Gestion des carrières des magistrats : le CSM se donne les moyens d’assurer la relève

Le Programme d’appui à la politique nationale de justice, a organisé un atelier de validation d’une étude sur la modernisation de la gestion des carrières des magistrats, le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou.

Les réformes opérées sous la Transition politique en 2015 ont consacré l’indépendance du pouvoir judiciaire. A présent, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), désormais autonome, se donne les moyens d’assurer ses missions dans leur
plénitude.

A ce titre, l’instance de décision des magistrats, bénéficie de l’appui du Programme d’appui à la Politique nationale de justice (PA-PNJ), entre autres, dans le processus de modernisation de la gestion des carrières des magistrats. Une étude a donc été commanditée pour proposer un schéma de transfert de cette gestion de la Direction des ressources humaines (DRH) du ministère de la justice au Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature (SP/CSM). La validation du premier jet de cette étude a eu lieu le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou. A cette occasion, Pr El Hadj M’bodj, assistant technique au PA-PNJ a rappelé l’importance de ce processus. «Le Burkina Faso est le seul pays d’Afrique, en tout cas de l’espace ouest-africain, à déconnecter le Conseil supérieur de la magistrature du pouvoir exécutif», a soutenu le professeur d’université sénégalais. Il revient donc au secrétariat permanent du CSM, de gérer directement la carrière des magistrats, a-t-il déduit.

Ce qui nécessite, a poursuivi Pr M’bodj, le transfert de cette gestion, de la DRH du ministère de la justice vers le CSM. L’instance doit donc nécessairement être outillée, a-t-il relevé, dans la mesure où «la gestion de la carrière est une activité délicate qui requiert beaucoup de moyens financiers, intellectuels, humains qui ne sont pas pour le moment à la disposition du CSM». D’où l’intervention du PA-PNJ pour renforcer les capacités du CSM. «Le PA-PNJ s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de justice pour appuyer le CSM dans la codification des textes, la diffusion de l’information juridique, la définition de la politique pénale et l’informatisation de l’appareil judiciaire», a-t-il précisé.

Environ 559 magistrats enregistrés en 2017

A l’en croire, une fois l’étude validée, le transfert sera progressif, en accord avec les différentes structures intervenant dans la gestion de la carrière des magistrats telles que les directions techniques des ministères en charge de la fonction publique, des finances et de la justice.

L’étude a été réalisée par deux experts, français et sénégalais. Suivant le consultant international Abdou Karim Lo, l’un des deux experts qui ont réalisé l’étude (en un mois), la méthodologie d’étude a consisté, dans un premier temps, en une analyse documentaire des textes législatifs et réglementaires en lien avec la carrière des magistrats et le CSM.
Les experts ont ensuite établi l’état des lieux de la gestion des carrières sur la base d’entretiens qu’ils ont eus avec les différents acteurs impliqués dans la gestion des carrières des quelque 559 magistrats burkinabè, selon des chiffres de 2017. Une approche inclusive qui a permis de produire le draft soumis ce jour à appréciation.

A l’ouverture des travaux, le premier président du Conseil d’Etat, Souleymane Coulibaly, par ailleurs vice-président du CSM a souhaité que la quarantaine de participants à l’atelier de validation fasse des propositions pertinentes pour améliorer le projet d’étude en vue d’un document efficient à terme.

Fabé Mamadou OUATTARA

Conflit foncier à Koudoumbo : la hache de guerre enterrée avec la manière

Sous l’égide de l’Association des ressortissants de Koudoumbo à Ouagadougou (ARKO), les habitants du village de Koudoumbo se sont retrouvés pour célébrer la paix retrouvée après un conflit qui a opposé, il y a quelques semaines, deux familles. La cérémonie dite de réconciliation a été présidée par le haut-commissaire de la province du Zondoma, Ouo Abibata Bamouni /Traoré.

Selon le chef de terre (micro), tout est rentré dans l’ordre dans le village.

Il était 10h30mn à la place du marché de Koudoumbo où la fête battait déjà son plein. La joie et la satisfaction se lisaient sur les visages des habitants de cette bourgade située à environ une dizaine de kilomètres au Nord de la ville de Gourcy, chef-lieu de la province du Zondoma. Ce dimanche 3 février 2019 était un grand jour pour toute la communauté vivant dans le village ainsi que pour tous les invités présents à la cérémonie. C’est le chef de terre, garant de la tradition dans le village, qui a ouvert la série d’allocutions par un mot de bienvenue avant de poursuivre en rappelant que la famille «Zoromé» est venue présenter officiellement ses excuses qui ont été acceptées par l’autre partie, à savoir les «Sawadogo».

Ses propos ont été confirmés par les représentants des deux familles qui se sont succédé au parloir en proclamant le pardon mutuel. «Je suis un homme comblé aujourd’hui en constatant que le pire a été évité et que cette crise est désormais derrière nous», a déclaré le chef de terre tout en remerciant les ancêtres ainsi que tous ceux qui ont œuvré à son règlement pacifique. Pour le haut-commissaire, cette journée est le couronnement d’un processus marqué par un esprit de pardon, de tolérance, de concertation, de respect mutuel et de considération à mettre à l’actif de toutes les forces vives locales.

Tout en félicitant les initiateurs, elle a souhaité que cette rencontre constitue un nouveau départ qui viendra renforcer les liens de fraternité entre les filles et fils de Koudoumbo. «Quelles que soient tes inquiétudes, tes peines, ta douleur, ne laisse pas tes sentiments te dominer et t’empêcher d’écrire en lettre d’or cette nouvelle page de l’histoire de ton village», a-t-elle conclu à l’adresse de chaque Koudoumbolais. Issa Sawadogo, représentant de l’association, dans son intervention n’a pas manqué de souligner que quand le village natal connaît des difficultés, aucun de ses fils dignes ne doit rester les bras croisés. «C’est pourquoi avec tous les autres, nous nous sommes impliqués dans la résolution de la crise jusqu’à ce jour », a indiqué le porte-parole. Mais que s’est-il exactement passé pour qu’on en arrive là ?

