Semaine des arts martiaux : le club Nirvana et l’AS-ONATEL, les grands vainqueurs

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La semaine des arts martiaux, organisée par l’ambassade du Japon, s’est achevée en apothéose, le dimanche 27 janvier 2019 à Ouagadougou, par les finales de karaté et de judo. Les grands vainqueurs sont le club Nirvana de Ouahigouya en karaté et l’AS-ONATEL en judo. C’était en présence de l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu Ikezaki et du Moogho Naaba Baongho.

Le club Nirvana de Ouahigouya en karaté et l’AS-ONATEL en judo, ont été les grands gagnants, le 27 janvier 2019, des coupes conjointes de l’ambassadeur du Japon en judo et Karaté-Do. Les karatékas se sont affrontés en katas et en kumité (combats) dans les catégories junior et senior. En kata individuel, chez les seniors garçons, Bernice Sawadogo de Ouahigouya a surclassé les autres concurrents. Toujours chez les seniors garçons, Benkadi de Ouagadougou a remporté la finale dans la compétition kata par équipes. Bernice Sawadogo a été encore meilleur en kumité individuel en seniors garçons des moins de 67 kg. Chez les filles de moins de 61 kg en kumité individuel seniors filles, Djéminatou Sébégo de Kaya, est montée sur la plus haute marche du podium. Le club Nirvana de Ouahigouya s’est imposé en finale du kumité par équipes en seniors garçons. En kumité par équipes en seniors filles, l’Avenir club de Ouagadougou a été le meilleur.

En judo, la compétition s’est déroulée chez les seniors filles et garçons dans des différentes catégories de poids. Les tireurs comme Hermann Zoungrana (moins de 60 kg, AS-ONATEL), Justin Tapsoba (moins de 81 kg, USFA) et Hamidou Dao (moins de 91 kg, AS-ONATEL) ont été les plus impressionnants. Chez les seniors filles, Salimata Da (moins de 52 kg, AS-ONATEL), Matningué Fofana (moins de 57 kg, AS-Douanes) et Aguira Kaboré (moins de 71 kg, AS-ONATEL) ont dominé leurs adversaires en finale. Selon l’ambassadeur du Japon au Burkina, Tamotsu Ikezaki, la semaine organisée en collaboration avec les fédérations de judo, de karaté-do et d’aïkido, constitue un autre cadre de promotion du sport en général et des arts martiaux japonais, en particulier. “ Les arts martiaux d’origine japonaise s’inspirent des principes du bushido.

Le bushido ou chemin du guerrier repose sur des valeurs d’humanisme, d’empathie, d’honnêteté, de vérité, de bienveillance, d’attachement à la justice et à l’équité. Il repose également sur les valeurs de courage, le sens de la communauté, la maîtrise de soi et l’attitude de désintéressement et d’intégrité, dans une détermination et un engagement souvent au prix du sacrifice suprême pour une cause noble. En un mot, il s’agit de « noblesse oblige » ’’, a-t-il mentionné. Ainsi, l’ambassadeur Tamotsu Ikezaki a invité les athlètes à faire de cette occasion une école de pratique de ces valeurs. Au-delà des médailles, il a souhaité que les participants considèrentt le tournoi comme un cadre de rencontre, d’expression et d’affirmation de la beauté du sport et du vivre-ensemble.

Satisfecit général

Pour le président de la Fédération burkinabè de judo, Pimbi Slimane Nikièma, la semaine des arts martiaux a été très bénéfique pour les athlètes et doit être pérennisée pour permettre aux judokas d’avoir de la compétition.

