Une cagnotte de 178 millions de F CFA pour Ousmane Zango et Ibrahim Sanfo

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La Loterie nationale du Burkina (LONAB) a remis,  le mardi 7 août 2018 à Ouagadougou, des lots aux heureux gagnants du 4+1 au PMU’B du 29 juillet dernier, Ousmane Zango et Ibrahim Sanfo.  Les deux « chanceux » se partagent la somme de 178 millions de F CFA.

Les dieux de la chance étaient avec Ousmane Zango et Ibrahim Sanfo,  le mercredi 29 juillet 2018. En effet, ils sont les heureux gagnants du 4+1 de ce jour et empoche chacun plus de 89 242 000 F CFA. La cérémonie officielle de la remise  des gains  aux deux chanceux a eu lieu,  le mardi 7 août 2018 à Ouagadougou. Pour gagner la coquette somme, le  bénéficiaire Ousmane Zango, par ailleurs instituteur, a confié avoir  misé 7 200 F CFA. Quant au  second gagnant, un étudiant, c’est grâce à la somme de 600 F CFA qu’il est, aujourd’hui, millionnaire.  Ousmane Zango, très enthousiaste, a remercié d’abord Dieu pour lui avoir permis  de remporter ce gros lot avant de dire toute sa joie en ce jour. Il a fait savoir que la somme reçue sera utilisée  pour accompagner la jeune génération. « En tant qu’instituteur, j’ai une grande affection pour les enfants, je vais donc les accompagner pour la réalisation de certains projets », a-t-il soutenu. Pour la directrice régionale de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) du Centre, Gwladys Yaméogo, sa structure, conformément à son slogan, « Les lots aux heureux gagnants, les bénéfices à la nation entière » ne cesse de faire des heureux millionnaires sur le territoire burkinabè. « Les gains de ce genre peuvent contribuer à accroître l’économie du pays à travers des créations d’emplois », a renchéri le directeur général de la LONAB, Simon Tarnagda. A cet effet, il a laissé entendre que les nouveaux millionnaires bénéficieront de l’accompagnement de la maison de l’Entreprise afin que leur gain puisse être utilisé à bon escient. Tout en souhaitant bonne chance aux différents parieurs,  le DG de la LONAB,  les a invités à toujours tenter leurs chances avec des sommes raisonnables. «La chance n’a pas peur des gros paris mais des chanceux», a-t-il  conclu.

Mariam ZOUANGA
Alex SOME (Stagiaires)

Financement des entreprises

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La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) organise depuis mi-juillet, une caravane d’appui-conseil aux entreprises dont la clôture a eu lieu,  le mercredi 8 août 2018, à Ouagadougou, dans la région du Centre. Rencontres B to B, consultations juridiques, échanges avec le fisc, communications sur les services de promotion et de financement des entreprises sont les activités inscrites dans la tournée de la  CCI-BF.

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) veut assurer un accompagnement rapproché aux opérateurs économiques locaux. A cet effet, elle organise depuis le 17 juillet 2018, une caravane d’appui aux entreprises dans les 13 régions du Burkina Faso.
Le bouclage de cette tournée a eu lieu dans la région du Centre,  le 8 juillet 2018, à Ouagadougou.
Selon le vice-président de la Chambre consulaire régionale du Centre, Moussa Traoré, cette initiative de la CCI-BF s’inscrit dans une nouvelle dynamique d’offres de service de proximité aux opérateurs économiques dans toutes les régions du Burkina Faso.  Au cours de cette journée de sensibilisation, les acteurs économiques et les élus consulaires de la région du Centre auront  droit à des consultations juridiques offertes par l’Ordre des avocats, des échanges avec l’administration fiscale, a précisé M. Traoré. Ils bénéficieront également, a-t-il ajouté, des rencontres B to B et des communications sur les opportunités de financement et d’accompagnement offertes par les partenaires de la chambre du commerce.
Le président de la Chambre consulaire régionale du Centre, Hamidou Ouédraogo,  a,  pour sa part,  salué la tenue de cette activité dans son ressort territorial. Car, a-t-il indiqué, la caravane permet  d’instaurer un climat de confiance et de riches échanges entre le fisc, les structures d’appuis-conseils et de financement des entreprises  et les acteurs économiques.

Un bilan « positif »

Dans la même lancée, le gouverneur du Centre, Sibiri Ouédraogo,  a souligné l’importance de cet exercice d’appui-conseils aux opérateurs économiques de sa région. Pour M. Ouédraogo, le développement de toute région, quelle que soit sa dimension, passe nécessairement par une économie locale performante, qui ne peut se réaliser sans des acteurs économiques bien outillés.
Faisant le bilan de cette caravane d’appui aux entreprises, le représentant de la CCI-BF, Tinto Boureima, a indiqué qu’il est « plus que positif », au regard de l’engouement et de l’adhésion des acteurs du secteur privé des régions à l’initiative. A l’en croire, la principale préoccupation posée par les hommes d’affaires du niveau local reste l’éternelle question du financement mais aussi de l’accès à l’information sur les opportunités d’accompagnement. A l’issue de cette première expérience au niveau régional, la chambre du commerce envisage la rééditer au niveau des 45 provinces.