Au centre du problème, un projet de complexe sanitaire

Selon des témoignages recueillis sur place, tout serait parti de l’occupation d’un espace sur un champ exploité par un membre de la famille Zoromé, afin d’y établir des infrastructures sanitaires. «Ce jour-là, j’ai accompagné une équipe pour implanter un forage à l’endroit identifié pour la construction d’un centre de santé et tout d’un coup, nous avons été encerclés par des gens armés de gourdins, de machettes et même de fusils. Ils menaçaient de nous tuer si on ne libérait pas les lieux. Ils étaient tous de la famille des Zoromé», a relaté Issoufou Sawadogo, par ailleurs, président CVD du village. Après cet incident, la riposte s’est aussitôt organisée du côté des «Sawadogo» d’où est venue l’initiative du projet avec pour: objectif, chasser par tous les moyens du village leurs adversaires qui seraient, selon eux, venus d’ailleurs s’installer sur leurs terres. Les deux camps étaient donc prêts à en découdre. Mais fort heureusement, la police basée à Gourcy est arrivée à temps et a pu éviter le pire en s’interposant.

Par la suite, une médiation, initiée par les autorités administratives, coutumières et religieuses sous la conduite du haut-commissaire, renforcée plus tard par les ressortissants du village, a permis de désamorcer totalement le conflit. «N’eut été la promptitude des agents de sécurité et des autorités, un drame se serait produit», a confessé un vieux qui, au passage, a loué le bon Dieu qui a su préserver le village d’une catastrophe. A la fin de la cérémonie, des colombes ont été lâchées en signe de paix retrouvée.
D’autres activités récréatives étaient au programme pour agrémenter davantage cette journée si spéciale pour l’ensemble de la population. Le cas de Koudoumbo est un exemple de règlement pacifique de crise que l’on devrait s’inspirer en cas de conflit foncier.

Aziz KIEMDE
(Collaborateur)

Conflit meurtrier à Yirgou : une marche pour l’harmonie et la cohésion sociale

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Les populations de la Gnagna, réunies autour du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples section de Bogandé et du Réseau des associations des eleveurs de la Gnagna, ont exprimé leur ras-le-bol à travers une marche de protestation contre les tueries de Yirgou, le samedi 9 février 2019, à Bogandé. Cette marche a connu la participation des chefs coutumiers des villages de Bogandé.

«Plus jamais ça!» ; «En avant pour la cohésion sociale»; «Justice pour les victimes de Yirgou», tels sont les slogans que l’on pouvait lire sur les pancartes. Les manifestants d’un jour ont sillonné les artères de la ville de Bogandé pour dénoncer, selon leur porte-parole, Michel Haro, président de la sous-section provinciale du MBDHP/Gnagna, les assassinats survenus à Yirgou. En effet, ils ont interpellé et réclamé des autorités administratives, politiques, judiciaires et celles en charge de la sécurité, qu’elles assurent de manière effective et efficace la sécurité des personnes et de leurs biens sans aucune discrimination sur toute l’étendue du territoire national et de mener des investigations sérieuses pour l’aboutissement de la vérité et une justice équitable.

Les manifestants exigent également du gouvernement une assistance des populations victimes, sur les plans médical, social et psychologique dans le but de soulager leurs souffrances et de leur apporter la solidarité de la nation entière. Ils souhaitent que tous les moyens et pouvoirs soient mis en œuvre pour que plus jamais cela n’arrive au Burkina. «Cette situation aurait pu être circonscrite aux premières victimes si l’information avait été traitée avec diligence et dans les règles qui conviennent en pareille circonstance», a martelé Michel Haro, avant d’exhorter les autorités à un traitement diligent des informations sensibles.

Le haut-commissaire de la Gnagna, Laurent Bado, qui a reçu la déclaration des mains du porte-parole, a félicité les manifestants pour cette marche pacifique et les a rassurés que le message sera transmis à qui de droit. Par la suite, il a invité les populations à se départir des stigmatisations ethniques et à cultiver la paix et la cohésion sociale.

Oyé Ardjima Yempabou TINDANO

Djibo : Un corps  sans vie  miné a causé la mort  de deux FDS et blessé deux autres

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Ce jeudi aux  environs de 12 heures  les FDS ont été informées d’un corps sans vie à la sortie  de la ville de  Djibo sur la  route de  Ouagadougou. Arrivée sur les lieux pour le constat du décès, dans les manipulations du corps,  un engin qui était certainement enterré a côté a explosé  occasionnant la mort du médecin militaire  ainsi que son aide-soignant.  Un gendarme et le directeur provincial de la police nationale qui étaient aussi sur les lieux ont été blessés.

 

Recouvrement des impôts: Le recensement des contribuables lancé

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La direction générale des impôts a lancé, le mercredi 13 février 2019, à Ouagadougou, le recensement fiscal exhaustif des contribuables des régions du Centre et des Hauts-bassins. L’opération qui va durer deux mois, permettra à la direction de mieux gérer la population fiscale des deux régions.

Dans deux mois, la Direction générale des impôts (DGI) devrait avoir une base de données fiscale des contribuables dans les régions du Centre et des Hauts-Bassins. En effet, le recensement fiscal a débuté le mercredi 13 février 2019 à Ouagadougou et va s’étendre jusqu’au 13 avril 2019.

Il s’agira d’identifier les contribuables, les localiser ainsi que leur lieu d’activités, avoir une idée sur le volume de leurs chiffres d’affaires. « Sur le terrain, nous aurons des agents recenseurs munis de terminaux mobiles sur lesquels il y a une application qui déroule tout le formulaire pour avoir les informations sur le contribuable en tant qu’individu, son lieu d’exercice, le plan cadastral et même la photo de son lieu d’activités », a expliqué le Président- directeur général (PDG) de International business group-Burkina (IBG), Harouna Sawadogo qui assure la prestation.

A partir du moment où l’agent recenseur valide, a-t-il ajouté, les informations vont directement sur le serveur de la DGI qui les aura en temps réel. Selon le directeur général des impôts, Adama Badolo, ce recensement va permettre à son institution de maintenir le fichier des contribuables, une liste exhaustive de tous ceux qui exercent des activités commerciales ou lucratives. « C’est un exercice important puisqu’il va élargir l’assiette de l’impôt dans la mesure où le secteur informel occupe une place très importante dans notre économie avec près de 70% des contribuables.

Une démonstration du processus de recensement par le PDG d’IBG, Harouna Sawadogo.

Cependant, ces derniers ne sont pas tous connus de l’administration fiscale », a soutenu Adama Badolo. Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Dr Séglaro Abel Somé, a précisé que cette opération, au-delà des informations traditionnelles, intègre les activités d’inventaires fonciers et cadastrales ainsi que des éléments permettant d’évaluer ultérieurement le volume des activités et de déterminer l’assiette utile pour les imposer aux différentes cédules d’impôts.

