Visite médicale des retraités: Le diagnostic de 64 mille personnes attendu

L’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, a lancé, le vendredi 1er février 2019 à Ouagadougou, la Ve édition de la visite médicale annuelle gratuite des retraités et des conjoints survivants. Plus de 64 000 personnes prendront d’assaut dans les jours à venir, des sites sanitaires pour des soins de qualité.

64 120 retraités, dont 36 205 de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et 27 915 de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) bénéficieront des prestations sanitaires, du 11 février au 31 juillet 2019 sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie de lancement de la visite médicale annuelle a eu lieu, le vendredi 1er février 2019 à Ouagadougou, sous le parrainage de l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré. Cette activité va contribuer, entre autres, à réaliser pour chaque pensionné de la CNSS et de la CARFO, un examen clinique fait par un médecin, des examens de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus chez les femmes et le dosage de l’antigène prostatique spécifique chez les hommes. Un traitement adéquat pour les affections fréquemment observées chez les personnes âgées leur sera également dispensé. Pour Mme Kaboré, cette période étalée sur six mois, va permettre aux pensionnés, de mieux prendre part à cette visite. Car, ils constituent à son avis, un ‘’capital’’ important d’expériences, qui peut profiter à toute la population burkinabè. Elle a ajouté qu’au-delà, les retraités de l’armée peuvent également venir à la rescousse du personnel militaire et des Forces de défense et de sécurité (FDS). « C’est la raison pour laquelle, nous veillions à leur santé, afin qu’ils puissent continuer à participer au développement économique et social du Burkina Faso», a-t-elle soutenu. La prolongation de la visite médicale a été appréciée positivement par le président de l’association nationale des retraités, Simon Ouédraogo, qui a indiqué qu’elle sera une aubaine pour chaque comité régional, de mieux s’organiser pour accueillir les personnes du 3e âge.

 

Un décret pour améliorer l’état de santé des ‘’vieillards’’

Depuis 2007 pour la CNSS et 2009 pour la CARFO, des visites médicales gratuites sont organisées chaque année au profit des retraités. Ces deux institutions ont inscrit en bonne place dans leurs politiques sociales, ces visites, dont le souci majeur est le bien-être des pensionnés. La gratuité des soins s’inscrit dans un contexte sanitaire et nutritionnel, où les pensions des retraités sont en majorité faibles et ne leur permettent pas d’avoir des soins convenables. « C’est dans cette optique que le gouvernement a adopté en 2016, un décret portant institution d’une visite médicale annuelle gratuite au profit des retraités et des conjoints survivants de la CNSS et de la CARFO », a justifié le président Ouédraogo. Le directeur général de la CNSS, Lassané Sawadogo a, pour sa part, exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit de la première dame Sika Kaboré, qui a toujours fait preuve d’une grande sollicitude auprès des personnes de cette génération. « Nous voulons faire en sorte que les efforts que nous déployons, soient de plus en plus efficaces et apportent des réponses satisfaisantes aux attentes de ces retraités, en tenant compte de nos moyens et de nos possibilités, qui ne sont pas toujours extensibles», a-t-il fait savoir. Il a dévoilé que plus de 700 millions F CFA ont été consacrés pour cette activité de 2019.

Afsétou SAWADOGO

 

Conseil des ministres du G5 Sahel: Des opérations militaires en cours

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La Ve session ordinaire du Conseil des ministres du G5 Sahel s’est tenue, le dimanche 3 février 2019 à Ouagadougou. L’objectif de la rencontre qui a réuni les ministres en charge de la défense, de la sécurité, des affaires étrangères et des finances des pays de l’espace est de préparer la conférence des Chefs d’Etat prévue le 5 février.   

