CIT : Le Burkina réaffirme sa foi au dialogue social
Santé communautaire : Le Burkina s’inspire de l’expérience éthiopienne
Une délégation du ministère de la santé du Burkina Faso, conduite par madame Francine Ouédraogo, Secrétaire générale dudit ministère a séjourné du 27 mai au 2 juin 2018 en Ethiopie. L’objectif de cette mission a été de s’enquérir de l’expérience éthiopienne en matière de soins de santé communautaire.
Près de 80 de la population du Burkina Faso vivent en milieu rural avec des besoins importants en soins de santé. Malgré les efforts consentis par le gouvernement, il ressort selon le Plan national de Développement Economique et Social (PNDES), que le profil des indicateurs de santé publique reste préoccupant. Les indicateurs de mortalité maternelle, néonatale et infantile respectivement, de 330 pour 100 000 nouvelles naissances, 23 pour 1 000 nouvelles naissances et 43 pour 1 000 nouvelles naissances, sont éloignés des normes internationales et des cibles des Objectifs du Millénaire pour le Développement. De même, les ressources humaines, les infrastructures et les indicateurs de couverture restent en-dessous des normes recommandées. Des défis sont donc à relever et se résument entre autres: à l’amélioration de la qualité de l’offre de services de santé, l’accroissement de l’accès aux services de santé, la mise à disposition des ressources humaines, aux infrastructures aux normes internationales et à la réduction des inégalités régionales. C’est dans l’optique d’améliorer ces offres de services de santé surtout celles des zones rurales que le ministère de la santé en partenariat avec l’ONG PATHFINDER a organisé cette mission d’échanges avec des acteurs éthiopiens en soins de santé communautaire.
Le système de soins de santé primaires éthiopiens a été mis en place après une étude basée sur les disparités géographiques et socio culturelles. Ce système communautaire est subdivisé en trois piliers composés d’agents communautaires appelés armées des femmes; de Postes de santé et de Centres de santé. Pour appartenir à l’armée des femmes il faut avoir suivi régulièrement toutes les visites prénatales au cours de ses grossesses, disposer de latrines améliorées dans son ménage, d’une assurance en santé communautaire. Il faut également pratiquer une activité économique comme l’élevage et utiliser le biogaz pour la cuisine. Les femmes de cette Armée issues d’une trentaine de ménages, reçoivent une formation de trois mois en services de santé de base, en développement local et en hygiène et assainissement. L’Armée des femmes est coiffée par le Poste de santé qui est composé de deux agents de santé (des filles), recrutés à partir du niveau de la classe de troisième et qui bénéficient d’une année de formation. La couverture sanitaire de ce Poste de santé est de 5 mille habitants. On y administre des soins préventifs et curatifs, des méthodes de planification familiale, des programmes de vaccination et des démonstrations en art culinaire. Le troisième et dernier composant du système de santé communautaire éthiopien est le Centre de santé correspondant au Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) au Burkina. Il couvre environ 25 mille habitants. Cette organisation du système de santé communautaire éthiopien, selon Mme Francine Ouédraogo, correspond à celle recommandée par l’Organisation Mondiale de la santé depuis la Déclaration d’Alma-Ata de 1978 sur les soins de santé primaires. En effet, cette déclaration fait ressortir que les Soins de santé de primaires visent à résoudre les principaux problèmes de la Communauté en assurant les services de promotion, de prévention, de soins et de réadaptation nécessaires à cet effet.
Par conséquent ces soins de santé exigent et favorisent au maximum l’auto responsabilité de la collectivité et des individus et leur participation à la planification, à l’organisation, au fonctionnement et au contrôle des soins de santé primaires en tirant le plus large parti possible des ressources locales. Ce système permet aux populations locales de s’impliquer dans la prise en charge de leur santé. C’est pourquoi plusieurs pays africains sont venus s’inspirer de l’expérience éthiopienne et le Burkina Faso est le premier de l’Afrique de l’Ouest à se mettre dans cette école. ʺNous avons la feuille de route de futur notre partenariat avec l’Ethiopie. Nous comptons également partager cette vision de soins de santé primaires avec l’ensemble des acteurs de notre société afin qu’elle soit bien comprise et mieux accompagnéeʺ s’est réjouie Mme Francine Ouédraogo, au terme de la mission qui confie que des échanges des techniciens en santé se feront entre les deux pays dans le domaine de la formation en vue de consolider et de mettre en œuvre les connaissances et expériences acquises.
Aline Verlaine ZOROM KABORE Ambassade,
Mission Permanente du Burkina à Addis Abeba
Bagrépôle : la BAD satisfaite de l’utilisation de son financement
Une mission de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par le représentant-résident de l’institution financière africaine au Burkina Faso, Yembiline Pascal, accompagné de quelques-uns de ses proches collaborateurs, a séjourné le mercredi 30 mai 2018 à Bagrépôle. L’objectif est de toucher du doigt l’avancement des travaux d’aménagements structurants et des 2194 ha financés par la BAD.
