CIT : Le Burkina réaffirme sa foi au dialogue social

L’Ambassadeur, Représentant permanent du Burkina à Genève, S. E. M. Dieudonné W. Désiré Sougouri a livré lundi, à la tribune de la 107ème Conférence internationale du travail (CIT) qui se tient à Genève du 28 mai au 9 juin 2018, la contribution du pays aux grandes réflexions engagées autour des grands défis actuels et futurs qui interpellent le monde du travail.  
Au nombre des questions largement discutées au cours de cette session, figurent le dialogue social et le tripartisme. Et sur ces deux réalités incontournables dans la résolution des conflits sociaux, le Burkina Faso a affirmé son adhésion à l’appel du Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), à un nouvel esprit pour relever les défis du monde du travail. « La discussion récurrente sur le dialogue social et le tripartisme nous offre l’occasion de réaffirmer et d’enrichir les valeurs qui fondent ces deux réalités. L’évolution du monde et des relations de travail en particulier nous commande une appropriation de ces valeurs pour garantir la paix, l’inclusion et la justice sociales qui sont des objectifs fondamentaux de la Constitution de l’OIT », a notamment déclaré S. E. M. Dieudonné W. Désiré Sougouri.L’initiative d’une réflexion commune lancée par le Directeur général du BIT, rendue nécessaire par les mutations profondes que connait le monde du travail doit, selon l’Ambassadeur Sougouri, « nous permettre de comprendre et de répondre efficacement aux transformations du monde du travail afin de permettre à l’OIT de remplir son mandat de justice sociale ».Et face aux inégalités sociales qui persistent à l’échelle mondiale, le Burkina Faso invite à imaginer des solutions pertinentes visant à renforcer le mandat de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Ces solutions devront lui permettre de relever ces défis, d’améliorer l’applicabilité des normes internationales du travail et de rendre plus effectifs les principes énoncés dans la déclaration de Philadelphie de 1944 », a précisé S. E. M. Dieudonné W. Désiré Sougouri.L’autre question de cette grande réflexion commune visant à la réduction des inégalités sociales est celle du genre dans le monde du travail. La question de l’égalité hommes-femmes au travail est d’une importance cruciale pour le mandat de l’OIT.« Après un constat sur la persistance des inégalités de genre et de l’exclusion sociale, les autorités politiques de mon pays ont pris des engagements forts en adoptant des lois et des politiques visant à garantir et à promouvoir l’égalité hommes-femmes. Ces engagements sont en phase avec cette recherche de solutions pertinentes à l’épanouissement de la femme », a affirmé l’Ambassadeur Sougouri. Dans la même dynamique, le Burkina encourage à entreprendre « des actions énergiques pour renforcer nos dispositifs législatifs et règlementaires nous permettront de lutter efficacement contre toute forme de discrimination, de violence et de harcèlement au travail.
Le Burkina a également plaidé pour l’élaboration de politiques et programmes fondés sur la quête d’une mondialisation équitable à travers une coopération efficace qui offre de nouvelles opportunités de promouvoir un développement équitable. « Ce développement, a indiqué l’Ambassadeur, Représentant permanent du Burkina, doit être capable de générer davantage d’emplois et d’entreprises durables, respectueux des droits des travailleurs, de l’égalité entre hommes et femmes et protégeant les personnes défavorisées ».Pour lui, la construction d’un avenir qui profite à tous, ne se fera que d’une manière efficace et concertée et la pertinence et la légitimité de l’OIT qui célèbrera son centenaire en 2019, « seront évaluées à l’aune de notre capacité à trouver des moyens innovants pour relever les défis auxquels le monde du travail fait face ».
Mathieu Bonkoungou
Ambassade, Mission permanente du Burkina à Genève

Santé communautaire : Le Burkina s’inspire de l’expérience éthiopienne

Une délégation du ministère de la santé du Burkina Faso, conduite par madame Francine Ouédraogo, Secrétaire générale dudit ministère a séjourné du 27 mai au 2 juin 2018 en Ethiopie. L’objectif de cette mission a été de s’enquérir de l’expérience éthiopienne en matière de soins de santé communautaire.

