Développement des pôles de croissance

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Un comité d’experts a analysé, le vendredi 10 novembre 2017 à Ouagadougou, le projet de document de la Stratégie nationale de promotion des pôles de croissance au Burkina Faso (SNP-PC) afin de l’améliorer.
Pour dynamiser les secteurs porteurs de croissance et accélérer la transformation structurelle de l’économie, le Burkina Faso a fait l’option des pôles de croissance. Cependant, outre le pôle de croissance de Bagré qui « donne une relative satisfaction », les résultats des politiques antérieures de mise en valeur de zones d’activités à vocation de pôles de développement notamment au  Sahel, au Sourou, à l’Est et à Samendéni sont restés largement en deçà des attentes, selon le ministère en charge de l’économie. Des faibles résultats qui seraient dues à l’absence d’un référentiel stratégique pour l’orientation et la mise en œuvre de l’approche pôle de croissance, d’où l’élaboration d’une Stratégie nationale de promotion des pôles de croissance (SNP-PC). Après l’adoption du projet de document de ladite stratégie le 9 novembre 2017, un comité d’experts a analysé le document  le lendemain vendredi 10 novembre pour l’améliorer avant sa soumission en conseil de ministres en décembre prochain pour adoption.
Il s’est agi de faire un examen critique du projet de stratégie, de proposer des indicateurs pertinents afin de renseigner le cadre logique, de compléter et actualiser les données. Les experts ont aussi formulé des suggestions et recommandations en vue d’enrichir le document et obtenir un consensus autour de la stratégie. Pour le conseiller technique de la Secrétaire d’Etat chargée de l’Aménagement du territoire, Maurice Ouédraogo, l’élaboration du SNP-PC découle d’une orientation donnée par le Plan national de développement économique et social (PNDES), à savoir l’élaboration d’un cadre cohérent  de promotion des pôles de croissance. Ce, afin d’assurer un maillage optimal du territoire pour qu’émergent des effets d’entrainement qui seront diffusés progressivement sur l’ensemble du territoire national. « Elle permettra d’avoir une clarté dans les actions et des résultats  probants », a-t-il assuré. Concrètement, le directeur des pôles de croissance et de compétitivité, Nicolas Kobiané, a expliqué que le SNP-PC permettra de stabiliser le concept de pôle de croissance en une notion de politique publique et d’assurer la cohérence entre  l’ensemble des interventions qui visent à mettre en valeur les potentialités nationales. « Elle induira une dynamisation des économies locales et la création d’emplois en mettant le pays sur le sentier de l’émergence économique », a-t-il certifié.
Eliane SOME

Programme 40 mille logements sociaux et économiques

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Le Conseil économique et social (CES) a organisé, le vendredi 10 novembre 2017 à Ouagadougou, un panel sur le thème : «Bilan du programme de construction de 10 mille logements sociaux et économiques et l’opérationnalisation du programme de construction de 40 mille logements». 
Les résultats du programme de construction de 10 mille logements sociaux et économiques lancé en 2007 sont en deçà des attentes. Aussi, il est impérieux de réussir la mise en œuvre du programme de  40 mille logements sociaux et économiques d’ici à 2020 afin d’augmenter l’offre de logements décents pour les populations. Telles sont les conclusions que l’on peut retenir d’un panel organisé par le Conseil économique et social, le vendredi 10 novembre à Ouagadougou, sur le «Bilan du programme de construction de 10 mille logements sociaux et économiques et l’opérationnalisation du programme de construction de 40 mille logements». Dans son exposé, le Secrétaire permanent de la politique national de logement, Brahima Kafando, principal animateur du panel a d’abord livré un aperçu du programme 10 mille logements.
Il est ressorti que l’Etat a entrepris des activités préalables pour un environnement propice à la construction des logements sociaux. M. Kafando a notamment cité la création de la Banque de l’habitat du Burkina Faso (BHBF) dotée d’un fonds dénommé Fonds au logement social (FOLOS)  alimenté à hauteur de 1 milliard 500 millions F CFA par an par l’Etat. A ses dires, ce fonds vise à bonifier des crédits des acquéreurs des logements sociaux et de manière plus large à financer l’habitat. Concernant le bilan d’exécution dudit programme, l’orateur a déploré qu’en huit années d’exécution, seuls 4 572 habitats dont 2 620 sociaux sur les 10 mille prévus ont été réalisés au 31 décembre 2015. A l’en croire, l’Etat a consenti la somme de 7 514 244 837 F CFA pour la construction de ces logements. «Les réalisations du Programme sont, entre autres, la construction de logements dans douze capitales régionales et la viabilisation de terrains (travaux d’assainissement de sites, d’adduction en eau potable et d’électrification)», a fait savoir M. Kafando. En outre, il a indiqué que des difficultés ont émaillé la mise en œuvre du plan. Parmi celles-ci, figurent l’obtention des titres de propriété, le financement des projets immobiliers et le taux élevé des crédits acquéreurs. Par ailleurs, la mise à disposition du programme de parcelles viabilisées, la meilleure répartition des parcelles à des promoteurs immobiliers en fonction du rythme de production des logements et la promotion des logements à plusieurs niveaux et des matériaux locaux ainsi que du logement locatif constituent quelques perspectives que M. Kafando a avancées.

