Commercialisation du gaz butane : De la nécessité d’une meilleure politique…

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La Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) a arbitré, du 22 au 24 août 2018 à Ouagadougou, un atelier du Groupe Stockage et de distribution sur la chaine logistique du gaz butane. A la clôture des travaux, le jeudi 23 août, les participants ont fait de nombreuses recommandations à l’Association des raffineurs et distributeurs africains (ARA), aux organismes régionaux et aux Etats.

L’atelier de l’Association des raffineurs et distributeurs africains (ARA) sur la chaine logistique du gaz butane arbitré par la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) a fermé ses portes, le 23 août 2018 à Ouagadougou. Les 80 participants venus de dix pays francophones et anglophones d’Afrique ont fait plusieurs constats et recommandations à la clôture des travaux. Pour Daouda Kebe de la Société africaine de raffinerie du Sénégal, les constats faits par les participants sont, entre autres, l’insuffisance des moyens logistiques, des capacités de stockage et d’aménagement portuaire, l’absence de bancs d’étalonnages certifiés pour les compteurs en Afrique de l’Ouest et centrale. A cela, il a ajouté l’insuffisance des politiques de gestion des emballages GPL, de la valeur des consignations, de la traçabilité et de l’interchangeabilité. Les participants ont également indexé la fraude locale et transfrontalière, la non pérennité des politiques de subvention et des prix du butane, la non-conformité des emballages GPL aux normes de fabrication et d’entretien agréées. De ces constats, ils ont recommandé des études nécessaires pour la définition et l’harmonisation du cadre règlementaire et économique permettant de réaliser les infrastructures mutualisés et l’établissement d’un cadre de concertation entre les acteurs du secteur et les gestionnaires des infrastructures portuaires.

L’atelier a également suggéré la sensibilisation des membres de l’ARA à l’importance de ces étalonnages dans le cadre règlementaire, la communication des besoins des opérateurs de raffineries et la réalisation d’une analyse de rentabilité des prestataires de services pour définir l’opportunité d’investissement. Aux dires de Daouda Kebe, en plus des études pour la définition des politiques nationales cohérentes et de gestion des emballages GPL, l’ARA devra faire un point comparatif et historique de l’évolution des différentes politiques de subvention du butane, proposer aux Etats des mécanismes tarifaires durables permettant la rentabilité des investissements. A l’endroit des organismes régionaux, il a été recommandé de définir et d’harmoniser les normes de fabrication et d’entretien des emballages de gaz butane. Les Etats, pour leur part, ont été appelés à mettre en place des dispositifs contraignants en vue de faire respecter les normes et d’éliminer les emballages non conformes.

« Offrir le gaz aux meilleurs coûts »

Le président de l’ARA, Hilaire Kaboré, par ailleurs directeur général de la SONABHY, a signifié que les travaux ont planché sur plusieurs sujets comme la production et le stockage du Gaz pétrole liquéfié (GPL), l’approvisionnement et le stockage du butane, la politique de promotion du GPL au Ghana, la distribution du butane au Burkina Faso et le projet d’élaboration d’une stratégie régionale pour le GPL par la CEDEAO. Les conclusions des échanges, a-t-il dit, sont allées au-delà des attentes, parce que les réflexions ont permis de dégager une feuille de route pour l’ARA et servir à définir rapidement des pistes de solutions. « Au niveau de la disponibilité des produits, nous avons pu faire le point de ce qui est disponible et comment nous sommes approvisionnés », a-t-il dit. La zone de l’Afrique de l’Ouest, a poursuivi Hilaire Kaboré, ne consomme pas la moitié du potentiel disponible, mais des améliorations sont nécessaires dans les circuits commerciaux pour permettre à tous de profiter de cette disponibilité à de meilleures conditions. Au titre des installations de stockage, qui sont nécessaires au développement des échanges commerciaux, a renchéri le DG de la SONABHY, l’association est convaincue que des efforts doivent être faits pour l’amélioration de la distribution du gaz. « Sur la résultante d’un ensemble de charges dans la chaine de l’approvisionnement, des réflexions seront faites pour se donner les moyens d’offrir le gaz aux meilleurs coûts aux consommateurs », a conclu M. Kaboré. Une visite du dépôt pétrolier de Bingo à quelques encablures de Ouagadougou par les participants est prévue aujourd’hui 24 août 2018.

