Coopération allemande : La GIZ entend renforcer les compétences régionales

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La coopération allemande GIZ organise un atelier régional de capitalisation des bonnes pratiques en matière de planification stratégique et opérationnelle des associations des pouvoirs locaux, du lundi 4 au vendredi 8 décembre 2017 à Ouagadougou.

Les Associations des pouvoirs locaux (APL) sont en conclave du 4 au 8 décembre 2017 à Ouagadougou. Elles vont, grâce à la coopération allemande GIZ, partager leurs expériences de bonnes pratiques en matière de planification stratégique et opérationnelle. A l’entame des travaux, le représentant de la directrice- résidente de la GIZ- Burkina, Rolakd Redeker, a déclaré que cet atelier qui s’appuie sur les acquis de Cotonou vise à faciliter la concertation entre APL.  A l’entendre, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme d’amélioration des compétences régionales en matière de décentralisation en Afrique de l’Ouest. En effet, ce programme comporte trois champs d’action dont le renforcement des associations nationales des pouvoirs locaux.

«Il s’agit notamment de consolider le développement organisationnel et institutionnel des APL en vue d’augmenter leur efficacité et leur efficience», a-t-il ajouté. Sept pays de l’UEMOA sont concernés par cette initiative pour la période 2016-2018. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Togo. Les APL ont été mises en place pour apporter une réponse qualitative au bon fonctionnement des collectivités territoriales et une contribution significative à l’obtention d’un environnement institutionnel qui cadre avec les objectifs de décentralisation. Par ailleurs, M. Redeker a relevé les difficultés que connaissent les APL. Il s’agit des insuffisances de personnel et de ressources financières. «C’est pourquoi, il est nécessaire de leur permettre un meilleur accompagnement des collectivités territoriales, d’avoir la capacité de faire un bon «lobbying» et de mobiliser les partenaires», a fait savoir le représentant de la directrice- résidente de la GIZ-Burkina.

A ce niveau il a déclaré qu’il est primordial de planifier pour bien agir. De l’avis du premier vice-président de l’association des régions du Burkina Faso, Edmond Zida, le contexte actuel est marqué par une crise financière et énergétique qui touche à la fois les pays pauvres et les pays riches. «Pour cette raison, il faut gérer le peu de ressources dont nous disposons, rationnaliser les énergies, mutualiser nos savoirs dans le but de maximiser les chances de succès à nos jeunes collectivités», a-t-il signifié.  De son point de vue, le thème de cette année revêt un intérêt particulier pour les associations aux pouvoirs locaux. Une bonne planification leur permet d’apporter une plus-value et de bâtir le plaidoyer sur les préoccupations réelles des collectivités territoriales. «Cette thématique ne fera que nous outiller davantage dans la recherche de solutions aux problèmes de planification, de renforcement des associations respectives», a-t-il mentionné. Au sortir de cet atelier, plusieurs résultats sont attendus. En effet, les intervenants devront avoir une compréhension commune des concepts et une connaissance harmonisée des principes, objectifs et outils de planification stratégique et opérationnelle dans les APL.  La pertinence de la planification devra être aussi bien perçue par les APL et les bonnes pratiques seront partagées, capitalisées, de même que les impacts qui seront appréciés.

Mariam SOMDA/OUATTARA

Sécurité alimentaire : le Mung bean, pour lutter contre la faim dans les Hauts-Bassins

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L’association Belwet a scellé un partenariat avec la Centrale d’intrants et de matériels agricoles (CIMAGRI), le jeudi 30 novembre 2017, à Bobo-Dioulasso.  Ce partenariat vise à vulgariser le Mung bean, une nouvelle variété de haricot à haut rendement et d’éléments nutritifs.

L’association Belwet du Larlé Naba Tigré et la Centrale d’intrants et de matériels agricoles (CIMAGRI)  sont en tandem pour promouvoir une nouvelle variété de haricot, à savoir le mung bean. Les deux structures ont signé un partenariat le jeudi 30 octobre 2017, à Bobo-Dioulasso.  Selon le Larlé Naba Tigré, pèlerin pour la vulgarisation de cette légumineuse d’origine indo-birmane, le Mung bean est une solution à l’insécurité alimentaire. «Nous sommes venus signer ce partenariat pour lever la faim aussi bien dans les Hauts-Bassins que dans tout le Burkina Faso»,  a déclaré le Larlé Naba. A l’entendre, les premières productions dans la région des Hauts-Bassins, débuteront incessamment, sous forme de culture de contre-saison. «375 hectares de culture de Mung bean vont être pratiqués en contre-saison et les semis débuteront au mois de décembre 2017», a annoncé le Larlé Naba.

