinabè : Les artistes réclament des cachets consistants

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Le syndicat national des artistes musiciens du Burkina Faso (SYNAMUB) a organisé, le mardi 12 février 2019 à Ouagadougou, un sit-in pour exiger la satisfaction de sa plateforme revendicative.

Les membres du syndicat national des artistes musiciens du Burkina Faso (SYNAMUB) disent attendre de leur autorité de tutelle la satisfaction de leur plateforme minimale remise, selon eux, depuis le 15 mars 2018. Ils l’ont fait savoir, le mardi 12 février 2019 à Ouagadougou, au cours d’un sit-in organisé devant les locaux de l’Hôtel administratif abritant le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme. Une délégation du SYNAMUB a été reçue, à cette occasion, par des responsables dudit département. « Notre comité exécutif a échangé avec le secrétaire général (SG) du ministère, Lassina Simporé et le directeur du cabinet du ministre, Nestor Kahoun.

Nous leur avons remis à nouveau notre plateforme minimale », a expliqué le SG du SYNAMUB, Abdoul Kader Ouattara dit Almamy KG. Le document comporte, selon celui-ci, sur six principaux points de revendication. Il s’agit, entre autres, de l’augmentation du cachet des artistes nationaux à 1 000 000 F CFA pour le live et 300 000 F CFA pour le play-back pour les manifestations organisées par l’Etat (FESPACO, SNC, SIAO), l’audit financier du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA), la suppression de tous les coefficients de répartition sur les droits d’auteurs et la réduction des frais de location de la salle de spectacle du CENASA à 100 000 F CFA pour les artistes musiciens burkinabè.

« Nos interlocuteurs nous ont demandé de leur donner encore du temps pour examiner les différents points. Ils ont promis de nous rappeler pour une nouvelle rencontre dans la première semaine du mois de mars 2019 », a affirmé l’artiste musicien, Almamy KG.

Des preuves palpables

Pour le premier responsable du ministère en charge de la culture, Abdoul Karim Sango, la réduction des frais de location de la salle de spectacle du CENASA ne relève pas de ses prérogatives. « Le CENASA n’est pas une structure centrale. Il jouit d’une personnalité autonome et dispose d’un conseil d’administration », a-t-il fait savoir.

Sur le point relatif à l’audit du BBDA, le ministre Sango a dit être « d’accord » pour la transparence. Toutefois, ce type d’exercice, a-t-il signifié, doit résulter de malversations financières ou de manquements avérés. « Si nous avons des preuves palpables, nous demanderons à l’inspection générale ou l’autorité supérieure du contrôle de l’Etat d’y aller.

Dans le cas contraire, nous ne pouvons pas nous baser sur des rumeurs ou des causeries de gargotes », a-t-il martelé. En ce qui concerne la hausse du cachet des artistes burkinabè à 1 000 000 F CFA pour le live et 300 000 F CFA pour le play-back lors des événements d’envergure nationale, il a plaidé pour « un prix plancher ». « C’est-à-dire un montant en dessous duquel on ne peut pas descendre quel que soit le statut de l’artiste.

Depuis la dernière édition du SNC, nous nous battons pour cela. Nous avons une convergence de vue sur ce point-là », a-t-il admis. Quant à la question des coefficients de répartition, elle est, foi de M. Sango, en réflexion au niveau du BBDA. « Une équipe travaille sur ce sujet. Nous attendons ses conclusions. Je lui ai même suggéré de faire la comparaison avec les coefficients de répartition dans la sous-région pour identifier la tendance globale », a-t-il conclu.

Aubin W. NANA

Flash

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La Police nationale a saisi des tonnes de médicaments prohibés lors de son opération dénommée « Herra ». Ces « produits de la mort » ont été présentés à l’opinion par le biais de la presse, le weekend dernier. Cette belle prise des forces de sécurité est à saluer fortement. Car, elle a permis d’éviter à de milliers de personnes de consommer des produits qui allaient sans doute leur causer de sérieux problèmes de santé, voire la mort. Vivement que les autorités mettent des moyens conséquents à la disposition des policiers pour plus de résultats.

