Des individus armés non identifiés ont tiré le vendredi 15 février 2019, sur le poste de douane de la NOAO, village situé à six km de Bittou sur la nationale 16 dans la province du boulgou (Centre Est) faisant 5 morts, 4 douaniers et un civil qui serait un prêtre espagnol du nom de César Fernandez.
Selon notre source, ces individus au nombre de 14 sur 7 motos seraient arrivés au poste de douane aux environs de 17h.
La Loterie nationale burkinabè va soutenir le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) à hauteur de 100 millions F CFA. Ce soutien a été acté par une signature de convention au siège de la biennale, le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou.
La Loterie nationale burkinabè (LONAB) délie à nouveau le cordon de la bourse en faveur du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). En effet, dans le but de contribuer à une organisation réussie de la 26e édition de la biennale du cinéma africain, la Nationale des jeux du hasard, a remis, le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou, 100 millions F CFA au comité d’organisation. « Conformément à sa mission de soutien à l’Etat dans la promotion culturelle en général, la Loterie nationale burkinabè sponsorise à chaque édition le FESPACO à travers une contribution financière pour le rayonnement de l’activité », a rappelé le Président du conseil d’administration (PCA) de la LONAB, Robert Tondé, lors de la signature de convention. Pour ce dernier, cet acte est un signe de la dynamique collaboration entre les deux institutions.
Il a en outre ajouté que cette consolidation du partenariat s’inscrit dans la mise en œuvre du plan stratégique 2016-2025 de la LONAB. Un plan qui accorde une place de choix à l’action citoyenne de la LONAB à travers son axe 6, relatif à l’accroissement de sa responsabilité sociétale. « Cette contribution financière vient s’ajouter au prix spécial, dénommé prix de la chance, que la nationale des jeux du hasard décerne lors des éditions au meilleur film court métrage en compétition », a-t-il confié. Pour le PCA du FESPACO, Soulémane OUEDRAOGO, cet accompagnement vient à point nommé.
Il est, selon lui, une étape d’un long processus qui a commencé depuis la première édition en 1969. Aussi a-t-il nourri le secret espoir de voir cette collaboration se pérenniser. A l’entendre, cette signature de convention demeure une contribution inestimable à la promotion culturelle, et particulièrement au rayonnement de festival. « Des lots à la communauté des créateurs africains associés aux créateurs du monde et les bénéfices aux nations africaines qui souhaitent conjuguer avec le cinéma comme un formidable levier de développement », a-t-il lancé, en paraphrasant le slogan de la LONAB.
Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a lancé, le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse, le Plan d’urgence 2019. Il vise à soutenir plus d’un million de personnes touchées par la crise que traverse le Burkina Faso, à la suite des attaques terroristes.
«L’insécurité croissante a forcé 83 mille personnes à fuir leurs maisons à la suite des attaques terroristes et des affrontements violents. 1025 écoles fermées ont privé 150 mille enfants d’éducation dans une région déjà caractérisée par de faibles taux de scolarisation. 466 mille enfants font face à la malnutrition et 120 mille personnes n’ont pas accès aux soins médicaux». C’est le bilan fait par la ministre en charge de l’action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, aux hommes de médias, le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou. Face à cette situation déplorable, un plan d’urgence a été élaboré. Il va nécessiter environ 55 milliards F CFA, en vue de fournir de la nourriture, de l’eau, des abris, des soins de santé et de la protection à 900 mille personnes les plus touchées par la crise. De l’avis de Mme Ilboudo, ce plan s’inscrit dans une réelle ambition de relever un certain nombre de défis liés à l’action humanitaire.
