Gestion intégrée des ressources en eau: Bilan satisfaisant pour la 1re phase du programme

Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a organisé la première session du comité de revue du Programme national pour la gestion intégrée des ressources en eau (PN-GIRE), le jeudi 7 février 2019, à Ouagadougou.

A deux ans de la fin de la première phase de mise en œuvre du Programme national pour la gestion intégrée des ressources en eau (PN-GIRE : 2016-2030), les acteurs se disent satisfaits de l’opération. Le jeudi 7 février 2019, le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a organisé la première session de l’année du comité de revue du PN-GIRE à Ouagadougou. Au cours de la session, les participants ont relevé 1000 actions inscrites dont 790 exécutées soit un taux d’exécution physique de 79% et celles financières de plus de 60% à la date du 31 décembre 2018. Selon le président du comité de revue du PN-GIRE, Alassoun Sori, il s’agit pour cette session, d’adopter le Plan de travail et du budget (PTB) 2018, celui de 2019 du PN-GIRE, les plans de passation des marchés, de proposer de nouvelles recommandations, etc. Les défis en matière de GIRE, a-t-il laissé comprendre, sont énormes et complexes. C’est pourquoi il a insisté sur la responsabilité du gouvernement à assurer la protection et l’accès durable des ressources en eau à tous les usagers. A l’entendre, ce souci de l’exécutif interpelle aussi chaque individu ou groupe d’individus à s’investir dans la réussite du programme. Par ailleurs, le président du comité de revue du PN-GIRE a salué l’accompagnement des différents partenaires. Le Secrétaire permanent pour la GIRE (SP/GIRE), Moustapha Congo a indiqué que le PN-GIRE vise l’amélioration des ressources en eau pour les populations et les écosystèmes. En vue d’atteindre cet objectif, il a indiqué que sur l’étendue du territoire, des bassins hydrographiques, des comités locaux de gestion de l’eau, des agences et un conseil national de l’eau ont été mis en place. De son avis, après deux décennies d’engagement du Burkina Faso dans le processus GIRE, c’est un satisfécit qui se dégage avec à la clé, la résolution de diverses questions liées à la gestion des ressources en eau. « En termes de recettes nationales, le programme a généré près de 600 millions F CFA », a ajouté Moustapha Congo. Il a également fait cas de la police de l’eau qui, selon lui, couvre dix régions sur les 13 et elle mène des actions de sensibilisation sur le terrain à l’endroit des bénéficiaires. Le secrétaire permanent pour la GIRE a invité à une pérennisation des cadres de gestion de l’eau, dans l’optique d’assurer la qualité de l’eau souvent menacée par la pollution minière et industrielle.

Boukary BONKOUNGOU

Rallyes motos à Ouagadougou: Le ras-le-bol des populations de la ZAD

Le Collectif de lutte contre les rallyes des enfants à la Zone d’activités diverses (ZAD) a organisé une marche, le jeudi 7 février 2019 à Ouagadougou, contre le phénomène de rallyes motos, devenu récurrent dans la capitale burkinabè.

« L’année dernière, un de mes jeunes frères en la personne de Ibrahim Compaoré a été fauché mortellement à la Zone d’activités diverses (ZAD) par un cascadeur. Rien que la semaine surpassée, un autre a été blessé par ces personnes », a témoigné le porte-parole du Collectif de lutte contre les rallyes des enfants à la zone d’activités diverses (ZAD), Mahama Nana. C’est fort de ce constat malheureux que le collectif a, une fois de plus, battu le pavé, le jeudi 7 février 2019 pour dire non à la pratique des rallyes motos dans la ville de Ouagadougou. De la station Pretrofa à l’agence de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) de la ZAD, les marcheurs ont exprimé leur mécontentement tout en invitant les autorités à mettre fin à ce sport dangereux. « Ce phénomène endeuille fréquemment plusieurs familles. Il est temps que cela cesse », a laissé entendre le porte-parole du Collectif. Selon lui, cette marche fait suite à celle tenue en 2018. «Après la première, l’on avait constaté effectivement  que la pratique  s’était arrêtée. Mais, il y a de cela plus de 10 mois qu’elle a repris et de la plus belle manière d’où cette nouvelle marche », a insisté Mahama Nana. Il a rappelé qu’une correspondance sera adressée au ministère en charge de la sécurité routière, à la commune de Ouagadougou et à la police municipale pour leur implication.

Fleur BIRBA                

fleurbirba@gmail.com

 

Communiqué sur le paiement du reliquat des Bourses scolaires

0

La Direction de l’Information, de l’Orientation scolaire, professionnelle et des Bourses (DIOSPB) du Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales a l’aimable plaisir d’informer l’ensemble des élèves boursiers de l’année scolaire 2017-2018 que le reliquat des huit mois est disponible. A cet effet, chaque élève bénéficiaire de la bourse 2017-2018 est appelé à percevoir la totalité de la bourse quelque soit ses résultats scolaires de fin d’année (y compris les exclus).

Les élèves bénéficiaires devront prendre attache avec les différents intendants munis de leurs pièces d’identités.

Direction de la Communication et de la Presse ministérielle / MENAPLN

 

Bonne gouvernance  dans le secteur extractif: PCQVP, un concept porte-étendard de la société civile

A la faveur de l’Assemblée générale mondiale qui se déroule à Dakar (Sénégal) du 29 au 31 Janvier 2019, je suis heureux de partager avec vous un concept qui fait son bonhomme de chemin dans le milieu des industries extractives depuis le début des années 2000 : Publiez ce que vous payez (PCQVP) ! Dit autrement, c’est la communication d’informations sûres et compréhensibles par les sociétés extractives pour plus de transparence et de redevabilité qui est questionnée à travers ce concept.

 En décembre 1999,  l’ONG Global Witness a publié un rapport intitulé ‘’A Crude Awakening’’ (Un Réveil Brut), exposant la complicité apparente entre les compagnies pétrolières et les compagnies bancaires en Angola pour mettre à sac les biens de l’Etat pendant la guerre civile, qui sévit pendant 40 ans dans ce pays. Il était clair que par leur refus de publier des informations financières, certaines grandes compagnies pétrolières multinationales se firent complice de la mauvaise gestion et du détournement des revenus pétroliers par l’élite du pays. Le rapport se termine en appelant les compagnies pétrolières opérant en Angola à «publiez ce que vous payez». Il était toutefois clair que le manque de transparence dans les industries extractives était une préoccupation majeure dans d’autres pays pauvres, mais riches en ressources naturelles. C’est pourquoi, en juin 2002, Global Witness ainsi que d’autres membres fondateurs tels que CAFOD, l’Institut pour une Société Ouverte, Oxfam Grande Bretagne, Save the Children Grande Bretagne et Transparence Internationale Grande Bretagne ont lancé la campagne internationale de PCQVP ( Publiez Ce Que Vous Payez), appelant toutes les compagnies de ressources naturelles à publier les paiements effectués aux gouvernements pour chaque pays d’opération.

La petite coalition d’ONG initiale accueillit bientôt d’autres organisations telles que Catholic Relief Services, Human Rights Watch, Partenariat Afrique Canada, Pax Christi Pays Bas et le Secours Catholique/CARITAS France, ainsi qu’un nombre grandissant d’organisations issues des pays en voie de développement. A partir des quelques groupes membres, en majorité basés en Grande Bretagne lors du lancement de la campagne, PCQVP,  s’est étendu pour inclure désormais des membres dans 60 pays, avec des coalitions nationales affiliées dans 31 pays. L’augmentation de la participation de la société civile peut être principalement attribuée à la grande soif de changement dans les pays en voie de développement, riches en ressources naturelles mais prisonniers de la malédiction des ressources. La campagne est menée en accord avec les priorités régionales de bonne gouvernance, de responsabilité sociale des entreprises (RSE) et de réduction de la pauvreté. La campagne PCQVP s’est avérée être un outil utile pour les groupes locaux militant pour un meilleur accès à l’information et pour la responsabilisation des dirigeants politiques et économiques.

