Crises pastorales en Afrique de l’Ouest : Le projet P2RSP pour la résilience des éleveurs

Le Réseau Billital Maroobé (RBM) a lancé, le mardi 29 janvier 2019 à Ouagadougou, la phase préparatoire d’un nouveau projet pour renforcer les capacités de résilience des communautés pastorales et agropastorales en Afrique de l’Ouest.  

Le mise en œuvre du Projet de renforcement de la résilience des familles d’éleveurs confrontées aux soudures pastorales (P2RSP) va susciter des espoirs au sein des pasteurs et dans la sous-région, surtout qu’il prend en compte les populations vulnérables. Le mardi 29 janvier 2019 à Ouagadougou, porteurs et futurs bénéficiaires du projet, acteurs étatiques et partenaires techniques et financiers ont examiné les contours du P2RSP, afin de se l’approprier et convenir de sa mise œuvre avec succès.

Le Secrétaire permanent du Réseau Billital Maroobé (RBM), Dodo Boureima, à l’initiative du projet, a expliqué que le P2RSP est une réponse à la soudure pastorale de 2018. « Le projet offre une opportunité de travailler sur la fourniture de services et sur l’amélioration des outils de ciblage adaptés aux réalités des communautés pastorales », a-t-il précisé. Concrètement, il a soutenu qu’il s’agira de renforcer l’efficacité des stratégies de résilience développées par les pasteurs et agropasteurs pour se relever des crises récurrentes, à travers une assistance appropriée qui intègre des opérations d’urgence.

Bras financier du P2RSP, le Bureau de coopération suisse au Burkina Faso a loué son « partenariat solide, fructueux, rénové et diversifié » avec le RBM. Pour la directrice de coopération, chargée des affaires consulaires, Elisabeth Pitteloud Alansar, le projet est une initiative innovante d’appui au pastoralisme.

Mais, elle a souligné qu’il y a des défis majeurs à relever pour une mise en œuvre réussie du projet. L’un d’eux, selon elle, porte sur la mise en place d’un dispositif efficace et transparent de gouvernance des stocks d’aliments du bétail. « La garantie d’une gouvernance responsable suppose un ensemble d’engagements, de pratiques et d’instruments qui permettent d’assurer une gestion rigoureuse des ressources financières et matérielles », a ajouté Elisabeth Pitteloud Alansar.

A l’écouter, dans la phase opérationnelle du projet, le RBM devra aussi intensifier le plaidoyer et le dialogue politique afin de répondre efficacement aux crises pastorales tout en évitant de se substituer aux décideurs politiques qui exercent une fonction régalienne. Approuvant ces propos, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, a relevé que l’enjeu est de taille, car la réussite du projet permettra de capitaliser les expériences probantes en matière de réponse d’urgence aux soudures et crises pastorales.

« Les efforts contribueront à améliorer des conditions de vie des éleveurs et l’apport de l’élevage à l’économie de nos pays », a-t-il indiqué. De ce fait, il a invité les parties prenantes à s’approprier les objectifs, les axes d’interventions et les composantes du projet.

Valentin KABORE
(Collaborateur)

Lutte contre l’insécurité : La société civile s’engage à travers une plateforme

La Plateforme des Organisations de la société civile (OSC) sur la réforme et la gouvernance du secteur de la sécurité au Burkina Faso a été lancée, le jeudi 31 janvier 2019 à Ouagadougou. Elle a pour objectif de mettre des OSC à contribution dans la lutte contre l’insécurité grandissante.

Des Organisations de la société civile (OSC) du Burkina Faso s’engagent à apporter leur contribution à la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, à travers une plateforme sur les reformes et la gouvernance du secteur de la sécurité. Le lancement du projet a eu lieu, le jeudi 31 janvier 2019 à Ouagadougou, en présence de leaders des mouvements associatifs intervenant dans le domaine et des représentants des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Selon le coordonnateur de la plateforme, Me Ali Traoré du Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), elle se veut une contribution des OSC tant dans la conception, l’exécution que dans le contrôle des politiques et actions sécuritaires qui seront développées au Burkina Faso. Pour ce faire, un accent particulier sera mis sur la formation des ressources humaines. « Il s’agira prioritairement pour nous de renforcer nos compétences parce qu’on ne peut pas parler que de ce que l’on connait.

Parmi les OSC, il y en a qui disposent d’expertises avérées et nous voulons à travers ce cadre, mutualiser les efforts, partager les expériences et capitaliser les acquis », a-t-il précisé. A en croire, Me Traoré, lui et ses camarades vont bientôt se déployer sur le terrain, afin de sensibiliser les populations pour une meilleure collaboration avec les FDS. « Dans le contexte de montée du terrorisme, il est de plus en plus question de collaboration avec les FDS et nous pensons qu’en tant que structures proches des populations, nous pouvons contribuer à faire passer ce message des autorités gouvernementales », a laissé entendre l’avocat.