Trois kilos ont produit 100 tonnes

Selon le promoteur de cette variété, trois ans après avoir eu la première semence de Mung bean, les résultats sont assez convaincants. «Aujourd’hui, les trois kilogrammes que le Dr Issa Drabo m’a donné en 2014 ont produit plus de 100 tonnes actuellement. Et je pense que nous ne pouvons pas avoir mieux »,  a témoigné Le Larlé Naba Tigré. Il a fait comprendre qu’il a récolté près de huit tonnes de Mung bean,  sur une superficie de  cinq hectares qu’il a exploitée la saison écoulée à Sourgbila (dans la province du Kourwéogo). En plus d’être prolifique, le haricot en question, à s’en tenir à son promoteur, a aussi des vertus nutritives et thérapeutiques, scientifiquement démontrées. «Un kilogramme de ce niébé peut nourrir 10 personnes. Au Burkina Faso, il n’y a pas cette légumineuse qui ait un pareil potentiel»,  a fait savoir le Larlé Naba. Et d’ajouter qu’il permet également de réguler la tension, et même de guérir  du cancer, car contenant beaucoup de protéines et d’antioxydants.
Le Mung bean, permet, en plus de lutter contre la faim, d’améliorer l’économie du monde rural, foi du Larlé Naba.
Au niveau central, le kilogramme de Mung bean est acheté à 300 FCFA. Le Directeur général de la CIMAGRI, Nestor Yérima, a aussi reconnu cette vertu économique de la légumineuse.

Le kilogramme est à 300 FCFA

«Le Mung bean s’emploiera à l’éclosion d’un essor économique au sens vrai du terme, au profit des producteurs agricoles», a affirmé Nestor Yérima, satisfait de ce partenariat. Il a fait savoir que sa société a fait de la filière céréalière, son cheval de bataille.  «Depuis trois ans, la CIMAGRI s’emploie dans la fourniture d’intrants spécifiques, de matériels et d’équipements agricoles», a souligné M. Yérima.  Ce partenariat naissant dont l’objectif principal est l’amélioration des performances agricoles, à l’écouter, débouchera sans doute à  la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. Le premier responsable de la CIMAGRI a, à l’occasion, invité son réseau de 5000 producteurs, et tous ses partenaires à propulser l’initiative de la production du Mung bean. Le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou, témoin de la mise en place dudit partenariat, a salué l’initiative.
Il  a pris l’engagement d’accompagner  les nouveaux partenaires dans la réalisation de leur projet.  Et ce d’autant plus que sa commune, a-t-il fait remarquer, avec ses 36 villages, constitue une zone par excellence de production agricole.

Alpha Sékou BARRY

Promouvoir les SIG pour éclairer les prises de décision sur les ressources en eau.

4èmedu genre, L’Association des Professionnels de la géo information du Burkina Faso, APRO-GI/BF a célébré en différée, le samedi 25 novembre 2017 la journée internationale des Systèmes d’information géographique, SIG sous le thème «contribution de la géomatique dans la gestion des ressources en eau». Le Secrétaire permanent pour la gestion des ressources en Eau, Moustapha CONGO a ouvert la cérémonie à Ouagadougou.

 

La forte croissance démographique, l’industrialisation continue notamment dans les pays en développement, la destruction du couvert végétal, les différentes formes de pollution, les inondations et les effets des changements climatiques sont le chapelet de problèmes égrenés par les experts géomaticiens pour justifier l’indisponibilité des ressources en eau pour les besoins des populations.

Cet argumentaire a prévalu le choix de la thématique eau au centre des intérêts de la géo-information de cette 4ème journée SIG dénommée «Teng magbo» ou mesure de la terre en mooré. Selon le Secrétaire exécutif de l’APRO-GI/BF, Bertin KABORE «l’objectif principal de cette journée est de porter à la connaissance des décideurs, chercheurs et usagers du secteur de l’eau et le rôle incontournable de la géomatique dans la prise de décisions en matière de gestion des ressources en eau». A cet effet, cinq communications ont été développées au profit des partenaires scientifiques et financiers, des experts géomaticiens et des spécialistes et étudiants de l’information géographique, participants de la rencontre.

La 1èrecommunicationa porté sur la «PROTECTION DES RETENUES D’EAU: Utilisation de la géomatique pour la planification des actions prioritaires contre le comblement des retenues à l’échelle des bassins versants». Les images satellitales sont des données indispensables à l’exercice des SIG. Pour cela une deuxième communication a été donnée par le représentant de AirBus/ Stonex, Omar MAIGA sur la «Disponibilité et accès des données d’imageries satellitaires».

Dans la même dynamique, l’IGB a fait une communication sur les «Conditions de mise à disposition des données de l’Institut Géographique du Burkina». Un cas d’école a été développé sur le «Monitoring des zones agricoles irriguées du bassin de la Haute-Comoé par des techniques issues de la télédétection et de la géomatique» comme quatrième communication. La dernière communication s’est appesantie sur la «Gestion des ressources en eau dans la plaine alluviale de Karfiguéla à l’aide d’un SIG : Etude de la recharge induite de la nappe et sa vulnérabilité à la pollution».

