Fenêtre des pros : Début timide des Burkinabè

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De retour de la trêve hivernale, la plupart des footballeurs burkinabè expatriés ont repris timidement leur marathon footballistique. Aucun fait notable à mettre à leur actif. Sauf que Cyrille Bayala et Yaya Banhoro, à la recherche de temps de jeu, ont été prêtés.

Aligné d’entrée, Bertrand Traoré (23 ans, 20 matches, 6 buts) a disputé les 58 premières minutes de la rencontre victorieuse 1-2 de son équipe Lyon (3e) à Saint Etienne entrant dans le cadre de la 21e journée de la Ligue 1 française. En Ligue 2 (21e journée), c’est un score nul (1-1) qui a sanctionné la rencontre entre Niort (8e) de Issouf Paro (24 ans, 19 matches) titulaire et Grenoble Foot 38.

Toujours dans l’Hexagone en National (19e journée), Alassane Sango (26 ans, 8 matches) a été de la partie pour la victoire 1-2 de son équipe Cholet (5e) sur l’aire de jeu de Quevilly Rouen. Pour le compte de la 18e journée du championnat d’élite turc, Abdou Razack Traoré (30 ans, 13 matches), avant de céder sa place à la 72e mn, a été le passeur décisif pour l’ouverture du score des siens de Konyaspor (7e), victorieux 1-2 sur le terrain de BB Erzurumspor.

Toujours dans le même marathon, Ankaragücü (13e), avec son défenseur burkinabè Bakary Koné (30 ans, 14 matches) entré en jeu à la 26e mn, a coulé 6-0 à Galatasaray. C’est avec un grand Dylan Ouédraogo (20 ans, 7 matches) que Apollon (2e) est allé s’imposer 0-3 sur la pelouse de Ermis en 17e journée du championnat chypriote. Pluie de buts au Stadio Artemio Franch de la Fiorentina.

En réception de la Sampdoria à la faveur de la 20e journée du championnat d’élite italien, l’équipe- hôte (10e), avec son milieu burkinabè Bryan Dabo (26 ans, 8 matches, 1 but) entré en jeu à la 46e mn, a partagé les points avec son adversaire par le score de 3 buts partout. En 22e journée du championnat de niveau 2 espagnol, Córdoba (21e) et Ibrahim Blati Touré (24 ans, 14 matches) remplacé à la 54e mn sont revenus bredouille de leur déplacement sur les installations de Numancia.

Cyrille Bayala évoluera sous les couleurs du FC Sochaux pour le reste de la saison.

C’est un match nul vierge qui a sanctionné la rencontre de la 16e journée du championnat grec entre Apollon Smirnis et Levadiakos (15e). Souleymane Sawadogo (26 ans, 14 matches, 1 but) de la dernière équipe citée a disputé l’entièreté du match. Au niveau des transferts, un accord est intervenu entre le RC Lens et le FC Sochaux pour le prêt de Cyrille Bayala (22 ans) jusqu’à la fin de la saison.

Eloigné des pelouses il y a près de 6 mois, Yaya Banhoro est de retour depuis quelque temps. Mais évoluera pour les 5 prochains mois avec un autre club. En effet, pour lui permettre d’avoir un temps de jeu, son club, le Santos FC du Brésil a préféré le prêter à Bangu FC, une autre équipe de l’élite brésilienne. « Il le fallait après ma longue blessure. Il me fallait trouver une équipe pour vite retrouver la compétition.

Avec Santos, ça allait être un peu difficile avec l’arrivée de Jorge Sampaoli », a commenté le joueur joint par nos soins. L’IFFA Matourkou de Bobo-Dioulasso, lui, ne pourra plus compter sur son capitaine Aboubacar Konaté. Il a pris la direction du Cameroun, où après avoir réussi aux exigences du test devrait s’engager avec le Coton sport de Garoua.

Yves OUEDRAOGO

Editions Sidwaya : Le chroniqueur Clément Zongo présente ses prix

Le journaliste-chroniqueur-écrivain, Clément Zongo, a rendu visite aux Editions Sidwaya. A l’occasion, il a non seulement présenté ses remerciements au premier responsable de cette maison de presse pour les accompagnements, mais aussi l’ensemble des prix qu’il a remportés.

