Le Premier ministre (PM) burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré a prononcé, ce lundi 18 février 2019, à l’Assemblée nationale, sa Déclaration de politique générale (DPG).
Télécharger l’intégralité de la Déclaration de politique générale
B.S
Le Premier ministre (PM) burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré a prononcé, ce lundi 18 février 2019, à l’Assemblée nationale, sa Déclaration de politique générale (DPG).
Télécharger l’intégralité de la Déclaration de politique générale
B.S
Le Premier ministre (PM) burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré va prononcer, ce lundi à l’Assemblée nationale, sa Déclaration de politique générale (DPG)
Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Rémis Fulgance Dandjinou, a rendu visite aux journalistes du quotidien d’Etat Sidwaya, le dimanche 17 février 2019. A l’occasion, il a échangé avec eux sur le traitement de l’information sécuritaire.
Dans un contexte sécuritaire et social marqué par des attaques terroristes et une remise en cause de la cohésion sociale, les médias, notamment ceux publics, doivent faire preuve de professionnalisme dans le traitement de l’information, surtout celle sécuritaire. C’est ce message que le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Rémis Fulgance Dandjinou est venu donner aux journalistes du quotidien d’informations Sidwaya, le dimanche 17 février 2019. « Nous sommes dans un contexte social et sécuritaire difficile marqué par les attaques terroristes.
Nous avons donc rencontré les médias pour échanger avec eux sur cet impératif de donner une information qui soit crédible, professionnelle et qui puisse permettre à notre pays de continuer à lutter contre l’hydre terroriste et à entretenir cette cohésion sociale dans laquelle, nous avons toujours vécue », a-t-il indiqué à l’issue de ses échanges avec les journalistes. Il a précisé qu’il ne s’agit pas de demander aux médias de faire de l’autocensure, mais d’attirer leur attention sur l’information qu’ils diffusent. « Avant de publier une information, le média doit se poser la question pourquoi il diffuse cette information et à quelle fin. Et ce, afin d’éviter de faire la promotion des terroristes à travers l’information donnée.
Car, la guerre contre le terrorisme est avant tout une guerre de communication », a-t-il laissé entendre. Il a ajouté que des réflexions sont en cours pour accompagner les médias dans le traitement de l’information sécuritaire qui constitue une nouvelle donne pour les journalistes burkinabè. D’ores et déjà, il a annoncé que des sessions de formation seront organisées par son département en collaboration avec ceux de la Défense et de la Sécurité à l’endroit des hommes de médias afin de leur permettre de se spécialiser sur le sujet. La visite du ministre a été appréciée par les journalistes qui ont, à travers leur directeur général, Mahamadi Tiégna, félicité le chef du département pour sa démarche.
Nadège YAMEOGO
L’ambassade du Japon au Burkina Faso a organisé du 12 au 14 février 2019 une caravane de presse dans les provinces du Kadiogo et du Houet. Cette tournée a permis de présenter aux hommes de médias les réalisations faites dans le cadre de la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et des infrastructures.
Le Burkina Faso et le Japon entretiennent des relations bilatérales depuis plusieurs décennies. Pour témoigner de la qualité de ces relations, l’ambassade du Japon au Burkina Faso en collaboration avec l’Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) a organisé une caravane de presse du 12 au 14 février 2019 dans les provinces du Kadiogo et du Houet. Cette tournée a permis aux hommes de medias de constater de visu les réalisations dans plusieurs domaines tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures et d’être renseignés sur l’expertise nippone au pays des Hommes intègres. Pour l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Burkina, Tamotsu Ikezaki, son pays a investi au Burkina Faso près de 438 milliards F CFA dans l’agriculture, l’éducation, la santé, l’eau potable et les infrastructures entre 1979 et 2018. Toute chose qui a permis, a-t-il souligné, de réaliser 1410 salles de classe, 48 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), 1131 forages et un château d’eau. Au titre de la coopération technique, le diplomate nippon a indiqué que 428 experts et 400 volontaires japonais ont séjourné au Burkina Faso contre 1289 stagiaires burkinabè au Japon.