 

De l’exploitation du potentiel SIG

La géomatique joue un rôle important dans la gestion des ressources en eau et le Secrétaire permanent pour la gestion des ressources en Eau, Moustapha CONGO a soutenu que «plus qu’une science, elle est pour le décideur ce qu’est la canne pour l’aveugle». En revanche, «la géomatique bénéficie de très peu de promotion dans les pays en voie de développement en général et au Burkina Faso en particulier» constate tristement le Secrétaire exécutif de l’APRO-GI/BF, Bertin KABORE. S’il faut reconnaitre que les SIG sont utilisés au Burkina Faso, force est de constater qu’ils y a toujours des insuffisances «parce que sur le plan national, nous n’avons pas la cartographie du potentiel hydrique» a laissé entendre la Directrice Régionale de l’Eau et de l’assainissement du Centre, Mme OUBIAN/DERRA Seïmata, co-marraine de la cérémonie. Selon elle, les difficultés rencontrées dans le secteur sont financières en plus de la faible capacité en ressources humaines car «par exemple, la Direction régionale de l’eau et de l’assainissement du Centre n’a pas d’expert géomatiquealors que toute structure, tout secteur de gestion des ressources en eau doit avoir un expert en SIG et télédétection».

Et le Président du conseil de suivi de l’APRO-GI/BF, Claude Marcel KIELEM de se réjouir de la prise de conscience par les décideurs, de l’importance des SIG dans la gestion des ressources en eau parce qu’il est «convaincu que les SIG sont un outil d’aide à la décision et permettent d’éviter le tâtonnement face à des ressources financières limitées».

Il promet de promouvoir la formation des spécialistes à travers APRO-GI/BF «pour pouvoir prendre en charge tous les secteurs qui sollicitent les SIG». Une journée gagnée aussi bien pour le secteur de l’eau, qui demande une main d’œuvre qualifiée en géo-information, que pour les étudiants géomaticiens venus nombreux pour accroitre leur chance d’embauche à la fin de leur formation. Au niveau mondial, cette journée est célébrée chaque année le 18 novembre.

Etienne BOUGMA

bougmaetienne@gmail.com

Energie renouvelable au Burkina Faso

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Au terme de sa visite officielle  au Burkina Faso, le président français, Emmanuel Macron et son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, ont inauguré  la Centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli dans la matinée du mercredi 29 novembre 2017.
Le mix énergétique est en marche au Burkina Faso avec la mise en service de la Centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli dans la zone périphérique de Ouagadougou. L’infrastructure a été inaugurée, le mercredi 29 novembre 2017, par les présidents français et burkinabè, Emmanuel Macron et Roch Marc Christian Kaboré. D’un coût de plus de 31 milliards de F CFA, la centrale de Zagtouli, la plus grande de l’Ouest selon les spécialistes, a une capacité de production estimée à 33, 7 mégawatts. Elle compte 129 600 panneaux solaires de 260 Watts chacun et est construite  sur une superficie de 60 hectares. Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, dès l’entame de son propos, à cette occasion, a salué l’excellence des relations entre le Burkina Faso et la France ayant permis l’aboutissement du projet. « Je voudrais saisir l’opportunité qu’offre la présente cérémonie pour exprimer ma gratitude, celle du gouvernement et du peuple burkinabè au président Macron et au peuple français pour l’amitié et le vent nouveau qui souffle sur la coopération entre nos deux nations », a déclaré le chef de l’Etat.
Pour lui, la centrale de Zagtouli traduit  la ferme résolution prise par le pays des Hommes intègres, d’exploiter l’une de ses principales ressources nationales qu’est le soleil pour accroître l’offre d’énergie et faire du mix énergétique une réalité. « Elle traduit la volonté du gouvernement burkinabè d’exploiter rationnellement les ressources naturelles en vue de produire une énergie verte, moins coûteuse et destinée à soutenir l’industrie et l’économie nationale », a-t-il précisé. Le projet de Zagtouli a été rendu possible grâce à l’appui de partenaires financiers que sont l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD). Le chef de l’Etat a salué leurs efforts déployés pour la réalisation de projets de développement économique et social au profit du peuple  burkinabè. Se félicitant du succès de la visite officielle de son homologue français, le président du Faso a émis le souhait de contribuer à l’éclosion et au renforcement des relations entre la France et l’Afrique et particulièrement celles franco-burkinabè « décomplexées, mieux assumées » et porteuses de paix et de prospérité.