Près de 80 de la population du Burkina Faso vivent en milieu rural avec des besoins importants en soins de santé. Malgré les efforts consentis par le gouvernement, il ressort selon le Plan national de Développement Economique et Social (PNDES), que le profil des indicateurs de santé publique reste préoccupant. Les indicateurs de mortalité maternelle, néonatale et infantile respectivement, de 330 pour 100 000 nouvelles naissances, 23 pour 1 000 nouvelles naissances et 43 pour 1 000 nouvelles naissances, sont éloignés des normes internationales et des cibles des Objectifs du Millénaire pour le Développement. De même, les ressources humaines, les infrastructures et les indicateurs de couverture restent en-dessous des normes recommandées. Des défis sont donc à relever et se résument entre autres: à l’amélioration de la qualité de l’offre de services de santé, l’accroissement de l’accès aux services de santé, la mise à disposition des ressources humaines, aux infrastructures aux normes internationales et à la réduction des inégalités régionales. C’est dans l’optique d’améliorer ces offres de services de santé surtout celles des zones rurales que le ministère de la santé en partenariat avec l’ONG PATHFINDER a organisé cette mission d’échanges avec des acteurs éthiopiens en soins de santé communautaire.

Le système de soins de santé primaires éthiopiens a été mis en place après une étude basée sur les disparités géographiques et socio culturelles. Ce système communautaire est subdivisé en trois piliers composés d’agents communautaires appelés armées des femmes; de Postes de santé et de Centres de santé. Pour appartenir à l’armée des femmes il faut avoir suivi régulièrement toutes les visites prénatales au cours de ses grossesses, disposer de latrines améliorées dans son ménage, d’une assurance en santé communautaire. Il faut également pratiquer une activité économique comme l’élevage et utiliser le biogaz pour la cuisine. Les femmes de cette Armée issues d’une trentaine de ménages, reçoivent une formation de trois mois en services de santé de base, en développement local et en hygiène et assainissement. L’Armée des femmes est coiffée par le Poste de santé qui est composé de deux agents de santé (des filles), recrutés à partir du niveau de la classe de troisième et qui bénéficient d’une année de formation. La couverture sanitaire de ce Poste de santé est de 5 mille habitants. On y administre des soins préventifs et curatifs, des méthodes de planification familiale, des programmes de vaccination et des démonstrations en art culinaire. Le troisième et dernier composant du système de santé communautaire éthiopien est le Centre de santé correspondant au Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) au Burkina. Il couvre environ 25 mille habitants. Cette organisation du système de santé communautaire éthiopien, selon Mme Francine Ouédraogo, correspond à celle recommandée par l’Organisation Mondiale de la santé depuis la Déclaration d’Alma-Ata de 1978 sur les soins de santé primaires. En effet, cette déclaration fait ressortir que les Soins de santé de primaires visent à résoudre les principaux problèmes de la Communauté en assurant les services de promotion, de prévention, de soins et de réadaptation nécessaires à cet effet.

Par conséquent ces soins de santé exigent et favorisent au maximum l’auto responsabilité de la collectivité et des individus et leur participation à la planification, à l’organisation, au fonctionnement et au contrôle des soins de santé primaires en tirant le plus large parti possible des ressources locales. Ce système permet aux populations locales de s’impliquer dans la prise en charge de leur santé. C’est pourquoi plusieurs pays africains sont venus s’inspirer de l’expérience éthiopienne et le Burkina Faso est le premier de l’Afrique de l’Ouest à se mettre dans cette école. ʺNous avons la feuille de route de futur notre partenariat avec l’Ethiopie. Nous comptons également partager cette vision de soins de santé primaires avec l’ensemble des acteurs de notre société afin qu’elle soit bien comprise et mieux accompagnéeʺ s’est réjouie Mme Francine Ouédraogo, au terme de la mission qui confie que des échanges des techniciens en santé se feront entre les deux pays dans le domaine de la formation en vue de consolider et de mettre en œuvre les connaissances et expériences acquises.

Aline Verlaine ZOROM KABORE Ambassade,

Mission Permanente du Burkina à Addis Abeba

Bagrépôle : la BAD satisfaite de l’utilisation de son financement

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Une mission de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par le représentant-résident de l’institution financière africaine au Burkina Faso, Yembiline Pascal, accompagné de quelques-uns de ses proches collaborateurs, a séjourné le mercredi 30 mai 2018 à Bagrépôle. L’objectif est de toucher du doigt l’avancement des travaux d’aménagements structurants et des 2194 ha financés par la BAD.

La Banque africaine de développement (BAD), intervient dans le Projet pôle de croissance de Bagré (PPCB), pour un financement de plus de 14 milliards de francs CFA. Ce montant est destiné à financer le projet d’aménagements structurants et de périmètres irrigués en Rive droite (RD) du Nakanbé, à l’aval du barrage de Bagré, d’une superficie de 2194 ha. Accompagné du directeur général de Bagrépôle, Joseph Martin Kaboré qui avait à ses côtés tout son staff managérial, le représentant-résident de l’institution financière africaine au Burkina Faso, Yembiline Pascal, en compagnie de quelques-uns de ses proches collaborateurs, a débuté sa mission à Bagrépôle par la visite de la rizerie UDIRBA PLUS. Ensuite, la mission de la BAD a été conduite au siège de la base-vie du Groupement COVEC Mali-Burkina/COGEB International SA, un groupement burkinabè et malien chargé de l’exécution des travaux du projet de l’aménagement des 2194 ha sur la rive droite du Nakanbé, financé par la BAD. A ce niveau, la consistance des travaux, le terrassement et le génie civil ont été présentés au représentant-résident de la BAD, Yembiline Pascal, par les techniciens des deux groupements.