Une infrastructure scolaire moderne
Actuellement 18 volontaires japonais interviennent au pays des Hommes intègres dans les domaines tels que le sport, l’environnement et l’éducation préscolaire et primaire, a précisé le chargé de programme du service des volontaires de la coopération japonaise, Adiza Traoré. Dans ce dernier secteur, le collège d’enseignement de Tangzougou au quartier Koulouba de Ouagadougou fait partie des heureux bénéficiaires de la coopération japonaise. Cet établissement fonctionnel depuis 2014 mais dans des conditions difficiles, à entendre son directeur, Souleymane Ouédraogo, présente aujourd’hui un nouveau visage. L’école dispose désormais d’un bloc à niveau de huit nouvelles salles de classe, d’un bâtiment administratif, des toilettes adaptées, d’un réfectoire et d’une cuisine, le tout équipé et électrifié grâce à la coopération japonaise. « Avant, nous disposions de 6 salles de classe vétustes et mal éclairées.
Aujourd’hui, à la faveur du projet de construction d’infrastructures en appui au postprimaire, les conditions ont beaucoup évolué. Les élèves et les enseignants travaillent maintenant dans un climat serein et sécurisé », s’est-il réjoui. Le responsable suivi-évaluation du projet, Alphonse Zerné, a témoigné, pour sa part, sa gratitude aux donateurs pour la qualité du joyau qui a coûté 178 millions F CFA. «Tous les éléments ayant servi à la construction ont fait l’objet d’un contrôle. Il y a un bureau d’études japonais qui a assuré la conception détaillée de l’infrastructure et les stratégies de suivi-évaluation sur le terrain », a-t-il soutenu. A ce propos, M. Zerné a indiqué qu’un guide a été élaboré à l’intention des élèves et des enseignants pour une meilleure utilisation des équipements et de l’infrastructure scolaire.
Un soulagement
Au niveau de la santé, les habitants du village de Bona (province du Houet) qui jadis, parcouraient plus d’une dizaine de kilomètres pour des soins ont vu leur peine soulagée. Ils disposent, en effet, depuis octobre 2014, d’un CSPS constitué d’un dispensaire, d’une maternité, d’un dépôt pharmaceutique, de deux logements et d’une latrine-douche à quatre postes. Financé par le fonds d’appui aux projets locaux de l’ambassade du Japon avec, comme porteur de projet, l’Association pour des petits projets africains (APPA), le centre sanitaire reçoit en moyenne 15 à 20 patients par jour, selon l’Infirmier-chef de poste (ICP), Philipe Somé. Un soulagement pour la présidente de l’APPA, Odile Sawadogo qui a, à l’occasion, loué les efforts du Pays du soleil levant et des partenaires qui ont contribué à équiper le centre. A son avis, ce sont plus de 50 millions F CFA que le bailleur a consenti pour la réalisation de l’infrastructure.
Dans le domaine de l’agriculture, le Japon marque aussi sa présence au pays des Hommes intègres par une coopération scientifique et technique. Dans le cadre du projet pour la mise en place d’un modèle des cultures par l’utilisation du phosphate naturel du Burkina, une équipe de chercheurs de l’Institut national de l’environnement et de la recherche agricole (INERA) de Farako-ba, situé à quelques jets de pierre de Bobo-Dioulasso travaillent en tandem avec leurs collègues du Centre international japonais de recherche en sciences agricoles (JIRCAS) et de l’Université de Tokyo.
De l’engrais made
in Burkina
Selon le coordonnateur du projet, Dr Souleymane Ouédraogo, plusieurs activités sont prévues et organisées en quatre thématiques. Il s’agit de la traite de la solubilisation de Burkina-phosphate pour son utilisation en qualité d’engrais, des travaux de recherche pour la conception de formules d’engrais pour les différentes cultures qui utilisent le Burkina-phosphate et les activités de solubilisation de cette matière par d’autres voies biologiques autres que celles chimiques. La dernière thématique s’intéressera aux évaluations économiques pour la vulgarisation des fruits des recherches d’ici à la fin du projet en 2022. Outre la diplomatie scientifique, le Japon entretient une coopération technique avec son partenaire burkinabè dans le domaine de la production du sésame. A cet effet, un Projet de renforcement de la production du sésame au Burkina Faso (PRPS-BF) a été ficelé par les deux parties.
Le Projet trouve sa justification par le fait que cette denrée est le 3e produit d’exportation pour le Burkina Faso. De plus, au Japon, plus de 99% du sésame consommé est importé. Et pour le directeur régional de l’agriculture des Hauts-Bassins, Julien Ouédraogo, le Burkina Faso qui était le 3e fournisseur du Japon en sésame après le Nigéria et la Tanzanie est en passe de ravir la vedette à ses concurrents. « Sur les 145 000 tonnes que notre pays importe, le Burkina s’en tire avec le gros lot soit 45 000 tonnes. Cette performance est due en partie au Projet qui a pour objectif d’accroître la productivité du sésame dans les zones cibles », a renchéri le chef du PRPS-BF, M. Nakagaki.