La Vision 20/20 : stratégie future basée sur quatre piliers

Vision 20/20 est en référence non seulement à l’année mais aussi à l’acuité visuelle optimale. 20/20 veut dire que PCQVP visualise les questions avec une clarté limpide, qui en elle-même rejoint l’idée de transparence, et qu’à l’horizon 20/20, les membres soient capables de voir plus clair, parce que possédant plus de données et d’informations utilisables et accessibles suite aux efforts de campagne de la coalition à travers le monde. Dit autrement, la Vision 20/20 est celui d’un monde  où tous les citoyens bénéficient  de leurs ressources naturelles, aujourd’hui et demain. PCQVP est animée par la ferme conviction qu’une coordination efficace des actions collectives, des compétences et des intérêts des diverses organisations de la société civile dans une coalition est la manière la plus efficace d’influencer les parties prenantes clés et de provoquer un changement de politique et de pratique dans les secteurs des industries extractives et du gouvernement. Par conséquent, PCQVP a développé sa propre « Chaîne de changement » en indiquant comment la société civile peut tenir les gouvernements ainsi que les entreprises responsables tout au long du processus. La « Chaîne de changement » de PCQVP suit le principe selon lequel à chaque étape du processus d’extraction – de l’enquête géologique initiale à l’évaluation finale des dépenses des revenus tirés des ressources naturelles – les citoyens doivent avoir leur mot à dire sur la gestion de leurs ressources. Cette approche nécessité une transparence tout au long du processus.

Le premier pilier s’intitule : Publiez pourquoi vous payez et comment vous extrayez ! Le contenu des informations recherchées doit permettre de répondre aux questions suivantes : Quelles sont nos ressources naturelles ? Quelle est le cadre juridique qui régit la gestion des ressources naturelles ? Devrait-on extraire ? Comment garantir le meilleur accord d’exploitation possible ? Des informations détaillées et transparentes doivent être fournies sur la quantité et la qualité des ressources naturelles dont dispose un pays et où ces dernières sont situées. Sans ces informations complètes, les citoyens ne pourront pas prendre des décisions informées sur la façon dont leurs ressources devraient être extraites, le cas échéant, et se satisfaire des conditions s’appliquant aux contrats d’extraction de leurs ressources.

 Lorsqu’un pays découvre qu’il possède des ressources naturelles, les gouvernements peuvent élaborer des cadres juridiques élargis concernant la procédure d’extraction et de gestion de ces ressources. La société civile devrait être impliquée à un certain niveau dans l’élaboration de ces règles, soit par une collaboration étroite soit sur une base consultative. Ces cadres constituent une importante occasion d’intégrer la transparence et la responsabilité dans le processus de gestion des ressources naturelles dès le départ. Un régime fiscal et juridique approprié est celui qui offre des conditions équilibrées entre les besoins des citoyens et des incitations suffisantes pour les investisseurs. Il doit par ailleurs être appliqué de manière cohérente, afin que les pays reçoivent effectivement une part juste des revenus provenant de leurs ressources naturelles. Les Lois sur la liberté de l’information constituent également des leviers dont on peut se servir pour garantir la transparence et la responsabilité dans le secteur des ressources naturelles. Ainsi, la société civile devrait veiller à ce que ces cadres juridiques, une fois mis en place, soient respectés et assurer un contrôle tout au long de la chaîne de valeur.

La décision d’extraire devrait se prendre à partir d’une solide analyse du rapport coût-bénéfice, et les communautés locales devraient donner leur plein consentement pour l’extraction. Ces communautés – qui devront faire face aux conséquences de l’extraction – devraient être bien informées des conséquences et des impacts du projet. Ceci nécessite que les compagnies et gouvernements entreprennent, de manière transparente, des évaluations d’impacts sur l’environnement, la société et les droits humains. Les résultats de ces évaluations doivent ensuite être publié et les informations mises à la disposition des communautés impliquées. L’on devrait prévoir une rémunération pour tous les aspects néfastes de l’extraction sur l’environnement, sur la société ou sur l’économie. Des engagements fermes devront être pris pour le démantèlement, la dépollution et la réhabilitation des sites extractifs post-opérationnels.

Tout au long de ce processus de prise de décisions, la question de savoir ce que nous sommes en train d’extraire devra être tenue en ligne de compte. En tant que coalition, PCQVP estime que les fonds générés par l’exploitation des ressources naturelles devraient être consacrés à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Ainsi, il devrait exister des options claires que les citoyens pourront suivre s’ils décident de ne pas aller de l’avant avec l’extraction.

L’octroi de permis et de contrats permet de savoir à quelles compagnies seront attribuées les projets d’extraction, et sous quelles conditions – allant de la logistique générale d’extraction au pourcentage des revenus que chaque compagnie versera au gouvernement. Permis et contrats – lesquels détermineront si un pays réussit à obtenir de bonnes conditions pour ses ressources – doivent être accordés de manière transparente. Pour s’assurer que les contrats soient attribués dans l’intérêt de toute la population, les appels d’offre devront être publics et agencés sur une base compétitive, et les contrats devront être publiés. Pour établir si les compagnies paient un montant juste pour les ressources naturelles qu’elles extraient, il faut assurer le suivi des contrats et des permis. Il peut être utile de comparer les contrats avec ceux d’autres projets extractifs, d’examiner les conditions des contrats s’appliquant à d’autres projets extractifs dans le même pays, des contrats avec la même compagnie ou ceux s’appliquant à un projet similaire dans un autre pays.

Le deuxième pilier est en rapport avec le concept ‘’ Publiez ce que vous payez’’ vise à répondre à une seule interrogation : quels sont les paiements effectués par les compagnies ? Il est important de s’assurer que les compagnies paient effectivement ce qu’elles sont tenues de payer selon l’accord légal et le régime fiscal en cours. PCQVP veut voir établir le reporting pays par pays et projet par projet, pour aider les citoyens à suivre les revenus que le gouvernement central doit leur verser pour les projets dans leur propre localité. Ces informations sont aussi utiles pour les investisseurs qui cherchent à calculer les risques qu’ils prennent et qui souhaitent que s’instaure un climat sain d’investissement à long terme. Les compagnies ont la responsabilité de publier tous les paiements qu’elles effectuent, et la société civile devrait examiner ces paiements et juger si les compagnies paient les montants appropriés. Une publication précise et transparente des paiements par les entreprises exploitantes est un élément clé de l’ITIE. La société civile devra s’engager dans le processus de l’ITIE dans les pays « candidats » et « conformes » afin de s’assurer que les rapports des entreprises sont complets et les plus utiles possibles.

Le troisième pilier, ‘’publiez ce que vous gagnez et comment vous dépensez’’ interpelle surtout la responsabilité de l’Etat : les fonds sont-ils arrivés dans les caisses de l’Etat ? Comment ces fonds devraient-ils être dépensés ? L’argent est-il arrivé à bon port ? Que les montants des revenus versés par les entreprises pour l’extraction des ressources naturelles soient justes ou pas, il est important de s’assurer qu’ils arrivent effectivement dans les caisses de l’État, au niveau –national, régional ou local – prévu au départ. Pour s’assurer que l’argent ne soit pas défalqué ou « perdu » en chemin, le gouvernement doit aussi faire comme les entreprises et effectuer une déclaration transparente des revenus reçus de ces dernières. La société civile devrait être à même de suivre les paiements et revenus pour chaque projet et s’assurer que les montants que les gouvernements déclarent avoir reçus correspondent à ce que les compagnies affirment avoir payé. Là encore, la société civile gagnerait à s’engager avec l’ITIE dans ce sens. Le principal processus de réconciliation de l’ITIE implique qu’une tierce partie indépendante évalue les chiffres des entreprises et du gouvernement et fasse état de tout écart important. Ensuite, les revenus du pays issus de l’extraction des ressources devraient être alloués selon son Plan de stratégie de réduction de la pauvreté, le cas échéant, et créer un bon équilibre entre les différents bénéfices de développement pour la majorité de la population et pour les communautés locales. La société civile a un rôle à jouer pour s’assurer que les gouvernements favorisent la transparence budgétaire et que les fonds soient alloué de manière transparente et équitable. Une approche participative à l’élaboration du budget pousse le processus plus loin en mettant l’accent sur l’importance de l’implication des citoyens dans les décisions relatives aux dépenses du gouvernement, surtout au niveau infranational. Enfin, une fois les revenus alloués, la société civile doit vérifier et s’assurer que l’argent parvienne à la destination convenue. Les Règles de l’ITIE exigent que dans des cas où les paiements en provenance des entités centrales vers les entités infranationales sont importants, ils doivent être inclus dans le processus de déclaration. La transparence dans la gestion des revenus est une considération importante pour les membres de la coalition PCQVP comme Revenue Watch.