Yembiline Pascal a été ensuite conduit sur le chantier où il a pu constater l’évolution des travaux. Il a visité successivement le réservoir-tampon, les canaux de conduite d’eau en construction et la zone réservée au secteur paysannat en aménagement. «Cette visite m’a permis de voir des travaux très avancés et en phase avec les délais de foi à la consommation du temps, à la consommation des ressources. J’ai vu que les travaux sont très avancés sur le terrain, en phase avec les délais et à la fois la consommation du temps. Des ouvrages d’irrigation, d’un périmètre de plus de 2000 ha, qui sont des ouvrages structurants qui permettront à l’agriculture de dépendre plus des conditions climatiques souvent aléatoires, mais de maîtriser l’eau qui est indispensable à la production agricole. C’est bien de rester au bureau lire les rapports, mais c’est encore mieux de venir constater de ses propres yeux l’état d’évaluation car, ça permet de mieux comprendre les choses», a déclaré Yembiline Pascal, à l’issue de la visite du chantier. La mission de la BAD s’est déportée sur le site de réinsertion des Personnes affectées par le projet (PAP) à Guirmogo. Là également, Yembiline Pascal a été épaté par la qualité des habitats en dur nouvellement construits, l’école à 6 classes construite sur le site de réinsertion et le moulin à grain, financés par la BAD, avant de s’entretenir avec ces PAP.

Un entretien direct qui a permis aux PAP d’exposer à M. Yembiline et aux responsables de Bagrépôle, un certain nombre de préoccupations. Elles se résument entre autres : au risque d’inondation au niveau du site, le manque d’assainissement, de latrines, de lieu de culte, de cimetière, l’état défectueux du CSPS, etc. Le représentant de la BAD a précisé que l’objectif du projet est que chaque personne démunie qui bénéficiera de terre sur le site, puisse voir son revenu augmenté, sa production atteindre des quantités qui lui permettront de vivre décemment de son travail, et un risque climatique réduit. Yembiline Pascal a rassuré que des terres aménagées dans des conditions directement utilisables seront très prochainement mises à la disposition des exploitants estimés à plus de 13 000. Le séjour de Yembiline Pascal a pris fin par la visite du barrage et de la centrale hydroélectrique de Bagré.

Bougnan NAON

La FEPACI traduit sa reconnaissance au Président du Faso

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu le mercredi 30 mai 2018, dans la matinée une délégation de la Fédération panafricaine des Cinéastes (FEPACI) conduite par son Secrétaire Général, Cheick Oumar Sissoko.

Pour les cinéastes africains, présents dans la capitale burkinabè pour une réunion du bureau exécutif et du bureau consultatif de leur fédération, il s’agissait de rendre hommage à un pays (le Burkina Faso), qu’ils considèrent comme la terre de promotion du cinéma africain par excellence. Il s’agissait aussi pour eux, de remercier le gouvernement et le peuple burkinabè pour toutes les actions entreprises depuis 1969, date de la création du Festival panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). Sur ce registre, Cheick Oumar Sissoko cite pour exemple, l’INAFEC (Institut national d’Etudes et de Formation cinématographique), la cinémathèque africaine de Ouagadougou, la politique de maintien des salles de cinéma, la place des cinéastes, la politique de financement des œuvres cinématographiques…
Selon le Secrétaire général de la FEPACI, l’organisation est aussi reconnaissante au Président du Faso et au ministre en charge de la culture, Abdoul Karim Sango, pour l’accompagnement dont les cinéastes bénéficient. Cette reconnaissance va également au gouvernement pour la mise à disposition d’un siège sur l’avenue Kwamé-N’krumah.

Direction de la Communication
de la Présidence du Faso

APP/B : un nouveau parti dans l’arène politique burkinabè

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L’Alternative patriotique panafricaine/ Burkindi (APP/B), un nouveau parti politique, a été lancé par son président, Adama Coulibaly, le samedi 2 juin 2018,  à Ouagadougou.

