Participation citoyenne et bonne gouvernance: ATTR a lancé ses activités
L’Association d’appui technique en travaux ruraux (ATTR) a lancé, le vendredi 15 février 2019 à Ziniaré, le programme de la sous composante C1 du Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT).
Dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), un accent est mis sur la sous composante C1 : «Appui à la participation citoyenne». Cette sous composante vise à améliorer l’obligation de rendre compte entre les autorités communales et les citoyens. Sa mise en œuvre dans le Plateau central sera assurée par l’Association d’appui technique en travaux ruraux (ATTR) et sous la supervision de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF). Le lancement des activités de ce programme est intervenu au cours d’un atelier régional organisé à Ziniaré, le vendredi 15 février 2019.
Le lancement avait pour objectif de permettre à l’ATTR de présenter aux acteurs, les principales activités et la stratégie de leur mise en œuvre, mais surtout d’établir une relation de travail avec les acteurs et de recueillir leurs suggestions et recommandations pour la mise en œuvre réussie des activités. Les travaux ont été marqués par les présentations de l’ATTR, du PACT, de la sous composante C1, des activités prévues et de la stratégie de mise en œuvre. Les activités inscrites de la sous composante C1 visent à renforcer la surveillance par les conseils locaux et la communauté de la performance des collectivités et à motiver les populations à s’engager plus activement dans la prise des décisions locales. Ainsi, les activités prévues sont, entre autres, la sensibilisation et la mobilisation des communautés, l’appui aux représentants des communautés locales en vue de développer des mécanismes de suivi participatif et l’appui technique aux communes pour la mise en œuvre des exigences des Subventions de développement institutionnel (SDI).
20 communes concernées
A cela, s’ajoutent l’appui à l’organisation d’au moins deux cadres de concertation par commune et par an, le développement et le maintien d’un système fonctionnel de plaintes et des griefs. Pour le chef de mission de l’ATTR, Alassane Tou, la nouveauté dans cette deuxième phase du PACT est «l’implication active et effective» des communautés dans la surveillance des activités. «Désormais, les citoyens doivent avoir leur mot à dire dans la gestion de leurs communes.
C’est une innovation qui offre une ouverture large aux citoyens et citoyennes de surveiller et de veiller sur leur commune», a-t-il indiqué. Ce programme sera exécuté sur une année par l’ATTR dans les 20 communes urbaines et rurales de la région du Plateau central. Le président de la section régionale de l’AMBF du Plateau central, Marcel Guiré, pour sa part, a favorablement accueilli cette composante et souhaité une bonne exécution des activités. Pour Clarisse Bagagnan, conseillère technique, représentant Mme la gouverneure du Plateau central, le renforcement de la décentralisation exige la participation et la contribution de tous les citoyens qui constituent le socle même de la réussite des activités de développement local.
Les leaders communaux, a-t-elle poursuivi, doivent mettre tout en œuvre pour susciter l’implication à un haut niveau de tous les acteurs. Mme Bagagnan a donc salué la pertinence des activités de cette composante qui, à son sens, contribueront à une réelle promotion de la bonne gouvernance et de la participation citoyenne dans la région. «J’invite les maires des communes, les directeurs régionaux, les autorités administratives et l’ensemble de la population à un engagement fort pour la réussite de ce programme. J’exhorte également tous les acteurs à une entière disponibilité afin d’accompagner l’ATTR dans sa mission», a invité Mme Bagagnan.
Créée en 1999, l’ATTR intervient dans plusieurs domaines tels que le développement local et la décentralisation, l’appui/conseil aux collectivités territoriales, l’aménagement rural, le renforcement des capacités des élus, la facilitation des rencontres et de la concertation, la bonne gouvernance, la gestion des ressources naturelles.
Abdias Cyprien SAWADOGO
Journées promotionnelles des tubercules de la Sissili
Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 25e édition des Journées promotionnelles des tubercules de la Sissili, le jeudi 14 février 2019 à Léo. Des expositions, l’inauguration de la boutique commerciale de l’igname et des réflexions thématiques ont rythmé ce jubilé d’argent.