Le quatrième pilier ‘’Publiez ce que vous apprenez’’ a un caractère d’évaluation pour juger de la décision d’extraire : Est-ce que cela a valu la peine ? Pour ce faire, une tierce partie indépendante doit procéder à une évaluation d’impact pour déterminer si l’argent produit a été convenablement dépensé et s’il a contribué au développement et à l’amélioration des conditions d’existence des citoyens. En outre, une évaluation d’impact indépendant du projet lui-même devra être réalisée : se demander si, en fin de compte, les retombées bénéfiques de l’activité d’extraction l’emportent pour les populations sur les coûts sociaux, économiques et environnementaux qui doivent être supportés. Le principe ici est de toujours évaluer. Les évaluations doivent se faire régulièrement par toutes les parties impliquées, y compris par la société civile, pour que l’on s’assure que les cadres à plus long terme sont adéquats et restent pertinents. Par exemple, les contrats ayant été attribués les années précédentes dans des circonstances différentes de celles qui prévalent maintenant peuvent nécessiter un réexamen et une possible renégociation. Le partage des revenus entre une ou plusieurs entreprises et un gouvernement particulier pourrait également nécessiter une nouvelle répartition. La société civile peut jouer un rôle important en faisant part de ses préoccupations de manière ouverte dans des cas où les cadres et les contrats ne correspondent plus clairement à l’objectif.

Ismaël BICABA

Etudiant-chercheur sur la RSE

Membre de Action des Journalistes sur les Mines au Burkina Faso (AJM-BF)

Présidence de G5 Sahel : Roch Marc Christian Kaboré dévoile sa feuille de route

Le Chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, nouveau président en exercice du G5 Sahel, a tenu une séance de travail avec le Secrétaire permanent de l’organisation, Maman Sambo Sikidou et son équipe le mercredi 6 février 2019 à Kosyam.

Au lendemain de sa prise de fonction à la tête de la présidence en exercice du G5 Sahel, le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, veut prendre les taureaux par les cornes. A cet effet, il a tenu une séance de travail avec le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sikidou et son équipe hier mercredi 6 février 2019 à Kosyam en présence des ministres burkinabè en charge de la Défense et celui des Finances.

A la sortie de la rencontre, le Secrétaire permanent du G5 Sahel a indiqué que le président du Faso a été clair sur ce qu’il attend d’eux. « Le président Kaboré vient de me donner ses instructions pour l’opérationnalisation de la force conjointe pour la mobilisation des ressources pour le développement de la région, notamment sur le programme de développement d’urgence du G5 Sahel », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.

A l’écouter, le nouveau président en exercice du G5 Sahel veut s’assurer que la force conjointe a assez les moyens pour mener les opérations nécessaires. Il a voulu aussi savoir, a poursuivi M. Sidikou, si la mobilisation des soutiens annoncés par les bailleurs de fonds est sur de bons rails et que les questions des femmes et de la jeunesse sont prises en compte. Les échanges ont été une occasion pour le chef de l’Etat de dérouler sa feuille de route. « Nous avons pris bonne note des recommandations du président en exercice avec des délais assez précis de mise en œuvre.

Il a dit toute sa disponibilité à être sous la brèche pour s’assurer que ses dispositions soient suivies et réalisées », a relevé Maman Sambo Sikidou. Pour lui, il n’y a pas de doute que son équipe ne soit pas à la hauteur de la tâche. « Nous sommes à près de 50% de financement de ce qui a été promis pour de la force conjointe. Il y a des lenteurs dues à des procédures qu’il faudra accélérer certes. Mais nous travaillerons sur l’effectivité de la livraison du matériel d’équipement de notre force dans de meilleurs délais », a-t-il assuré.

Les premiers fruits en mars

Le G5 Sahel cherche un appui conséquent des Nations Unies sur le chapitre 7 de la charte pour la force conjointe. A ce niveau, M. Sidikou a indiqué que l’actuel Secrétaire général des Nations Unies António Manuel de Oliveira Guterres est un allié de choix. « M. Guterres a réaffirmé la nécessité de placer le G5 sous le chapitre 7. Nous allons poursuivre les discussions avec le Conseil de sécurité et nos partenaires de l’Union européenne qui sont en permanence à nos côtés », a-t-il déclaré.

Pour ce qui est du programme d’urgence, le Secrétaire permanent du G5 Sahel a avoué que les choses avancent comme il le souhaite avec leur partenaire de l’Alliance Sahel. « D’ici mars, avril nous devons commencer à avoir les 1er fruits au niveau de démarrage des travaux », a-t-il confié. Maman Sambo Sikidou a par ailleurs abordé un aspect qui tient à cœur les chefs d’Etat de l’espace : la question de la cohésion sociale. « Les dirigeants de l’espace sahélien ont, au cours de la 5e conférence, appelé les populations au vivre-ensemble pour ne pas ouvrir la voie aux terroristes pour nous diviser davantage.

Sur cette question, nous y veillerons », a-t-il soutenu. Et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry de préciser, que dans la mise en œuvre des différents points de sa feuille de route, le président du Faso convoquera dans les jours à venir une réunion avec les ministres des Défense, les chefs d’état-major des cinq nations et le commandant de la force conjointe pour une pleine opérationnalisation de la dite unité.

Abdoulaye BALBONE

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 06 FEVRIER 2019

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 6 février 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice :

– un projet de loi portant réglementation de l’état de siège et de l’état d’urgence au Burkina Faso.

Ce projet de loi permet de se conformer à la Constitution et vient pallier l’absence dans l’ordonnancement juridique burkinabè des règles régissant l’état de siège. Il permet également d’améliorer le cadre législatif de mise en oeuvre de l’état d’urgence.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et
du développement :

– un rapport relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2018 au 30 septembre.

Les prévisions de la loi de finances initiale pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2018, s’élevaient à 2 018,15 milliards de F CFA en recettes et à 2 441,32 milliards de F CFA en dépenses. Ces prévisions sont passées respectivement à 1 795,92 milliards de F CFA pour les recettes et à 2 191,93 milliards de F CFA pour les dépenses dans la loi de finances rectificative.

Au 30 septembre 2018, le budget de l’Etat, exercice 2018 a été exécuté à hauteur de 1 243,19 milliards de F CFA en recettes et de 1 469,85 milliards de F CFA en dépenses. Ces niveaux d’exécution correspondent à des taux d’exécution globaux respectifs de 61,60% et de 60,21% par rapport aux prévisions initiales. Pour la même période en 2017, ces taux étaient de 60,84% et de 60,32%.

Le niveau de mobilisation des recettes budgétaires est passé de 809,51 milliards de F CFA au 30 juin pour s’établir au 30 septembre à 1 243,19 milliards de F CFA sur une prévision de 2 018,16 milliards de F CFA, soit un taux de réalisation de 1,60%.

Les prévisions des dépenses totales au titre de l’exercice 2018 s’élevaient en crédits de paiement à 2 441,32 milliards de F CFA et en autorisation d’engagement à 1 195,63 milliards de F CFA dans la loi de finances initiale.

En prenant en compte les ajustements opérés dans le projet de loi de finances rectificative qui intègre la double régulation de crédits budgétaires, les prévisions corrigées du budget de l’Etat, exercice 2018 s’établissent au 30 septembre à 2 191,94 milliards de F CFA en Crédits de Paiement (CP) et 1 222,07 milliards de F CFA en Autorisation d’Engagement (AE).

Le Conseil a instruit le ministre concerné à présenter dans les délais, l’état d’exécution au 31 décembre du budget de l’Etat, gestion 2018.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– un décret portant adoption du dispositif d’enregistrement et de traitement des plaintes et des suggestions des usagers des ministères et institutions. Le dispositif a pour objectif d’améliorer la participation citoyenne, la transparence et la redevabilité dans les prestations de service public.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– deux décrets portant respectivement création d’emplois de Professeur titulaire, de Maître de conférences, de Maître-assistant et nomination d’enseignants-chercheurs dans les emplois de Professeur titulaire et de Maître de conférences à l’Université Ouaga II.

L’adoption de ces décrets permet la création de deux (02) emplois de Professeur titulaire, de deux (02) emplois de Maître de conférences, de treize (13) emplois de Maître-assistant et la nomination de quatre (04) personnes dans les emplois de Professeur titulaire et de Maître de conférences à l’Université Ouaga II.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des anciens combattants a fait au Conseil le point des différentes opérations de sécurisation du territoire.