Abdel Aziz NABALOUM

On murmure : Hôtel administratif du Centre : le cri du cœur des agents

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« Depuis plus d’une année, le bâtiment administratif du Centre est sans eau. Et cette situation n’est pas facile pour les agents qui y travaillent. Comment comprendre que des agents qui sont censés travailler 5 jours /7, de 7h30 à 16h, n’aient pas la possibilité d’utiliser les toilettes, là où ils travaillent, lorsqu’ils ont un besoin pressant ? », s’est offusqué une source que Kantigui a rencontrée.

En effet, plusieurs témoignages corroborent les propos de l’interlocuteur de Kantigui par rapport au problème d’eau au sein de ce bâtiment où ont aménagé depuis 2017, neuf ministères. Kantigui a même ouïe dire que les femmes qui font le nettoyage ont même du mal à faire leur travail à cause du manque d’eau.

Conséquence, les toilettes du bâtiment administratif du Centre, sentent mauvais, tout comme certains couloirs où sont situées des toilettes, affirme la source de Kantigui. La solution que certains services ont trouvé c’est de fermer les toilettes. Malgré cette option, les usagers et agents sont frappés par les odeurs nauséabondes des toilettes où l’eau n’a pas coulé depuis maintenant un an. Mais quel est le véritable problème de ce manque d’eau ? Difficile de trouver une réponse à cette question.

Le hic, affirme l’informateur de Kantigui, c’est que rien n’est fait par les autorités pour trouver une solution au problème d’eau. « Peut-être que ça leur plaît de voir leurs agents travailler dans ces conditions », renchérit notre source. Les agents ont-ils rencontré leurs patrons respectifs pour échanger sur la question ? Selon les informations que Kantigui a pu glaner, ils se plaignent dans les couloirs sans oser poser le débat. En tous les cas, Kantigui se fait donc le porte-voix des travailleurs du bâtiment, pour qu’une solution soit rapidement trouvée au problème.

La Nouvelle Aquitaine et le Plateau central célèbrent 20 ans de jumelage

Dans ses ballades dans la ville de Ziniaré, Kantigui a appris que la semaine du 18 au 22 février 2019 sera particulière. Selon ses sources, la région du Plateau central va accueillir ses partenaires de la région de la Nouvelle Aquitaine en France.

Le programme de leur séjour s’annonce très chargé avec des rencontres, des visites de réalisations dans les provinces de l’Oubritenga, du Kourwéogo et du Ganzourgou, une session du comité de pilotage Nord/Sud, des échanges avec les acteurs de la région du Plateau central et surtout la célébration du 20e anniversaire de la coopération décentralisée entre les deux collectivités. Selon l’informateur de Kantigui, les autorités du Plateau central s’activent pour réserver un accueil chaleureux à leurs partenaires français.

Une grande rencontre est prévue, le lundi 18 février 2019, pour faire le bilan des activités du programme de coopération et dégager les perspectives. La célébration du 20e anniversaire de la coopération est fixée au jeudi 21 février 2019 dans la cité de Naaba Oubri. Au cours de cette fête, a-t-on soufflé à Kantigui, les deux parties procéderont à la signature d’une nouvelle convention de partenariat. Kantigui a également noté qu’une cérémonie d’hommage sera dédiée au défunt maire de la commune de Zitenga, décédé le 12 janvier 2019.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

Lutte contre la filariose lymphatique : Un simulateur pour promouvoir la qualité de la chirurgie

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La fondation Helen Keller international (HKI) présente, les 12 et 13 février 2019 à Kombissiri, dans la région du Centre-Sud, le simulateur ‘’Filaricele anatomical surgical task trainer (FASTT), aux formateurs de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) et de l’Unité de formation et de recherche en science de la santé (UFR/SDS). L’objectif de l’outil, est de combattre la morbidité liée aux Maladies tropicales négligées (MTN), à travers sa vulgarisation.

Les maladies ciblées par le projet de gestion de la Morbidité et de prévention des incapacités liées aux maladies tropicales négligées (MMDP) sont les complications du trachome et celles de la filariose lymphatique. Pour éradiquer ce mal, le simulateur ‘’Filaricele anatomical surgical task trainer (FASTT) a été développé, en vue de promouvoir la qualité de la chirurgie de l’hydrocèle, en mettant l’accent sur les renforcements des compétences des chirurgiens au Burkina Faso.