Avec une plume bien affûtée, on ne peut que rafler des prix. C’est le cas du journaliste-chroniqueur et écrivain Clément Zongo, à l’état civil, Alexis Yaméogo. En effet, le lundi 24 décembre 2018, il a rendu visite aux Editions Sidwaya où, il a eu un moment d’échanges avec le premier responsable, Mahamadi Tiegna. A l’occasion, le chroniqueur a non seulement présenté ses félicitations à M. Tiegna pour sa nomination, car, auparavant journaliste de la rédaction, mais également ses encouragements pour la mission qui lui est assignée.

Clément Zongo l’a, en sus, dévoilé l’ensemble des prix remportés grâce à sa plume. Parmi ceux-ci, figure le roman intitulé : «Moah, le fils de la folle», l’œuvre qui a remporté le premier prix du Grand prix national des arts et des lettres(GPNAL), lors de la XIXe édition de la Semaine nationale de la culture (SNC 2018).

L’écrivain a également remporté à la même édition, le 3e prix en poésie. Des succès qu’il met à l’actif de sa collaboration avec les Editions Sidwaya. Parce qu’il anime la page chronique du journal chaque vendredi et ce, depuis 2013. «Ce sont les chroniques que je propose à Sidwaya qui ont vraiment forgé mon talent d’écrivain. Cette collaboration m’a également permis de me faire des relations, car mes chroniques sont reprises par Fraternité Matin, un quotidien ivoirien, et je reçois des mails chaque jour de la part de mes lecteurs dans la sous-région.

Je suis vraiment fier de mon 1er prix que je dois en partie aux Editions Sidwaya et à tous mes lecteurs», a-t-il martelé. Pour sa part, le directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiegna, a félicité le lauréat de la catégorie roman du GPNAL de la SNC 2018. Selon lui, Clément Zongo est un modèle parce qu’« une chose est d’avoir une telle plume et une autre est de pouvoir se mettre au niveau des autres».

Concernant le prix «Moah, le fils de la folle», M. Tiegna a signifié que «le prix se suffit à lui-même et le présenter, c’est faire justement preuve d’humilité». Il a ainsi salué la motivation de l’écrivain et souhaité la continuation de leur collaboration.

Car, «si les lecteurs arrachent les journaux de vendredi, c’est en partie à cause de la chronique». En guise de motivation, le DG a fait don d’un cadeau à Clément Zongo pour «l’encourager». Le roman «Moah, le fils de la folle» est déjà en vente. La dédicace est prévue pour le samedi 2 février 2018 aux Archives nationales à Ouagadougou.

Clauris SANA
(Collaborateur)

Réconciliation nationale: Le CDP invite le pouvoir à suivre l’exemple du Mali

Le Secrétariat national chargé du mouvement associatif et des OSC du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu une assemblée générale, le dimanche 27 janvier 2019, à Ouagadougou. Le décryptage de la situation nationale, la réconciliation et le retour de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, ont été les sujets abordés au cours de cette rencontre.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) est convaincu que le retour de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, au bercail, peut être bénéfique pour le pays. Le Secrétariat national chargé du mouvement associatif et des OSC du parti, a débattu de la question le dimanche dernier au cours d’une assemblée générale à laquelle les leaders et membres actifs de l’ex-parti au pouvoir ont pris part.

A l’issue de la rencontre, le secrétaire national chargé du mouvement associatif et des OSC, Alpha Yago, a indiqué que la question a été le thème central au regard de son intérêt pour le Burkina Faso. Pour lui, le retour de Blaise Compaoré ainsi que l’ensemble des exilés sont nécessaires au regard de l’expertise dont ils disposent pour la réconciliation et le développement du pays.

«Nous sommes convaincus qu’au regard des qualités de l’homme et de son expertise en matière de médiation, il peut apporter sa contribution aux défis actuels de notre pays», a-t-il souligné. Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, l’opinion nationale est disposée à leur retour en témoigne le sondage du Centre pour la gouvernance et la démocratie (CGD) qui donne plus de 71% de l’opinion favorable au retour de Blaise Compaoré dans un contexte apaisé.