« A ce titre, une fiabilisation des fichiers passe aussi par un bon recensement qui à terme, facilitera la relance des contribuables défaillants au regard de leurs obligations déclaratives », a renchéri Dr Seglaro Abel Somé. Pour lui, le recensement permettra à la DGI de mieux gérer la population fiscale des deux régions concernées et de relancer les défaillants. Une chose, a-t-il dit, qui va apporter un regain dans le recouvrement des impôts et taxes pour l’Etat et les communes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Pour sa part, le DG Badolo a invité les agents recenseurs à travailler avec détermination, dans la discipline, le respect de la déontologie et des citoyens afin à relever les défis de l’opération.

Joseph HARO

Saint Valentin: L’exaltation de l’amour sur fonds de commerce

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Le 14 février est communément présenté comme la fête des amoureux. Les acceptions diffèrent sur la manière de commémorer cette date. Mais chaque année, ce rendez-vous est toujours marqué dans les étals des commerçants où les bibelots dédiés à l’amour ne manquent pas.

A quelques heures de sa fermeture, Rood-wooko grouille de monde en cette soirée du mercredi 13 février 2019. En prélude à la St Valentin, quelques clients traînent encore les pieds pour choisir le présent idéal pour leur partenaire d’amour. Dans la marée humaine, Yves Soré est tout excité. Il veut offrir un moment inoubliable à sa douce moitié.

Une « belle », « douce » et « merveilleuse » demoiselle rencontrée à la rentrée scolaire en octobre 2018 et avec laquelle il file l’amour idyllique depuis seulement quelques semaines. « Lorsqu’elle m’a dit ‘’je t’aime’’ pour la première fois, j’ai failli m’évanouir. Et depuis lors, je ne manque pas d’occasion pour lui faire plaisir et lui démontrer que je l’aime également », s’enthousiasme le jeune lycéen de 18 ans.

Le rendez-vous de la Saint Valentin est donc l’occasion rêvée pour couvrir sa camarade de classe et dulcinée, de cadeaux. Yves a fait le tour du grand marché de Ouagadougou ce soir et en est sorti avec une montre-bracelet et une robe rouge. Il fait maintenant le pied de grue devant la table du commerçant Adama Ouédraogo pour emballer son achat d’une valeur de 9 000 FCFA.

L’élève en classe de 1re ne fait aucun mystère de la « soirée féerique » qu’il réserve à son amour pour vivre leurs sentiments : « je vais l’amener au restau, après au ciné et lorsque je la ramènerai chez elle, je lui offrirai l’emballage. Je suis sûr qu’après cela, personne ne pourra m’enlever de son cœur ». A côté de Yves, Awa Gnanou aussi attend son tour de faire emballer son cadeau.

La jeune coiffeuse de 21 ans est encore plus impatiente car elle doit prendre le car retour pour Ziniaré où elle réside. Elle a fait spécialement le déplacement du grand marché de Ouagadougou pour avoir une grande marge de choix du cadeau à offrir à son amoureux. Awa attend lui réserver, comme cadeau, une fleur et cinq dessous masculins. La jeune coiffeuse est bien moins expressive sur le programme de sa journée de 14 février. « On va fêter avec nos amoureux, c’est tout », se contente-t-elle de répondre, avant de manifester une fois de plus son impatience à l’endroit du commerçant emballeur.

Le commerçant Adama Ouédraogo n’a pas du tout chômé
à l’occasion de la fête des amoureux.

Adama Ouédraogo a pris le soin de récupérer les cadeaux à emballer pour ne pas laisser partir les clients impatients d’attendre. Le commerçant reconnaît faire de bonnes affaires. Devant son étal, défilent surtout des jeunes filles pour acheter et ou faire emballer des nounours, tableaux, fleurs ou montres. Une aubaine pour Adama Ouédraogo qui n’a rien contre le fait que « des enfants se fassent plaisir à l’occasion d’une journée dédiée à l’amour ».

Personnellement, il compte offrir une montre à son épouse et des gâteaux à ses enfants. Les sœurs Ouédraogo ont, elles, une compréhension davantage familiale de cette date. Elles viennent d’acheter un tableau de taille moyenne, représentant un couple enlacé avec leur bébé, avec l’inscription « une famille bénie ». Elles comptent l’offrir à leur frère aîné qui s’est marié le weekend précédent. Un peu en marge, devant le parking Nord du marché Rood Woko, Sandrine Tiendrébéogo sourit en lançant un regard aux attroupements autour des articles dédiés à « la fête des amoureux ». Après une moue, elle lâche : « c’est ridicule. Le 14 février n’a rien d’extraordinaire. Considérer un seul jour pour exprimer son amour est un non-sens ».

Fabé Mamadou OUATTARA

Ouverture des données au Burkina Faso : Des acteurs réfléchissent à une stratégie

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Le ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes organise du 13 au 15 février 2019, à Ouagadougou, l’atelier d’élaboration d’une stratégie d’ouverture des données au Burkina Faso.

D’importantes informations sont produites chaque année par les collectivités territoriales et les institutions au Burkina Faso dont l’accessibilité pose problème. C’est pour ouvrir ces données aux utilisateurs en se basant sur le numérique que des acteurs réfléchissent du 13 au 15 février 2019, à Ouagadougou, à une stratégie.

Pendant trois jours, ils vont se servir d’un premier guide de collectes de données élaboré en 2018 dans l’optique de diagnostiquer des éléments de sensibilisation et de promotion, de collecte et de réutilisation des données ouvertes. Pour le directeur général de l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), Dié Sanou, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet Initiative de données ouvertes du Burkina (En Anglais, BODI) dont il est le coordonnateur.

Selon lui, les acteurs du numérique réunis vont œuvrer à la libéralisation des informations produites au plan national. C’est pourquoi il a dit compter sur leur participation effective pour la réussite de la réunion. Par ailleurs, Dié Sanou a indiqué que la démarche d’ouverture des données n’est pas nouvelle, mais d’actualité au Burkina Faso eu égard au dynamisme observé dans la production massive desdites données.

De l’avis de la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, à travers cette initiative, se dévoile la volonté du gouvernement à s’ouvrir aux citoyens. Et ce, a-t-elle justifié, en rendant accessibles les informations pour ainsi impulser le développement économique et social à travers le digital et justifier le devoir de redevabilité de l’Etat vis-à-vis des citoyens.

