Promotion de l’économie verte au Burkina Faso
Financement de la campagne cotonnière 2017-2018
La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) et le pool bancaire national ont signé une convention de financement, le vendredi 8 décembre 2017, à Ouagadougou. Le regroupement de douze banques accorde ainsi au leader de la filière coton au Burkina Faso un crédit de 70 milliards de F CFA pour la campagne cotonnière 2017-2018.
La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) entend produire, pour la campagne cotonnière 2017-2018, 563 000 tonnes de coton conventionnel. Pour la réalisation de son ambition, elle est soutenue par le pool bancaire national. En effet, le regroupement de douze banques a accordé un crédit de 70 milliards de F CFA à la société. La signature de convention est intervenue, le vendredi 8 décembre 2017, à Ouagadougou. A entendre le chef du pool bancaire national, Cheikh Travaly, par ailleurs directeur général d’Ecobank-Burkina Faso, le crédit est accordé à un taux de 6% contre 6, 4% pour la campagne passée et 8,25% pour 2012-2013. Ces diminutions de taux d’intérêt traduisent, selon lui, les efforts consentis par les banques pour assurer la pérennité de l’équilibre de la filière.
Elles sont aussi due, à son avis, à l’exemplarité de la SOFITEX dans le remboursement de ses prêts. « La société a déjà remboursé l’intégralité du crédit de l’année passée alors que l’échéance courait jusqu’en mars 2018 », a-t-il dévoilé. Au regard de cela, il a déclaré que la SOFITEX constitue un bon risque financier. Aussi, il a formulé le souhait des banques nationales de financer intégralement les activités de la boîte au lieu des 51% des besoins couverts par le prêt de cette année. «Cela est très important car une bonne partie de l’argent que nous mettons à la disposition de la SOFITEX sert à acheter la production des cotonculteurs, donc va directement dans la poche des paysans. Ce qui produit un effet d’entrainement très positif sur l’économie nationale », a-t-il développé.
Maintenir le leadership du Burkina Faso
Le directeur général de la SOFITEX, Wilfrid Yaméogo s’est, pour sa part, réjoui de l’accompagnement des banques et du rabattement du taux d’intérêt. Il a relevé que les 70 milliards de F CFA serviront à l’achat du coton graine auprès des producteurs, au transport du coton vers les 15 usines d’égrenage dont dispose la société. L’évacuation de la fibre de coton vers les ports d’embarquement de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin et du Ghana, l’achat et le dispashing des intrants seront financés par le présent prêt. Les autres activités seront, a-t-il relevé, financées par des crédits à contracter avec des partenaires extérieurs qui offrent des taux d’intérêt de plus ou moins 3%.
Parlant de la campagne écoulée, le DG a dressé un bilan satisfaisant même si, a-t-il regretté, les poches de sécheresse ont rendu les traitements difficiles, favorisé les attaques des chenilles légionnaires et réduit les récoltes à 544 000 tonnes. « La relance du coton conventionnel est un succès au regard de la longueur de la soie du coton burkinabè qui, assurément offre des gages de reconquête du label coton burkinabè », a-t-il soutenu. Aussi, il a demandé à tous les acteurs de conjuguer leurs efforts pour relever tous les défis afin de consolider et maintenir pour longtemps encore le rang de leader du Burkina Faso dans le classement des pays africains producteurs de coton depuis 2004/2005.
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Addis: L’ Afrique doit trouver en elle-même des solutions réalistes à ses problèmes de gouvernance
Pour que se produise une transformation structurelle de l’Afrique, celle-ci doit chercher des solutions en elle-même et tirer les leçons de sa propre expérience. Telles ont été les premières déclarations des participants à la 12e Conférence économique africaine (CEA), lundi, à Addis Abeba, en Éthiopie.