La centrale, fruit d’une expertise européenne et locale

A son tour  le président français, Emmanuel Macron, a salué  la réalisation d’un projet qui donne l’image d’une Afrique qui s’engage vers des « solutions durables écologiques » à la fois au bénéfice des populations, mais aussi de l’agenda global climat. Réalisé, selon lui, dans les meilleurs standards internationaux, le projet est le fruit d’une expertise européenne et locale. « Les panneaux sont allemands, les structures et les onduleurs sont espagnoles, les câbles confectionnés en France et certains instruments électriques sont portugais. Les travaux ont été contrôlés par un bureau d’études espagnol et un auditeur français aidé des compétences burkinabè », a-t-il fait remarquer.  Pour Emmanuel Macron, les accords conclus lors de la COP21 doivent être traduits en actes sur le terrain et le Burkina Faso est sur la bonne voie. « Vous démontrez par ce projet que la volonté affichée de l’innovation au service de la transition énergétique est le meilleur moyen de restaurer votre souveraineté dans le domaine de l’énergie », a-t-il indiqué.
Avant d’ajouter : « Je ne suivrai jamais ceux qui considèrent que l’innovation climatique sera réservée à quelques pays et qu’il faudrait exploiter les énergies fossiles, les centrales thermiques dans nombre de pays en Afrique sous prétexte qu’ils n’auraient droit à l’innovation contemporaine ». A l’entendre, la lutte contre le terrorisme doit intégrer une meilleure  couverture de l’énergie électrique et Macron s’est réjoui que ce projet s’inscrive dans une logique de déploiement de l’énergie vers les populations des zones rurales en particulier celles de la partie nord du pays. Il a précisé que  Zagtouli n’est pas l’achèvement du projet, mais une étape réussie sur « un chemin plus ambitieux ». Il a en outre promis d’accompagner le président Kaboré qui a pris la résolution d’inscrire son pays dans un plan solaire 2025. « Cette ambition qui cadre avec les objectifs de l’Alliance pour le soleil sera soutenue avec force par la France et l’Europe en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) », a déclaré M. Macron. Le directeur général de la SONABEL, François de Salles Ouédraogo, pour sa part, a dit sa joie de voir la centrale en exploitation. « Elle marque un pas vers la réduction de la dépendance énergétique du Burkina Faso », a-t-il précisé.
Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr 

Lotissements à Ouagadougou : Alassane Sakandé préconise un fichier pour limiter les spéculations

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Dans le cadre d’une série de visites qu’il a effectuées, le dimanche 26 novembre 2017, dans des zones non- loties de la ville de Ouagadougou, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a fait des propositions en vue de régler le problème des lotissements.
Débutée le samedi 25 novembre 2017, la tournée du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, dans des zones non- loties de la capitale, s’est poursuivie le dimanche 26 novembre 2017. A la tête d’une forte délégation parlementaire, le président s’est rendu dans les arrondissements n°s 7, 8 et 9 de la ville de Ouagadougou. Une visite qui lui a permis de s’imprégner des préoccupations des populations. A chaque étape, le message a été clair : «il ne s’agit pas d’une campagne électorale, c’est vous que nous représentons à l’Assemblée. Il était donc de notre devoir de venir échanger avec vous sur vos préoccupations», a insisté l’hôte des zones non- loties. Et pour corroborer son affirmation, Bala Sakandé énumérait toujours les membres de sa délégation composée de représentant de partis de la mouvance présidentielle tout comme de l’opposition (des députés de l’ODT, du CDP, de l’UPC et du MPP y étaient présents). Mieux, selon lui, l’arrondissement n°7 est détenu par un maire UPC, mais cela ne les a pas empêchés de s’y rendre. Pour lui, ces sorties  transcendent les clivages politiques pour se focaliser sur les préoccupations majeures des habitants défavorisés de  ces arrondissements. C’est ainsi qu’à l’arrondissement n°7, qui était la première étape de la tournée du jour, le président de l’Assemblée a écouté les préoccupations, effectué un diagnostic séance tenante et proposé des pistes de solutions immédiates et à long terme. Pour l’édile de l’arrondissement n° 7, Saïdou Compaoré, les préoccupations des habitants sont nombreuses.
Il s’agit, entre autres, de problèmes d’infrastructures routières, d’accès à l’eau potable, à la  santé et à l’éducation. Et de façon plus particulière, pour la zone non- lotie, de la question des lotissements. Sur le problème d’eau, Bala Sakandé a promis, dans l’urgence, trois forages aux habitants de l’arrondissement n°7 qui ont été accueillis par des applaudissements nourris. Sur le plan éducatif, environ 100 tables-bancs ont été promis pour combler l’insuffisance. En plus de ces promesses, une assurance  a été  faite à la population quant au rôle d’interpellation que l’Assemblée continuera de jouer face au gouvernement pour que des solutions idoines soient trouvées aux préoccupations  des populations. C’est sous cet angle qu’il a annoncé la venue prochaine des ministres en charge des infrastructures et de l’éducation nationale.  Dans un contexte où l’insécurité règne, le président a saisi l’occasion de sa visite pour inviter les habitants à dénoncer tout comportement suspect aux forces de sécurité. «Chacun de nous doit être un agent de renseignement», a-t-il déclaré.

