Lutte contre l’incivisme: Des artistes-musiciens prennent leur bâton de pèlerin

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Un collectif d’artistes-musiciens modernes et traditionnels burkinabè organise à partir du vendredi 8 mars 2019, une caravane de sensibilisation à la paix dans cinq communes du Burkina Faso (Kaya, Barsalogho, Dori, Gorom-Gorom et Djibo).

L’artiste-musicien, Abdramane Dia dit Mekoudi Dia se dit “préoccupé” par l’incivisme grandissant au Burkina Faso. En collaboration avec des pairs, il initie à partir du 8 mars 2019, une caravane de sensibilisation à la paix dans les communes de Kaya, Barsalogho, Dori, Gorom-Gorom et Djibo. “La défiance de l’autorité de l’Etat est devenue monnaie courante.

Aussi, les violences meurtrières observées récemment à Yirgou, Orodara et Nafona prouvent à souhait que le phénomène a pris de l’ampleur. Nous avons donc décidé de jouer notre partition pour le renforcement de la cohésion nationale”, a expliqué M. Dia. A l’entendre, des rencontres avec les autorités coutumières, religieuses, administratives et les populations seront organisées à chaque étape du périple. “En plus de ces échanges avec les forces vives de chaque localité, il y aura des prestations artistiques avec des artistes modernes et traditionnels.

Nous avons pour seule arme, notre voix et nos textes. Nous entendons donc par le canal de la musique, véhiculer des messages positifs pour dire que le pays des Hommes intègres est “un et indivisible”, a-t-il précisé. Toutefois, au regard du contexte sécuritaire au plan national, et dans les zones concernées en particulier, Mekoudi Dia a sollicité l’accompagnement du ministère de la Sécurité.

Il a, par ailleurs, rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) pour leur “patriotisme et sens du sacrifice”. Notre démarche, a-t-il fait savoir, vise la quiétude des populations et le développement du Burkina Faso. En outre, il a invité les bonnes volontés à soutenir l’initiative de ce collectif de chanteurs. Selon les organisateurs, cette caravane est la première étape d’une série de tournées aux quatre coins du pays. “Notre prochain périple nous mènera à Banfora, Orodara, Fada N’Gourma et Tenkodogo”, a-t-il révélé.

Aubin W. NANA

Culture du champignon: Un aliment aux multiples vertus

La myciculture ou culture du champignon reste encore très peu connue au Burkina Faso. A Ouagadougou, l’Association des producteurs de champignon, conduite par son président Issoufou Zoungrana, s’essaie à la culture. Reportage !

La consommation du champignon ne fait pas partie des habitudes des Burkinabè encore moins sa culture. Toute chose qui a amené par moment, l’entourage de Issoufou Zoungrana, infographe de son état, à le traiter de «fou», lorsqu’il s’était mis à collecter des résidus agricoles (râpe de maïs, scierie de bois et paille de riz) dans le but de pratiquer la culture du champignon en 2016.

Avec la persévérance, cette folie a fini par payer. Car, l’infographe a désormais une autre corde à son arc. A côté de son activité professionnelle, il pratique la myciculture. Une agriculture de trois semaines d’ensemencement dont la récolte se fait en moins d’un mois. Elle est intensive et occupe peu d’espace.

La culture du champignon se fait sous une serre, un abri couvert de secco à l’intérieur duquel sont entreposés des ballots noirs sur des étagères. Ces substrats au nombre de 200, selon le promoteur, contiennent chacun, des résidus agricoles stérilisés et de la semence de champignon.

La culture du champignon est propice dans un milieu humide. «Tout est question de moyens mis en œuvre pour maîtriser le climat dans lequel le champignon est cultivé, soit une moyenne de 24 à 26 degrés», déclare-t-il.