Les conflits intercommunautaires et l’impact de l’insécurité sur la scolarisation dans l’espace G5 Sahel préoccupent les gouvernements de la zone. Les deux sujets ont été débattus, hier dimanche 3 février 2019 dans la capitale burkinabè, au cours de la Ve session ordinaire du Conseil des ministres du G5 Sahel. Cette rencontre qui a connu la participation des ministres en charge de la sécurité, des affaires étrangères et des finances du Burkina, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad avait pour but de préparer la Conférence des chefs d’Etat de ces cinq pays prévue pour le mardi 5 février 2019. Se tenant à la suite des réunions des experts et des ministres de la Défense de l’espace, le Conseil des ministres s’est également intéressé aux conclusions des travaux et recommandations issues de ces deux conclaves. Aussi la réunion a-t-elle été une occasion pour faire le bilan d’une année de gestion de la présidence de l’institution par le Niger qui s’apprête à passer le flambeau au Burkina Faso. La présidente du Conseil des ministres du G5 Sahel, Aichatou Boulama Kane, par ailleurs ministre du Plan du Niger, a indiqué que durant son mandat, sous le leadership du président en exercice du G5 Sahel, Issoufou Mahamadou, une feuille de route a été élaborée et mise en œuvre avec des résultats « appréciables ». Il s’agit notamment de l’opérationnalisation de la Force conjointe et sa composante police, de l’organisation de la conférence des bailleurs de fonds et du renforcement des relations entre l’institution et les partenaires de coopération.

La force conjointe opérationnelle 

La première phase du Programme d’investissements prioritaires (PIP) et l’élaboration du Programme de développement d’urgence en collaboration avec l’ONG Alliance Sahel sont aussi les éléments constitutifs de la feuille de route.  Pour Mme Kane, la conférence de Coordination des bailleurs de fonds, tenue le 6 décembre 2018 à Nouakchott en Mauritanie, a permis de mobiliser plus de 2 milliards d’euros d’annonces pour le financement de 40 projets de développement dans les secteurs de l’hydraulique, de l’agriculture, de l’élevage, des infrastructures, des transports, d’énergies et de la communication. La présidente du Conseil des ministres du G5 Sahel a, en outre, indiqué que la conférence sur le financement de la Force conjointe du 23 février 2018 à Bruxelles a abouti à des promesses de 414 millions d’euros. « Sur ce montant, 267 millions d’euros ont été versés, dont 239,5 millions d’euros déjà dépensés. Grâce à l’engagement de nos Etats et des partenaires financiers, notre force conjointe est aujourd’hui opérationnalisée. Les états-majors des fuseaux sont en place et les bataillons sont déployés », a relevé Aichatou Boulama Kane. Et le Commandant de la Force conjointe du G5 Sahel, le général de division, Ould Sidi Hanana, de préciser que les opérations ont commencé le 15 janvier dernier. A l’en croire, elles ont démarré dans les trois fuseaux. « Tout se passe dans de bonnes conditions. Actuellement, nous avons mené trois opérations dans le fuseau Centre des trois pays frontaliers, le fuseau Ouest et le fuseau Est », a-t-il expliqué. Le commandant a par ailleurs indiqué que les problèmes que vit le Burkina Faso nécessitent une coordination. «Nous sommes en train d’étudier les moyens les mieux adaptés et les plus pertinents pour une coopération forte et plus accentuée entre les forces armées et de sécurité et la force conjointe », a-t-il rassuré.

Abdoulaye BALBONE


Deux témoins absents à leur audition

Dans le dossier du putsch manqué, le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo et le capitaine Hutbert Somda, tous des témoins ne se sont pas présentés à l’audience du 1er février 2019. Si le capitaine, lui, est en  stage hors du pays, le président du CDP, lui, s’est absenté sans donner de justification. Face à cette situation, le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, a demandé de renouveler les diligences à l’endroit de ces témoins pour le mardi 5 février 2019, à défaut, l’instance va recourir à  la loi 51 de la chambre criminelle qui stipule qu’elle peut ordonner immédiatement  d’amener le témoin devant la barre ou renvoyer l’affaire pour une autre audience.

F.B.

Compte rendu du conseil des ministres du 1er février

MINISTERE DE LA COMMUNICATION BURKINA FASO

ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Unité – Progrès – Justice

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C A B I N E T

COMPTE RENDU DU CONSEIL

DES MINISTRES

(CR-CM N°04 bis-2019)

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Rémis Fulgance DANDJINOU

Ouagadougou, le 1er février 2019 

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 1er février 2019, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 11 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS 

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du Premier ministère :

– deux décrets portant respectivement attributions des membres du Gouvernement et intérim des ministres.

