Revue PNDES 2017: Des taux d’exécution « satisfaisants » dans le NordRevue PNDES 2017: Des taux d’exécution « satisfaisants » dans le NordRevue PNDES 2017: Des taux d’exécution « satisfaisants » dans le Nord

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La Direction régionale de l’économie et de la planification du Nord (DREP/NORD) a organisé sa première session ordinaire du cadre régional de dialogue, le mercredi 28 février 2018 à Ouahigouya. L’objectif a été de dresser le bilan de l’année écoulée du  Plan national de développement économique et social (PNDES) dans la région.
Le Plan national de développement économique et social (PNDES), le référentiel de développement du Burkina Faso, a été élaboré pour un véritable développement économique et social durable du pays. Ce plan est également  mis en œuvre au niveau local à travers les plans locaux de développement. Pour  assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre du PNDES  au niveau régional, le Cadre régional de dialogue (CRD) a été mis en place. Cet organe dont le secrétariat technique est assuré par la Direction régionale de l’économie et de la planification (DREP) vise à évaluer et apprécier les performances à  atteindre dans la mise en œuvre  du PNDES au niveau régional. Le CRD  va permettre de dresser  le bilan de l’exécution des activités des différentes collectivités et partant, déterminer leur contribution. C’est  à cet effet que la DREP a procédé à la revue annuelle régionale 2017 du PNDES dans la région du Nord, le mercredi 28 février 2018 à Ouahigouya.
Amendements, adoption du compte rendu de l’atelier de la 2e session ordinaire 2017 du PNDES,présentation du rapport régional de performance annuelle 2017 du PNDES et échanges suivis de l’adoption du rapport régional de performance annuelle 2017 du PNDES étaient au menu de la rencontre. Selon le DREP Nord, Sanousso Savadogo,  sur 537 activités prévues par les collectivités territoriales de la région, 412 ont été entièrement réalisées, 63 sont en cours de réalisation et 62 n’ont pas connu de début d’exécution. « Il faut dire que les résultats nous donnent des taux forts appréciables à travers les Plans locaux de développement (PLD). Nous avons 85,3%  de taux physique et un taux d’exécution financière de 79,71%. La difficulté majeure est la mobilisation des ressources, ce qui fait que certaines activités n’ont pas connu de début d’exécution », a-t-il précisé. Pour ce qui est des perspectives pour 2018, Sanousso Savadogo a souhaité que les acquis soient consolidés et que les activités en cours de réalisation se terminent. Il a aussi espéré que les grands défis, à savoir le développement du capital humain et la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois soient relevés.
« J’invite les collectivités à faire des programmations objectives pour fournir des données de qualité pour les prochaines évaluations », a-t-il interpellé. Le représentant du SP /PNDES, Seydou Sawadogo, s’est réjoui  des  résultats atteints et a  félicité les  acteurs du développement de la région.  Il a également éclairé les participants sur certains aspects de la mise en œuvre du PNDES. De même, M. Sawadogo a fait des apports sur le rapport régional de performance annuelle 2017. Le gouverneur de la région, Hassane Sawadogo a encouragé les acteurs qui ont contribué à l’atteinte des résultats. Il  les a invités  à redoubler d’efforts, à communiquer et à travailler en synergie pour qu’au 31 décembre 2018,  le  bilan soit supérieur à celui de 2017. Afin  d’atteindre les objectifs du PNDES, des propositions de solution ont été  recueillies et  reversées au secrétariat technique du PNDES de la région. Le gouverneur de la région du Nord, Hassane Sawadogo, a insisté sur le fait que le PNDES revêt une importance capitale, non seulement pour le Burkina Faso mais également pour la région du Nord.
Ibrahim ZAMPALIGRE 

LONAB Ouahigouya Aminata Ouédraogo empoche 18 millions de FCFA

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L’agence de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) de Ouahigouya a procédé, le mardi 13 février 2018, dans ladite ville, à la remise d’un lot d’une valeur de 18 006 000 FCFA à Aminata Ouédraogo, la  gagnante  du 4+1 du Pari mutuel urbain (PMU)   du  30 janvier  2018.