La 25e édition des Journées promotionnelles des tubercules de la Sissili s’est tenue du 14 au 16 février 2019 à Léo, sous le thème : «Quelles stratégies pour la promotion durable des chaînes de valeur tubercules dans la Sissili ?». Pour le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo, ce thème interroge sur le rôle des acteurs directs, la durabilité de la production, la conservation, la transformation et l’accès à un marché stable et rémunérateur, le financement des activités et les innovations possibles. Il a appelé l’ensemble des parties prenantes à participer activement aux réflexions et aux débats lors du forum sur le thème afin de dégager, de manière consensuelle, les meilleures stratégies pour répondre efficacement aux défis actuels des tubercules dans cette province et au Burkina Faso.
Le ministre Salifou Ouédraogo a souligné la place des plantes à racines et à tubercules (la patate douce, le manioc et l’igname) dans le système agricole et alimentaire de notre pays. Il a relevé les performances de la Sissili où la production des trois spéculations est passée de 26 400 tonnes en 2016 à environ 40 000 tonnes en 2018, soit 25 850 tonnes de patate, 8 900 tonnes d’igname et 5 600 tonnes de manioc. Mieux, cette province occupe successivement les première et deuxième positions en matière de production de patate et d’igname sur le plan national.
La porte-parole de la coopérative NELVY, Adjaratou Salia, a d’ailleurs indiqué que la production des tubercules constitue une tradition dans la province de la Sissili. Et de voir en ces journées promotionnelles «des opportunités d’affaires et d’expression culturelle». Pour Mme Salia, cette «vitrine» laisse subsister des difficultés en matière de transformation et de commercialisation des tubercules. «Sans de meilleures stratégies, l’émergence de la filière restera un rêve», a-t-elle martelé. Invitant toutes les parties prenantes à s’impliquer dans la promotion des chaines de valeur, elle a exprimé au ministre Salifou Ouédraogo des doléances relatives à la formation des acteurs, à la mise à disposition d’équipements et à l’organisation de la filière.
Comme pour témoigner sa disponibilité et l’engagement de ses services techniques à accompagner les acteurs de la filière, le ministre Ouédraogo a remis aux producteurs des équipements agricoles d’une valeur de près de six millions (6 000 000) F CFA.
Puis, il a inauguré la boutique commerciale d’igname de Léo d’un coût de plus de cinquante-huit millions (58 000 000) F CFA, construite par le Projet 1 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P1-P2RS). Composé d’un salon, d’un magasin de stockage, de trois bureaux, d’une salle de réunion et d’une salle de vente et d’exposition, le joyau s’inscrit dans la logique de promotion des filières et de commercialisation des produits agricoles. Deux infrastructures similaires, notamment à Léo pour le fonio et à Nouna pour le sésame, complètent ce pan de la vision du P1-P2RS.
En marge des Journées promotionnelles des tubercules au cours desquelles il a visité plusieurs stands d’exposition, le ministre Salifou Ouédraogo s’est rendu dans une exploitation agricole au secteur n°4 de Léo. Sur un domaine agricole d’un (01) hectare, Ibrahim Compaoré déploie un système d’irrigation par aspersion lui permettant de produire de façon intensive, sans discontinuer, des céréales, des cultures maraichères et du poisson. A l’issue du cycle de production en cours, les cultures maraîchères composées d’aubergines, de carottes, de concombres, entre autres, rapporteront huit millions cinq cent mille (8 500 000) F CFA au producteur Compaoré. Il a sollicité l’aide au patron de l’agriculture burkinabè pour l’extension de son expérience. Salifou Ouédraogo a salué un modèle identique au prototype de l’exploitant familial placé au cœur de sa stratégie de développement agricole.
Roger SANKARA
DCPM/MAAH
Election présidentielle de 2020: Kadré Désiré Ouédraogo dans les starting-blocks
L’assemblée générale du groupe d’initiative « KDO 2020 » et du mouvement « KDO 2020 » s’est tenue, le samedi 16 février 2019 à Bobo-Dioulasso. Au cours de la cérémonie, l’ancien Premier ministre a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020.
Ce n’est plus un secret de polichinelle. L’ancien Premier ministre et ancien président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo est candidat à l’élection présidentielle de 2020 au Burkina Faso. Il a, en effet, levé le voile sur sa candidature au prochain scrutin présidentiel, le samedi 16 février 2019 à la Maison de la culture Mgr Anselme- Titianma-Sanon de Bobo-Dioulasso. C’était au cours de l’assemblée générale du groupe d’initiative «KDO 2020» et du mouvement «KDO 2020».