Le « Do-noh » qui amoindrit les accidents
A l’entendre, le projet qui a débuté en 2014 forme des producteurs semenciers à la culture de la variété S42 et appuie la filière récolte en familiarisant les acteurs aux techniques de marketing. Le projet ambitionne également de mettre au point de nouvelles variétés à haut rendement. L’écoulement du sésame, tout comme les autres produits agricoles, nécessite des voies d’accès adéquates. Le Japon a pris en compte cette donne. Le pays s’est investi dans l’aménagement des voies en milieu rural à travers la technique « Do-noh » qui utilise des sacs de terres pour aménager les routes dégradées dans les endroits marécageux ou des pistes en terre rouge.
A cet effet, l’ambassade a alloué une aide financière non-remboursable de plus de 330 millions F CFA à l’ONG CORE Burkina pour la mise en œuvre du projet. Le projet qui est à son terme, a permis, selon le représentant de CORE Burkina, Mohamed Gnanou, d’aménager environ 8 km de routes dans les provinces du Houet et de la Comoé, d’associer plus de 21 000 personnes aux travaux de réalisations, de former 27 personnes, leaders membres de l’association « Anka Baara Kè » à la technique « Do-noh ». En sus de cette technique, l’ONG s’est attaquée aux zones inaccessibles comme les falaises en construisant des routes en béton ou en pierre avec l’aide des populations à l’image de celle du village de Mê. Cette nouvelle infrastructure a considérablement réduit les accidents et augmenté le trafic routier sur l’axe si bien que le comité de gestion de l’ouvrage envisage d’entreprendre des démarches auprès des autorités compétentes pour la collecte des taxes pour son entretien.
Abdoulaye BALBONE
Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Bessolé René Bagoro, a échangé, le vendredi 15 février 2019, avec une délégation du Syndicat national de la Garde de sécurité pénitentiaire (SYNAGSP).
Quatre points étaient essentiellement à l’ordre du jour, selon le porte-parole de la délégation, l’assistant de sécurité pénitentiaire, R. Ahmed Zongo : un rappel du mouvement d’humeur lancé du 22 octobre 2018 au 10 février 2019, les actes pris, la plateforme revendicative, les concessions de part et d’autre.
«Concernant les actes, notamment la révocation des dix camarades, la suspension du syndicat, la dissolution de la Brigade d’intervention rapide (BIR), le ministre a précisé que ceux-ci n’ont pas été pris dans l’objectif de porter atteinte aux libertés syndicales. Il dit que ce sont des sanctions intervenues à la suite de débordements», a confié le porte-parole de la délégation.
Le ministre qui était entouré de ses proches collaborateurs a précisé que les retenues sur salaire ne sont pas des sanctions, mais une conséquence de l’exercice du droit de grève.
Sur la plateforme revendicative, R. Ahmed Zongo a indiqué que le point concernant la dotation en matériel spécifique a connu une satisfaction partielle. «Cette dotation est effective, nous avons fait le constat de visu. Pour la dotation en tenues, le marché a été attribué. Des solutions idoines sont envisagées pour que la livraison couvre le besoin», a-t-il précisé.
Sur la question des avancements, «le ministre nous a dit qu’un travail a été réalisé en septembre dernier par un comité conjoint ministère de la Justice- ministère en charge des finances ministère en charge de la fonction publique ; représentants de la Garde de sécurité pénitentiaire. Ce travail est en instance d’être transmis au Conseil des ministres ».
Par ailleurs, le syndicat s’est réjoui des «concessions» du gouvernement, relatives au rétablissement des activités du syndicat et de la BIR sous une autre appellation.
«De notre côté, nous avons repris toutes les activités depuis le 10 février et ce jusqu’au 9 mars pour donner la chance au dialogue», a ajouté le porte-parole.
Le SYNAGSP dit avoir globalement apprécié la rencontre : «Le ministre a eu l’amabilité de renouer le dialogue. C’est à travers le dialogue que nous pouvons lever les divergences. Cependant, nous attendons que le point relatif aux avancements soit réglé, c’est ce pourquoi nous avions observé le mouvement d’humeur ».
Direction
de la Communication et de la presse ministérielle/Ministère
de la Justice
Le collectif des employés de la Société des mines de Bélahourou (SMB) a animé une conférence de presse, le samedi 16 février 2019 à Ouagadougou, sur la situation de non-paiement des droits légaux des employés estimés à 12 milliards F CFA.