Le cercle des millionnaires de la ville de Ouahigouya  s’est agrandi, le mardi 13 février 2018. Et ce, grâce à  la Loterie nationale burkinabè (LONAB) qui a fait une  heureuse gagnante, en la personne de Aminata Ouédraogo. La gagnante  du 4+1du Pari mutuel urbain (PMU) de la LONAB du 30 janvier  2018, a reçu son  gain à l’agence de la LONAB de Ouahigouya. Pour une mise  de 300 F CFA, Aminata Ouédraogo a eu  l’ordre, qui lui  permet  d’empocher la somme de 18 006 000 FCFA. « Cela fait trois ans, que je joue au PMU’ B. J’ai tenté ma chance le 30 janvier  2018 avec  300 F CFA et  Dieu  a exhaussé mon vœu» a-t-elle raconté. A la question de savoir ce quelle compte faire avec son gain, l’heureuse gagnante a lâché : «Avec cette somme, je compte acheter un terrain, y construire une maison où nous allons dormir et mettre une partie en location». Elle a exprimé sa  gratitude à la nationale des  jeux pour ses bienfaits, et  a également,  invité les uns et les autres à toujours tenter leur chance. Le chef d’agence de la LONAB Ouahigouya, Tahidou Bansé, a pour sa part, exprimé sa satisfaction du fait que la ville de Ouahigouya  a permis à plusieurs personnes d’être des heureux gagnants dans le mois de janvier. «Des gagnants de la région ont empoché plusieurs lots de plus d’un million dont le cumul dépasse  l’ordre de 33 millions de F CFA, sans oublier les lots intermédiaires qui s’élèvent  à plus de 234 883 000 FCFA », a-t-il confié.  M .Bansé a encouragé ceux qui n’ont pas encore eu la chance de gagner de telles sommes en leur souhaitant bonne
chance.

Jouer responsable

Il a formulé le vœu que chacun d’entre eux  soit parmi les prochains gagnants de centaines de millions de FCFA. Cependant, il les a  conseillés de jouer de manière responsable. «Du reste, personne, ne perd avec la LONAB. Vos jeux et paris nous permettent d’investir chaque jour dans des infrastructures sociales. Nos actions à l’endroit de la population sont multiples et visent surtout la satisfaction du client et le bien-être de la population d’où notre slogan,  « les lots aux heureux gagnants, les bénéfices à la nation entière » a-t-il signifié. Par ailleurs, il a exhorté  la gagnante à murir ses projets, et au besoin à approcher la maison de l’entreprise ou  la LONAB pour des conseils d’accompagnement rationnel dans ce qu’elle souhaiterait entreprendre. «Je lui souhaite d’utiliser le gain à bon escient afin qu’il lui profite, à sa famille et à la communauté tout entière » a souhaité le chef d’agence LONAB Ouahigouya. Pour le  maire de la commune de  Ouahigouya, Basile Ouédraogo, c’est une fierté que sa ville compte un millionnaire de plus. Il a aussi   interpellé les parieurs à jouer raisonnablement tout en prenant comme exemple Aminata Ouédraogo qui n’a joué que 300 FCFA et est désormais millionnaire. « Il ne faut pas être un accro du jeu» a-t-il insisté.

Ibrahim ZAMPALIGRE

Agrobusiness : Un rendez-vous d’opportunités d’affaires prévu en mai

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L’association « Ika-Kèlè » a annoncé la tenue prochaine d’un forum de jeunes entrepreneurs du secteur de l’agriculture et de l’alimentation, dénommé « Jeunesse agroalimentaire forum » (JAGRO), du 17 au 19 mai 2018, dans la capitale burkinabè. C’était à l’occasion d’une conférence de presse animée le 20 janvier 2018 à Ouagadougou.
Un nouveau cadre de promotion s’ouvre aux jeunes agrobusinessmen. L’association « Ika Kèlè » envisage, en effet, organiser un forum à l’intention de jeunes Burkinabè entreprenant dans le domaine de l’agroalimentaire. Cette manifestation prévue pour se tenir dans la période du 17 au 19 mai prochain a été officiellement présentée à la presse, le samedi 20 janvier 2018. De façon pratique, ces trois journées donneront lieu à des déjeuners d’affaires (espace B to B) et des expositions ventes des produits agroalimentaires, selon le programme présenté par les organisateurs. Il est également prévu des conférences  et des ateliers thématiques pour permettre un partage d’expériences entre les participants et les acteurs du domaine.
En outre, la JAGRO verra l’organisation d’un concours d’entrepreneuriat pour distinguer les jeunes promoteurs ayant des initiatives innovantes à travers des « trophées Ika-kèlè ». La tenue d’un tel forum se justifie par le désintérêt des jeunes du secteur agricole et à la mauvaise structuration des acteurs du domaine, selon les explications du président de l’association « Ika-Kèlè », Ousséni Ouédraogo. Il a reconnu les difficultés inhérentes à ce secteur au Burkina Faso, que sont la faible mécanisation, les problèmes de financement et d’accès aux intrants. C’est pourquoi l’association a voulu créer ce cadre d’échanges collaboratifs entre les jeunes acteurs de la filière afin, d’une part, de motiver davantage la jeunesse à entreprendre dans l’agrobusiness et, d’autre part, d’amener les professionnels à réfléchir à des solutions sur les difficultés qu’ils rencontrent.
Quelles sont les conditions de participation, le nombre de participants attendu à ce forum et le budget estimatif de l’activité ? A ces questions des journalistes, Ousséni Ouédraogo a indiqué que le forum est ouvert à tous les professionnels de l’agroalimentaire du Burkina Faso et de l’espace UEMOA. Les frais de participation s’élèvent à 5 000 FCFA et 300 participants sont attendus à cette première édition de la JAGRO. Pour l’organisation de ce rendez-vous, l’association « Ika-kèlè » entend mobiliser environ 30 millions de FCFA auprès de ses partenaires. Les promoteurs ont confié par ailleurs qu’un hommage sera rendu à feu l’homme d’affaires, Oumarou Kanazoé pour ses actions en faveur du monde rural dont notamment la réalisation des barrages de Yako et de Ouahigouya.
Fabé Mamadou OUATTARA