Christelle GOMBRE (Stagiaire)

BM :le vice-président pour l’Afrique encense le partenariat avec le Burkina

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Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a accordé une audience au vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Hafez Ghanem, le lundi 20 août 2018 à Ouagadougou. Les deux personnalités ont échangé autour des projets de développement que l’institution financière subventionne au Burkina Faso.

Le nouveau vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Hafez Ghanem, installé dans ses fonctions, le 1er juillet 2018, séjourne au Burkina Faso, les 20 et 21 août 2018. Le 21 août, il a été reçu en audience par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, à la primature. Avec le chef du gouvernement burkinabè, ils ont échangé sur le partenariat entre le pays des Hommes intègres et l’institution de Bretton Woods. Et à en croire le représentant de la Banque mondiale, cette collaboration est «très importante». A sa sortie d’audience, M. Ghanem a confié qu’ils ont évoqué les priorités de développement du Burkina Faso et ce que la Banque mondiale peut faire pour le soutenir et continuer à financer les projets importants pour son développement. « Nous avons parlé de l’importance du développement humain, des secteurs sociaux, des investissements dans la santé, surtout maternelle infantile et l’éducation », a-t-il indiqué. Les échanges ont aussi concerné les besoins infrastructurels, énergétiques, d’eau et d’assainissement, à travers notamment les projets financés par la Banque mondiale dans ces domaines, selon ce qu’il a laissé entendre.

« Nous avons également parlé de l’importance de créer plus d’opportunités pour la jeunesse et de développer l’économie numérique », a-t-il ajouté. In fine, a-t-il soutenu, les échanges ont touché les questions d’agriculture et de sécurité alimentaire. Le vice-président pour l’Afrique a, par ailleurs, rappelé que son institution a comme vocation, la lutte contre la pauvreté et le soutien du développement économique de ses partenaires étatiques. Hafez Ghanem a ensuite apprécié les « efforts que le gouvernement burkinabè met pour assurer la croissance et le développement du pays ». Le Burkina Faso est membre du groupe de la Banque mondiale depuis 1963 et, d’après les mentions du communiqué de presse sur la visite du représentant de la Banque mondiale, le pays est bénéficiaire pour la période 2018-2023 d’un portefeuille financier de 2,3 milliards de dollars US (soit un peu plus de 1 000 milliards de F CFA) pour l’exécution d’une trentaine de projets.

Fabé Mamadou OUATTARA

Commercialisation du gaz butane

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La Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) arbitre du 22 au 24 août 2018 à Ouagadougou, un atelier du Groupe de stockage et de distribution sur la chaîne logistique du gaz butane. L’ouverture des travaux qui regroupe les acteurs des maillons de la chaine de raffinage, de l’importation, du transport, de la mise en bouteille, de la fiscalité et des autres modes de consommation du gaz, a eu lieu le mercredi 22 août 2018.

L’Association des raffineurs et distributeurs africains (ARA), anime un atelier sur la chaîne logistique du gaz butane, du 22 au 24 août 2018 dans la capitale burkinabè. La Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) qui arbitre cette activité a procédé à l’ouverture des travaux, le mercredi 22 août 2018. A cette occasion, le directeur général de la SONABHY, Hillaire Kaboré, par ailleurs président de l’ARA a indiqué que l’atelier s’inscrit en droite ligne des ambitions et de la vocation de l’ARA de travailler à mettre à la disposition de ses membres les outils nécessaires pour le développement du secteur aval pétrolier africain. Il a précisé que les travaux de l’atelier sont conçus pour couvrir tous les maillons de la chaine de raffinage, de l’importation, du transport, de la mise en bouteille, de la fiscalité et des autres modes de consommation du gaz butane. Premier atelier du genre pour l’ARA, a poursuivi M. Kaboré, Il a précisé que l’atelier se veut une plateforme de discussion, d’élaboration de fondation pour des politiques et de développement de meilleures pratiques pour tous les pétroliers.  A l’entendre, M. Kaboré a rassuré que  les travaux  de coordonner les initiatives et de prévoir de solutions sur le long terme.