A l’écouter, il est important que cette question puisse prendre forme au sein de l’opinion nationale à l’image de ce qui s’est passé au Mali. «Dans ce pays, Ibrahim Boubacar Keïta a porté la question du retour de Amadou Toumani Touré en personne.

Il l’a invité à revenir chez lui quand il voulait et qu’il assurera sa quiétude», a-t-il relevé. Outre la réconciliation et le retour des caciques du CDP au pays, les leaders des mouvements associatifs du parti ont aussi passé à la loupe la situation nationale. Ils ont dépeint un contexte jamais connu au pays des Hommes intègres.

«Depuis trois ans de gestion, la gouvernance du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) bat de l’aile au niveau de tous les indicateurs. L’insécurité est chronique, la morosité économique n’est plus à démontrer et des milliers d’établissements d’enseignement sont fermés» a déploré Alpha Yago. Quant à la formation du nouveau gouvernement dirigé par Christophe Dabiré, il s’est réjoui du fait que le parti au pouvoir ait reconnu les compétences d’un des leurs. «Nous sommes heureux pour lui et nous le félicitons.

Nous avions espéré un gouvernement plus concerté. Nous ne disons pas un gouvernement d’union, mais celui qui participe à la réconciliation», a-t-il souligné. Concernant les défis sécuritaires, Alpa Yago et ses camarades disent attendre de voir les nouveaux ministres à l’œuvre. «C’est au pied du mur qu’on reconnaît le vrai maçon. Il y a un spécialiste à la tête du département de la sécurité comme l’a souhaité l’opposition, mais on constate que ce n’est pas le cas au niveau de la défense. Nous leur donnons quelques semaines pour les juger», a soutenu M. Yago.

Abdoulaye BALBONE

Entrepreneuriat : De jeunes leaders s’imprègnent des projets Belwet

La 11e promotion des lauréats du prix américain «Young African Leaders Initiative (YALI)» a visité, le samedi 26 janvier 2019, la chaîne de production de l’industrie Belwet du Larlé Naba Tigré.

L’entrepreneuriat agricole initié par le Larlé Naba Tigré inspire la jeunesse burkinabè notamment la 11e promotion du projet «Young African Leaders Initiative» (YALI 11), une initiative américaine. Ces jeunes Burkinabè, au nombre de 13 étudiants, de retour de formation à Dakar au Sénégal, ont été reçus par le Président-directeur général (P-DG) de l’entreprise Belwet, le Larlé Naba Tigré, le samedi 26 janvier 2019.

Le promoteur du mung bean a prodigué des conseils à ses filleuls avant de leur ouvrir les portes de son entreprise à travers une visite guidée dans sa ferme agrosylvopastorale et halieutique. La ferme de plus de 135 hectares est située à Dapélogo à la sortie Nord-Est de Ouagadougou. Sur le site, les étudiants ont touché du doigt les réalisations de leur mentor.
De l’aviculture à la pisciculture en passant par les enclos des petits et grands ruminants, chaque compartiment a séduit les visiteurs.

Et au chef coutumier de préciser que c’est son entreprise baptisée «Ferme Burkina sompagnimdi des origines (FIBSO)» qui approvisionne les usines Belwet en matières premières (mungbean, moringa, jatropha, etc.). Après le champ, la visite s’est poursuivie au niveau de la zone industrielle de Kossodo, située à périphérie Nord-Est de Ouagadougou.

Là, le YALI 11 a observé les mécanismes d’extraction des huiles de balanites et des graines de coton au niveau de «Belwet industrie», mais aussi, le processus de fabrication des engrais biologiques au niveau de la section «Belwet biocarburant».
La boulangerie et la section savonnerie ont été également visitées. La tournée s’est achevée à la boutique Belwet située au quartier Larlé dans l’arrondissement n°2 de la capitale.

Un leader, un projet

A l’usine Belwet, les futurs leaders de l’entrepreneuriat ont compris la rudesse du chemin des affaires.