21 jours d’incubation, une semaine de fructification

Après 21 jours d’incubation et environ une semaine de fructification, le champignon est prêt pour la cueillette. Le samedi 9 février 2019, nous assistions à une séance de récolte de champignon sur le site de Issoufou Zoungrana à Bonheur-ville, un quartier de la ville de Ouagadougou, à la suite d’une commande d’un restaurant de la place. Pour la récolte, M. Zoungrana est aidé par deux de ses employés.

Le champignon récolté en moyenne six fois dans l’année est vendu à 10 000 F CFA le kg.

Celui-ci prend un ballot des étagères. Pendant ce temps, le champignonniste saisit la grappe de la plante, de sorte que la base de celle-ci, reliée au ballot, soit entre les majeurs et les annulaires de ses mains. Dans un mouvement d’un quart de tour, le champignon est détaché du substrat. Les champignons récoltés sont conditionnés dans des sacs en plastique.

Au cours de la séance qui a duré une vingtaine de minutes, Issoufou Zoungrana a cueilli six kg de champignons. A l’en croire, le kg de champignon est vendu à 10 000 F CFA sur le marché et la cueillette se fait en moyenne six fois dans l’année. Ses principaux clients sont en plus des restaurants, des représentations diplomatiques et des particuliers.

En ce qui concerne les vertus de cette plante, le promoteur fait savoir qu’elle est une viande blanche avec une source importante de vitamines et de sels minéraux, en particulier la vitamine B, nécessaire au fonctionnement neuro-musculaire et au bon état de la peau.

«Manger des champignons donnerait une impression de satiété qui empêcherait les grignotages, surtout chez les personnes faisant un régime. Il lutte contre le cancer et l’hypertension», explique-t-il. Dans le même ordre d’idées, M. Zoungrana ajoute que les champignons possèdent un indice glycémique très bas si bien que les personnes diabétiques peuvent les consommer sans craindre un effet sur leurs niveaux de glucose dans le sang.

Pour Issoufou Zoungrana, la myciculture doit être vulgarisée. D’ailleurs, l’activité suscite de l’engouement au point qu’en l’espace de trois ans, le promoteur a formé une trentaine de personnes. Il est aujourd’hui à la tête de l’association des producteurs de champignon, avec des représentations dans des arrondissements de Ouagadougou et à l’intérieur du pays.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Journée mondiale des légumineuses: Renforcer les sources de revenus des ménages ruraux

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Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du monde entier, a célébré en différé, la Journée mondiale des légumineuses sous le thème «Des légumineuses pour renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence des ménages ruraux», le lundi 11 février 2019 dans la commune rurale de Méguet dans la région du Plateau central.

La déclaration dite de Ouagadougou de 2017 portant sur la proposition d’institutionnaliser une Journée mondiale pour célébrer les légumineuses a porté ses fruits. Depuis le 20 décembre 2018, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies a décrété le 10 février de chaque année, la journée dédiée aux légumineuses.

Pour cette 1re commémoration, le Burkina Faso l’a célébrée en différé, le lundi 11 février 2019 dans la commune rurale de Meguet dans la région du Plateau central. Placée sous le thème « Des légumineuses pour renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence des ménages ruraux », cette journée a permis, selon le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, de magnifier l’ensemble des producteurs et particulièrement les femmes qui sont les plus nombreuses dans le secteur.

Pour le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salif Ouédraogo, elle a permis de sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale, à l’importante contribution des légumineuses dans l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de mettre en exergue les potentialités du niébé, du voandzou, de l’arachide et du soja. « Ce fut une occasion de faire un plaidoyer en vue de la mobilisation de financement et de célébrer la reconnaissance des efforts des acteurs », a-t-il souligné.

De son avis, au Burkina Faso, près de 69,2% des ménages agricoles ruraux pratiquent la culture des légumineuses et génèrent des revenus non négligeables pour ceux-ci. Pour la campagne agricole 2018-2019, c’est près de 829 705 tonnes de légumineuses qui ont été produites. Cela représente une hausse de 36% par rapport à la campagne écoulée. Ces chiffres, à entendre M. Ouédraogo, illustrent toute l’importance que revêtent ces produits agricoles dans le pays. Il faut donc les exalter et faire leur promotion pour le bien-être des populations.