Mahamadi SEBOGO
Nadège Doumi (stagiaire)

Allô, allô, encore le réseau !

Pour commencer, posons déjà les questions de l’équation à plusieurs inconnues : qu’est-ce qui se passe avec nos réseaux de téléphonie mobile ? Y a-t-il au moins quelqu’un pour répondre aux causes de nos désagréments ? Y a-t-il un cahier des charges qui régit l’activité de ces entreprises ?  Y a-t-il des sanctions en cas de non-respect de ce cahier des charges et sont-elles appliquées ? Pourquoi nous grugent-ils si impunément, sans excuses ni remords ? Pourquoi ce sont toujours les consommateurs qui paient la facture de la bavure téléphonique ? Pendant qu’on ne peut pas appeler son voisin à dix mètres, ils nous harcèlent jusqu’au fond de nos rares sommeils avec des SMS à des heures indues. Pendant que le réseau se défait en pleine communication, ils nous bombardent de messages publicitaires sur des promos aux minus bonus. Pendant que le réseau se fait rare même sous un pilonne émetteur, ils vantent chacun leur mérite sans la moindre gloire.
Les réseaux de téléphonie mobile ont tellement évolué que vous pouvez appeler, sans que l’on ne vous décroche. Pourtant ça sonne ! Non, on ne peut être performant et traîner de telles carences ; on ne peut pas être un leader et se comporter comme un « pubère » du secteur. Quand on est premier, on n’est pas derrière, en tête de la queue. Pour une session de connexion internet, c’est une séance de torture morale et une perte du temps précieux qui fuit. Il ne suffit pas d’avoir les plus belles publicités pour avoir le meilleur réseau. A quoi cela sert-il d’être l’ « entreprise citoyenne » qui donne du bout des doigts pour tout reprendre à deux mains sans réseau. Le leadership ne se colmate pas avec du verbiage inutile ; on ne fait pas dans la dentelle quand on veut avoir un strapontin dans la cour des grands. On ne fait pas dans l’à peu près quand on veut vraiment communiquer.
Et avec ces balbutiements et tâtonnements, on parle de développement comme s’il suffisait de le dire pour l’être. Malgré tous ces désagréments, l’autorité ne semble pas vivre le même calvaire pour réagir. Malgré toutes ces déconvenues qui trahissent le tacite contrat social, le consommateur porte sa croix dans un Etat de droit où le mutisme rivalise de cynisme avec l’indifférence. C’est drôle ! A force de subir ces désagréments, le téléphone portable est devenu un outil précaire à l’efficacité rudimentaire. La téléphonie au Faso n’est plus un luxe, mais le réseau qui lui sert de vecteur en est un. Le téléphone portatif a révolutionné la société moderne mais le secteur qui le régit sous nos tropiques est un pathétique tigre en papier aux abois. C’est parfois ridicule de voir que pour renouer avec le réseau, le consommateur est obligé de grimper dans un arbre ou sur une montagne pour intercepter le « filon » au vol.
 
Avec ce réseau en roseau et en morceaux, quelle urgence peut-on sauver sans perdre la face si ce n’est la vie ? Quelle affaire peut-on conclure sans risque de rupture de contrat, faute de réseau ? En tout cas, depuis que le réseau balance, des cœurs aussi balancent en chœur par-dessus la solitude et les risques de rupture par manque de communication. Depuis que le réseau marche en dent de scie, on ne peut même plus faire craquer la « crudité » belle à croquer. Si seulement, on pouvait nous arracher ces pilonnes encombrants qui surplombent nos têtes pour rien. Si seulement on pouvait nous couper ce réseau impuissant et éphémère et nous laisser en paix. Nous repartirions en arrière pour griffonner des lettres romantiques et touchantes avec les plus belles phrases. Nous nous déplacerons pour nous rencontrer en chair et en os dans un élan empreint de chaleur humaine. Nous nous déconnecterons enfin des réseaux sociaux pour nous réinsérer dans le cocon social et familial du giron tribal. Nous déménagerons dans une société plus accueillante, loin des isoloirs de la communauté émiettée et solitaire du village global perdu. Allô, allô, encore le réseau ! Clément ZONGO clmentzongo@yahoo.fr

Sika Kaboré, épouse du chef de l’Etat : »Pour contrôler le cancer, il faut la détection précoce »

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L’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, a accordé une interview à Sidwaya, le dimanche 5 août 2018 à Ouagadougou, pour tirer les enseignements du  séminaire de haut niveau sur le cancer tenu à Ouagadougou les 01 et 02 de ce mois.  

Sidwaya (S.) : Vous êtes personnellement engagée dans la lutte contre le cancer au Burkina Faso à travers votre Fondation KIMI. Quel est le sens de cet engagement ?
 