Un partenariat pour la promotion des filières agricoles

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Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF) organise un atelier régional d’amélioration des performances de mise en œuvre des projets de la convention UEMOA/CORAF, du 22 au 26 janvier 2018 à Ouagadougou.
Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont signé une convention, le 17 septembre 2014, dans le but d’améliorer les filières agricoles. C’est dans cette optique qu’un atelier régional de mise au point est organisé à Ouagadougou du 22 au 26 janvier 2018. Selon le directeur de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA), Dr Alidou Traoré, la convention concerne un programme régional d’appui à la recherche agricole, d’une durée de cinq ans (2014-2019).
De son avis, elle vise principalement la mise en œuvre des projets sur les composantes prioritaires de l’Union. Il s’agit des filières maïs, coton, bétail/viande, volaille et aquaculture. « L’accord pris par les deux institutions contribue indéniablement à changer favorablement les conditions de vie des populations rurales de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il affirmé. A l’entendre, compte tenu de la compétence des participants, les résultats seront de qualité au sortir de cet atelier. Pour finir, il les a invités à travailler pour l’atteinte des objectifs fixés. Quant au commissaire de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement de l’UEMOA, Ouola Traoré, il a signifié que l’atelier sera bénéfique pour l’avancement des projets.
« Des réflexions seront menées sur les bonnes pratiques en matière d’agriculture », a-t-il poursuivi. Il a aussi fait savoir que ce programme régional sera une plus-value dans l’alimentation des populations et va contribuer à réduire la pauvreté. Le directeur exécutif du CORAF, Dr Abdou Tenkouano a, pour sa part, déclaré que son institution regroupe 23 pays en Afrique de l’Ouest et du Centre avec essentiellement les institutions nationales de recherche agricole et les organisations du secteur privé.

Un milliard et demi pour fédérer les énergies et réduire la pauvreté

 « Nous travaillons à la valorisation de la production agricole et c’est à ce titre que l’UEMOA nous a accordé un financement d’une valeur de 1 milliard et demi de F CFA », a-t-il soutenu. De ce fait, M. Tenkouano a précisé que ce fonds a pour but de fédérer les énergies d’un certain nombre de pays autour des filières prioritaires. Toutefois, il a rappelé que les activités du CORAF consistent en la valorisation de la productivité des variétés, la qualité des semences et des intrants. De son avis, des acquis ont été engrangés. « Nous travaillons en synergie avec un chercheur du Mali et du Benin pour résoudre les difficultés agricoles.
L’on constate déjà une amélioration de la production du coton et le maïs est cultivé même en saison sèche », s’est-il réjoui.  Dans la même veine, il est ressorti que l’adoption des variétés améliorées de maïs a permis de réduire l’incidence, l’intensité et la sévérité de la pauvreté de près de 9%. Cet atelier est donc, pour M. Tankouano, une occasion de partager les acquis obtenus des différentes composantes. « Après un temps de mise en œuvre, il faut qu’on examine ensemble le travail, pour voir si nous sommes sur le bon chemin, que l’on fasse les rectificatifs nécessaires pour le bonheur des populations », a-t-il souligné.
 Au cours de l’atelier, a-t-il ajouté, nous allons aussi valider les résultats de l’étude d’impact de l’adoption des variétés de maïs sur le bien-être des populations, planifier et budgétiser les activités de 2018. Il a clos ses propos en interpellant la jeunesse à prendre la relève car la recherche est faite avec les cadres avancés en âge. Les cinq jours d’atelier seront ponctués par des travaux de groupes, la formulation des recommandations, l’actualisation des outils de suivi-évaluation et l’élaboration des fiches de références des indicateurs de performance. Cet atelier régional se tient à la suite de ceux tenus à Lomé en février 2016 et à Abidjan en janvier 2017.
Mariam SOMDA/OUATTARA
mariaouatt11@yahoo.fr