Une hausse de 34% par rapport aux cinq dernières années

Pour le représentant du président de la Confédération mondiale des légumineuses, Randall Duckworth, les légumineuses constituent un aliment précieux pour les populations.

Pour le représentant du président de Confédération mondiale des légumineuses, Randall Duckworth, ces spéculations constituent un aliment précieux, car, elles ont une faible teneur en carbone. Leur culture nécessite un peu d’eau et elles aident à fertiliser le sol. «C’est l’aliment idéal du futur», a-t-il soutenu.

Et le représentant du directeur général de l’Organisation des Nations –unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), Alal Lofti, d’ajouter que ces aliments favorisent la durabilité de l’agriculture et contribuent à atténuer et s’adapter aux effets du changement climatique ainsi qu’à l’atteinte d’un monde de faim zéro.

C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, après le succès de l’année internationale en 2016, l’Assemblée générale de l’ONU a décrété une journée mondiale, afin de réaffirmer la contribution des légumineuses à l’agriculture durable. «Nous allons mener le plaidoyer jusqu’à ce que ces produits agricoles puissent participer aux efforts du gouvernement pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et la sécurité alimentaire.

C’est pourquoi il faut une transformation structurelle de l’ensemble de l’économie. Cela passe par l’industrialisation, la création de petites et moyennes entreprises», a précisé le chef du gouvernement. Pour son engagement depuis plusieurs années dans la promotion des légumineuses, le Larlé Naaba Tigré a été fait commandeur de l’Ordre du mérite du développement rural avec agrafe agriculture au cours de cette journée internationale.

Aussi, le gouvernement a remis des intrants agricoles et des équipements d’une valeur de 36 774 975 francs CFA à des groupements et associations de productrices. Pour rappel, cette journée s’est tenue simultanément avec celle de l’Italie à Rome, au cours de laquelle l’ambassadrice du Burkina Faso, Joséphine Ouédraogo, a fait une communication sur le message du Burkina Faso.

Fleur BIRBA


Le récipiendaire, le Larlé Naaba : «Dans 10 ans, nous pouvons arriver à la fin de la faim au Burkina Faso»

«Après 29 ans de travail pour la promotion du développent agricole, c’est ma première distinction honorifique et cela est une fierté pour moi, parce que la médaille de commandeur, c’est le sommet des distinctions pour un citoyen. Je suis très fier et je la dédie aux paysans, aux femmes, aux jeunes du milieu rural et aux producteurs du jatropha, du moringa et mung-bean. Ils ont tous cru à mes compétences et cette production est devenue une filière nationale. Beaucoup de paysans ont adopté les nouvelles technologies notamment l’irrigation. Ce qui leur permet de produire toute l’année et c’est ce que je fais. Même en période pluviale, nous devons adopter des systèmes d’irrigation, afin que les poches de sécheresse pendant la saison pluvieuse soient corrigées, en utilisant aussi les nouvelles productions d’engrais organiques. Ce n’est que par-là que nous pouvons arriver aussi à une meilleure nutrition de nos populations et partant, à l’atteinte de la sécurité alimentaire. Avec ce que nous avons développé, dans 10 ans nous pouvons arriver à la fin de la faim au Burkina Faso».

 

Agression de Issa Dominique Konaté au siège du MPP Bobo: Le Tribunal se déclare incompétent

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Les présumés agresseurs de Issa Dominique Konaté, troisième vice-président du bureau national du MPP et conseiller spécial du président du Faso, étaient à la barre, ce lundi 11 février 2019, au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Après les débats contradictoires, le Tribunal s’est déclaré incompétent, renvoyant le ministère public à mieux se pourvoir.

Le dossier sur l’agression du troisième vice-président du bureau national du MPP, Issa Dominique Konaté, a été inscrit au rôle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso ce lundi 11 février 2019. La première comparution a eu lieu, dans la matinée du lundi 11 février 2019, au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso.