La classe politique burkinabè doit reconnaître désormais comme camarade, Adama Coulibaly, président de l’Alternative patriotique panafricaine/Burkindi (APP/B). En effet, celui-ci  a présenté son parti, le samedi 2 juin 2018 à Ouagadougou. Selon M. Coulibaly, l’APP/B est née pour promouvoir une alternative politique innovante. «Cette innovation, nous la bâtissons sur un socle reposant à la fois sur des valeurs traditionnelles burkinabè et africaines qui, pour nous, sont fondamentales pour tous», a-t-il expliqué. Il a  par ailleurs affirmé que le parti est ouvert à toutes les masses centrées sur les valeurs d’une gauche pragmatique et combattant le dogmatisme.

«C’est pourquoi nous avons choisi comme slogan, ‘’Par le peuple, pour le peuple’’», a-t-il déclaré.
Patrice Compaoré, membre du bureau de l’APP/B, a annoncé la présentation d’un programme complet du parti dans les prochaines semaines. Ce programme politique, a-t-il dit, va tenir compte de l’orientation idéologique de la vie économique, sociale, culturelle et politique du pays, en gardant la coopération internationale et l’initiative privée.
Selon lui, l’APP/B ne vise  pas les élections de 2020 mais envisage d’abord une  consolidation idéologique qui va être comprise  par le peuple burkinabè. «Permettez-nous de nous structurer un peu. Un parti qui se respecte, les élections font partie de ses options ; mais, il y a un préalable.», a lancé M. Compaoré.

Mamourou BENAO (Collaborateur)
Christelle GOMBRE (Stagiaire)

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Le Président du Faso invité aux Journées européennes de développement à Bruxelles

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré prendra part, du 4 au 7 juin 2018 à Bruxelles en Belgique, sur invitation de la Commission de l’Union européenne, à l’édition 2018 des Journées européennes de Développement plus connues sous l’acronyme EDD. 
Cette année, les Journées européennes de Développement mettront l’accent sur le rôle crucial des femmes et leur participation à la mise en œuvre des Objectifs de Développement durable à l’horizon 2030. Le Président du Faso prononcera un discours en présence de nombreux autres chefs d’Etat et de gouvernement.
A l’agenda du Président Roch Marc Christian Kaboré durant son séjour belge, figurent la signature d’une convention de financement du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) avec l’Union européenne et un tête-à-tête avec le Premier ministre belge Charles Michel.
Le président du Faso aura également un entretien avec le Commissaire au développement de l’Union européenne, et des rencontres avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux, notamment le Président de la Banque européenne d’investissement.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Production de légumes à Oulo: La tomate sahélienne attire Ghanéens, Nigériens

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 Dans le village de Oulo, à 25 km de Dori,  sur l’axe Dori-Djibo, la production de tomates est l’activité principale pendant la campagne agricole sèche. Un gagne-pain pour de nombreux acteurs : des autochtones louent la terre aux étrangers qui l’exploite, d’autres jouent aux démarcheurs et les femmes récoltent les légumes dans les champs. A un autre maillon de la chaîne,  acheteurs ghanéens, nigériens et ouagalais se bousculent pour cette tomate. Reportage sur une activité aux multiples facettes ! 
Il est 16 heures ce dimanche 11 mars 2018 sur le site de production de tomates de Oulo,  situé à 25 kilomètres de Dori. Le soleil est ardent. Aidés par leurs démarcheurs, les acheteurs ghanéens, nigériens et ouagalais se faufilent entre les caisses et cartons de tomates en marchandant avec les producteurs, les ramasseuses, les charretiers et les trieuses de tomates. Les prix se négocient en fulfuldé, mooré, anglais, haoussa et français. Ce jour-là, sept camions « 10 tonnes » s’apprêtent à charger dont trois venus du Niger, deux du Ghana et deux autres de Ouagadougou. Le ronronnement de l’un des camions d’immatriculation nigérienne et les coups de klaxon du chauffeur invitent les chargeurs à faire vite pour reprendre la route de Niamey. C’est dans cette ambiance que notre guide, Boureima Oumarou Maïga, un homme aux multiples casquettes, nous met en contact avec le chauffeur nigérien, Boubacar Souley. Notre interlocuteur a chargé 400 cartons pour 400 000 F CFA,  en raison de 1 000 F CFA l’unité.