Le Conseil présente ses condoléances aux familles des victimes civiles et militaires et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Il félicite et encourage nos braves combattants engagés dans ces différentes opérations.

II.2. Le ministre de la Justice, Garde des sceaux a fait au Conseil un compte rendu relatif à la 47ème session du Conseil des ministres de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), tenue à Libreville au Gabon le 31 janvier 2019.

Au cours de cette session, notre compatriote le professeur Sibidi Emmanuel DARANKOUM a été désigné à l’issue du processus de sélection, Secrétaire permanent de l’OHADA pour un mandat de quatre (04) ans.
Le Conseil présente ses félicitations et ses encouragements au Professeur DARANKOUM.

II.3. le ministre de l’Economie, des finances et du développement a fait au Conseil une communication relative à la 5ème conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel tenue à Ouagadougou le 05 février 2019. Le Conseil félicite le comité d’organisation et les forces de défense et de sécurité pour la réussite de la conférence.

II.4. Le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles a fait au Conseil une communication relative à la célébration de la 1ère Journée mondiale des légumineuses au Burkina Faso, prévue pour se tenir le 10 février 2019 à Méguet, Province du  Ganzourgou, Région du Plateau-Central.

Placée sous le thème : « des légumineuses pour renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence des ménages ruraux », cette journée est la concrétisation de la « Déclaration de Ouagadougou » pour l’institutionnalisation d’une telle activité par l’Assemblée générale des Nations Unies.

II.5. Le ministre des Ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative au lancement de la 1ère campagne nationale annuelle de vaccination contre la peste des petits ruminants.

Prévue pour se tenir le 15 février 2019 à Toma province du Nayala, région de la Boucle du Mouhoun, cette campagne permettra de vacciner trois millions de petits ruminants contre cette pathologie animale au Burkina Faso.

III. NOMINATIONS

III. 1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Saydou Pierre Clovis NITIEMA, Mle 59 622 S, Maître de conférences en Mathématiques/Analyse numérique, est nommé Professeur titulaire en Analyse, statistique et applications à l’Université Ouaga II pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Monsieur Séni Mahamadou OUEDRAOGO, Mle 96 900 S, Maître de conférences en Droit public, est nommé Professeur titulaire en Droit public à l’Université Ouaga II pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Maître-assistant en Mathématiques-algèbre, est nommée Maître de conférences en Mathématiques : algèbre à l’Université Ouaga II pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Monsieur Boukary OUEDRAOGO, Mle 59 242 D, Maître-assistant en Economie, est nommé Maître de conférences en Economie du développement à l’Université Ouaga II pour compter du 18 juillet 2018.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’Administrateurs au
Conseil d’administration de l’Institut des hautes études internationales
(INHEI), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Mahamadou SANA, Mle 227 563 G, Commissaire principal de police.

Au titre des élèves et auditeurs :

– Monsieur Irissa GOUBGOU, Mle 200 456 A, Elève-Conseiller des Affaires étrangères.

B. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté six (06) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat :

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Madame Bowendsom Claudine Valérie ROUAMBA/OUEDRAOGO, Mle 111 053 D, Maître de conférences en sociologie ;

– Madame Rasmata BAKYONO/NABALOUM, Mle 58 505 Y, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Médard Hippolyte KIENDREBEOGO, Mle 33 990 V, Administrateur des services financiers.

Le même décret nomme les représentants des organisations ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national des euvres universitaires pour un mandat d’une durée équivalant à celle de leur titre de délégué.

Administrateur représentant les délégués élus des étudiants des universités publiques de Ouagadougou :

– Monsieur Idrissa SANOU, Mle 153 175 C, Délégué élu de l’UFR/SEG, licence II, Université Ouaga II.

Administrateur représentant les délégués élus des étudiants des autres universités publiques du Burkina Faso :

– Monsieur Justin NEBIE, Mle 1661-0234, Délégué élu de l’UFR/ST, 2ème année, option MPI, Université Norbert ZONGO.

Administrateur représentant le personnel du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU) :

– Monsieur Hamadi SAWADOGO, Mle 003 309, Concierge.

Le deuxième décret renouvelle le mandat d’Administrateur des personnes ci-après au Conseil d’administration du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU), pour une dernière période de trois 03) ans.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale:

– Monsieur Nouhoun SAVADOGO, Mle 50 124 K, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Salifou KONFE, Mle 32 483 G, Médecin de santé publique.

Le troisième décret nomme Madame Bowendsom Claudine Valérie ROUAMBA/OUEDRAOGO, Mle 111 053 D, Maître de conférences en sociologie, Présidente du Conseil d’administration du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret renouvelle le mandat de Monsieur Hamidou Hamadou TAMBOURA, Mle 18 613 L, Directeur de recherche, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, au Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat :

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Madame Zara OUEDRAOGO/OUEDRAOGO, Mle 35 881 U, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– Monsieur Oumarou SAWADOGO, Mle 33 774 K, Ingénieur du développement rural.

Le sixième décret nomme Monsieur Hamidou Hamadou TAMBOURA, Mle 18 613 L, Directeur de recherche, Président du Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

C. MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté sept (07) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau des Cascades, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

– Madame Céline Bénédicte Yidja SAVADOGO/KANZIE, Mle 212 659 T, Ingénieur du génie rural.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Idrissa FOFANA, Mle 91 987 T, Economiste.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Djibril SANOGO, Mle 33 742 A, Ingénieur d’élevage, option Zootechnie.

Au titre des usagers de l’eau :

– Monsieur Botouzié HIEN, Mle 914, Electromécanicien ;

– Monsieur Daouda OUATTARA, Mle 99 566, Responsable irrigation à la SN-SOSUCO ;

– Madame Diéma Olivia Régina SOME/HEMA, Macro-Economiste/ Coordonnatrice des projets et programmes de l’Association Munyu des femmes de la Comoé ;

– Monsieur Boukary BANDE, Président de l’Union des éleveurs du Kénédougou.

Au titre des Collectivités territoriales :

– Monsieur Siaka OUATTARA, Maire de la commune de Toussiana ;
– Monsieur Hamidou SON, Maire de la commune de Douna ;
– Monsieur Sanlé SORI, Maire de la commune de Tiéfora ;
– Monsieur Sié POODA, Maire de la commune de Loropéni ;

Au titre du personnel de l’Agence de l’eau des Cascades :

– Monsieur Francis BADO, Mle 050 000 A, Socio-économiste.

Le deuxième décret nomme Madame Céline Bénédicte Yidja SAVADOGO/KANZIE, Mle 212 659 T, Ingénieur du génie rural, Présidente du Conseil d’administration de l’Agence de l’Eau des Cascades, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’Eau du Mouhoun, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

– Monsieur Wendémi Cyprien TIZAMBO, Mle 216 301 S, Ingénieur en génie rural ;

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Arouna OUATTARA, Mle 111 334 X, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique:

– Monsieur Tigassé Anakouba BASSOROBOU, Mle 41 679 A, Inspecteur des eaux et forêts.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Seydou KOANDA, Mle 79 485 D, Ingénieur d’élevage.

Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– Monsieur Cyr Gustave SANON, Mle 31 897 K, Ingénieur d’agriculture.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

– Monsieur Moussa OUATTARA, Mle 53 482 W, Administrateur des affaires sociales.

Au titre des usagers de l’eau :

– Monsieur Yelkabo SOME, Communicateur à CENTAMIN ;
– Monsieur Soter Cauis RAYAISSE, Ingénieur des constructions civiles et de l’hydraulique ;
– Madame Alizata TIEMTORE/SAWADOGO, Présidente de l’Association féminine Fédération Femmes et Développement, Antenne Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Mahamadou BARRY, Directeur de PRESTA-SUD/BF ;

Au titre des Collectivités territoriales :

– Monsieur Edouard ZERBO, Maire de la commune de Tougan ;
– Monsieur Ousséini NACANABO, Maire de la commune de Barga ;
– Monsieur Boumponon Côme SOME, Maire de la commune de Batié ;
– Monsieur Guédjima TRAORE, Maire de la commune de Kangala.

Au titre du personnel de l’Agence de l’Eau du Mouhoun :

– Monsieur Armel SOUMBOUGMA, Mle 243 211 P, Technicien supérieur d’agriculture.