Des logements accessibles à toutes les  couches sociales

Abordant le cas du PNCL, il a signifié que le programme vise à réaliser des logements décents par la mise en place d’un mécanisme d’accès aux logements pour toutes les catégories socioprofessionnelles. A cet effet, selon lui, il s’articule autour de quatre composantes à savoir  l’amélioration des cadres réglementaire et institutionnel, l’assistance aux ménages à revenus faibles, l’amélioration de l’offre en logement et la gestion du programme. En ce qui concerne le financement, l’animateur a estimé à 494 089 220 000 de F CFA. A l’en croire, l’Etat assure, dans le cadre du Partenariat public privé (PPP), la mobilisation du foncier et son aménagement à environ 85 705 000 000 F CFA. Il a poursuivi en indiquant que la contribution des promoteurs immobiliers privés s’élève à 348 486 720 000 F CFA. Toute chose qui participera à la réalisation des unités de logement dans les différentes localités sur des terrains aménagés et cédés par le programme.
Les  banques, quant à elles, interviennent directement dans le financement du PNCL à hauteur de 59 897 500 000 F CFA. «Les ressources de l’Etat sont utilisées comme levier pour mobiliser les partenaires», a-t-il expliqué. M. Kafando a salué certaines réalisations dans la mise en œuvre du PNCL, en l’occurrence la campagne nationale d’inscription menée d’avril à mai derniers et qui a permis d’enregistrer 208 232 demandes dans toutes les communes urbaines et rurales du pays. L’implantation des bornes des parcelles sur tout le territoire national et la pré-qualification des promoteurs immobiliers pour la 2e tranche dans le Sahel et les villes économiquement dynamiques sont, d’après lui, en cours de réalisation.
Des échanges qui ont eu lieu à l’issue de la  présentation, il est ressorti la nécessité d’attribuer de façon équitable les logements à toutes les couches sociales, d’assurer la visibilité des actions entreprises par les structures œuvrant dans l’habitat et l’acquisition d’outils de planification au profit des communes ont fait l’écho chez les différents
intervenants.
  Patricia KABRE  (Stagiaire)

Sécurité alimentaire : Des acteurs pour la levée des obstacles au commerce transfrontalier des denrées de base

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Il s’est tenu le jeudi 19 octobre 2017 à Ouagadougou, un forum national de sensibilisation sur les effets néfastes des entraves au commerce transfrontalier sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Cette activité qui a réuni plus d’une centaine de personnes a permis d’informer et de sensibiliser les participants sur les différentes pratiques de restrictions d’exportation et les barrières tarifaires et non tarifaires qui entravent le commerce transfrontalier des produits alimentaires.

Le commerce transfrontalier des produits alimentaires notamment des céréales rencontre beaucoup de difficultés dans les pays membres de l’espace CEDEAO.

C’est dans ce contexte que WAFM (West africa food Markets), un programme du Département du développement international du Royaume-Uni (DFID) a décidé d’appuyer son soutien aux populations du Burkina Faso, du Ghana, du Niger et du Nigéria afin d’accroître la disponibilité des denrées de base au niveau régional.

Ce programme intervient principalement dans deux domaines à savoir le Fonds de Compétitivité (FC) qui fournit des subventions à coûts partagés aux entreprises agroalimentaires intervenant dans les chaînes de valeur du manioc, du maïs, du mil et du sorgho dans les pays cibles de WAFM et, la composante amélioration des politiques qui est conçue pour faciliter et accompagner des interventions ciblées.

À travers cette composante WAFM mène régulièrement des actions pour susciter le débat et des initiatives sur la mise en application et la formulation de politiques et de réglementations pour lever les principaux obstacles au commerce transfrontalier des denrées de base.

L’approche de WAFM vise à développer une action collective des intervenants clés autour des problèmes commerciaux transfrontaliers déterminés à partir de résultats d’analyse économique politique sur les interdictions d’exportation et les barrières tarifaires et non tarifaires. L’objectif final est de créer et soutenir des alliances nationales et régionales avec des acteurs des secteurs public et privé pour renforcer leurs capacités à influencer la formulation et la mise en œuvre des politiques dans ce domaine.