Les 10% du démarcheur

Le démarcheur de ce camion nigérien,  Hama Boureima Dicko, fils de Oulo, a reçu une ristourne de 100 F CFA sur chaque carton et engrange ainsi 40 000 F CFA sur le chargement nigérien. Il dit faire cette activité depuis cinq ans et travaille essentiellement avec les acheteurs nigériens qui l’informent deux ou trois jours avant d’effectuerle déplacement. Hama Boureima Dicko dit gagner sa vie dans cette activité,  car sa rémunération atteint souvent 100 000 F CFA par opération. Outre les démarcheurs, les femmes chargées de la récolte de la tomate touchent 200 F CFA par carton et leur nombre varie entre cinq  et dix en fonction de la demande. Quant aux charretiers qui acheminent les caisses de tomates du champ jusqu’aux camions, ils sont payés en fonction de la distance dont la plus longue est estimée à deux km. Ainsi, le gain des charretiers varie entre 100 FCFA et 250 FCFA sur chaque carton. Mamounatou Simporé, une acheteuse venue de Ouagadougou, a déboursé 700 000 F CFA pour acquérir 70 caisses en raison de 10 000 F CFA la caisse. Evidemment, son démarcheur, venu avec elle de la capitale, se frotte les mains avec la somme de 70 000 F CFA , car sur le prix de chaque caisse, 1 000 F CFA lui reviennent. Le Ghanéen,  Kouame Tanoh, a acheté 300 cartons à raison de 2 500 F CFA le carton dont 500 F CFA pour le démarcheur. Il dit avoir dépensé au total 750 000 FCFA. Avant d’arriver au Ghana, souligne M. Tanoh, certaines tomates pourrissent en cours de route. C’est la raison pour laquelle, il s’attache les services de certaines de ses compatriotes depuis Dakola pour trier les bonnes tomates. « Notre principale difficulté est le prix de la tomate qui dépend du marché. Lorsque la tomate manque, le carton peut se vendre entre 3 000 et 5 000 F CFA au Ghana. En revanche, on revend le carton à 2 000 F CFA pour ne pas perdre davantage », préciseKouame Tanoh. Au Niger, le prix du carton se situe entre 3 000 FCFA et 3 500 FCFA. A Ouagadougou, dame Simporé compte revendre ses tomates à 15 000 FCFA la caisse.

 Tracasseries routières, le casse-tête

Les revendeurs expliquent que les frais annexes relativement importants contribuent à augmenter leurs charges. Le producteur de tomates, Hamidou Compaoré, par ailleurs propriétaire de camions et démarcheur,  achemine ses tomates au Ghana et au Niger. A l’entendre, il y a des problèmes sur l’axe Dori-Ouaga, particulièrement à l’entrée et à la sortie de Kaya. Les chauffeurs se plaignent des tracasseries jusqu’au point où leurs frais de route ne suffisent plus. En réalité, renchérit-il, quand le camion est vide, le chauffeur paye 3 000 F CFA à chaque poste. Ce prix monte à 5 000 F CFA lorsque le camion est chargé. « Ils ne demandent pas de papiers. Si tu donnes l’argent, ils te laissent partir, sinon ils déposent les documents et  vaquent à leurs occupations », confie-t-il,  pour témoigner du calvaire vécu par les chauffeurs sur cet axe. Mamounatou Simporé se plaint également des énormes dépenses liées à la location du camion et aux frais de route qui lui coûtent respectivement 250 000 F CFA et 60 000 F CFA. S’exprimant en langue nationale mooré, elle soutient que « Ya tilaye » soit en français «  C’est obligé ». Et d’ajouter que « si tu ne donnes pas l’argent, le camion sera bloqué ». Pour sa part, M. Tanoh estime que les frais de route s’élèvent à 200 000 F CFA sur les axes Kumasi-Oulo-Kumasi.  Et le camion est loué à 500 000 F CFA à Dakola pour le trajet aller-retour. Pour le parcours Niamey-Oulo-Niamey, Boubacar Souley dit avoir déboursé la somme de 100 000 F CFA pour le carburant et 150 000 FCFA pour les frais de route.

Environ 13 500 maraîchers venus d’ailleurs

Le chef de l’unité d’appui technique de Dori qui a,  en charge,  la ferme semencière de pomme de terre et d’oignon de Oulo, Thomas d’Aquin Dah, évalue à près de 13 500 le nombre de maraîchers à proximité du cours d’eau. Ils produisent plusieurs spéculations, dont la tomate majoritairement, sur une superficie d’environ 6 500 ha. Selon lui, deux à six tonnes  de tomate est produite à l’hectare. Pour une estimation minimale de la production de la présente campagne agricole sèche de tomate, M. Dah précise qu’elle pourrait atteindre 13 000 tonnes. Le propriétaire terrien et conseiller municipal, Boureima Oumarou Maïga, par ailleurs,  fils du chef du village et président du groupement de producteurs de tomate Wetty de Oulo, fait savoir que la production de la tomate a débuté il y a huit ans. « C’est la construction du barrage de Yakouta qui a favorisé cette activité. Depuis lors, les gens viennent de Ziniaré, Bogandé, Kaya, Loumbila, Ouagadougou et Koupéla louer la terre pour la production de tomates », relate-t-il. Il explique en outre, que la terre est louée aux allogènes sur ¼, ½ et un hectare, au prix variant entre 200 000 et 400 000 F CFA. « Chaque propriétaire terrien gère sa portion de terre sans l’ingérence du chef. En sa qualité d’autorité morale, il est informé de la présence de tout étranger dans le village et reçoit sa part », nous déclare-t-il.