Il s’agit, entre autres, d’une meilleure coordination pour plus d’efficacité dans la prise en charge des besoins, une approche holistique qui prend en compte toutes les problématiques dans une réponse d’urgence et d’un suivi des actions de tous les intervenants, ainsi que l’utilisation des ressources allouées. «1,2 million de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire en 2019. Et le gouvernement, à travers mon département, marque son engagement pour la mise en œuvre effective de ce Plan et il entend assurer en toute responsabilité, la coordination des actions y afférentes », a-t-elle fait savoir. Pour la Coordonnatrice-résidente du système des Nations unies, Metsi Makhetha, cette réponse d’urgence est nécessaire pour protéger les personnes affectées, quel que soit l’endroit où elles se trouvent dans le territoire national. «Si cette crise est une alerte, elle est aussi une occasion unique aux partenaires, de faire un grand bond sur la mise en œuvre des engagements majeurs du sommet humanitaire mondial dont la nécessité est d’assurer que personne ne soit laissée pour compte», a rappelé Mme Makhetha.
A la question de savoir si la crise de Yirgou était concernée par ce plan et si les fonds étaient disponibles, la ministre Ilboudo a signifié que depuis 2016, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes et toutes les personnes déplacées doivent être prises en compte dans ce plan. A l’entendre, c’est plus de 400 millions F CFA qui ont été déjà déboursés par le gouvernement burkinabè depuis les multiples crises. Quant à la
2e préoccupation, la Coordonnatrice-résidente du système des Nations unies a noté, qu’il y a des actions déjà entreprises et elles font partie des fonds engagés.
Les populations du Soum, dans la région du Sahel, côtoient des « individus armés non identifiés » qui mènent des attaques meurtrières au quotidien. La menace terroriste est permanente. Malgré tout, les habitants, la peur au ventre, vaquent tant bien que mal à leurs occupations.
L’émir de Djibo : «Même s’il reste une seule personne, je serai là pour lui tenir compagnie».
La ville de Djibo s’est réveillée, ce vendredi 1er février 2019, après une « folle » et « longue » nuit, rythmée par une forte détonation qui a détruit le bâtiment administratif d’une école primaire, la veille. Produite peu avant le début du couvre-feu (20h), l’explosion a créé la panique, amenant les habitants à se terrer chez eux. La cité frontalière au Mali voisin enregistrait une énième attaque des groupes djihadistes. Le Burkina Faso, notamment la province du Soum, est régulièrement victime d’actes terroristes depuis plus de trois ans, dont la première d’envergure a été celle du détachement militaire de Nassoumbou, en décembre 2016, qui avait fait 12 morts. Braquages, assassinats ciblés, explosions d’engins improvisés, enlèvements… y sont monnaies courantes. Malgré la menace devenue quasi quotidienne, la province du Soum s’est résolue à vivre. Ce matin du 1er février, les rues, le marché, les kiosques, les administrations, les écoles… sont animées. On dirait, à vue d’œil, que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ».
C’est lorsqu’on engage la conversation avec les citoyens, que l’on décèle une certaine hantise dans les esprits. Certaines expressions sont d’office éludées dans le langage. Il en est ainsi des termes « djihadistes » ou « terroristes ». Pour les désigner, il faut dire « Ils » et on comprend allègrement de qui on parle. « Ils ont réussi à semer la méfiance, à instaurer la terreur et la peur. La psychose règne, les gens se cherchent… Djibo a changé. Ce n’est plus comme avant, mais on s’adapte», affirme un habitant, que nous l’appellerons Moussa. Il est natif de «Hongkong», autre appellation du secteur n°1 de la ville de Djibo.
«La solution n’est pas de fuir»
Apeuré, chacun vaque à ses occupations. Adama enseigne dans l’une des rares écoles encore ouvertes dans la localité. Depuis 7h30, il s’évertue à expliquer aux élèves les règles de conjugaison des verbes du second groupe. Le cœur est à l’ouvrage, mais l’esprit est plus attiré par les mouvements à l’extérieur de la salle de classe. Devoir patriotique d’accord, mais mesure de sécurité d’abord.