Cette assemblée générale a connu la participation de certains cadres de l’ex- parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) notamment Léonce Koné, Boureima Badini, Salia Sanou. Depuis plusieurs mois, des mouvements de soutien au futur candidat l’invitaient à se présenter à l’élection présidentielle. Face aux appels de sympathisants, M. Ouédraogo a finalement dit «oui». Car, d’après lui, ses messages traduisent le désir de changement. «Je suis prêt à être leur porte étendard. Je suis prêt le moment venu, à être leur candidat à l’élection présidentielle de 2020. La raison de mon engagement, c’est mon profond amour et respect pour mon pays», a déclaré le désormais candidat annoncé. Il a exhorté ses sympathisants à se regrouper pour porter le combat. «Ce n’est pas une entreprise égoïste, mais c’est un appel à agir pour le bien commun et l’intérêt supérieur de la nation», a-t-il poursuivi.
A la question de savoir si son annonce ne fragilise pas le CDP, l’ancien Premier ministre a indiqué que sa candidature ne s’inscrit pas dans le cadre partisan. «L’élection présidentielle est un engagement et un contrat entre un homme et son peuple. Je privilégie les idées plutôt que les jeux d’appareils qui sont normaux dans tout parti politique», a-t-il répondu. Même son de cloche pour Boureima Badini, un cadre de l’ex-parti au pouvoir qui trouve que le débat à l’interne est normal. «Nous sommes en politique et chacun essaie de libérer ses opinions. Le peuple jugera à son temps», a soutenu M. Badini. Selon lui, Kadré Désiré Ouédraogo a toutes les valeurs possibles pour gérer le Burkina Faso. Pour sa part Yahya Diallo, membre du groupe «initiative KDO 2020», soutient qu’il n’y a pas meilleur choix que celui de l’ancien président de la commission de la CEDEAO.
Boudayinga J-M THIENON
Yacouba Isaac Zida, candidat en 2020
Un nouveau mouvement dénommé «Génération Zida pour la patrie» appelle le Premier ministre de la Transition à rentrer au pays, puis devenir candidat à la présidentielle de 2020. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée par ce mouvement, dans l’après-midi du samedi 16 février 2019 à Bobo-Dioulasso.
Le 16 février 2019 était un «samedi politique» à Bobo-Dioulasso. Après que Kadré Désiré Ouédraogo ait répondu «oui», dans la matinée à l’appel de ses sympathisant pour être candidat à la présidentielle de 2020, c’est le tour de Yacouba Isaac Zida de se voir inviter à briguer la magistrature suprême. Un nouveau mouvement dénommé «Génération Zida pour la patrie» a, en effet, fait ce plaidoyer à l’occasion d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi du samedi 16 février 2019. Ce point de presse marque en même temps le baptême de feu du groupe, à écouter ses leaders. Ils ont égrené les nombreux atouts sur lesquels ils se tablent pour demander la candidature du Premier ministre de la Transition. Par exemple « cet homme a pris sur lui la responsabilité de ne pas laisser le Burkina Faso sombrer. C’est avec abnégation qu’il a conduit la Transition à bon port», a cité le coordonnateur du mouvement, Sayouba Ouédraogo.
Il a laissé entendre que la « Génération Zida pour la patrie » veut rompre avec la vieille classe et les vieilles pratiques politiques. Et pour lui, Yacouba Isaac Zida est l’homme de la situation. Ne craignez-vous pas que votre idole ait des ennuis avec la justice une fois de retour au pays ? A cette question des journalistes, il a répliqué qu’ils ont la garantie que rien ne peut arriver à leur idole une fois au pays. « L’ambassadeur du Burkina Faso au Canada a déclaré sur une radio nationale,qu’il n’y a, à sa connaissance, aucun mandat d’arrêt contre Yacouba Isaac Zida », a soutenu le coordonnateur du groupe. Et d’insister que si le pouvoir cherchait à nuire à leur candidat, il les croisera sur son chemin. Dans les prochains jours la « Génération Zida pour la patrie » poursuivra sa campagne de conscientisation, d’abord à Ouagadougou, puis dans toutes les 13 régions du pays.
