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Des logements accessibles à toutes les couches sociales
Sécurité alimentaire : Des acteurs pour la levée des obstacles au commerce transfrontalier des denrées de base
Il s’est tenu le jeudi 19 octobre 2017 à Ouagadougou, un forum national de sensibilisation sur les effets néfastes des entraves au commerce transfrontalier sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Cette activité qui a réuni plus d’une centaine de personnes a permis d’informer et de sensibiliser les participants sur les différentes pratiques de restrictions d’exportation et les barrières tarifaires et non tarifaires qui entravent le commerce transfrontalier des produits alimentaires.
Le commerce transfrontalier des produits alimentaires notamment des céréales rencontre beaucoup de difficultés dans les pays membres de l’espace CEDEAO.
C’est dans ce contexte que WAFM (West africa food Markets), un programme du Département du développement international du Royaume-Uni (DFID) a décidé d’appuyer son soutien aux populations du Burkina Faso, du Ghana, du Niger et du Nigéria afin d’accroître la disponibilité des denrées de base au niveau régional.
Ce programme intervient principalement dans deux domaines à savoir le Fonds de Compétitivité (FC) qui fournit des subventions à coûts partagés aux entreprises agroalimentaires intervenant dans les chaînes de valeur du manioc, du maïs, du mil et du sorgho dans les pays cibles de WAFM et, la composante amélioration des politiques qui est conçue pour faciliter et accompagner des interventions ciblées.
À travers cette composante WAFM mène régulièrement des actions pour susciter le débat et des initiatives sur la mise en application et la formulation de politiques et de réglementations pour lever les principaux obstacles au commerce transfrontalier des denrées de base.
L’approche de WAFM vise à développer une action collective des intervenants clés autour des problèmes commerciaux transfrontaliers déterminés à partir de résultats d’analyse économique politique sur les interdictions d’exportation et les barrières tarifaires et non tarifaires. L’objectif final est de créer et soutenir des alliances nationales et régionales avec des acteurs des secteurs public et privé pour renforcer leurs capacités à influencer la formulation et la mise en œuvre des politiques dans ce domaine.
Ce forum national qui s’est tenu à Ouagadougou a permis d’une part, de partager avec les participants le contenu, la stratégie d’intervention, les objectifs et les résultats attendus de WAFM et d’autre part, de créer un cadre de concertation et d’identification d’actions de plaidoyer consensuelles à mener au Burkina Faso pour une amélioration significative de l’environnement du commerce transfrontalier des produits cibles de WAFM.
Il s’est agit concrètement lors de cette rencontre, d’informer et de sensibiliser les participants sur les différentes pratiques de restrictions d’exportation, de présenter les inconvénients des entraves commerciales sur la sécurité alimentaire, la compétitivité des entreprises burkinabè et la création d’emploi, de proposer et valider avec les participants des solutions consensuelles susceptibles d’améliorer l’environnement du commerce transfrontalier et de définir enfin les rôles et les responsabilités des parties prenantes dans l’amélioration de l’environnement du commerce des produits alimentaires cibles de WAFM.
Ce forum a regroupé plus centaine de participants dont des représentants des entreprises des organisations professionnelles du secteur agroalimentaire, des représentants de l’administration publique et privée, des parlementaires, des organisations féminines et de consommateurs etc.
Pour le directeur du programme WAFM Terry Lancey, leur initiative vis à aider les acteurs du domaine dans le but d’augmenter la production, la transformation et la commercialisation des cultures de base grâce au commerce transfrontalier.Le projet fournit des subventions à des entreprises agroalimentaires qui ont le potentiel de croître et de créer un impact grâce à des modèles évolutifs et de solides réseaux de petits producteurs sur les marchés nationaux et régionaux. Des 12 entreprises pilotes choisis pour démarrer le projet, 5 proviennent du Burkina Faso. A terme, l’initiative compte toucher 1 million de producteurs entre le Burkina Faso, le Ghana, le Niger et le Nigéria.
A.D
Paul Kaba Thiéba à Abidjan pour faire bouger les lignes
Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba est arrivé ce mercredi 9 novembre 2O17 à Abidjan pour une visite d’amitié et de travail de 72 heures en République de Côte d’Ivoire. Une occasion pour donner un coup d’accélération aux relations entre les deux Etats.
Les lignes de la coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire vont bouger une fois de plus avec la visite d’amitié et travail du Premier ministre Paul Kaba Thiéba du 9 au 11 novembre 2017 dans la capitale ivoirienne. L’avion qui l’a transporté, a atterri à l’aéroport international Felix Houphouët Boigny, d’Abidjan à 9 heures 50 minutes précises. Le chef du gouvernement burkinabè a été accueilli par son homologue ivoirien Amadou Gon Coulibaly. S’en est suivi un bref entretien au salon d’honneur. Au cours de son séjour abidjanais, le Premier ministre burkinabè aura des rencontres avec des autorités politiques ivoiriennes, notamment son homologue de la Côte d’Ivoire Amadou Gon Coulibaly et le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan.
Les deux chef de gouvernements vont passer en revue les accords conclus lors de la 6e conférence au sommet du Traite d’Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et le Côte d’Ivoire tenu en juillet dernier à Ouagadougou en présence des présidents Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et Roch Mark Christian Kaboré du Burkina Faso.
Paul Kaba Thiéba va également accorder des entretiens à des personnalités telles le représentant résident de la BEI et un ancien fonctionnaire de la Banque Africaine de développement (BAD). Le tête-à-tête avec la Communauté Samo vivant à Abidjan viendra boucler la série des entretiens au programme du chef du gouvernement. En marge de cette visite en terre ivoirienne Paul Kaba Thiéba va présider la cérémonie d’ouverture du Forum Diaspo-invest et des journées de promotion économiques et commerciales du Burkina Faso en Côte d’Ivoire.
Pour le chef de l’exécutif burkinabè, c’est une occasion rêvée pour présenter les opportunités d’affaires aux investisseurs de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et particulièrement ceux de la diaspora. «Ces journées seront mise à profit pour faire les opportunités d’affaires nées des reformes entreprise par le Burkina Faso post-insurrectionnel devant contribuer à la mise en œuvre réussie du nouveau référentiel de développement, le Plan national du développement économique et social (PNDES)» a indiqué M. Thiéba à son arrivée à l’aéroport.
Le PNDES qui se chiffre à plus de quinze mille milliards de F CFA a dit le Premier ministre traduit la vision du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. Il a par ailleurs salué «l’excellence» des relations entre les peuples ivoirien et burkinabè, deux pays liés par un destin commun. «Le Côte d’Ivoire et le Burkina Faso entretiennent des relations de coopérations fructueuses au bénéfices de leur deux peuples. Ici à Abidjan je me sens comme chez à moi à Ouagadougou», a précisé Paul Kaba Thiéba.
Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr
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