La présentation et la formation sur ce kit a réuni les formateurs de l’ENSP et de l’UFR/SDS, les 12 et 13 février 2019 à Kombissiri, localité située à une quarantaine de Km de Ouagadougou. La formation a été axée sur deux modules. Un module pratique ayant porté sur la présentation d’un simulateur et des cartouches et un module théorique consacré à une vidéo et à des présentations powerpoint, ainsi que des supports de suivi/qualité.

La coordonnatrice du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN), Clarisse Bougouma a indiqué que la filariose lymphatique, communément appelée éléphantiasis est une maladie parasitaire, transmise par les moustiques et qui sévit dans les pays tropicaux comme le Burkina Faso, affectant les personnes vivant dans des conditions précaires. A son avis, la certification de l’élimination de cette maladie repose d’une part, sur l’évidence de l’interruption de la transmission de la maladie.

D’autre part, elle repose sur la mise à l’échelle du paquet minimum pour la prévention et la prise en charge des cas de lymphœdèmes et d’hydrocèles. « Pour répondre au problème de mobilité du personnel sur le terrain, une bonne formation de base des différentes catégories de personnels impliqués, apparait comme une solution pérenne. En tant que directeurs d’instituts de formation et formateurs en matière de la chirurgie de l’hydrocèle, ces derniers pourront impulser la promotion de cet outil didactique», a soutenu Mme Bougouma.

61 districts sanitaires sur 70 étaient endémiques

La coordonnatrice du PNMTN a souligné que les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires, ont permis d’obtenir l’interruption de la transmission de la maladie, dans 61 districts sanitaires sur les 70 districts, que compte le pays des ‘’hommes intègres’’. Elle a ajouté que le recensement des cas de filariose lymphatique réalisé lors des campagnes de masse, a permis de dénombrer environ 14 mille cas de lymphœdèmes et 20 mille cas d’hydrocèles « Nous devons continuer les campagnes de traitement de masse dans les neufs districts sanitaires restants.

Il ya des patients qui malheureusement ont l’hydrocèle et qui doivent subir une intervention. Ceux qui ont l’éléphantiasis doivent être pris en charge », a-t-elle déploré. Dans le but de soutenir les efforts des programmes nationaux, afin d’atteindre les objectifs d’élimination, le gouvernement américain à travers l’USAID, finance depuis 2015 à entendre le représentant de l’USAID, Abdoul Karim Guiro, le projet MMDP, à hauteur de 19 milliards de F CFA.

Les zones d’interventions du projet sont les régions du Centre-Est et des Hauts-Bassins. « Les premières sessions de formations avec le FASTT qui se sont déroulées au Burkina Faso en collaboration avec les experts du projet MMDP, ont permis d’opérer 1 155 cas d’hydrocèles au Centre-Nord et les Hauts-Bassins », a-t-il fait savoir.

Afsétou SAWADOGO

Assistance aéroportuaire : La RACGAE se met aux normes internationales

La Régie d’assistance chargée de la gestion de l’assistance en escale (RACGAE) a présenté son nouveau certificat, « IATA safety audit for ground operations » (ISAGO), le vendredi 8 février 2019 à Ouagadougou.

La Régie d’assistance chargée de la gestion de l’assistance en escale (RACGAE) a obtenu le renouvellement de sa certification IATA safety audit for ground opérations (ISAGO) décerné par l’Association internationale du transport aérien (IATA) après 6 mois d’audit. La distinction a été confirmée par le superviseur général par intérim, Goama Nikiema au cours d’une cérémonie, organisée le vendredi 8 février 2019 à Ouagadougou.

En effet, M. Nikiema a expliqué que ledit certificat permet aux fournisseurs de service d’assistance en escale comme la RACGAE de mieux gérer les risques opérationnels liés à ses activités au sol et d’être à la pointe des normes internationales. Aussi, il a souligné qu’à partir du 1er septembre 2017, l’audit ISAGO a connu des changements majeurs dans sa gestion, dans son organisation. « Le présent certificat a été obtenu sous le régime du nouveau modèle de l’ISAGO », a-t-il dit.