Car c’est là la clé pour libérer le plein potentiel de l’Afrique et la conduire sur la voie de la prospérité, d’après les intervenants de prestige de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).Les trois organisations se sont dites disposées à soutenir le continent pour poursuivre son programme visant à instaurer des États démocratiques plus forts et une transformation structurelle rapide qui ait des retombées positives sur le développement humain.Dans son allocution d’ouverture, Hailemariam Desalegn, le Premier ministre de la République fédérale de l’Éthiopie, a prôné l’émergence d’États démocratiques forts, qui fassent preuve d’une tolérance zéro face à la corruption et de systèmes qui favorisent le partage des richesses.
« Des conférences comme celle-ci sont importantes pour tirer les leçons des expériences et s’adapter aux conditions socioéconomiques spécifiques à chacun des pays. Il n’y pas un modèle de politique particulier qui fonctionnerait partout », a-t-il souligné.
La secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, a appelé les dirigeants, les économistes et les décideurs à « porter leur regard au-delà des indicateurs standards de bonne gouvernance ».« Il y a un consensus croissant autour du fait que les pays africains ont besoin d’un cadre de gouvernance plus propice pour être en mesure de conduire de meilleures politiques publiques et d’obtenir, à terme, de meilleurs résultats, notamment en matière de transformation structurelle et de développement inclusif », a-t-elle déclaré.Célestin Monga, vice-président de la Banque africaine de développement chargé de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances, a appelé à mettre davantage l’accent sur la réponse à apporter aux pertes économiques dues à l’inefficacité des institutions et à l’incompétence.
Et l’économiste en chef de la Banque africaine de développement d’insister sur la façon dont la corruption met en danger la croissance économique, avant de souligner les coûts cachés induits par le déficit d’institutions fortes, tout en faisant ressortir combien il est difficile d’y remédier quand les gens ont faim.« Une grande partie du travail sur la gouvernance n’a pas été très utile à l’Afrique, parce qu’elle est souvent perçue comme une condition préalable », a-t-il poursuivi. « Nous ne pouvons pas attendre d’un pays dont le PIB s’élève à 300 dollars américains par habitant qu’il ait le même système de gouvernance qu’un pays au PIB de 78 000 dollars par habitant. Vous ne pouvez pas comparer le Burundi à la Suisse ».C’est la raison pour laquelle la BAD est en train de repenser la gouvernance en Afrique, a indiqué monsieur Monga, en ajoutant que la bonne gouvernance est aussi une question d’apprentissage.
Les experts en sont convenus : si elle a enregistré des progrès, en général, dans le domaine de la gouvernance, et en particulier en matière de développement humain et de participation politique, l’Afrique affiche une performance encore à la traine des autres régions du monde, ce qui entrave une réorientation efficace de ses activités économiques.« Le maintien d’une croissance de 5 % devrait être vu comme un développement positif. Il y a eu des revers, mais l’Afrique parvient peu à peu à une bonne gouvernance », a déclaré Lamin M. Manneh, directeur du Centre de services régional du PNUD pour l’Afrique, qui s’exprimait au nom d’Abdoulaye Mar Dièye, secrétaire général adjoint des Nations unies et directeur du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique.Organisée conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) sur le thème « Mettre la gouvernance au service de la transformation structurelle », la conférence est axée, cette année, sur la concrétisation de la transformation structurelle en Afrique, en mettant l’accent sur le développement de la gouvernance.
Quelques 500 chercheurs, décideurs et acteurs du développement ont assisté à la première journée de la conférence.La conférence est aussi l’occasion, pour les participants, d’évaluer l’impact des stratégies de gouvernance politique et économique appliquées aujourd’hui sur la transformation économique, la pauvreté, les inégalités et le développement humain en Afrique.Dans son discours liminaire, Richard Joseph, professeur de l’Université Northwestern a souligné pourquoi les décisions politiques audacieuses doivent venir de l’Afrique elle-même : « En Afrique, le temps est venu d’instaurer une certaine autonomie dans l’approche des questions politiques », a-t-il dit.Lors de la CEA, sont présentés en détails les travaux de recherches axés sur les politiques, émanant d’universitaires et de chercheurs de renom ou en devenir, d’Afrique et d’ailleurs, qui débattent et recommandent des choix de politiques portant sur la façon dont la gouvernance en Afrique peut mieux soutenir la transformation structurelle du continent.