Loumbila : Le centre de Formation polyvalent opérationnel

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Au terme de sa visite officielle de 72 heures au Burkina Faso, le Prince Albert II de Monaco et le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ont inauguré le centre de formation polyvalent de Loumbila, situé à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, dans le Plateau central, dans la matinée du vendredi 12 janvier 2018. 
La Croix- rouge burkinabè (CRBF) veut bâtir, conformément à son plan stratégique quinquennal, une société nationale performante capable de prévenir, répondre promptement aux situations d’urgence et soutenir le développement durable des communautés vulnérables. C’est pourquoi, elle s’est dotée d’un Centre de formation polyvalent à Loumbila (CFPL), situé à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, dans le Plateau central.
L’infrastructure a été inaugurée, le vendredi 12 janvier 2018, par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et le prince Albert II de Monaco. D’un coût d’environ 3,7 milliards de F CFA, le joyau a été bâti sur une superficie de 6,5 hectares. Il est composé, entre autres, d’un champ photovoltaïque de 56 Kwh, de forages hydrauliques, d’une zone de maraîchage et sportive, d’un espace piscine/centre de secours nautique aménagé et doté d’une piscine semi-olympique. Le centre de formation est également équipé d’un pavillon central réalisé en containers R+3 disposant d’un restaurant/bar, d’une salle de réunion et de formation de 160 places modulables, 19 chambres, 3 suites et 48 chambres bungalows.
Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dès l’entame de son propos, à cette occasion, a salué l’excellente coopération entre la CRBF et la principauté de Monaco, ayant permis l’aboutissement du projet. « Je me réjouis des relations d’amitié et de fraternité qui lient nos deux pays, permettant à ces sociétés de réaliser des projets humanitaires au profit des communautés les plus vulnérables, surtout à un moment où le Burkina Faso est engagé dans une dynamique nouvelle de développement », a ajouté le chef de l’Etat.
Pour lui, cette infrastructure est un important moyen mis à la disposition de la CRBF pour optimiser son efficacité dans l’assistance humanitaire. De ce fait, il l’a invitée à en faire le meilleur usage. Il a rappelé que le CFPL est né de la volonté de la Croix-Rouge du Burkina, de construire un centre de formation et de la volonté de celle de Monaco de construire un pavillon réutilisable après l’exposition universelle de Milan 2015. La première pierre du CFPL a été posée le 27 juin 2016 et il a fallu 18 mois pour mener à bien cette construction.

Donner une seconde vie au pavillon de Monaco

 Les expositions universelles, a-t-il poursuivi, ont toujours mobilisé d’énormes moyens non seulement pour leur construction mais également pour leur démantèlement.  « L’idée de donner une seconde vie au pavillon de Monaco, lors des éditions de 2015, est originale et mérite d’être saluée, surtout dans un monde où les défis humanitaires prennent de l’ampleur, exigeant des moyens de plus en plus importants pour des interventions plus efficaces », a-t-il précisé. A cet effet, il a traduit sa gratitude à l’endroit du Prince Albert II et son épouse Charlène.
A son tour, le prince a souhaité que le CFPL soit un exemple de durabilité. Il a exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit des Partenaires techniques et financiers (PTF) qui ont permis la réalisation de ce centre de formation. « Aujourd’hui, certains PTF montrent qu’ils n’ont pas fait preuve de générosité mais qu’ils sont avant tout, concernés par la réussite de cette entreprise.
Par ailleurs, ils ont été séduits par l’immense espoir que suscite ce projet », s’est-il réjoui. Le complexe de Loumbila, a-t-il poursuivi, permettra de mener plusieurs activités. Il s’agit, entre autres, de l’insertion professionnelle de la population locale, des formations en hôtellerie et restauration. Il est question également de permettre aux sociétés nationales de la Croix-Rouge d’Afrique de l’Ouest de se former en premiers secours, en l’occurrence les secours nautiques. Le prince Albert II a indiqué que le CFPL a été le projet le plus important jamais réalisé par la Croix-Rouge monégasque.
Le président national de la CRBF, Denis Bakyono, a dit sa joie de voir le CFPL se réaliser. « C’est le moment pour moi de remercier toutes les bonnes volontés qui ont œuvré à l’aboutissement de ce projet. Ce qui permettra, entre autres, de diminuer les risques de noyades, d’assurer des formations aux communautés locales aux techniques de maraîchage agroécologiques, la commercialisation, etc.», a-t-il souligné. C’est pourquoi, il a rassuré que tout sera mis en œuvre pour son bon fonctionnement.
Abondant dans le même sens, le maire de la commune de Loumbila, Paul Taryam Ilboudo, a révélé que le choix de la Cité des légumes pour l’installation de ce centre de formation est une marque de confiance et de considération. « Les activités de production qui seront réalisées dans ce centre sont en parfaite adéquation avec la vision stratégique du Conseil municipal, qui est de faire de Loumbila une commune unie où la sécurité et le bien-être social sont assurés et les atouts agro-sylvo-pastoraux valorisés », a-t-il souhaité.  Le maire de Loumbila a soutenu que la commune ne lésinera pas sur les moyens pour soutenir le comité local de la Croix-Rouge dans sa commune afin de mettre en œuvre des projets humanitaires au profit des communautés les plus vulnérables.
Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