– Alpha Sékou BARRY
5e anniversaire du MPP: L’heure du bilan de trois années de gestion du pouvoir
Le président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Simon Compaoré, a annoncé, au cours d’une conférence de presse, tenue à Ouagadougou, le vendredi 15 février 2019, une série d’activités commémoratives du cinquième anniversaire du parti au pouvoir.
Créé le 4 janvier 2014, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a soufflé sa cinquième bougie cette année. Pour marquer cet anniversaire, des activités de commémoration sont prévues du 15 au 20 février 2019. Un an après sa création, le «parti du soleil levant» a remporté l’élection présidentielle qui a porté le président Roch Marc Christian Kaboré au pouvoir. Pour le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, cette victoire combinée à celle des législatives en seulement une année de vie est une prouesse. Il a saisi l’occasion de cette conférence de presse pour faire le bilan de la gestion du pouvoir d’Etat du MPP depuis 2016. Le premier point abordé par Simon Compaoré est le volet sécuritaire. De prime abord, il a salué l’engagement et la détermination des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans le combat contre les terroristes, parlant d’une « vaste opération de déstabilisation par terrorisme interposé depuis que le MPP est au pouvoir ». Décrivant la situation comme un «tourbillon d’actions terroristes», il a affirmé que son parti a toujours cru en la résilience des FDS et en leur capacité à rebondir. «Elles sont en train de prendre le dessus en ce moment dans la traque de l’hydre», a-t-il avancé. Toutefois, il a reconnu que la partie n’est pas encore gagnée, mais s’est réjoui de la montée en puissance de ceux qui défendent ce pays.
«Malgré l’adversité…»
Dans sa déclaration liminaire, le président par intérim du MPP a indiqué que l’anniversaire du parti est une occasion pour ses camarades et lui de jeter un regard rétrospectif et faire un bilan partiel. Ils vont également faire des projections sur la vie politique du Burkina avec en ligne de mire, les prochaines élections présidentielle et législatives. Selon M. Compaoré, sans «l’intermède macabre terroriste prémédité», ils auraient largement dépassé les prévisions dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Malgré tout, il cite des acquis tels que la mesure de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans, la construction d’infrastructures sanitaires, l’adoption et la mise en œuvre avancée de la loi sur la Fonction publique hospitalière, entre autres. Dans les secteurs comme celui de l’eau et de l’assainissement, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’éducation nationale, des infrastructures… il a parlé des nombreuses réalisations effectuées et celles en cours. «Malgré l’adversité, le PNDES est mis en œuvre et des résultats fort appréciables ont été enregistrés», a souligné Simon Compaoré.
Le Programme d’urgence du Sahel du Burkina Faso (PUS-BF) a été évoqué par le président intérimaire du MPP. Pour lui, dans le cadre de ce plan, des maternités et des centres de santé, des dépôts de médicaments et des écoles, des forages et systèmes d’adduction d’eau potable ont été réalisés. M. Compaoré a ajouté à tout cela, les interconnexions électriques Kongoussi-Djibo et Kaya-Dori, la construction de préfectures, de résidences de préfets et de commissariats et l’octroi de kits d’installation à des jeunes à hauteur de 40 millions F CFA. Pour le conférencier, tout ce qui a été cité n’est qu’un échantillon de ce qui est fait et sera fait sous la direction du président Roch Marc Christian Kaboré.
Tielmè Innocent KAMBIRE
Forum sur l’autonomisation des femmes: Des engagements «forts»
L’Assemblée nationale a organisé du 15 au 17 février 2019 à Ouagadougou, un forum national sur l’autonomisation et la responsabilisation des femmes au Burkina Faso.
Le parlement burkinabè veut jouer sa partition dans la lutte contre les injustices faites à l’encontre des femmes. A cet effet, l’institution a mené une réflexion sur l’autonomisation et la responsabilisation de l’autre moitié du ciel au cours d’un forum national tenu, les 15, 16 et 17 février 2019 dans la capitale burkinabè. Les participants majoritairement constitués de femmes, venus des 45 provinces du pays ont décortiqué 4 thématiques relatives à la problématique. Il s’agit notamment de l’autonomisation des femmes dans le contexte d’insécurité au Burkina Faso, de l’autonomisation économique et financière de la femme, de l’autonomisation politique et participation des femmes aux sphères de décisions et de l’autonomisation socioculturelle des femmes.