CEA
Problème de gouvernance : l’Afrique doit trouver ses propres solutions
Pour que se produise une transformation structurelle de l’Afrique, celle-ci doit chercher des solutions en elle-même et tirer les leçons de sa propre expérience. Telles ont été les premières déclarations des participants à la12eConférence économique africaine (CEA), lundi, à Addis Abeba, en Éthiopie.
Car c’est là la clé pour libérer le plein potentiel de l’Afrique et la conduire sur la voie de la prospérité, d’après les intervenants de prestige de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Les trois organisations se sont dites disposées à soutenir le continent pour poursuivre son programme visant à instaurer des États démocratiques plus forts et une transformation structurelle rapide qui ait des retombées positives sur le développement humain.
Dans son allocution d’ouverture, Hailemariam Desalegn, le Premier ministre de la République fédérale de l’Éthiopie, a prôné l’émergence d’États démocratiques forts, qui fassent preuve d’une tolérance zéro face à la corruption et de systèmes qui favorisent le partage des richesses.
« Des conférences comme celle-ci sont importantes pour tirer les leçons des expériences et s’adapter aux conditions socioéconomiques spécifiques à chacun des pays. Il n’y pas un modèle de politique particulier qui fonctionnerait partout », a-t-il souligné.
La secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, a appelé les dirigeants, les économistes et les décideurs à « porter leur regard au-delà des indicateurs standards de bonne gouvernance ».
« Il y a un consensus croissant autour du fait que les pays africains ont besoin d’un cadre de gouvernance plus propice pour être en mesure de conduire de meilleures politiques publiques et d’obtenir, à terme, de meilleurs résultats, notamment en matière de transformation structurelle et de développement inclusif », a-t-elle déclaré.
Célestin Monga, vice-président de la Banque africaine de développement chargé de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances, a appelé à mettre davantage l’accent sur la réponse à apporter aux pertes économiques dues à l’inefficacité des institutions et à l’incompétence.
Et l’économiste en chef de la Banque africaine de développement d’insister sur la façon dont la corruption met en danger la croissance économique, avant de souligner les coûts cachés induits par le déficit d’institutions fortes, tout en faisant ressortir combien il est difficile d’y remédier quand les gens ont faim.
« Une grande partie du travail sur la gouvernance n’a pas été très utile à l’Afrique, parce qu’elle est souvent perçue comme une condition préalable », a-t-il poursuivi. « Nous ne pouvons pas attendre d’un pays dont le PIB s’élève à 300 dollars américains par habitant qu’il ait le même système de gouvernance qu’un pays au PIB de 78 000 dollars par habitant. Vous ne pouvez pas comparer le Burundi à la Suisse ».
C’est la raison pour laquelle la BAD est en train de repenser la gouvernance en Afrique, a indiqué monsieurMonga, en ajoutant que la bonne gouvernance est aussi une question d’apprentissage.
Les experts en sont convenus: si elle a enregistré des progrès, en général, dans le domaine de la gouvernance, et en particulier en matière de développement humain et de participation politique, l’Afrique affiche une performance encore à la traine des autres régions du monde, ce qui entrave une réorientation efficace de ses activités économiques.
« Le maintien d’une croissance de 5% devrait être vu comme un développement positif. Il y a eu des revers, mais l’Afrique parvient peu à peu à une bonne gouvernance », a déclaré Lamin M.Manneh, directeur du Centre de services régional du PNUD pour l’Afrique, qui s’exprimait au nom d’Abdoulaye Mar Dièye, secrétaire général adjoint des Nations unies et directeur du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique.
Organisée conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) sur le thème « Mettre la gouvernance au service de la transformation structurelle », la conférence est axée, cette année, sur la concrétisation de la transformation structurelle en Afrique, en mettant l’accent sur le développement de la gouvernance. Quelques 500 chercheurs, décideurs et acteurs du développement ont assisté à la première journée de la conférence.