S’agissant de rendre ouvertes les données, la ministre en charge du développement de l’économie numérique a renchéri que l’idée a déjà germé par exemple, par l’entremise des sites web des institutions. Mais, a-t-elle expliqué, ces données ne peuvent pas être qualifiées comme telle car ne pouvant pas être réutilisées et redistribuées librement et gratuitement grâce à un format ouvert comme les logiciels et applications.

Elle a souhaité que les échanges entre les participants puissent rationaliser les services publics, encourager l’innovation et améliorer la sécurité publique. « Les données produites par les ministères et autres institutions sont des matières premières inépuisables qui expliquent l’engagement du Burkina Faso depuis 2013 à travers le projet BODI », a-t-elle souligné. Les informations provenant de tous les secteurs de développement au pays des Hommes intègres sont concernées par l’ouverture qui, aux dires de Mme Ouattara, s’insèrent dans un partenariat pour un gouvernement ouvert impliquant son département et celui de la Fonction publique.

Boukary BONKOUNGOU

La 16e journée internationale contre les MGF sera commémorée à Ouagadougou

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 février 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :
– un décret portant modification des statuts particuliers du Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation pour le développement (FONRID), approuvés par le décret n°2017-0365/PRES/PM/MERSI/MINEFID du 22 mai 2017.

L’adoption de ce décret permet au FONRID de se conformer à la loi n°010-2013/AN du 30 avril 2013 portant règles de création des catégories d’établissements publics et au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des fonds nationaux.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :
–un rapport relatif aux résultats de l’Appel d’offres n°2018-003T/MEA/SG/DMP du 06 avril 2018 pour la réalisation de mille deux cent vingt (1 220) forages, de quatre-vingt-dix (90) forages à gros débit, la fourniture et la pose de mille deux cent vingt (1 220) pompes à motricité humaine et la construction de mille cent (1 100) superstructures dans les Régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest au profit de la Direction générale de l’eau potable (DGEP).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
– Lot 1 : STAR Impex, pour la réalisation de 65 forages dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent dix millions cinq cent quarante-sept mille quatre cents (210 547 400) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 2 : EFTP, pour la réalisation de 50 forages dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent quarante millions quatre cent vingt-cinq mille (240 425 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 3 : Groupement TBM PRO/TEMFOR, pour la réalisation de 65 forages, dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent cinquante-deux millions six cent deux mille six cents (252 602 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 4 : GESEB SA, pour la réalisation de 50 forages dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent quatre millions cinq cent cinquante-trois mille (204 553 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 5 : Groupement FORAGE SYSTHEME/COGEA INTERNATIONAL pour la réalisation de 65 forages dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de deux cent soixante-dix-huit millions trois cent quarante-sept mille deux cent cinquante (278 347 250) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 6 : ENTREPRISE DERE, pour la réalisation de 50 forages dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent quatre-vingt-onze millions vingt un mille trois cent cinquante (191 021 350) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 7 : Groupement BIB-BF Sarl/V.I.M Sarl, pour la réalisation de 50 forages dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent quatre-vingt-huit millions quatre cent seize mille cinq cents (188 416 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 8 : DACOS BTP, pour la réalisation de 50 forages dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent quatre-vingt millions cinq cent dix mille cinq cents (180 510 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 9 : COGETRA, pour la réalisation de 50 forages dans la région des Cascades, pour un montant de deux cent soixante-huit millions quatre cent vingt-huit mille sept cent soixante (268 428 760) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 10 : COGEFOR-B, pour la réalisation de 50 forages dans la région des Cascades, pour un montant de deux cent trente millions six cent trente un mille (230 631 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 11 : STAR Impexpour la réalisation de 65 forages dans la région des Cascades, pour un montant de deux cent dix millions cinq cent quarante-sept mille quatre cents (210 547 400) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 12 : Groupement SAFORA/SAAT, pour la réalisation de 65 forages dans la région des Cascades, pour un montant de trois cent quarante-trois millions trois cent trente-deux mille huit cents (343 332 800) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 13 : Groupement BESER/SN-ONPF, pour la réalisation de 50 forages dans la région du Sud-Ouest, pour un montant de deux cent quinze millions deux cent trente-deux mille (215 232 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 14 : SAIRA International, pour la réalisation de 65 forages dans la région du Sud-Ouest, pour un montant deux cent cinquante-sept millions quatre cent quatre-vingt-dix-neuf mille six cents (257 499 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 15 : COGEA International, pour la réalisation de 50 forages dans la région du Sud-Ouest, pour un montant de deux cent quatorze millions cent quarante mille cinq cents (214 140 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 16 : OKAZ TRADING SA, pour la réalisation de 50 forages dans la région du Sud-Ouest, pour un montant de cent quatre-vingt-quatorze millions neuf cent soixante-neuf mille six cent trente (194 969 630) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 17 : SNEHAM INDO AFRIC, pour la réalisation de 65 forages dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de deux cent quatorze millions six cent vingt-quatre mille trois cents (214 624 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 18 : SAIRA International, pour la réalisation de 65 forages dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de deux cent cinquante-sept millions quatre cent quatre-vingt-dix-neuf mille six cents (257 499 600) CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 19 : SGB BTP, pour la réalisation de 50 forages dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de deux cent douze millions quatre cent quatre-vingt-huit mille cinq cents (212 488 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 20 : GESEB SA, pour la réalisation de 50 forages dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de deux cent six millions neuf cent dix-huit mille neuf cents (206 918 900) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 21 : Groupement AFRIC FORAGE/COGEB INTERNATIONAL SA, pour la réalisation de 50 forages dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de deux cent soixante-seize millions quatre cent quinze mille (276 415 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 22 : BURKINA DECOR, pour la réalisation de 65 forages dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de trois cent huit millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille huit cents (308 994 800) FCFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– Lot 23 : SAIRA International, pour la réalisation de 45 forages à gros débits dans les régions de la Boucle du Mouhoun et du Sud-Ouest, pour un montant de trois cent quatre-vingt-six millions cent soixante-dix-huit mille six cents (386 178 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois ;