Aux dires de Goama Nikiema, cette certification permet à la RACGAE non seulement d’améliorer la sécurité opérationnelle dans l’environnement des opérations au sol en réduisant considérablement les dommages causés aux avions, aux équipements et au personnel, mais aussi, d’instaurer un climat de confiance vis-à-vis de ses partenaires que sont les compagnies aériennes clientes ( la RACGAE assiste 13 compagnies aériennes). De ce fait, le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou a salué l’initiative de la RACGAE qui apporte un plus dans ses services au bonheur des clients.

Dans ce sens, il a insisté sur l’importance de la place du transport aérien dans les objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES). « La présente cérémonie couronne la reconnaissance internationale de la capacité de la RACGAE à exécuter les opérations de traitement des vols en toute sécurité », s’est-il réjoui. Le SG a également signalé que l’ISAGO, mis en place depuis 2008 par l’IATA, est basé sur une démarche volontaire des sociétés d’assistance et vise à labelliser ces dernières via un système d’audit normalisé au plan mondial et d’améliorer les normes de sécurité. En rappel, la validité de ce présent certificat s’étend jusqu’au 24 décembre 2019.

Delphine SIDBEGA
(Stagiaire)

Accident de la circulation à Kaouara : Le Gouvernement exprime sa compassion aux proches des victimes

Suite à l’accident de la circulation survenu le 26 janvier et qui a fait plusieurs victimes à Kaouara, en territoire ivoirien, une mission gouvernementale a été dépêchée les 02 et 03 février dernier en Côte d’Ivoire. Objectif, témoigner de vive voix la compassion et la solidarité du gouvernement à nos compatriotes affectés par ce drame et exprimer la reconnaissance de l’Etat et du peuple burkinabè aux autorités ivoiriennes pour leur solidarité, leur assistance et leur disponibilité à l’occasion de ce malheureux événement. Conduite par le ministre en charge des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert TIENDREBEOGO, qui était accompagné de son homologue en charge des transports, Vincent T. DABILGOU, la mission comprenait également des représentants du ministère en charge de la solidarité nationale.

En compagnie du Premier ministre ivoirien, Amadou Gon COULIBALY, lors du recueillement sur les tombes des victimes à Korhogo

En terre ivoirienne, la délégation s’est rendue respectivement à Ouangolodougou, à Ferkessédougou et à Korhogo, où elle a rencontré les autorités administratives pour leur témoigner la reconnaissance du Président du Faso, du gouvernement et de l’ensemble du peuple burkinabè pour leur solidarité suite au drame qui a causé la mort de 15 Burkinabè et fait de nombreux blessés.

A Ouangolodougou la mission, en l’absence du Préfet, a été reçue par le Secrétaire général de la préfecture du département, Yao KOUAKOU. Elle s’est ensuite rendue à Kaouara sur les lieux de l’accident et au centre de santé de la localité pour exprimer sa gratitude au personnel. En effet, certains blessés, notamment les blessés légers, avaient été pris en charge dans cette formation sanitaire située à proximité du lieu du drame.

Sur les lieux de l’accident, la délégation a également échangé avec un groupe d’autochtones, représentant les autorités coutumières et religieuses de la localité. Ce fut un moment de vive émotion au cours duquel certains, témoins de la scène, sont revenus sur les faits. Le cap a ensuite été mis sur Ferkessédougou. Là-bas, le ministre TIENDREBEOGO et sa suite, ont été reçus par le Préfet, Kouamé KOFFI. Ils iront ensemble, se recueillir sur les tombes des cinq (05) personnes inhumées au cimetière de cette ville.

L’étape de Korhogo a été marquée par la rencontre avec le Secrétaire général n°1 représentant le Préfet de la région du Poro, Lassina BINATE, et la visite du Centre hospitalier régional de ladite ville, qui a accueilli les 08 blessés graves dont deux ont succombé, à leurs blessures. La délégation a aussi rencontré nos compatriotes de Ferké et Korhogo pour leur traduire la compassion du gouvernement et du peuple burkinabè, au nom du Président du Faso et les féliciter pour leur solidarité. En retour ils ont, d’une part salué la présence de la délégation, et d’autre part, apprécié la démarche du gouvernement.

La délégation lors des échanges avec nos compatriotes de Ferké

Au cours de son séjour à Korhogo, la délégation a été reçue en audience le dimanche 03 février en milieu de matinée par le Premier Ministre ivoirien, Monsieur Amadou Gon COULIBALY, présent dans la ville au même moment. A la mission gouvernementale burkinabè, il a exprimé de vive voix et au nom du Président Alassane OUATTARA, sa compassion et celle du peuple ivoirien au peuple burkinabè.

