Centre de formalités des entreprises : un bureau professionnel du droit s’ouvre à Ouagadougou

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Le Centre de formalités des entreprises (CEFORE) a ouvert un nouveau bureau à Ouagadougou. Réservé aux professionnels du droit intervenant dans l’accomplissement desdites formalités, le service a été inauguré le vendredi 8 février 2019.

Les professionnels du droit, notamment les notaires et les avocats, disposent désormais, à la Délégation consulaire régionale (DCR) du Centre située sur l’avenue Bassawarga, d’un guichet spécial pour accomplir les actes d’assistance de leur ressort en vue de la création ou de la fermeture d’entreprises. L’ouverture de ce bureau du Centre de formalités des entreprises (CEFORE) a eu lieu, le vendredi 8 février 2019 à Ouagadougou. Au cours de la cérémonie de lancement d’activités, le président du Comité de gestion du CEFORE, Moussa Traoré, a indiqué que le nouveau service facilitera la délivrance des documents nécessaires au démarrage des activités des entreprises. Ce sont, d’après lui, le Registre du commerce et du crédit mobilier, les certificats d’immatriculation à l’identifiant financier unique et aux services de sécurité sociale et la carte professionnelle de commerçant. «L’ouverture d’un nouveau bureau est la réponse à une requête insistante desdits juristes tendant à la déconcentration du CEFORE de Ouagadougou», a révélé Moussa Traoré. Et d’inviter les usagers à faire du service ce qu’ils voudraient qu’il soit, cela par des critiques et des suggestions d’amélioration des prestations.

Aux dires du président Traoré, la capacité d’accueil, les ressources humaines et techniques de la région du Centre n’étaient plus en phase, avec le volume des demandes de renseignements, de conseil, d’orientation et d’enregistrement des entreprises, dont le nombre est passé de 2000 en 2006 à 8332 en 2018. Aux trois animateurs du bureau que sont Thomas Dipama, Sosthène Nana et Constant Gnana, le patron du Comité de gestion du CEFORE a demandé de prendre conscience de leur mission.

Bureau en complément des services de la DCR-Centre

Pour sa part, le président de l’Ordre des notaires, Me Martin Ouédraogo qui, auparavant, se plaignait de la lenteur dans la délivrance des documents et du traitement réservé aux professionnels du droit, s’est dit heureux pour ceux-ci. Il est «reconnaissant» envers la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et la DCR du Centre, qui ont accédé à la requête des juristes. Quant au président de la DCR du Centre, Amidou Ouédraogo, il s’est, par la voix de sa collaboratrice, Josépha Zoundi, réjoui de l’ouverture du bureau spécial en complément des services déjà existants dans sa structure. «Le nouveau bureau traduit la volonté de la CCI-BF et du CEFORE de renforcer le partenariat avec les professionnels du droit», a ajouté Mme Zoundi. Avec le bureau spécial, il y a désormais 15 autres représentations du Centre de formalités des entreprises sur toute l’étendue du territoire national.

Jean Philibert SOME

Ministère des Infrastructures : les entreprises défaillantes verront leurs contrats résiliés

Le ministère des Infrastructures a tenu, les 7 et 8 février 2019 à Manga, son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2019, sous le thème : « Infrastructures routières, trois ans de réalisation : bilan et perspectives ». A l’occasion, les acteurs du département ont planché sur la situation des projets critiques.

Les entreprises incapables de mettre en œuvre les projets de réalisation d’infrastructures routières dont elles ont été attributaires, verront bientôt leurs contrats résiliés. C’est la décision adoptée lors du premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année, du Ministère des infrastructures (MI), les 7 et 8 février 2019 à Manga. A l’ouverture du CASEM, le directeur général des études et des statistiques sectorielles du ministère, Firmin Bagoro, est revenu également sur certains projets dont la mise en œuvre connaît un retard au regard des délais contractuels.

Les acteurs du ministère des Infrastructures se sont félicités des résultats engrangés.

Il a cité à ce sujet, six des vingt projets en cours de réalisation relevant de la Direction générale des infrastructures (DGI). Il s’agit de l’aménagement des routes Kongoussi-Yargo-Djibo, Sakouissé-Boromo, Manga-Zabré, la section urbaine des routes nationales n°3 et 4 à Ouagadougou (route de l’hôpital Yalgado), des voiries à Tenkodogo et la construction du pont de Nazinon. Selon M. Bagoro, le retard constaté résulte des difficultés rencontrées comme la libération des emprises, les lourdeurs administratives, la défaillance des entreprises et le problème sécuritaire. Qu’à cela ne tienne, il a fait comprendre que des solutions sont envisagées pour surmonter les contraintes et booster le rythme du travail.

Le ministre de tutelle, Eric Bougouma, a expliqué que son département avait mis un point d’honneur à travailler avec les Petites et moyennes entreprises (PME) locales dans l’exécution de son programme d’activités. Mais face à l’incapacité de certaines d’entre elles à trouver les équipements et les financements nécessaires pour mener à bien les travaux à leur charge, la résiliation des contrats s’impose. « Nous serons obligés de retenir les entreprises qui sont performantes », a-t-il averti, avant d’affirmer qu’avec cette mesure les travaux vont s’accélérer.