Du bon gaz à coût abordable

«L’ARA, qui ambitionne être une force de propositions et de plaidoyers pour les décideurs du continent, est un cadre d’opportunités, de participation et de mise à disposition d’informations et de la documentation utile à ses membres », a-t-il dit.  Le DG de la SONABHY a ajouté que l’ARA se penche dans ses dernières années, sur des sujets spécifiques qui requièrent des questions particulières. Pour lui, des efforts sont faits pour la promotion de la consommation du gaz butane dans les pays africains en ce sens que l’ARA a décidé d’accompagner cette dynamique en posant la réflexion sur l’ensemble des maillons de la chaine logistique afin de mettre le produit à la disposition du consommateur dans les meilleures conditions.  Pour sa part, le secrétaire général, Boubacar Traoré, représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, a signifié que cette rencontre permettra aux raffineurs et distributeurs africains de se pencher sur un certain nombre de questions en lien avec la tarification, la mise en bouteille, les questions de sécurité du produit, et les nouvelles perspectives par rapport à son usage dont la manipulation nécessite du matériel et des outils de qualité. « S’il est vrai que l’importance du gaz dans le développement économique et social du Burkina Faso n’est plus à démontrer, il est tout aussi important de se pencher sur la question liée à l’approvisionnement et à la qualité», a estimé M. Traoré. Cela suppose, a-t-il poursuivi, que les coûts liés à la fourniture du gaz soient maîtrisés en tenant compte des réflexions et enjeux de la performance économique, ainsi que de la qualité du service rendu aux usagers. « Nous ne doutons pas que de vos échanges sortiront des solutions innovantes et adaptées à l’ensemble du système de raffinage et de distribution en terme de chaine logistique », a conclu M. Traoré.

Christelle GOMBRE (Stagiaire)

Financements de la Banque mondiale

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu, le mardi 21 août 2018, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez Ganhem. Les deux personnalités ont fait le point des actions de la Banque au Burkina Faso et de ses futurs investissements dans les secteurs prioritaires de développement du pays.

Au deuxième jour de son séjour au Burkina Faso, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez Ganhem a été reçu en audience, le 21 août 2018 par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. A sa sortie d’audience, M. Ganhem a soutenu avoir rencontré le chef de l’Etat, dans l’optique de revoir les priorités du Burkina Faso et le rôle que la Banque mondiale doit jouer pour lutter contre la pauvreté et améliorer la croissance économique. « J’ai choisi le Burkina comme pays prioritaire à visiter compte tenu de la nature de nos relations et vu les efforts fournis par le gouvernement burkinabè dans la réalisation des réformes mais aussi à cause de la qualité de notre portefeuille et le taux d’exécution de nos projets », a-t-il précisé. Et de poursuivre que les échanges ont permis de passer en revue les projets de la Banque mondiale déjà existants au pays des Hommes intègres et pour lesquels Roch Marc Kaboré a exprimé sa satisfaction. Cette rencontre, a-t-il dit, a aussi été l’occasion d’examiner les projets futurs selon trois principaux axes identifiés. Le premier axe, selon Hafez Ganhem, est celui des projets regroupés dans le domaine de l’éducation, de la santé et de la nutrition. « Le président a souhaité que la Banque investisse dans ces domaines afin d’améliorer leur qualité», a-t-il relevé.