– Lot 24 : TEMFOR Sarl, pour la réalisation de 45 forages à gros débits dans les régions des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest, pour un montant de trois cent soixante-quatorze millions neuf cent quarante-cinq mille (374 945 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois ;
– Lot 25 : SAIRA International, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent trente-trois millions cent cinquante un mille deux cents (133 151 200) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 26 : Groupement VERGNET HYDRO/VERGNET BURKINA, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent quarante millions neuf cent vingt-sept mille quatre cent trente (140 927 430) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 27 : SAIRA International, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent trente-trois millions cent cinquante un mille deux cents (133 151 200) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 28 : Groupement VERGNET HYDRO/VERGNET BURKINA, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de cent huit millions quatre cent cinq mille sept cent quinze (108 405 715) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 29 : SURA SERVICE CORPORATION, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre-vingt-deux millions trois cent soixante-quatre mille (82 364 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 30 : SURA SERVICE CORPORATION, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre-vingt-cinq millions neuf cent quatre mille (85 904 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 31 : DIACFA DIVISION MATERIAUX, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre-vingt-quatre millions six cent huit mille trois cent soixante (84 608 360) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 32 : DIACFA DIVISION MATERIAUX, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région de la Boucle du Mouhoun, pour un montant de quatre-vingt-quatre millions six cent huit mille trois cent soixante (84 608 360) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 33 : Groupement VAL CONSTRUCTION/NIKITAS IMPEX-B, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région des Cascades, pour un montant de cent vingt-trois millions sept cent quatre-vingt-treize mille huit cents (123 793 800) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 34 : Groupement VAL CONSTRUCTION/ NIKITAS IMPEX-B, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région des Cascades, pour un montant de quatre-vingt-quinze millions deux cent vingt-six mille (95 226 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 35 : SAIRA International, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région des Cascades, pour un montant de cent deux millions quatre cent vingt-quatre mille (102 424 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 36 : SAIRA International, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région des Cascades, pour un montant de cent trente-trois millions cent cinquante un mille deux cents (133 151 200) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 37 : DIACFA DIVISION MATERIAUX, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région du Sud-Ouest, pour un montant de quatre-vingt-trois millions cent quatre-vingt-dix mille (83 190 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 38 : I.M Sarl, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région du Sud-Ouest, pour un montant de cent vingt millions neuf cent cinquante-cinq mille neuf cents (120 955 900) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 39 : SURA SERVICE CORPORATION, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région du Sud-Ouest, pour un montant de quatre-vingt-deux millions trois cent soixante-quatre mille (82 364 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 40 : TECHNOLOGIE SERVICE, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région du Sud-Ouest, pour un montant de quatre-vingt-treize millions six cent quatre-vingt-douze mille (93 692 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 41 : DIACFA DIVISION MATERIAUX, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de cent neuf millions deux cent quarante-quatre mille cinq cent soixante-dix-sept (109 244 577) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 42 : EOSIF, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de cent dix-huit millions sept cent huit mille (118 708 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 43 : SURA SERVICE CORPORATION, pour la fourniture et la pose de 65 pompes à motricité humaine et la construction de 65 superstructures dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de cent deux millions cent soixante-quatre mille quatre cents (102 164 400) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 44 : ERIF, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de quatre-vingt-seize millions cinq cent mille (96 500 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 45 : Groupement TBM PRO/TEMFOR, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de cent un millions sept cent soixante-quinze mille (101 775 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
– Lot 46 : Groupement VERGNET HYDRO/VERGNET BURKINA, pour la fourniture et la pose de 50 pompes à motricité humaine et la construction de 50 superstructures dans la région des Hauts-Bassins, pour un montant de cent huit millions quatre cent cinq mille sept cent quinze (108 405 715) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois.
Le montant total des attributions s’élève à huit milliards deux cent quarante-trois millions neuf cent quatre-vingt-quatre mille huit cent quarante-sept (8 243 984 847) F CFA TTC.
Le financement est assuré par la Banque mondiale.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la participation de son Excellence Monsieur le Président du Faso aux travaux de la 32ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine tenue les 10 et 11 février 2019 à Addis Abeba, en Ethiopie.
Cette 32ème session qui avait pour thème «Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées : vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique » a procédé entre autres, à l’examen des propositions des réformes institutionnelles en cours de l’union africaine, des rapports de la commission et des autres organes de l’Union.
Elle a, par ailleurs, procédé à des nominations, à l’approbation et à l’endossement de candidatures africaines dans le système international ainsi qu’à l’adoption d’instruments juridiques. Le candidat du Burkina Faso, le juge Paulin BAMOUNI, a été réélu pour un deuxième mandat de deux (02) ans comme membre du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (CCUAC).
Au cours de la cérémonie de clôture de cette 32ème session, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, s’est vu décerné un prix pour son engagement en faveur des femmes et de la prise en compte des questions genre dans les projets et programmes au Burkina Faso.
Cette distinction fait suite à un processus de classement des pays par l’Union africaine, sur la prise en compte effective de la question genre et de l’autonomisation de la femme.
En marge de la conférence, Son Excellence Monsieur le Président du Faso, a accordé des audiences à plusieurs personnalités. Les échanges ont porté entre autres sur la situation sécuritaire dans la zone sahélienne.