“ Cela fait dix ans qu’il y a cette coupe de l’ambassade du Japon au niveau du karaté. Nous nous réjouissons aujourd’hui de cette manifestation qui donne une fois de plus l’occasion au judo, au karaté et à l’aïkido de s’exprimer, et de donner une compétition supplémentaire à nos athlètes de haut niveau’’, s’est aussi réjoui le président de la Fédération burkinabè de karaté-do Oumar Yugo. Le représentant du ministre des Sports et des Loisirs, Arsène Zabré, était porteur d’un message de gratitude, d’encouragements et de remerciements à l’endroit de l’ambassadeur du Japon qui fait beaucoup pour le Burkina Faso en matière de coopération, surtout en sport et loisirs.

“ Nous sommes venus lui dire que nous sommes toujours à ses côtés et nous souhaitons qu’il accompagne toujours le ministère dans les grands projets’’, a-t-il souligné. Les vainqueurs de ces compétitions ont reçu chacun une médaille d’or. Les vaincus, une médaille d’argent chacun, et les athlètes classés troisième, une médaille de bronze. Le club Nirvana de Ouahigouya en karaté et l’AS-ONATEL en judo ont été les meilleurs au classement par équipes.

Fernand KOUDA

Lutte contre le terrorisme : le MPRSCA appelle à l’union des Burkinabè

Le Mouvement plus rien ne sera comme avant (MPRSCA), a animé une conférence de presse, le mardi 29 janvier 2019 à Ouagadougou. A cette occasion, il a réaffirmé son soutien au gouvernement dans la lutte contre le terrorisme et appelé les Burkinabè à l’union pour la défense de la partie.

Attaques terroristes sur toute l’étendue du territoire national, conflits intercommunautaires, incivisme généralisé, grèves syndicales tous azimuts,… Ce sont autant de maux qu’a dénoncés le Mouvement plus rien ne sera comme avant (MPRSCA) au cours d’une conférence de presse, animée le mardi 29 janvier 2019, à Ouagadougou. «Notre pays vit une période de grande affliction», a déclaré le coordonnateur du mouvement, Claude Ouédraogo. Pour lui, si le ralliement des jeunes au terrorisme se justifiait par le manque d’emploi, la pauvreté, la mauvaise répartition des ressources, cette idée est, de nos jours, dépassée. L’expansion inquiétante du terrorisme a pour objectif, a-t-il indiqué, la conquête du pouvoir par les groupes de Lyad Ag Ghali, présenté comme un ex-collaborateur de l’ancien président Blaise Compaoré. Contre ces maux, Claude Ouédraogo et ses camarades ont recommandé l’instauration de l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire, le recrutement massif des forces de défense et de sécurité, la création et la réinstallation de bases militaires.

A cela s’ajoute une cohésion au sein des FDS, marquée par une collaboration franche entre militaires, policiers et gendarmes. Il a invité également les populations des villes et campagnes à un investissement plein dans la lutte contre l’insécurité.
Claude Ouédraogo a aussi rapporté les inquiétudes de sa structure sur les meurtres de Yirgou, de Nafona, de Orodara et les violences sur les enseignants de Bobo-Dioulasso et Mogtédo. Tout en déplorant ces actes ‘’barbares’’, il a souhaité que justice soit rendue pour tous ces crimes. Sur ces différentes situations exploitées à souhait par la classe politique, le MPRSCA a rappelé que ce n’est pas le temps d’une campagne électorale. «Le Burkina Faso est un peuple uni et indivisible et a pour ennemi commun, le terrorisme», a tranché Claude Ouédraogo.

Tielmè Innocent KAMBIRE

Protection des droits de l’homme dans l’espace UEMOA : un réseau prêt à accompagner les gouvernements

Le Réseau des Commissions nationales des droits de l’homme des pays de l’UEMOA a été reçu en audience, le mardi 29 janvier 2019 à Ouagadougou, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry.

Les Commissions nationales des droits de l’homme de l’UEMOA travaillent en synergie pour une meilleure promotion des droits humains dans les huit pays de l’espace communautaire. Pour ce faire, elles se sont regroupées en réseau.