«Nous réclamons la liquidation et dans les meilleurs délais, des droits des travailleurs conformément au procès-verbal de non-conciliation du 15 février 2018, la liquidation de la sentence arbitrale du 4 mars 2015 relative aux heures supplémentaires et jours fériés travaillés d’un montant d’environ 12 milliards F CFA». C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du collectif des employés de la Société des mines de Bélahourou (SMB), Simplice Da, lors d’une conférence de presse animée, le samedi 16 février 2019 à Ouagadougou. Il a rappelé que depuis la fermeture de la mine d’Inata en mai 2015, supprimant plus de 1000 emplois directs et indirects sans paiement de droits, les employés sont abandonnés. « Reprise par le groupe indien Baladji en février 2018, la mine n’a toujours pas redémarré ses activités de production. De même, elle n’a pas mis fin aux contrats de travail des employés après les transactions de rachat », a-t-il expliqué. Et d’ajouter que les travailleurs sont ainsi restés sans salaire ni mesures d’accompagnement.
C’est pourquoi, de son avis, en considération des conditions de vie de plus en plus délétères dans lesquelles ils sont plongés, les employés demandent une négociation ouverte avec les parties prenantes sur certains points. Il s’agit notamment du remboursement de tous les frais dûs aux travailleurs durant la période de chômage technique et des rappels sur l’avancement de tous les travailleurs. Par ailleurs, il a fait savoir que le collectif a mené des démarches auprès de certaines autorités publiques, politiques et coutumières qui sont restées infructueuses. « Cela dénote de la mauvaise foi de notre PDG d’une part, et de la négligence notoire de notre ministère de tutelle qui, du reste, devrait faire respecter les textes et lois en vigueur », a argué M. Da. Le porte-parole du collectif a annoncé que leur dossier est porté auprès des instances internationales par Industy All, une fédération internationale qui assiste les employés de SMB. La représentante de Industy All, Charlotte N’guessan, a invité les autorités à écouter les doléances des travailleurs. Pour Mahamadi Nianda, membre du collectif, les sociétés minières doivent respecter les règles. Sur la question des actions à venir en cas de non-satisfaction, le porte-parole a souligné que son mouvement est responsable. « Nous sommes contre toutes opérations de vandalisme », a-t-il dit.
Mariam SOMDA
Aujourd’hui, sous le coup de 10 heures, le Premier ministre, Christophe Dabiré, va décliner les grands axes de sa politique à la tête de l’exécutif devant la Représentation nationale. Sans être grand clerc et au vu du contexte national, on peut se risquer à avancer que celle-ci s’articulera autour de deux points majeurs: la consolidation de la paix sociale et le raffermissement de la croissance. Sur le premier volet, disons que cet exercice républicain sanctionné par un vote permettra d’éclairer l’opinion sur les actions à entreprendre sur le plan sociopolitique, car, en dépit des efforts déployés jusque-là, des doutes subsistent quant à la capacité des politiques publiques du gouvernement à impacter véritablement la vie des Burkinabè et à gagner la bataille de la paix.
Christophe Dabiré, déterminé à vaincre, doit réussir à rendre l’espace politique et social moins velléitaire afin d’assurer la poursuite de la mise en œuvre du projet de société du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, décliné dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). D’un côté, le front social est agité, cumulé à l’hydre terroriste qui hante les esprits au quotidien et plonge l’économie nationale dans une certaine léthargie. De l’autre, l’opposition n’a de cesse d’en appeler à la démission d’un régime coupable, à ses yeux, de tous les péchés d’Israël, alors qu’il a été adoubé par les urnes. Mais les deux réalités ne doivent pas occulter le fait que les attributs de la République ne se déclinent pas en droits uniquement, de même que le rôle de l’Etat ne se limite pas à satisfaire les multiples plateformes. La concorde et la réconciliation nationale étant les priorités de l’heure.