La vigilance est de mise. « Nous ouvrons les fenêtres et les portes pour être à l’affût. Nous ne savons pas à quel moment et d’où ils peuvent surgir. Nous veillons les uns sur les autres comme du lait sur le feu.», explique l’enseignant. Les élèves sont autorisés à rejoindre leur domicile au moindre incident. Il n’y a pas de risques à prendre. S’armer mentalement et moralement, voici les secrets de la «résistance» de Adama. « Le moral est au talon, mais c’est un devoir pour nous », estime-t-il. Sans aucune arme, les civils tiennent bon dans cette zone régulièrement prise pour cible par la nébuleuse terroriste. M. Kaboré travaille dans une agence de téléphonie mobile. En poste dans le Soum depuis 8 ans, il dit « vivre difficilement » la situation sécuritaire qu’il a vue se dégrader au fil du temps. Sa principale source de motivation, ce sont les encouragements de ses supérieurs et sa conscience professionnelle. « C’est vrai que ce n’est pas du tout facile, mais j’ai été affecté…
Plus de 90% des écoles ont fermé leurs portes.
J’essaie de travailler comme je peux en étant prudent », argue-t-il. Se mettre à l’abri est devenu le premier réflexe. Ali s’est fait l’idée qu’il faut bien mourir de quelque chose. Agent d’un département ministériel, il est membre de l’équipe en charge de la gestion des déplacés des attaques terroristes. A l’en croire, les exactions ont entraîné un « afflux massif » des populations des huit autres communes de la province du Soum vers Djibo, Aribinda et Kelbo : 30 000, selon un décompte officiel en fin novembre 2018. A Djibo, l’administration publique « se débat » pour maintenir la présence de l’Etat. « La solution n’est pas de fuir. En fuyant, nous laissons le terrain à l’ennemi… Ils auront alors gagné », dit-on au haut-commissariat du Soum.
Le drapeau flotte…
Les populations du Sahel se sont résignées à vivre, peu importe le prix à payer. La maxime est on ne peut plus clair : « la vie doit continuer… ». Salam ne se contente pas de mots pieux. Le sexagénaire a «fièrement» accroché le drapeau du Burkina devant sa cour. Au risque de sa vie, il exprime, à qui veut l’entendre, son appartenance et son attachement au «pays des Hommes intègres ». «J’ai fixé ce drapeau après l’attaque de la gendarmerie (18 octobre 2018, ndlr). C’est un devoir pour nous de défendre ce pays», déclare-t-il. Certes, Salam reproche à l’Etat d’avoir « abandonné » la zone aux mains de « grands bandits ». « Peu importe ce qui t’oppose à ta famille, elle reste ton dernier rempart. Il faut la défendre contre l’ennemi », suggère-t-il. Face aux attaques terroristes répétées, les habitants ont « fini par développer une certaine résilience », commente un journaliste. Les leaders d’opinion locaux vivent aujourd’hui cachés ou sous haute surveillance. Acteurs de la société civile, hommes politiques, chefs religieux et coutumiers sont de «belles cibles». Toute personne influente qui peut mobiliser du monde et qui n’adhère pas à la cause des terroristes, est dans le collimateur, explique un acteur de la société civile. La règle d’or est de «vivre cacher ».
Dans le viseur des groupes armés, le chef de canton, l’Emir de Djibo, bénéficie d’une protection rapprochée de l’armée. Depuis deux ans maintenant, il a dû arrêter ses visites inopinées à ses « sujets » dans les villages environnants. L’émir est vivement sollicité. Il participe aux réunions au niveau local, accorde des audiences et conseille les autorités administratives, politiques et les citoyens. « Je sais qu’il y a la peur mais je demande aux gens de rester. Même s’il reste une seule personne, je serai là pour lui tenir compagnie. Nous avons l’espoir et nous prions pour que les choses entrent dans l’ordre », affirme l’émir, le regard dans le vide.