II.2. Le ministre de la Communication et des relations avec le parlement, Porte-parole du Gouvernement a informé le Conseil de la tenue du 13 au 18 février 2019, de la 2ème session spéciale de l’Assemblée nationale.
Cette session spéciale connaitra le discours de politique générale de Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE, Premier ministre, Chef du Gouvernement, le lundi 18 février 2019 à partir de 10 heures.

II.3. Le ministre de la Justice, garde des sceaux assurant l’intérim du ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la 16ème Journée internationale tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines (MGF). Cette journée qui se tiendra dans la commune de Ouagadougou le 20 février 2019, a pour thème « Traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines en 2030 ».
Elle vise à mettre fin aux MGF en rappelant aux décideurs politiques nationaux, sous régionaux et régionaux leur rôle dans l’atteinte de la tolérance zéro.

III. NOMINATIONS

III. 1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
– Madame Myriam Claudine Yabiyuré POUSSI, Mle 130 160 A, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 4ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
– Madame Eliélé Nadine TRAORE/BAZIE, Mle 105 152 F, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Ambassadeur, représentant permanent adjoint auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) ;
– Monsieur T. Rodrigue Ismaël TIEMTORE, Mle 34 027 L, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
– Monsieur Geoffroy YOGO, Mle 98 062, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Timothée TRAORE, Mle 30 127 Z, Magistrat, catégorie P5, 4ème grade, 12ème échelon, est nommé Secrétaire général de la Cour de cassation.
– Monsieur Pouraogo Julien KOUDA, Mle 58 546 C, Greffier en chef, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe de la Cour de cassation.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Noraggo HIRY, Mle 28 834 F, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Samuel DEMBELE, Mle 40 934 B, Professeur certifié, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Mahama BONKOUNGOU ;
– Monsieur Tinllé Christophe BEOGO, Mle 40 863 L, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services en remplacement de Madame Simone ZONGO/SORGHO ;
– Monsieur Moumouni TAMINY, Mle 53 512 D, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services en remplacement de Monsieur Guy OUANGO ;
– Monsieur Henri Joël Windpouré SAWADOGO, Mle 208 078 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) ;
– Madame Eugénie Marie DAKENE, Mle 35 157 B, Inspecteur de l’enseignement secondaire, Catégorie PB, grade 1, 16ème échelon, est nommée Directrice des études, de la prospective et de l’évaluation à la Direction générale des examens et concours ;
– Monsieur Ibrahima ZARE, Mle 91 273 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) ;
– Monsieur Tiambora TRAORE, Mle 55 621 P, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Ouahigouya ;
– Monsieur Gilbert SANOU, Mle 28 327 U, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Gandaogo DAMIBA, Mle 40 879 U, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Fada N’Gourma ;
– Monsieur Raogo Aristide BALIMA, Mle 26 073 T, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Ouahigouya ;
– Monsieur Pabénimba Emile YAMEOGO, Mle 45 594 B, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dédougou ;
– Monsieur Adama SAWADOGO, Mle 98 658 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dori ;
– Monsieur Jean-Marie OUEDRAOGO, Mle 34 548 K, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des études et des stages de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Ouahigouya ;
– Madame Toïmba Georgette KARAMA, Mle 26 032 L, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice des études et des stages de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Adjima Constant TANKOANO, Mle 00 18 713 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur des études et des stages de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Fada N’Gourma ;
– Monsieur René BADOLO, Mle 52 806 S, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des études et des stages de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dori ;
– Monsieur Zakarie ZOURE, Mle 26 512 H, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur des études et des stages de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dédougou.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
– Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Maître de conférences en Mathématiques, est nommée Vice-présidente chargée de la professionnalisation et des relations université-entreprises de l’Université Ouaga II ;
– Monsieur Samuel PARE, Mle 110 909 A, Professeur titulaire de Chimie de l’Environnement, est nommé Vice-président des enseignements et des innovations pédagogiques à l’Université Ouaga II ;
– Monsieur Wenddabo Olivier SAWADOGO, Mle 241 857 N, Enseignant-chercheur, P3, Maître-assistant, est nommé Vice-président chargé de la Recherche et de la coopération internationale de l’Université de Ouahigouya ;
– Madame Yéri Florence Stéphanie GUIRA/PODA, Mle 36 324 T, Professeur certifié, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargée de missions ;
– Madame Marie Thérèse SOME/ARCENS, Mle 117 299 E, Chargée de recherche, catégorie P, 3ème échelon, est nommée Directrice générale du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER).

E. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES
– Madame Alimatou Flalo BICABA/LAMIZANA, Juriste, Mle 10 98, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargée de missions.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT
– Monsieur Zoumana TRAORE, Mle 32 108 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC).

G. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE
– Monsieur Moumouni BARRO, Mle 29 342 R, Ingénieur de l’aviation civile, 2ème classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Ali RAMDE, Mle 265 869 N, Ingénieur en transport, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’Observatoire des transports urbains et des systèmes de transports intelligents ;
– Monsieur Goama NIKIEMA, Mle 28 984 F, Ingénieur en aviation civile, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Superviseur général de la régie administrative chargée de la gestion de l’assistance en escale;
– Monsieur Lassina NIAMBA, Mle 37 038 H, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles, du suivi et de l’évaluation ;
– Madame Yabyiri Rosine Ernestine TAPSOBA/KONKOBO, Mle 74 720 V, Administrateur civil, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de la coordination des projets et programmes ;
– Monsieur Hamadou DIALLO, Mle 229 840 G, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des études de la planification de la mobilité urbaine ;
– Monsieur Ibrahim SANFO, Mle 265 868 M, Ingénieur du génie civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Lucien BASSOLE, Mle 59 775 R, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Ousséni ZOROM, Mle 50 453 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé d’études.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
– Monsieur Akim NEBIE, Mle 94 507 T, Inspecteur des eaux et forêts, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Boulkiemdé.

I. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS
– Monsieur Jérémie NION, Mle 78 662 P, Conseiller de presse et techniques de l’information, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse ministérielle ;
– Monsieur Ledia Geoffroy OUEDRAOGO, Mle 208 173 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Secrétaire technique de la relève sportive ;
– Monsieur Martin SAWADOGO, Mle 34 219 H, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 8ème échelon, et nommé Chef du Projet d’appui au développement du secteur du sport (PADSS).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Vieux Abdoul Rachid SOULAMA, Mle 58 436 H, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Sa Sylvanus TRAORE, Mle 2 318 921 D, Ingénieur du développement rural, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Coupe de la Confédération: Salitas marque son 1er point dans la compétition

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Salimata et Tasséré football club (Salitas FC) et l’Etoile sportive du Sahel (ESS) se sont quittés dos à dos (0-0) le mercredi 13 février au stade du 4-Août de Ouagadougou, dans le cadre de la 2e journée de la coupe de la Confédération CAF du groupe B. Le club burkinabè marque son premier point dans la compétition, mais pouvait mieux faire.

Après sa défaite le 3 février 2019 à Enugu, Salitas FC savait qu’il ne devrait pas se louper lors de sa 2e sortie en coupe de la Confédération de la CAF ce 13 février 2019 à domicile face à l’Etoile sportive du Sahel. A l’issue d’un match tactique certes, mais émaillé de nombreux déchets techniques de part et d’autre, les deux équipes n’ont pu se départager. Dans un stade du 4-Août de Ouagadougou pourtant acquis à sa cause, Salitas FC a titubé les 15 premières minutes de l’entame de la partie.

Les Tunisiens venus de Sousse ont pressé haut pour empêcher l’équipe du colonel Yac de dérouler son jeu habituel. Par deux fois Karim Aribi a manqué le cadre à bout portant (10e et 20e), profitant d’une défense très laxiste des Burkinabè. L’orage passé, les garçons de Ladji Coulibaly se remettront en scelle et reviennent dans la partie, poussés par le public. Cédric Badolo réussit à se frayer un passage dans la défense athlétique de l’Etoile du Sahel, mais n’arrive pas à cadrer sa frappe (23e). Salitas est enfin dans son match.