Le quatrième décret renouvelle le mandat d’Administrateurs des personnes ci-après au Conseil d’administration de l’Agence de l’Eau du Mouhoun, pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre des usagers de l’eau :

– Monsieur Souleymane OUATTARA, Responsable d’exploitation BRAKINA ;
– Monsieur Emmanuel COMPAORE, Mle 163 051 105 037 X, Ingénieur topographe, Représentant l’Autorité de mise en valeur de la Vallée du Sourou (AMVS).

Au titre des Collectivités territoriales :

– Monsieur Yoma BATIANA, Maire de la commune de Ténado ;
– Monsieur Dominique SOURABIE, Maire de la commune de Moussodougou.

Le cinquième décret nomme Monsieur Wendémi Cyprien TIZAMBO, Mle 216 301 S, Ingénieur en génie rural, Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’Eau du Mouhoun, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le sixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Gourma, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

– Madame Christine OUEDRAOGO/TAPSOBA, Mle 208 104 J, Ingénieur en génie rural.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique:

– Monsieur Barnabé KABORE, Mle 46 082 U, Inspecteur des eaux et forêts.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Dère HIEN, Mle 212 352 G, Conseiller en économie et développement.

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Irénée WANGRAWA, Mle 95 885 W, Médecin.

Au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Zafianou YARO, Mle 87 302 N, Ingénieur d’élevage.

Au titre des Collectivités territoriales :

– Monsieur Hahadou Daniel NADINGA, Maire de la commune de Piéla ;
– Monsieur Seydou KABORE, Maire de la commune d’Andemtenga ;
– Monsieur Kourita Jacques IMA, Maire de la commune de Dargo ;
– Monsieur Noaga Alfred OUEDRAOGO, Maire de la commune de Kogho ;
– Monsieur Moctar Sidiki BARRY, Maire de la commune de Mansila.

Au titre des usagers de l’eau :

– Monsieur Adama ZIDOUEMBA, Président de l’Association des Maçons Namalguedzanga du Namentenga ;
– Madame Boureima Mariama IDANI/LIDO, Présidente de l’Association Boyaba II de Diapangou ;
– Madame Sétou KOURAOGO, Secrétaire générale du Groupement Wend-Yam de Koupéla.

Au titre du personnel de l’Agence de l’Eau du Gourma :

– Monsieur Florent KABORE, Mle 254 959 R, Attaché en études et analyses, option géologie.

Le sixième décret renouvelle le mandat d’Administrateurs des personnes ci-après au Conseil d’administration de l’Agence de l’Eau du Gourma, pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre des usagers de l’eau :

– Monsieur Boubacar DIALLO, Membre du Comité communal de l’Eau et de l’assainissement de Mansila ;

– Monsieur Abdou OUEDRAOGO, Président du Groupement Nayinéré
de Salogo.

Le septième décret nomme Madame Christine OUEDRAOGO/TAPSOBA, Mle 208 104 J, Ingénieur en génie rural, Présidente du Conseil d’administration de l’Agence de l’Eau du Gourma, pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), pour une dernière période de trois (03) ans.

Administrateurs représentant l’Etat :

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique:

– Monsieur Tidjani ZOUGOURI, Mle 46 640 N, Inspecteur principal des eaux et forêts.

Administrateur représentant les travailleurs du BUMIGEB :

– Monsieur Guy Alain SANGA, Mle 18 311 530, Ingénieur chimiste.

E. MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté six (06) décrets.

Le premier décret nomme monsieur Marcel OUEDRAOGO, Mle 217 041 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société des plastiques du Faso (FASOPLAST), pour un premier mandat de trois (03).

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– Monsieur Pahouindé KOLOGO, Mle 119 834 G, Conseiller des affaires économiques.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Sidiki KONE, Mle 119 819 T, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Monsieur Pahouindé KOLOGO, Mle 119 834 G, Conseiller des affaires économiques, Président du conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme Monsieur Souleymane SOULAMA, Mle 59 647 H, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère des Mines et des carrières au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè des investissements (ABI), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le sixième décret nomme Monsieur Pascal ZONGO, Mle 24 164 G, Ingénieur agronome, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles au Conseil d’administration de la Société Burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret nomme Monsieur Alassane TRAORE, Mle 45 098 P, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère des Infrastructures au Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), pour un premier mandat de trois (03) ans.

F. MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA).

Administrateurs représentant l’Etat

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

– Monsieur Brahyman NEBIE, Mle 92 927 B, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Siméon BONTOGO, Mle 52 183 J, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Dramane OUEDRAOGO, Mle 85 493 K, Ingénieur en génie civil.

Administrateur représentant le personnel de l’ACOMODBURKINA :

– Monsieur Adama OUIYA, Mle 32 014 K, Administrateur des services financiers.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Yizoumou Justin YEHOUN, Mle 27 768 M, Conseiller des affaires économiques, Administrateur au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage délégué en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Handicap mental : Le calvaire des enfants atteints d’encéphalopathie

Les parents d’enfants atteints d’encéphalopathie ou d’un quelconque handicap mental souffrent le martyre. Zoom sur ces enfants quelque peu hors du commun, marginalisés par la société, dans la cité de Bankuy.

Lucienne Tiahoun, la « maman » des enfants en situation de handicap dans la cité de Bankuy.

Samedi 12 janvier 2019. Il est 9 heures 30 minutes. Sur l’arène de lutte du Centre de lecture et des activités culturelles (CLAC) de Dédougou, des enfants, quelque peu hors du commun, s’adonnent à des exercices sportifs, avec l’assistance de leurs moniteurs. Eux, ce sont des enfants atteints d’encéphalopathie. Institutrice admise à faire valoir ses droits à la retraite, Lucienne Tiahoun, relate avec amertume le calvaire qu’elle a vécu pendant une vingtaine d’années avec son enfant victime d’encéphalopathie.

« Avec un enfant atteint d’encéphalopathie entre les mains, c’est une souffrance terrible qui vous tourmente au quotidien. Il devient un véritable poids pour la famille. Vous n’avez pas le sommeil la nuit. Le jour vous ne pouvez pas vaquer librement à vos occupations. Mon enfant par exemple ne marchait et ni ne parlait. J’étais donc à tous ses besoins (soigner, l’entretenir, l’alimenter…) jusqu’à la fin de ses jours après plus de 21 ans de vie », confie-t-elle, la voix pleine de douleur.

En plus du tourment que vous cause la maladie, la société ajoute aussi sa couche, poursuit-elle. « Si l’on ne le considère pas comme un génie, on vous laissera entendre que vous avez mis au monde un serpent ou un sorcier. Ou encore, l’on vous fera croire que c’est parce que vous avez transgressé tel ou tel interdit que le sort vous a été réservé. C’est vraiment le calvaire que vous vivez», dit Mme Tiahoun.

Si, les autres enfants parviennent tant bien que mal à se soumettre aux exercices sportifs, la petite Mariette Worokuy Coulibaly, âgée d’environ 10 ans, incapable de maîtriser ses jambes, s’est résolue avec son père à ses côtés, à observer en spectatrice ses camarades. « Depuis sa venue au monde, elle ne marche pas. Nous avons tout essayé sans gain de cause », soutient, l’air amer, Sylvain Coulibaly, père de Worokuy Mariette. Quant à Aristide Coulibaly, âgé aussi de 10 ans, il s’amuse avec ses copains sous l’admiration de son père, Kakou Jean-David Coulibaly. Cette joie qui anime M. Coulibaly cache une triste réalité qu’il a vécue depuis la naissance de son enfant.

En effet, le petit Aristide est resté pendant 4 ans sans pouvoir marcher, selon les révélations de son géniteur. Des centres de santé aux tradi-praticiens sans savoir de quoi souffrait son enfant, Kakou Jean-David Coulibaly confie avoir traversé toutes les épreuves avant que le petit Aristide ne donne des espoirs à la cinquième année en se tenant sur ses jambes. « Mon enfant a fait 5 ans sans pouvoir se déplacer ni parler. Nous avons fait le tour des centres de santé et même les guérisseurs sans savoir de quoi il souffrait réellement.

Avec son état, les autres enfants ne le côtoyaient pas. Il était mis à l’écart.  Pendant toutes ces quatre années, c’est moi qui étais à ses petits soins parce que ma femme prise de découragement, me l’avait abandonné. Dieu merci, au bout de ces quatre ans, il a commencé à marcher doucement », se souvient Jean-David Coulibaly. A quelques exceptions près, Korotoumou Ouattara révèle traverser, elle aussi, des moments pénibles avec son fils Mandé qui vient de souffler ses 18 bougies. « C’est à l’âge de 3 ans qu’il a été atteint de l’encéphalopathie.