L’adoption de ces décrets permet de définir le rôle et la place des ministres et des ministres délégués dans le dispositif gouvernemental et d’assurer la permanence et la continuité de l’action gouvernementale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur :

– un rapport relatif au rapport général et au suivi des recommandations du Forum national de la diaspora, tenu du 11 au 13 juillet 2018 à Ouagadougou.

Placé sous le thème « la contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale », le forum national de la diaspora a réuni 440 participants.

A l’issue des travaux, des conclusions et des recommandations ont été adoptées. Il s’agit entre autres, de l’élaboration d’une politique nationale de la diaspora après l’évaluation du Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger (CSBE), de la mise en place de réseaux professionnels des Burkinabè de l’extérieur et du renforcement des capacités opérationnelles du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur.

Le Conseil a adopté les conclusions du Forum et a instruit les ministres en charge du dossier pour l’élaboration diligente des termes de référence devant permettre leur mise en oeuvre.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un décret portant nomination du Président du Comité national de Politique économique (CNPE).

L’adoption de ce décret permet la nomination du Président du CNPE, conformément aux dispositions du décret n°2015-1117/PRES-TRANS/PM/MEF du 06 octobre 2015 portant attributions, composition et organisation du Comité national de Politique économique.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement définition des normes, critères et indicateurs d’accès à l’eau potable et définition des normes, critères et indicateurs d’accès à l’assainissement.

 

L’adoption de ces décrets permet d’assurer une cohérence, une coordination et une efficacité des interventions en vue de l’atteinte des objectifs des différents programmes en matière d’eau potable et d’assainissement.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination de Maîtres de conférences et de Maîtres de recherches à l’Université Norbert ZONGO.

L’adoption de ces décrets permet la création de dix-sept (17) emplois dont quatre (04) emplois de Maître de conférences et treize (13) emplois de Maître de recherche.

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

– un rapport relatif à l’amélioration de la desserte en eau potable des populations dénommée « ACCES UNIVERSEL A L’EAU POTABLE A L’HORIZON 2030 : Stratégie et actions à court, moyen et long termes ».

Cette stratégie vise à assurer un accès universel des populations aux services d’eau potable conformément à l’Approche Fondée sur les Droits Humains (AFDH), à contribuer à la gestion durable des infrastructures d’adduction d’eau potable (AEP) dans le respect de l’accès universel au service de l’eau potable et à améliorer les capacités de pilotage et de gestion du sous-secteur.

La stratégie prend également en compte les actions d’urgence pour la période chaude de février à juin 2019.

Le Conseil a instruit les ministres concernés de prendre les dispositions idoines pour la mise en oeuvre de ces actions en vue d’une meilleure desserte en eau potable.

III. NOMINATIONS 

III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Célestin Santéré SANON, Mle 47 667 T, Inspecteur du trésor, est nommé Président du Comité national de politique économique, cumulativement avec ses fonctions de Directeur général du trésor et de la comptabilité publique.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Mahamadou Lamine OUEDRAOGO, Mle 231 938 N, Maître assistant en sciences du langage, est nommé Maître de conférences en sciences du langage à l’Unité de formation et de recherche en Lettres et en sciences humaines (UFR/LSH) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Monsieur Bangré Yamba PITROIPA, Mle 214 989 P, Maître assistant en sociolinguistique et ethnolinguistique, est nommé Maître de conférences en sociolinguistique et ethnolinguistique, à l’Unité de formation et de recherche en Lettres et sciences humaines (UFR/LSH) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Monsieur Alain Casimir ZONGO, Mle 43 295 L, Maître assistant en philosophie, est nommé Maître de conférences en philosophie à l’Unité de formation et de recherche en Lettres et sciences humaines (UFR/LSH) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Monsieur Tounwendyam Frédéric OUEDRAOGO, Mle 110 953 F, Maître assistant en informatique-topologie interne, est nommé Maître de conférences en mathématiques-informatique à l’Unité de formation et de recherche en Sciences et Technologie (UFR/ST) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 18 juillet 2018.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