Les faits remontent au 8 avril 2018, où une rencontre a été tenue dans le cadre du renouvellement du bureau provincial du Houet du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Ladite rencontre regroupait cinq candidats au poste de Secrétaire général (SG) adjoint et une délégation de trois personnes dont Issa Dominique Konaté. C’est en pleine rencontre que M. Konaté a été prise à partie par un groupe de manifestants, portant atteinte à son intégrité physique. Sur quatre, seuls trois prévenus étaient présents à la barre. Ils sont accusés de faits de coups et blessures volontaires.

Deux des accusés ont plaidé non coupables et l’un d’entre eux a même affirmé qu’ils sont victimes d’une chasse aux sorcières dans cette interpellation. Un par contre, a reconnu partiellement les faits qui lui sont reprochés. Il dit avoir retiré le portable de Konaté de ses mains pour l’empêcher d’émettre un appel. Puis, par la suite, il l’a fortement saisi, causant la déchirure de sa chemise.

Il a justifié sa fougue, par le fait qu’il aurait appris que Issa Dominique Konaté voulait diviser les «Mossis» du MPP à Bobo-Dioulasso. M. Konaté a affirmé n’avoir pas eu le temps de reconnaître les visages de ses agresseurs, car se débattant pour se protéger la tête au moment des faits. Les faits de coups et blessures volontaires, selon le procureur, sont bien caractérisés. Et au-delà de ces faits, le ministère public, en se référant aux différents récits et témoignages, soupçonne une préméditation.

Arguant qu’en moins d’une heure (entre 17h 30 et 18h) on ne pouvait pas mobiliser tant de monde comme c’était le cas au siège le jour des incidents. En guise de réquisition, le procureur a demandé au Tribunal de se déclarer incompétent, et de renvoyer le ministère public à mieux se pourvoir. Au terme des débats contradictoires, le Tribunal s’est déclaré incompétent pour statuer sur le dossier, renvoyant ainsi le ministère public à mieux se pourvoir.

Alpha Sékou BARRY

Crise à la commune de Karangasso Sambla : La mairie fermée, les protagonistes chez le gouverneur

Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou, a rencontré, le 11 février 2019, les différents protagonistes de la crise que vit la commune rurale de Karangasso Sambla, localité située à une soixantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso dans la province du Houet. Le 7 février dernier des populations ont fermé la mairie pour protester contre la gestion du maire, Aboudramane Ouattara.

Des habitants de la commune rurale de Karangasso Sambla ont organisé le 7 février 2019, une marche qui s’est soldée par la fermeture de la mairie. Les marcheurs reprochent au maire de la commune, Aboudramane Ouattara, son manque de communication avec la base, sa mauvaise gouvernance, la gestion opaque de 120 millions F CFA octroyés par le Programme de développement intégré de la vallée de Samendéni (PDIS) et de celle du foncier.

Depuis lors, la tension est perceptible entre le maire et le groupe de frondeurs.
Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou, a échangé, le 11 février 2019, avec les deux groupes. La rencontre a eu lieu à la salle de réunion du gouvernorat. Dans la salle, les partisans du maire étaient assis d’un côté et les contestataires de l’autre. Etaient en face d’eux, le gouverneur, le président du conseil régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé, la déléguée du médiateur du Faso, Awa Traoré et le haut-commissaire du Houet, Lamine Soulama.

Mohamed Traoré, un des frondeurs a fait la genèse de la crise qui l’oppose au maire. Il lui reproche surtout son manque de dialogue. Selon lui, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la convocation par le maire des habitants de Karangasso-Sambla à la gendarmerie pour incivisme et la confiscation d’une ambulance qui doit revenir à la commune.

Le groupe des frondeurs exige pour cela, la dissolution du conseil municipal, et le départ du secrétaire général. «Tant que ces préalables ne sont pas réunis, la mairie ne sera pas ouverte», martèle Tiéfo Diarra, un des contestataires. Du coté des partisans du maire la version est toute autre. Pour le maire Aboudramane Ouattara, il n’y a pas de crise à la mairie de Karangasso Sambla.