Ce forum national qui s’est tenu à Ouagadougou a permis d’une part, de partager avec les participants le contenu, la stratégie d’intervention, les objectifs et les résultats attendus de WAFM et d’autre part, de créer un cadre de concertation et d’identification d’actions de plaidoyer consensuelles à mener au Burkina Faso pour une amélioration significative de l’environnement du commerce transfrontalier des produits cibles de WAFM.

Il s’est agit concrètement lors de cette rencontre, d’informer et de sensibiliser les participants sur les différentes pratiques de restrictions d’exportation, de présenter les inconvénients des entraves commerciales sur la sécurité alimentaire, la compétitivité des entreprises burkinabè et la création d’emploi, de proposer et valider avec les participants des solutions consensuelles susceptibles d’améliorer l’environnement du commerce transfrontalier et de définir enfin les rôles et les responsabilités des parties prenantes dans l’amélioration de l’environnement du commerce des produits alimentaires cibles de WAFM.

Ce forum a regroupé plus centaine de participants dont des représentants des entreprises des organisations professionnelles du secteur agroalimentaire, des représentants de l’administration publique et privée, des parlementaires, des organisations féminines et de consommateurs etc.

Pour le directeur du programme WAFM Terry Lancey, leur initiative vis à aider les acteurs du domaine dans le but d’augmenter la production, la transformation et la commercialisation des cultures de base grâce au commerce transfrontalier.Le projet fournit des subventions à des entreprises agroalimentaires qui ont le potentiel de croître et de créer un impact grâce à des modèles évolutifs et de solides réseaux de petits producteurs sur les marchés nationaux et régionaux. Des 12 entreprises pilotes choisis pour démarrer le projet, 5 proviennent du Burkina Faso. A terme, l’initiative compte toucher 1 million de producteurs entre le Burkina Faso, le Ghana, le Niger et le Nigéria.

 A.D

Paul Kaba Thiéba à Abidjan pour faire bouger les lignes

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Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba est arrivé ce mercredi 9 novembre 2O17 à Abidjan pour une visite d’amitié et de travail de 72 heures en République de Côte d’Ivoire. Une occasion pour donner un coup d’accélération aux relations entre les deux Etats.

Les lignes de la coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire vont bouger une fois de plus avec la visite d’amitié et travail du Premier ministre Paul Kaba Thiéba du 9 au 11 novembre 2017 dans la capitale ivoirienne. L’avion qui l’a transporté, a atterri à l’aéroport international Felix Houphouët Boigny, d’Abidjan à 9 heures 50 minutes précises. Le chef du gouvernement burkinabè a été accueilli par son homologue ivoirien Amadou Gon Coulibaly. S’en est suivi un bref entretien au salon d’honneur. Au cours de son séjour abidjanais, le Premier ministre burkinabè aura des rencontres avec des autorités politiques ivoiriennes, notamment son homologue de la Côte d’Ivoire Amadou Gon Coulibaly et le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan.

Les deux chef de gouvernements vont passer en revue les accords conclus lors de la 6e conférence au sommet du Traite d’Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et le Côte d’Ivoire tenu en juillet dernier à Ouagadougou en présence des présidents Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et Roch Mark Christian Kaboré du Burkina Faso.

Paul Kaba Thiéba va également accorder des entretiens à des personnalités telles le représentant résident de la BEI et un ancien fonctionnaire de la Banque Africaine de développement (BAD). Le tête-à-tête avec la Communauté Samo vivant à Abidjan viendra boucler la série des entretiens au programme du chef du gouvernement. En marge de cette visite en terre ivoirienne Paul Kaba Thiéba va présider la cérémonie d’ouverture du Forum Diaspo-invest et des journées de promotion économiques et commerciales du Burkina Faso en Côte d’Ivoire.

Pour le chef de l’exécutif burkinabè, c’est une occasion rêvée pour présenter les opportunités d’affaires aux investisseurs de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et particulièrement ceux de la diaspora. «Ces journées seront mise à profit pour faire les opportunités d’affaires nées des reformes entreprise par le Burkina Faso post-insurrectionnel devant contribuer à la mise en œuvre réussie du nouveau référentiel de développement, le Plan national du développement économique et social (PNDES)» a indiqué M. Thiéba à son arrivée à l’aéroport.

Le PNDES qui se chiffre à plus de quinze mille milliards de F CFA a dit le Premier ministre traduit la vision du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. Il a par ailleurs salué «l’excellence» des relations entre les peuples ivoirien et burkinabè, deux pays liés par un destin commun. «Le Côte d’Ivoire et le Burkina Faso entretiennent des relations de coopérations fructueuses au bénéfices de leur deux peuples. Ici à Abidjan je me sens comme chez à moi à Ouagadougou», a précisé Paul Kaba Thiéba.