Alerte maximale

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Soixante-douze heures, à peine, après l’installation des nouveaux ministres en charge de la défense nationale et de la sécurité, le semblant d’accalmie de l’entre-deux-gouvernements a été rompue. 28 janvier 2019, attaque du détachement militaire et de la brigade territoriale de Nassoumbou. 30 janvier, le détachement de Kompienbiga est pris pour cible… Telles qu’elles se déclinent actuellement sous nos cieux, il apparaît de plus en plus évident que les attaques terroristes cachent mal une volonté manifeste de déstabiliser le Burkina Faso. Et ce, pour des raisons que l’on n’hésitera pas à qualifier de subjectives, au regard de l’évolution récente de notre histoire politique. Face à cette évidence, l’impérieuse nécessité se pose pour tous et chacun de se « lever » et faire face au péril. L’affaire, on ne le dira jamais assez, n’est pas seulement celle du président Roch Marc Christian Kaboré, ni du chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré. Mais bel et bien celle du peuple burkinabè que certains milieux entendent grenouiller jusqu’à lui faire regretter son insurrection d’octobre 2014. On comprend dans cette occurrence pourquoi le chef de l’Etat, pondéré qu’il soit, n’a pas hésité à faire figurer dans l’agenda du nouveau Premier ministre et en bonne place, la nécessité d’aller vite et bien à la réconciliation, pour recoudre le tissu social. Remettre rapidement le pays à l’endroit pour faire face aux enjeux du développement. Dans cette attente, et face à la menace d’encerclement de la capitale dont certains parlent, la vigilance doit être plus que jamais de mise, afin que nous sortions victorieux de ce combat que les forces du mal nous imposent. La collaboration des populations à la base avec les autorités politiques et militaires est le principal « antidote » dans cette lutte qui s’avère âpre et longue.  Si les populations acceptent de vaincre leur peur et certains préjugés, nul doute que les « terroristes » seront vaincus, et, mieux, ils réfléchiront par deux fois avant de s’aventurer sur notre sol.  A contrario, si elles sombrent dans le fatalisme et un communautarisme de mauvais aloi, alors oui, l’œuvre déstabilisatrice entamée depuis janvier 2016 a de fortes chances d’aboutir, ce qui entraînera à n’en point douter, un grand recul sur tous les plans. Arrêtons donc de nous faire peur, en entretenant nos propres peurs et, main dans la main, à l’instar de nos glorieux ancêtres, montrons que nous pouvons le faire. Quid de la frange intellectuelle ? La contribution de ceux d’entre nous qui ont atteint un certain niveau d’instruction et ayant acquis des compétences spécifiques sera, autrement, décisive. Pour peu qu’ils veuillent faire abstraction de la langue de bois, du silence des chapelles ou des pronostics parfois lugubres, pour jouer leur rôle : mener des réflexions sur les enjeux du moment et ouvrir par leurs idées neuves et émancipatrices, des perspectives pour le pays.

Aujourd’hui, il se pose la question de la nature des attaques systématiquement  présumées « terroristes », de l’omerta sur ce que deviennent ces soldats déserteurs qu’on ne retrouve nulle part et qui pourraient être partout,  de ces fuites regrettables pour une grande muette dont on sait au moins qu’elles ne sont pas le fait d’individus non identifiés. Espérons que la nouvelle configuration de l’attelage sécuritaire permettra de passer de la chronique des attaques subies à celle des assauts répétés contre l’hydre terroriste où qu’elle se niche.

We can do it pour emprunter à Obama dont la vie toute seule est un résumé poignant de ce qu’une volonté de fer et une ténacité de tous les instants peuvent permettre d’obtenir. Naan laara an Saara comme disait le sage Joseph Ki-Zerbo, une maxime qui est toujours d’actualité au Burkina Faso. Peuple burkinabè, as-tu du cœur ?  Oui sans doute. Alors ?

Par Mahamadi TIEGNA

CDP : La jeunesse « prête » pour 2020

La jeunesse du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a organisé, le samedi 2 février 2019 à Ouagadougou, une assemblée générale, au cours de laquelle elle s’est montrée prête pour les élections présidentielle et législatives de 2020. 