Il a également manifesté sa solidarité à travers un soutien financier pour la prise en charge des blessés et l’assistance aux ayant-droits des personnes décédées. Mieux, il est allé, avec la délégation, se recueillir sur les tombes des 10 victimes inhumées à Korhogo.

A noter que c’est le samedi 26 janvier dernier, qu’un camion transportant du bétail en partance pour la Côte d’Ivoire est entré en collision, à Kaouara en territoire ivoirien, avec un mini car de transport de passagers, faisant 13 morts sur le champ et 26 blessés dont 8 cas graves, tous des Burkinabè. Deux des blessés graves succomberont plus tard, portant le nombre de décès à 15.

DCPM/Ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur

 

Entrepreneuriat: Initiative Burkina Faso s’engage à booster les PME

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Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA), Harouna Kaboré, a lancé le réseau Initiative Burkina Faso (IBF), le lundi 4 février 2019 à Ouagadougou. Ce réseau se veut un outil innovant, adapté pour le développement des PME burkinabè.

Dans le but de contribuer au développement économique du Burkina Faso par la création et le développement des Très petites, Petites et moyennes entreprises (TPE/PME), une faîtière nationale des plateformes initiatives a vu le jour. Dénommé réseau Initiative Burkina Faso (IBF), il est le fruit de la fusion de quatre associations appélées «plateformes initiatives», déjà effectives à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Tenkodogo et dans le Plateau central, ainsi que de l’Initiative France (IF), pilotée par Daniel Durant.

La cérémonie de lancement, présidée par le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA), Harouna Kaboré, a eu lieu, le lundi 4 février 2019 à Ouagadougou. Destinée à apporter son appui aux plateformes pour les aider à se développer et à se professionnaliser sur l’ensemble du territoire national, Initiative Burkina Faso entend contribuer à la promotion de l’entrepreneuriat et à la dynamisation du tissu économique, local, a indiqué son président, El hadj Hamadou Sawadogo.

« En somme, Initiative Burkina Faso se veut un outil de proximité et d’accompagnement financier au service des politiques publiques en faveur de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes au Burkina Faso», a-t-il affirmé. Elue pour un mandat de 5 ans, l’équipe de IBF s’engage à travailler pour la création de 250 à 500 entreprises et de 1500 emplois, selon son président.

Les partenaires réaffirment leur soutien

Le président de l’IBF, El hadj Hamadou Sawadogo : «Nous travaillerons à faire évoluer la réglementation nationale, voire internationale des pratiques bancaires en faveur des entreprises».

Pour l’atteinte de ces objectifs, Hamadou Sawadogo et ses collaborateurs peuvent compter sur l’accompagnement du ministère en charge du commerce qui fait de la promotion des Petites et moyennes entreprises (PME), l’un de ses objectifs fondamentaux. Pour cela, le ministre Harouna Kaboré a traduit l’engagement de son département à soutenir l’IBF, à travers la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF).

«Nous allons aussi, à travers l’Agence pour le financement des PME /PMI (APF/PME/PMI), voir dans quelle mesure le ministère en charge du commerce pourra sceller un mariage entre l’APF/PME/PMI et le réseau IBF pour la mobilisation de ressources dont ont besoin les promoteurs», a poursuivi le ministre Kaboré.

La CCI-BF contribue déjà à hauteur de 20 millions F CFA pour accompagner les promoteurs dans les treize (13) régions du pays a précisé, Mamadi Sanoh, le représentant du président de la Chambre de commerce. En tant qu’accompagnant dans la mise en œuvre du réseau IBF au Burkina Faso, Daniel Durant, président de l’Initiative France, s’est dit convaincu de la capacité de l’Initiative Burkina Faso à contribuer à la croissance des PME burkinabè.

Par ailleur, le concept initiative existe depuis 10 ans au Burkina Faso et se développe dans les différentes régions à travers les plateformes initiatives. Chaque plateforme dispose d’un prêt de développement et de fonctionnement sans intérêts ni garantie, appelé prêt d’honneur qu’elle met à la disposition de ses membres désireuses de créer des entreprises.