« Un no man’s land »

Venu de Ouagadougou, Hamidou Compaoré s’est installé temporairement à Oulo pour produire la tomate et d’autres spéculations. En trois ans, il est passé d’acheteur à producteur et est actuellement démarcheur. Hama Boureima Dicko, également producteur- démarcheur, exploite  avec deux autres personnes  une superficie d’un demi-hectare qui leur permet de subvenir à leurs besoins. A l’instar d’autres producteurs, il dit ne pas bénéficier de l’accompagnement des services de l’agriculture et ne les approche pas non plus pour des appuis-conseils. Il s’approvisionne en intrants au marché de Dori. A ce sujet, M. Dah reconnaît que le site de Oulo est un « No man’s land » vu que les allogènes viennent avec leurs intrants louer la terre pour six mois et à la fin, ils retournent chez eux. Du coup, mentionne-t-il, il est difficile de les contrôler,  surtout qu’ ils ne sollicitent pas son appui.Le conseiller municipal, Boureima Oumarou Maïga,  exploite deux hectares et demi soit un hectare au bord du cours d’eau et le reste dans la ferme. Lors de la campagne écoulée, M. Maïga soutient avoir encaissé plusieurs millions de F CFA dans la vente de la tomate et la location de la terre, somme qu’il a utilisée dans l’achat de véhicules et de bœufs. Quant à Hamidou Compaoré, il souligne que cette activité lui a permis d’acheter un camion, une parcelle et d’envoyer son géniteur à la Mecque. Pour le propriétaire terrien Maïga, la production de tomate contribue à maintenir les jeunes dans le village,  parce que ses retombées améliorent les conditions de vie des habitants. Cependant, il déplore le fait que les gens viennent de divers horizons acheter la tomate avec l’aide des démarcheurs en fixant leur prix. «Ce sont les démarcheurs qui gâtent le marché dans la mesure où ils discutent avec les acheteurs avant que ces derniers n’arrivent sur le terrain. Tu es là, tu vois ta tomate en train de pourrir, tu n’as d’autre choix que de la brader pour avoir un peu d’argent », conclut-il, l’ai remonté.

Souaibou NOMBRE

Snombre29@yahoo.fr

Zoom sur le barrage de Yakouta

Le barrage de Yakouta sur les berges duquel est produite la tomate a un volume de 26 400 000 m3 de retenue d’eau à sa construction en 2005,  pour une longueur de 21 km et une superficie de 1 700  ha. La surface de terres aménagées et aménageables en amont et en aval est de 100 ha et 200 ha. Une dizaine de villages exploite le barrage pour le maraîchage et l’abreuvage des animaux. Il permet d’alimenter Dori et les environs en eau potable à travers un dispositif de pompage, de traitement et un château que l’ONEA y a réalisé. Il vise également à développer l’agriculture, la sylviculture et le pastoralisme.
Le coût de réalisation du barrage a été de 1,191 milliard de F CFA.
S.N

 Un barrage en danger

Selon M. Dah, pendant chaque campagne de production de tomate, les producteurs font entrer beaucoup de sable dans le cours d’eau. Ils n’ont pas les moyens adéquats pour faire l’irrigation, a-t-il constaté, d’où le non-respect de la zone de servitude qui est de 100 mètres entre la surface exploitée et le cours d’eau. « Ils se retrouvent dans le cours d’eau même et produisent la tomate. Ils remuent le sol et dès qu’il pleut, tout est lessivé et draîné dans le barrage. Ainsi, au fur et à mesure que les années passent, le système d’ensablement ne fait que progresser », alerte l’agent d’agriculture. Quant au directeur provincial de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Séno par intérim, Etienne Lompo, il précise : « Une visite sur le site nous a permis de découvrir l’utilisation de produits chimiques dans la production de la tomate ». M. Dah soutient que cette utilisation est abusive avec ces différents produits chimiques. « En plus avec des produits homologués aussi, ils utilisent ceux non homologués qui sont très dangereux. Certains producteurs utilisent sur la tomate,  des produits destinés à traiter le coton », rapporte le technicien. C’est pourquoi, le pharmacien en service au district sanitaire de Dori, Dr Karim Songzabré,  prévient qu’au regard de la toxicité et de la dangerosité des pesticides pour les humains, les animaux et l’environnement, il est important de respecter les dosages et l’usage.
 S.N.