Mais cela, a-t-il ajouté, passe nécessairement par une amélioration des relations entre civiles et militaires, tâche à laquelle la plateforme a promis de s’atteler. A l’occasion de cette cérémonie de lancement, le public a eu droit à des communications dont l’une portant le thème : « Genre et sécurité » et l’autre sur « Les relations civilo-militaires et initiatives publiques de lutte contre l’insécurité ». Le premier thème a été développé par la spécialiste des questions genre, Dr Justine Kiélem.

Dans sa communication, elle a indiqué que la période où les questions sécuritaires étaient exclusivement réservées aux « hommes de tenue » est révolue, parce que, de son avis, ce qui se passe sur le terrain dépasse les seules limites des militaires. Pour Dr Kielem, il faut des stratégies endogènes appliquées au niveau des villages où des comités villageois doivent être préalablement mis en place, en vue de surveiller l’entrée de personnes étrangères dans les contrées.

Changement de comportement

Dans un tel dispositif, a-t-elle indiqué, les femmes peuvent constituer un maillon important car présentes dans toutes les sphères de la communauté. Dans leurs occupations quotidiennes (aller puiser l’eau, chercher du bois de chauffe), elles peuvent apercevoir facilement des individus suspects et signaler leur présence au comité local qui à son tour fera remonter l’information à la police ou à la gendarmerie, foi de la conférencière.

« Les femmes souffrent affreusement du terrorisme puisqu’après le décès de leur époux, nombre d’elles se retrouvent dans la précarité avec des enfants sous les bras à nourrir et à éduquer. Si bien qu’elles n’hésiteraient pas à dénoncer toute personne dont le comportement les expose à de tels risques », a soutenu Justine Kielem.

C’est au Dr Abdoul Karim Saïdou qu’est revenu la charge d’animer le thème sur les relations civilo-militaires. Pour l’enseignant chercheur en sciences politiques à l’Université Ouaga 2, la corruption, les rackets et autres injustices subies par les populations de la part des FDS ont contribué à dégrader les relations entre civils et les « hommes de tenue » en général.

De ce fait, il est difficile pour les multiples appels à la collaboration avec les FDS de rencontrer une oreille attentive au sein des populations. « Lors d’une étude menée par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), des populations ont clairement affirmé qu’elles étaient contentes lorsque les FDS étaient attaquées. Comment voulez-vous que dans un tel climat on puisse obtenir la collaboration avec ces citoyens », a-t-il relevé pour illustré le niveau de dégradation des relations.

Pour inverser la tendance, le juriste a recommandé le changement de comportement chez certains FSD, qui constituent des brebis galeuses dans leurs corps. Parce que, dit-il, il ne peut avoir de collaboration avec les citoyens tant que leur regard sur leurs FSD n’a pas changé. Il a par ailleurs demandé à ces derniers de prendre en compte leur mission de contribution au développement socio-économique hormis la protection de l’intégrité territoriale.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Un militaire grièvement blessé, 6 véhicules tactiques et 5 motos incendiés à Kompienbiga

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Un groupe d’hommes armés ont pris d’assaut, le mercredi 30 janvier 2019, aux environs de 18h, le détachement militaire de Kompienbiga, basé dans le campement de chasse présidentiel, à une quinzaine de kilomètres de Pama, a-t-on appris de sources administratives. Au bilan, un militaire grièvement blessé, 6 véhicules tactiques et 5 motos, incendiés.

Fête coutumière: le Nakobo, un « 1er janvier » rituel

La commémoration coutumière du nouvel an du Kourit Yir Soaba, le Nakobo, s’est tenue du 22 au 24 décembre 2018, à Koupèla, chef-lieu de la province de Kourittenga. Ponctuée par les sorties solennelles de Sa Majesté, cette manifestation annuelle de la tradition moaga, aux couleurs festives, est aussi soutenue par des sacrifices et des rituels.