Pour le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, le second axe est celui de l’emploi.  « A ce niveau, il est question d’identifier les secteurs porteurs et de situer le rôle que doit jouer la Banque mondiale dans la croissance, le développement et la création d’emploi », a-t-il signifié. Quant à la question de l’énergie, il s’agira, a poursuivi Hafez Ganhem, de voir avec le gouvernement et le secteur privé quels sont les moyens à mettre en œuvre pour atteindre l’objectif du gouvernement qui est de doubler l’accès à l’électricité d’ici à 2020 et de réduire son coût. A l’entendre, la question du développement de l’économie digitale, à travers l’implication des acteurs burkinabè afin d’améliorer la qualité des services de télécommunication et la baisse des prix seront également au cœur des actions du deuxième axe de la coopération.
Le secteur de la sécurité constitue le troisième axe. « Il s’agit d’explorer le lien sécurité et développement, c’est-à-dire voir comment le développement peut contribuer à instaurer plus de sécurité », a-t-il expliqué. A ce niveau, a conclu le vice-président de la Banque mondiale, il est question de la création d’emplois, de la réduction de la pauvreté, de l’amélioration des services de l’Etat dans les zones reculées afin de donner plus d’espoir à la jeunesse pour établir un climat de sécurité favorable.

Jean-Marie TOE

Foire du Centre-Nord : 850 petits ruminants et 2 500 poulets à vendre en 72 heuresFoire du Centre-Nord : 850 petits ruminants et 2 500 poulets à vendre en 72 heures

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En prélude à la fête de la Tabaski, la IVe édition de la foire commerciale régionale du Centre-Nord des petits ruminants, de la volaille et des produits forestiers non ligneux s’est tenue, du 17 au 19 août 2018, à Kaya. 

Pour la 4e fois consécutive, la foire commerciale régionale du Centre-Nord des acteurs de la chaîne de valeur des petits ruminants, de la volaille locale et des produits forestiers non ligneux s’est tenue, du 17 au 19 août 2018, à Kaya. Organisée par la Chambre régionale d’agriculture du Centre-Nord, avec l’accompagnement du projet de Résilience et de croissance économique au Sahel, croissance accélérée (REGIS-AG) et ses partenaires, ce rendez-vous commercial entend mettre en relation les producteurs de petits ruminants, de la volaille locale et des produits forestiers non ligneux avec les acteurs de la commercialisation, de la transformation et des consommateurs.
Elle vise également à permettre aux producteurs et commerçants de volaille et petits ruminants de vendre leurs produits.

Ainsi, pendant trois jours, les producteurs venus des provinces du Bam, du Namentenga et du Sanmatenga ont exposé à la place de la mairie de Kaya de la volaille, des petits ruminants, des produits avicoles, des matériels d’élevage, des intrants zootechniques et vétérinaires, des produits forestiers non ligneux, etc. Intervenant au nom des producteurs, lors de la cérémonie de lancement de la foire, le président de la Chambre régionale d’agriculture (CRA) du Centre-Nord, Adama Kinda, a salué l’organisation de cette activité. A l’en croire, cette rencontre commerciale est une opportunité pour les producteurs et les commerçants. « Durant ces trois jours, chacun aura l’opportunité de faire de bonnes affaires ; de nouer des contacts pour des partenariats futurs ; de connaître les offres de services des institutions de micro-finance, des banques et des téléphonies mobiles ; de mieux connaître les partenaires au développement », a-t-il indiqué.  Pour le représentant de l’Agence américaine de développement international (USAID), Modibo Traoré, l’organisation de la foire constitue une excellente plateforme qui doit pouvoir permettre aux participants de réaliser d’importantes ventes directes mais aussi de nouer des liens commerciaux solides et durables. «Cette foire est un rendez-vous d’affaires qui devra permettre à tous les acteurs de nouer des contrats commerciaux rentables pour tous. Il devra aussi permettre d’enrichir les carnets d’adresses pour une collaboration future entre producteurs et acheteurs à travers des partenariats « gagnant-gagnant » au profit de l’ensemble des acteurs », a-t-il soutenu.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre des Ressources animales et halieutiques, la gouverneure du Centre-Nord, Nandy Somé/Diallo, a relevé que cette foire s’inscrit dans le cadre du renforcement de la résilience des communautés vulnérables qui sont au cœur des priorités nationales.
Elle dit être convaincue que cette initiative sera non seulement d’un apport certain au secteur de l’élevage mais aussi aux autres secteurs de l’économie rurale tout entière. «Je ne doute pas un seul instant que la foire de Tabaski au regard des engagements et de la détermination des acteurs qui l’animent deviendra très vite un rendez-vous de référence en matière de commercialisation de petits ruminants et de volaille chaque année à Kaya et le département de l’élevage travaillera à l’accompagner et à la pérenniser », a-t-elle lancé. Aux dires de Mme Somé, 850 petits ruminants et environ 2 500  poulets sont attendus à cette IVe édition de la foire.
Outre les discours, prestation musicale et visite des stands ont constitué les temps forts de la cérémonie de lancement de la foire.
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Timothée SOME
timothesom@yahoo.fr