SEMAFO Boungou: Reloger les populations déplacées dans un cadre approprié

Cette fin d’année 2017 est sans conteste au sein du groupe SEMAFO la période choisie pour réaffirmer toute l’importance que cette compagnie minière accorde à la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Des actions sont menées pour ce faire dans la Région de l’Est. Cette zone  abrite son  site minier de Boungou dans la commune de Partiaga, Province de la  Tapoa. Une mission conduite par le Directeur des Affaires Corporatives de SEMAFO Monsieur Laurent Michel Dabiret  est allée réaffirmer aux responsables administratifs, coutumiers,  religieux et aux populations de l’Est, le souhait du groupe minier canadien d’apporter sa contribution à l’essor de la région.
Comme cela est de coutume, une délégation de cette envergure avant toute initiative s’acquitte des civilités usuelles.
Des visites de courtoisie aux leaders coutumiers et religieux ont eu lieu . Le roi du Gulmu Sa Majesté Kupiendieli , le grand imam de la ville de Fada, le Vicaire de la paroisse catholique , le Pasteur de l’église protestante et l’ensemble des responsables avec lesquels  ont eu lieu les échanges ont salué la démarche initiée par la SEMAFO.
Promesse a du reste été faite de tout mettre en œuvre pour aider au bon déroulement du projet minier Boungou. Il faut noter que c’est le premier projet minier d’envergure dans la région de l’Est et sa réalisation effective est porteuse d’espoirs   pour l’ensemble des communautés et leurs responsables.
 La délégation de SEMAFO a marqué une halte importante au Gouvernorat ou, des échanges constructifs ont eu lieu entre les responsables de l’entreprise et ceux de l’administration déconcentrée.
Laurent Michel  Dabiret le Directeur des Affaires Corporatives de SEMAFO à traduit à ses interlocuteurs, toute la reconnaissance de son entreprise pour la franche collaboration et les appuis multiformes de l’Etat Burkinabè qui accompagne le projet minier Boungou.
En ce mois de Décembre  ou est célébrée la fête de l’indépendance au Pays des Hommes Intègre, la compagnie minière, à la faveur de cette commémoration au plan régional a remis un chèque d’un million de FCFA au Gouvernorat de ladite région.
Pour sa part, le Secrétaire Général du  Gouvernorat,  Monsieur Mahamat MICHARA a salué cette initiative de la SEMAFO . Elle s’inscrit en droite ligne de la philosophie prônée par son institution afin promouvoir un climat social qui rassemble les acteurs locaux pour aller vers un développement durable de la Région. La fête de l’indépendance étant par essence un moment fort de la commémoration de l’unité nationale, le second personnage de la Région relève que cette somme engrangée permettra d’étoffer le budget dégagé pour cet évènement

Reloger les populations dans un cadre décent, sain et durable

Autre action d’envergure menée dans la région de l’Est, l’opération de relocalisation des populations riveraines de la mine d’or de Boungou. Plusieurs dizaines de ménages ont dû quitter leurs lieux d’habitations pour permettre la poursuite du projet minier.
 Pour tenir ses engagements de départ, SEMAFO a adopté une approche inclusive, qui a permis l’adhésion du plus grand nombre
Le Surintendant de la mine,  Monsieur Sébastien Perreault en retraçant les grandes étapes qui ont conduit à la réalisation de ce plan de relocalisation a précisé que la qualité des ouvrages livrés ne fait pas l’ombre d’un doute. Les populations déplacées ont désormais un « toit bâti sur du roc », ce qui leur garanti un cadre d’habitation pérenne.
Au total, 168 ménages ont été déplacés soit environs 900 habitants. Il a fallu construire 440 maisons de type F1, F2, F3 ,5 mosquées, 2 temples, un espace pour une église et un parc de vaccination pour le bétail. Des forages positifs opérationnels, une école en construction, constituent l’essentiel des infrastructures socioéconomiques mises à la disposition des populations.
Le coût total des investissements est estimé à environ 5 milliards de FCFA Les populations sorties nombreuses pour cette cérémonie de remise des clés n’ont pas manqué de traduire toute leur reconnaissance à leur généreux voisin.
Le Maire de la commune de Partiaga monsieur Boukary DOUMI, le Chef coutumier sa majesté SIMANDARI et l’ensemble des intervenants ont par ailleurs souhaité que d’autre investissements soient réalisés au profit des populations : des points d’eau supplémentaires, des structures de santé à proximité des lieux d’habitation etc.
Doléances enregistrées par les représentants de la SEMAFO qui ont affirmé que le message sera porté à la hiérarchie.
 Le Directeur des Affaires Corporatives de la SEMAFO ne manque pas de faire observer   que bon nombre de ces sollicitations devraient être satisfaites  dans le cadre du nouveau Fonds Minier de Développement Local FMDL. Le projet minier Boungou rapportera à lui seul environ 800 millions de Francs CFA chaque année à la seule commune de Partiaga au titre de la contribution de la mine au FMDL sur une contribution totale annuelle d’environ 1.7 milliard de F CFA soit 15 milliards sur la durée estimée de la vie de la mine.
Précision de taille, ces sommes d’argent seront entièrement gérées par l’Etat du Burkina qui pourra faire des investissements structurants au profit des communautés locales.
Solidarité entre voisins pour un climat social apaisé, c’est l’objectif visé par SEMAFO et les communautés riveraines de la mine de Boungou
Promesse  a donc été faite de part et d’autre de tout mettre en œuvre pour entretenir cette atmosphère teintée de cordialité   pour la réussite du projet minier Boungou.
Agence de communication Titan Vision