Interconnexion électrique Bolgatanga-Ouagadougou : Le Burkina Faso a achevé ses travaux

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La Société nationale burkinaè d’électricité (SONABEL) a organisé le vendredi 1er juin 2018, une visite de terrain des travaux d’interconnexion électrique entre le Ghana et le Burkina Faso. Cette sortie a permis de constater le point de connexion de Zagtouli et les installations sur la ligne.

Les travaux d’interconnexion électrique entre le Burkina Faso et le Ghana vont bon train. En ce qui concerne la partie burkinabè, ils sont terminés. C’est le constat qu’ont fait des journalistes et des membres d’Organisations de la société civile (OSC) le vendredi 1er juin 2018 sur le terrain lors d’une sortie sur le chantier initiée par la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL). Au poste de Zagtouli, le point de connexion est désormais opérationnel. Selon le chef de projet, Nazounou Yé, tout est fin prêt pour recevoir le « jus » à partir du Ghana. A l’écouter, la ligne d’interconnexion est aussi fonctionnelle, et ce, jusqu’au Ghana. Ce qui pose problème actuellement, a-t-il expliqué, c’est le point de connexion de Bolgatanga où les travaux ne sont pas encore achevés. D’ores et déjà, les phases d’essai ont commencé, foi du chef de projet.  A en croire Nazounou Yé, le retard du côté ghanéen est notamment lié à la délocalisation du premier poste de connexion vers Bolgatanga, compte tenu de son éloignement avec la frontière du pays des Hommes intègres.

Ce qui aurait  occasionné des travaux supplémentaires qui ont impacté sur le délai. « Actuellement, une équipe de la SONABEL est au Ghana pour faire les essais tandis que des  techniciens ghanéens  se trouvent à Zagtouli pour la même cause », a-t-il informé. En dépit des obstacles, le chef de projet reste confiant. Il a promis qu’au plus tard fin juin, l’interconnexion sera une réalité même si tous les 100 mégawatts prévus dans le contrat ne seront pas immédiatement disponibles. « A la fin des travaux, nous aurons 30 à 40 MW d’abord », a-t-il confié. Pour lui, les Burkinabè doivent prendre leur mal en patience en attendant que le Ghana achève de renforcer ses infrastructures sur son poste de connexion.
« Lorsque le Ghana aura terminé ses travaux à la mi-septembre ou au plus tard à la fin de l’année, nous pourrons avoir les 100 MW », a souligné M. Yé. De son avis, il n’y a aucun autre moyen de pression sur le fournisseur si ce n’est la négociation. « On n’a pas un contrat bien ficelé avec eux, c’est une relation de coopération basée sur l’amitié», a indiqué l’ingénieur. Ce projet dont le coût est estimé à plus de 34 milliards de F CFA accuse un grand retard car il devrait être exécuté depuis 2015.

 Trouver d’autres alternatives

Toutefois, il permettra à terme de maintenir le prix du kwh, faute de le revoir à la baisse, foi de M. Yé. A l’entendre, le prix obtenu avec le Ghana est deux fois meilleur que ce qui est pratiqué au Burkina Faso, compte tenu de la chute du prix du baril du pétrole sur le marché. Au Ghana, a-t-il précisé, l’électricité vendue résulte des centrales thermiques. « Au moment où nous signions le contrat le baril de pétrole était à 100 dollars et aujourd’hui il est descendu à 60 dollars », soutient-il. En tous les cas, a-t-il dit, l’interconnexion va participer à la maîtrise des prix. Même s’il a montré sa satisfaction par rapport à l’état d’avancement des travaux, le secrétaire permanent de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Christophe Pagbelguem, a soutenu que les interconnexions avec les pays voisins ne sauraient être des solutions définitives au délestage. Il faut, a-t-il suggéré, multiplier les initiatives pour trouver des alternatives à ce problème qui perdure. En marge de l’interconnexion Ouagadougou-Bolgatanga, 25 localités se trouvant sur la ligne ont été électrifiées. De Zagtouli jusqu’à la frontière du Ghana, 417 pylônes jalonnent cette ligne, longue de 171 km. Selon l’ingénieur chef de projet, un pylône coûte environ 10 millions de F CFA.

Ouamtinga Michel ILBOUDO
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50 ans du CAMES: Plusieurs chefs d’Etat attendus au Burkina