84,14% de taux de réalisation en 3 ans

Outre l’examen des points évoqués, le CASEM a servi de cadre pour évaluer les performances du département de 2016 à 2018 et dresser les perspectives de l’année 2019. Du bilan des trois années écoulées, Eric Bougouma et ses collaborateurs se sont félicités d’avoir pu atteindre un taux de réalisation de 84,14% au 31 septembre 2018. «Les résultats engrangés sont très satisfaits», a confié le ministre. Au nombre des acquis, il a énuméré l’achèvement des travaux de bitumage de 81 km de route, la construction de l’échangeur du Nord, le renforcement de 321 km de routes bitumées, l’achèvement des travaux d’aménagement de 2 972 km de pistes rurales et la construction des ponts de Boromo et de la Sirba. Aux dires du ministre Bougouma, environ 200 entreprises nationales ont été associées aux travaux qui ont concerné près de 20 000 km de routes aussi bien en terre qu’en bitume. «Là également, il y a une grande satisfaction», s’est-il réjoui.

En se projetant sur les sentiers de 2019, le «patron» du département des infrastructures a annoncé la poursuite des projets en cours et le démarrage d’importants projets pour permettre de connecter les chefs-lieux de provinces et désenclaver des zones de fortes productions. A titre d’exemple, il a évoqué le bitumage des routes Tougan-Lanfiera-Di, Fada-Bogandé et Sapaga-Pouytenga-Boulsa. La rencontre entre les cadres du MI à Manga a connu la participation des partenaires sociaux du département. Il s’agit des responsables du syndicat de travailleurs et du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), une structure avec laquelle le ministère a signé une convention pour renforcer le contrôle citoyen et permettre de bâtir des infrastructures durables et résilientes.

Mamady ZANGO
mzango18@gmail.com

Agressions sexuelles: la star congolaise Koffi Olomidé doit être jugé lundi en France

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Le roi de la rumba congolaise attendu devant la justice française: Koffi Olomidé, visé par un mandat d’arrêt, doit répondre lundi en France d’agressions sexuelles qui auraient été commises en région parisienne entre 2002 et 2006 sur quatre de ses danseuses.

La star de 62 ans sera-t-elle présente à la barre du tribunal de Nanterre (région parisienne) comme elle l’avait laissé entendre en juin 2018 lors de l’annonce de son renvoi? Son avocat Emmanuel Marsigny, interrogé vendredi par l’AFP, ne l’a pas confirmé.

Mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, le chanteur congolais a vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés, l’enquête n’ayant notamment pas pu prouver que l’une des plaignantes était mineure au moment des faits.

Le sexagénaire est donc renvoyé pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité, et pour séquestrations avec libération volontaire avant le 7e jour.

Il doit également comparaître pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

Deux hommes de main, soupçonnés de complicité, doivent également comparaître lundi.

Le huis clos devrait être demandé par les parties civiles, a-t-on appris de source proche du dossier.

Les plaignantes accusent M. Olomidé de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu’elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

Les faits retenus par l’accusation en France se seraient déroulés dans un pavillon d’Asnières-sur-Seine, au nord-ouest de Paris, où l’artiste hébergeait ses danseuses en marge de concerts ou d’enregistrements. Privées de document d’identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24h/24 par trois hommes.

Lorsque leur patron en exprimait le désir, l’un des gardes les conduisait à lui, à l’hôtel ou au studio d’enregistrement le plus souvent, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif et des gifles quand elles se débattaient.

Certaines agressions se seraient également déroulées dans le pavillon-même ou encore dans les toilettes d’un supermarché.

Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler. Toutes ses danseuses subissaient le même sort, selon elles.

Les plaignantes, qui ont fini par s’échapper du pavillon une nuit de juin 2006, ont déposé plainte en 2007, 2009 et 2013 et ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

– « Incohérences » et « mensonges » –

Koffi Olomidé avait précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu’il avait appris qu’une mise en examen (inculpation), assortie d’un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

En juin 2018, lors de l’annonce de son renvoi devant la justice française, le chanteur a « fermement » contesté les faits, dans un communiqué publié par son avocat.

Selon Me Marsigny, le chanteur a, devant les enquêteurs, « souligné les incohérences et les mensonges de ses accusatrices », les accusant d’avoir « profit(é) de cette procédure pour notamment obtenir un titre de séjour sur le territoire français ».

Ce n’est pas la première fois que la star congolaise, mariée et père de famille, a maille à partir avec la justice.

En France, Antoine Agbepa Mumba, de son vrai nom, a déjà été condamné en 2006 à un an de prison avec sursis pour fraude fiscale.

Dans son pays, il a été brièvement écroué en 2016, avant d’être libéré sous caution, pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses.

En 2012, il avait déjà été condamné à trois mois de prison avec sursis pour des violences contre son producteur.

Et il fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice zambienne pour avoir violenté la même année un photojournaliste rwandais à Lusaka. Appelé à comparaître dans la capitale zambienne en septembre dernier, le prévenu ne s’était pas présenté

Œuvres artistiques à Niangoloko: Une résidence pour stimuler la création

La maison des jeunes de Niangoloko a abrité, le vendredi 1er février 2019, la cérémonie de lancement des activités de la résidence de création artistique. Ses objectifs sont, entre autres, le renforcement des capacités des artistes et des troupes par une formation artistique spécialisée, puis la valorisation des potentialités  culturelles et artistiques de la région afin de produire des œuvres artistiques.