Le Nakobo (culture du chef), en langue mooré, marque le début du nouvel an dans le territoire coutumier du Kourit Yir Soaba. Cette année, Sa Majesté le Naaba Yemdé de Koupèla (province du Kourittenga) a sacrifié donc à la tradition. Comme à l’accoutumée, les festivités durent 72 heures. En cette matinée du samedi 22 décembre 2018, la cour royale connaît une ambiance particulière.
Animée de personnes de tous âges, une foule de festivaliers occupent toute la cour du palais royal à la faveur de cette 22e édition du Nakobo. Des coups de fusils déchirent par moments le brouhaha de cette célébration traditionnelle. «C’est notre fête du nouvel an. A côté du volet festif et populaire, nous procédons également à des rites et à des sacrifices, notamment pour rendre grâce à Dieu pour l’année écoulée, le bien-être de nos familles et la bonne pluviométrie», explique d’un air solennel, le Naaba Yemdé de Koupèla. Selon le Dag-noën Naaba, la célébration du Nakobo est passée de sept à trois jours. «A cette occasion, le Kourit Yir Soaba convie à sa table, ses koombemba, c’est-à-dire les chefs qui sont sous son autorité, les autorités administratives, les communautés-sœurs et la population», précise-t-il.

Le rituel de la calebassée d’eau fraîche versée au sol par une «pogdton», pour solliciter aux mânes des ancêtres, santé
et joie à Sa Majesté.

La date du Nakobo est, souligne-t-il, communiquée sur la place du marché, sitôt les récoltes terminées, soit 42 jours avant le jour J. « A 21 jours de l’événement, la date est à nouveau rappelée sur la même place du marché. Cette seconde phase est accompagnée toutefois d’un rituel ouvert au public. Le chef des bouchers remet, à cette occasion, du sel, du tabac et de la viande à Sa Majesté. Aussi, le vendredi, à la veille du Nakobo, le conseil des sages procède à l’offrande d’un bouc au pelage choisi, sur l’un des autels de la place », détaille le Dag-noën naaba. Chaque célébration du Nakobo est marquée par deux sorties solennelles de Sa Majesté, le Kourit Yir Soaba. Ainsi, pendant que le soleil amorce sa chute dans le ciel, en ce premier jour des festivités, des sons des bendré (tam-tam) annoncent la sortie de Sa Majesté et les «youma» (ensemble instrumental composé de béndré, de lounga et de roudga) naturellement accompagnent le cortège royal. Des coups de fusils retentissent pendant que la clameur de l’assistance va grandissante.
Sa Majesté Naaba Yemdé à cheval, tenu par le Dag-noën Naaba et accompagné d’une forte délégation composée des Pog-tanpa (les tantes de la famille royale), des notables, des musiciens, des «Dapobi» (la sécurité de Sa Majesté) gourdin en main ou à l’épaule, pour assurer la sécurité du cortège royal et soutenu par une population, rejoignent l’aire de la course hippique et d’acrobaties exécutées par les cavaliers. « Le cheval fait partie de notre histoire. Cet animal est associé à nos origines. Il joue également un rôle prépondérant dans la noblesse, l’agriculture et les combats », commente-t-il.

Une ambiance festive

Sa Majesté Naaba Yemdé de Koupèla est à cette occasion, vêtue d’une cape de couleur jaune, et coiffé d’un bonnet tout rouge. Le port de ce bonnet selon, Dag-noën Naaba, donne implicitement droit aux ministres de Sa Majesté de porter leur bonnet.
L’exercice hippique terminé, Sa Majesté regagne le palais, suivi maintenant d’une foule immense. Une fois au palais, Naaba Yemdé accorde des audiences dans son «saman bili», la petite salle d’audience qui est un hangar aménagé à cet effet. C’est l’occasion pour des délégations de présenter à Sa Majesté, leurs vœux. C’est ainsi qu’elles remettent au maître des lieux, des béliers, de la volaille, de la cola en quantité et de l’argent. Petit à petit, le soleil rejoint l’horizon et Sa Majesté se retire.

La fête bat son plein. Dans l’enceinte du palais, une immense foule est tenue en haleine par six troupes de danse de musique traditionnelle. Rivalisant de talents et d’endurance, chacune des troupes mobilise ses partisans. Ces derniers les galvanisent en retour à travers une reprise en chœur de leurs chants. Des applaudissements et des cris de joie fusent de part et d’autre. Les pas de danse, les jets de foulards et d’argent s’entremêlent à un rythme effréné. Entre deux prestations, des artistes et certains spectateurs se rendent à la rue marchande, située à l’entrée-sud du palais, pour une «pause santé». Des vendeurs et vendeuses de brochettes, de frites, de dolo, de «polpogé» (mets fait à base de viscères de ruminant) y tentent d' »appâter » les clients à qui mieux mieux, jusqu’à tard dans la nuit… Dimanche 23 décembre 2018, un vent glacial remplit l’enceinte du palais de Naaba Yemdé, en ce deuxième jour du Nakobo.