Le Larlé Naba Tigré a expliqué que son entreprise a été montée au fil du temps. Ainsi, il a demandé à ses filleuls de demeurer persévérants. A l’écouter, c’est au prix de l’effort et de la détermination que l’homme se réalise et reste utile à son pays. Car, « à cœur vaillant, rien d’impossible», a-t-il dit.

Pour la porte-parole du YALI 11, Zirwaoga Isabelle Nitiéma, la formation à Dakar a permis au groupe de se familiariser avec des concepts de l’entrepreneuriat, de la bonne gouvernance, de la paix, du patriotisme, etc. Et comme chaque promotion, la leur, se devait de choisir un mentor, a-t-elle indiqué.

Ce faisant, «le YALI 11 a porté à l’unanimité son choix sur le Larlé Naba Tigré pour sa vision entrepreneuriale et son engagement pour le bien-être des populations burkinabè», a fait savoir la porte-parole.

Selon Mme Nitiema, chaque lauréat est porteur d’un projet sur lequel il devra travailler pour relever le défi de l’entrepreneuriat. Il faut noter que le YALI est une initiative de l’ex-président américain, Barack Obama, mise au point en 2010. L’objectif est de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité sur le continent.

Wanlé Gérard COULIBALY

Africa marketing forum: Un cadre d’échange et de promotion des meilleures pratiques

La 1re édition d’Africa marketing forum (AMF) s’est tenue le samedi 26 janvier 2019 à Ouagadougou. Elle constitue un cadre de rencontres et d’échanges sur les meilleures pratiques de marketing.

Africa marketing forum (AMF) a ouvert les portes de sa 1re édition, le samedi 26 janvier 2019, à Ouagadougou, sous le thème : «La place du marketing dans les organisations africaines : enjeux et perspectives». Selon le président du comité d’organisation du forum, Jean Thierry Somda, l’AMF offre l’occasion de présenter, échanger et de promouvoir les meilleures pratiques de marketing afin d’améliorer les performances des organisations africaines sur les marchés africain et mondial.

En effet, le forum réunit des chercheurs, professeurs et apprenants du domaine et bien d’autres, dans le but de faire connaître le marketing ainsi que les organisations africaines, a indiqué M.Somda. Ainsi, les activités inscrites au programme de la 1re édition de l’Africa marketing forum devraient édifier les responsables d’organisations.

Il s’agit des conférences-débats animées par les professeurs Bertrand Sogbossi du Bénin et Fatou Diop/Sall du Sénégal sur la place de la fonction marketing au sein des organisations africaines. La thématique sur la nécessité de s’approprier des opportunités qu’offrent les Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le cadre du marketing va aussi faire l’objet de discussions au cours de ce rendez-vous.

Les participants au forum entendent contribuer à la vulgarisation de bonnes pratiques dans le domaine du marketing.

Les témoignages de gestionnaires d’organisations et d’entreprises sur la place de la fonction marketing au sein de leurs structures et la remise d’attestation de reconnaissance aux écoles et enseignants d’instituts et universités supérieurs privés ayant une filière marketing viennent compléter la liste des activités inscrites au programme de cette édition de l’AMF. Le lancement du concours de marketing des institutions d’enseignement supérieur de Ouagadougou dénommé «City Branding» a eu lieu en marge de la cérémonie d’ouverture de la rencontre.

Le directeur du commerce, Seydou Ilboudo, représentant le ministre en charge du commerce, parrain de Africa marketing forum, a réaffirmé l’engagement du ministère à accompagner le forum. «Nous sommes convaincus que le forum contribuera à rehausser l’image du Burkina Faso dans le domaine du marketing», a –t-il dit. Le directeur de l’Institut international de l’eau et de l’environnement (2iE), Pr Mady Kouanda, a félicité les organisateurs du forum car il contribue à valoriser les mérites du métier.

Hadofini Clotilde BICABA

(Stagiaire)

Développement du Burkina Faso: Un réseau des commerçants mis en place

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Le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNACOM-B) a tenu sa 1re Assemblée générale (AG) de l’année 2019, les 25 et 26 janvier 2019 à Ouagadougou. L’objectif était de faire un état des lieux du plan d’actions 2018 et proposer des solutions dans le but de participer au développement de l’économie burkinabè.