« On ne sait pas qui est qui »
Le « petit paradis où l’on dormait à la belle étoile en ville comme en brousse » s’est transformé, peu à peu, en zone hantée. Dans le Soum, les esprits ne sont pas tranquilles. « Quand tu vas dans les villages, ton cœur bat plus fort », ironise Aboubacar, enseignant, natif du Soum. Nous décidons de tenter l’expérience en allant dans un village. « La voie n’est plus pratiquée, vous risquez, soit de sauter sur une mine artisanale, soit de vous faire enlever. Je vous le déconseille vivement», suggère un officier de gendarmerie. Nous nous nous lançons tout de même. Direction Tongomayel, commune rurale située à une vingtaine de kilomètres, à l’Est de Djibo ! 30 minutes de route, et nous voilà sur place. Dans ce département, règne un silence de cimetière. Les habitants sont terrés chez eux. Les mouvements et exactions des groupes armés ont eu raison de la cohésion sociale et de la sérénité d’antan. « On est ensemble mais on ne sait pas qui est qui », souffle Aboubacar. Pour lui, les terroristes ont infiltré toutes les couches de la société. Les bâtiments de la police et de la municipalité ont été incendiés par les terroristes.
« On ne parle plus de Tongomayel. Qui se souvient de ce village? Même ses ressortissants n’en parlent plus », fulmine Lamine, 43 ans. Victimes d’attaques, les policiers auraient déserté les lieux selon des sources sécuritaires, avant d’être remplacés par des soldats qui, à leur tour, l’auraient aussi abandonné « pour aller en appui au détachement militaire de Nassoumbou », attaqué le 28 janvier 2019. « Les terroristes font la patrouille chaque semaine comme la police avant eux », informe Lamine. Aujourd’hui, les actes des groupes armés sont en passe de devenir des faits divers dans la localité. Chacun a en mémoire le visage et/ou le nom d’une victime de leur barbarie. L’éleveur a tout perdu à cause du terrorisme : son troupeau de bœufs lui a été arraché, son frère aîné (élu local) a été assassiné et son frère cadet s’est lui radicalisé et rejoint le mouvement Ansaru Islam du prédicateur Malam Dicko.
« Je suis né ici… je vais mourir ici »
« De quoi aurai-je peur encore ? Ils m’ont pris ma famille et toute ma richesse. Ce qui est sûr, ils ne pourront pas et ne vont pas tous nous tuer », laisse entendre Lamine, en colère. La commune de Djibo se vide peu à peu de ses habitants, agressés par les « forces obscurantistes ». Assane, 25 ans, ne se souvient plus de la dernière nuit qu’il a passée dans son propre village. Plusieurs jeunes de son âge ont été enrôlés de force ou simplement abattus par les assaillants.
Il a élu domicile dans la ville de Djibo. Chaque matin, il rentre dans son Tongomayel natal pour gérer sa boutique et rejoint la ville avant 17 heures. Assane effectue également les transferts d’argent et recharges d’unités téléphoniques dans la localité. « C’est une situation difficile à vivre. C’est humainement insupportable de ne pas se sentir en sécurité chez soi-même. C’est mon village, je ne le quitterai jamais », confie-t-il. Amidou a conduit ses proches chez des parents à Djibo. L’octogénaire dit vouloir vivre ses derniers jours sur la terre de ses aïeux. « Je suis né ici, j’ai grandi ici, je me suis marié et j’ai eu mes enfants ici.
Je vais mourir sur cette terre, celle de mes parents et grands-parents. Je veux être inhumé ici. Dans tous les cas, je n’ai plus où aller », confesse-t-il. Nostalgique de la belle époque où il parcourait les marchés des communes environnantes et des villages du Mali voisin, Amidou est noyé par le chagrin. « Je circulais à n’importe quelle heure sans aucune crainte. Mais aujourd’hui, on a peur de prendre la route », commente l’ancien colporteur.
Le vieux Amidou a un seul conseil : « ne durez pas ici…surtout, n’y passez pas la nuit, vous êtes un joli trophée de guerre pour les terroristes ». Retour donc à Djibo ! La ville se prépare à nouveau à entrer dans le couvre-feu. Devant les concessions, en groupe d’amis, les uns et les autres partagent la fin d’une journée « assez calme » autour du thé. Les restaurants, les commerces, les rues… grognent toujours de monde. Les maquis aussi. Djibo « by night » bat son plein à 17 heures. Au rythme de sonorités nationales et étrangères, les jeunes font montre de leur talent de danseur.