Des femmes s’affairent autour de la cuisine, tandis que les artistes-musiciens sont occupés à essayer leurs instruments avant de rejoindre dans une heure ou deux, la scène. A l’extérieur du palais, une foule disparate se prépare à assister à une course cycliste à travers la ville et les amoureux du ballon rond rejoignent le terrain pour un match de football de gala organisé à cet effet. «Nous avons inclus des activités sportives afin de mettre en avant notre jeunesse, et faire en sorte que chacun des filles et fils du Kourittenga et de la région, trouve son compte dans la célébration du Nakobo», justifie le Dag-noën Naaba.

La prestation des troupes de danse est l’une des attractions du Nakobo.

La fraîcheur matinale se dissipant peu à peu, l’ambiance festive de la veille reprend ses droits au sein de la cour royale. Elle atteindra son sommet dans l’après-midi. Il est 15 heures. Compagnons fidèles de Sa Majesté, les «youma» annoncent la sortie de Sa Majesté. «Coiffé toujours avec le bonnet tout rouge, et de la tunique jaune, Sa Majesté procède à sa seconde sortie solennelle. Je le précède en ayant à la main, les attributs de sa royauté, notamment la lance sacrée. Contrairement à sa première sortie, il se rend cette fois-ci, à pied, au samand kaas’ngin, le grand espace d’audience situé au Nord du palais. Il y recevra une bonne partie de ses kombemba, qui sont au nombre de 263», soutient le Dag-noën Naaba.

Contrer l’action des personnes malveillantes

Cette sortie solennelle est ponctuée de rituels. En effet, dès la porte de sortie du palais, une «pogton» (tante de la famille royale), verse une calebasse d’eau sur le sol avant que Sa Majesté y pose le pied. Selon le Dag-noën Naaba, ce rituel est une « prière » envers Dieu et aux mânes des ancêtres, pour demander la santé et la joie pour Sa Majesté. A l’issue de cette première halte, la procession est entamée. Et en plus du Dag-noën Naaba qui ouvre la marche, les pogb-tanpa, les notables et ministres, les youma, les «Dapobi» et les tireurs de fusils composent le cortège. A la porte du palais, un second arrêt est observé. Protégée du soleil par un parasol, Sa Majesté Naaba Yemdé s’accroupit, assiste à un rituel exécuté par le Dag-noën Naaba.

Ce dernier explique que ce cérémonial est une sollicitation pour que les audiences se déroulent dans une parfaite harmonie et que Sa Majesté regagne son palais sans incident. «A une époque lointaine, ce genre de cérémonie était fréquentée par des personnes malveillantes. Leur projet était de saper par tous les moyens, le bon déroulement de la cérémonie. Ce rituel a donc pour but de les contrer», révèle le Dag-noën Naaba.

Dans une atmosphère folklorique, le cortège royal rejoint le samand kans’nga, composé d’un hangar et en face, le grand espace, massivement occupé par les kombemba. Dès l’arrivée du cortège sur les lieux, les «Dapobi» quadrillent les lieux, les pogb-tanpa prennent place sous un hangar et des notables s’installent autour de Sa Majesté. Les regards orientés vers le Nord, Sa Majesté reçoit ses kombemba. Ces derniers font allégeance à Sa Majesté et lui présentent leurs vœux, les mains chargées de béliers, de poulets, de la cola et des numéraires.

La cérémonie d’audience terminée, Sa Majesté regagne le palais pour des audiences privées. Le palais royal est en ébullition en attendant le lendemain, lundi, pour le clap de la fin royale de cette 22e édition du Nakobo. Selon le Dag-noën Naaba, la perpétuation de ce type de célébration contribue au renforcement de l’identité culturelle, gage de cohésion sociale. Le Nakobo est célébré, explique-t-il, avec faste, depuis Sa Majesté, Naaba Zanré (1929-1973), grand-père de Naaba Yemdé, dont le règne a coïncidé avec l’arrivée des pères Blancs. Converti au catholicisme, il a ordonné la réduction des nombreux sacrifices qui avaient habituellement lieu lors de la commémoration du Nabasga. Et ainsi, l’accent fut mis sur le côté festif de cette commémoration du nouvel an, le Nakobo.

Rémi ZOERINGRE

Décès suspects dans la Tapoa

Le gouvernement de Christophe Marie Joseph Dabiré a tenu son tout premier Conseil des ministres, le mercredi 30 janvier 2019 au palais présidentiel de Kosyam sous la Présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. La séance a été dominée par des questions d’actualité.