Pour ce faire, il faudra triompher du péril terroriste à une période cruciale où le Burkina Faso pose ses premiers pas à la tête du G5 Sahel, cadre de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité. Dans le même temps, s’impose la nécessité d’ouvrir des assises où les Burkinabè, toutes tendances confondues, pourront se parler sincèrement et sortir de l’impasse actuelle. Pour fonder cette nouvelle Nation, il faut un sursaut patriotique pour dire que les divisions, la haine et les rancunes qui « pourrissent » le débat d’idées ne doivent plus avoir cours. Il nous faudra accepter les pages noires de notre histoire et prendre l’engagement de les tourner. Tout ce qui est permis par la loi ne doit pas être abusé, si nous avons à cœur de léguer un pays viable à nos héritiers. Cela passe et ce devrait être le deuxième axe de ce grand oral, par un raffermissement de la croissance, malmenée ces derniers temps par les « yoyos » du cours mondial du baril de pétrole, la baisse des cours mondiaux de l’or, une pluviométrie souvent capricieuse voire déficitaire et les grèves à répétition des financiers.
Autant d’éléments de contrariété à une bonne tenue de notre économie qui n’ont pas empêché l’exécutif d’initier des actions courageuses permettant de maintenir le taux de croissance à un niveau raisonnable à la grande satisfaction de nos partenaires au développement qui soutiennent le PNDES. Assurer la croissance pour mieux en partager les fruits, consolider les acquis sociaux, garantir et améliorer l’accès aux services sociaux de base dans une démocratie apaisée, voilà donc le credo de l’équipe Dabiré. Une vision patriotique face à laquelle aucun Burkinabè ne doit rester indifférent, car l’objectif des dirigeants est d’apporter paix et croissance pour le peuple. 2019 est donc l’année de tous les défis. Et le Premier ministre a rassuré, dès sa première prise de parole à l’issue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, qu’ils seront relevés. Ayons donc le cœur à l’ouvrage !
Par Mahamadi TIEGNA
Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, a procédé au lancement officiel des travaux de construction du barrage hydroagricole du village de Saalé situé dans la commune de Pabré, le vendredi 15 février 2019.
Les habitants du village de Saalé (dans la commune de Pabré) et ses environs pourront bientôt pratiquer des activités comme la pêche, les cultures de contre-saison et la culture maraîchère. En effet, les travaux de construction d’un barrage hydroagricole ont été officiellement lancés, le vendredi 15 février 2019 dans ladite localité située à environ 50 kilomètres de Ouagadougou. Estimée à près de 900 millions FCFA, avec un financemen du budget de l’Etat, gestion 2019, l’infrastructure sera réalisée par la société Unibeton international dans un délai de six mois. Selon le directeur du projet de construction, Hyacinthe Convolbo, le barrage de Saalé aura une capacité de stockage d’eau de 680 mille m3. « Avec une profondeur moyenne de 4, 70 mètres, il disposera d’une digue de 1400 mètres », a-t-il précisé.
A l’entendre, les producteurs du village de Saalé et des villages environnants pourront augmenter les superficies emblavées en saison sèche, résorber les poches de sècheresse pendant la campagne agricole humide et assurer l’abreuvement des animaux. Par ailleurs, M. Ambroise Ouédraogo a interpellé les bénéficiaires à mettre en place un mécanisme approprié pour la prise en charge des frais d’entretien et de maintenance du barrage. Pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, la problématique de l’accès à l’eau pour la production agrosylvopastorale se pose en termes de priorité au regard des besoins des populations.
La mobilisation des ressources en eau de surface, a-t-il indiqué, constitue un défi majeur que le Plan national de développement économique et social (PNDES) devra relever pour un développement économique et social du Burkina Faso à l’horizon 2020. Pour lui, au terme de trois ans de mise en œuvre du programme présidentiel et du PNDES, l’on peut déjà noter avec satisfaction dans le domaine de la mobilisation des ressources plusieurs réalisations. Le ministre Ouédraogo a ainsi énuméré le lancement des études de construction des grands barrages de Ouessa et de la Bougouriba, les études d’aménagement du fleuve Mouhoun et du lac Dem. Au titre des travaux de construction ou de réhabilitation de barrages, il a cité l’achèvement des travaux du barrage de Samendéni, la réalisation de 11 nouveaux barrages et la réhabilitation de 22 autres. Dans le même ordre d’idées, il a annoncé la réalisation de dix nouveaux barrages, le démarrage des travaux de cinq barrages dans la région du Plateau central et des études de 19 sites de barrages.
Valentin KABORE
(Collaborateur)
Le cinéma bobolais a vu émerger de nombreux comédiens. Souké, Siriki, Abou, Fati sont des noms dont la réputation a, depuis, franchi les frontières. Qui sont-ils vraiment ! Zoom sur quelques acteurs comédiens de cinéma originaires de Sya, devenus stars du 7e art et porte-flambeaux du Burkina Faso.