La sucrerie et l’alcool coulent à flot. Les gigots de moutons et les gallinacées sont servis à gogo. «On vient se défouler avant l’heure du couvre-feu (20 heures). Ce n’est pas parce qu’on est attaqué qu’il faut arrêter de vivre », soutient Ousmane. Et d’ajouter : « Le Soum a connu des jours meilleurs. Aujourd’hui, il agonise, mais il vit !».
La 19e journée du Faso foot se joue ce weekend sur divers stades du pays. Tous les regards des amoureux du football burkinabè seront tournés samedi vers le stade Wobi de Bobo-Dioulasso où se tiendra le choc, ASFB-RCB.
Le bouillant public bololais sera bien servi ce week-end, à la faveur de la 19e journée du championnat national de football de 1re division. Les deux frères «ennemis» de la ville de Sya, l’ASFB et le RCB, se rencontrent ce samedi 16 février 2019 pour le choc de cette journée. Les fonctionnaires étaient sortis victorieux du duel (1-0) lors de la manche aller, mais Oscar Barro et ses poulains n’affichent plus leur sérénité du début de saison. Les prestations en dents de scie du champion en titre leur valent aujourd’hui d’être 8e au classement alors que l’équipe trustait les premières places en début d’exercice. Quant aux Tigres de Diarradougou, ils sont bien scotchés à la 6e place, à juste deux longueurs du pied du podium. C’est dire donc que le derby promet. En ce qui concerne les autres rencontres, il faut souligner qu’en ouverture dès cet après-midi au stade Issoufou-Joseph- Conombo, l’As-Douane reçoit l’USCO de Banfora et un peu plus tard, l’USO en découdra avec l’AS-SONABEL. Les rouge et blanc de Larlé reprennent des couleurs après un début de saison catastrophique, et surtout depuis l’arrivée à la mi- saison du coach Seydou Zerbo dit Krol.
Ils sont sur deux victoires consécutives et ont même abandonné le weekend dernier, la queue du peloton du Faso foot. Cependant, l’USO aura fort à faire face à l’AS-SONABEL du fantasque entraîneur Mousso Ouédraogo dit Mourinho. Aussi, cet après-midi au stade Wobi, le deuxième du championnat, Rahimo FC sera opposé à l’ASFA-Yennenga qui vient de limoger son entraîneur, le malien Cheick Oumar Koné. Le samedi 16 février, les oppositions, ASCK-Majestic, USFA-As Police et EFO-RCK constitueront les principales attractions. Sous le coup d’une sanction de la Ligue de football professionnel, l’EFO devra jouer son match sur le terrain municipal de Ouahigouya. Cette sanction de délocalisation de terrain pour deux matches à domicile du club Stelliste fait suite aux incidents (jets de pierres des supporters, arrêt du match pendant une dizaine de minutes) ayant émaillé la rencontre EFO-Rahimo FC lors de la 17e journée. En clôture de cette 19e journée, le leader, Salitas FC se dépalcera à Bobo-Dioulasso pour y afronter l’AJEB.
Depuis que le mois de février a pointé le nez, les cœurs se sont mis à battre qui pour l’amour vrai sans fioriture, qui pour l’amour-vautour teinté de superflu. Depuis le premier février, certains ont commencé à préparer leur cœur à battre en chœur avec leur âme sœur ; d’autres ont commencé à préparer leur poche ou sacoche à recevoir plus qu’à donner. Quand on aime vraiment, on donne sans compter, sans forcément attendre de l’autre la pièce de monnaie de l’attention gratuite. Quand on aime sérieusement, on n’a même pas besoin d’une fleur pour s’exprimer.