 La course à l’électorat pour les élections couplées présidentielle et législatives de 2020 n’est pas encore officiellement lancée, mais la jeunesse du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) se donne déjà des directives pour ce «grand rendez-vous démocratique». C’était à l’occasion de l’Assemblée générale (AG) des jeunes de l’ancien parti au pouvoir, le samedi 2 février 2019, dans l’enceinte du palais de la culture Jean-Pierre-Guingané de Ouagadougou, sous le thème : «Pour un CDP solidaire et conquérant, quelle contribution de la jeunesse». Ces jeunes et partisans du «parti de l’épi et de la daba » sont venus, selon le président de la jeunesse du CDP/Kadiogo, Alain Nacoulma, réaffirmer leur engagement et leur détermination à conduire au lendemain des élections de 2020, le président du parti, Eddie Komboïgo, au palais présidentiel de Kosyam. Pour M. Nacoulma, c’est une assemblée, qui se tient dans un contexte particulier dû à l’insécurité que connaît le Burkina Faso, mais également dans un environnement politique, économique et social national en pleine détérioration. Au titre de la situation sécuritaire nationale, Alain Nacoulma et ses camarades la qualifient de «tâtonnement politique» du pouvoir en place. « Comment pouvons-nous créer des emplois pour des jeunes, dans ces conditions ? C’est pourquoi, le thème de cette rencontre se conjugue avec l’engagement qu’un parti attend de sa jeunesse en termes d’actions responsables et citoyennes», a-t-il fait savoir. Le président du CDP a, pour sa part, saisi cette occasion pour féliciter les jeunes militants pour la forte mobilisation qui, selon lui, n’est rien d’autre qu’un signe de victoire pour son parti.  «Je voudrais saluer la forte mobilisation des jeunes de notre parti. Une mobilisation des grands jours qui vient nous rappeler la force et la place du CDP sur l’échiquier politique national», a déclaré M. Komboïgo, président du bureau politique national du parti. Cette AG de la jeunesse du CDP, a en croire son président, s’est tenue à la veille du 3 février, jour de l’anniversaire de l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré. «Nous célébrons par anticipation cet anniversaire et lui témoignons notre reconnaissance et celle des Burkinabè pour l’œuvre accomplie sous ses mandatures pour la construction de notre cher pays», a-t-il affirmé. Pour le président du CDP, la victoire de leur parti en 2020 passera par sa jeunesse. « Il nous faut nous réarmer d’esprit et d’engagement militants pour faire de 2020 l’année de notre parti », a-t-il conseillé.

Marthe ZONGO

L’air du temps:« C’est la barbe la prétentieuse » (sagesse africaine)

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 Nous avons évoqué ces temps-ci l’expérience et la vision prospective du vieillard (cheveux blancs en principe) face au jeune, même flanqué d’une barbe fournie, fût-elle grisonnante !

Au nom d’on ne sait quels droits, les citoyens, jeunes le plus souvent, estiment qu’ils peuvent juger, contester, et condamner de façon péremptoire les autres, plus âgés ou non ! C’est ainsi qu’au niveau d’émissions, de débats radiodiffusés, on interpelle, vilipende et voue aux gémonies l’autorité ou des responsables des différents secteurs d’activité de notre pays ou d’autres cieux ! Du fait d’un ego surdimensionné, d’un « confort » sécuritaire, d’un faux patronyme q’une diffusion imagée aurait sans doute dissuadés. ! « Je pense quant à moi » (sic) ah ! ce moi qu’on dit haïssable ! On a connu des combattants de l’ombre ! Il existe aussi ceux de la pénombre et du risque zéro !

Admirons donc ces animateurs (bons psychologues !) qui savent éconduire habilement : (« votre message est passé », ou bien : « vous pouvez revenir)…, ou : la communication se brouille, mais nous avons saisi l’essentiel de votre propos ! « … Boum fanh ya, yame » !.. Comme disait Pivot, le regrette humoriste bien de chez nous !