A l’issue d’une assemblée générale de la faîtière qui s’est déroulée à Ouagadougou, les présidents des institutions chargées des droits de l’homme des pays de l’UEMOA ont été reçus en audience, le mardi 29 janvier 2019, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry. La présidente du réseau des Commissions nationales des droits de l’homme, Namissata Sangaré, a justifié cette rencontre avec le chef de la diplomatie burkinabè par le fait qu’il porte un pan important des questions de droits de l’homme. «A cet effet, nous lui avons présenté le réseau, ses buts et les questions sur lesquelles nous travaillons en ce moment», a-t-elle expliqué.

Cette audience a aussi été l’occasion pour aborder les questions sécuritaires notamment les évènements malheureux survenus à Yirgou dans le Centre-Nord. «Nous avons suivi de près la situation. C’est la raison pour laquelle nous sommes ici à Ouagadougou pour tenir cette assemblée générale. Nous avons échangé le lundi sur ces questions sécuritaires qui concernent nos différents pays», a précisé Mme Sangaré. Elle a, en outre, soutenu qu’en sa qualité d’organe de conseil, le réseau a produit un document qui sera partagé aux huit gouvernements des pays de l’UEMOA.

Abdoulaye BALBONE

Programme national de gestion des terroirs : satisfecit des bénéficiaires après 15 ans d’exercice

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé le lundi 28 janvier 2019, à Ouagadougou, l’ouverture du colloque sur les résultats du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2).

Les responsables des régions et collectivités locales ont été invités à bien prendre soin des ouvrages réalisés par le PNGT2.

L’heure est au bilan et à la capitalisation des acquis du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2), après la clôture officielle des activités, le 31 décembre 2018. En effet, 300 acteurs de mise en œuvre et bénéficiaires du programme se sont réunis à Ouagadougou les 28 et 29 janvier 2019 pour décortiquer l’historique, les objectifs, les axes d’interventions, les résultats et les impacts du PNGT2 mis en œuvre pendant 15 ans. Au menu de ce colloque placé sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, il est prévu plusieurs communications sur les résultats engrangés par le programme, grâce à une approche holistique et endogène en matière de développement local.

Mais d’ores et déjà, dans un film documentaire diffusé au cours de la cérémonie d’ouverture, il est ressorti que de nombreuses infrastructures socio-sanitaires, des forages, des boutiques de rues et hangars, des marchés, ont été réalisés dans plusieurs communes et régions du pays.

604 motopompes pour les régions

La réalisation de 900 jardins maraîchers, des infrastructures d’accueil et de restauration dans le ranch de Nazinga, la construction de nouveaux locaux pour des services déconcentrés de base et le financement de plus de 26 624 micro-projets d’investissements sont aussi à l’actif du PNGT2.

De quoi réjouir la Banque mondiale, qui a injecté 116 milliards F CFA dans le programme dont 81 milliards F CFA ont été directement transférés aux communes rurales pour des projets de développement.
Le représentant-résident de l’institution au Burkina Faso, Cheick Fantamady Kanté, a surtout salué «l’excellent» travail de renforcement des capacités des acteurs locaux, leur initiation aux mécanismes de planification et de mise en œuvre du développement local. «Ce sont des acquis importants qui ont transformé qualitativement les mentalités, les perceptions et surtout la confiance en soi des acteurs pour la prise en main de leur propre développement», a-t-il souligné. Dans la même lancée, le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé a soutenu que le PNGT2 se présente comme un des instruments les plus efficaces de la mise en œuvre de la coopération décentralisée.

«De ce fait, la fin du PNGT2 a une raisonnance inquiétante pour les collectivités locales», a fait savoir le bourgmestre, tout comme plusieurs autres bénéficiaires. Ces derniers ont souhaité la continuation du programme. En attendant que le gouvernement et ses partenaires donnent une suite à cette doléance, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommango Koutou, représentant son homologue en charge de l’agriculture, a demandé aux populations de bien entretenir les ouvrages réalisés.