«Quelques individus sont allés mettre sous scellé les locaux de la mairie. Mais à l’intérieur du groupe, il n’y a ni conseiller, ni chef de village, ni un conseiller villageois de développement. Il n’y a pas de problèmes de fonctionnement du conseil municipal. Un groupe ne peut pas se lever de son propre chef pour aller fermer une mairie. Nous sommes venus expliquer cela pour que la loi soit appliquée», a laissé entendre le maire. Pour lui, des mécanismes existent à la mairie pour donner l’information à ceux qui le désirent.

«Dissolution du conseil municipal avant toute rouverture de la mairie»

Le maire Aboudramane Ouattara (micro) a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui.

Pour lui, les griefs formulés contre lui sont sans fondement. Justifiant ainsi les 120 millions F CFA, le maire Ouattara affirme que c’est un accompagnement du PDIS pour aider les populations déplacées. Cette somme a servi, selon lui, à construire des marchés, des latrines et à former des populations en gestion forestière.

Le PDIS, de son avis, est le mieux placé pour donner les justificatifs de l’utilisation de ce fonds. Quant à la gestion des carrières, les ressources engrangées sont reversées au Trésor public. S’agissant de la réserve, elle a été attribuée provisoirement après délibération du Conseil municipal, à un demandeur a fait savoir le maire. Malgré les différentes explications, les frondeurs sont restés campés sur leur position et martèle que la mairie ne sera ouverte qu’après le départ du secrétaire général de la mairie, la dissolution du conseil municipal et la mise en place d’un conseil municipal transitoire.

Pour le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, la fermeture de la mairie n’est pas la solution à cette crise car elle cause beaucoup plus de préjudices à la population. Le président du conseil régional des Hauts-Bassins et la déléguée du Médiateur du Faso ont invité les protagonistes à rouvrir la mairie, tout en poursuivant les pourparlers.

Les frondeurs ont accédé à cette requête mais ont donné un délai de 2 mois pour le faire, le temps de recueillir les avis des populations. Un comité restreint a été mis en place pour amener les différentes parties à accorder leur violon pour le retour de la sérénité dans la commune de Karangasso-Sambla. Ce comité devrait d’abord convaincre les deux parties à rouvrir dans un bref délai, les locaux de la mairie.

Adaman DRABO

Société «Burkina Equipements» : Une agence ouverte à Bobo-Dioulasso

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La société « Burkina Equipements » a ouvert une agence à Bobo-Dioulasso. Son inauguration est intervenue, le 7 février 2019. A travers cette représentation, l’entreprise se rapproche ainsi de sa clientèle de la capitale économique.

L’agence de «Burkina Equipements» à Bobo-Dioulasso est située à la zone industrielle. Son ouverture s’est déroulée, le 7 février 2019, en présence des opérateurs économiques et des autorités administratives et politiques de la cité de Sya. A l’occasion, le directeur-pays de «Burkina Equipements», Pierre Fonkenell, a donné les raisons qui ont amené la société à s’implanter à Bobo-Dioulasso en ces termes : «Eh bien la raison principale, c’est vous nos clients ! (…)

Notre installation ici vise à mieux vous faire connaitre nos produits et nos services car nous nous sommes rendus compte que certains de nos clients n’avaient qu’une vue partielle de nos capacités». Le directeur-pays de «Burkina Equipements» a ainsi saisi cette opportunité pour présenter les produits et services qu’offre l’entreprise.

En effet «Burkina Equipements», de ses dires, vend des matériels de marque «Premium», des engins et groupes électrogènes Caterpillar que la société représente depuis 1932.