Hommage à Salifou Diallo: L’architecte de l’agriculture burkinabè

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Salifou Diallo était l’une des personnalités qui a porté une attention particulière au monde paysan. L’introduction de la petite irrigation villageoise, l’organisation des agriculteurs et la réalisation de nombreuses retenues d’eau à travers le pays sont, entre autres, des actions de l’illustre disparu.

Cela fait déjà un an que Salifou Diallo a fait ses adieux au monde des vivants. Mais, le monde paysan de façon  générale n’oubliera pas de sitôt les actions de l’illustre disparu. Le Directeur régional (DR) du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques du Nord, Adama Boro, est de ceux-là qui reconnaissent les mérites de l’homme. « Nous rendons un vibrant hommage à l’illustre regretté, Salifou Diallo, pour tout ce qu’il a fait pour le secteur agricole. Au niveau de la région du Nord, les réalisations qu’il a eu à faire sont énormes et  constituent des éléments de repère pour le monde agricole. Nous sommes dans une région où les conditions agro-climatiques sont assez difficiles, nous avons des pluviométries assez capricieuses », signifie-t-il. Connaissant toutes ces réalités, poursuit-il, et malgré qu’il ne soit pas un agronome pur, l’instinct de Salifou Diallo l’a amené à déployer toute une batterie d’actions au profit de la région du Nord,  du Burkina Faso et même au-delà du pays.

Il a eu à développer, se souvient le DR, le programme du développement de la petite irrigation villageoise, autour des années 2002-2003, pour faire en sorte qu’en saison sèche, sur la base de la maitrise de l’eau et par la mise à disposition des équipements matériels  et  logistiques,  notamment les motopompes à pédales, il y ait une grande production de maïs, de niébé et d’autres cultures maraîchères à travers le pays.  Cette opération, renchérit M. Boro, a permis de mettre en valeur d’importantes superficies sur l’ensemble des 13 régions du Burkina Faso et cette expérience a été bénéfique pour d’autres pays de la sous-région comme le Mali et le Niger. En plus de cela, mentionne-t-il, Salifou Diallo a eu à développer des infrastructures de mobilisation de l’eau à savoir, les barrages, les boulis et les forages manuels dans des endroits où l’on ne peut pas réaliser des barrages qui servent de point d’irrigation  en saison sèche.

Ce qui fait que dans la région du Nord par exemple, affirme-t-il, l’on constate une grande production de légumes et de tubercules durant la contre-saison. Au-delà de cet acquis, appuie M. Boro, feu Salifou Diallo a eu à mettre à son point d’honneur, d’autres types d’aménagements et de conservations des terres, c’est-à-dire les techniques liées à la meilleure production comme les fausses fumières pour augmenter le niveau de fertilité des sols. « L’on se souvient également qu’après la période du Programme d’ajustement structurel (PAS), il y avait une sorte de stagnation de recrutement particulièrement dans le secteur agricole. Mais, par l’engagement de Salifou Diallo, il y a eu un regain de recrutement de beaucoup de jeunes dont nous faisons partie pour assurer la relève au niveau du département en charge de l’agriculture. C’est quelqu’un qui avait de la vision. Nous invitons tous les acteurs du monde agricole à travailler pour pérenniser ses actions», souligne-t-il.Des