Les artistes de Niangoloko disposent désormais d’une résidence de création. Le lancement de ses activités est intervenu, le vendredi 1er février 2019, dans ladite localité. Cette résidence de création est financée par le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) en partenariat avec l’« association ARC » de Niangoloko. Les objectifs visés sont, entre autres, de renforcer les capacités des artistes et des troupes par une formation artistique spécialisée, puis de valoriser les potentialités  culturelles et artistiques de la région afin de produire des œuvres artistiques. La cérémonie a été présidée par  le maire de la commune, Bassihé Héma. Les différents intervenants ont relevé la place prépondérante occupée par l’ « association ARC » dans le domaine culturel et artistique dans la région. Ils ont fait savoir que c’est le sérieux de cette association qui lui a permis d’être éligible à ce fonds très sélectif. C’est pourquoi, le représentant du fonds,  Allassane Boundaogo, a insisté sur le respect du cahier des charges dans l’utilisation des fonds alloués. Il est attendu des artistes à l’issue des trois semaines de résidence en plus de la production d’œuvres qui seront présentées aussi bien à l’ouverture qu’à la clôture de Niangoloko en fête (NEF) 2019, de valoriser la musique live qui était de moins en moins pratiquée par nos artistes musiciens. C’est dans l’optique de donner toutes les chances de réussite à cette résidence que l’ « association ARC » a fait appel à des formateurs chevronnés pour que désormais la batterie, la guitare et autre piano n’aient plus de secret pour ces artistes.

                                Dahourou KAM

Correspondant à Niangoloko

Du fils à papa au papa-fils

Mais enfin, qu’est-ce que vous avez contre ces enfants cascadeurs ? Ils ne font que s’amuser, après s’être bien rempli la « panse » et puis, ce sont des engins achetés par leurs parents, ces « papas à fils ». Oui, ces motos-là coûtent un million et plus mais pourquoi êtes-vous hystériques ? Un million c’est quoi ? Il y a des passants qui s’indignent face au spectacle suicidaire, mais qu’est-ce qui vous dit que ces enfants sont mortels ? Il y en a qui occupent les ondes de radio pour dénoncer et appeler les forces de l’ordre à agir, mais entre nous, est-ce qu’il y a vraiment du désordre ? Laisser ces enfants « s’enjailler », laissez-les « kiffer » la vie à mort, à leur manière, peu importe que le jeu soit funeste, mais qui vous a dit que leurs parents n’ont pas d’autres enfants en réserve ? Qu’est-ce que vous en savez ? Quel est votre problème au juste ?

Trêve d’ironie, nous ne sommes pas sadiques, nous ne sommes pas cyniques. Nous sommes simplement déçus et amers du comble de l’irresponsabilité. Nous sommes choqués de l’indifférence de toutes ces familles dont les marmailles sèment la pagaille dans nos rues. En effet, c’est insupportable de voir ces baroudeurs en bolide sous fond de barouf vous dépasser à vive allure, parfois les mains en l’air ou allongés sur la monture, inclinés ou virevoltants. C’est peut-être de l’art, c’est même des virtuoses, mais à quoi sert une ingéniosité si elle n’est que risques inutiles et dont la seule récompense est un cercueil ? Nous pouvons nous tromper, mais nous estimons humblement que ce gâchis aurait pu être compensé par des séances de révision de leçons et par une assiduité en classe. Mais hélas, ces enfants ne seront pas au rendez-vous de la relève, parce qu’ils auront perdu leur temps à cascader dans des compétitions de rue sans lendemain, sans trophée, sans le moindre prix. En quelle jeunesse avons-nous foi dans nos discours politiques ? Sur quels jeunes le Faso de demain compte-t-il, si ces jeunes ne prennent pas le temps de réfléchir, de méditer sur leur sort, sur leur part de contribution ?

Dans mon quartier, ils organisent chaque jour des « soirées cannabis » ; en petits comités, ils se regroupent dans un fumoir de fortune et se « gnênè » en s’esclaffant. Mon quartier est devenu une cheminée géante, mieux, un champ de chanvre entretenu par de « cancres » élèves de 4e à la Terminale. Et rassurez-vous, le quota genre est respecté, car des filles, on en compte pas mal dans le rang des têtus. Ces enfants sont visiblement bien nourris et choyés avec des motos hors gabarit, dernier cri, parfois sans pot d’échappement. Le soir venu, ils dérangent le quartier et se moquent des conseils et invectives des « aigris » comme nous autres. Parce que depuis que l’enfant a été « privatisé », la société s’est retirée du champ de l’éducation et chaque famille a sa recette éducationnelle. C’est avec beaucoup de peine que nous regardons « la bouillie » au feu se verser et c’est vraiment dommage que des parents aussi nantis laissent leurs rejetons divaguer comme des moutons sans le moindre suivi. Malheureusement, certains de ces parents se délectent même de l’exubérance de leurs « maniaques » en perdition, jusqu’au jour où ils font la Une des journaux avec un titre célèbre : « Elèves braqueurs », jusqu’au jour où ils finissent leur dernier rallye sous les roues d’un « camion dix tonnes », jusqu’au jour où le fiston commence à parler et à rire seul, jusqu’au jour où il se sent assez inspiré pour violer sa propre mère et sa propre sœur.  Et ce jour-là, n’y voyez surtout pas le mauvais œil ni l’œuvre des génies, ni celle des ennemis. On récolte toujours ce qu’on a semé.