La Banque africaine de développement (BAD), intervient dans le Projet pôle de croissance de Bagré (PPCB), pour un financement de plus de 14 milliards de francs CFA. Ce montant est destiné à financer le projet d’aménagements structurants et de périmètres irrigués en Rive droite (RD) du Nakanbé, à l’aval du barrage de Bagré, d’une superficie de 2194 ha. Accompagné du directeur général de Bagrépôle, Joseph Martin Kaboré qui avait à ses côtés tout son staff managérial, le représentant-résident de l’institution financière africaine au Burkina Faso, Yembiline Pascal, en compagnie de quelques-uns de ses proches collaborateurs, a débuté sa mission à Bagrépôle par la visite de la rizerie UDIRBA PLUS. Ensuite, la mission de la BAD a été conduite au siège de la base-vie du Groupement COVEC Mali-Burkina/COGEB International SA, un groupement burkinabè et malien chargé de l’exécution des travaux du projet de l’aménagement des 2194 ha sur la rive droite du Nakanbé, financé par la BAD. A ce niveau, la consistance des travaux, le terrassement et le génie civil ont été présentés au représentant-résident de la BAD, Yembiline Pascal, par les techniciens des deux groupements.
Yembiline Pascal a été ensuite conduit sur le chantier où il a pu constater l’évolution des travaux. Il a visité successivement le réservoir-tampon, les canaux de conduite d’eau en construction et la zone réservée au secteur paysannat en aménagement. «Cette visite m’a permis de voir des travaux très avancés et en phase avec les délais de foi à la consommation du temps, à la consommation des ressources. J’ai vu que les travaux sont très avancés sur le terrain, en phase avec les délais et à la fois la consommation du temps. Des ouvrages d’irrigation, d’un périmètre de plus de 2000 ha, qui sont des ouvrages structurants qui permettront à l’agriculture de dépendre plus des conditions climatiques souvent aléatoires, mais de maîtriser l’eau qui est indispensable à la production agricole. C’est bien de rester au bureau lire les rapports, mais c’est encore mieux de venir constater de ses propres yeux l’état d’évaluation car, ça permet de mieux comprendre les choses», a déclaré Yembiline Pascal, à l’issue de la visite du chantier. La mission de la BAD s’est déportée sur le site de réinsertion des Personnes affectées par le projet (PAP) à Guirmogo. Là également, Yembiline Pascal a été épaté par la qualité des habitats en dur nouvellement construits, l’école à 6 classes construite sur le site de réinsertion et le moulin à grain, financés par la BAD, avant de s’entretenir avec ces PAP.
Un entretien direct qui a permis aux PAP d’exposer à M. Yembiline et aux responsables de Bagrépôle, un certain nombre de préoccupations. Elles se résument entre autres : au risque d’inondation au niveau du site, le manque d’assainissement, de latrines, de lieu de culte, de cimetière, l’état défectueux du CSPS, etc. Le représentant de la BAD a précisé que l’objectif du projet est que chaque personne démunie qui bénéficiera de terre sur le site, puisse voir son revenu augmenté, sa production atteindre des quantités qui lui permettront de vivre décemment de son travail, et un risque climatique réduit. Yembiline Pascal a rassuré que des terres aménagées dans des conditions directement utilisables seront très prochainement mises à la disposition des exploitants estimés à plus de 13 000. Le séjour de Yembiline Pascal a pris fin par la visite du barrage et de la centrale hydroélectrique de Bagré.
La FEPACI traduit sa reconnaissance au Président du Faso
Pour les cinéastes africains, présents dans la capitale burkinabè pour une réunion du bureau exécutif et du bureau consultatif de leur fédération, il s’agissait de rendre hommage à un pays (le Burkina Faso), qu’ils considèrent comme la terre de promotion du cinéma africain par excellence. Il s’agissait aussi pour eux, de remercier le gouvernement et le peuple burkinabè pour toutes les actions entreprises depuis 1969, date de la création du Festival panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). Sur ce registre, Cheick Oumar Sissoko cite pour exemple, l’INAFEC (Institut national d’Etudes et de Formation cinématographique), la cinémathèque africaine de Ouagadougou, la politique de maintien des salles de cinéma, la place des cinéastes, la politique de financement des œuvres cinématographiques…
Selon le Secrétaire général de la FEPACI, l’organisation est aussi reconnaissante au Président du Faso et au ministre en charge de la culture, Abdoul Karim Sango, pour l’accompagnement dont les cinéastes bénéficient. Cette reconnaissance va également au gouvernement pour la mise à disposition d’un siège sur l’avenue Kwamé-N’krumah.
de la Présidence du Faso
APP/B : un nouveau parti dans l’arène politique burkinabè
La classe politique burkinabè doit reconnaître désormais comme camarade, Adama Coulibaly, président de l’Alternative patriotique panafricaine/Burkindi (APP/B). En effet, celui-ci a présenté son parti, le samedi 2 juin 2018 à Ouagadougou. Selon M. Coulibaly, l’APP/B est née pour promouvoir une alternative politique innovante. «Cette innovation, nous la bâtissons sur un socle reposant à la fois sur des valeurs traditionnelles burkinabè et africaines qui, pour nous, sont fondamentales pour tous», a-t-il expliqué. Il a par ailleurs affirmé que le parti est ouvert à toutes les masses centrées sur les valeurs d’une gauche pragmatique et combattant le dogmatisme.