Une visite salutaire prise avec prudence

S’agissant des lotissements, Bala Sakandé, avec parfois de  l’humour, tout en lançant quelquefois des piques, a également donné sa vision. Pour lui, les responsabilités sont partagées et les solutions passent nécessairement, d’abord par l’apurement des dossiers litigieux dans toutes les communes concernées. Puis, à la mise en place d’un fichier permettant d’identifier tous les détenteurs de parcelles de sorte à éviter les spéculations et à permettre à chaque Burkinabè d’avoir une parcelle.  Après  l’arrondissement n° 7, le cap a été mis  sur la zone non- lotie de Bissighin dans  l’arrondissement n° 8. Là encore, les préoccupations sont similaires à celles de la  zone précédemment visitée. Difficultés d’accès à l’eau, à la santé, mauvais état des routes… Et Bala  Sakandé frappe de nouveau dans l’urgence: deux  forages avant que le gouvernement  ne se saisisse du dossier. L’une  des préoccupations particulières, selon de maire de cet arrondissement, Kassoum Simporé, demeure la difficulté d’accès  des femmes et des jeunes aux crédits de financement. Une préoccupation qui a retenu l’attention du président Bala.
En réponse, il a annoncé que le gouvernement mettra à  la disposition des jeunes et des femmes une ligne de crédits d’un montant de 6 milliards dans les mois de janvier et février 2018, dans le cadre du programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes.  «Mais cette somme devra être utilisée pour financer des projets porteurs et non pour s’acheter des motos et boire la bière», a-t-il lancé. Dans tous les cas, a-t-il insisté,  ceux qui pensent que c’est de l’argent public et tenteraient de le dilapider, répondront de leurs actes devant la justice. De l’avis des populations, cette visite est salutaire même si le plus important pour eux demeure la concrétisation des promesses. «Le fait déjà pour lui d’échanger directement avec les populations est une bonne chose parce qu’au temps du pouvoir précédent le président de l’Assemblée n’avait pas le temps pour la population», a confié un habitant de l’arrondissement n° 8 sous anonymat ; avant de poursuivre «mais nous allons attendre d’ici six mois pour voir la concrétisation de ses promesses et là on saura bien le juger,  car on nous a habitué à de belles promesses de sorte que maintenant il faut être
prudent.»
Marou SAWADOGO

Sécurisation foncière en milieu rural : Se concerter davantage pour des actions harmonieuses

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Le comité de pilotage du programme de sécurisation foncière en milieu rural au Burkina Faso a tenu sa première session de l’année 2017, le jeudi 23 novembre 2017 à Ouagadougou.Il s’est agi d’adopter et d’examiner le rapport de la l’année en cours. 
Quatre ans après la création du projet de sécurisation foncière en milieu rural, les membres du comité de pilotage se sont retrouvés  pour la deuxième fois pour leur session. En effet, dans le but d’examiner le rapport de l’année, le comité de pilotage  dudit projet  a tenu sa  première session le jeudi 23 novembre 2017 à Ouagadougou. L’objectif de cette session était de favoriser la mise en œuvre du programme de sécurisation du foncier en milieu rural, par la tenue des cadres de concertation nécessaires. Le représentant du Secrétaire général (SG) du ministère en charge de l’agriculture, Sylvain Kaboré, a fait savoir que  la session va permettre d’adopter le rapport de la session précédente,de présenter le rapport  à mi-parcours de l’année en cours et de proposer les activités à prendre en compte pour l’élaboration du programme. «Le programme de sécurisation foncière en milieu rural au Burkina Faso a pour finalité de contribuer au développement  agricole de notre pays par la sécurisation foncière des acteurs ruraux et la promotion d’une gestion durable et concertée des ressources naturelles», a indiqué M. Kaboré.
Il a en outre précisé que le programme étant classé dans la catégorie «A» des projets, et  inscrit  dans le cadre  de la mise en œuvre du Programme national du secteur rural (PNSR), il connaît des difficultés depuis sa création. Aux dires du représentant du SG du ministère en charge de l’agriculture, le contexte national marqué par les évènements de 2014, (insurrection), le retard dans les déblocages des ressources et la faible maîtrise des procédures du budget sont, entre autres, les difficultés à la mise en œuvre du programme. Quant au représentant du directeur général du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural, Blaise Yoda, la session constitue un cadre privilégié de concertation des acteurs intervenants dans le domaine du foncier rural. «Nous avons parcouru du chemin et nous avons atteint des objectifs encourageants malgré les difficultés rencontrées», a-t-il laissé entendre. Pour lui, en tant qu’acteur du foncier rural, il leur revient de se concerter davantage pour des actions harmonieuses et rigoureuses allant dans le sens des axes stratégiques, de la feuille de route adoptée par le gouvernement en 2014 pour la généralisation de l’application de la loi  du foncier rural.
Wolami SAMA (Stagiaire)

Conférence publique : impliquer la jeunesse à une utilisation rationnelle de l’énergie

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Le ministère de l’Energie a organisé une conférence publique, le jeudi 16 novembre 2017 à Ouahigouya,
pour sensibiliser la jeunesse à la promotion de l’efficacité énergétique.