La conférence est aussi l’occasion, pour les participants, d’évaluer l’impact des stratégies de gouvernance politique et économique appliquées aujourd’hui sur la transformation économique, la pauvreté, les inégalités et le développement humain en Afrique.
Dans son discours liminaire, Richard Joseph, professeur de l’Université Northwestern a souligné pourquoi les décisions politiques audacieuses doivent venir de l’Afrique elle-même: « En Afrique, le temps est venu d’instaurer une certaine autonomie dans l’approche des questions politiques », a-t-il dit.
Lors de la CEA, sont présentés en détails les travaux de recherches axés sur les politiques, émanant d’universitaires et de chercheurs de renom ou en devenir, d’Afrique et d’ailleurs, qui débattent et recommandent des choix de politiques portant sur la façon dont la gouvernance en Afrique peut mieux soutenir la transformation structurelle du continent.
Communiqué CEA
Concours du reporter de développement
Le groupe de la Banque mondiale a organisé une soirée de récompense des lauréats de la première édition du Concours du reporter de développement au Burkina Faso, le mercredi 29 novembre 2017 à Ouagadougou.
Paténéma Oumar Ouédraogo, journaliste aux Editions Sidwaya a raflé le premier prix de la catégorie presse écrite du concours reporter du développement organisé par la Banque mondiale. Il a ainsi reçu lors de la cérémonie de récompense tenue, le mercredi 29 novembre 2017 à Ouagadougou, 500 000 F CFA, un trophée, une tablette numérique, un ordinateur et un power Bank. Il a été suivi par Joseph Haro, un autre artisan de la plume à Sidwaya qui a lui, reçu 250 000 F CFA, un trophée, une tablette numérique, et un power Bank. Larissa Tienbréogo de la Radio nationale a obtenu le premier prix en catégorie radio, tandis que l’article de Grégoire Bazié de Faso.net a été le meilleur en catégorie presse en ligne.
Les deux ont gagné les mêmes récompenses que M. Ouédraogo. Ce dernier a révélé que son reportage a porté sur le village de Kompienbiga, une localité située à environ 70 km de de Fada N’Gourma, dans la région de l’Est. « Ce village s’est métamorphosé à la faveur du projet d’électrification rurale financé par la Banque mondiale. Le projet a boosté un grand nombre d’activités économiques et a créé de nombreux emplois grâce à la venue du courant dans le village », a-t-il expliqué. Selon le représentant de la Banque mondiale au Burkina Faso, Check Kanté, le concours a eu pour objectif d’asseoir une tribune d’expression pour trouver des solutions de développement. A l’entendre, il s’agit de permettre aux hommes de médias d’avoir un regard critique sur les projets financés par son institution. Ainsi, la cérémonie de récompense a été mise à profit pour présenter plusieurs projets financés par la Banque mondiale notamment, le projet d’appui au secteur de l’électricité, le projet 2IE, le projet d’amélioration de la qualité de l’éducation et celui d’autonomisation des femmes.
Parrain de l’évènement, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou a félicité les organisateurs du concours pour leur initiative car pour lui, les projets et programmes sont importants pour le développement d’un pays. Il a invité la presse à une réelle adhésion au concept de reporter du développement. Il a aussi demandé aux directeurs de publication et les chefs de rédaction à soutenir le concept. Il a, par ailleurs, salué l’initiative car selon lui les projets et programmes sont importants dans le développement d’un pays. « La presse a besoin à la fois de mettre en valeur ces projets et d’avoir un regard critique », a-t-il avancé. Il a donc invité les journalistes à beaucoup plus de participation aux prochaines éditions du concours du reporter du développement.