Il a commencé par perdre la fonction de ses jambes. Il tombait à chaque fois qu’il tentait de se tenir débout. Depuis ce temps, nous avons fait tous les traitements possibles, de la médecine moderne à l’indigénat avant d’avoir des comprimés qui arrivent à le faire marcher. Des produits qu’il doit prendre chaque jour. Si, nous ne parvenons pas à en payer, il rechute dans sa paralysie », soutient Korotoumou Ouattara.

Lueur d’espoir chez les parents

A l’image de ces quatre parents, ils sont nombreux qui, impuissamment voient leurs progénitures souffrir sans aucune assistance de la société. Une marginalisation à laquelle l’enseignante à la retraite dit non. «Ce n’est pas parce qu’ils sont malades qu’ils doivent être mis à l’écart. Nous disons non ! Il faut que les mentalités changent. Ce sont des enfants qui ont les mêmes droits que les autres et auxquels, il faut donner la chance de réussir en prenant soin d’eux.

L’administration, à travers la direction provinciale de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, à en croire sa première responsable, assiste l’APSEM-Eveil dans son combat de barrer la route à l’exclusion sociale des enfants en situation de handicap mental.

C’est tout le sens de notre bataille dans notre association», martèle-t-elle. Regard hagard, yeux embués par cette expérience douloureuse, la sexagénaire, en dépit du poids de l’âge, a décidé de ne pas se reposer et d’être aux petits soins de ces enfants considérés comme un fardeau pour la société. Pour ce faire, Mme Tiahoun a créé en 2010 l’Association des parents et sympathisants des enfants handicapés mentaux (APSEM-Eveil) pour sensibiliser la société sur le sort de ces mômes qui méritent d’être considérés comme tout autre enfant. Depuis une dizaine d’années d’existence, l’APSEM, en dépit des moyens matériels et financiers limités, parvient bon an mal an à donner le sourire aux parents et soulager les enfants marginalisés.

Une initiative louée par Batiama Isaïe Nacro, bien que n’ayant pas un enfant souffrant d’encéphalopathie s’est joint à Mme Tiama pour aider ces enfants à traverser cette dure réalité de la vie. « Quand j’intégrais l’association, j’avais du mal à approcher ces enfants un peu hors du commun. Mais au fil du temps, nous sommes devenus des copains, et j’en tire une satisfaction morale. J’ai enfin compris que ce ne sont pas des extraterrestres, mais plutôt des enfants en difficulté qu’il faut aider à traverser cette dure réalité de la vie », relate M. Nacro.

Quant aux parents qui ont intégré l’APSEM, ils se sentent dans une famille avec leurs bambins. L’APSEM, à les en croire est une lueur d’espoir. « Je souffrais énormément avec mon enfant. Mais une fois à l’association, j’ai compris que je n’étais pas seul dans la situation.

L’adhésion à APSEM-Eveil m’a vraiment changé les idées », témoigne Kakou Jean-David Coulibaly. « Depuis que nous sommes à l’APSEM-Eveil, nous constatons une nette amélioration grâce au sport dont il bénéficie avec ses camarades. Nous lisons aussi la joie sur son visage quand il est au milieu de ses semblables. De quoi nous réjouir nous aussi », renchérit Korotoumou Ouattara, mère de Mandé Ouattara.

Une représentante aux jeux mondiaux d’Abou Dhabi

Les efforts fournis dans l’encadrement sont payants. En effet Jeannine Coulibaly, une des pensionnaires de l’APESEM-Eveil a été sélectionnée pour prendre part aux jeux mondiaux d’Abou Dhabi aux Emirats Arabes Unis organisés par « Spécial Olympic International » du 14 au 21 mars 2019, indique la présidente de APSEM-Eveil avec un brin de joie.

Une compétition, dont la mission est de changer le regard de la société sur le handicap mental. Mais par faute de moyens financiers, l’une des dures réalités que vit l’association depuis sa création, la participation de Jeannine Coulibaly est hypothéquée. Nonobstant la détermination de Lucienne Tiahoun et ses collaborateurs, l’association éprouve d’énormes difficultés financières et matérielles pour satisfaire aux multiples besoins de ces enfants « très fragiles ».

La participation de Jeannine Coulibaly aux jeux mondiaux d’Abou Dhabi aux Emirats Arabes Unis est incertaine par faute de moyen financiers.

« Nous ne fonctionnons que sur les frais d’adhésion fixés à 500 francs CFA et des cotisations de 100 francs CFA par mois. Nous faisons souvent des quêtes pour pouvoir joindre les deux bouts. Même avec ça, c’est compliqué car la plupart des parents de ces enfants sont totalement démunis. Malgré tout, nous nous battons, même s’il faut reconnaître que nous sommes souvent au bord du découragement », soutient toute dépitée Mme Tiama.

Mais cette situation, bien que difficile à surmonter, n’a pas eu raison de l’abnégation de l’enseignante retraitée à être la « mère » de ces bambins que la société rejette. C’est pourquoi, elle lance un appel aux bonnes volontés afin qu’elle puisse semer la graine d’espoir dans les cœurs des parents qui souffrent le martyre d’avoir des enfants en situation de handicap mental. « Les parents déjà souffrent dans leur for intérieur avec de tels enfants en charge. Sans assistance, la peine devient encore lourde à supporter.

Malgré tout, nous nous battons pour la cause de ses enfants que nous trouvons noble même, s’il faut reconnaitre que nous sommes souvent au bord du découragement. Je lance donc un cri de cœur aux bonnes volontés à nous aider afin qu’on puisse diminuer ce fardeau des parents», confie Mme Tiahoun. L’APSEM-Eveil est connue des services de la direction provinciale en charge de la famille du Mouhoun, à en croire la directrice provinciale de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Odette Méda. « Les enfants de l’PASEM-Eveil font partie de notre registre des personnes vulnérables.

C’est une association que nous soutenons dans le domaine de l’exclusion des enfants en situation de handicap. Nos services ont par exemple travaillé à l’obtention de la carte d’invalidité au bénéfice de plus de vingt-cinq enfants de cette association », dit la directrice provinciale. Cette carte, explique-t-elle, permet aux bénéficiaires d’avoir gratuitement ou l’exonération de certaines prestations de santé et de l’éducation. En dehors de ces gestes, l’APSEM, avoue la directrice provinciale, n’a bénéficié d’aucun soutien financier de la part de l’administration sociale. Odette Bationo encourage Lucienne Tiama et loue ses initiatives aux services de la société.

Kamélé FAYAMA

Procès du putsch : Du rôle de la gendarmerie

Le tribunal militaire a, dans le cadre du procès du putsch de 2015, auditionné les témoins Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et le lieutenant-colonel, Kanou Coulibaly, chef de corps du Groupement mobile de la gendarmerie nationale au moment des faits.

Pour la 2e fois, le président de l’ancien parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, a comparu en tant que témoin, à la barre du tribunal militaire, le mercredi 6 février 2019. Le président dudit tribunal et le parquet militaire se sont intéressés à l’origine des 15 millions de francs CFA que M. Komboïgo a débloqué le 16 septembre 2015 pour la campagne électorale, mais dont 75% soit 10 millions de francs CFA ont été finalement servis dans la sécurisation des domiciles des militants du CDP.

« Il ne m’appartient pas de révéler la source de financement de mon parti devant un tribunal. Je ne le ferai pas. Je suis ferme là-dessus », a-t-il martelé. Le président de la juridiction a expressément demandé au greffier de noter ce refus dans le plumitif. Pour sa part, le ministère public a expliqué que si ce financement est sain, il n’y a pas de difficulté ni de honte à en parler. Il a, du reste, menacé Eddie Komboïgo de poursuite pour omission de témoigner.

Au sujet de la déclaration de soutien au putsch de la part du Front républicain et de celle, plus tard, de condamnation par le CDP, le témoin a laissé entendre à Me Awa Sawadogo de la partie civile qu’elle venait de l’informer qu’il y a eu une déclaration cosignée par le CDP. « En ma qualité de président du parti, je n’ai donné de mandat à personne de le faire », a signifié M. Komboïgo. « Puis-je conclure que la déclaration ne vaut que pour ses signataires ? » a repris Me Sawadogo. « Loisible à vous.