Ils sont les plus connus des cinéphiles bobolais parmi les acteurs du 7e art. Eux, ce sont les comédiens de cinéma. Aperçus en premier plan derrière les petits écrans, ces acteurs ont, en réalité, une vie hors scène. Nous avons rencontré quelques-uns, à Bobo-Dioulasso, à l’orée de la XXVIe édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), marquant le cinquantenaire de cette biennale. Tous originaires de la Cité de Sya, ces acteurs sont devenus aujourd’hui des ambassadeurs de la capitale culturelle non seulement à l’intérieur du Burkina Faso, mais aussi au-delà des frontières nationales. Mahamadou Tiendrébéogo, alias Souké, est l’un d’eux. Il dit avoir débuté sa carrière artistique depuis l’école primaire en Côte d’Ivoire. Rentré au pays, il intégrera des troupes de théâtre et de danse où il sera metteur en scène d’une troupe théâtrale. Sa carrière dans le cinéma, Souké l’a véritablement commencée en 1998 avec le tournage de la série télévisée «Au royaume d’Abou», puis «Les Bobodiouf» en 2000. Autodidacte à ses débuts, il s’est professionnalisé par la suite. Difficile de parler de Souké sans évoquer son binôme Siriki dans «Les Bobodiouf». Frédéric Soré à l’état civil, Siriki est arrivé dans le 7e art depuis 1996 grâce à son grand frère, Stanislas Soré qui était l’acteur principal de la série «Au royaume d’Abou». Il sera d’abord perchman, puis acteur dans ladite série. Mais comme Souké, Siriki a été révélé au grand jour par «Les Bobodiouf». Marié et père de cinq enfants, Siriki est un homme à multiple casquettes. En plus d’être comédien humoriste, il est couturier et éleveur. Il affirme avoir tourné dans pas mal de films, dont «Code Phénix», «L’or de Younga», et «Série noir à Koulbi», du réalisateur Boubakar Diallo. Stanislas Soré est un doyen dans le domaine du cinéma, et particulièrement dans le métier d’acteur comédien. Très connu sous son nom d’acteur Abou, ce scénariste comédien et musicien a une quarantaine d’années dans la musique et une trentaine dans le domaine du cinéma.
Bannir l’individualisme dans le 7e art burkinabè
Selon ses confidences, il n’a pas moins de cinquante scénarios de films dans ses armoires, sauf que les moyens pour les réaliser lui manquent. Fati aussi est bien connue des acteurs de cinéma bobolais. De son vrai nom Pauline Ouattara, cette artiste comédienne a été mise sous les feux des projecteurs par la série «Les Bobodiouf». Femme au foyer, elle est dans le domaine de la comédie depuis son bas âge. «J’ai commencé en 1983 par le théâtre», relate-t-elle. A écouter tous ces comédiens, le mauvais traitement et la mauvaise considération dont ils font l’objet minent aujourd’hui le cinéma burkinabè. «On peut tourner dans un film et attendre un à deux ans pour être encore sollicité. Souvent avec des cachets dérisoires», fait savoir Stanislas Soré. Et d’insister qu’il y a certains réalisateurs qui font «les épisodes-pilotes» avec des comédiens professionnels juste pour avoir les financements, et que le financement une fois acquis, ils changent leur fusil d’épaule. «Ils cherchent des acteurs-amateurs, moins chers, pour faire le travail», décrie Abou. Pauline Ouattara, quant à elle, regrette que la valeur de l’artiste-comédien national ne soit pas reconnue au pays des Hommes intègres. «Il y a des réalisateurs qui ont un financement conséquent, mais qui payent mal leurs comédiens», déplore-t-elle. En plus de l’insuffisance du nerf de la guerre, une autre tare du 7e art burkinabè est l’individualisme dans le domaine de la réalisation. «Il faut bannir l’individualisme dans le domaine du cinéma. Un seul bon film long métrage réalisé ensemble vaut mieux qu’une vingtaine de films mal faits», martèle Stanislas Soré. Il est convaincu que si les cinéastes burkinabè conjuguaient leurs compétences, ils feraient mouche aux différentes éditions du FESPACO. Et parlant de ce festival, Souké est pour que les acteurs soient mieux impliqués dans l’organisation. Dans la même lancée, Siriki plaide à ce qu’on accorde plus de place aux acteurs-comédiens. «Nous ne sommes pas officiellement invités au FESPACO. On devrait au moins nous prendre en charge, ne serait-ce que l’hébergement et la restauration»,
lance-t-il.
Alpha Sékou BARRY