Au cours des 72 heures de travaux, les participants, environ 1500 composés de parlementaires, de leaders d’OSC et de représentantes des organisations féminines, selon la présidente d’organisation du forum Elise Ilboudo, sont parvenus à des recommandations adressées aux deux pouvoirs que sont le parlement et l’exécutif. Concernant l’Assemblée nationale, il s’agit, entre autres, l’initiative de proposition de loi pour renforcer la protection des femmes et des filles dans les situations d’insécurité et leur responsabilisation en faveur de la paix et de la sécurité, l’organisation d’une réunion tripartite entre les représentants du Parlement, de l’Etat et les responsables de banques pour des concertations afin de mieux répondre aux besoins de crédit des femmes du secteur
informel.
Un siège provincial de député réservé aux femmes
La mise en place d’un fonds au niveau des banques pour le soutien aux initiatives des femmes, l’adoption d’une loi proposant 30% au moins du genre féminin aux emplois électifs et nominatifs et la relecture de la loi portant liberté d’association afin d’y intégrer le principe de la représentation des femmes. Des conclusions notées par le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. Concernant les recommandations formulées à l’endroit du parlement, M. Sakandé s’est engagé à travailler pour leur mise en œuvre. Pour ce faire, il compte mettre en place un comité de suivi des recommandations assorti d’échanges claires.
«J’y veillerai comme la prunelle de mes yeux. Je m’engage à aider les femmes parlementaires pour toutes initiatives qu’elles voudraient prendre dans ce sens», a-t-il déclaré. A propos d’une des recommandations relatives à la création des crèches dans les services publics et privés, le président de l’Assemblée nationale a assuré que son institution sera au rendez-vous avant la fin de l’année. Alassane Bala Sakandé a, par ailleurs, invité à une réflexion sur une proposition d’un siège de député par province exclusivement dédié à la femme. «Si nous arrivons a adopté une telle loi, ce sont au moins 45 députées qui se retrouveront à l’Assemblée », a-t-il indiqué. Il a, à l’occasion, appelé les élus locaux à emboiter le pas aux députés pour une prise en compte des femmes dans les sphères de décision. Pour ce qui est des recommandations concernant l’exécutif, le président s’est proposé de faire le plaidoyer auprès du gouvernement pour leurs prises en compte.
Abdoulaye BALBONE
Fatimah TANKAONO
(Stagiaire)
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Quelques recommandations issues du forum
– La déclaration de la décennie 2020-2030, décennie de la femme burkinabè.
– L’adoption par le Conseil des ministres du plan d’actions national pour la mise en œuvre des résolutions 1325, 1820, et 2242 du Conseil de sécurité des Nations unies.
– La création d’un fonds pour la formation et l’octroi des microcrédits aux veuves des forces de défense et de sécurité décédées lors des attaques terroristes et des missions de maintien de la paix.
– La réinstallation des personnes déplacées à la suite des conflits communautaires et l’octroi des prêts aux femmes pour entreprendre des activités génératrices de revenus.
– La mise en place d’un fonds de bonification d’intérêt.
– La relecture de la charte des femmes et formations politiques pour intégrer le principe de la représentation des sexes dans les instances dirigeantes.
– La création d’un ministère exclusivement en charge de la femme.
– L’implantation des crèches dans les services publics et privés et la prise de mesures pour permettre aux femmes qui allaitent de pouvoir effectuer les missions au niveau national et international avec leurs bébés.
Coup de pédale de la femme de la Sissili
La phase finale de la compétition en cyclisme, « Coup de pédale de la femme de la Sissili », s’est disputée le samedi 16 février 2019 à Léo. Initiée par la secrétaire générale de la présidence du Faso, Désirée Marie Chantal Boni/Nignan, la course a été remportée par Latifatou Nacro de la commune de Léo.