Le  secteur de l’énergie occupe une place de choix  dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Au regard du déficit énergétique actuel, le gouvernement a fait l’option  de la transition vers les énergies renouvelables avec une singulière option vers le solaire et la promotion de l’efficacité énergétique. La mission qui est assignée au département de l’énergie est d’assurer la couverture énergétique du pays de façon efficiente et d’augmenter  la production de l’énergie. Qui parle de production d’énergie dit également gestion rationnelle de cette ressource de manière  à ce que cette énergie puisse couvrir l’ensemble des besoins. Ce qui nécessite forcément l’adoption de comportements et d’attitudes de maîtrise des équipements énergétiques de manière à ce que la population  puisse maîtriser  sa consommation, afin de réduire les charges des factures . L’Aboutissement de cette politique du gouvernement passe véritablement par une application sur le terrain à travers des communications.

C’est dans ce cadre que le ministère de l’Energie a initié une conférence publique, à l’endroit de la jeunesse du Yatenga, articulée autour du thème :   « Contribution de la jeunesse à la promotion de l’efficacité énergétique », le jeudi 16 novembre 2017 à Ouahigouya. Selon le secrétaire général dudit ministère, Serge Wendsida Igo, cette conférence vise à partager avec la jeunesse, la nécessité d’une utilisation rationnelle et efficiente de toutes formes d’énergies.Pour luis seul des efforts de sensibilisation et d’éducation aux économies d’énergie produiront un impact durable dans le domaine de l’efficacité énergétique. Car dit-il « qui économise de l’énergie, produit de l’énergie et protège de fait l’environnement ». Abordant dans le même sens, le directeur général de l’efficacité énergétique, Ousmane Coulibaly,  a fait savoir que le thème de la conférence va permettre d’échanger avec la jeunesse sur la question de l’efficacité  énergétique à travers trois communications  exposées par des experts en énergie. « D’abord, nous allons leur donner une introduction générale sur l’accès à l’énergie, ensuite aborder la problématique de l’énergie et le concept de l’efficacité énergétique. Et enfin, nous allons leur inculquer des gestes simples qu’ils doivent intégrer afin de réduire la consommation de l’énergie », a-t-il expliqué. En ce qui concerne ces gestes, M. Coulibaly a conseillé aux participants : « Quand vous rentrez dans une maison le premier réflexe est d’allumer, donc quand vous ressortez vous devez avoir pour habitude d’éteindre également la lumière.
Quand vous ouvrez le réfrigérateur, veuillez également à le refermer, de même que quand vous mettez la climatisation en marche, veuillez fermer les portes et les fenêtres .Il faut aussi acheter  des appareils économes en énergie». En plus d’interpeller les jeunes à adopter ces comportements. Il a également rappelé plusieurs mesures et reformes entreprises par le gouvernement, pour permettre l’accès à l’énergie et  également de réduire la consommation d’énergie. Ces mesures sont,  entre autres la création d’une  direction générale  de l’efficacité énergétique, d’une direction générale des énergies renouvelables et  d’une agence nationale des énergies renouvelables. Aussi, il a informé que de nouveaux équipements de pointe ont été créés dans ce domaine. «  Nous avons des projets de lampes efficaces ;  à cet effet, nous travaillons également avec la douane pour mettre à disposition de  la population des appareils qui consomment moins l’énergie », a souligné le directeur général de l’efficacité énergétique. Ces échanges ont permis  aux participants  de saisir les enjeux liés à l’efficacité énergétique et les résultats auxquels les échanges ont abouti. Ces résultats ont satisfait les participants qui  ont souhaité que de telles occasions d’échanges puissent se multiplier afin de combler le déficit énergétique au Burkina.