Sika Kaboré (S.K.) : La Fondation KIMI existe depuis plus de 10 ans. A l’époque, c’était l’Association d’aide à la santé préventive. Notre objectif est de lutter contre la pauvreté. Nous avons pensé que nous pouvons, à travers la prévention, la sensibilisation des communautés, éviter un certain nombre de maladies. Nous pensons pouvoir aider à lutter contre la pauvreté en ce que, grâce à la prévention, les populations peuvent épargner sur les dépenses destinées à se soigner. Ce faisant, elles peuvent économiser et mettre cette épargne au profit d’activités beaucoup plus productives. C’est ainsi que nous avons commencé et ce, avec comme credo qu’il « vaut mieux prévenir que guérir ».

S : Environ 70% des décès dus au cancer surviennent dans les pays à faible revenu. Comment pouvez-vous expliquer cela?
 
S. K. : Pendant longtemps, l’on a pensé que le cancer était une maladie des pays riches. Alors qu’aujourd’hui, particulièrement en Afrique sub-saharienne, il touche plus de 500.000 personnes par an. Le cancer concerne tous les âges aussi bien les femmes, les hommes que les enfants. Il est la deuxième cause de mortalité dans le monde. Nous pensons que cette maladie augmente à cause de l’évolution de nos modes de vie, mais aussi  en raison des pollutions environnementales auxquelles l’on ne fait pas attention. Un tiers (1/3) des décès sont consécutifs à des cancers causés par cinq facteurs principaux que sont l’obésité, l’alimentation pauvre en fruits et légumes, la sédentarité, le tabagisme et la consommation d’alcool. 25% des cancers sont liés à des infections. Si l’on prend le cas du cancer du col de l’utérus, il est assimilé  à une maladie sexuellement transmissible parce qu’il est causé par un virus transmis par les rapports sexuels.
Dans nos pays, les taux de mortalité sont très élevés parce que les  diagnostics sont tardifs. Lorsque les patients arrivent à l’hôpital, il est déjà trop tard, parce qu’il n’y a pas eu d’actions de prévention et de dépistage. Dans ce cas, la maladie a déjà évolué et le dispositif sur place pour traiter le cancer ne peut plus rien faire.

S : Un séminaire de haut niveau sur la lutte contre le cancer en Afrique s’est tenu les 01 et 02 août 2018 à Ouagadougou. Quelles ont été les conclusions de cette rencontre?
 
S. K. : Il faut savoir que l’objectif principal de cette rencontre sur la promotion de la sensibilisation à la lutte contre le cancer était d’informer et de donner une caisse de résonance à la prévention comme moyen principal de lutte contre le cancer. Il s’agissait de doter des premières Dames, venues à la tête des délégations des experts, d’outils nécessaires qui leur permettront de faire des plaidoyers dans leurs pays respectifs pour que la prévention soit prise en compte dans la lutte contre le cancer.

S : Qu’en est-il des recommandations issues de ce séminaire?
 
S. K. : Au terme du séminaire, nous avons abouti à l’adoption de quatre grandes recommandations, et de la Déclaration de Ouagadougou. Par cette déclaration, il s’agit essentiellement de fédérer l’engagement des parties prenantes pour mener de front la lutte contre cette pathologie qui fait beaucoup de victimes au sein de nos populations. Chaque Première Dame, dans son pays respectif, va renforcer son implication dans la lutte contre le cancer grâce aux outils dont elles ont bénéficiés. Il en sera de même pour le plaidoyer à faire, en faveur de la mobilisation de fonds de lutte contre le cancer, aussi bien au niveau national qu’international. Revenant sur les recommandations, la première porte sur l’adoption de programmes et de plans nationaux de lutte contre le cancer. Il faut mettre en place un plan ou un programme qui permette d’asseoir la stratégie dictant à chaque partie prenante de la lutte, le rôle à jouer. Ces parties prenantes sont  l’Etat, les OSC (Organisations de la société civile), les associations, les communautés et les leaders d’opinion. La deuxième recommandation est celle relative à l’élaboration, l’adoption et l’application de lois spécifiques de lutte contre le cancer. Là également, il faut mettre en place l’arsenal  de textes de lois et de décrets qui vont permettre de prendre en main la lutte contre le cancer. Il y a également des lois qui vont permettre aux populations d’aller vers les centres de santé sans avoir à l’esprit le problème financier. Nous pensons aux textes qui consacrent la gratuité de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein. La recommandation 3 porte sur la construction d’infrastructures dédiées à la cancérologie. Ces institutions construites et équipées mettront en œuvre des dispositifs qui permettront d’accueillir les malades du cancer, les dépister, les diagnostiquer et les prendre en charge.  La recommandation 4 porte sur l’identification de tous les mécanismes pour lever les fonds au profit de la lutte contre le cancer. Vu l’ampleur des dégâts causés par cette maladie, nous devons appeler à une mobilisation, de la même façon que cela s’est fait pour le VIH Sida dans les années 1980.