Implantation de CIMASSO à Bobo-Dioulasso : Des dispositions pour protéger l’environnement

Le comité régional de suivi du Plan de gestion environnemental et social du projet d’implantation de l’unité de production de ciment «CIMASSO» a animé une conférence de presse, le mardi 12 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso. L’objectif était de rendre compte de l’exécution de ses activités sur le terrain. 
Le comité régional de suivi du Plan de gestion environnemental et social (PGES) du projet d’implantation de l’usine «CIMASSO» à Bobo-Dioulasso entend rassurer les populations sur le respect des normes juridiques environnementales concernant la future implantation de ladite unité de production de ciment. C’est pourquoi, il a animé une conférence de presse, le mardi 12 décembre 2017 dans la cité de Sya. Pour bien mener ses activités sur le terrain, le comité a mis en place un dispositif juridique, a affirmé son président, Louis Aristide Dally. Il s’agit notamment de l’élaboration du plan d’actions du PGES, de l’adoption de son budget de fonctionnement, du règlement intérieur et des commissions permanentes.
A l’en croire, l’implantation de cette usine doit se faire, en respectant les normes juridiques environnementales. Bien que ne disposant pas pour le moment de budget fonctionnement, des rencontres sont régulièrement tenues, a indiqué Louis Aristide Dally. Ainsi, avec l’appui de « CIMASSO », une séance de reboisement de 1 000 plants sur le site de l’usine a eu lieu afin de reconstituer le couvert végétal détruit suite à la mise en place de l’infrastructure, a-t-il ajouté. Et de faire savoir que le comité reste vigilant quant à la prise en compte à tous les niveaux de l’application du PGES. Un plan dont l’objectif est de contribuer à prendre en compte l’aspect social et environnemental et le rôle de la responsabilité sociale dévolue à l’entreprise, a précisé Louis Aristide Dally. Pour ceux qui croiraient que l’Etat signerait un chèque blanc pour «CIMASSO», il a rassuré les populations en ces termes : «Il n’est pas question pour l’Etat de signer un chèque blanc».
Le Dr Younoussa Millogo, personne ressource dans le comité, par ailleurs chimiste de formation, a dit comprendre les préoccupations des populations, mais a invité les Bobolais à faire confiance au comité de suivi du PGES. «L’implantation de CIMASSO se trouve dans une zone, à proximité avec les cours d’eau et toute usine à proximité d’un cours d’eau doit être protégée», a-t-il fait comprendre. Cependant, selon lui, toutes les dispositions seront prises pour préserver l’environnement.
Boudayinga J-M THIENON

Paul Kaba Thiéba constate l’état d’avancement des forages

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a visité le vendredi 15 décembre 2017, les travaux de réalisation de forages des sites déficitaires en eau potable de la ville de Ouagadougou. Ce sont au total 5 sites situés en zone péri-urbaine qui ont été visités.
Des difficultés d’approvisionnement en eau potable se posent avec acuité aux populations de la ville de Ouagadougou. Le constat est plus amer du côté des zones périphériques. Pour soulager un tant soit peu ces populations, l’Etat a entrepris à travers le programme d’urgence, des travaux de réalisation de forage dont 43 Poches d’injection d’eau (PIE) et 50 Pompes à motricité humaine (PMH) dans les zones déficitaires en eau potable.  C’est pour constater de visu l’état d’avancement de ces travaux que le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, accompagné par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, a visité successivement cinq sites d’installation de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).
A Googho, l’ingénieur hydraulicien, Issiaka Kanté, a présenté un site d’installation  avec un forage à injection  de 70 mètres de profondeur et d’un débit d’environ sept mètres cubes par heure. Il a souligné que la capacité existe mais le véritable problème se pose au niveau de la distribution. De Googho, le cortège s’est dirigé vers Zéguindéguin distant de 7 km. C’est un forage à injection de 24 mètres cubes par heure déjà fonctionnel et qui y est réalisé également. Le Premier ministre a visité le local des équipements de dosage et de désinfection de l’eau.
 Sur le chemin du retour, il a marqué un arrêt pour toucher du doigt les réalités d’un groupe de femmes venu chercher le précieux liquide dans un forage à Tingandalgué. Après des échanges avec ces femmes, Paul Kaba Thiéba a pris la direction de Sambin à Saaba. Dès son arrivée, le Premier ministre s’est invité au quotidien des femmes en pompant  un seau d’eau pour l’une d’entre elles avant d’entamer les échanges. Là, il est prévu la réalisation de cinq pompes à motricité humaine. 4 sont déjà réalisées mais une seule est fonctionnelle d’après les femmes. Sommé par le Premier ministre de donner un délai  pour rendre opérationnel les 3 autres, l’entrepreneur a promis que tout sera « ok » dans une semaine.