Il a aussi souhaité que les actes du colloque puissent servir dans le futur, à la fois le monde de la recherche, les professionnels du développement local ainsi que l’ensemble des intervenants du milieu rural au Burkina Faso. Comme dernier acte, le programme a octroyé 604 motopompes aux treize régions du pays pour booster la production maraîchère.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

 

Les ennuis de Maurice Kamto

Alors qu’il séjournait à Douala, la capitale économique, pour rendre visite à des membres de son parti, blessés lors d’une manifestation samedi dernier, le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a été arrêté par la police, dans la soirée du lundi 28 janvier 2019.

Aux dernières nouvelles, le candidat malheureux à la présidentielle d’octobre dernier (il est arrivé 2e derrière Paul Biya qui rempilait pour un énième mandat à la tête du pays) serait en train d’être transféré à Yaoundé. Bien que le président sortant a été confirmé comme le vainqueur de l’élection par le Conseil constitutionnel et investi, Maurice Kamto continue de revendiquer sa victoire dans les urnes. Contre ce qu’il appelle un « hold-up électoral », l’opposant avait appelé ses partisans à manifester pacifiquement à travers toutes les grandes villes du Cameroun, le weekend dernier.

Il n’en fallait pas plus pour que le pouvoir en place durcisse le ton, puisque 117 personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre. L’on a enregistré aussi de nombreux blessés parmi elles. En réponse à cette répression musclée, Maurice Kamto avait invité ses hommes à poursuivre la mobilisation.

Son arrestation et celle de nombreux membres influents du MRC sonne comme une descente aux enfers pour lui. Le pouvoir en place est en train de prendre au sérieux l’opposant qui s’est précipitamment autoproclamé président de la République au soir de la présidentielle d’octobre 2018. Si à cette occasion, ces déclarations avaient été qualifiées de fantaisistes et surréalistes par le camp présidentiel, cette fois-ci, le régime Biya veut employer la méthode forte contre celui qui veut jouer les «troubles-fêtes». En plus de l’interpellation de Maurice Kamto, le ministre de l’Administration territoriale a brandi une menace de suspension provisoire ou définitive de son parti, le MRC, « si les indices concordants de troubles à l’ordre public sont établis ». Et en de circonstances pareilles, le pouvoir aura l’imagination assez fertile pour « coincer » Kamto et sa formation politique. Cette attitude du pouvoir en place contre l’opposant est le signe, que l’opposant commence à inquiéter.

Il urge donc de prendre des mesures drastiques contre le candidat malheureux qui ne parvient pas à digérer sa «défaite». Mais la répression est-elle la solution contre les revendications pacifiques du MRC ? Absolument pas ! D’autant que la crise anglophone qui secoue le Cameroun depuis 2016 a fini par s’enliser. Il ne sied donc pas d’en rajouter. Il serait judicieux de faire l’économie de la violence pour tendre la main à un opposant qui a du mal à refermer la parenthèse électorale au lieu de travailler à son musellement.

Le contraindre au silence sonne comme un déni de démocratie et laisse une porte ouverte à une autre crise. Le Cameroun a mal à son unité aujourd’hui et il serait périlleux de mettre derrière les barreaux l’un des rares opposants qui ose même si son attitude irrite quelque peu. Dans ce contexte de fragilité, il y a lieu de privilégier le dialogue avec Kamto et son camp au lieu de s’engager dans un bras-de-fer contreproductif. Il y va aussi de l’image de la démocratie camerounaise.

Karim BADOLO

Haut conseil du dialogue social : les membres renforcent leurs capacités

Le Haut conseil du dialogue social (HCDS), organise un atelier de renforcement des capacités de ses membres, du mardi 29 au jeudi 31 janvier 2019 à Ouagadougou.