Beyon Romain NEBIE

nbeyonromain@yahoo.fr

Depuis Abidjan (Côte d’Ivoire)

Exposition d’œuvres d’art de la BICIA-B : Rapprocher les artistes des potentiels acheteurs

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La Banque internationale pour le commerce, l’industrie et l’agriculture du Burkina Faso (BICIA-B) a lancé, le mercredi 8 novembre 2017 à Ouagadougou, sa première édition d’exposition d’œuvres d’art. Cette activité qui concerne sept artistes vise à offrir une occasion de contact avec les potentiels acheteurs.
Du 8 novembre au 7 décembre prochain, la Banque internationale pour le commerce, l’industrie et l’agriculture du Burkina Faso (BICIA-B) met en vente des œuvres d’art  plastiques à son siège social à Ouagadougou. L’initiative rentre dans le cadre de la première édition de son événement « BICIA-B, amie des arts ». Ainsi, à cette occasion  91 tableaux et sculptures de sept artistes (Adjaratou Ouédraogo, André Sanou, Christophe Sawadogo, Hamed Ouattara, Jean-Luc Bambara, Siriki Ky et Soumaïla Dermé) seront exposés dans les locaux de la banque pendant un mois. Le vernissage de l’exposition a eu lieu, le mercredi 8 novembre 2017 en présence de nombreuses personnalités politiques et diplomatiques. Selon l’administrateur directeur général de la BICIA-B, Yao Kouassi, la raison d’être de la banque est de faire du crédit mais elle a conscience qu’elle peut en faire davantage si les conditions le permettent. « Au-delà de son activité traditionnelle de financement de l’économie, la BICIA-B demeure une banque citoyenne, parfaitement consciente qu’elle doit prendre une part plus visible dans la vie de la société burkinabè.
C‘est pour cela qu’elle a choisi de soutenir un secteur d’activités qui apparaît comme l’un des parents pauvres de notre société », a soutenu le premier responsable de la banque, tout en précisant que son institution est depuis quelques années, partenaire du festival Jazz à Ouaga. A l’écouter, l’engagement de sa banque en faveur de l’art vient d’un constat que très peu de personnes trouvent le temps de visiter les galeries d’arts qui regorgent pourtant d’innombrables trésors. C’est pourquoi, a-t-il souligné, il a paru utile de créer au sein de la banque, les circonstances d’une rencontre entre les artistes, leurs œuvres et les usagers du service bancaire, en organisant cette exposition dénommée « Lucarne ».
Le parrain de l’exposition, le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Alassane Bala Sakandé, a salué l’initiative de la BICIA-B qui permet de promouvoir les industries culturelles et créatives.

Pérenniser l’événement

Il a dit retenir de cette première édition, le challenge de faire en sorte que les œuvres d’art visuels s’insèrent progressivement dans le quotidien des Burkinabè et dans la décoration des bâtiments publics ou  accueillant du public.
« Les rencontres avec l’art sont variées mais le plus important, me semble-t-il, ce sont les œuvres elles-mêmes exposées. En effet, rien de telle que la confrontation avec l’œuvre pour en déceler le sens caché ou ressentir la portée », a-t-il indiqué, relevant que l’activité s’inscrit en droite ligne du volet culturel du PNDES (NDLR : Plan national de développement économique et social). De son avis, les défis pour un Burkina qui gagne doivent prendre en compte la valorisation des potentialités artistiques et culturelles, les savoir-faire et les talents de toutes les forces vives de la nation au nombre desquelles les artistes figurent en bonne place. Pour Alassane Bala Sakandé, la « Lucarne » propose des solutions à la faiblesse du marché qui handicape le plein épanouissement des artistes plasticiens car elle annihile leur créativité et réduit leur pouvoir d’achat. « Il faut rappeler que l’art est aujourd’hui une source de création d’emplois donc pourvoyeur de revenus aux ménages. Il contribue ainsi pour plus de 2% du Produit intérieur brut », a souligné le président de l’Assemblée nationale.
Tout en rassurant l’accompagnement de la représentation nationale aux créateurs, il a encouragé le public à aller voir ces œuvres dans leur contexte d’exposition et profiter découvrir davantage la BICIA-B. A ses collègues et aux responsables d’institutions publiques et privées, il les a incités à acquérir des œuvres pour leurs espaces de travail. « Nous n’avons pas l’intention de nous en tenir à cette seule édition. Notre souhait est de renouveler chaque année cette exposition et d’en faire un événement culturel au niveau du pays. En tout état de cause, pour pousser un peu plus loin notre part de réponse aux attentes sociales, nous envisageons pour les prochaines éditions, d’examiner avec les exposants, la constitution d’une enveloppe financière destinée à financer des œuvres sociales au profit des populations burkinabè les plus défavorisées », a promis Yao Kouassi. Le commissaire de l’exposition, Prosper Tiendrébeogo, a fait savoir que les artistes- participants ont été choisi sur la base de leur créativité, leur renommée et la diversité de leur galerie.
Joseph HARO
Téné Bénédicte OUEDRAOGO (stagiaire)