Bilan satisfaisant

Continuant son périple, Paul Kaba Thiéba s’est rendu sur un 4e site à Gnonwarbin à quelques encablures de Loumbila. Ce site avec un forage de 7 mètres cubes est en cours d’achèvement  et devrait à terme, soulager la zone Nord de Ouagadougou. Le maire, Paul Taryam Ilboudo, en a profité pour soulever les difficultés qu’il a à approvisionner les 31 villages sous sa coupe. Il a souhaité que les structures chargées de la mise en œuvre des projets hydrauliques, communiquent plus avec les élus locaux afin qu’ils puissent tenir informées les populations. La journée de visite s’est terminée à Kossodo où un forage avec un débit de 15 mètres cubes par heure est en cours de réalisation.
Le Premier ministre, au terme de cette tournée s’est dit satisfait en ce sens qu’elle lui a permis de mieux s’imprégner des réalités des populations en matière d’approvisionnement en eau potable, d’échanger avec elles et leurs élus locaux et surtout d’apprécier la politique du gouvernement qui est mise en œuvre à travers le ministère de l’Eau et de l’Assainissement.
D’après lui, ces travaux sont réalisés dans le cadre du programme d’urgence lancé par le gouvernement dans l’attente des finitions des travaux du projet Ziga et vise à soulager les populations qui souffrent jours et nuits à cause des pénuries d’eau.  Sur les 43 Poches d’injection d’eau (PIE) à réaliser, 19 le sont déjà et au niveau des pompes à motricité humaines, 24 sont réalisées.
Yssouf SANA

Promotion de l’économie verte au Burkina Faso

Les acteurs du Partenariat pour l’action en faveur d’une économie verte (PAGE) ainsi que ceux de l’Initiative pauvreté environnement (IPE) ont fait, au gouvernement burkinabè, le bilan de leurs activités de 2016 et 2017,  le mercredi 13 décembre 2017 à Ouagadougou. 
Le Burkina Faso s’est inscrit dans la dynamique de transformation de son économie vers une économie verte c’est-à-dire  tournée vers l’amélioration du bien-être de l’humanité tout en réduisant considérablement les risques environnementaux et la pénurie des ressources. C’est dans cet élan que les acteurs impliqués dans la promotion et le développement de l’économie verte se sont rencontrés, le mercredi 13 décembre dernier, à Ouagadougou, afin de faire le point des acquis des années écoulées et envisager des perspectives plus efficaces pour 2018.
Pour le secrétaire général (SG) du ministère en charge de l’environnement,  Sibidou Sina, le pays a finalisé la stratégie nationale et le plan d’actions pour l’économie verte il reste, selon lui, à ce que cette stratégie soit adoptée en conseil des ministres avant la mise en place d’un organe national de pilotage.  Tout en saluant le leadership des acteurs locaux et des partenaires (PAGE, IPE SAG), le SG a exhorté l’ensemble des collaborateurs du ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, à travailler en synergie d’actions afin de relever de plus grands défis. Selon le directeur général de l’économie verte, Lamine Ouédraogo, le bilan des années écoulées est satisfaisant. Plusieurs activités inscrites aux programmes ont été bien exécutés, selon le directeur. « En collaboration avec nos partenaires du système des Nations unies, nous avons réalisé des études, tenu des ateliers de formation pour le renforcement des capacités des acteurs, élaboré des stratégies opérationnelles d’exécution des plans de travail », a dit M. Ouédraogo.
Pour l’année 2018, Lamine Ouédraogo précise que l’ambition est d’élaborer une stratégie nationale d’Economie verte avec, à la clé, un plan d’actions triennal. Il s’agit également, a expliqué M. Ouédraogo, d’élaborer une stratégie du développement d’accès aux marchés des produits forestiers non-ligneux, de créer un organe de pilotage et d’orientation sur la transition de l’économie nationale vers l’économie verte etc.  En somme, les acteurs entendent dynamiser les partenariats afin d’engranger plus de résultats dans les années à venir.
Wanlé Gérard COULIBALY

Brahima Sanou:candidat au poste de vice-secrétaire général de l’UIT

Le Burkinabè Brahima Sanou, candidat de l’Union africaine au poste de vice-secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), a affirmé à Genève, que sa vision était « de donner un visage humain » aux Technologies de l’information et de la télécommunication (TIC). Brahima Sanou s’adressait au Groupe africain au niveau des ambassadeurs et au Groupe des ambassadeurs francophones.