Vous êtes avocate », a répondu le leader politique. Invité à réagir à la déposition de son camarade politique, l’accusé Léonce Koné a dit avoir été marqué par la démarcation du CDP des initiatives prises en son absence. « C’est bien le CDP qui, à travers les 1e et 2e vice-présidents, a été à la rencontre avec les présidents sénégalais Macky Sall et béninois Thomas Yayi Boni alors mandatés par la CEDEAO. C’est bien lui qui a mobilisé ses militants à l’Hôtel Laïco pour soutenir l’inclusion », a soutenu M. Koné.

A la fin de son audition, le président du CDP a confié être touché par la vérité que le tribunal recherche. « Il appartient au parquet de trouver les coupables, pas d’en fabriquer… J’ai accepté de me sacrifier pour que la vérité soit dite. M. le président, faites en sorte que les victimes ou les accusés, au sortir du procès, aient en tête que le droit a été dit même si ce n’est pas dans leur sens », a-t-il suggéré. Il a été autorisé à se retirer momentanément du procès, mais défense lui a été faite de conférer sur les faits du putsch, même lors des réunions politiques où il rencontrerait d’autres témoins ou des accusés.

« Nous n’étions pas d’accord »

Le deuxième témoin entendu, hier 6 février, est le lieutenant-colonel, Kanou Coulabaly, 53 ans, domicilié à Ouagadougou. Il a relaté que le 16 septembre 2015 vers 14heures, le commandant de la troisième région de gendarmerie, le colonel Serge Alain Ouédraogo l’a informé de ce que le Conseil des ministres avait été pris en otage par des éléments de l’ex-RSP. A son tour, il aurait porté l’information à ses collaborateurs et le plan de défense de leur caserne à Paspanga a été activé.

Lui et ses collègues passeront une nuit blanche audit camp, tout autour duquel ça a tiré toute la nuit. « Les éléments en faction m’ont dit que ce les soldats de l’ex-RSP. Ils étaient reconnaissable par la tenue », a-t-il affirmé. Le 17 septembre matin, les pandores ont aussi suivi la déclaration du CND à la télévision. « Après cela, il m’est revenu que la gendarmerie ne soutient pas le RSP. En son temps, notre hiérarchie avait dit que nous n’avions pas de matériel de maintien d’ordre », a révélé le chef de corps du Groupement mobile de la gendarmerie au moment des faits.

Et d’ajouter que le 18 septembre, il a, sur instruction de son supérieur, ordonné à des éléments d’aller chercher près 700 grenades lacrymogènes avec le commandant Abdoul Aziz Korogo de l’ex-RSP. « Pour que nous sortions, il fallait que chaque corps, gendarmerie et police, respecte sa zone d’intervention, respectivement Nord et Sud, et que nous ne rencontrions pas d’éléments du RSP.

Entre les 18 et 19 septembre, nous avons fait trois patrouilles, la première autour du camp Paspanga, la seconde vers Tanghin et la dernière vers Kamboincé pour sensibiliser la population à ne pas s’exposer aux éléments armés du RSP et pour se renseigner sur son état d’esprit », a affirmé le témoin.

Il a précisé au parquet qu’au cours de ces patrouilles, il n’y a pas eu d’usage d’armes ni de gaz lacrymogène. La situation, d’après M. Coulibaly, serait restée ainsi jusqu’à ce que des provinces, des troupes fassent mouvement vers Ouagadougou. Quand l’ex-RSP a accepté de déposer les armes, son corps a aidé à l’évacuation du camp Naba Koom II, à l’interpellation des accusés et à la perquisition de leurs domiciles. Les débats ont surtout porté l’utilisation ou non du matériel de maintien d’ordre que la gendarmerie a demandé et récupéré.

Le colonel Coulibaly a indiqué que son corps n’a pas utilisé le matériel reçu. Il a expliqué dans un premier temps, que ce matériel était insuffisant pour assurer l’ordre dans la durée. « Initialement, nous n’étions pas d’accord pour effectuer des patrouilles. Nous n’avions pas voulu poser des actes contre les populations », a déclaré le témoin. Pour lui, il s’agissait d’une stratégie pour dire non au coup d’Etat en cours. Mais, cette position mettait mal à l’aise ses supérieurs hiérarchiques immédiats qui ont menacé de considérer cet acte comme une « rébellion ».

Pour la défense, les gendarmes sont comptables des faits au même titre que les soldats de l’ex-RSP qui ont patrouillé le 16 septembre 2015 et jours suivants et qui se retrouvent dans le box des accusés. « La gendarmerie était sur le terrain, en tenue terre Burkina, comme le RSP. Elle a même tiré sur le véhicule du général », a argué Me Latif Dabo. Pour Me Dieudonné Willi, la simple demande de matériel est un soutien au coup d’Etat. Selon le Général Gilbert Diendéré, Kanou Coulibaly n’a fait qu’exécuter des instructions de sa hiérarchie.

Il a dit être aussi convaincu que la gendarmerie n’a pas demandé le matériel de maintien d’ordre « pour l’admirer, le stocker et orner ses murs ». Si d’aventure, ce matériel n’a pas utilisé comme l’a affirmé le colonel, Diendéré suggère au parquet militaire de le présenter comme pièce à conviction. Pour lui, la thèse de la « stratégie » ne tient pas la route. « Je la refuse… je la combats. Quand on n’est pas d’accord, on le dit clairement, à ses risques et périls », a commenté le général.

Jean Philibert SOM
Djakaridia SIRIBIE


« Objection M. le président »

Quand le ministère public l’assaillait de questions relatives à une réunion du CDP qu’il aurait présidé dans l’après-midi du 16 septembre sur le putsch alors advenant, Eddie Komboïgo a confié que l’accusation lui fait subir « un digne procès » alors qu’il a été « blanchi ». Réaction d’un parquetier : « C’est le même parquet qui a requis un non-lieu pour vous ». « Objection M. le président. C’est plutôt le juge d’instruction. », a sursauté le témoin qui, tout au long de l’audience affichera une certaine sérénité, voulant parfois prendre la parole contre la volonté du tribunal, gesticulant comme en maître des lieux et tenant à fixer tout intervenant qui s’adressait à lui. Mais le président, Seydou Ouédraogo, a toujours requis qu’il se tienne face à la juridiction et non de profil.

J.P.S.


Le parquet, avocat de la hiérarchie militaire ?

Les avocats de la défense ont accusé le parquet militaire de tenter de défendre la hiérarchie militaire. Ils ont voulu pour preuve les questions du procureur tendant à orienter les réponses des témoins. « On n’a pas à diriger les déclarations d’un témoin », s’est offusqué Me Latif Dabo. Mais, Alioune Zanré s’est voulu clair : « Nous ne représentons pas la hiérarchie militaire. Elle a été citée, elle viendra ». Néanmoins, si la défense veut l’accuser de suborner les témoins, alors qu’elle soit précise dans sa démarche, a ajouté le parquet.

D. S.

CAN juniors 2019 : C’est déjà la fin pour les Etalons !

Après sa défaite d’entrée face au Ghana à la 21 CAN U20 Niger 2019, le Burkina Faso est encore tombé (0-1) contre le Mali hier, 6 février au stade régional de Maradi. Cette nouvelle défaite les élimine de la compétition.

La CAN U20, Niger 2019, est déjà terminée pour le capitaine Yael Tiendreogo et ses coéquipiers, avant même leur dernier match de poule. Les Etalons juniors ont, en effet, été battus hier 6 février à Maradi par les Aiglons du Mali (0-1) lors de la 2e journée dans le groupe B.

Avec cette deuxième défaite de suite, le Burkina Faso quitte la compétition, lui qui avait pourtant pour ambition d’atteindre les demi-finales et se qualifier pour la prochaine coupe du monde de la catégorie. Face aux Aiglons l’on s’attendait à un réveil des Etalons comme ils l’ont toujours fait lors des éliminatoires de cette compétition. Or ce ne sont pas les qualités qui manquent à cette équipe. Avec des garçons comme Abdoul Fassal Tapsoba ou encore Cheick Djibril Ouattara personne n’aurait cru que les Etalons disputeront deux matches sans marquer de buts. Mais hélas !