Les rumeurs sur la mort suspecte de 25 malades dans la commune de Botou, province de la Tapoa dans la région de l’Est, était, hier mercredi 30 janvier 2019, au menu du premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Christophe Marie Joseph Dabiré. Selon le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, la ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué, a fait l’état de la situation au conseil. De son rapport, il ressort, selon les services de santé, que les symptômes indiquent que ces personnes sont décédées des suites de méningite.
Toujours selon le personnel soignant, d’autres signes font également penser à la fièvre de lassa et la première victime décédée serait venue du Bénin voisin. «Des études approfondies sont en cours afin de déceler de façon précise la source du mal», a dit le ministre de Communication, citant son collègue de la Santé. Poursuivant son récit, Rémis Dandjinou a fait cas des mesures envisagées par l’exécutif. «Le conseil a recommandé la prudence dans cette partie du pays, de sorte que tous les cas suspects de malades soient référés systématiquement dans les formations sanitaires. Il est également prévu des mesures préventives pour éviter une éventuelle contamination à l’échelle de la région, au cas où les tests confirment la méningite», a-t-il fait savoir. Les affrontements meurtriers et leurs lots de morts, qui ont eu lieu en début d’année à Yirgou dans la commune de Barsalogo, ont refait surface lors de la rencontre hebdomadaire. Réagissant à une question de la presse, le porte-parole du gouvernement a laissé entendre que bien avant Yirgou, il y a eu des enlèvements de personnes dans d’autres localités du Burkina Faso et qu’il ne voudrait pas que la presse mette ce drame au compte de la stigmatisation d’un groupement ethnique.
«On a enlevé des Français, des Canadiens, des Burkinabè et non pas des Peulhs ou des Mossi. Je vous assure que l’Etat prendra les mesures qui s’imposent pour que la sérénité revienne au sein des populations», a-t-il conclu. Le Conseil des ministres s’est aussi penché sur deux points relatifs à l’organisation du travail gouvernemental et la réduction du train de vie de l’Etat. Sur le premier sujet, le ministre Dandjinou a indiqué que le président du Faso souhaite une organisation efficace du travail au sein de l’Exécutif afin d’obtenir des résultats dans les meilleurs délais. «Le conseil a donc discuté sur les mesures à prendre pour accélérer la conduite des affaires dans chaque département ministériel», a-t-il précisé. Concernant la question de la réduction du train de vie de l’Etat, une commission a été mise en place, après des échanges entre les membres du gouvernement, pour recueillir l’ensemble des propositions issues de la réunion. Et M. Dandjinou d’ajouter qu’au terme des travaux de ladite commission, dans les deux semaines à venir, l’exécutif devrait obtenir des propositions à même de lui permettre de réduire ses charges.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Procès du putsch La vidéo troublante de « Raso »

Le tribunal militaire a entendu, le mercredi 30 janvier 2019, les témoins Rasmané Ouédraogo dit « Raso » et Achille Marie Joseph Tapsoba, dans le cadre du coup d’Etat de septembre 2015. Si le premier s’est exprimé sur des scènes de violence qu’il a filmées, le second a tablé sur ce qu’il a fait au moment des événements en tant que responsable du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

Le cinéaste Rasmané Ouédraogo dit « Raso » a en sa possession, une vidéo dans laquelle des militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) sont en train de brutaliser des jeunes dans son quartier. Il l’a confirmé à la barre ce mercredi 30 janvier 2019. Selon son récit, il était chez lui à la cité An III lorsque des éléments de l’ex-RSP s’en sont pris violemment à des jeunes dans une cafétéria. Avec des ceinturons et des cordelettes, ces militaires ont bastonné leurs victimes jusqu’à ce que des collègues en véhicule pick-up viennent en renfort pour participer eux-aussi à la torture, à en croire le témoin. Outré par cette barbarie qui se passait juste au pied de son immeuble, il a, à travers sa fenêtre, filmé la scène avec son appareil. Raso dit avoir dans un premier temps, balancé la vidéo sur les réseaux sociaux et par la suite, sur conseils de ses proches, remis l’élément à la télévision France 24 et aux responsables de Ciné droit libre pour diffusion. Après que l’élément vidéo ait été rendu public, le cinéaste a confié avoir fait l’objet de plusieurs menaces émanant de personnes inconnues. Le parquet militaire a, pour sa part, félicité le témoin Ouédraogo qui a posé un acte citoyen à travers la production de cette pièce à conviction. Selon lui, ce témoignage d’une extrême importance contredit les déclarations de certains accusés selon lesquelles des éléments de l’ex-RSP ne se sont jamais livrés à des actes de violence pendant le putsch. « Au moment de présenter les images, les intéressés sauront se reconnaître », a mentionné le ministère public. Du côté de la défense, Me Olivier Yelkouni a soutenu que les militaires de l’ex-RSP n’étaient pas les seules forces sur le terrain lors des événements, car la gendarmerie aussi a fait des patrouilles. Et de renchérir que les images du témoin ne sont pas représentatives de l’ensemble des images filmées à Ouagadougou. Quant à sa consœur, Me Zaliatou Aouba, elle a laissé entendre qu’elle est bien intéressée par les dates et les heures exactes auxquelles les images ont été prises et l’auteur a promis de les rechercher.