Nous avons démissionné de notre rôle de parent. Nous avons abdiqué et confié nos enfants à la télévision et à Internet. Nous sommes coupables, chaque fois que nous pensons qu’en lui achetant la moto la plus chère et rapide, nous lui rendons service. Nous sommes coupables, chaque fois que le téléphone portable offert est le plus cher et plus superflu qu’utilitaire. Nous sommes coupables, chaque fois que nous lui versons un « salaire » mensuel pour occuper ses poches et ses temps perdus, parfois avec les clés de la voiture pour sponsoriser ses escapades. On n’éduque pas un enfant dans le beurre, rien qu’avec l’argent du beurre. On ne forge pas l’homme de demain sur une enclume de soie. Mais puisque ce sont vos enfants, bercez-les, dorlotez-les, caressez-les dans le sens de leurs caprices. Ils seront très heureux d’avoir un père aimable et attentionné, et une mère adorable. Mais soyez-en sûr, demain, ils marcheront derrière les autres avec un héritage sans héritiers dignes. Et c’est en ce moment que vous aurez vraiment « réussi » ! Bande de papas-enfants, de parents apparents de bas rang ! Mais pendant que nous y sommes, quid de l’autorité, garante de l’ordre public ? Finalement et définitivement, le poisson pourrit toujours par la tête !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

Echos de l’Ouest/Le préfet de Moussodougou  suspecté de détournement d’un bœuf

 

*Bobo-Dioulasso : Des élèves agressent le gardien d’un établissement scolaire

La journée du vendredi 1er février 2019 a été mouvementée à Bobo-Dioulasso dans le domaine de l’éducation. Tandis que les enseignants marchaient pour protester contre l’agression de deux des leurs à l’école Farakan « A », les élèves, eux, désertaient les classes pour réclamer les évaluations, lesquelles étaient suspendues. Ces élèves sillonnaient ainsi les établissements pour déloger ceux qui y faisaient cours. C’est ainsi qu’ils se sont rendus dans un établissement privé de la ville de Sya pour faire sortir leurs camarades. Le gardien de ladite école les voyant venir a essayé de fermer le grand portail pour qu’ils n’accèdent pas à l’intérieur. Les élèves se sont alors rués sur lui, l’ont bastonné avant de disparaître.

 

*Bientôt un site unique de vente des véhicules d’occasion à Bobo-Dioulasso

Les acteurs de la vente des véhicules d’occasion de Bobo-Dioulasso veulent mieux organiser leur activité. Ils veulent  pour cela regrouper tous les vendeurs de véhicules en un seul  lieu. Le site choisi se trouve à côté du stade Sangoulé- Lamizana de Bobo-Dioulasso. La pose de la première pierre d’aménagement de ce site aura lieu, le samedi 9 février 2019. A ce qui se dit, le nouveau site va comprendre un parking, un garage et des bureaux. C’est là-bas que tous ceux qui désirent acquérir un véhicule doivent s’y rendre. Ce marché de véhicules d’occasion aura pour avantage de mettre fin aux stationnements anarchiques des voitures importées en vente dans la ville. Outre la pose de la première pierre, l’association des importateurs et vendeurs de véhicules d’occasion du Houet, initiatrice de ce projet, va former les acteurs aux formalités de dédouanement des véhicules, et sensibiliser leurs membres aux réglementations en matière d’importation et de commercialisation des véhicules et ce, dans un contexte d’insécurité et d’incivisme.

 

*Où est passée l’opposition politique à Bobo-Dioulasso ?

Ya-t-il encore des partis politiques de l’opposition à Bobo-Dioulasso ? C’est la question que l’on est en droit de se poser au regard du mutisme des formations politiques de l’opposition sur les grandes questions de l’heure. S’il faut louer quelques sorties d’un député de l’opposition sur les préoccupations de la ville, il faut reconnaître que les partis politiques semblent avoir abandonné le terrain, n’apparaissant qu’à l’approche des échéances électorales. C’est quelques Organisations de la société civile (OSC) qui occupent ce terrain confondant malheureusement leurs rôles et ceux d’un parti politique. On est loin d’une certaine époque à Bobo-Dioulasso où les partis de l’opposition troublaient le sommeil des « gardiens » de la paisible cité de Sya.

 

*Iron biby dans les affaires à Bobo-Dioulasso

 Le champion du monde de « log lift », Cheick Sanou alias Iron Biby a des ambitions pour son pays et particulièrement pour Bobo-Dioulasso.  En plus de nourrir l’espoir de créer un centre sportif pour les athlètes, le jeune prodige dont le nom est désormais inscrit dans le livre Guinness des records en 2018, entend s’invertir dans les affaires dans son Faso. A Bobo-Dioulasso, ville qui l’a vu naître, il y a 27 ans, un échantillon d’eau minéral est déjà en circulation et on lui attribue la paternité.  D’autres projets et non des moindres a-t-on appris, sont en train d’être mijotés par l’un des hommes les plus fort du monde. Iron Biby prépare-t-il dès à présent sa retraite ?