Il vend également la marque «Hyster» en chariots élévateurs et équipements de manutention, «Sullair» en compresseur d’air mobile, «Generac» pour les tours d’éclairage, «Srh metso» pour les concasseurs et «Karcher» pour les nettoyeurs haute pression.
Aussi «Burkina Equipements» vend des matériels utilitaires pour des clients ayant des chantiers de courte durée ou aux bourses limitées.

11 milliards de F CFA en pièces détachées

Selon M. Fonkenell, la société fournit pour l’ensemble des marques, des pièces détachées de maintenance, les consommables et les pièces de réparation. «Nous avons aujourd’hui au Burkina Faso, un stock de pièces détachées d’une valeur de 11 milliards F CFA». Toujours en termes de service, la société intervient dans la maintenance et la réparation sous diverses formes.

Il propose aussi via la société «Sitech» des solutions dans les domaines du guidage automatique des engins, du pesage sur pelle et chargeuse et également sur l’acquisition des données de fonctionnement des engins. «Burkina Equipements», à en croire son directeur, loue des matériels, plus d’une centaine disponibles.

Les invités ont visité le matériel de « Burkina Equipements ».

«Tous ces matériels et ces services, nous voulons les rendre disponibles à Bobo-Dioulasso et nous fondons le souhait de nous développer grâce à vous nos clients afin de pouvoir offrir des possibilités d’emplois à la jeunesse de la ville et nous inscrire dans le paysage économique de la région comme un intervenant majeur», a dit Pierre Fonkenell.

Le représentant du maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Martin Coulibaly, a salué l’implantation de «Burkina Equipements» dans la ville de Sya. Cette installation va permettre aux clients de Bobo-Dioulasso et de sa région d’avoir les engins à leur portée et à marquer la disponibilité de la commune à accompagner «Burkina Equipements». Après la coupure symbolique du ruban, les invités ont pu visiter le matériel en vente de «Burkina équipements» exposé dans la cour de l’agence de la société à Bobo-Dioulasso.

Adaman DRABO
Barkisssa Bonkoungou (stagiaire)

Audiences du Président du Faso : La question sécuritaire débattue avec l’Union européenne et les Nations unies

Arrivé en début d’après-midi du 9 février à Addis-Abeba pour prendre part à la 32e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a d’abord reçu en audience, Federica Mogherini, la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires politiques et de sécurité. En début de soirée, le Chef de l’Etat a également eu une séance de travail avec le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

La sécurité dans l’espace sahélien était au centre des discussions avec le chef de l’Etat. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est venu s’enquérir auprès du président du Faso, de la situation sécuritaire dans les pays du G5 Sahel. Porté à la tête de cette organisation sous-régionale comme président en exercice, Roch Marc Christian Kaboré a fait part au dirigeant onusien, des attentes du Burkina Faso et des pays du G5 Sahel. « Nous avons exprimé le besoin d’avoir une coopération plus étendue que ce que nous avons en ce moment », a expliqué Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération.

Un accord de coopération entre le G5 Sahel et les Nations unies intervenu en 2018 prévoit des interventions de l’ONU par le biais de la MINUSMA (la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) mais à l’intérieur du territoire malien. «Limiter cet accord seulement au Mali ne nous paraît pas pertinent pour aider les 5 pays à faire face à la menace terroriste », selon le chef de la diplomatie burkinabè, au regard de la nature transfrontalière des actions terroristes.

…tout comme au cours de la séance de travail avec le SG de l’ONU, Antonio Guterres

Le président du Faso a aussi exprimé au Secrétaire général de l’ONU, le souhait des pays du G5 Sahel, de voir leur action placée sous mandat onusien, avec notamment les avantages y afférents, en matière de mobilisation de ressources pour lutter efficacement contre le terrorisme. Roch Marc Christian Kaboré, et Antonio Guterres ont également abordé la question des réfugiés et des déplacés internes du fait du terrorisme.

L’Union européenne est également préoccupée par la situation sécuritaire dans l’espace sahélien et Federica Mogherini, la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires politiques et de sécurité est aussi venue échanger avec le Président Roch Marc Christian Kaboré des perspectives burkinabè de la présidence du G5 Sahel.