La première édition du «Coup de pédale de la femme de la Sissili» a connu son épilogue dans la matinée du samedi 16 février 2019 à Léo, dans la province de la Sissili. La compétition, initiée par la secrétaire générale de la présidence du Faso, Désirée Marie Chantal Boni/Nignan, a été remportée par Latifatou Nacro de la commune de Léo. En effet, 40 concurrentes étaient sur la ligne de départ de la finale. Quatre d’entre elles n’ont pas pu achever l’épreuve qui consistait à effectuer 5 tours d’un circuit fermé de 4 km, soit la distance totale de 20 km à parcourir. Latifatou Nacro a devancé toutes ses adversaires en établissant un temps de 23 minutes 5 secondes, soit une vitesse moyenne de 34,620km/h. Cette prouesse lui a valu le premier prix composé d’une moto, d’une enveloppe financière, d’un trophée et d’autres prix spéciaux. Ses quatre autres poursuivantes directes, à l’arrivée, sont reparties avec chacune un vélo panier et une somme d’argent. En rappel, la compétition a débuté le 26 janvier 2019 avec les éliminatoires par commune.
Ce sont les cinq premières des différentes communes que compte la province, qui ont rivalisé à la finale. Pour la promotrice, l’objectif de la compétition, « Coup de pédale de la femme de la Sissili », est de rassembler les femmes de la province autour d’un centre d’intérêt. «En tant que femme, je voulais apporter quelque chose pour mes sœurs qui, chaque matin, se lèvent à l’aurore pour aller chercher des légumes à vélo, pour ravitailler les marchés et les villes», a précisé, Désirée Marie Chantal Boni/Nignan. Au vu de l’engouement populaire suscité autour de l’activité, la secrétaire générale de la présidence du Faso s’est engagée à la pérenniser. «C’est une aventure mais je rends grâce à Dieu que tout se soit bien passé. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont accompagnée pour sa réussite», a-t-elle laissé entendre.
Sanga dispose de son forage
Après la course cycliste les autorités présentes, en l’occurrence, le président du Conseil économique et social (CES), Moïse Napon, Simon Compaoré, le ministre des Sports et des Loisirs, Daouda Azoupiou, la gouverneure de la région du Centre-Ouest, Irène Coulibaly, le maire de la commune de Léo, Abdoul Mamane Nébié, ont mis le cap sur le village de Sanga, pour l’inauguration d’un forage. L’infrastructure a été réalisée par les Engagements nationaux et des programmes urgences.
Selon son secrétaire permanant par intérim, Ibrahima Gnankiné, la fontaine a la particularité d’être faite pour atteindre sa durée maximale. «Ce modèle est construit avec de matériaux résistants. Il est suffisamment robuste pour supporter les caprices des usagers et a un bon débit», a-t-il affirmé. La gouverneure du Centre-Ouest, Irène Coulibaly, au nom de l’ensemble de la population de Sanga, a traduit sa satisfaction et sa reconnaissance au président du Faso. «C’est dans le cadre des engagements pris par le président du Faso pour l’amélioration des conditions de vie des populations avec le mot d’ordre, zéro corvée d’eau, que le forage a été réalisé», a-t-elle souligné.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO
Autonomisation des femmes: L’association Dunia la Vie-Burkina s’en charge à Ténado
L’association Dunia la Vie-Burkina pour la troisième année consécutive a organisé une session de formation en alphabétisation au profit des femmes de la commune de Ténado. La fin des activités d’alphabétisation de 2018 a été marquée par une cérémonie qui a connu la présence des autorités locales des animateurs et responsables de l’association. C’était le mardi 5 février 2019 à Ténado (Sanguié).
Dunia la Vie-Burkina, association socio-culturelle et éducative, de droit burkinabè a vu le jour en 1999. De vocation socioculturelle, elle s’appuie sur des pratiques artistiques, artisanales et éducatives à travers des axes d’activités destinés aux adhérents de la structure. L’objectif premier de l’association vise à approfondir des liens de fraternité, d’amitié et de coopération, en créant des espaces de rencontres et d’échanges culturels et techniques dans un désir d’ouverture, de paix et d’enrichissement réciproque, entre le Burkina Faso, la France et d’autres pays amis. C’est dans cette dynamique que l’accompagnement et le soutien des projets de développement avec pour souci majeur le respect de la personne humaine, de son épanouissement et de son autonomie au sein de ses réalités sociales, culturelles et économiques sont entre autres des préoccupations de l’association.