Ibrahim ZAMPALIGRE

Ram Ouédraogo informe le président du Faso de sa nomination

Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en  audience le vice-président mondial des Verts, Ram Ouédraogo, le mardi 21 novembre 2017, à Ouagadougou.
Le 11 octobre 2017, Ram Ouédraogo  a été élu vice-président mondial des Verts, à Liverpool en Angleterre, lors de la rencontre du Global Green, un rassemblement de tous les mouvements écologiques et Verts de tous les continents organisés en fédérations. Dans l’après-midi du mardi 21 novembre 2017, il est allé informer officiellement le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré,  de son élection, au palais de Kosyam. «Il a été de mon devoir de venir l’informer de vive voix », a-t-il déclaré à sa sortie d’entretien. Il a indiqué  que sa  mission est  de promouvoir l’écologie d’autant plus que dans le monde entier, le changement climatique et les problèmes environnementaux sont au cœur des débats. « Nous allons continuer à parler de protection de l’environnement, de sauvegarde de la planète et de renforcement de tous les mouvements écologistes et verts à travers le monde. D’ailleurs la semaine prochaine, je serai en Côte d’Ivoire pour ma première mission, où je présiderai l’académie verte pour parler d’écologie, de l’éducation et de la formation aux bonnes pratiques pour préserver l’environnement », a détaillé Ram Ouédraogo.
Pour lui, cette élection est le couronnement de 30 ans de lutte pour l’écologie. « Je ne suis plus le président d’un parti politique, mais il n’en reste pas moins que je demeure écologiste toute ma vie. Après 30 ans de combat, les Verts mondiaux ont trouvé que j’étais à même d’assumer des responsabilités au niveau mondial », a souligné le vice-président mondial des Verts.
L’audience a été également  une opportunité pour les deux personnalités d’aborder quelques sujets d’intérêt national, régional et africain. « C’est la première fois que je rencontre le chef de l’Etat  après son élection, et c’était une opportunité d’échanger avec lui sur certains points. Nous avons discuté autour de l’unité nationale, de la tolérance et de la réconciliation au Burkina Faso. Il est important que tous les Burkinabè se rassemblent autour des idéaux de paix et de fraternité », a affirmé Ram Ouédraogo.
Actualité oblige, le cas des jeunes migrants africains qui meurent du côté de la Méditerranée et qui sont réduits en esclaves en Libye  par des groupes criminels  a été aussi évoqué par le président et son hôte. Ram Ouédraogo a souhaité que le sommet  Union africaine-Union européenne qui va se tenir la semaine prochaine en Côte d’Ivoire  puisse se pencher sur cette préoccupation afin que des solutions idoines soient trouvées.

-Karim BADOLO

Etudes d’impact environnemental des projets

Le Bureau national des évaluations environnementales (BUNEE), avec l’appui technique de  la Commission néerlandaise de l’évaluation environnementale (CNEE) organise les 23 et 24 novembre 2017 à Ouagadougou,  un atelier national de diagnostic du dispositif règlementaire encadrant les études d’impact environnemental et social.

Le Burkina Faso disposera dès ce soir, des éléments nécessaires pour améliorer son dispositif réglementaire sur les études d’impacts environnemental et social des projets. En effet, une trentaine d’acteurs du domaine, d’ONG, d’industriels sont réunis depuis hier à Ouagadougou, à l’initiative du Bureau national des évaluations environnementales (BUNEE) autour d’un atelier de diagnostic du dispositif règlementaire des études d’impact environnemental. Il s’agira selon le directeur général du BUNEE, Tidjani Zougouri, de mettre à nue les forces et les faiblesses du système, grâce à la méthode de la cartographie des systèmes d’Etudes d’impact environnemental (EIE) mise au point par la Commission néerlandaise  de l’évaluation environnementale (CNEE)  et de proposer des éléments d’amélioration qui permettront d’accroître l’impact des EIE sur le développement durable. D’ores et déjà, il a relevé deux faiblesses majeures que sont la méconnaissance des textes et le manque de suivi environnemental des projets par les promoteurs. «  Tout projet qui doit s’implanter doit faire l’objet d’une étude d’impact environnemental. Or, beaucoup de promoteurs nous disent qu’ils ne savaient pas qu’il  fallait réaliser une étude  pour leurs projets », a-t-il regretté. A ce niveau, il a estimé que c’est la faible vulgarisation des textes qui est en cause. S’agissant du deuxième problème, il a noté que le ‘’pays des Hommes intègres’’ applique le principe du pollueur-payeur. De ce fait, a-t-il soutenu, le suivi environnemental d’un projet est à la charge de son responsable. « Malheureusement, plusieurs promoteurs de projets affirment ignorer cette disposition », a-t-il déploré.  Au regard de cela, il a déclaré que cet atelier qui se tient avec l’appui technique de la CNEE permettra aux responsables de projets et ceux des études, d’accorder leurs violons, de corriger les manquements et de répondre à certaines attentes sur le plan international.