Direction de la
communication de la Présidence du Faso

32e sommet de l’Union africaine: Consolider l’action communautaire

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a participé avec ses pairs du continent, à la 32e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Le chef de l’Etat égyptien, Abdel Fatha al-Sissi, assure désormais la présidence en exercice de l’organisation continentale, en remplacement du Rwandais Paul Kagamé, et appelle à «consolider l’action commune africaine» dans l’esprit des pères-fondateurs.

L’année 2019 est celle des réfugiés, rapatriés et personnes déplacées. C’est la décision prise par les dirigeants africains, à la recherche de solutions durables aux déplacements forcés en Afrique. Les chefs d’Etat du continent se disent conscients de la nécessité de reconnaître les liens entre déplacement, paix et sécurité.

Nouvellement porté à la tête de l’Union africaine, Abdel Fatha al-Sissi a tenu à réaffirmer le principe de solutions africaines aux problèmes africains. De ce point de vue, il engage tous ses pairs du continent à travailler main dans la main pour « améliorer la paix et la sécurité durable». Il considère que «le terrorisme demeure le cancer qui tue les nations africaines» et appelle les Africains à se débarrasser de l’extrémisme violent.

La place de la jeunesse africaine, comme avenir du continent, a aussi été réaffirmée, et les chefs d’Etat africains se sont engagés à ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes, tout en les invitant au travail. Les enfants du continent sont en droit d’escompter en héritage, un monde meilleur, et le défi, aujourd’hui, pour les dirigeants africains, est de ne pas trahir cet espoir. Faisant sienne une citation de Nelson Mandela, selon laquelle « Le courage, ce n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à surmonter sa peur », le nouveau président de l’Union a invité ses pairs à s’engager résolument sur le chantier de la construction de cette Afrique nouvelle, qui assume son destin, et offre des perspectives heureuses pour ses fils et filles.

Les femmes justement auront un « avenir radieux» en Afrique, foi de al-Sissi, qui a annoncé que «rien n’empêchera les femmes africaines de réaliser leurs rêves».
Avant de prendre les rênes de l’Union et de prendre la parole, le nouveau président en exercice a été précédé à la tribune par plusieurs orateurs, au nombre desquels, le président de la commission, Moussa Faki Mahamat, Bill Gates de la fondation Bill et Melinda Gates, Gianni Infantino de la FIFA, Tedros Adhanom Ghebreyesus de l’OMS, Ahmad Aboul Gheit de la Ligue arabe, Antonio Guterres des Nations unies, Mahmoud Abass de la Palestine, et le président en exercice sortant de l’UA, Paul Kagame, qui ont, tour à tour, donné en partage leurs visions des enjeux qui se posent au continent.

Paul Kagamé s’est félicité de l’appui et de l’expertise de classe «mondiale», dont il a bénéficié de la part des fonctionnaires, et de la commission de l’Union africaine, tout le long de son mandat.
«La lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du lac Tchad continue d’être une véritable préoccupation pour nous tous», a estimé le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui dit avoir vécu dans sa chair, le drame des réfugiés. Il juge que « la situation y reste très grave » en dépit des efforts déployés par les pays et « appelle un nouvel élan de solidarité » en faveur du Sahel.

Les dirigeants africains se sont engagés à ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes.

La solution passe aussi par l’organisation d’une conférence de paix et de réconciliation en Libye, car la persistance de la crise libyenne nourrit la déstabilisation des pays du Sahel et du bassin du Lac Tchad.
Agriculture, environnement, santé, éducation, recherche scientifique et innovation, sont au centre de l’agenda 2019 de l’Union et même au-delà. L’ambition, selon le président de la commission, «est de chercher à ce que l’UA soit perçue par les citoyens, non pas comme un être lointain, mais devienne un acteur agissant sur leur quotidien.»