 

*Le préfet de Moussodougou  suspecté de détournement d’un bœuf

 

A Moussodougou,  une commune rurale située à une soixantaine de kilomètres au Nord-Ouest de Banfora, une affaire de bœuf fait des vagues dans le milieu des producteurs agricoles. Ce bœuf, a-t-on appris, fait partie du lot d’animaux subventionnés mis à la disposition des producteurs en 2018 par le gouvernement. Pour la répartition des animaux, un comité a été mis en place. Et c’est ce comité qui a désigné à l’unanimité, les bénéficiaires de ces animaux.  Parmi les bénéficiaires, figurent trois femmes dont Ramatou Diarra. Mais jusque-là, celle-ci peine à entrer en possession de son bœuf. Et pour cause, le jour du retrait des animaux, le préfet Eugène Farma lui aurait sèchement signifié d’attendre l’année prochaine parce que « ce bœuf-là » lui revenait. Le lendemain, la dame revient à la charge accompagnée cette fois, d’autres femmes membres du comité pour réclamer son animal mais rien. Et malgré toutes les tentatives, la situation est restée là jusqu’au jour où les femmes apprendront que ledit animal a été octroyé par le préfet à sa secrétaire, Karidia Ouattarra. Très remontée, celle qui s’est sentie lésée a aussitôt saisi le haut-commissaire à Banfora. Le jeudi  31 janvier 2019, le préfet et la plaignante, soutenue par d’autres femmes se sont retrouvées chez le haut-commissaire à Banfora. Pour justifier son acte, le préfet, M. Farma a laissé entendre que c’est son prédécesseur qui lui a recommandé avant de partir de « tout faire pour trouver un bœuf pour la secrétaire ». Des propos qui n’ont pas été du goût du haut-commissaire qui lui aurait remonté les bretelles. Quant aux femmes, elles rejettent en bloc cette version. Elles soutiennent plutôt que la cession du bœuf à la secrétaire n’est en réalité, qu’un prêtae- nom et réclament ledit animal. Jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, le bœuf est toujours détenu par la secrétaire.

 

Lutte contre l’insécurité au Burkina La Chine fait don de six véhicules

L’ambassade de la République populaire de Chine a fait don de six véhicules au ministère de la Sécurité, le jeudi 7 février 2019 à Ouagadougou. Ce matériel roulant est destiné à la Police nationale.

Le parc automobile du ministère de la Sécurité vient d’être renforcé de six véhicules pick-ups, offerts par l’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso. La cérémonie de remise officielle des clés est intervenue, le jeudi 7 février 2019, dans les locaux du département de la sécurité à Ouagadougou. D’un d’ environ 76 800 000 F CFA, ces véhicules sont destinés à la Police nationale confrontée à d’énormes défis dans le contexte de lutte contre l’insécurité et le grand banditisme. Le ministre de la Sécurité, Ousseni Compaoré, a exprimé sa gratitude au partenaire. « J’exprime la reconnaissance du gouvernement burkinabè au peuple chinois représenté ici par son ambassadeur auprès de notre pays, Li Jian, pour ce don qui vient à point nommé. Transmettez nos remerciements à vos compatriotes. Leur acte témoigne des liens d’amitié et des excellentes relations de coopération entre nos deux Etats », a-t-il déclaré après la réception des clés. Il a ensuite rassuré le donateur indiquant que les véhicules vont être immédiatement déployés sur le front de la lutte contre le terrorisme. Le diplomate chinois Jian a laissé entendre que ce geste est l’expression de la solidarité de son pays, envers son partenaire burkinabè qui déploie sans cesse des efforts afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens.  « Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à de grands défis sécuritaires et les attaques terroristes se sont multipliées ces derniers temps avec des bilans très lourds ayant contribué à la dégradation du tissu social avec des conséquences humanitaires », a précisé le représentant chinois. Ce dernier a saisi l’occasion de la cérémonie de remise pour traduire sa compassion aux Burkinabè. « Je présente mes condoléances aux familles éplorées et au peuple burkinabè tout entier qui en souffrent douloureusement. Nous félicitons les forces de défense et de sécurité pour les victoires enregistrées ces derniers jours sur le terrain de la lutte contre le terrorisme », a dit l’ambassadeur Li Jian. Interrogé par les journalistes sur les récentes opérations des FDS dont les ripostes ont permis de neutraliser de nombreux terroristes sur le territoire national, le ministre de la Sécurité a rappelé que la lutte contre le terrorisme est un combat quotidien et permanent. « Nous sommes sûrs que la nouvelle dynamique va conduire vers une victoire sur les forces du mal », a-t-il ajouté, l’air optimiste.

Beyon Romain NEBIE

Mutilations génitales féminines: Un désastre pour l’autre moitié du ciel

Pour des « raisons » socioculturelles, les Mutilations génitales féminines (MGF) continuent de sévir au Burkina Faso. Dans la province du Mouhoun, ce sont les communes de Bondokuy et de Safané qui détiennent la palme d’or de cette pratique ancestrale aux conséquences parfois néfastes pour la femme.