 

Mounir

 

Pour une montée en puissance de la force conjointe

Les ministres de la Défense des pays du G5 Sahel se sont réunis, le samedi 2 février 2019 à Ouagadougou, en prélude à la conférence des chefs d’Etat prévue demain mardi. Destinée aux échanges et à l’orientation de la marche de l’espace dans son volet sécuritaire, la rencontre a permis au Niger qui achève son mandat de faire son bilan.

Les ministres de la Défense du G5 Sahel ont apprécié quatre documents lors de la session qui les a réunis, le samedi 2 février 2019, à Ouagadougou. Il s’agit du compte rendu de la réunion du comité de défense et de sécurité tenue, le 28 janvier 2019, à Niamey, et celle du deuxième comité de pilotage de l’Union européenne sur le soutien financier de la force conjointe du G5 Sahel. A cela s’ajoutent les rapports d’activités de la Force et du collège de défense. Pour le ministre nigérien de la Défense Moutari Kalla, président de la réunion des ministres de la Défense de l’espace, ce sont des sujets de grande importance. Il a souhaité que la conclusion des travaux permette aux chefs d’Etat d’orienter au mieux la marche de l’ensemble sous régional, particulièrement en son volet sécuritaire qui est essentiel dans ce contexte préoccupant. Moutari Kalla a placé cette réunion sous l’espoir qui renait dans l’espace et présenté ses condoléances à l’ensemble des peuples du G5 Sahel qui perdent, chaque jour, des vies.

Concernant son mandat qui s’achève, il a relevé plusieurs « avancées significatives » réalisées grâce au soutien de ses pairs et l’appui de plusieurs partenaires extérieurs. Il a cité entre autres, le déploiement des personnels au niveau des Postes de commandement (PC), la réunion des chefs d’état-major des armées de l’air et des directeurs de renseignements, la validation du règlement portant création, organisation et fonctionnement du Centre sahélien d’analyse des menaces et d’alerte précoce et son équipement, la création de l’Académie régionale de police, … A l’entendre, cela prouve que le G5 Sahel est sur la bonne voie, même si les défis à relever demeurent encore immenses, dont l’urgence de la montée en puissance de la force conjointe, la mobilisation des ressources pour son fonctionnement adéquat et pérenne. M. Kalla a rassuré le Burkina Faso de la disponibilité de tous les autres pays du G5 Sahel à l’accompagner à la présidence de l’ensemble en 2019.

« Meilleure alternative pour vaincre le terrorisme »

« Avec la collaboration de nos populations et les renseignements humains que nous capitalisons, je ne doute pas de l’efficacité de cette force à venir à bout de cette horde qui nous attaque », a-t-il soutenu. Il a salué la promptitude des Etats engagés avec leurs hommes, leurs moyens matériels et financiers et l’appui des partenaires qui a commencé de façon significative depuis l’année passée. M. Kalla a souhaité que cette aide continue et que la force conjointe qui est opérationnelle sur l’ensemble des fuseaux, Est, Ouest et Centre, puisse trouver les moyens pérennes. Ainsi, elle pourra fonctionner aussi longtemps que va durer cette insécurité dans notre espace. Le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants du Burkina Faso, Moumina Chériff Sy, a affirmé que le G5 Sahel offre un cadre privilégié de concertation en vue des actions de développement des nations. Affirmant que le développement et la sécurité sont intimement liés, il a précisé que la contribution des ministres de la Défense va fortement enrichir le sommet des chefs d’Etat. Chériff Sy a remercié, par ailleurs, son homologue nigérien pour son sens élevé de la responsabilité et l’organisation de cette réunion par souci de redevabilité, ce qui permet au Burkina de mieux assurer la continuité. Il a trouvé l’année 2018 particulièrement difficile pour l’espace G5 Sahel sur le plan sécuritaire avec l’évolution des modes d’actions des groupes armés terroristes. Une situation qui, pense-t-il, a un impact négatif sur le développement économique et social des nations. Convaincu que la coopération entre les nations reste la meilleure alternative pour vaincre le terrorisme, il a soutenu que le Burkina Faso entend inscrire son mandat dans la continuité et le renforcement des actions entreprises par l’organisation.