actions mémorables

L’ex-président de la chambre régionale d’agriculture (CRA) du Nord, Idrissa Dominique Barry, a également en mémoire les actions de l’homme dans le domaine agricole. Dans la même lancée, il avoue qu’il a eu une touche particulière dans l’organisation des producteurs. Il a été à la base de l’organisation du monde rural, à travers la création de la Confédération paysanne du Faso (CPF), se rappelle-t-il. « Salifou Diallo a soutenu la mise en œuvre des Chambres régionales d’agriculture (CRA). Ensuite, il s’est battu pour le foncier pour que les producteurs ou éleveurs accèdent à des terres. La troisième action est qu’il a mis un point d’honneur pour la mobilisation de l’eau », soutient M. Barry. Pour lui, le regretté s’était engagé pour qu’il y ait suffisamment de barrages au Burkina Faso. « Il est allé même à concevoir des barrages souterrains au Sahel qui consistent à barrer grâce à du béton, l’intérieur du sol, de telle sorte que l’eau remonte et toute la nappe phréatique est alimentée, pour régénérer les espèces végétales  à des rayons de dizaines de kilomètres », explique l’ex-président de la CRA du Nord.

Le barrage de Guitti dans la commune de Séguénéga est l’une des grandes infrastructures que le défunt a réalisées dans la région du Nord. Le maire de la commune de Séguénéga, Rasmané Belem, se réjouit de l’importance de l’ouvrage pour sa commune : « Grâce à ce barrage, nous aurons maintenant beaucoup d’eau potable qui doit alimenter les villes de Ouahigouya, Séguénéga et les villages environnants. L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) est en train de faire les démarches pour opérationnaliser cela d’ici le début de l’année 2019 ». Aussi, signale-t-il, ce barrage profite à des centaines de personnes en termes d’aménagements pour la culture de contre-saison. Et de commenter : « Nous retenons de l’homme quelqu’un  qui travaillait beaucoup, qui disait la vérité et qui mobilisait beaucoup les populations. Sa mort a créé un grand vide ». L’agent forestier à la retraite, Mahamadi Sawadogo, est un ancien gérant de la ferme de feu Salifou Diallo, située à Tiou, à 13 kilomètres de Ouahigouya, où il faisait la culture fourragère, des haies vives et l’élevage. Il se souvient des actions de l’homme dans le domaine de l’environnement.  « J’ai eu à côtoyer Salifou Diallo, puisqu’il fut mon ministre en  2000. Malgré son passage très bref à l’environnement, il a beaucoup fait pour ce département. Premièrement, au temps de la Révolution, les étudiants burkinabè qui sont revenus de Cuba, surtout ceux qui étaient dans le domaine forestier ont été tous intégrés dans le ministère,  sous sa coupe. La deuxième chose que je retiens de lui, c’est la création du corps des inspecteurs des Eaux et forêts », confie-t-il.

Kowoma Marc DOH
kowomadoh@gmail.com

Direction générale des impôts : Une nouvelle approche pour élargir l’assiette fiscale

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La direction générale des impôts a entamé une formation le 13 août à Koudougou qui devrait aboutir à l’élaboration et à la validation de nouveaux outils de collecte des données dans le cadre  du recensement fiscal 2018.

Dans le souci d’élargir l’assiette fiscale et d’avoir des impositions justes et un recouvrement optimal des recettes fiscales,  la direction générale des impôts a identifié le recensement fiscal comme une activité importante de collecte des informations nécessaires à cet effet. Aussi, dans le  cadre de l’appui du projet Gouvernance économique et participation citoyenne, il est prévu un recensement fiscal exhaustif des contribuables dans les régions du Centre et des Hauts-Bassins avant la fin de cette année 2018. Cette opération de recensement permettra à la DGI de corriger les insuffisances des expériences passées. Selon le directeur général des impôts, les contribuables sont estimés à 100 000 au Burkina Faso,  pour une population estimée à 18 millions d’habitants. Au regard de ces chiffres, il est évident que des efforts doivent être faits pour ce qui concerne le recensement fiscal car soutien t-il, ce chiffre doit être multiplié par deux ou trois à la fin du recensement qui débutera bientôt dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, principales villes d’activités commerciales dans un premier temps, avant de s’élargir aux autres villes du pays.