S : En quoi l’implication des épouses des chefs d’Etat peut-elle être décisive dans la lutte contre la maladie?
 
S. K. : J’ai invité les premières Dames à venir à ce séminaire régional de haut niveau parce que, pour nous, c’était l’occasion de montrer que nous faisons cause commune contre ce fléau aussi bien au niveau régional qu’international. Là où aucune action n’est encore menée pour prévenir le cancer, nous pensons être désormais outillées pour faire le plaidoyer afin que chaque Etat prenne conscience de ce que cette maladie décime nos forces vives, raison pour laquelle les Premières Dames se mettent au premier plan en tant que leaders dans cette lutte contre le cancer. Ce séminaire était l’occasion également de faire un plaidoyer pour l’instauration d’une démocratie sanitaire. Nous pensons également que les premières Dames sont les mieux placées en tant que «mères» de la nation pour porter ce message de démocratie sanitaire qui va permettre aux populations de se déplacer et aller vers des pays africains où le plateau technique de prise en charge de cancer est complet. Nous comptons moins de dix centres de radiothérapie dans les 17 pays membre du groupe Afrique de l’OCI, alors qu’aujourd’hui, la radiothérapie constitue un des maillons de la prise en charge du cancer. Il s’est agi pour elles de défendre des populations des pays qui ne disposent pas encore de moyens techniques suffisants pour leur prise en charge. C’est ce que nous pouvons qualifier de diplomatie sanitaire.

S : Après cette rencontre, quelles sont les actions à entreprendre au niveau national et régional?
 
S. K. : Au niveau régional et dans nos Etats respectifs, il s’agit  de veiller à ce que des mesures soient prises pour favoriser la sensibilisation des populations qui,  elles-mêmes, sont parties prenantes de cette lutte. Au niveau des programmes d’activités des premières Dames, ce sont également des actions qu’elles devraient pouvoir prendre en compte.

S : Il a été estimé à plus de 5 000, le nombre de nouveaux  cas de cancer enregistrés au Burkina Faso. Qu’est-ce qui peut concrètement être fait pour éradiquer ce fléau?

S. K. : Pour éradiquer ce fléau, nous pensons que  la prévention, la détection précoce, et le traitement précoce constituent les trois axes majeurs autour desquelles nous devons nous concentrer. Au Burkina Faso, nos autorités sanitaires ont élaboré depuis 2013, un plan stratégique de lutte contre le cancer qui tient compte de ces axes et qui est mis en œuvre en partenariat avec les organisations non gouvernementales et les associations.

S : Quels sont les résultats engrangés par votre fondation dans la lutte contre le cancer?
 
S. K. : La Fondation KIMI, dès le départ, a compris que pour prévenir le cancer, il faut éduquer et sensibiliser. Il y a beaucoup de comportements alimentaires que nous adoptons qui ne sont pas bons et qui peuvent conduire au cancer. Il y a également des mauvaises habitudes que nous avons qui conduisent au cancer. Je prends par exemple le cas de l’alcoolisme. Il cause, et cela est connu, le cancer de foie. Il faut donc éduquer les populations afin qu’elles sachent que la consommation d’alcool et celles de boissons frelatées  peuvent donner le cancer du foie. Nous savons également que le cancer  du col de l’utérus est causé par un virus sexuellement transmissible. Il faut sensibiliser les populations aux bonnes habitudes pour éviter d’attraper ce virus. Nous luttons aussi contre le tabagisme, car nous savons qu’il cause le cancer du poumon. Là également, il faut sensibiliser les populations pour qu’elles évitent le tabac. Il y a également l’alimentation : il faut manger les légumes et éviter les viandes trop grasses. Nous ne disons pas que si vous vous en tenez à ce comportement, vous n’aurez pas de cancer, parce que la maladie est également génétique et cela est démontré. Nous faisons la promotion des avantages  du dépistage pour amener les gens à se faire dépister pour que le cancer, s’il y a, soit découvert à sa phase naissante. En ce moment, vous pouvez vous soigner sans que cela n’entraîne de grosses dépenses. C’est en cela que le nom de la Fondation KIMI prend tout son sens à savoir «parapluie ou prévention» en langue dioula.

Interview réalisée par
Elélé KANTORO

Espace G5 Sahel : Le tarif du roaming en voie d’harmonisation

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Les experts en charge des télécommunications du G5 Sahel ont tenu, les 2 et 3  août 2018, à Ouagadougou, la réunion du comité de suivi du processus de suppression des frais d’itinérance dans les pays de l’espace. La rencontre a permis d’actualiser la feuille de route et de définir un plan d’actions visant l’opérationnalisation de la suppression des surcoûts sur les appels téléphoniques entre les Etats membres.