Ilasse Sawadogo déborde côté gauche mais son centre est trop court pour Ousmane Nana qui était à l’affût (27e). Par la suite, le jeu de Salitas s’est dégradé, Youssouf Barro et Aboubacar Sidiki Traoré ne s’étant pas retrouvés dans le système 4-3-3 de coach Ladji Coulibaly. Le lutin capitaine de Salitas, qui a été vite remarqué dès le coup d’envoi, n’était pas dans son assiette.

Lui qui d’habitude est le dépositaire du jeu de son équipe s’est plutôt illustré par des pertes de balles et de mauvais choix. « Sidiki Aboubacar Traoré ne devait pas démarrer le match au vu de ses performances », a reconnu le maître a pensé de Salitas, Ladji Coulibaly.

« Un nul qui n’arrange personne »

En deuxième période, le club de la capitale burkinabè a été maintes fois au bord de la rupture. Les visiteurs sont maîtres du ballon et le portier Daouda Diakité a été très sollicité. Cependant, les visiteurs n’arriveront pas a profité de leur domination. Ils auront d’ailleurs quelques frayeurs à la suite des rares contre-attaques menées par le véloce attaquant burkinabè Illiasse Sawadogo.

Les spectateurs du stade 4-Août ne verront aucun but dans ce match. Ces deux équipes qui avaient perdu leur premier match ne décollent pas au classement. Le Club sportif sfaxien (Tunisie) et Enugu Rangers du Nigéria qui se croisent à Sfax (20h UTC) ne seront donc pas rejoints. « Ce n’est pas une belle opération. On savait que le match n’allait pas être facile pour nous ici.
Ce nul n’arrange personne puisqu’on restera les derniers », a reconnu, en fin de match, le coach français de l’Etoile Sportive du Sahel, Roger Lemerre.
Salitas se déplacera le 24 février 2019 à Sfax lors
de la 3e journée pour affronter le club sportif Sfaxien pendant que l’Etoile du Sahel recevra Enugu Rangers à Sousse.

Adama SALAMBERE


Fiche technique

Compétition : Coupe de la Confédération CAF (2e journée, phase de poule)
Mercredi 13 février 2019 au stade du 4-Août de Ouagadougou
Temps : ensoleillé
Spectateurs : 3000 environ
Arbitres : Georges Gatogato assisté de Willy Habimana et de Hervé Kakunzé (Burundi)
Avertissement : Zied Boughattas (59e), Alaya Brigui (62e) pour l’ESS
Expulsion : Néant

Les équipes
Salitas FC : Daouda Diakité-Oula Abass Traoré, Ismaël Bandé, Ismaël Zagré, Hermann Nikiéma-Youssouf Barro (cap), Demankel Elisée To, Aboubacar Sidiki Traoré (puis Arnaud Bambara, 64e)-Cédric Badolo, Ilasse Sawadogo (puis Samuel Amoto, 88e), Ousmane Nana (puis Ismaël Karambiri, 75e). Entraîneur : Ladji Coulibaly
ESS : Makram Bdiri-Kechrida Wazdi, Boughattas Zied (cap), Ben Aziza Saddem, Karim Aouadi-Ahmed Radaoui, Karim Aribi (puis Hazem Haj Hassen, 72e), Mohamed El Methnani, Alaya Brigui-Mohamed Msakni (puis Jammeh Adama, 90+2), Mendoza Gonsalez Darwin (puis Mohamed Firas Ben Arbi, 61e). Entraîneur : Roger Lemerre.

Alfred Dibi Millogo, vice-président de l’association « Burkinbi-bara » : «Il faut une révolution mentale pour vaincre la pauvreté»

Dans cet entretien, Alfred Dibi Millogo, coach, vice-président de l’association « Burkinbi-bara » et directeur exécutif adjoint de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) nous livre sa vision pour un développement personnel et collectif. Il plaide pour une révolution mentale et décrète la fin de la faim au Burkina Faso d’ici la prochaine décennie si…

Sidwaya (S.) : Quel rôle joue l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) dans le développement durable ?
Dibi Alfred Millogo (D.A.M.) : l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) est un organisme de bassin mis en place par les pays qui ont en partage le bassin de la Volta, lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernements, le 19 janvier 2007 par la signature de la convention portant statut du fleuve Volta et création de l’ABV. L’organisation regroupe six pays africains dont le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. L’ABV permet aux populations qui partagent le bassin de mutualiser les efforts dans la gestion des ressources naturelles dans un contexte de changement climatique.

S. : Quelles sont les principales missions de cette institution sous régionale ?
D.A.M. : L’organisation est chargée principalement de la gestion rationnelle et intégrée des ressources en eau du bassin de la Volta. Elle œuvre à la sauvegarde de l’environnement et des écosystèmes du fleuve. Aussi, l’ABV travaille à une concertation permanente entre les Etats-membres en vue de la réalisation de projets, d’infrastructures et d’ouvrages communs ou d’intérêt commun. L’institution se veut un véritable outil d’intégration économique et sociale. Pour impacter durablement les populations à la base, il convient de réussir la construction d’ouvrages communs comme le barrage du Noumbiel que nous envisageons avec la plus grande sérénité.

S. : Vous êtes également dans le domaine du coaching. Qu’en est-il ?
D.A.. : Tout à fait. Si le coaching consiste à accompagner un individu d’un point A à un point B dans le processus de son développement personnel, nous sommes fiers de pouvoir le faire depuis un certain nombre d’années et d’avoir un retour très gratifiant quant aux résultats. Au-delà de cet accompagnement personnel, nous donnons aussi des formations aux jeunes en vue de susciter en eux le goût de l’entrepreneuriat ou de les aider à parvenir à concrétiser leurs rêves.

C’est dans cette optique qu’il faut comprendre le concept « briller pour que la nation brille » qui est une émission télévisuelle d’éveil de conscience sur nos valeurs et l’immense potentiel qui sommeille en chacun de nous. Ce concept devra également aboutir au Concept de club des ambassadeurs de l’éveil du potentiel humain (CAEPH). Il s’agira des clubs qui devront se constituer dans nos villes, communes et campagnes, dans nos écoles et universités, pour travailler régulièrement à l’avènement d’un Burkinabè du type nouveau, qui sait qu’il a un potentiel humain immense qu’il doit exprimer pour le bonheur de l’humanité entière.