L’atelier de Koudougou est initié afin de permettre à la DGI et au consultant recruté pour cette opération de recensement, de s’accorder sur le déroulement de l’opération, les différents  outils de collecte des données  et surtout que celles-ci aient la même compréhension des termes du contrat et des différents produits à livrer. Il devra également permettre à la DGI de définir de concert avec le prestataire,  le périmètre des informations utiles et nécessaires à recueillir afin de permettre de localiser les contribuables, les activités, ainsi que les biens imposables. C’est pourquoi, les participants à cet atelier de formation  se sont vus assignés comme objectif principal, l’élaboration  et la validation des outils qui vont servir à la collecte des données.
De façon spécifique, il s’agira pour les participants d’élaborer les fiches de collecte des données exprimant clairement les besoins des informations; de définir les formats dans lesquels les informations devront être recueillies,  de définir les éléments d’identification et de localisation des contribuables  et enfin d’élaborer des manuels ou guides pour chaque intervenant que sont les coordonateurs, les superviseurs, les contrôleurs, les agents recenseurs,  les utilisateurs des données du recensement. Les participants à cet atelier sont constitués des membres du comité interne de suivi du recensement fiscal et les représentants du consultant.

La quarantaine de participants se sont répartis en quatre commissions au sein desquelles ils vont travailler sur les outils de collectes des données,  les questions cadastrales fiscales relatives au recensement fiscal, les questions informatiques liées au recensement fiscal, et la quatrième commission va se charger des questions relatives à la communication.  Pour le directeur général des impôts, il convient de rappeler que dans le cadre de l’appui à sa politique de mobilisation des recettes intérieures et de gestion de la dépense publique, le gouvernement du Burkina Faso a bénéficié d’un financement de la Banque mondiale pour la mise en œuvre du Projet gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC). Et c’est grâce à ce projet financé par la Banque mondiale que l’opération de recensement fiscal va pouvoir être une réalité d’ici la fin de l’année. Aux dires de M. Adama Badolo, l’objectif de développement du projet est de renforcer la mobilisation des ressources intérieures et d’améliorer l’utilisation des ressources publiques par le renforcement des mécanismes de redevabilité, des systèmes de collecte des ressources et de gestion des dépenses publiques.

François KABORE

Plan International Burkina bureau de Koupéla

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L’ONG Plan International Burkina bureau de Koupéla a organisé, un atelier de la revue annuelle de ses projets et programmes, le mercredi 1er août 2018 à Koupéla. 
Plan International Burkina a élaboré un plan stratégique articulé sur sept axes et qui constitue le référentiel de base pour la planification des projets et programmes dont la mise en œuvre est réalisée annuellement. Afin de garantir la qualité de  ses interventions et conformément à la politique d’amélioration de la qualité et d’influence des programmes, une revue annuelle des projets et programmes est réalisée chaque année. Pour cette année 2018, c’est Koupéla qui a abrité la rencontre, le mercredi 1er août 2018. Cet atelier avait pour objectif d’évaluer le niveau de réalisation des objectifs de son plan stratégique 2016-2020 et tirer les enseignements pour améliorer la mise en œuvre de ce plan stratégique en 2019. Selon la directrice de l’ONG Plan International Burkina/bureau de Koupéla, Awa  Kafando, l’objectif recherché a été atteint malgré les difficultés rencontrées.
« Nous sommes très satisfaits des résultats que nous avons pu atteindre en termes de mobilisation des ressources et en termes d’exécution physique. Nous sommes à 100% de la mise en œuvre grâce au concours de tous nos partenaires qui se sont engagés  malgré les difficultés que nous avons vécues», a-t-elle dit. Pour la question de la fusion de Plan International Burkina et l’ONG Born fondaine, Mme Kafando a expliqué : « nous sommes deux ONG qui poursuivons les mêmes objectifs. Nous avons estimé qu’ensemble nous serons forts et réaliserons plus d’impacts dans les projets, car Plan Burkina verra désormais ses portefeuilles s’augmentés. »  Pour cette année 2018, l’ONG Plan International Burkina bureau de Koupéla a mobilisé un budget de 91 468 077 de F CFA et exécuté 92 191 100 F CFA soit un taux d’exécution de 101%. Pour le gouverneur du Centre-Est, Antoine Ouédraogo, par ailleurs président de la rencontre,  Plan International Burkina/bureau de Koupéla apporte une contribution énorme à l’amélioration des conditions de vie de la population. « C’est fort de de cette contribution que nous avons effectué le déplacement pour féliciter Plan pour  ses missions », a-t-il confié.
Amédée W. SILGA