Les abonnés des réseaux de téléphonie mobile des pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Mauritanie) pourraient communiquer au même tarif extérieur où qu’ils soient dans l’espace communautaire. C’est la proposition qui sera soumise à l’approbation des instances du G5 Sahel, à savoir le conseil des ministres et la conférence des chefs d’Etat. Communément appelé roaming, les frais d’itinérance sont fixés selon le président du comité technique du suivi, Tontama Charles Millogo, par les opérateurs en fonction de leurs charges. «Le système qui sera mis en place va permettre aux abonnés d’un pays d’aller utiliser de façon aisée leurs abonnements dans un pays autre que leur pays d’origine », a-t-il affirmé. A son avis,  la suppression de ces frais d’itinérance a été voulue par la conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel. C’est pourquoi les experts en charge des télécommunications du G5 Sahel se sont réunis durant deux jours, du 2 au 3 août 2018, dans la capitale burkinabè pour actualiser la feuille de route qui conduira à la suppression et organiser des consultations avec les opérateurs privés de télécoms.

Pour M. Millogo, cette feuille de route proposée par les experts en vue de la suppression des frais d’itinérance devrait être effective dans l’ensemble des pays du G5 à partir de mars 2019. Selon le président du comité de suivi, une telle initiative existe déjà entre le Mali et le Burkina Faso et sera bientôt effectif entre le Niger et le pays des Hommes intègres. L’itinérance ou roaming est une réalité et les prix sont exorbitants pour les abonnés, a reconnu M.Tontama Charles Millogo. Il a expliqué qu’une minute d’appel qui peut coûter 150F pour un abonné burkinabè et  lorsqu’un abonné du Niger vient au Burkina Faso, la facturation est au moins de 500F. Et de poursuivre qu’il s’agit de supprimer ces surcoûts qui seraient liés à ces services d’itinérance afin qu’un abonné du Burkina Faso puisse communiquer à 150F/mn, au même coût qu’un abonné du Niger s’ il séjourne dans un pays du G5 Sahel  et vice versa. «Cette suppression dont l’objectif est de contribuer à la sécurisation et au développement de l’espace va aussi promouvoir la libre circulation des biens et des personnes au sein du G5 », a indiqué M. Millogo.

Des manques compensés par les flux de communication

Dans ses explications, M.  Millogo a laissé entendre qu’il va  s’agir de façon  technique, de réduire les marges de gain des opérateurs de télécommunication,même si en matière de commerce la recommandation dit que les tarifs doivent être orientés  vers le coût. « En principe, il s’agit à travers cette opération, non pas d’avoir des manques à gagner pour les opérateurs, mais de les amener à réduire leurs marges, tout en leur permettant d’assurer la continuité des services », a-t-il souligné.   Pour l’expert en infrastructure au Secrétariat permanent du G5 Sahel, Mikahilou Sidibé, les opérateurs des téléphonies pourront rattraper ce manque à gagner sur l’augmentation du flux des communications internationales. Il a indiqué que le principe de la suppression des surcoûts sur les appels téléphoniques entre les pays membres du G5 Sahel n’est pas seulement technique, mais qu’il prend en compte des intérêts des opérateurs des télécommunications. «Il faut qu’il y ait un accord de roaming avant d’aller vers la suppression de ces frais d’itinérance, car au vue des expériences, tout le monde est gagnant parce qu’en les supprimant, vous aurez parallèlement une hausse du trafic télécom à l’échelle internationale qui va compenser à très court terme les pertes», a-t-il conclu.

Donald Wendpouiré NIKIEMA
tousunis.do@gmail.com
San Serge COULIBALY (Stagiaire)

Mévente dans les industries burkinabè : Des mesures annoncées pour septembre prochain

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Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a reçu en audience, le vendredi 3 août 2018 à Ouagadougou, le Groupement des professionnels des industries (GPI). Les échanges ont porté sur la mévente que connaît le secteur manufacturé au Burkina Faso.  

La mévente dans les sociétés industrielles du Burkina Faso inquiète les professionnels du secteur. En effet, des unités industrielles, comme le sous-secteur de l’huilerie et la SN-SOSUCO, selon le Groupement des professionnels des industries (GPI), connaissent respectivement une mévente de près de 10 milliards de francs CFA et de 15 000 tonnes de sucre invendues. « La situation est aujourd’hui inquiétante », s’est alarmé le président du GPI, Mamady Sanoh. C’est pour trouver des solutions à cette situation, que le groupement a eu une rencontre d’échange avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba et son ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, le vendredi 3 août 2018 à Ouagadougou. « Nous avons évoqué aussi le cas des sous-traitants des sociétés d’emballage comme Faso Plast, des producteurs de farine, des sociétés citoyennes comme Sap Olympic qui a aussi un stock immense. Nous sommes sortis avec le sentiment d’avoir été entendus et écoutés. Des mesures sont déjà en cours et doivent prendre effet à partir du mois de septembre  », a laissé entendre Mamady Sanoh.