Brahima Sanou dont la candidature a été endossée en juillet dernier par l’Union africaine, est également assuré du soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il a été présenté au Groupe africain au niveau des ambassadeurs et au Groupe des ambassadeurs francophones. Ce fut l’occasion pour le candidat de livrer aux personnalités présentes, sa vision qui est de remettre l’homme au centre de l’évolution de la technologie.« Je suis candidat au poste de vice-secrétaire général de l’UIT en ce moment précis de l’histoire de l’humanité et de l’économie numérique où nous devons revisiter notre rapport à la technologie avec l’émergence des mégadonnées où vos données personnelles sont devenues des marchandises, de l’internet des objets où tous les objets seront connectés et l’intelligence artificielle qui prendra des décisions, qui jusqu’à présents étaient prises par les hommes », a déclaré le candidat du Burkina et de l’Union africaine.

Et le moins que l’on puisse dire est que Brahima Sanou sait de quoi il parle. L’homme évolue depuis plus de 35 ans dans le secteur des télécommunications et depuis 2010, il occupe le poste de directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’UIT. « Une expérience unique de travail sur le terrain qui, selon l’ambassadeur représentant permanent-adjoint, chargé d’affaires, Seydou Sinka, lui confère les atouts nécessaires pour faire appréhender les opportunités des TIC aux pays-membres de l’UIT en général et aux pays africains en particulier ». En novembre 2017, Brahima Sanou a reçu le prestigieux «Prix du Leader africain de l’année» en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au développement. « Brahima Sanou, a déclaré l’ambassadeur Seydou Sinka, incarne la vision, l’engagement, l’énergie et l’enthousiasme indispensables à la mise en œuvre des solutions TIC pour le développement durable ».
De fait, le candidat de l’Union africaine ambitionne d’accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable en matière de santé, d’éducation, d’autonomisation des femmes ou d’emploi pour les jeunes. « En d’autres termes, a-t-il indiqué, ma vision est de donner un visage humain aux TIC, par exemple en transformant le sac d’écolier en tablette ou smartphone, enfin de donner à un enfant né au Burkina Faso, en Zambie, à Djibouti ou à Sao Tome et Principe, les mêmes chances dans la vie qu’un enfant né en France, aux Etats-Unis ou au Japon ».
Et pour y parvenir, Brahima Sanou entend promouvoir la mise en place d’une infrastructure des TIC en large bande fiable et sécurisée et surtout l’utilisation des TIC pour le développement. Pour le reste, le candidat de l’Union africaine sait compter sur le génie inné des Africains.

Action et obligationde résultat

« En ce qui concerne les TIC, c’est tout simplement le cerveau humain et ça, c’est la chose la mieux partagée. Et je pense que nous avons beaucoup d’atouts dans ce domaine. Parce que nous sommes intelligents en Afrique par nécessité. Nous sommes obligés d’inventer beaucoup de choses et si on mise sur les TIC, cette créativité peut nous faire avancer très loin et aussi contribuer à la paix mondiale », explique-t-il. Déjà en tant que directeur du BDT, Brahima Sanou avait initié la coopération avec l’UNESCO en co-organisant un forum entre le secteur des TIC et le secteur de l’éducation pendant la Semaine de l’apprentissage mobile.

En 2016, Nous avons co-organisé avec l’OMS une table ronde interministérielle entre les ministres des TIC et les ministres de la Santé. Les deux organisations travaillent ensemble sur le programme Be Mobile- Be Healthy sur les maladies non transmissibles telles que le diabète, et le cancer. Le directeur du BDT vient de signer avec la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr. Matshidiso R. Moeti, un programme commun de 10 millions de dollars pour promouvoir la couverture sanitaire universelle en Afrique en utilisant les TIC. Brahima Sanou a aussi initié la coopération avec la FAO avec laquelle un toolkit de mise en place d’une stratégie de e-agriculture a été co-publié.

Last but not least, un ambitieux programme de formation en compétences digitales de 5 millions de jeunes d’ici à 2030, initié en collaboration avec le BIT. « Ce programme me tient particulièrement à cœur car il est estimé que dans un future proche, 95% des emplois décents vont requérir des compétences digitales. Ce programme est pour moi un point d’ancrage pour repositionner la main-d’œuvre des pays en développement et contribuer à la paix mondiale », a indiqué le candidat africain.. Ce poste de vice-secrétaire général de l’UIT sera donc un tremplin pour parachever, avec des coudées plus franches, des actions initiées a l’échelon inférieur.

Et tout cela, Brahima Sanou en a fait le serment, dans la transparence, l’équité, le mulitculturalisme, le multilinguisme et la concertation permanente. Volonté d’agir et obligation de résultat, seront les maître-mots du mandat du candidat de l’Union africaine. Le Groupe des ambassadeurs africains par la voix de son coordonnateur a rassuré le candidat quant à son soutien. « La candidature a été endossée par les chefs d’Etat. Nous ne pouvons avoir une autre position que nos Chefs d’Etat », a-t-il affirmé, invitant Brahima Sanou à « travailler pour la cause africaine ».
Mathieu Bonkoungou

Ambassade Mission permanente du Burkina à Genève.