Le développement socioéconomique du Burkina Faso passe par une coopérative de solidarité entre les commerçants. C’est du moins ce qu’a soutenu le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNACOM-B), lors de sa première Assemblée générale (AG) de l’année 2019, les 25 et 26 janvier 2019 à Ouagadougou.

Pour ce faire, un réseau dénommé réseau des Sociétés coopératives de solidarité commerciale (SOCSOCOM), a été mis en place. Le secrétaire général du SYNACOM-B, Rock Donatien Nagalo, a laissé entendre que le réseau a pour but, de développer les activités de ses membres et contribuer aussi au développement économique et social du Burkina Faso.

Au vu du contexte national actuel, a-t-il ajouté, le réseau SOCSOCOM s’avère nécessaire quant à sa capacité à contribuer à organiser le secteur du commerce, de développer les activités de ses membres par la formation, la sensibilisation et l’accompagnement, à travers les banques et autres partenaires financiers. Au cours de cette AG, il est aussi ressorti que le secteur du commerce fait face à certaines hostilités que sont la mauvaise organisation, la fraude, l’insécurité, l’ignorance, l’esprit de division, le manque d’organisation.

Les 1000 responsables communaux ont mené des réflexions nourries pour
le développement économique du Burkina Faso.

«Notre mission sera le renforcement du lien de solidarité, le changement de mentalité, le sacrifice de soi à travers des activités comme la formation, la sensibilisation, l’organisation et la production agrosylviopastorale», a renchéri le SG Nagolo. Durant les 48 heures, plus de 1000 responsables communaux des 13 régions du territoire ont été formés en vue d’accroître leur performance pour une mise en œuvre réussie du plan d’actions du SYNACOM-B pour l’année 2019. Sachant compter sur la disponibilité de tous, M. Nagalo a invité les participants à la base pour le changement radical des mentalités.

Hadofini Clotilde BICABA

Stagiaire

Musique traditionnelle : Une association rend hommage aux artistes disparus

L’association M’buud viim, a organisé une soirée d’hommage aux artistes disparus de la musique traditionnelle dans la soirée du samedi 26 janvier 2019 à Ouagadougou.

Les artistes disparus de la musique traditionnelle ont été à l’honneur, le samedi 26 janvier 2019 à Ouagadougou. Et pour cause, c’est cette date que l’association M’buud viim a retenu pour leur rendre hommage à travers une cérémonie solennelle. L’idée est partie, aux dires du président de la structure, Adama Dinga, de la lecture d’un recueil de nouvelles. Il s’agit du «Tremplin de la sagesse», un ouvrage du député Raphaël Kouama, par ailleurs parrain de la manifestation.

La cérémonie a permis au public de (re) découvrir les œuvres d’artistes disparus.

Convaincu qu’ »un artiste ne meurt jamais », l’association M’Buud viim a ainsi fait revivre les chanteurs traditionnels par leurs œuvres. En outre, des attestations ont été remises aux familles d’illustres disparus dont le Larlé Naaba Ambga, Souleymane Zoungrana, Georges Ouédraogo, Jean Claude Bamogo ou encore Djata Ilebou. Les organisateurs ont également témoigné leur gratitude à M.Kouama pour ses nombreux efforts en faveur de la musique burkinabè en général et traditionnelle en particulier.

Ce dernier a confié vouloir, à travers son soutien à cette soirée, contribuer à la pérennisation de la culture burkinabè. «De nombreux artistes traditionnels nous ont éduqué à travers leurs œuvres. Les contes du Larlé Naaba Ambga, par exemple, étaient très instructifs. Il est donc de notre devoir de leur rendre hommage et de montrer à la nouvelle génération que des personnages de haut niveau ont marqué notre
histoire», a-t-il estimé.

Un point de vue partagé par le Larlé Naaba Tigré, présent également à la cérémonie. «Tout le monde est fier de sa culture. Mais peu de personnes sont prêtes à faire quelque chose pour cette culture. C’est pourquoi, nous n’avons pas hésité à soutenir cette louable initiative», a-t-il déclaré, avant de souhaiter la pérennisation de cette activité pour le grand bonheur de la culture burkinabè.