Parce que l’amour est d’abord un élan, une force invisible dont l’empreinte se lit dans les pensées positives et les actes salutaires. L’amour, c’est aussi l’expression de sensations intimes partagées avec conviction au-delà des miasmes des fantasmes, des intérêts égoïstes. L’amour, le plus grand, sait aimer l’autre dans le meilleur et le pire ; surtout dans le pire ! Malheureusement, on s’aime pour les yeux revolver du hibou qui tire à bout portant ; on s’aime pour la poitrine du bombardier qui joue la vitrine ; on s’aime juste pour la carrosserie de rêve au fuselage de sirène ou pour le relief pittoresque du mastodonte en rotation ; on s’aime pour le turbopropulseur qui défie le plafond du septième ciel pour retomber dans de beaux draps ; on s’aime pour les hallucinations de la chair, entre voltiges et vertiges.
L’amour est devenu si bancal et si banal qu’on le jetterait aux chacals. L’amour est devenu si vénal que dire « je t’aime » a perdu de sa charge émotionnelle et passionnelle. Dire « je t’aime » est devenu un navet, un slogan de conquête lâché à volonté pour valider des qualités déméritées. Dire « je t’aime » aujourd’hui est devenu la ritournelle qui endort la cervelle de la pucelle. Il ne suffit pas de le dire ; il faut le prouver chaque jour et s’évertuer à le dire tour à tour et toujours malgré les détours. S’il suffisait de dire « je t’aime », pour mériter des chrysanthèmes, il y a longtemps que nos cœurs déborderaient de fleurs. Mais il n’y a pas que l’amour qui fait le bonheur des cœurs ; il y a surtout l’engagement qui lie et relie, le serment qui fermente et cimente les sentiments. Voilà pourquoi quand je les entends roucouler avant de se balancer des « je t’aime », je cours vite les attendre à la mairie, à l’église ou à la mosquée, pire à la justice ou chez le notaire.
A chaque fois que je les surprends ricaner sur fond d’extase, je regarde leur ventre plein et leur bas ventre en sueur. Les premiers cent jours du mandat sont toujours plein de fascination et de rêves. Le vrai grand amour survit aux temps et se donne le temps et du temps pour cuver le printemps. Voilà pourquoi, même à soixante-neuf ans, ils se tiennent, se retiennent et se soutiennent quoiqu’il advienne, comme un 69. Parfois en mode 69, ils osent gravir le ciel en état d’overdose, parce qu’ils connaissent le principe du yin et du yang. Mais bref, on ne peut vraiment aimer en étant ignorant ! Et l’ignorance n’est pas liée à un diplôme. On peut être un doctorant et rester un mauvais amant ; on peut être un professeur et trainer des lacunes dignes d’un amateur ; on peut même être président sans être un bon perdant au foyer. Alors, arrêtez de nous rabâcher les oreilles avec votre Saint Valentin de baratin qui ramène l’amour au rang de butin. Laissez-nous respirer, parce qu’il ne suffit pas de l’embrasser jusqu’à étouffement pour atteindre le firmament. Jetez votre cœur aux loups plutôt que de l’offrir sur un plateau d’or sur les braises du barbecue de cucul sur fond de cuicuis. Après Saint Valentin, certains resteront sur leur faim, dans un pétrin sans fin ; d’autres se rendront compte que le troubadour aux caresses glamours n’était qu’un féru de palmarès.
Après Saint Valentin, on se rend compte que la tigresse aux allures de déesse n’était qu’une diablesse armée de flèche. Si vous aimer vraiment cette fille ou cette femme ; si vous tenez vraiment à ce garçon ou à cet homme, faites de Saint Valentin un jour sain et marquez-le à dessein du seing de la vérité et non du sein de la lubricité. Si vous n’aimez pas cette fille ou cette femme, si vous n’aimez pas ce garçon ou cet homme, alors s’il vous plaît, ne forcez pas ; divorcez avant même d’amorcer ; désamorcer la bombe artisanale de l’amour terroriste et sauver un cœur, une vie. Parce qu’il vaut mieux s’aimer que d’aimer sans être aimé.