Selon lui, l’APP/B ne vise pas les élections de 2020 mais envisage d’abord une consolidation idéologique qui va être comprise par le peuple burkinabè. «Permettez-nous de nous structurer un peu. Un parti qui se respecte, les élections font partie de ses options ; mais, il y a un préalable.», a lancé M. Compaoré.
Christelle GOMBRE (Stagiaire)
180
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Environ 13 500 maraîchers venus d’ailleurs
« Un no man’s land »
Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr
Zoom sur le barrage de Yakouta
Un barrage en danger
Interconnexion électrique Bolgatanga-Ouagadougou : Le Burkina Faso a achevé ses travaux
La Société nationale burkinaè d’électricité (SONABEL) a organisé le vendredi 1er juin 2018, une visite de terrain des travaux d’interconnexion électrique entre le Ghana et le Burkina Faso. Cette sortie a permis de constater le point de connexion de Zagtouli et les installations sur la ligne.
Les travaux d’interconnexion électrique entre le Burkina Faso et le Ghana vont bon train. En ce qui concerne la partie burkinabè, ils sont terminés. C’est le constat qu’ont fait des journalistes et des membres d’Organisations de la société civile (OSC) le vendredi 1er juin 2018 sur le terrain lors d’une sortie sur le chantier initiée par la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL). Au poste de Zagtouli, le point de connexion est désormais opérationnel. Selon le chef de projet, Nazounou Yé, tout est fin prêt pour recevoir le « jus » à partir du Ghana. A l’écouter, la ligne d’interconnexion est aussi fonctionnelle, et ce, jusqu’au Ghana. Ce qui pose problème actuellement, a-t-il expliqué, c’est le point de connexion de Bolgatanga où les travaux ne sont pas encore achevés. D’ores et déjà, les phases d’essai ont commencé, foi du chef de projet. A en croire Nazounou Yé, le retard du côté ghanéen est notamment lié à la délocalisation du premier poste de connexion vers Bolgatanga, compte tenu de son éloignement avec la frontière du pays des Hommes intègres.
Ce qui aurait occasionné des travaux supplémentaires qui ont impacté sur le délai. « Actuellement, une équipe de la SONABEL est au Ghana pour faire les essais tandis que des techniciens ghanéens se trouvent à Zagtouli pour la même cause », a-t-il informé. En dépit des obstacles, le chef de projet reste confiant. Il a promis qu’au plus tard fin juin, l’interconnexion sera une réalité même si tous les 100 mégawatts prévus dans le contrat ne seront pas immédiatement disponibles. « A la fin des travaux, nous aurons 30 à 40 MW d’abord », a-t-il confié. Pour lui, les Burkinabè doivent prendre leur mal en patience en attendant que le Ghana achève de renforcer ses infrastructures sur son poste de connexion.
« Lorsque le Ghana aura terminé ses travaux à la mi-septembre ou au plus tard à la fin de l’année, nous pourrons avoir les 100 MW », a souligné M. Yé. De son avis, il n’y a aucun autre moyen de pression sur le fournisseur si ce n’est la négociation. « On n’a pas un contrat bien ficelé avec eux, c’est une relation de coopération basée sur l’amitié», a indiqué l’ingénieur. Ce projet dont le coût est estimé à plus de 34 milliards de F CFA accuse un grand retard car il devrait être exécuté depuis 2015.
Trouver d’autres alternatives
Toutefois, il permettra à terme de maintenir le prix du kwh, faute de le revoir à la baisse, foi de M. Yé. A l’entendre, le prix obtenu avec le Ghana est deux fois meilleur que ce qui est pratiqué au Burkina Faso, compte tenu de la chute du prix du baril du pétrole sur le marché. Au Ghana, a-t-il précisé, l’électricité vendue résulte des centrales thermiques. « Au moment où nous signions le contrat le baril de pétrole était à 100 dollars et aujourd’hui il est descendu à 60 dollars », soutient-il. En tous les cas, a-t-il dit, l’interconnexion va participer à la maîtrise des prix. Même s’il a montré sa satisfaction par rapport à l’état d’avancement des travaux, le secrétaire permanent de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Christophe Pagbelguem, a soutenu que les interconnexions avec les pays voisins ne sauraient être des solutions définitives au délestage. Il faut, a-t-il suggéré, multiplier les initiatives pour trouver des alternatives à ce problème qui perdure. En marge de l’interconnexion Ouagadougou-Bolgatanga, 25 localités se trouvant sur la ligne ont été électrifiées. De Zagtouli jusqu’à la frontière du Ghana, 417 pylônes jalonnent cette ligne, longue de 171 km. Selon l’ingénieur chef de projet, un pylône coûte environ 10 millions de F CFA.
Ouamtinga Michel ILBOUDO
Omichel20@gmail.com