Tout en saluant l’esprit de concertation qui a régné au cours de cette rencontre, le ministre Kaboré a indiqué que c’était l’occasion pour les deux parties de faire le point des difficultés et de préconiser des solutions. A cet effet, sans plus de détails, il a annoncé qu’un ensemble de mesures est programmé d’ici le mois de septembre, qui devrait donner une nouvelle orientation à la gestion de ces questions. « Mais d’ores et déjà, vous avez constaté sur le terrain, depuis le 21 mai 2018, la mise en place d’une brigade de  contrôle pour combattre les unités industrielles clandestines et les importations frauduleuses. Mais à côté, il faut arriver à ce que dans la politique du consommons local, nous arrivions à inscrire ces produits manufacturés comme préférence », a-t-il soutenu. Par ailleurs, le ministre en charge du commerce a souligné la nécessité d’arriver à jouer le jeu au niveau de la régulation des importations. Il y a un certain nombre de produits de grande consommation soumis à l’autorisation d’importer, a-t-il annoncé.  Ainsi, Harouna Kaboré a affiché la volonté de dresser la liste des produits manufacturés, qui sont dans la même situation, pour désormais les inscrire dans le lot de ceux soumis à importation, ce qui va permettre à son département de faire une bonne régulation.

« L’ensemble de ces mesures vont nous permettre de connaître le bout du tunnel. Cependant, sur le terrain nous avons besoin de la collaboration des industriels pour nous aider à combattre les indélicats », a mentionné le ministre du Commerce. Le président du GPI a, pour sa part, souligné l’importance de cette rencontre pour leur secteur. « Dans notre  pays, il faut être courageux pour être industriel parce que nous avons tout contre nous : la distance, les facteurs de production et le climat social qui, quelquefois  ne nous favorisent pas », a-t-il soutenu. Pourtant, a-t-il dit, un pays ne peut pas se développer sans industrie.  C’est pourquoi,  le président du GPI  a encouragé les commerçants et les opérateurs économiques à aller à l’industrie.

Joseph HARO

Union internationale des télécommunications : Brahima Sanou, candidat au poste de vice-secrétaire général

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience le 3 août 2018 à Ouagadougou, Brahima Sanou. Les échanges ont porté sur sa candidature au poste de vice-secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Brahima Sanou est le candidat du Burkina Faso au poste de vice-secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Afin de s’assurer d’une victoire à ces élections prévues en novembre prochain, il a rendu visite au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le vendredi 3 août 2018 à Kosyam. Pour M. Sanou, il s’est agi de remercier le chef de l’Etat pour son appui institutionnel et son engagement personnel dans sa campagne pour l’élection au poste de vice-secrétaire général. Les échanges ont également porté sur des questions de l’économie numérique, a-t-il ajouté.

A l’en croire, l’économie numérique est marquée actuellement par une évolution de l’internet et de l’intelligence artificielle. Ces questions, a-t-il souligné, soulèvent bien souvent des problèmes d’éthique qui sont en dehors des télécommunications. Il a déclaré, à sa sortie d’audience, avoir reçu le soutien et l’engagement du président Kaboré dans sa campagne. « Le président du Faso nous a encouragé à continuer cette campagne et nous a rassuré de son soutien », a-t-il dit. Pour Brahima Sanou, la campagne se passe très bien et il espère une victoire à ces élections.

Ali SAOUADOGO

Chronique : Silence, on avorte !

Avant de commencer, savez-vous combien de Burkinabè sommes-nous ? Combien ? 18 millions ? Etes-vous sûrs ? D’où tirez-vous ces chiffres ? De sources sûres, officielles ! Avez-vous compté les victimes d’expulsions provoquées avant leur terme de viabilité ?

Avez-vous pris en compte les condamnés par interruptions brusques et brutales avant terme, ces irréversibles victimes du rejet de l’homme par l’homme, ces indésirables fruits de l’amour amer ? Avez-vous vraiment bien compté ? Avez-vous comptabilisé ces dignes Burkinabè coulés chaque jour en pleine « gestation », loin de la délivrance qui n’aura jamais lieu ? Avez-vous compté les avortés, ces fœtus en lotus chassés du cocon maternel par injection comme des déjections ou par aspiration comme en putréfaction ? Que celui ou celle qui n’a jamais avorté, incité à avorter ou participé à avorter arrête de lire cette chronique.

Parce qu’en dehors de toute prescription médicale spéciale, ou de tout incident hautement grave, vous êtes un assassin. Rien ne sert de faire porter des griffes aux mots ; les maux qui minent notre société nous égratignent déjà. Arrêtez de vous défendre en usant de raisons que la Raison elle-même peine à comprendre. Vous avez tué à chaque fois que vous avez délibérément mis fin à une grossesse de façon impromptue. Vos larmes ne sont que celles du crocodile !
Avant-hier, dans le grand canal qui jouxte mon biotope, un fœtus, non, presque un bébé a été jeté, emballé dans un sachet noir.