Lutte contre l’insécurité alimentaire : Le PAM débloque 20 milliards de F CFA pour le Burkina

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Le  Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a reçu en audience, le directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM), Abdou Dieng, le vendredi 10 août 2018, 
à Ouagadougou.
Le directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM), Abdou Dieng, a, au cours de l’entretien qu’il a eu avec le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba,  le vendredi 10 août 2018, à Ouagadougou, abordé la question inhérente à la période de soudure. Il a informé que le PAM assistera  plus de 600 000 personnes au Burkina  Faso en nourriture et en argent pour acheter des vivres. Ce sont au total 20 milliards de F CFA qui sont consacrés par le PAM à ce titre. Le Premier ministre et son hôte ont abordé le programme de résilience dans les pays du Sahel qui vise à les aider à sortir du cercle vicieux de la famine durant la période de soudure.
«Cela demande beaucoup d’investissements à l’avance sur quelques années  pour que, même si des situations difficiles causées par des chocs climatiques surviennent,
les populations restent résilientes et se prennent en charge elles-mêmes», a expliqué  Abdou Dieng. Il a ajouté que ce programme est en train d’être articulé aussi bien au Burkina que dans les pays comme le Niger, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.  M. Dieng a édifié aussi son hôte sur les  initiatives prises dans le cadre des objectifs du développement durable  au niveau de  l’objectif 2, qui consiste à éliminer la faim dans le monde. «Pour le cas du Burkina Faso, un plan stratégique a été élaboré et quasiment finalisé et  va être présenté à notre conseil d’administration au mois de novembre. Une fois adopté,  nous allons conduire ce programme sur les cinq prochaines années», a-t-il précisé.
Téné Bénédicte OUEDRAOGO (Collaboratrice)

Coopération: Le Premier ministre de Sao-Tome en visite à Ouagadougou

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Le chef du gouvernement de la République de Sao-Tome et Principe, Patrice Trovoada, est en visite au Burkina Faso. Il est arrivé à Ouagadougou dans la matinée du samedi 11 août 2018. 
L’avion transportant le Premier ministre de la République de Sao-Tome et Principe, Patrice Trovoada, a atterri à l’aéroport international de Ouagadougou, aux environs de 9 h 30 mn, le samedi 11 août 2018. Il a été accueilli par son homologue burkinabè, Paul Kaba Thiéba, et quelques membres de son gouvernement. Après une demi-heure d’entretien entre les deux personnalités au salon d’honneur, Patrice Trovoadaet sa délégation se sont rendus à son pied-à-terre au quartier Ouaga 2000. Cette visite va certainement donner un coup de fouet à la coopération bilatérale qui date de plus de 30 ans. L’accord général de coopération économique, scientifique, technique et culturelle entre le gouvernement du Burkina Faso et celui de la République démocratique de Sao Tome et a été signé le 13 juillet 1984 à Sao-Tome et Principe.
Le protocole relatif à l’organisation et le fonctionnement de la grande commission mixte de coopération économique, scientifique, technique et culturelle entre les deux Etats et l’accord commercial ont également été signés à la même date.  Depuis la visite d’amitié et de travail du président de Sao- Tome et Principe,  Miquel Anjos Trovoada, effectuée au Burkina Faso du 28 au 31 mars 1994, la coopération bilatérale attend d’être dynamisée.
Situé en Afrique centrale, dans le golfe de Guinée, à 239 km (Săo Tome) des côtes du Gabon et 216 km (Principe) de la Guinée équatoriale, Sao-Tomé et Principe est un Etat insulaire  de 1001 Km2. Le Portugais et le Créole sont les langues officielles. En 2016, la population était estimée 199 910  habitants, selon la Banque mondiale.  Riche en pétrole, les réserves sont évaluées à deux milliards de barils.  L’actuel président de la République est Evaristo Carvalho.
Karim BADOLO