Salifou Sawadogo conteste Achille Tapsoba

A la suite de Rasmané Ouédraogo, c’est l’enseignant à la retraite et homme politique, Achille Marie Joseph Tapsoba, qui a été appelé à la barre. 1er vice-président du CDP au moment des faits, il a relaté que le 16 septembre 2015, il était à une réunion du secrétariat permanent de son parti dont l’ordre du jour portait sur le remplacement de la liste des candidats exclus des élections couplées présidentielle et législatives de 2016 et la mobilisation des fonds pour la campagne électorale. A l’entendre, c’est à la fin de la rencontre aux environs de 13h-14h, qu’il a appris l’arrestation des autorités de la Transition. M. Tapsoba a précisé que les 15 millions FCFA remis par le président du parti, Eddie Komboïgo, lors de la réunion, dont 10 millions au Kadiogo, étaient destinés à battre campagne mais vu la situation, des initiatives ont été prises pour utiliser cet argent dans la sécurisation de leurs domiciles. « Salifou Sawadogo a dit que vous avez donné cet argent pour la mobilisation et la sécurité des domiciles », a relevé le parquet. Pour M. Tapsoba, le secrétariat permanent n’a jamais donné des instructions dans ce sens. Il a aussi insisté sur le fait qu’il n’y a eu qu’une seule réunion le 16 septembre au siège du CDP, car la seconde qui devrait se tenir dans l’après-midi pour voir la conduite à tenir face à la situation n’a pas eu lieu. Concernant la mobilisation des militants au Monument des martyrs, il a indiqué que la direction du CDP n’a jamais donné d’instructions dans ce sens. Alors que, selon le parquet, M. Sawadogo a soutenu que la mobilisation du 17 septembre l’a été sur initiative de la section du Kadiogo, tandis que celle du 19 septembre a été initiée par la direction du parti. « Ce n’est pas vrai », a rétorqué Achille Tapsoba. Rappelé à la barre, Salifou Sawadogo a réfuté les propos du témoin. Même si elle a été informelle, a-t-il insisté, cette seconde réunion du 16 septembre a bel et bien eu lieu pour échanger sur la situation. Invité à réagir, l’accusé Léonce Koné fera savoir qu’il n’était pas à cette rencontre comme l’a prétendu M. Sawadogo. Revenant à la charge, le témoin a refusé l’appellation « réunion » et a parlé « d’échanges informels » entre des participants restés au siège après la réunion de la matinée. Les deux camarades Tapsoba et Sawadogo se sont contestés tout l’après-midi sur cette question de réunion. L’autre sujet, objet de divergence entre eux, a été la destination des 10 millions de F CFA. Pour contredire le témoin Tapsoba, M. Sawadogo a soutenu que l’argent était directement destiné à la sécurisation des domiciles, car dans le fonctionnement du parti, ladite somme ne pouvait pas, sur un total de 15 millions F CFA, revenir à la seule province du Kadiogo au titre de la campagne. Les dires du témoin n’ont pas convaincu le parquet et Me Seydou Roger Yamba, le conseil de Salifou Sawadogo, qui se sont demandé si avec les événements alors en développement, on pouvait parler de campagne électorale. Invité à s’expliquer sur les raisons de prendre des « mesures conservatoires », M. Tapsoba a confié que quand on est un ancien brûlé, on fait attention au moindre courant d’air chaud. De son côté, Me Guy Hervé Kam de la partie civile, tablant sur une incohérence des déclarations du témoin, a laissé entendre que celui-ci a menti. « Pour la première fois, on me dit de façon non démontrée que j’ai menti sous serment », s’est défendu Achille Tapsoba, tout en ajoutant qu’il ne ferait pas pareille chose. La confrontation entre lui et Salifou Sawadogo se poursuivra le vendredi 1er février 2019.

Mady KABRE &
Jean Philibert SOME

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Le témoin Arouna Mandé, absent

A la suite de Rasmané Ouédraogo, le président du tribunal a appelé un autre témoin, le sergent-chef Arouna Mandé. Mais à la surprise générale, l’appariteur revient de la salle des témoins et annonce que ce dernier n’y est pas. Le parquet signale qu’il était pourtant informé. Le président du tribunal a été obligé de différer son audition, tout en demandant au parquet de faire diligence afin que le témoin se présente prochainement à la barre sans passer, pour l’instant, par un mandat d’amener.