Prendre des décisions éclairées

Pour sa part, le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Batio Nestor Bassière, a estimé que cet atelier est capital car a-t-il dit, l’environnement est une richesse incommensurable pour le Burkina Faso et tout projet de développement devrait en tenir compte. « Cette rencontre était nécessaire car elle permettra de dire si la législation en cours depuis 2015 est adaptée, si elle permet au BUNEE de donner un point de vue technique aux autorités. Ce,  afin qu’elles prennent les décisions idoines et délivrent des avis de faisabilité qui respectent vraiment les canevas et  les questions environnementales », a-t-il insisté.  Aussi, il a souligné que son département attend les conclusions de la rencontre afin d’être à même de délivrer des avis de faisabilité éclairés aux promoteurs de projets. L’expert pour l’Afrique de l’Ouest à la CNEE, George Gooijer, s’est quant à lui, appesanti sur l’utilité des études d’impact environnemental et social dans les projets de développement pour éviter d’éventuelles conséquences néfastes. C’est pourquoi, à l’en croire, sa structure a été créée pour s’assurer de la disponibilité de l’expertise nécessaire là où il y a le besoin. «  Depuis 1993, nous assistons des pays africains pour améliorer leur système d’évaluation environnementale et pour des cas spécifiques, nous menons  des analyses de dossiers complexes des projets », a-t-il dévoilé. De ce fait, il a espéré que son expertise aidera le Burkina Faso à opérer un changement qualitatif dans son système.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Le bilan des activités du PNGT II 3 présentés aux membres

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La troisième session ordinaire du cadre de concertation régional du Plateau central s’est tenue, le vendredi 17 novembre 2017, à Ziniaré. Cette session a été consacrée à la présentation du processus d’élaboration d’une note régionale de conjoncture économique, du bilan des activités du deuxième Programme national de gestion des terroirs, phase 3  (PNGT II-3) et des activités du projet BRACED.

Dans le but de requérir de tous les acteurs, une synergie d’actions en vue de réaliser de manière concertée les objectifs de développement, le cadre de concertation de la région du Plateau central tient régulièrement des sessions. C’est dans cette dynamique que la troisième session s’est déroulée, le vendredi 17 novembre 2017, à Ziniaré.  Ces cadres constituent de véritables tribunes d’échanges qui permettent aux intervenants de conjuguer leurs efforts et d’harmoniser leurs approches d’intervention pour un développement durable de la région. Pour la gouverneure de la région du Plateau central,  Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, cette troisième session va permettre non seulement aux membres d’être informés et sensibilisés aux effets du changement climatique  et les plans stratégiques agro-climatiques mais aussi d’apprécier les performances des collectivités dans la mise en œuvre des investissements financés par le deuxième Programme national de gestion des terroirs, phase 3 (PNGT II-3). En outre, a-t-elle poursuivi, une communication sur l’approche-note régionale de conjoncture économique sera livrée par la Direction régionale de l’économie et de la planification. Pour ce faire, Mme Benon a invité les membres à des débats fructueux afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable de la région du Plateau central.

Des efforts à faire pour absorber les subventions du PNGT II-3

La première communication de cette session a porté sur les effets du changement climatique  et les plans stratégiques agro-climatiques faite par le projet BRACED. Financé à près de 4,5 milliards de francs CFA par UKAID et mis en œuvre dans 13 pays (Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est, Asie du Sud) de 2015 à 2017, le projet BRACED a pour objectif de  renforcer la résilience des populations vulnérables dans un contexte de changement climatique. Ainsi, au Burkina Faso, le projet vise à renforcer la résilience aux effets du changement climatique et améliorer la sécurité alimentaire et les revenus de plus de 620 000 femmes, hommes et enfants des provinces du Bam, du Kourwéogo, de l’Oubritenga et du Sanmatenga. En vue de renforcer les capacités d’anticipation, d’adaptation et d’absorption des effets extrêmes du climat, les activités menées portent sur: la diversification de la production agricole, de la nutrition et des revenus, la gestion des ressources naturelles, l’appui à la prise de décision agricole. Après la présentation sur les effets du changement climatique  et les plans stratégiques agro-climatiques, le projet a formulé des recommandations et plaidé pour un meilleur accès à l’information climatique et agro-météorologique. En ce qui concerne le PNGT II-3, en vue de favoriser la croissance socioéconomique et le développement, ce programme accorde des financements aux 17 communes rurales et au Conseil régional du Plateau central.

Ces subventions visent à financer des microprojets pour des investissements sociaux, environnementaux, et économiques. Pour cette année 2017, sur des subventions de    929 351 423  FCFA, les réalisations au 31 octobre 2017 s’élèvent à  486 839 659 FCFA soit un taux d’exécution de 52,38 %. Pour le Coordonnateur régional du PNGT II-3, Noufou Dahani, les taux d’exécution physique et financière du projet au 31 octobre 2017 sont respectivement de 69,12% et 49,12%. « Cette situation interpelle les acteurs de la région du Plateau central que nous sommes, à redoubler d’efforts et à  trouver des solutions à même d’améliorer le niveau de réalisation du FIDL 2017 et consommer au maximum  les fonds mis à la disposition des collectivités territoriales qui s’élèvent à plus de neuf cent millions (900 000 000) de francs CFA », a-t-il souligné. La dernière présentation a porté sur la note de suivi de la conjoncture économique régionale qui se veut un outil, un instrument d’aide à la prise de décision par l’autorité à tous les échelons. La tenue de cette session  a été possible grâce aux soutiens financiers du projet BRACED et du PNGT II-3.

Abdias Cyprien SAWADOGO