Timides face au Ghana, les garçons du coach Séraphin Dargani ont pourtant bien entammé la rencontre face au Mali avec une envie de rattraper leur retard. Ils étaient bien disposés sur le terrain à l’exception du capitaine Yael Tiendrébéogo qui semblait un peu perdu. Fessal Tapsoba, lui a très vite donné du fil à retordre à la defense adverse. Quant au sociétaire de RC Berkane, Cheick Djibril Ouattara, son expérience n’a pas servi à l’équipe. A chaque fois il est soit devancé sur le ballon ou battu par manque de condition physique. Certes le match s’est disputé à 12h30 T.U, mais cela n’est pas une excuse pour quelqu’un qui vient juste de quitter le championnat local.

Le sénégal déjà qualifié

Sur les occasions de buts de la première période, la plus franche a été enrégistré côté burkinabè. Cheick Djibril Ouattara (25emn), sur un centre de Fessal Tapsoba, n’est pas au rendez-vous. Quelques minutes après, l’ex-goléador des Fonctionnaires de Bobo-Dioulasso est encore mis sur orbitre, mais il butte sur l’excellent portier malien, Youssouf Koita. Passée cette phase, les maliens reprennent le jeu à leur compte, mais sont conytrés par une équipe regroupée et bien solidaire des Etalons. C’est sur cette configuration que les deux formations ont rejoint les vestiaires.

Du retour de la pause, coach Dargani fait rentrer Moubarack Compaoré en lieu place de Ellias Dianda sur le côté gauche de l’attaque burkinabé. Mais au vu de son petit gabarit, il est toujours battu dans les duels par les colosses defenseurs maliens. Quant au sociétaire de l’ASEC Mimosa d’Abidjan, Fessal Tapsoba, il n’a simplement pas eu de chance. Toutes ses frappes ont été captées ou déviées par le portier des Aiglons. Par exemple celle de la 50emn où il a repris un ballon suite à un mauvais renvoie de la defense adverse dans la surface de reparation.

Sur sa trajectoire, il y navait encore Youssoufou Koita. Malheureusement après son action de but, le portier malien, dans un degagement lointain, envoie son ballon dans laux abords de la surface de réparation burkinabè. La defense est trompée par le rebond et profite à Mamadou Traoré qui fusille le portier burkinabè Mohamed Zégué Traoré des 20 mètres pour l’ouverture du scrore (52emn) . Sonnés par ce but , les U20 Burkoinabè réagissent tout de même par Fessal Tapsoba. Mais ses tentatives sont bien maitrisées par le gardien Malien.

Par la suite, le match se stabilise. Les Aiglons gèrent bien leur avantage et reussissent à obtenir le gain du match en s’imposant par la plus petite des marques. Quant aux Etalons U20, cette 2e défaite les élimienent de la compétition. Ils disputeront pour l’honneur leur dernier match de la poule le samedi prochain au satde régional de Maradi. Dans l’autre match du groupe, le Sénégal a battu le Ghana (2-0) et devient la première nation qualifiée pour les démi-finales de la 21 CAN des juniors.

Ollo Aimé Césaire HIEN
(Depuis Maradi)


Fiche technique
Compétition : CAN Juniors Niger 2019
Terrain : Stade Régional de Maradi
Pelouse : Synthétique
Commissaire au match : Frederick Eric Crentsil (Ghana)
Coordonateur général : Ibrahim Moussa Elh Tiemogo (Niger)
Arbitre central : Souleiman Djama (Djiboutie)
1er assistant : Temesgin Samuel Atango (Ethiopie)
2e Assistant : Jospin Luckner Malonga (RCA)
4e officiel : Ahmad Heeralall (Maroc)
But : Mamadou Traoré (52e mn Mali)
Avertissements : 2-Amadou Danté (51emn) et 4- Fodé Konaté (90emn) Mali


Compositions d’équipes :
Mali : 16-Koita Youssouf, 2-Amadou Danté, 3- Drissa Diarra, 4- Fode Konaté, 7-Hadji Dramé puis 6-Ousmane Diakité, 9- El Bilal Touré, 10-Mamadou Traoré, 11-Aboubacar Konté puis Sekou Koita (13emn), 13-Boubacar Clément Konté, 17- Mamadou Samaké et 18-Boubacar Traoré
Entraineur : Mamoutou Kané
Burkina Faso: 1-Mohamed Traoré, 2-Issa Kaboré, 3-Pierre Landry Kaboré puis Kouamé Jean Fiacre Botue (84emn),4- Adboul Karim Komi, 9- Abdoul Fessal Tapsoba 8- Yael Tiendrebeogo puis 6-Ibrahim Bancé (62emn), 10-Salifou Diarrassouba, 11-Cheick Djibril Ouattara, 12-Issiaka Ouédraogo, 14- Kalifa Nikiema, et 19- Illiasse Dianda puis 20-Moubarack Compaoré 46emn).
Entraineur : Séraphin Dargani


Séraphin Dargani, coach des Etalons : « J’aurais aimé redonner un petit sourire à mon peuple… »

« Il est difficile de prendre le micro en de pareille moment. Nous avons perdu. J’aurai voulu au moins faire un nul que de baisser la tête à la fin du coup de sifflet final. Nous avons effectué des changements par rapports au premier match. Nous avons cru à certains joueurs. Mais à un moment donné du jeu et avec la fatigue, nous avons essayé de les repositionner. Mais les garçons sont restés sourds. Nous avons pensé jouer avec trois defenseurs. Nous avons discuter enormement.

Finalement nous l’avons fait un peu tardivement. Peut-être que si on avait essayer ce système un peu plustôt cela allait payer. C’est comme ça le foot. Quand les dieux du football ne sont pas avec vous tout est echec. Je suis triste pour mon peuple. En venant à cette CAN, au vu de la souffrance de mon peuple, tous ses morts dus au terrorisme, je voulais lui redonner un petit sourire. Mais dommage, je lui ajouté une autre souffrance ».

Propos receuillis par OACH

Activités aéronautiques nationales : Un nouveau challenge pour Thomas Hyacinthe Compaoré

Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou, a installé le nouveau délégué aux activités aéronautiques nationales, le docteur Thomas Hyacinthe Compaoré, le mardi 5 février 2019 à Ouagadougou.

Après quinze années passées à la tête de la Délégation aux activités aéronautiques nationales (DAAN), Moumouni Barro a estimé que ses forces ne sont plus à la hauteur des défis qui se posent à la structure. Il a donc demandé à être déchargé de ses fonctions au profit du docteur Thomas Hyacinthe Compaoré désigné par l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). La passation de charge entre les deux hommes a eu lieu le mardi 5 février 2019 à Ouagadougou en présence du ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou.

Le nouveau responsable de la DAAN, qui s’occupait de la mise en place du système de management de la qualité de l’agence dans 17 pays africains et la France, entend répercuter son expérience au niveau de la délégation. Il veut surtout oser le pari du changement et réunir des conditions optimales à la réalisation de ses missions pour atteindre des niveaux de performances en accord avec les mutations importantes que subit l’aviation civile internationale.

Il a soutenu qu’il fera de la mise en adéquation des services rendus par la DAAN avec les différentes exigences règlementaires et celles des usagers des plateformes aéroportuaires du Burkina Faso, son cheval de bataille. « Nous sommes résolument engagés dans une recherche constante de la satisfaction du client, dans la modernisation des infrastructures et environnements de production.

Ce, dans la perspective de l’instauration d’une culture de l’amélioration continue des performances organisationnelles de la délégation. Nous conduirons donc avec l’ensemble des acteurs, les changements nécessaires à l’installation d’une dynamique de progrès pour faire du Burkina Faso, un pays exceptionnel de par la qualité de ses services aéroportuaires », a promis M. Compaoré. Le ministre Dabilgou dit attendre beaucoup de lui.

A l’écouter, l’aéroport de Ouagadougou est vieillissant et la qualité des services rendus ne donne pas une bonne image du pays. « Or, la construction de l’aéroport de Donsin traine. Il faut donc mettre l’accent sur l’entretien des infrastructures, la qualité des services, pour que les gens se rendent compte que même si l’aéroport a pris un coup de vieillesse, nous sommes capables de rendre heureux les passagers dont le nombre est malheureusement en baisse », a-t-il souhaité.

Aussi a-t-il demandé au personnel de soutenir M. Compaoré, et d’accepter les changements qu’il opérera. Mais en attendant, six agents de la DAAN qui se sont distingués par la qualité de leur travail ont reçu des médailles de l’aéronautique pour leurs bons et loyaux services et quatre personnes admises à la retraite ont été gratifiées de cadeaux.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com