Hadofini Clotilde BICABA
(Stagiaire)

Procès du putsch : «J’ai été contraint de collaborer», Mathurin Bako, ex-président de l’ARCEP

Le témoignage de l’ancien Directeur général (DG) de la Police nationale, Lazare Tarpaga, a pris fin, le lundi 11 février 2019, au tribunal militaire de Ouagadougou, dans le cadre du procès du putsch de 2015. A sa suite, c’est l’ex-président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Mathurin Bako qui a été entendu.

Avant que les avocats de la défense ne posent leurs questions d’éclaircissement, le témoin, Lazare Tarpaga, a tenu à apporter des précisions sur ses déclarations du vendredi 8 février 2019 relatives à l’acquisition d’un million F CFA reçu du général Gilbert Diendéré.

A l’entendre, c’est le commissaire divisionnaire Simon Soubeiga alors directeur des unités d’intervention de la police, que le capitaine Abdoulaye Dao a appelé à la radio nationale pour lui remettre l’enveloppe contenant l’argent. Ces fonds, selon le témoin, font partie des conditions qu’il avait posées au général Diendéré quand celui-ci lui a demandé de le soutenir.

En effet, M. Tarpaga a relaté qu’en tant que DG de la Police au moment des faits, le général l’a joint au moins cinq fois au téléphone, le 16 septembre 2015, pour requérir son appui. Il a indiqué que ces appels étaient pour l’informer de ce qui se passait à la Présidence du Faso, pour lui demander son soutien, celui de toute la Police et envoyer des éléments au carrefour de la télévision BF1 et à la place de la Nation, en vue de disperser les manifestants.

Ne voulant pas opposer un refus frontal au général, le témoin a soutenu avoir posé des conditions, notamment l’acquisition de matériel de maintien de l’ordre, de carburant et de quoi motiver les agents. Pour lui, c’était des manœuvres dilatoires pour ne pas collaborer mais «malheureusement », les conditions ont été remplies.

Néanmoins, l’ancien DG de la Police a mentionné qu’il a instruit ses éléments d’éviter les manifestants et de faire des patrouilles de surveillance qui consistaient à traquer les pilleurs et les casseurs. Prenant le contrepied du témoin, Me Olivier Yelkouni a soutenu qu’étant donné que la Police est sortie pour le maintien de l’ordre et qu’elle a reçu de l’argent des supposés putschistes, cela veut dire qu’elle a collaboré.

« J’aurais accompagné le putsch si on était allé disperser les manifestants », a rétorqué M. Tarpaga. Dans ses observations, Me Yelkouni a laissé entendre qu’il y a des contradictions dans les propos du témoin. C’est pourquoi, il a qualifié ce témoignage de « clair obscur » et exempt de fiabilité.

Rappelé à la barre, le général Diendéré a rejeté en bloc les déclarations de Lazare Tarpaga. « Je n’ai pas appelé le DG de la Police, même une seule fois le 16 septembre. C’était le 17 septembre », a-t-il répliqué. Mais le témoin a tenu mordicus qu’il peut bien se tromper sur les heures des appels mais pas les jours. Et pourtant, de l’avis de Me Latif Dabo, les heures importent beaucoup pour les avocats de la défense.

Le témoin Tarpaga a également informé que le colonel-major Boureima Kiéré, lui aussi accusé, l’a instruit d’aller «boucler » la zone de la radio de la résistance, de fouiller et de localiser ladite radio et qu’il aurait refusé au motif que c’était à des heures extra légales pour pénétrer dans des domiciles privés.

M. Tarpaga, complice ?

L’ancien DG de la Police, Lazare Tarpaga, a insisté que le général Diendéré l’a appelé cinq fois au moins le 16 septembre 2015.

Me Prosper Farama de la partie civile a voulu savoir si le général Diendéré considère M. Tarpaga comme son complice. « Je n’ai pas dit qu’il est complice. Ce n’est pas à moi d’établir sa complicité », a souligné le général. Selon ses dires, il n’a jamais demandé au DG de la Police d’assurer le maintien de l’ordre, ni d’envoyer des policiers à BF1 et à la place de la Nation.