Un autre concept est celui du « Bil academy » qui est un vaste programme d’entrepreneuriat et de leadership. Il touche plusieurs secteurs professionnels dont la communication, l’éducation, le marketing, les médias etc. Avec ce programme, nous avons réussi à accompagner, avec succès, des entreprises à prospérer. Nous avons aidé des jeunes dans leurs projets de développement et organisé des séances de formation en leadership. L’autre programme-phare, né de Bil academy, est le « Song taaba » qui est une idée d’entreprise révolutionnaire pour les gens qui aiment aider les autres. Pour nous, le monde d’aujourd’hui souffre de deux principaux problèmes: l’ignorance et l’égoïsme ou les deux à la fois.

Le programme « Song taaba » en est une réponse parfaite qui peut résoudre la question de chômage. Une autre conviction est que vous ne pouvez pas être riches et heureux tout seul dans un océan de misères. Il faut donc partager le savoir et disponibiliser les ressources pour faire avancer la communauté, le pays. C’est ce que nous appelons une révolution économique et entrepreneuriale. En plus, vous avez le programme « Youth empower » essentiellement dédié à la jeunesse qui dispense gratuitement des formations (avec des témoignages des hommes à succès) aux jeunes sans-emplois afin de les aider à embrasser avec lucidité le monde des affaires.

S. : Quels peuvent être les apports de ces concepts dans l’autoemploi de la jeunesse burkinabè ?
D.A.M. : Avant, on nous disait d’aller à l’école, d’étudier bien et le bon emploi serait garanti. Nos jeunes frères et sœurs constatent avec amertume que cela n’est pas le cas aujourd’hui. Ces concepts sont donc créés pour soutenir les jeunes dans leurs démarches entrepreneuriales. Avec la batterie de programmes qui accompagne chaque concept, nous arrivons à ouvrir des portes pour ceux qui nous font confiance et à impacter directement leur rêve d’entreprendre.

S. : Quelles sont les innovations que vous désirez apporter dans le secteur des affaires au Burkina Faso ?
D.A.M. : L’environnement des affaires au Burkina Faso est riche et varié. Et chaque individu a du potentiel et un minimum d’intelligence économique qui peut lui permettre de se réaliser. Certains pensent que c’est en faisant la politique politicienne, en détournant des richesses publiques, qu’on parvient à se faire une santé financière. Nous disons non ! On peut bien être honnête et immensément riche. Et nous invitons la jeunesse à avoir confiance en elle et à se focaliser sur ses compétences intellectuelles et culturelles, à développer des initiatives et à intégrer les mastermind des gens qui réussissent.

S. : Comment êtes-vous arrivé dans l’agro-industrie au point de créer avec le Larlé Naaba une association ?
D.A.M. : Je ne suis pas arrivé ; il est vrai que je suis diplômé en droit international et comparé de l’environnement ainsi qu’en gestion intégrée des ressources en eau, mais à la base, je suis ingénieur en développement rural, option agronomie. Dans ce sens, ma proximité avec la terre ne pouvait que développer des ambitions en moi.

Et c’est dans cette dynamique, que j’ai fait la connaissance du Larlé Naaba Tigré et ensemble avec d’autres amis, nous avons mis en place une structure qui est l’Association nationale « Burkinbi-bara » qui signifie (en morée et dioula ou bobo) le travail des hommes intègres. L’association vise à valoriser le potentiel des producteurs burkinabè, à promouvoir le développement du monde rural et le bien-être familial. Par-dessus tout, cette association entend mettre un terme aux fléaux tels que la famine, l’extrême pauvreté, la malnutrition et le sous-développement.

S. : Quelle est la philosophie qui accompagne cette association?
D.A.M. : L’association ambitionne de sonner la fin de la faim d’ici la prochaine décennie. Et c’est possible. Elle est présente dans les 45 provinces du pays et tend à implanter ses bases dans les communes rurales et villages. Par cette initiative basée sur un modèle de développement endogène, nous voulons aider les acteurs du secteur rural à s’associer pour un essor inclusif à la base. Burkinbi-bara crée des emplois et organise les producteurs autour des spéculations comme le mung bean dont les avantages agronomiques, diététiques et nutritionnels ne sont plus à démontrer aux Burkinabè.

S. : Quelles sont les domaines d’intervention de Burkinbi-bara ?
D.A.M. : L’association intervient dans plusieurs domaines de développement social et économique. Sur le plan agricole, l’association en dehors de la culture du mung bean, accompagne la production de nouvelles spéculations comme le moringa, le jatropha (à but de la production du biocarburant), les fraises et l’agroforesterie. Au niveau pastoral, elle intervient dans l’élevage de petits et grands ruminants, l’élevage des poissons, des abeilles, de la volaille (pintades, poulets locaux et de chair) etc. Du point de vue social, Burkinbi-bara fait plusieurs dons aux populations démunies.

S. : Comment fonctionne cette association nationale, présente dans les 45 provinces du pays ?
D.A.M. : Dans les régions, provinces et communes, des correspondants installés par le bureau national pilotent les activités de l’association. Ils encadrent les producteurs et organisent des séances de formation et de sensibilisation au profit des ruraux sur les techniques agricoles. Ce procédé vise à réussir la production de cette nouvelle culture qu’est le mung bean. Les correspondants planifient l’enlèvement du surplus de production vers les centres industriels afin de permettre aux producteurs d’avoir un revenu monétaire pour scolariser, soigner leurs enfants.

S. : Vous êtes l’auteur du roman : « Mon rêve pour le Burkina Faso, les défis d’un pays post-insurrectionnel » dans lequel vous suggérez une révolution mentale au Burkina. Qu’est-ce que cela signifie ?
D.A.M. : Dans cet ouvrage, j’invite les Burkinabè à une révolution mentale, à se surpasser pour faire du pays un modèle de développement très respectable. C’est pourquoi dans les colonnes de « Mon rêve pour le Burkina Faso, les défis d’un pays post-insurrectionnel », je m’insurge contre ceux qui pensent que mon pays est pauvre.

Je m’insurge contre notre système éducatif qui est entièrement calqué sur le modèle occidental et non pas en fonction du type d’homme que nous voulons avoir dans 20 ans, dans 50 ans. Je m’insurge contre ceux qui pensent que notre développement viendra de l’aide extérieur. Je refuse l’infantilisation de cette jeunesse, réduite au chômage. Je m’insurge contre la jeunesse qui ne croît pas en elle. Je refuse d’accepter le fait qu’on ait fait croire à ma population que si ce n’est pas par le détournement et d’autres subterfuges très peu recommandables, on ne peut pas être riche. Je refuse la politique politicienne et récrimine la malgouvernance. Pour tout cela, vous comprenez qu’il nous faut une révolution mentale.

Wanlé Gérard COULIBALY