 Les Mutilations génitales féminines (MGF) ont la peau dure au Burkina Faso, malgré les multiples campagnes de sensibilisation. Le taux de prévalence, si l’on se fie aux données du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), est de 75,8% chez les femmes âgées de 15 à 49 ans. Dans la province du Mouhoun, ce taux est de 49% avec les communes de Bondokuy et de Safané les plus touchées, selon les chiffres du sondage réalisé en 2017 par le Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE). « Malgré toutes les sensibilisations, l’excision est une pratique courante. De plus en plus, nous recevons des femmes qui ne sont pas excisées. Mais, il faut avouer qu’elles sont nombreuses, celles qui ont déjà subi cette pratique. Le phénomène est réel», reconnaît le maïeuticien d’Etat en service à la maternité du Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou, Issouf Boly. L’homme de droit, Benjamin Aly Coulibaly, par ailleurs procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, relate que sa juridiction enregistre, malheureusement des plaintes relatives à l’excision. « Rien qu’en 2018, nous avons connu deux cas avec trois fillettes victimes dans le premier cas et quatre dans le second », soutient-il. Connue dans le temps sur une tranche d’âge de 15 à 49 ans, cette pratique d’une autre époque, à en croire la directrice provinciale en charge de la femme du Mouhoun, Odette Méda, a pris d’autres formes au regard de son interdiction au pays des Hommes intègres. « La pratique est passée à la forme clandestine. Avant c’était la tranche d’âge de 15 à 49 ans qui était la plus concernée, mais de nos jours, dès le bas-âge on pratique déjà l’excision. En plus, les gens, parce qu’ils ne sont pas prêts à abandonner cette pratique pour des raisons socioculturelles, n’hésitent pas à franchir nos frontières ou faire venir des exciseuses d’ailleurs pour exciser leurs filles », regrette Mme Méda. L’excision, poursuit Mme Bationo, considérée dans certaines contrées comme une tradition transmise de génération en génération est devenue un gagne-pain pour ses auteurs. « C’est une pratique ancrée dans nos mœurs si fait que son éradication devient compliquée », conclu-t-elle. L’excision, selon les témoignages de l’agent de santé, Issouf Boly, laisse des séquelles à vie sur la femme. D’ordre physique ou psychologique, les conséquences de la pratique de l’excision à court, moyen et long terme, sont dévastatrices pour l’autre moitié du ciel. « L’excision est un grand désastre pour la femme. Le bébé ou la petite fille peut immédiatement souffrir d’hémorragie ou d’infection. Dans la vie de couple, certaines d’entre elles  n’ont aucun plaisir pendant les rapports sexuels. Sans oublier les douleurs atroces lors de la pénétration parce que l’orifice, à cause de l’excision, s’est rétréci après la cicatrisation. A l’accouchement, ce sont d’autres souffrances qu’elles endurent », affirme Issouf Boly. « A cause de l’excision, je vis un calvaire dans mon foyer. Je n’ai aucun plaisir sexuel. C’est la peur permanente quand mon mari me désire. J’ai mal à chaque rapport sexuel parce que mon époux, à chaque fois, est obligé de forcer la pénétration. J’ai fini par élire domicile au salon avec notre enfant pour éviter ce traumatisme », témoigne sous l’anonymat avec chagrin une jeune dame d’une vingtaine d’années, victime de l’excision. « Moi, c’est à l’âge de 14 ans que j’ai été une première fois excisée, et une seconde fois encore, parce que c’était mal fait. A la seconde fois, on a tout raclé. Après la cicatrisation, c’était la croix et la bannière pour me soulager. J’ai eu la vie sauve grâce à une chirurgie réparatrice. Dieu merci, je me suis remise, et aujourd’hui, je suis une épouse avec des enfants », renchérit Sita Coulibaly.

 Une vraie implication au lieu de la propagande

  Dangereuses pour la femme, les violences sexuelles sont interdites par la loi au Burkina Faso. Une interdiction qui remonte à 1996 où le législateur a pris des mesures pour sanctionner les auteurs de ces violences sexuelles à l’endroit de la femme. Il s’agit de la loi 025/2018 du nouveau code pénal qui dispose en son article 513-7 : « est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à dix ans, et d’une amende de cinq cent mille à trois millions francs CFA, quiconque porte atteinte ou tente de porter atteinte à l’intégrité de l’organe génital féminin par ablation, par excision, par infibulation, par insensibilisation ou par tout autre moyen. Si la mort en est résultée c’est un emprisonnement de onze à vingt et un ans, et une amende d’un million à cinq millions francs CFA », et l’article 513-8 dispose : « les peines sont portées au maximum si l’auteur est du corps médical ou paramédical. La juridiction saisie peut en outre prononcer contre lui l’interdiction d’exercer sa profession pour une durée qui ne peut excéder cinq ans ». En substance, selon les explications de Benjamin Aly Coulibaly, la loi réprime tout auteur qui pourrait porter atteinte à l’intégrité physique de l’organe génital d’une femme ou d’une fille. Une atteinte qui peut être par ablation, excision, infibulation, insensibilisation ou par tout autre moyen. C’est-à-dire, quel que soit le procédé utilisé par l’auteur, poursuit M. Coulibaly, pourvu que cela porte atteinte à l’intégrité physique de l’organe génital de la femme, l’acte est condamnable. Cette peine est aggravée lorsqu’il s’agit d’un agent de la santé ou du corps paramédical pour la simple raison qu’étant de la santé, « il est mieux placé pour connaître les conséquences de cette pratique sur la femme. Si malgré tout il agit, cela veut dire qu’il a agi avec une certaine méchanceté qui mérite la rigueur de la loi », soutient Benjamin Aly Coulibaly. Malgré cet arsenal législatif, le procureur du Faso admet que les vrais auteurs de l’excision sont rarement épinglés par la police judiciaire. « Rares sont les cas où, on a pu interpeller les exciseuses elles-mêmes. La raison est toute simple. On fait venir une dame d’ailleurs (souvent d’un autre pays) qui fait la ronde pour exciser les filles. Et c’est après son départ que les faits sont découverts. En ce moment, l’exciseuse est loin. Généralement, ce sont les complices, les mamans ou les grands-mamans, et quelques rares fois, les papas eux-mêmes qui sont interpellés. Tout ça pour dire que la population ne collabore pas franchement », déplore le procureur du Faso près le TGI de Dédougou. Pour venir à bout de cette pratique ancestrale, Benjamin Aly Coulibaly encourage et invite la population à une réelle collaboration car : « sans intervention extérieure, sans dénonciation, il est difficile pour nous, et surtout pour la police judiciaire d’avoir l’information en temps réel ». L’agent de santé, quant à lui, préconise une véritable implication des autorités, qu’elles soient administratives, coutumières ou religieuses si l’on veut arriver à vaincre la pratique de l’excision. « Il faut réorienter la lutte et impliquer réellement les différentes autorités. L’on doit arrêter de faire de la propagande et s’attaquer au véritable fonds du phénomène car ce qu’on fait jusque-là, ce ne sont que des tapages. Allons vers les acteurs de la pratique pour comprendre leurs motifs. Ainsi, on pourra les convaincre d’abandonner les mutilations génitales féminines », insiste le maïeuticien d’Etat. La lutte contre l’excision, poursuit-il, est permanente et quotidienne. « Il est certes vrai que l’on a beaucoup fait pour réduire le phénomène, mais au regard des nouvelles méthodes, il va falloir impliquer davantage les responsables coutumiers. Si l’on a l’engagement de ces leaders on peut espérer obtenir de meilleurs résultats », renchérit la directrice provinciale de la Femme, de la Famille et de la Solidarité nationale du Mouhoun. Une vision que partage Mme Mana qui a mis en place l’association « YENIMAHAN » en 1993  pour impliquer les garants des us et coutumes, et les exciseuses dans la sensibilisation afin que l’ampleur de la pratique diminue. « Le but de YENIMAHAN est de barrer la route à la pratique de l’excision », dit cette victime de l’excision qui a décidé d’éviter la souffrance à d’autres filles. Avec l’implication des responsables coutumiers, Mme Mana confie avoir convaincu de nombreuses exciseuses à abandonner la pratique à Bondokuy, son village natal, et dans d’autres contrées de la Boucle du Mouhoun. Ces désormais anciennes exciseuses, actives dans l’association « YENIMAHAN », s’investissent dans des Activités génératrices de revenus (AGR).