Les conseillers du Haut conseil du dialogue social (HCDS), pour jouer efficacement leur rôle de catalyseurs dans la construction d’une culture de prévention et de gestion des conflits sociaux, ont besoin de renforcer leurs capacités en matière de dialogue social. Consciente de cela, l’institution organise à leur endroit, un atelier de renforcement des capacités, du mardi 29 au 31 janvier 2019 à Ouagadougou.

Cette session, aux dires du président du HDCS, Pr Domba Jean Marc Palm, a pour objectif général de doter les conseillers, des outils et méthodes d’animation du dialogue social, de la concertation et de la gestion des crises. Il s’agira pour les participants, au cours de ces 72 heures, de revisiter certains concepts-clés, certaines approches et méthodes de gestion des relations professionnelles tant dans leurs approches conflictuelles que non conflictuelles. En outre, à cette session, certaines problématiques relatives au fonctionnement de l’institution seront abordées. « Il sera également discuté de certaines thématiques d’actualité et d’importance particulière pour permettre aux acteurs de participer avec efficience à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques », a indiqué le Pr Palm. Et pour atteindre ces objectifs, il a souligné que les activités se dérouleront sous forme de séminaire.

« Dans un premier temps, les experts vont exposer les contenus des thématiques à travers des communications qui seront suivies d’échanges », a-t-il fait savoir, avant d’ajouter que les travaux se poursuivront dans des ateliers interactifs à travers des cas pratiques, des jeux de rôle, des travaux de groupe et des discussions. Toute chose qui, à terme, devrait permettre aux conseillers d’appréhender les enjeux du dialogue social ainsi que leur responsabilité dans la prévention des conflits et la médiation sociale. C’est du moins, le souhait du Premier ministre, Christophe Dabiré, qui a salué la tenue d’une telle formation au moment où, le Burkina Faso connaît des mutations importantes.

La paix sociale, gage de productivité

Pour lui, les conflits sociaux et les crises multiples que connaît notre pays interpellent l’ensemble des acteurs. Mais aussi et surtout, le HCDS sur la nécessité de veiller à une meilleure cohésion sociale en vue de triompher du péril terroriste. Reprenant une citation du président du Faso, lors de son adresse à la nation à la fin de l’année 2018, il a déclaré : « En ces moments difficiles où notre pays est confronté à la menace terroriste, le Haut conseil du dialogue social doit prendre les dispositions pour entamer avec diligence des discussions avec les partenaires sociaux, à l’effet d’apporter des réponses aux préoccupations des travailleurs dans les limites des possibilités de nos ressources financières, de nos engagements et de la situation difficile que traverse notre pays ». Tout en félicitant les membres du HCDS pour cette formation, il les a rassurés de l’engagement du gouvernement à leur apporter les appuis institutionnel, matériel et financier nécessaires afin d’atteindre leurs objectifs.

Dans le même ordre d’idées que le chef du gouvernement, le représentant du Bureau international du travail (BIT), Issiaka Ilboudo, a, au-delà de la formation, apprécié positivement la mise en place d’un Haut conseil du dialogue social au Burkina Faso. « Mettre en place une structure de dialogue social de haut niveau, c’est investir dans la paix sociale.

Cette paix qui est une condition de productivité et de compétitivité », a-t-il soutenu, avant de promettre : « Le BIT est et sera à vos côtés sur des initiatives comme celles-ci qui s’inscrivent dans la durabilité et qui offrent aux acteurs du jeu économique et social des perspectives claires et lisibles ou qui les mettent dans le processus de la construction desdites perspectives».

Nadège YAMEOGO

Corridor Ghana-Burkina : les acteurs sensibilisés à la garantie unique

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF), a tenu une session d’information sur la garantie unique au profit des acteurs de la chaîne de processus sur le corridor Ghana-Burkina, le mardi 29 janvier 2019 à Ouagadougou.