Lutte contre l’insécurité alimentaire: La solution à travers les biotechnologies

Le Réseau ouest- africain des biotechnologies (RABIOTECH) en collaboration avec le Centre de recherches en sciences biologiques alimentaires nutritionnelles (CRSBAN), a organisé du 8 au 10 novembre 2017, dans l’enceinte de l’Université Ouaga 1 Pr Joseph- Ki-Zerbo, un colloque sur l’importance des biotechnologies dans la promotion de la sécurité alimentaire. 
Le Réseau ouest- africain des biotechnologies (RABIOTECH) veut apporter sa contribution à la recherche de solutions durables pour assurer une alimentation convenable aux populations africaines. Une vision qui a conduit les membres du RABIOTECH a organisé en collaboration avec le Centre de recherches en sciences biologiques alimentaires nutritionnelles (CRSBAN), un colloque du 8 au 10 novembre 2017, à l’Université Ouaga 1 Pr Joseph- Ki-Zerbo. Au cours de cette rencontre entre chercheurs venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Tchad, du Togo, du Bénin, du Sénégal et du Niger, ont planché sur le thème : « Les biotechnologies dans les systèmes de production durable pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique ». Le Président du RABIOTECH, Pr Alfred Traoré, a confié que ce colloque est un bilan des 15 années d’existence du réseau qu’il dirige. A l’écouter, dans la plupart des Etats d’Afrique subsaharienne, l’accès à une alimentation saine et en quantité suffisante est une difficulté évidente. « Plusieurs facteurs combinés expliquent cette situation. Il y a la qualité des instruments de production, les facteurs environnementaux défavorables, la mauvaise application des politiques sectorielles », a expliqué Pr Traoré. D’où l’intérêt de la tenue d’un tel évènement. Il a souligné qu’à travers ce colloque, le débat sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans un contexte de changement climatique est opportun.
C’est ainsi qu’un sujet comme les opportunités et les risques des Organismes génétiquement modifiés (OGM), a été débattu. Pr Alfred Traoré pense que la problématique des OGM réside dans la difficulté que les populations ont à cerner les opportunités qu’ils offrent.
La représentante du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Assanata Millogo, a soutenu que selon un rapport de la l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)  sur l’insécurité alimentaire dans le monde, environ 800 millions de personnes sont sous-alimentées. De son avis, les biotechnologies peuvent contribuer de manière significative au développement agricole durable et au renforcement de la sécurité alimentaire par l’amélioration de la productivité et de la valorisation des cultures locales. Elles peuvent aussi, a-t-elle poursuivi, contribuer à la réduction de l’utilisation des pesticides, faciliter la protection des cultures contre les ravageurs et les pertes de récoltes, améliorer la qualité nutritionnelle notamment avec les vitamines en acides aminés, minéraux… Le Réseau ouest- africain des biotechnologies (RABIOTECH) a été créé en 2002. Il a, à son actif, plusieurs lauréats dans les filières des biotechnologies dans les domaines de la santé, la nutrition, l’industrie agroalimentaire et la microbiologie industrielle. A titre d’exemple, le Réseau a, entre 2012, à 2017 formé 124 étudiants en DEA, DESS et Masters et 39 étudiants en Doctorat.
Gaspard BAYALA

13e semaine de l’internet : Le CBEN se dévoile

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Le Centre burkinabé pour l’économie numérique (CBEN) participe, du 7 au 11 novembre 2017, à la 13e Semaine nationale de l’internet (SNI).
La 13e Semaine nationale de l’internet se tient du 7 au 11 novembre 2017, à Ouagadougou, sous le thème « TIC et sécurité ».
A cette occasion, le Centre burkinabé pour l’économie numérique (CBEN) expose son savoir-faire.
Les recherches sur internet sont très souvent fastidieuses. Sur un même sujet, plusieurs résultats, parfois non concordantes sont proposées sur les moteurs de recherche.
L’objectif du CBEN est de mettre à la disposition des internautes des informations statistiques fiables, en fonction de ses besoins.
« Dans ce cadre, nous prévoyons trois projets structurants dans notre plan stratégiques 2017-2018 », a annoncé la chargée de Programmes, Rasmata Ima.
Il s’agit selon elle, de « Faso-biz » pour l’accompagnement des entreprises privées et publiques, du « e-mousso » qui se veut un cadre de formation dans l’agro-pastoralisme et de « Faso founding » pour soutenir les start-up.
La tenue de la 13e SNI est une initiative « noble », qui permettra au CBEN de « se faire connaitre du grand public », foi de Mme Ima.
Le CBEN est un centre de promotion de l’économie numérique à travers la recherche, la sensibilisation et la réalisation de projets structurants. Les technologies numériques englobent les technologies de l’information, des  communications et des télécommunications.
C’est pourquoi, le CBEN s’assigne pour mission d’en faire un catalyseur du développement économique du Burkina Faso.