Le président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Bala Sakandé, a rendu des visites de courtoisie aux présidents de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré et du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou.
Au regard de la composition de l’Hémicycle avec des députés issus de plusieurs formations politiques, le président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Bala Sakandé, a décidé d’aller à la rencontre des premiers responsables desdits partis. Sa tournée a débuté par le siège de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), le jeudi 14 février 2019 à Ouagadougou, où il a échangé avec le président du parti, Zéphirin Diabré. Au cours de leur entrevue qui a duré environ une heure, les deux personnalités ont abordé des questions d’intérêt national. Le PAN a saisi l’occasion pour présenter ses vœux de nouvel an à Zéphirin Diabré. Bala Sakandé a aussi salué l’action des députés de l’UPC qui participent à l’animation de la vie de l’institution.
« J’ai souligné leur contribution dans le travail législatif et le renforcement de la démocratie au sein de l’institution. Dire que les députés de l’UPC ont participé au travail législatif ne signifie pas qu’il y a eu des compromissions. Nous disons merci au président de l’UPC et invitons ses députés à œuvrer davantage au renforcement de la démocratie », a-t-il confié. Le PAN a également informé Zéphirin Diabré que la Représentation nationale a pris l’initiative d’ériger le siège du Chef de file de l’opposition (CFOP) en son sein au cours de l’année 2019. Pour M. Sakandé, le CFOP est une institution relevant de l’Assemblée nationale et mérite des locaux qui lui permettent d’avoir un cadre idéal de travail. Pourquoi êtes-vous venu au siège de l’UPC alors que le président du parti tenait récemment des propos assez durs à l’encontre de la majorité ? « Je suis ici en tant président de l’Assemblée nationale au sein de laquelle siègent des députés issus de nombreux partis politiques.
Je ne peux répondre à cette question parce que je ne suis pas le responsable de la majorité », a réagi M. Sakandé. Le président de l’UPC s’est réjoui de la visite du PAN qui est un signe de considération « immense » à l’endroit de son parti. Cette démarche, a-t-il souligné, est tout à fait républicaine et empreinte de respect vis-à-vis de l’UPC et de l’ensemble de l’opposition. « C’est l’occasion à mon tour de présenter les vœux les meilleurs de l’UPC à lui et à l’institution qu’il dirige. Je ne peux que me réjouir de l’appréciation positive du travail des députés de l’UPC », a déclaré M. Diabré.
« Esprit d’anticipation »
Il a salué le projet de construction du siège du CFOP et indiqué qu’au nom du principe de l’alternance, la majorité va occuper un jour le CFOP. « Nous sommes heureux de la construction du siège du CFOP qui permettra à l’ensemble des partis politiques de l’opposition de disposer d’un cadre idéal de travail.
Je serai heureux de lui rendre un jour visite au siège du CFOP dans le cadre d’une alternance. Ceux qui sont dans la majorité aujourd’hui seront tôt ou tard dans l’opposition », a-t-il plaisanté. Après l’UPC, le PAN a mis le cap sur le siège du CDP où il a réitéré le même message au président du parti, Eddie Komboïgo, qui a félicité Bala Sakandé pour l’initiative. « Nous apprécions sa volonté de construire avec l’opposition et saluons son esprit d’anticipation en voulant construire le siège du CFOP puisqu’il sait qu’ils vont y revenir en 2021.
Nous sommes revenus sur le Code électoral dont l’adoption n’a pas suivi le processus que nous avons souhaité. La Constitution dit qu’il faut un consensus et cela a été battu en brèche », a soutenu Eddie Komboïgo. Le président du CDP a loué le travail de son hôte à la tête du Parlement tout en lui rappelant son passage à l’ancien parti au pouvoir.
« Nous avons un jeune président de l’AN qui connait son parti d’origine, le CDP. Il a tout appris dans ce parti et il fait un transfert de technologie dans un autre parti. Nous osons croire que ses aînés vont lui permettre de transmettre son savoir et savoir-faire », a amusé Eddie Komboïgo.