Tielmè Innocent KAMBIRE

 

Flash:une vidéo supposée de terroristes

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Pendant tout le week-end, une vidéo supposée de terroristes, drapeau du Burkina Faso en main et incendiant une école dans le Sahel burkinabè, a circulé sur les réseaux sociaux. La question qui vient systématiquement à l’esprit c’est de savoir à quelle fin, les Burkinabè qui partagent la vidéo le font. Savent-ils qu’ils sont en train de faire la propagande des terroristes et de saper le moral de nos troupes sur le terrain ? Il convient que chacun sache raison garder, parce que les terroristes se servent de nous, par le biais des réseaux sociaux, pour arriver à leurs fins. Par ces temps où notre sécurité et l’intégrité du territoire sont menacées, il faut qu’on évite au maximum de publier, partager et relayer les informations sur les attaques. Il y va de l’intérêt national.

Jean-Marie TOE

 

Wakat Taam/L’heure de mes droits: Une web-serie qui donne la parole aux enfants.

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Pendant plusieurs mois un grand casting a été organisé par l’UNICEF en partenariat avec l’Association Arts Solidaires pour trouver des journalistes en herbe. Quatre enfants de 8 à 11 ans ont été formés aux techniques de l’interview par la journaliste Fanny Noaro. Tarek, Alyah, Océane et Mahina sont engagés à changer le monde et ils ont demandé conseil à leurs héros.

Mahina souhaite devenir pédiatre, elle se pose beaucoup de question sur ce métier. Elle a pu rencontrer le Dr Anne Vincent, représentante de l’UNICEF au Burkina Faso. Mahina a pu être la pédiatre d’un jour, dans l’unité de pédiatrie de l’hôpital Saint Camille à Ouagadougou, et Anne Vincent lui a donné beaucoup de conseils pour sa future carrière.

Tarek est passionné d’équitation, il adore les chevaux. Il a pu rencontrer, l’artiste danseur et dresseur de cheval Ibrahim Zongo. Ibrahim a arrêté l’école très tôt pour se consacrer entièrement à sa passion pour les chevaux. Il leur parle, il danse avec eux. Grâce à son métier, il soutient l’éducation de ses petits frères. Une belle rencontre entre deux passionnés.

Océane rêve de devenir chanteuse, elle aimerait aussi jouer de la guitare. C’est avec le chanteur et musicien Alif Naaba qu’elle a pu faire ses premiers pas sur scène. Ali a pris le temps d’apprendre à Océane à jouer de la guitare, il l’a aussi emmené à l’orphelinat Sainte Thérèse de Loumbila pour qu’elle rencontre d’autres enfants. Un bel échange !

Alyah a eu la chance de danser avec la chanteuse Hawa Boussim. C’est à l’Institut National de Formation Artistique et Culturelle (INAFAC) qu’Hawa Boussim a pu montrer quelques instruments de musique à Alyah, elles ont aussi parlé du mariage des enfants et de l’importance de l’éducation surtout pour les filles. Alyah et Hawa sont reparties avec le sourire.

Gardez un œil sur vos écrans parce qu’en 2019, ils vous prouveront que Oui les enfants peuvent changer le monde !

 

 

Pour plus d’informations contacter :

Saran Koly

Responsable Communication Externe et Plaidoyer Unicef Burkina Faso

skoly@unicef.org

 

Enseignement : La coordination nationale des syndicats de l’éducation suspend son mot d’ordre de non évaluation

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La coordination nationale des syndicats de l’éducation a décidé de la suspension de son mot d’ordre en cours pour compter de ce dimanche 3 février à 0 heure. Cette suspension aura une durée maximum de 2 mois.  C’est ce qui a été annoncé lors d’une conférence de presse tenue  ce jour 2 février 2019 à Ouagadougou.

Cette suspension, selon le coordonnateur national, Bonaventure Belém, doit être comprise par le gouvernement comme la volonté des syndicats à entamer des discussions du 4 février prochain  dans un esprit de dialogue sincère en vue d’aboutir à un statut véritablement valorisant pour le personnel de l’éducation et de la recherche.

En rappel, le mot d’ordre de non évaluation avait été lancé le 3 décembre 2018, suite à la « rupture du dialogue » avec le gouvernement.

 

B.S