Comme des saucissons, il a été jeté par son propriétaire  sans pitié. Les enfants du quartier ont vu l’horrible scène. Les chiens du quartier se sont régalés. Même mon Boby a failli succomber à la tentation de goûter à la « viande » défendue. Comment répondre aux questions des bambins face au méfait ? Comment convaincre Boby que c’est un totem et qu’on ne mange pas un totem ? Comment mentir à mon fils en lui faisant croire que ce n’est pas une femme qui a fait ça, une mère ? Comment lui inventer une histoire à dormir debout, de sorte à ce qu’il n y voit pas la responsabilité d’un homme, d’un père ?

Comment faire pour épargner tous ces mômes de la cruauté de celle qui devait dorloter ?  De l’indifférence de celui qui devait protéger ? Toutes les questions méritent réponses, mais toutes les réponses ne sont pas forcément bonnes.
Avant-hier matin, mon quartier s’est réveillé avec un bébé avorté sur les bras. C’était un garçon ! Mais dommage ! C’était un digne fils de ce pays ; c’était un Burkinabè, un futur vaillant bras valide, une éminence grise, un patriote… C’était peut-être celui que tout le monde attendait ; c’était peut-être l’homme de la situation… Hélas, il n’a même pas eu la chance de gouter au bonheur du souffle de vie.

Celle qui l’a conçu ne lui a pas laissé une chance. Elle l’a vomi de la pire des manières. En regardant, l’amas de chair sans vie, j’eus encore plus peur de l’homme que je suis. Je me suis demandé : « et si ma mère m’avait fait ça ? » Il n y a rien de plus beau qu’un bébé ! Pourquoi une femme peut-elle être capable d’un tel courage ? Quelles que soient les raisons ou les causes, la dose de trop c’est quand une mère décide de mettre fin à la vie qui germe en elle. Faisons l’économie des méthodes utilisées pour avorter ; des plus barbares aux moins douloureux, c’est comme la peine de mort.

Mais « ce n’est qu’un fœtus, ce n’est qu’un embryon ! » Mais entre nous quel peut être le péché d’un Burkinabè de deux, trois ou quatre mois ? De quoi accuse-ton l’ « avorton » arraché avec désaffection et condamné à mort par celle-là même qui devait jouer l’ange gardien ? Comment peut-on jouir en semant et fuir avant l’heure de la récolte en décimant ou en abandonnant son propre champ ? Si seulement j’étais une femme ! Si je pouvais être un homme…

L’avortement est devenu une pratique courante et banale. Et très souvent c’est le père ou la mère qui conduit sa fille chez le « ferrailleur » du coin. Voyez comme le bon exemple est donné ! Parfois c’est le digne commis de l’Etat qui plaide pour l’éjection de l’ « intrus » fœtus pour garder son honneur intact. Souvent, c’est le célèbre donneur de leçon qui propose ou force à avorter ce que lui-même a semé avec plaisir. On ne peut pas tout dire au risque de tout capoter, de tout avorter. Il y a trop d’avorteurs illégaux sous nos cieux Le mal est silencieux, mais il se porte bien. Cette chronique ne plaira pas, c’est sûr ! Mais tant pis si elle accouche d’une souris dans la conscience collective. Elle aura au moins échappé à un avortement.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

UEMOA L: le taux du prélèvement communautaire de solidarité maintenu à 0,8%

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La 20esession ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est tenue, le 30 juillet à Lomé au Togo.

La 20e session ordinaire des huit (08) pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui a eu lieu le 30 juillet 2018 à Lomé au Togo, a connu la présence effective des chefs d’Etat du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Sénégal et du Togo.  Le Bénin a été représenté par son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbenonci, le Mali par le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Abdramane Sylla. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont examiné, notamment, le rapport sur l’état de l’UEMOA, la note sur l’état de convergence dans les Etats membres, et l’avancée des grands chantiers comme l’Initiative régionale pour l’énergie durable (IRED). Selon les services de communication de l’organisation communautaire, l’une des principales décisions de ce 20e sommet a été le maintien du taux du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS) à 0,8%.  Pour des mesures de rationalisation des charges d’opérationnalisation des organes de l’UEMOA, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement avait décidé, le 10 avril 2017 à Abidjan, de réduire le taux du PCS de 1% à 0,8% à partir du 1erjuillet 2017 avec un objectif de 0.5% à partir du 1er janvier 2019.

Après avoir encouragé la Commission à poursuivre l’optimisation des coûts d’opérationnalisation des politiques sectorielles et le renforcement de sa gouvernance, les chefs d’Etat et de gouvernement, au cours des travaux du 20e sommet, ont décidé du maintien du PCS à 0,8% à compter du 1er janvier 2019. Cette mesure a été prise en attendant, que le Conseil des ministres approfondisse la question. Les travaux se sont déroulés sous la présidence du président ivoirien, Alassane Ouattara, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA. Etaient présents, les présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, José Mario Vaz de la Guinée-Bissau, Mahamadou Issoufou du Niger, Macky Sall du Sénégal et Faure Essozimna Gnassingbé du Togo.La rencontre des dirigeants de l’UEMOA a été précédée par le sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur le terrorisme.