La requête de Me Kam rejetée

L’avocat de la partie civile, Guy Hervé Kam, a demandé au tribunal de faire une exception en permettant au greffe d’enregistrer les dépositions des témoins pour les archives. Du côté de la défense, on s’y oppose catégoriquement en se référant à la loi. Pour le parquet, étant donné que certains témoins sont déjà passés, il serait discriminatoire d’enregistrer les dépostions des autres. Sur ce, le tribunal a rejeté la requête au motif que les enregistrements ont été interdits dès l’ouverture des débats.

Droits de l’homme: le RINDH prend les devants de la lutte

Le Réseau des institutions nationales des droits de l’homme des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (RINDH-UEMOA) a organisé le mardi 29 janvier 2019, un panel sur «Les enjeux de la migration dans l’espace ouest- africain ».

Le Réseau des institutions nationales des droits de l’homme des pays-membres de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (RINDH-UEMOA) est préoccupé par les exactions commises à l’encontre des migrants dans les pays d’accueil et de transit. En marge de son Assemblée générale, tenue le mardi 29 janvier 2019, à Ouagadougou, le Réseau a organisé un panel sur le thème : « les enjeux de la migration dans l’espace ouest-africain ».

En plus des délégations venues des pays- membres de l’espace communautaire dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Bénin, il y avait des représentants des structures étatiques, des Organisations de la société civile (OSC) et des organismes locaux intervenant dans le domaine au pays des Hommes intègres. Au menu du panel, cinq communications portant sur des problématiques en lien avec les questions migratoires développées par des experts avisés. On peut retenir entre autres thématiques, « Le rôle des INDH face aux défis de la question migratoire dans l’espace UEMOA», « L’Organisation internationale de la migration (OIM) et la migration irrégulière en Afrique : quelle approche gagnante » ?; « la protection des droits des migrants partant de l’Afrique de l’Ouest vue par le Bureau régional du Haut-Commissariat aux droits de l’homme ».

Sur le premier thème, le président du Comité sénégalais des droits de l’homme (CSDH), Me Pape Sène a, d’entrée de jeu, indiqué que les défis sont énormes et complexes pour le RINDH-UEMOA, au regard des graves violations des droits commises sur des citoyens de l’espace communautaire. Il a cité notamment les conditions de détentions des migrants dans les pays de transit ou d’accueil et les tracasseries aux frontières entre Etats. Pour le conférencier, les institutions nationales doivent mener un plaidoyer auprès des autorités de chaque pays-membre afin que des sanctions soient prises à l’encontre des agents indélicats qui se rendent coupables de violation des droits de l’homme.

Cela, a-t-il fait savoir, passe par un travail de suivi de l’application effective des conventions ratifiées par les pays-membres de l’UEMOA ou de la CEDEAO. A en croire l’avocat sénégalais, l’éducation aux droits des migrants doit être aussi le cheval de bataille des organisations nationales de défense des droits de l’homme. Pourquoi certains pays réclament-ils des titres de séjour aux citoyens de l’espace communautaire alors qu’il est question de libre circulation des personnes et des biens au sein de la CEDEAO ? Réagissant à cette question d’un participants, le panéliste a reconnu que c’est une pratique en cours avant de s’en indigner : « il faut purement et simplement mettre fin à de telles pratiques contraires à l’esprit du traité de la CEDEAO, sur la question ».

Sur le cas précis des tracasseries des transporteurs à la frontière ivoiro-burkinabè, certains participants ont plaidé pour la participation de la société civile aux débats lors des rencontres du Traité d’amitié et coopération (TAC) entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. A l’ouverture des travaux, la présidente du RINDH-UEMOA, Namizata Meité, par ailleurs présidente du Conseil ivoirien des droits de l’homme, a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè pour leur contribution au succès de la rencontre. Créé en octobre 2016 à Abidjan en Côte d’Ivoire, le Réseau a pour objectif de promouvoir les droits de l’homme au sein de l’UEMOA à travers la coopération entre les institutions-sœurs.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Sortir l’éducation de la crise !

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Depuis quelques semaines, les élèves des établissements publics du Burkina Faso désertent les classes pour dire non à la suspension des évaluations décrétée par la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) et interpeller les autorités sur la nécessité de satisfaire la plateforme revendicative des enseignants.

En effet, c’est le lundi 3 décembre 2018, que la CNSE a appelé les travailleurs de l’éducation et de la recherche à suspendre toute forme d’évaluation dans les établissements préscolaires, primaires, postprimaires et secondaires. Et pour cause, les syndicats estiment que la mise en œuvre du protocole, signé en janvier 2018, avec le gouvernement est en-deçà de leurs attentes. Pour une couche de la société (élèves) qu’on qualifie à raison ou à tort d’incivique et d’indisciplinée, la sortie de ces scolaires montre à quel point la situation est préoccupante.