Le Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) célèbre ses 50 ans, à Ouagadougou. Plusieurs chefs d’Etat de la sous région y seront présents, ce vendredi 1er juin 2018. Lire ci-dessous le communiqué de la Présidence du Faso. 
A l’occasion de la clôture des activités marquant les 50 ans du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES), ce vendredi 1er juin dans la salle des Conférences de Ouaga 2000, à partir de 11h, des Chefs d’Etat de la sous-région seront les hôtes du Président du Faso.
 Sont annoncés, les Présidents Macky Sall du Sénégal, Idriss Deby Itno du Tchad, Alpha Condé de la Guinée et Faure Essozimna Gnassingbé du Togo.Le point phare de la cérémonie de clôture sera l’élevation du Président Roch Marc Christian Kaboré à la dignité de Grand-Croix l’Ordre international des Palmes accadémiques.
 Cette distinction vient saluer les efforts de notre pays, qui abrite le siège de l’institution, pour une valorisation de l’enseignement supérieur en Afrique. Les activités commémoratives du CAMES ont débuté le 25 mai dernier, et ont réuni des partcipants venant des 19 pays membres, au rangs desquels des experts et des ministres.
Le CAMES est une organisation régionale intergouvernementale dont la création a été décidée par la Conférence des Chefs d’Etats des pays membres de l’Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM), tenue à Niamey (Niger) les 22 et 23 janvier 1968. Le CAMES a pour missions, entre autres, d’instaurer une coopération culturelle et scientifique permanente entre les Etats membres.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Contrôles des finances publiques:la Banque mondiale appuie cinq OSC

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Le Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC) a signé, le mercredi 30 mai 2018 à Ouagadougou, des conventions de financement avec cinq (05) Organisations de la société civile (OSC) retenues dans le cadre du Fonds d’intervention rapide (FIR) de la Banque mondiale. D’un montant total de 400 millions de F CFA, ces conventions permettront la mise en œuvre de projets en vue de contribuer à la transparence dans la gestion des finances publiques.
Après un appel à projets, ce sont ceux de cinq Organisations de la société civile (OSC) sur 37 sélectionnés qui ont été retenus pour être financés à hauteur de 400 000 de F CFA afin de contribuer à la transparence dans la gestion des finances publiques par l’implémentation et le renforcement de mécanismes innovants de redevabilité et de contrôle citoyens de l’action publique, sur une durée de trois ans. Il s’agit du Projet de surveillance communautaire sur la gouvernance économique et administrative dans le secteur sanitaire et scolaire au Boulgou, de l’association Dakupa, le Projet d’appui au contrôle et à l’interpellation citoyenne dans les secteurs de l’éducation et de la santé dans le Lorum, de l’Atelier théâtre du Lorum et le Projet d’appui à la gouvernance financière dans trois communes du Nord, de l’Association ACE-RECIT. A ces trois s’ajoutent le Projet pour l’accroissement de la redevabilité et du contrôle citoyen dans le secteur de l’éducation dans 40 établissements de 20 communes partenaires de l’Association monde rural (AMR) et le Projet d’appui au contrôle citoyen de la qualité de service dans les secteurs de la santé et de l’éducation dans la région du Sahel, de l’Association Nodde Notto (A2N). La signature de conventions entre le Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC) et ces cinq OSC est intervenue, le mercredi 30 mai 2018 à Ouagadougou. Le coordonnateur du PGEPC, Adama Rouamba, a rappelé que le gouvernement burkinabè a bénéficié d’un financement de 30 millions de dollars US de la Banque mondiale (IDA) pour la mise en œuvre du projet qui est fonctionnel depuis octobre 2016.

Mériter la confiance

Le PGEPC, a-t-il poursuivi, comporte trois composantes dont le Fonds d’intervention rapide (FIR) qui vise à soutenir les efforts du gouvernement en matière de réformes des finances publiques et à encourager la participation des OSC dans la gestion des finances publiques à travers le financement de projets innovants. Au nom du secrétaire général du ministère en charge des finances, le coordonnateur du Projet a félicité les cinq OSC bénéficiaires de cette première subvention et les a invitées à travailler à la réussite de cette «expérience» afin qu’elle puisse servir d’exemple. Pour sa part, le président du Conseil national des OSC (CNOSC) du Burkina Faso, Jonas Hien, s’est réjoui de l’aboutissement de ce processus auquel le Conseil a été « pleinement » associé. « Nous venons de prendre un engagement fort à travers ce partenariat avec le gouvernement pour l’accompagner dans l’amélioration de la gouvernance économique. Nous nous devons de mériter cette confiance », a-t-il dit. Il a donc exhorté les cinq OSC à un meilleur accompagnement de l’Etat burkinabè dans la gouvernance des affaires publiques à travers cette initiative qui va contribuer au renforcement des actions d’appui au développement des activités des organisations. «Cet accompagnement doit se traduire, à notre niveau, par des résultats concrets, en réussissant les projets qui bénéficient de fonds. Vous en êtes les pionniers, vous êtes donc condamnés à réussir en donnant de bons exemples afin de permettre à d’autres OSC d’avoir la chance d’en bénéficier. Vous êtes donc attendus au résultat », a-t-il lancé aux bénéficiaires.
Jean-Marie TOE &
Achille ZIGANI (stagiaire)