A la suite de la signature en juillet 2018 du protocole d’entente entre le Burkina et le Ghana, pour la perception unique de la cotisation au fonds de garantie sur le corridor Ghana-Burkina, les deux pays ont initié, des sessions d’information et de sensibilisation du mécanisme à l’endroit des différents opérateurs économiques et autres acteurs concernés. Ainsi, après une première séance de sensibilisation au Ghana, le vendredi 25 janvier 2019, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et le State Insurance Compagny (Ghana), étaient en conclave, le mardi 29 janvier 2019, à Ouagadougou. Selon les organisateurs, l’objectif est de rappeler les principaux textes et dispositifs régissant le mécanisme de la garantie unique mais également de donner de plus amples informations sur le dispositif mis en place sur le corridor Ghana-Burkina dont l’entrée en vigueur a été effective le 2 janvier 2019.

A entendre le Directeur général de la CCI-BF, Issaka Kargougou, pour une phase d’expérimentation, il était nécessaire de procéder à cette session d’information pour que les opérateurs et autres acteurs concernés connaissent le bien-fondé du mécanisme pour les deux pays. En effet, initié depuis 1990 dans l’espace de la Communauté économique monétaire ouest africaine (UEMOA), la garantie unique, aux dires du DG de la CCI-BF, vise à sécuriser les recettes douanières par rapport à la circulation des personnes et des biens.

Pour ce faire, il a exhorté les participants à suivre avec le plus grand intérêt, les échanges, en vue de favoriser une meilleure appropriation du mécanisme par tous les intervenants de la chaîne. En rappel, depuis son initiation dans l’espace CEDEAO dans le but de faciliter le commerce transfrontalier, le Burkina Faso est à sa deuxième phase d’expérimentation de garantie unique après une première réalisée en 2014 avec la Côte d’Ivoire.

Hadofini Clotilde BICABA
(Stagiaire)

Justice et Droits humains : Les ministres Bagoro et Ouattara installés

Le Secrétaire général du gouvernement, Stéphane Sanou, a respectivement installé dans leurs fonctions, le ministre de la Justice, Gardes des Sceaux, René Bagoro et son homologue des Droits humains et de la Promotion civique, Maminata Ouattara, le lundi 28 janvier 2019, à Ouagadougou.

Le premier a été reconduit à son poste de ministre de la Justice, Garde des Sceaux, la seconde a été nommée à la tête du département en charge des droits humains et de la promotion civique dans le nouveau gouvernement. Il s’agit de René Bagoro et Maminata Ouattara. Ils ont été officiellement installés dans leurs fonctions par le Secrétaire général du gouvernement, Stéphane Sanou, en fin de matinée du lundi 28 janvier 2019, à Ouagadougou. Bien avant leur installation, il y a eu la passation de charges entre les deux ministres, puisque le volet droits humains et promotion civique qui était rattaché au ministère de la Justice est désormais à la charge de Mme Ouattara. Le Secrétaire général du gouvernement a félicité le ministre sortant, René Bagoro, pour le travail abattu pendant trois ans.  Aux deux membres du gouvernement, Stéphane Sanou a rappelé que c’est une grande responsabilité qu’ils sont appelés à assumer. « Vous avez été nommés pour être au service du peuple et vous devez prendre des initiatives pour répondre aux nombreux défis du moment », leur a-t-il indiqué. Le ministre de la Justice, René  Bagoro, a dit quitter le  département des Droits humains  et de la Promotion civique avec le sentiment d’avoir fait de son mieux. « Les questions de droits humains sont fondamentales dans un Etat de droit et dans une démocratie. J’ai eu beaucoup de plaisir à occuper la tête de ce département qui était fusionné avec la justice. J’ai eu à travailler avec des collaborateurs très dévoués durant les trois ans. Nous avons engrangé beaucoup d’acquis, même si les difficultés ne manquent pas », a-t-il confié. Au nombre des acquis, la présentation du rapport pour le 3e passage de l’examen périodique universel, la mise à jour du Burkina Faso vis-à-vis de ses engagements internationaux par la rédaction de tous les rapports aux organes des Nations unies, l’abolition de la peine de mort…