L’alphabétisation des femmes un débouché pour leur autonomisation
Cela fait déjà trois ans que les femmes de Ténado bénéficient pour leur autonomisation des sessions de formation en alphabétisation. La session de 2018 a enregistré six cents participantes venues cette fois-ci de Ténado, Tialgo. En effet, durant quatre mois, les apprenantes ont vu leurs capacités se renforcer à travers l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul en langue locale à savoir le « lyélé ». A en croire Hamidou Salogo Directeur des Maisons des Jeunes des Cultures et des Associations (MJCA) de Dunia la vie-Burkina, de telles aptitudes visent tout simplement à permettre aux bénéficiaires de pouvoir mener à bien des activités génératrices de revenus . Pour sa part, la formation est une opportunité pour les femmes de se prendre elles-mêmes en charge et de se sentir vraiment utiles à leurs familles respectives et même au sein de leur communauté.
- Salogo dit tirer des motifs de satisfaction au regard non seulement de l’engouement, de la mobilisation et l’assiduité des femmes tout au long de la session mais aussi et surtout de la disponibilité et du dynamisme du chef de la circonscription d’éducation de base de Ténado I, Babauéro Badiel, et de son équipe, qui ont assuré l’apprentissage.
Des micro-crédits en perspective
Dunia la vie-Burkina comme suite à donner à cette formation veut doter effectivement les femmes alphabétisées de microcrédits pour leurs activités avec en sus un encadrement dans le souci de les aider à bien s’organiser et à atteindre leurs objectifs.
Cet accompagnement des femmes de Ténado qui est à sa troisième édition, faut-il le rappeler, est né du constat que nombre de femmes en milieu rural, sont abandonnées à leur triste sort et croupissent ainsi dans la misère et la précarité. C’est ainsi que l’association Dunia la vie, appuyée par son partenaire technique et financier espagnol « Fons Mallorqui » et l’association locale espagnole « Treball Solidari » qui assure la gestion, ne ménagent aucun effort afin de parvenir à renverser la vapeur. Cet appui, fort apprécié par les autorités locales a été exprimé au cours de la cérémonie de clôture de la session de formation. Le représentant du maire Omer Bazié, (1er adjoint) et le préfet, B. Eric Hien, ainsi que le chef coutumier, ont tenu à témoigner de vive voix la reconnaissance aussi bien des autorités que des bénéficiaires. Tout en se réjouissant de cette heureuse initiative faite à la commune, il a souhaité que d’autres villages de la commune puissent également bénéficier prochainement car cela aide à répondre aux attentes pressantes des dites populations.
La clôture de cette session de formation a été marquée par la remise des attestations de formation aux apprenantes. Avant le repas communautaire, les participantes se sont partagé 60 sacs de 50 kg de riz et 15 bidons de 20 litres d’huile. Outre cela, les cinq premières de la promotion ont eu chacune un vélo et les femmes allaitantes des pagnes et du savon. Quant aux femmes avancées en âge au nombre de treize, elles sont reparties avec en plus, des couvertures. A cela il convient de souligner qu’un don en espèce a été octroyé à chaque femme en guise d’encouragement. Rendez-vous a été donné en début 2020 avec d’autres apprenantes pour la même cause.
Philibert NIKIEMA
Communiqué de la DCPM/ MINEFID sur l’attaque du bureau de douane de cinkansé
Dans l’après-midi du vendredi 15 février 2019, l’administration douanière a été, une fois de plus, la cible d’une attaque d’individus armés non identifiés.
Au cours de cet acte ignoble et barbare, quatre agents du bureau de Cinkansé en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil ont malheureusement perdu la vie.
Il s’agit des assistants Arouna HEMA, Abdou Aziz OUILI, Laurent ZONGO et Georges SANOU.
En ces circonstances particulièrement douloureuses, le ministre de l’économie, des finances et du développement présente ses condoléances aux familles éplorées et à l’ensemble des douaniers du Burkina Faso.
Une mission de ratissage est en cours et les populations sont invitées à collaborer avec les forces de défense et de sécurité.
DCPM/ MINEFID