Il nous appartient d’adopter des approches de développement, et de mettre en œuvre des programmes de création d’emplois, pour maintenir les Africains sur le continent, a déclaré le nouveau président en exercice de l’UA.
La prolifération des conflits, le changement climatique, sont autant de raisons à l’origine de migrations et de déplacements de populations en Afrique. « La communauté mondiale est à la traîne pour ce qui est de résoudre deux problèmes majeurs : atteindre les objectifs de développement durables et lutter contre le changement climatique» a déclaré Antonio Guterres le Secrétaire général de l’ONU à la tribune du Sommet.

Le rêve de l’unité africaine a été porté par des pères fondateurs, dont l’Empereur Haïlé Selassié d’Ethiopie. A la faveur de ce 32e sommet, une statue a été érigée à l’Est du siège de l’UA, en hommage au Négus, pour avoir porté cet idéal africain. La statue dévoilée au cours d’une cérémonie en présence des chefs d’Etat du continent, présents à Addis-Abeba, est la deuxième du genre. Celle du Dr Kwame Nkrumah, un autre père du panafricanisme, trône déjà, côté Ouest du siège de l’Union africaine.

Direction de la
communication de la Présidence du Faso

Commune de Ziniaré : Le village de Moutti a son CSPS

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La cérémonie d’inauguration du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de Moutti, dans la commune de Ziniaré, a eu lieu, le mercredi 6 février 2019.

Après 24 mois de travaux, le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de Moutti, dans la commune de Ziniaré est fonctionnel. L’infrastructure est composée d’un dispensaire, d’une maternité avec latrines et douches, deux logements avec cuisine, latrines et douches, un dépôt pharmaceutique, une forge équipée.

Le CSPS est équipé en matériel et en mobilier et doté de médicaments et d’une motocyclette. Ce projet a coûté 65 873 198 F CFA (Etat 56 763 788 F CFA et une contribution du budget communal de 9 109 410 FCFA). Cependant, il reste l’électrification solaire et un troisième logement pour parachever le projet. En attendant, l’inauguration a eu lieu, le 6 février 2019.

Le Naaba Koagba, chef de Moutti, a remercié le conseil municipal ainsi que les autorités du ministère de la Santé pour la réalisation de cette infrastructure. Selon ses dires, cette réalisation vient ainsi mettre fin à leurs souffrances. Car, ils devaient se rendre à Ziniaré, situé à plus de 10 km, pour accéder aux soins. Ils ont alors pris l’engagement de bien entretenir et gérer ce joyau pour le bonheur des populations.

Dr Jean Durafour, président de l’Alliance Savoie-Burkina, Monseigneur Philippe Ballot, Archevêque de Chambéry (France), amis du village de Moutti, se sont réjouis d’avoir été associés à cette cérémonie d’inauguration.

Pour sa part, le maire de la commune de Ziniaré, Pascal Compaoré, a indiqué que la situation sanitaire des populations, surtout en sa frange jeune, fer de lance du développement, est un enjeu majeur pour sa collectivité. «Le problème d’accès aux soins de santé se posait depuis des années à Moutti et certaines personnes se sont battues pour que la situation change.

De ce fait, la commune n’avait d’autre choix que de s’investir pour la construction et l’ouverture de ce CSPS. C’est pourquoi, nous avons placé ce projet comme une priorité dès notre prise de fonction », a-t-il dit. Il a invité la population et le comité de gestion, à travailler pour le bon fonctionnement de ce centre de santé et à relever le défi d’une gestion saine et transparente afin de garantir l’accès à tous à des soins de santé de qualité.

La gouverneure de la région du Plateau central, Fatoumata Benon, a salué la concrétisation de ce projet. Elle félicité le conseil municipal, les amis de Chambéry et le gouvernement, à travers le ministère de la Santé qui ont conjugué leurs efforts pour la réalisation de ces infrastructures et leur équipement. A l’instar de Moutti, les CSPS de Taonsgo, Badnogo et Ipala attendent leur ouverture prochaine.

Abdias Cyprien SAWADOGO