Jean-Marie TOE
De retour de Lomé

Racine Thiam, vice-président de l’URD : »Il faut tourner la page IBK « 

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Au Quartier général(QG) de l’Union pour la République et la démocratie(URD), parti du candidat Soumaïla Cissé, sis au quartier Hamdalaye ACI 2000, les petits plats sont mis dans les grands pour une victoire au soir du 29 juillet prochain. Rencontré au QG de campagne,  le vice-président de l’URD, Racine Thiam, nous parle des enjeux de ces élections pour le Mali…    
Sidwaya(S) : Comment se déroule la campagne  ?
Racine Thiam(R.T) : Elle se passe très bien, dans un climat apaisé. Chacun arrive à la battre comment, il le souhaite. Souvent, les débats sont durs, mais, c’est pour la bonne cause. Le pays est arrivé à un moment de son histoire, où, la vérité doit transcender le mensonge, où nous devons prendre une dynamique pour le développement du pays. Nous ne pouvons pas rester dans cet état. Le Mali vaut mieux que tout cela. Ces 5 dernières années, ont été difficiles pour les Maliens, pour nos parents pour les autres pays limitrophes, mais surtout les Burkinabè qui aviez souffert du dysfonctionnement sécuritaire que notre pays connait. En tant qu’opposition républicaine, nous pensons que le moyen d’en finir avec cette situation, c’est par les urnes. Et, dimanche, le peuple malien est appelé à aller voter massivement pour le candidat Soumaïla Cissé pour qu’enfin, nous puissions devenir un pays correctement géré avec une gouvernance sans reproche. Ceci, en vue de rassurer nos partenaires de la sous-région et étrangers. Mais surtout le peuple malien qui a tant souffert, parce qu’il y a eu près  de 3000 morts dans cette crise. Tous les jours, ce sont des jeunes maliens qui tombent. Donc, il est important que toutes les mesures soient prises pour mettre fin à cela. Et, cela commence le dimanche 29 juillet prochain avec l’élection de Soumaïla Cissé.
S : L’opposition parlait de fraude sur le fichier électoral. Vous disposez désormais d’un fichier sûr pour aller à une élection transparente ?
R.T : Avec un gouvernement comme le nôtre, nous ne pouvons jamais être sûr. Lorsqu’un gouvernement a géré un pays avec désinvolture pendant 5 ans, se lève à quelques mois des élections pour vouloir les gagner, il  n’a que la fraude, pour pouvoir le faire. Nous sommes vigilants. Il reconnait qu’il y a eu des erreurs matérielles, mais, c’est une volonté manifeste de frauder les élections. La communauté internationale est vigilante, et nous ne laisserons pas passer une fraude préparée par ce gouvernement.
S : Les Maliens ont beaucoup d’attentes et dans diverses domaines. Votre parti a l’antidote à tous ces problèmes ?
R.T : Notre candidat a le meilleur programme. Il l’a présenté pendant plus de deux heures. Il est prêt à l’appliquer dès, les premières heures de son quinquennat, si les Maliens nous font confiance. Ce programme a cinq piliers et nous permet d’amorcer véritablement le décollage économique du Mali en rassurant la population et surtout en la permettant, en ce 21e siècle d’avoir accès à l’eau, la santé, l’éducation…Ce sont des choses faisables, et notre équipe en est capable. Ce gouvernement, a montré ces 5 dernières années qu’il ne pouvait pas, donc il faut tourner la page IBK.
S : Pensez-vous à un second tour ?
R.T : Nous sommes des républicains. Dans la Constitution, il est prévu deux tours aux élections. Au soir des élections, nous pensons être en tête, s’il n’y a pas tripatouillage. Nous préparons les deux tours. Mais, nous pensons gagner au premier tour.
S : Votre parti déjà noué des alliances pour une victoire finale ?
R.T : Actuellement, notre président est soutenu par une plateforme consistante de personnalités politiques, des leaders de la société civile comme Tiébilé Dramé, Ras Bat…Ils ont décidé de soutenir dès le premier tour, le président Cissé. Nous avons aussi beaucoup de candidats, si 2e tour, il y’a, ont décidé de venir nous soutenir. Parce que tout le monde a compris, que ce soit ceux qui étaient dans l’opposition originelle, ou qui l’ont rejoint plus tard comme moi. Nous avons compris que le gouvernement et le président ont montré leurs limites. Pour le bien du Mali et de la sous-région, il est important de mettre fin à leur régime.
S : Quelles sont vos chances au niveau de la diaspora ?
R.T : Nous sommes le premier parti de la diaspora. Nous l’avons démontré, lors de nos tournées. La diaspora est très importante dans notre programme de société. Elle est très mobilisée pour mettre fin au régime de Ibrahim Boubacar Kéita (IBK). Nous sommes confiants que dimanche prochain, nous aurons des résultats qui pourront faire espérer les Maliens comme notre slogan qui est de restaurer l’espoir.
Abdel Aziz NABALOUM
Gérard COULIBALYEnvoyés spéciaux à Bamako