Djakaridia SIRIBIE

Lutte contre le charbon bactéridien : Les acteurs du Centre-Nord affûtent leurs armes

Le ministère des Ressources animales et halieutiques, a organisé un atelier régional de sensibilisation et d’information des acteurs du Centre-Nord impliqués dans la gestion des foyers de charbon bactéridien, le mercredi 8 novembre 2017 à Kaya. 
Une centaine de participants issus de l’administration générale, des collectivités territoriales, des services techniques, des autorités coutumières et religieuses, des structures des éleveurs et des partenaires techniques et financiers ont pris part à cet atelier régional de sensibilisation et d’information des acteurs du Centre-Nord, impliqués dans la gestion des foyers de charbon bactéridien. L’objectif visé est de sensibiliser et d’informer ces participants sur les effets néfastes du charbon bactéridien en vue de leur implication effective dans la lutte contre le charbon bactérien. Pour atteindre cet objectif, quatre communications ont été développées. Il s’agit de «Généralités sur la maladie», du «Projet de contrôle du charbon bactérien au Burkina Faso », de la «Situation de la maladie et les stratégies de contrôle» et de la « Présentation du concept ‘’One health’’». Selon le directeur général des services vétérinaires, Dr Joseph Savadogo, cet atelier a été organisé afin de sensibiliser et d’informer davantage les populations à cette maladie. « Dans notre pays, la maladie (charbon bactéridien) sévit de façon enzootique.
Dans les 13 régions, on constate par-ci, par-là, des foyers de cette maladie. C’est pourquoi, nous tenons à sensibiliser le maximum de gens et demander à ces derniers de constituer des relais pour atteindre le maximum de population par rapport à cette maladie », a-t-il dit. Il a souhaité que les participants puissent adopter les conseils et les informations reçus en les relayant sur le terrain. Pour le secrétaire général de la région du Centre-Nord, Abdoulaye Zèba, le charbon bactéridien constitue un problème de santé publique car elle est une maladie très grave commune à l’homme et à l’animal. A l’en croire, la contamination chez l’homme se fait par la consommation d’animaux infectés ou par inhalation des spores et par contact des produits d’animaux infectés tels que la viande, la laine et le cuir. «Au Burkina Faso, cette maladie sévit de façon enzootique depuis plusieurs années. Les derniers cas du foyer datent du mois d’avril 2017 notamment dans la région des Hauts-Bassins et du mois de mai 2017 à Bousséra dans la région du Sud-Ouest où elle a occasionné respectivement la mortalité de 71 bovins et 5 pertes en vies humaines», a-t-il soutenu. Il a invité les participants à des échanges fructueux afin d’améliorer la gestion des foyers de charbon bactéridien et par ricochet, contribuer à un meilleur contrôle de la maladie au Burkina Faso.
                                                                                                             –
Timothée SOME

Lutte contre la Dengue : intégrer un module de formation dans les écoles de santé