Pour lui, le maintien de l’ordre a été sur initiative de M. Tarpaga.
Quand Me Farama a insisté pour savoir si le général Diendéré a pu identifier un policier à travers les caméras de surveillance de la ville, celui-ci a signalé qu’il n’a plus les images, parce qu’il n’avait pas la possibilité de les enregistrer. L’avocat en a conclu à une rétention d’information.

Quant au ministère public, il a estimé que le témoignage de M. Tarpaga est très capital. Il a aussi souhaité des éclaircissements sur des lettres signées du colonel-major Kiéré et adressées aux opérateurs de téléphonie mobile afin qu’ils coupent le signal de l’internet et des réseaux sociaux. Sur ce point, l’intéressé n’a pas nié. Il a plutôt fait savoir que c’est sur instruction du général Diendéré que le colonel Mahamady Deka lui a demandé de signer ces correspondances, lesquelles n’ont pas été transmises.

«Ils commençaient à s’impatienter»

A la suite de Lazare Tarpaga, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) au moment des faits, Mathurin Bako, a expliqué son rôle et celui de certains de ses collaborateurs dans la localisation de la radio de la résistance. C’est le 16 septembre 2015 qu’il a reçu un appel du général Diendéré autour de 20h30 pour lui demander s’il était possible « d’arrêter l’envoi des sms ».

Il lui aurait répondu par la négative, car il serait impossible de trouver des agents spécialisés à cette heure pour effectuer cette tâche. Le lendemain dans la matinée, il a reçu un autre appel mais cette fois-ci, du secrétaire général du Premier ministère de l’époque, Youma Zerbo, lui demandant s’il était possible de localiser la radio de la résistance. Peu avant 10 heures, M. Zerbo l’informait de ce que des militaires menacent d’entrer dans les locaux de l’ARCEP parce qu’ils abriteraient ladite radio.

« Je lui ai dit que c’est impossible parce que nos locaux ne sont pas conçus pour de tels équipements », a confié M. Bako, à la barre. Aussi dit-il, le 5e étage du bâtiment abrite les bureaux de la Banque africaine de développement (BAD), considérée comme une ambassade. Face à cette situation, le témoin a affirmé s’être rendu au service où il a retrouvé entre 10 et 15 soldats de l’ex-RSP, surchauffés et désirant localiser la radio de la résistance.

L’ancien président dit avoir usé de tous ses moyens pour rentrer en contact avec trois de ses agents, spécialisés dans la recherche des fréquences. Ses agents lui ont fait part des dangers auxquels ils s’exposaient face aux tirs des éléments de l’ancienne garde présidentielle. « J’étais contraint de solliciter l’arrivée de mes agents », a-t-il indiqué.

Les soldats ont donc proposé d’aller chercher les intéressés dans leurs domiciles.
« Ils commençaient à s’impatienter. Le colonel Deka Mahamady est venu et a instruit de casser la porte du bureau de M. Yao pour récupérer l’équipement », a expliqué M. Bako. Sur ordre du colonel, Mathurin Bako et ses collaborateurs ont été conduits à l’état-major particulier de la Présidence du Faso, avec du matériel saisi.

Les recherches de localisation de la radio ont duré à peine une heure et les infortunés ont été reconduits chez eux. Mathurin Bako a soutenu qu’il a expliqué au colonel Deka la procédure légale en la matière, mais celui-ci lui aurait rétorqué qu’il n’y avait pas de temps à cet effet. « Pourquoi ne pas s’opposer à cette violation de la réglementation ? », lui a demandé le parquet militaire. « Les conditions n’étaient pas réunies pour me permettre de refuser, face à une dizaine d’hommes armés et menaçants.

Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on a entrepris la recherche de la radio », a précisé l’ancien patron de l’ARCEP. Appelés à la barre, le sergent Hamidou Pagbelgem et l’adjudant-chef Mahamadou Gouba ont affirmé que c’est l’ex-président qui a demandé de casser la porte du bureau de M. Yao et que celui-ci le paiera de ses propres frais. Le général Diendéré ne se souvient pas avoir appelé Mathurin Bako le 16 septembre 2015, mais plutôt le 18. Il a laissé entendre que c’est par sms et internet que les anti-putschistes appelaient à manifester. C’est pourquoi, il a cherché à les arrêter.

Mady KABRE & Djakaridia SIRIBIE