Kamélé FAYAMA

Jumelage: Boussé et Loué scellent un partenariat gagnant-gagnant

Dans le cadre de la coopération décentralisée, les communes de Boussé au Burkina Faso et Loué en France ont scellé un partenariat gagnant-gagnant. La cérémonie de signature de la charte de jumelage a eu lieu, le mardi 5 février 2019, à Boussé. Les deux maires entendent, par le truchement de leur amitié, œuvrer dans divers secteurs de développement pour l’épanouissement de leurs populations respectives.

 C’est désormais chose faite. La commune de Boussé est jumelée à celle de Loué, localité située à l’Ouest de la France. La cérémonie de signature de la charte de jumelage a eu lieu, le mardi 5 février 2019, à Boussé. La formalisation de leurs relations d’amitié marque du même coup le début d’un partenariat qui se veut gagnant-gagnant.  « C’est un point de départ pour une coopération fructueuse entre les deux communes », a affirmé Nicolas Sawadogo, maire de Boussé. Pour lui, l’importance de ce jumelage n’est plus à démontrer. Il fonde l’espoir que ce partenariat apportera un plus au développement de sa commune. A l’écouter, les attentes sont fortes. La question de l’emploi liée à l’implantation d’usines en passant par l’aménagement du territoire communal, sont, entre autres défis, à relever. « Nous envisageons, par le truchement de ce jumelage, inverser la tendance au niveau de la commune », a-t-il soutenu. De son avis, c’est une relation d’échanges, de complémentarité et de partage d’expériences dans des domaines comme la culture, l’artisanat, la technologie…En revanche, en foulant le sol burkinabè, le maire de Loué, Dominique Croyeau et les 16 autres membres de sa délégation ont été impressionnés par une chose : la chaleur humaine. Fort de ce constat, le maire Croyeau dit attendre beaucoup de ce jumelage, notamment dans le domaine social. « Vous pouvez nous apportez des richesses humaines», a-t-il dit. En attendant, Dominique Croyeau veut avoir une idée claire des besoins de la commune de Boussé avant toute action.