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Face à l’épidémie de la dengue qui fait des ravages depuis 2013, plusieurs solutions sont envisagées pour prévenir la maladie. D’autres sont mises en œuvres notamment la campagne de démoustication lancée par le ministère de la santé. C’est cet esprit qui a animé l’équipe de recherche Equité en Santé au Burkina à réaliser une vidéo pour sensibiliser populations et agents de santé sur les causes, les modes de contagion, les symptômes et surtout les modes de prévention.
  L’épidémie de la dengue a fait environ 11 morts sur les près de 4000 cas enregistrés dans les formations sanitaires. Si la maladie sévie, cela est en partie dû à plusieurs facteurs. D’abord, il y a la méconnaissance de la dengue par les populations et même des agents de santé. Les symptômes de la dengue étant similaires à ceux du paludisme, face à ce genre de cas, les agents de santé font un test de palu. Si le test est négatif, ils prescrivent tout de même un traitement antipaludéen. Or, le diagnostic de la dengue devrait également être posé. Dans un contexte où patients et certains agents de santé ne maitrisent pas correctement la maladie.
C’est pourquoi, le programme Equité en santé au Burkina, un programme de recherche Canadien relevant de la ‘’Chaire Realisme’’ du Pr Valéry Ridde de l’Université de Montréal a réalisé une courte vidéo de 4mn 56. Cette courte vidéo éducative sur le virus de la dengue, qui est en pleine expansion au Burkina Faso et ailleurs dans le monde, présente quelques faits sur le virus à savoir son diagnostic, sa transmission et les idées fausses les plus répandues à son sujet. Selon le Pr Christian Dagenais, chercheur principal à l’Université de Montréal et responsable de l’axe ‘’transfert de connaissance’’, l’idée de cette vidéo est partie du fait que depuis la flambée de 2013 de la dengue jusqu’à nos jours, le constat est que ladengue n’est pas intégré dans le programme de formation des agents de santé d’une part et d’autre part, malgré la présence démontrée de la dengue, les agents de santé ne reçoivent pas de renforcement de capacité sur la thématique, d’où une difficulté pour poser non seulement le diagnostic, mais  aussi une prise en charge efficace de la maladie.
Ainsi, entre septembre 2014 et février 2017, plusieurs activités de recherches sur la dengue (avec des partenaires nationaux et internationaux) ont été menées dans la ville de Ouagadougou précisément dans le quartier de Tampouy. Il s’est agi notamment de la surveillance passive de la dengue dans 5 CSPS, des enquêtes de séroprévalence et de séroconversion de la dengue, une surveillance entomologique et une enquête entomologique et une intervention communautaire de lutte contre la dengue.
Visiter le lien http://www.equitesante.org/dengue-burkina-faso/
À la fin de ces recherches, une capsule sur la vidéo comme outil de transfert de connaissance pour les agents de santé dans le cadre de la lutte contre la dengue a été produite. Cette vidéo a été largement diffusée auprès des agents de santé en collaboration avec le ministère de la santé. Ainsi les agents de santé pourront la télécharger et l’avoir sur leur téléphone. D’ores et déjà la vidéo est mise en ligne sur le site d’Equité à l’adresse suivante :http://www.equitesante.org/dengue-burkina-faso/Le Pr Christian Dagenais a saisi l’occasion pour insister sur la nécessité de toujours poser le diagnostic de la dengue face à un cas de palu négatif. « Quand on a la dengue et que l’on prend un traitement anti-palu, cela peut être dangereux pour le patient.
Ça peut provoquer des hémorragies et aggraver la maladie », a soutenu Pr Dagenais. Et d’ajouter : « Il ne faut pas prendre de l’aspirine y compris tous les produits qui contiennent de l’aspirine. Il ne faut pas prendre de l’ibuprofène, des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme le diclofenac. Le moustique qui transmet la dengue ne pique pas la nuit comme celui qui transmet le palu qui pique le jour. Celui de la dengue pique au levé et au coucher du soleil. Il vit en milieu urbain et se reproduit dans l’eau propre. Ce n’est pas dans l’eau stagnante comme le moustique qui transmet le palu. Il faut donc éliminer les eaux qui s’accumulent dans notre entourage ». Il n’y a pas un médicament pour la dengue. « Mais il y a le Paracétamol qui permet de soulager.
En cas de dengue, l’on peut prendre ce comprimé, boire beaucoup d’eau et se reposer », a-t-il conseillé. Il faut préciser que les symptômes de la dengue sont une forte fièvre, des rougeurs et des douleurs musculaires et articulaires. Les cas graves peuvent être caractérisés par de sévères hémorragies avec choc septique, potentiellement mortelles. Les personnes atteintes peuvent présenter des douleurs au niveau de l’abdomen, l’arrière des yeux, les articulations, le dos, les muscles ou les os. Parfois, le malade a une fatigue générale, la chair de poule, la fièvre ou la perte d’appétit, des vomissements ou des nausées.
Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com

Au coin du Palais: » C’est au moment où je voulais prendre le mur que le gardien a attrapé mes pieds « 

 « Le DG m’a dit qu’on allait faire affaire »