Nadège YAMEOGO

Procès du putsch: Des témoins proches de Bassolé s’expliquent

Des anciens collaborateurs de Djibrill Bassolé, Bénédicte Jean Bila, ancien agent de renseignement à la solde du général et Alidou Savadogo, son ex-protocole, ont ouvert, hier lundi 28 janvier 2019, le bal d’auditions des témoins dans le cadre du procès du putsch de 2015.

Absent de l’audience du jour pour des raisons de maladies, le nom du Général Djibrill Bassolé a résonné dans la salle toute la journée. En effet, deux de ses anciens collaborateurs sont passés à la barre du Tribunal militaire es qualité de témoins. Inculpé au départ dans le dossier du coup d’Etat de 2015, Bénédicte Jean Bila a, ensuite, bénéficié d’un non-lieu prononcé par la Chambre de contrôle de l’instruction. Retenu comme témoin par le parquet, il a comparu hier lundi 28 janvier 2019.

Mais son témoignage n’a pas convaincu des avocats de la partie civile, tels Me Guy Hervé Kam, Me Séraphin Somé, qui ont qualifié ses déclarations de «mensongères» et demandé au Tribunal d’appliquer les dispositions de l’article 120 du Code de justice militaire relatif au «faux témoignage». Après avoir prêté serment, ledit témoin a raconté qu’il a appris le coup de force du 16 septembre 2015 par les ondes.

Il aurait échangé là-dessus avec des amis et s’est retrouvé inculpé. Interrogé par le président du tribunal à l’issue de son récit, il fera savoir qu’il connaît et collabore sur le plan du renseignement avec le général Bassolé. Il aurait échangé au téléphone avec l’officier six à sept fois pendant les événements.

Le parquet a trouvé là, l’occasion d’en savoir plus sur le contenu des communications. Mais à la lecture des retranscriptions de ses appels avec Bassolé, les accusés Hermann Yaméogo et le colonel-major Kiéré, l’adjudant-chef Doh, M. Bila a laissé entendre que les passages lus étaient des éléments nouveaux pour lui.

Lorsqu’un parquetier lui a lu son procès-verbal de première comparution dans laquelle il a informé le Centre de renseignement et de traitement de l’information (CRTI) de la gendarmerie que Djibrill Bassolé s’intéressait particulièrement à la situation à l’ex-RSP et de ce fait serait impliqué dans le putsch, Bénédicte Jean Bila a indiqué que cela relevait de son analyse.

Il en est de même des déclarations selon lesquelles, Hermann Yaméogo serait le planificateur du coup d’Etat, Léonce Koné le bras financier, sans oublier le colonel Yacouba Ouédraogo. Invité à réagir au récit du témoin, l’accusé Me Hermann Yaméogo signifiera que Bila a vu juste en disant qu’il est un défenseur farouche de l’inclusion. «Mais dire que je suis le planificateur, c’est aller trop vite en besogne», s’est défendu Me Yaméogo.

Pour sa part, Léonce Koné a expliqué que ce n’est pas sérieux que le témoin se fonde sur son ancienne fonction de banquier pour dire qu’il est le bras financier.
De son côté, Me Mireille Barry, conseil de la défense, s’est dit surprise que l’accusation se focalise sur les procès-verbaux de Bila en sa qualité de prévenu et non en tant que témoin. «Les éléments qui ont milité à l’inculpation de Bénédicte Jean Bila sont ceux sur lesquels il doit témoigner. Est-ce loyal de le faire témoigner ?

La présence d’un ex-inculpé comme témoin est indécente», s’est indigné Me Dieudonné Bonkoungou, l’un des avocats du général Bassolé. Pour lui, Bila ne peut pas se muer en témoin contre ses anciens coinculpés.
Quant à Me Guy Hervé Kam de la partie civile, il a indiqué que M. Bila n’est pas au procès pour aider à la manifestation de la vérité. Et d’interroger le témoin sur son PV de première comparution.