Des attentes de part et d’autre

 La visite de Français au Burkina Faso, dans ce contexte d’insécurité est une bonne chose, foi de Mme Fatoumata Nana Benon/Yatassaye, gouverneure de la région du Plateau central. « C’est un signe rassurant », a-t-elle relevé tout en précisant que c’est dans les moments difficiles que l’on connaît ses vrais amis. « J’attends des actions de développement », a-t-elle martelé. Selon Mme Nana, on peut déjà jeter les bases d’une collaboration au niveau de l’aviculture où les fermiers de Loué ont fait des prouesses. Elle croit qu’en capitalisant les bonnes pratiques dont ceux-ci disposent, on peut booster l’aviculture dans sa région. Une vision partagée par le maire Nicolas Sawadogo qui explore déjà des pistes. Loué a une grande réputation pour l’élevage de la volaille et le maire Sawadogo compte s’inspirer de cet exemple de réussite pour changer la donne dans sa commune. Cette amitié naissante, Abdoul Aziz Compaoré, parrain de la cérémonie,  l’a saluée à sa juste valeur.  « L’amitié a été et demeure le socle de la construction des Nations », a-t-il souligné. Le vœu cher de M. Compaoré est que le jumelage soit bénéfique à tous. « Je souhaite que les retombées de ce partenariat profitent aux populations des deux communes », a-t-il déclaré. Il a indiqué qu’il reste disponible à accompagner le comité de jumelage pour un franc succès de ce partenariat. Aussi a-t-il soutenu, le partenariat est un cadre d’ouverture et de rapprochement des peuples. Il a dit attendre également des actes concrets dans plusieurs domaines de coopération entre ces deux communes. Le jumelage, sans les affaires, ne semble pas trop intéresser Amadou Sawadogo, président de la chambre régionale de commerce du Plateau central. Ses préoccupations essentielles se résument en une seule question à savoir, comment tirer profit de ce jumelage dans le domaine des affaires ? « Le jumelage c’est bien, mais nous voulons également qu’il y ait des affaires », a-t-il clamé.  Il a surtout souhaité la paix au Burkina Faso, l’entente et la cohésion entre les fils et filles de la commune de Boussé. Des vertus sans lesquelles,  a-t-il dit, on ne peut pas parler de développement. Il a en outre prôné l’amour et une bonne organisation à tous les niveaux. Pour sa part, Mme le gouverneur du Plateau central a apprécié positivement la démarche des deux maires et n’a pas manqué de les féliciter pour cette initiative louable. Elle pense que les collectivités burkinabè peuvent s’inspirer des expériences des villes françaises qui disposent d’importants atouts, pour assurer leur développement. Ce partenariat, a-t-elle assuré, traduit un rapprochement entre le Nord et le Sud. C’est pourquoi elle a exhorté le comité de jumelage et surtout les jeunes à faire en sorte que ces liens qui ont été scellés se solidifient. Elle a dit sa disponibilité à œuvrer aux côtés des deux maires pour le succès de cette coopération décentralisée. Le comité de jumelage a été prié de maintenir la flamme allumée afin que ce partenariat produise de bons résultats. Une photo de famille et la remise de présents aux hôtes ont mis fin à la cérémonie.

Ouamtinga Michel ILBOUDO

Omichel20@gmail.com

Elections de 2020: L’UNIR/PS affine sa stratégie de mobilisation

Les coordonnateurs régionaux de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), étaient en concertation à Tenkodogo, le 2 février 2019 sur le thème: « Stratégie de mobilisation et de communication politique ».

L’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) affine sa stratégie de mobilisation en vue des élections de 2020. Dans ce cadre, « le parti de l’œuf » a réuni ses coordonnateurs régionaux, le samedi 2 février 2019 à Tenkodogo, pour passer en revue l’état de sa structuration dans les différentes régions, examiner les difficultés et contraintes rencontrées sur le terrain et partager les expériences. «Nous promettons d’avoir des échanges fructueux, de prendre des décisions pour qu’ensemble nous puissions mettre en application les différentes conclusions de l’atelier. Au niveau de la région du Centre-Est, l’UNIR/PS tente de s’implanter et de renforcer les structures déjà mises en place. Je remercie les militants pour leur engagement et je les appelle à se donner davantage pour que le parti soit bien implanté dans la région afin de remporter les élections de 2020 », a d’emblée confié la coordonnatrice régionale de l’UNIR/PS du Centre-Est, Sabine Minoungou. Pour sa part, le 1er vice-président du parti, par ailleurs ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Nestor Batio Bassière, a attiré l’attention des coordonnateurs régionaux, sur la position actuelle du parti en tant que parti de la mouvance. «Cette rencontre est l’occasion de faire le point avec l’ensemble des coordonnateurs et de redéfinir si possible une nouvelle stratégie pour nous permettre de nous implanter effectivement sur le terrain politique», a indiqué M. Bassière. A l’entendre, le parti étant conscient que 2020 se prépare maintenant, une feuille de route a été transmise aux coordonnateurs  régionaux. Ces derniers devront élaborer des programmes d’activités qui seront validés au niveau national, afin de développer une nouvelle stratégie d’implantation du parti dans les régions. Cette nouvelle orientation va, selon les responsables du  parti de Me  Bénéwendé Sankara, orienter l’ensemble des structures pour leur permettre de travailler réellement à mobiliser les militants sur le terrain. « L’UNIR/PS est dans la mouvance. Mais il a ses idéaux propres par lesquels il doit s’implanter afin de lui permettre d’aller à la conquête du pouvoir », a souligné avec force Nestor Bassière. Il a, en outre, précisé que le challenge est de démontrer que l’UNIR/PS peut s’organiser autour de ses idéaux pour redéfinir ses stratégies. «Sur l’échiquier politique aujourd’hui, l’UNIR/PS reste le parti d’avant-garde, le parti qui ose. Pour cette raison, nous devons jouer le premier rôle à travers les premiers responsables tels que les coordonnateurs régionaux», a précisé M. Bassière. Situation sécuritaire nationale oblige, les militants ont félicité le secrétariat national du parti pour son engagement et son soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS). Ils ont appelé les militants et l’ensemble des populations des 13 régions à une franche collaboration avec les FDS. Placée sous le signe de la mobilisation et de l’implantation du parti, la journée de concertation a été renforcée par la présence des membres du secrétariat exécutif, dont Sommanogo Koutou, secrétaire national aux affaires étrangères et ministre des Ressources animales et halieutiques.

Bougnan NAON