P.B.  ancien-comptable et O.I., ex-DG du FAFPA ont comparu ce lundi 6 novembre 2016 au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, pour détournement  de deniers publics portant sur la somme de 99 millions 980 mille F CFA. Les faits remontent à septembre 2016 où la somme a été soustraite du compte du FAFPA par des procédures frauduleuses d’ordre de virement. A la barre, l’ancien comptable de l’institution a plaidé coupable et a indiqué avoir mené ces opérations frauduleuses sur instruction de son DG, O.I. « Lorsque mon DG a pris service, un jour il m’a appelé pour me dire qu’on allait faire affaire.
Je lui ai dit que c’est possible et que j’avais un cabinet », a indiqué P.B. C’est ainsi, à l’entendre, qu’une première affaire de contrat fictif a été montée sur instruction de son patron sur la base de données d’anciens dossiers. Et comme la lettre d’ordre de virement devait être co-signée par le DG et le DFC, qui n’était pas dans le coup, il fallait tout faire pour contourner ce dernier. Ainsi, P.B. conçoit une lettre d’ordre de virement, où il reproduit les photocopies des signatures du DG et du DFC, se débrouille pour avoir les différents cachés et le tour est joué. Ce premier dossier fictif a permis de virer du compte du FAFPA, domicilié au Trésor public, la somme de plus 49 millions de F CFA. Comme l’appétit vient en mangeant, P.B. monte encore un autre dossier fictif, sur instruction de son DG, selon ses dires à la barre, qui a permis de virer encore 49 millions F CFA.
C’est à la troisième tentative que le pot-au-rose a été découvert parce que, pour cette fois-ci, la signature du DG était originale et celle du DFC, une photocopiée. Depuis lors, a indiqué P.B., le DG lui a dit de reconnaitre les faits parce qu’il allait être protégé. Il a précisé que lui et le DG se sont partagés chacun 49 millions de F CFA. Appelé à la barre, l’ancien DG, O.I. n’a pas reconnu les faits et a affirmé que le comptable a agi seul et pour son propre compte.  Se sentant lâché et trahi par celui qu’il appelle son complice, P.B., remet au tribunal un enregistrement sonore où il échangeait  avec le DG sur  cette affaire et l’usage de l’argent détourné. Les différentes parties ont alors demandé le renvoi du dossier pour une prise en compte de tous les éléments.

24 mois de prison ferme pour un marabout receleur

S.I., 40 ans, marabout de profession et repris de justice a comparu à la barre pour recel d’effets d’habillement composés de 40 pantalons Jeans et de 60 chemises, fruit d’un braquage dans un domicile. En effet, S.I. a été pris en flagrant délit en train de vendre des habits, un butin du braquage. A la barre, le présumé receleur a laissé entendre que c’est un ami qui lui a confié ces habits à vendre parce qu’il s’apprêtait urgemment à rejoindre un site d’orpaillage. Il a dit avoir vendu, dans un premier temps,  huit habits à 12 500 F CFA dont 5 000 F CFA lui revenaient de droit. C’est quand il est sorti  pour vendre pour la deuxième fois que la gendarmerie l’a appréhendé. Interrogé sur les raisons pour lesquelles, lui, un marabout s’est transformé en vendeur d’habits, S.I. a répété que c’est parce que son ami lui a dit qu’il était commerçant d’effets d’habillement et qu’il voulait aller sur un site d’orpaillage. Pour lui, il voulait juste rendre un service à un ami. Le procureur a requis une peine d’emprisonnement  ferme de 24 mois et une amende de 300 000 F CFA comme dommage. Le tribunal a suivi le procureur dans ses réquisitions en appliquant cette peine.

 « C’est au moment où je voulais prendre le mur que le gardien a attrapé mes pieds »

D.S., 22 ans et sans domicile a comparu à la barre pour vol de verres et d’un thermos appartenant à la Coopération allemande. A la barre, D.S. a reconnu les faits et a indiqué qu’il était de passage et a trouvé que la porte de la cours était ouverte, le gardien absent. C’est ainsi qu’il est entré dans la cour, s’est introduit dans la maison pour prendre les verres et le thermos en question. « C’est au moment où je voulais prendre le mur que le gardien a attrapé mes pieds, a crié au voleur et le voisinage est venu et ils m’ont bastonné. Et cela n’a pas suffi, ils ont  fait appel à la brigade anti-terrorisme qui est venu avec tout une compagnie pour m’appréhender comme si j’étais un terroriste », a indiqué D.S. Mais pour le ministère public, il s’est introduit dans la cour avec un couteau, a agressé gravement le gardien avant d’opérer. Au regard de son passé de « délinquant dangereux », un bon contingent a été mobilisé pour l’arrêter. Le procureur a requis la peine de 36 mois de prison ferme pour D.S. pour lui permettre d’aller réfléchir  sur son sort. Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison ferme.

Il écope de 12 mois de prison ferme pour 30g d’or volés

K.B. a comparu à l’audience  au Tribunal de grande instance de Ouagadougou pour vol de 30g d’or et la somme de 600 000 F CFA appartenant à son ami S.B. Les faits se sont produits sur un site d’orpaillage en province où K.B. a profité de l’inattention de S.B. pour soustraire frauduleusement ses biens et prendre la poudre des escampettes. Interpellé, il a reconnu les faits à la barre et a indiqué avoir vendu une partie de l’or à 60 000 F CFA  où il a prélevé ses frais de transport retour à Ouagadougou. Il a ajouté devant le tribunal que le reste de cet argent et l’or non vendu ont été mis dans son sac de voyage qu’il a perdu malheureusement au cours du trajet. Le parquet a requis une peine d’emprisonnement de 12 mois ferme et une amende de 600 000 F CFA comme dommage. Le tribunal  a suivi le parquet dans sa réquisition.
 Lassané Osée OUEDRAOGO