«Si Jésus comparaît, je lui poserai des questions…»

L’ancien agent de renseignement ayant confirmé ses déclarations alors qu’il dit les avoir faites dans la peur et les circonstances «difficiles» de son arrestation et incarcération, Me Kam en a déduit que le témoin a donc menti sous serment. Son confrère Me Séraphin Somé demandera alors au tribunal de tirer les conséquences pour éviter que d’autres témoins viennent après mener les parties en bateau. Mais pour le tribunal, il est trop tôt de parler de fausseté de témoignage.

En attendant, Me Seydou Roger Yamba de la défense a fait observer que Bénédicte Jean Bila, alors inculpé, a fait des dépositions non recueillies sous serment. «Sous le couvert du droit de mentir en tant qu’inculpé, des PV ont été dressés et l’on veut qu’il réitère leur contenu en tant que témoin», a reproché Me Yamba à l’accusation. A cela, le parquet a répondu que la loi n’interdit pas l’usage de tels PV. Mais Me Yamba a rétorqué que la loi dispose que la personne concernée doit être témoin depuis le début de l’instruction et non à la fin.

A la suite de M. Bila, c’est Alidou Savadogo, ancien chef de protocole de Djibrill Bassolé, alors ministre des Affaires étrangères, qui a été entendu. Il a relaté que le 16 septembre 2015, il était avec des amis dans un restaurant. Quand un de ses compagnons a appris qu’il y avait des problèmes à la Présidence du Faso. Il a dit avoir joint son ancien patron qui se trouvait à Koudougou. Ce dernier lui a demandé de remettre les sommes de 1 million FCFA au journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss et 5 millions FCFA à Ismaël Diendéré.

La partie civile a voulu en savoir la destination des sous remis à sieur Diendéré. De quoi outrer Alidou Savadogo qui a du mal à avaler la couleuvre. Articulant difficilement ses mots, il s’octroie le droit d’esquiver les questions des avocats. «En votre qualité de témoin, vous êtes tenus de répondre aux questions», lui indique le président du Tribunal.

«Le Général Bassolé m’a dit de remettre 5 millions FCFA à Ismaël pour des raisons humanitaires, mais j’ignore la destination», a expliqué M. Savadogo, d’un ton relativement élevé. Me Farama lui a signifié qu’il n’a de leçons à donner à personne et lui fait savoir qu’il est dans son rôle de lui poser autant de questions qu’il souhaite. «Je suis catholique mais si Jésus comparaît, je lui poserai des questions… On a vu les accusés faire leur show, maintenant ce sont les témoins qui font les stars», a mentionné l’homme de droit.

La partie civile est revenue sur les conversations téléphoniques entre M. Savadogo et Nicodème Bassolé, neveu du Général, qui a invité le témoin à rejoindre un poste de gendarmerie pour être entendu. Il a dit ne pas se souvenir du contenu de ses échanges avec «Nico». Mais, les avocats pensent que celui-ci aurait demandé au témoin de mentir pour décharger le Général. Le parquet militaire a entonné le même son de cloche. M. Savadogo rappelle qu’il a prêté serment et s’en tiendra à ce qu’il a vu, entendu et fait.

 Jean Philibert SOME
Djakaridia SIRIBIE


«Me Farama, vous n’avez plus droit à la parole !»

Le président du Tribunal a retiré la parole à Me Prosper Farama, à la suite d’un échange empreint de colère entre l’avocat et le témoin Alidou Savadogo. Revenant sur le million de FCFA remis à Damiss, le témoin a affirmé qu’il en possédait «légèrement» plus. Alors Me Farama a voulu savoir ce qu’il a fait avec le surplus. Alidou Savadogo s’est mis dans ses états, car ne comprenant pas l’attitude de l’avocat à s’acharner sur cette question d’argent. «Vous nous prenez pour des cons…», a laissé entendre l’avocat de la partie civile, insinuant que l’ex-inculpé fait semblant d’être énervé. Le président du Tribunal est intervenu et a demandé à Me Prosper Farama de retirer ses propos. Ce dernier lui a opposé un niet, estimant que sieur Savadogo n’a aucune raison de hausser le ton sur les avocats et a demandé au Tribunal d’être juste. «Me Farama, vous n’avez plus droit à la parole !», lui a tout simplement rétorqué le président.

D. S.