Quatre mois après la rentrée dans une année scolaire qui n’en compte que neuf, il faut reconnaître que les écoliers ont bien plus que raison de s’inquiéter, surtout que l’année scolaire écoulée a été escamotée pour être par la suite colmatée. Même si les analyses et interprétations divergent sur ces mouvements d’humeur des élèves (d’autres parlant de manipulations de la CNSE), il faut reconnaître que l’évolution de la situation trouble le sommeil.

Dans les faits, tous les moyens sont bons pour se faire entendre et la Coordination nationale des syndicats de l’éducation, pour ne pas en venir à l’aiguë crise que le milieu éducatif a traversée l’année dernière, a cette fois décidé de « prendre en otage » les évaluations pour contraindre le gouvernement à satisfaire ses revendications. Parents d’élèves eux-aussi ou à tout le moins, des gens qui paient la scolarité de leurs frères, sœurs, neveux … les acteurs de l’éducation diront qu’ils sont arrivés à là, à leur corps défendant.

Certes, la « promesse est une dette qui se réclame à coups de bâton», mais certains secteurs d’activités comme celui de l’éducation sont si stratégiques que des actions d’une certaine nature peuvent avoir des répercussions sur l’avenir de la nation entière. En effet, plusieurs raisons peuvent expliquer la baisse drastique du niveau des élèves, mais les grèves à répétition des élèves et enseignants qui « rognent » sérieusement les volumes horaires des cours y sont à coup sûr pour quelque chose.

Il convient donc que le gouvernement et la CNSE reviennent autour de la table pour accorder les violons. Il est évident que les acquis ne s’obtiennent pas en un seul combat et les syndicats pourraient « prendre » le peu que le gouvernement leur donne, quitte à poursuivre la lutte.

Personne ne serait fier d’être comptable de l’effondrement de la fondation de toute une société et l’avenir de toute une nation ne saurait être sacrifié sur l’autel d’une lutte. Dans le rang des enseignants, d’aucuns estiment que le gouvernement ne respectent pas ses engagements, sans se soucier des multiples priorités auxquelles les dirigeants font face. L’un dans l’autre, les deux parties doivent mettre de l’eau dans leur vin, en faisant des concessions, afin de permettre la reprise des évaluations dans les établissements. L’éducation est l’avenir de toute nation. Celui du Burkina Faso est en danger et c’est peu de le dire. En tous les cas, le pays appartient à tous, et refuser de voir le danger en face venir serait une fuite de responsabilité. Il sied alors qu’une solution soit trouvée au plus vite à cette crise qui n’a que trop duré.Jean-Marie TOE

Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel prévue le 5 février 2019 à Ouagadougou

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 30 janvier 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et entendu une communication orale.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE L’ORGANISATION DU TRAVAIL GOUVERNEMENTAL

Son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE, Premier ministre, Chef du gouvernement a donné aux ministres les principes et les règles devant régir le travail gouvernemental.
Ces éléments doivent permettre aux membres du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) et de concrétiser les engagements pris par le Président du Faso.
Le Conseil a instruit le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres d’organiser un séminaire gouvernemental élargi aux Secrétaires généraux des ministères pour une appropriation de ces règles et principes.

I.2. AU TITRE DE LA REDUCTION DU TRAIN DE VIE DE L’ETAT

Le Conseil a examiné l’état de mise en œuvre des mesures de réduction du train de vie de l’Etat prises de 2016 à 2018.
Il ressort que les efforts de réduction du train de vie de l’Etat ont permis la baisse des charges relatives à la gestion du patrimoine roulant de l’Etat, des économies sur les dépenses de carburant et de lubrifiants, l’amélioration de la gestion des consommations d’eau, d’électricité et de téléphone de l’administration publique.
Le Conseil a instruit de poursuivre et d’accélérer les efforts en prenant en compte les conclusions de la Conférence nationale des forces vives de la nation sur le système de rémunération des agents publics de l’Etat, tenue à Ouagadougou du 12 au 14 juin 2018.
Des orientations ont été données pour qu’une commission interministérielle propose au Conseil, dans un bref délai, des mesures fortes de réduction du train de vie de l’Etat et d’amélioration de la gouvernance publique.

II. COMMUNICATION ORALE

Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a fait au Conseil, une communication relative à la tenue de la 5ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel, le 05 février 2019 à Ouagadougou.
Cette session de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel sera précédée par la réunion des experts les 31 janvier et 1er février 2019 et la réunion du Conseil des ministres du G5 Sahel le 03 février 2019.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national