Rachid OUEDRAOGO(stagiaire)
Développement des filières agricoles
La stratégie de développement des filières agricoles adoptée en 2012 ne cadre plus avec les nouvelles évolutions que le monde agricole a connues ces dernières années. C’est fort de ce constat que le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a organisé un atelier national de validation d’une nouvelle stratégie, le jeudi 30 novembre 2017, à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre, selon le représentant du ministre en charge de l’agriculture, Daouda Maïga, était d’analyser et d’adopter la stratégie relue, qui va tenir compte des nouvelles évolutions du monde agricole. De manière spécifique, a-t-il précisé, l’atelier avait pour but de soumettre le document de la Stratégie de développement des filières agricoles (SDFA) à l’ensemble des participants afin de recueillir et de formuler des suggestions et recommandations pour son opérationnalisation. « C’est conscient des difficultés des filières agricoles, et dans le but d’accroître leurs performances économiques que la présente stratégie a été élaborée et soumise aujourd’hui à votre appréciation », a indiqué le représentant du ministre en charge de l’agriculture.
Wolami SAMA(Stagiaire)
Développement du secteur rural
Le Bureau national des sols (BUNASOLS) en partenariat avec le Projet protection et réhabilitation des sols dégradés pour améliorer la sécurité alimentaire (PROSOL) et la direction générale des aménagements hydrauliques et du développement de l’irrigation, a célébré la Journée mondiale des sols (JMS), le mardi 5 décembre 2017 à Ouagadougou.
Les statistiques du ministère en charge de l’environnement révèlent que 19% du sol burkinabè s’est dégradé entre 2002 et 2012. Pour remédier à cette situation préjudiciable au développement du secteur rural, le Bureau national des sols (BUNASOLS) en partenariat avec le Projet protection et réhabilitation des sols dégradés pour améliorer la sécurité alimentaire (PROSOL) et la direction générale des aménagements hydrauliques et du développement de l’irrigation, a célébré le mardi 5 décembre 2017 à Ouagadougou pour la première fois « au pays des Hommes intègres » la Journée mondiale des sols (JMS). Placée sous le thème : « Prendre soin de la planète commence par les sols », cette commémoration vise à améliorer la qualité des sols selon le directeur du BUNASOLS, Dr Zacharie Segda. De l’avis du représentant de la coopération allemande, Ulrich Boysen, la gestion des sols a une importance capitale pour le développement de l’économie, la prévention du conflit foncier et l’atteinte des objectifs de sécurité alimentaire. « Source de vie, les sols sont une ressource précieuse », a-t-il dit. 100 à 1000 ans pour la formation d’un centimètre de terre
Quant au représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), parrain de la cérémonie, Aristide Ongone Obame, il a expliqué que la JMS se tient chaque 5 décembre depuis 2014 afin d’attirer l’attention sur l’importance d’un sol en bonne santé et préconisé la gestion durable des ressources en sol. A l’entendre, le sol est une ressource naturelle finie.
« A l’échelle d’une vie humaine, il n’est pas renouvelable. Il faut 100 à 1000 ans pour qu’une couche de terre arable d’un centimètre d’épaisseur soit naturellement formée, mais quelques secondes à peine pour détruire cette même couche », a-t-il martelé. M. Obame a affirmé que 33% des sols sont dégradés à l’échelle de la planète. C’est pourquoi, de son point de vue, il faut sensibiliser les agriculteurs, le secteur privé et les décideurs à la nécessité d’un changement de modèle dans la gestion des terrains. En ce qui concerne le ministre en charge de l’environnement, Nestor Batio Bassière, il a soutenu que la thématique de la JMS est importante car les sols constituent l’une des bases fondamentales de la production végétale. « Ils offrent à l’homme son espace vital ainsi que les services écosystèmes essentiels, importants pour la régulation et l’approvisionnement en eau », a ajouté le patron de la journée. A cet effet, il a invité chaque acteur à se convaincre de l’importance et du caractère transversal du sol.
Le BUNASOLS a été créé en 1974 en vue de promouvoir l’utilisation rationnelle des terres et d’assurer leur protection pour les générations futures. La structure est spécialisée dans la réalisation des études pédologiques et l’élaboration des cartes thématiques (aptitude et dégradation des terres, distribution des paramètres de fertilités).
Mariam SOMDA/OUATTARA