« La sagesse et l’humilité »

M. Bagoro a réitéré sa disponibilité à accompagner son homologue pour une meilleure imprégnation des dossiers inhérents aux droits humains. « Nous venons d’être élus au sein du Conseil des droits de l’homme et nous devons prendre fonction à partir du 1er février. Les chantiers sont grands et nous allons ensemble y travailler», a-t-il soutenu. A l’entendre, il faut comprendre la scission du département par le fait que la demande est forte au plan de la justice et des droits humains. « Je pense que cela va permettre d’insuffler plus de dynamisme dans le travail », a relevé M. Bagoro.

La toute nouvelle ministre des Droits humains et de la Promotion civique, Maminata Ouattara, tout en félicitant son prédécesseur pour les résultats obtenus, a promis s’inscrire dans la même dynamique, de promouvoir les droits humains. Mme Ouattara a traduit sa gratitude au président du Faso et au Premier ministre pour la confiance placée en elle en lui confiant une responsabilité si importante. A ses collaborateurs, elle a dit être ouverte au dialogue pour accomplir efficacement la mission qui leur a été a confiée. « Pour réussir ma feuille de route, je me ferai le devoir de faire prévaloir la sagesse et l’humilité à la tête du département en charge des droits humains et de la promotion civique », a souligné Maminata Ouattara.

Karim BADOLO

Lutte contre braconnage: Des peaux de lions et de panthères saisies

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Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique a animé, une point de presse le vendredi 11 janvier 2019, à Ouagadougou. Il a présenté aux journalistes, des peaux de lions et panthères, saisies des mains de trafiquants.

Les lions et les panthères, deux espèces protégées sont en danger au Burkina Faso.  En effet, trois peaux de panthères et deux de lions ont été saisies, des mains de délinquants. Ces individus qui tentaient de les écouler, ont été appréhendés, le 17 décembre 2018 à Ouagadougou. Lesdites peaux ont été présentées à la presse, le vendredi 11 janvier 2019, à Ouagadougou. « C’est suite à des informations qui nous sont parvenues, que la direction des opérations de la direction générale des eaux et forêts a entrepris de filer ces deux individus qui essayaient d’aborder certaines personnes avec leurs marchandises. Dans une prompte et intelligente action, les agents des eaux et forêts ont pu mettre la main sur ces individus avant qu’ils n’aient pu écouler leurs marchandises », a expliqué le secrétaire général du ministère en charge de l’environnement, Sibibou Sana. D’après le SG du ministère, les enquêtes sont en cours pour identifier ou démanteler le réseau. Il a confié que les peaux de ces félins viennent des réserves classées du parc W-Arly-Pendjari (WAP).

« Les panthères et les lions sont classés aujourd’hui parmi les espèces menacées de la faune et le parc WAP reste un des rares et derniers refuges pour ces animaux », a-t-il soutenu. Depuis 1996, a rappelé le SG Sana, le Burkina a engagé une réforme de la gestion de la faune. Ce qui s’est traduit par la responsabilisation des communautés du secteur privé et le renforcement des dispositifs institutionnels, les braconniers ne tarissent d’imaginations pour contourner la vigilance des communautés et des agents des Eaux et Forêts. Selon le dernier comptage effectué par l’ONG international Panthera, environ 350 lions subsistaient dans le parc WAP en 2014 et près de 4000 éléphants soit plus du tiers des éléphants de l’Afrique de l’Ouest. Ces délinquants saisis, à en croire le directeur général de la faune, Paul Djiguemdé, encourent des peines de prison de 1 à 5 ans et une amendes pouvant atteindre 5 millions de francs CFA. « Selon le code en son article 107, les espèces fauniques sont classées en deux catégories : les espèces intégralement protégées (panthère) et celles partiellement protégées (lions) », ont indiqué les conférenciers.

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr