Elevage laitier : L’insémination artificielle pour plus de productivité…

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Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, a lancé le 4 novembre 2017 à Zagtouli, la campagne spéciale d’insémination artificielle dans la zone péri-urbaine de Ouagadougou, espace d’intervention du projet de développement de l’élevage laitier.

A la faveur d’une campagne spéciale, mille (1000) vaches laitières seront fécondées artificiellement au dernier trimestre de 2017. En effet, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, a, le 4 novembre 2017 à Zagtouli, lancé ladite opération d’insémination à l’issue de la visite des fermes Kiswendsida et Frères et Wendémi. En promouvant cette technique  de croisement de races animales burkinabè et exotiques, le Projet de développement de l’élevage laitier dans la zone péri-urbaine de Ouagadougou (PDEL-ZPO) veut accroître la production laitière au Burkina Faso.

Et les unités de production choisies pour la visite préalable au lancement de la campagne sont, aux dires du coordonnateur du PDEL-ZPO, Tinrmegson Ouédraogo, des exemples en la matière. Dans l’élevage Kiswensida et Frères, unité familiale qui a reçu premièrement le ministre et sa délégation, « quarante vaches des races Holstein, Montbéliard et Brune des Alpes, métisses de 4e génération fournissent chacune dix-huit à vingt litres de lait par jour contre cinq à sept litres pour les races locales non inséminées », a précisé le responsable, Nour Al-Ayat Ouédraogo.

De la démonstration de la traite des vaches au magasin de stockage des fourrages en passant par les enclos des vaches et des veaux et l’unité de conservation des aliments par fermentation, la délégation a exploré la ferme de fond en comble. Au bout d’une heure de découverte des réalités dudit élevage, les visiteurs venus de Ouagadougou, Koudougou, Kaya, Tenkodogo, Ouahigouya, Manga  et Ziniaré ont mis le cap sur la ferme Wendémi située à environ 4 km du premier site. C’est la propriété de Jacques Zida, où trente bêtes sont élevées. C’est là qu’après un test zoosanitaire effectué par un technicien en élevage, le ministre Koutou, à l’aide de l’appareil d’insémination, a déposé la semence dans les voies génitales d’une vache en chaleur provoquée.

La cérémonie de lancement de la campagne spéciale a aussi été marquée par la remise symbolique des matériels d’insémination aux directions régionales des Ressources animales et halieutiques de la zone d’intervention du PDEL-ZPO ainsi qu’à trois bureaux d’inséminateurs privés. Une trousse vétérinaire et quatre motos de marque YAMAHA ont par ailleurs été offertes à huit vétérinaires privés partenaires. De leur côté, deux bénéficiaires de la ligne crédit du projet ont reçu chacun un chèque de quatre millions de francs CFA.

Quatre bassins laitiers en perspective

A l’issue de la cérémonie, le ministre Sommanogo Koutou a confié à la presse que le PDEL-ZPO dans le cadre duquel il a posé l’acte d’insémination est un projet- pilote qui permettra par la suite à son département de mettre en place quatre bassins laitiers à savoir les zones de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso, de Fada-N’Gourma et de Dori. Interpellé sur la santé des animaux comme gage de réussite de productivité des élevages, il a indiqué que grâce à un partenariat public-privé, le ministère en charge des ressources animales compte mettre en place une unité de production de vaccins et même une Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET).

Et le coordonnateur du PDEL-ZPO, Tinrmegson Ouédraogo, de préciser que l’objectif ultime dudit projet est l’installation d’une usine de transformation du lait à Koubri. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut donc selon lui, commencer par accroître la production avec l’installation de cinq cents élevages modernes, de sorte que la matière à transformer ne manque pas à l’usine, une fois en service. En plus de l’accroissement de la productivité et de la transformation, le projet coordonné par M. Ouédraogo s’occupera aussi du volet commercialisation des différents produits du lait.

Jean Philibert SOME

Financement du G5 Sahel : » Les lignes sont en train de bouger », selon Alpha Barry

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 Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des  Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry, a animé une conférence de presse,  le lundi 6 novembre 2017, à Ouagadougou sur  le bilan de la session spéciale du conseil de sécurité des Nations unies inhérente au  financement « conséquent et pérenne » de la force conjointe  du G5 Sahel.

Le 30 octobre 2017, les ministres des Affaires étrangères des pays-membres du G5 Sahel ont pris part, à New York, avec d’autres personnalités d’Afrique, d’Europe et d’Amérique,  à la session spéciale du Conseil de sécurité des Nations unies. Au cours de cette réunion, un examen  du rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur le financement de la force conjointe du G5 Sahel a été fait. Le ministre des Affaires étrangères,  de la Coopération et des  Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry, a convié les journalistes, le lundi 6 novembre 2017, à Ouagadougou,  pour faire le bilan de la rencontre de New York.  D’entrée de jeu, il a déclaré que les ministres ont démontré au Conseil que la sécurité du Sahel est capitale pour celle de toute l’Afrique de l’Ouest, du Nord, de l’Europe, de l’Amérique et du monde entier.

« Assurer la sécurité au sein de l’espace du G5 Sahel  c’est garantir celle de tous. Chaque ministre a plaidé également pour la situation nationale et pour celle d’ensemble dans la région du Sahel », a-t-il précisé. Il a souligné que le rapport du secrétaire général des Nations unies sur le financement de la force conjointe du G5 Sahel a été positivement apprécié par lui et ses homologues, d’autant plus qu’il a la même articulation que celui de la MINUSMA.  « Nous avons besoin de 423 millions d’euros pour l’opérationnalisation complète de la force du G5 Sahel. Cela fait 270 milliards  470 millions de F CFA. A ce jour, 108 millions d’euros ont été annoncés, ce qui représente 70 milliards 243 millions de F CFA. Ce montant comprend les 50 millions d’euros des cinq pays.

Pour le moment, nous sommes très loin du compte et il y a des estimations qui stipulent que le montant doit être revu à la baisse, soit 250 millions d’euros. Mais nous, nous disons que la bonne estimation est de 423 millions d’euros », a expliqué le chef de la diplomatie burkinabè. Les Etats-Unis, a-t-il laissé entendre,  ont annoncé 60 millions de dollars dans le cadre de la coopération bilatérale, mais ils n’ont pas encore annoncé quelque chose au niveau multilatéral, c’est-à-dire au niveau de la force du G5 elle-même, bien qu’ils aient déclaré la soutenir.

Du lobbying à Washington

En plus de la session de New York, le conférencier a soutenu que des contacts au niveau bilatéral ont eu lieu à Washington, notamment au secrétariat d’Etat et  au centre d’études stratégiques américain. «Le secrétaire d’Etat adjoint, Thomas Shanon, nous  a reçus et nous avons réitéré les positions du G5 Sahel auprès des Etats-Unis. Nous avons souhaité que l’appui de 15 millions de dollars à l’armée burkinabè soit revu à la hausse. Je pense que les lignes sont en train de bouger », a-t-il expliqué. Pour lui, ce travail de lobbying s’inscrit dans le cadre de la préparation de la rencontre de Bruxelles qui aura lieu le 14 décembre. « Il s’agit d’une table ronde des bailleurs de fonds sur le financement de la force conjointe du G5 Sahel. Nous espérons qu’à cette occasion nous pourrons boucler le financement de 423 millions d’euros », a détaillé Alpha Barry.

Y a-t-il une part prévue  dans le budget de la force conjointe du G5 Sahel  pour des initiatives de développement dans la mesure où le combat contre le terrorisme  est multidimensionnel ?  «  Au sein du G5 Sahel, il y a une composante civile qui est consacrée aux droits humains et à la sensibilisation. Le programme d’urgence au Sahel est aussi une réponse aux questions de développement », a répondu le ministre en charge des affaires étrangères. Pourquoi  aller « mendier» forcément les 423 millions d’euros pour financer la force alors que certaines estimations évoquent 250 millions d’euros ?  Comme réaction, le ministre a avancé  que les pays-membres du G5 ne font pas de la mendicité pour mobiliser les fonds. « Nous sommes allés poser un problème qui concerne tout le monde.

Le Burkina Faso et les autres pays du Sahel ne peuvent à eux-seuls combattre le terrorisme d’autant plus que l’intervention occidentale en Lybie a déstabilisé la zone sahélienne. Donc, la contribution de tous est nécessaire », a-t-il appuyé. Est-ce que tous  les pays-membres de l’organisation sont à jour de leurs contributions ? Le conférencier a relevé que la part apportée par chaque pays se compte en termes de déploiement des troupes et d’équipements.  Le G5 Sahel a-t-il sollicité la contribution des pays voisins du Sahel et d’autres institutions ?  « La contribution des institutions et des voisins est sollicitée. Pour la réunion de Bruxelles, l’UEMOA, la CEDEAO et l’Union africaine sont invitées », a conclu Alpha Barry.

Karim BADOLO

Réfection des pistes rurales : Le Japon apporte sa pierre

Une signature d’un contrat de don entre l’ambassade du Japon au Burkina Faso et l’ONG Community Road Empowerment (CORE) est intervenue, le jeudi 2 novembre 2017, à Ouagadougou. Cette convention entre les deux parties s’inscrit dans le cadre de la réfection des pistes rurales.

Le Japon accompagne le « pays des Hommes intègres » dans la réfection des pistes rurales.  En effet, l’ambassade du pays du Soleil levant  a octroyé un don de 94 millions 600 mille F CFA à l’ONG Community Road Empowerment (CORE) pour la réhabilitation des pistes rurales.  La signature du contrat de don entre les deux structures est survenue, le jeudi 2 novembre 2017, à Ouagadougou. Ce don est destiné à l’exécution de la troisième phase du projet d’aménagement des routes rurales pour dynamiser les organisations villageoises de façon durable. Le  projet de désenclavement concernera notamment les localités de Mè, de Gnafongo et de Dissin, dans les régions du Sud-Ouest et des Cascades.

Le Japon n’est pas à son premier acte dans l’aménagement de voiries au Burkina Faso. A ce propos,  l’ambassadeur du Japon, Tamotsu Ikezak, a rappelé  que la première phase du projet  a permis de réaliser deux km de renforcement de surface et de revêtement simple, et un revêtement en béton dans les villages de Dabokry et d’Ouratenga. La deuxième phase du projet  a permis de réhabiliter 4 680 m de pistes rurales   dans huit autres villages du Burkina.  C’est la réussite de ces deux premières phases qui a conduit au financement de la troisième phase, a  estimé le diplomate japonais.

Selon lui, l’état de délabrement des pistes rurales ont motivé le pays du Soleil levant à travers  l’ONG CORE, à initier le projet d’aménagement de routes rurales avec des sacs remplis de terre (Do-Noh).
CORE-Burkina est une entreprise créée pour la réalisation des routes par la technique du « Do-Noh » qui signifie « Sac de terre », une méthode manuelle d’aménagement de routes par la communauté locale.

Le manager de l’ONG CORE, Mohamed Gnagnou, a soutenu que les pistes seront réhabilitées par les populations à la base.  «  L’ONG CORE-Burkina apportera l’aide technique aux populations qui vont réaliser les routes  elles-mêmes », a-t-il souligné.  Selon la représentante de l’ONG japonaise  Michibushinbito, Morishige, la réhabilitation des pistes rurales permettra non seulement d’impulser l’économie locale, mais aussi aux ambulances et bus de rejoindre sans difficulté les localités et d’acheminer les intrants agricoles dans ces localités.

Rachid OUEDRAOGO (Stagiaire)

Développement au Sahel : Près de 6 milliards de FCFA investis en 4 ans

L’ONG A2N a tenu la 8e session ordinaire de son assemblée générale, le mercredi 1er novembre 2017 à Dori. Le conseil d’administration a été renouvelé après un mandat de quatre ans. Le bilan de l’ancienne équipe dressé en quatre points a été estimé satisfaisant.

La 8e assemblée générale de l’ONG A2N  organisée, le mercredi 1er novembre 2017 à Dori, a permis de faire le bilan de l’organisation après 4 ans de mandature du conseil d’administration dirigé par Amidou Yonaba. Selon lui, le bilan de son équipe se résume en quatre rubriques. D’abord, il a évoqué le renforcement institutionnel et organisationnel de A2N. « Lorsque le conseil s’installait, il a hérité d’une léthargie au niveau de l’ONG. 4 ans plus tard, force est de constater que la structuration de l’ONG permet aujourd’hui de compter A2N parmi les grandes ONG à l’échelle nationale », a-t-il avancé.

Ensuite, au plan des réalisations physiques sur le terrain, il a confié que l’ONG a contribué de façon substantielle au bien-être des populations sahéliennes à travers les différents projets exécutés. C’est pourquoi, l’ancien président du conseil d’administration a souligné qu’en 4 ans, près de 6 milliards de F CFA ont été injectés dans le développement qui couvre cinq domaines d’activités. Il s’agit, entre autres, de la gestion des ressources naturelles, le renforcement des capacités des élus locaux, l’agroforesterie et l’éducation.

Pour ce qui concerne le troisième acquis, M. Yonaba a indiqué que le statut de A2N a été consolidé en ce que l’organisme a été placé au rang d’ONG d’utilité publique par le gouvernement. « Enfin, le rayonnement de l’ONG se traduit également par les sept projets exécutés sur le terrain, tout cela financé par sept bailleurs de fonds extérieurs qui s’adossent sur A2N pour intervenir au Sahel. C’est pourquoi, nous affirmons que les bases sont posées avec des résultats satisfaisants », s’est félicité Amidou Yonaba.

Des défis à relever

Certes, des résultats probants ont été atteints, mais l’ONG fait face à des défis. Dans un premier temps, c’est le défi sécuritaire. Pour ce faire, M. Yonaba pense que les populations doivent s’investir pour aider les forces de défense et de sécurité à travers une franche collaboration. En outre, il a demandé de travailler davantage à mobiliser au-delà des ressources financières extérieures. Autrement dit, pour lui, l’accent doit être mis sur les bailleurs de fonds intérieurs, à savoir les fils et les filles de la région du Sahel, pour développer cette partie du Burkina Faso. Enfin, il a proposé à la nouvelle équipe de renforcer les acquis pour pouvoir avoir une organisation à terme viable et pérenne.

Pour sa part, le nouveau président du conseil d’administration de A2N, Dr Amidou Tamboura a d’emblée remercié l’assemblée générale pour la confiance accordée à son équipe pour cette responsabilité. « Nous plaçons ce mandat sous le signe de la continuité. Nous voulons consolider les acquis de l’équipe précédente et ce, à tous les niveaux. Pour garder la confiance des partenaires actuels et attirer de nouveaux, nous devrons montrer pattes blanches dans la gestion des ressources humaines et financières », s’est-il adressé aux participants.
Quant au directeur exécutif de l’ONG A2N, Oumarou Cissé, il entend travailler en étroite collaboration avec la nouvelle équipe du conseil d’administration.

A cet effet, il commencera à faire l’état de la situation exacte de A2N de sorte à faciliter la tâche au Dr Tamboura et ses collaborateurs. En termes de perspectives, il est prévu la mise à jour régulière de gestion et du manuel de procédures administratives, financières et comptables et l’élaboration d’un document d’orientation stratégique à la hauteur de l’engagement de A2N et des missions qu’elle s’est assignées. Par ailleurs, l’ONG veut construire son siège et bâtir une ferme-école d’une superficie de quatre hectares à Dori.

C’est dans cette optique que le secrétaire général de la région du Sahel, Vincent Sawadogo, a félicité et encouragé A2N pour son engagement, son sérieux et la qualité du travail qui est abattu sur le terrain pour faire face aux grands défis qui se posent à la région. En conclusion, il a souhaité beaucoup de succès à l’ONG dans sa quête du bien-être des populations sahéliennes.

Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr

Financement du PNDES : La BOAD a mobilisé 60 milliards de F CFA sur 300 promis

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Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a reçu en audience, le lundi 6 novembre 2017 à Ouagadougou, le directeur de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Après avoir signé trois accords de financement dans la matinée du lundi 6 novembre 2017 avec le gouvernement burkinabè, le directeur de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovelande, a été reçu en audience par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba. A sa sortie, Christian Adovelande a expliqué qu’en termes de coopération, le niveau des interventions de la BOAD au Burkina Faso se chiffre désormais à 707 milliards de F CFA. Les trois accords signés, a-t-il précisé, concernent les projets prioritaires du Plan national de développement économique et social (PNDES). A travers le premier accord, a dit son directeur, la Banque a ainsi mis à la disposition du Burkina Faso, 30 milliards de  F CFA pour la réhabilitation de certains tronçons, notamment la Route nationale (RN) n°22 (Kongoussi-Djibo) et la RN n°14 (Koudougou-Dédougou) et pour la réhabilitation des voiries urbaines de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Le second accord porte sur l’amélioration du réseau interconnecté d’électricité pour un montant de 9,5 milliards de F CFA et le troisième engage la réalisation d’études pour la construction de trois barrages sur le cours d’eau, la Faga, et l’aménagement de 600 ha de terre.
Mais ce qui est plus important, a rappelé M. Adovelance, ce sont les discussions qu’il a eues avec le chef du gouvernement à propos de certains autres projets prioritaires du PNDES. « Nous avons pris des engagements pour le financement du PNDES pour un montant total de 300 milliards de F CFA sur la période 2016-2021. A ce jour, nous sommes à environ 60 milliards de F et cela est dû au fait qu’il faut attendre la période de maturité des projets avant de passer à la phase de financement », a-t-il confié. Pour les projets restants, a poursuivi le directeur de la BOAD, sa structure œuvre, en concertation avec le gouvernement burkinabè, à les amener « très rapidement » à maturité avant de les financer. L’hôte du Premier ministre a dit avoir également porté à sa connaissance, le point de l’évolution des activités de la Banque. A ce sujet, il a noté que les interventions de la BOAD de ces quatre dernières années se situent à 400 milliards de F CFA par an et depuis ces quatre ans, la Banque a levé des ressources d’un montant de 1600 milliards de F CFA dont la moitié est sur le marché international. «J’ai informé le Premier ministre que la structure est très bien équilibrée avec une solvabilité confortable »,a-t-il ajouté.

Jean-Marie TOE

Climat des affaires au Burkina :Le rapport du 1er semestre 2017 disponible

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La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, a organisé, le vendredi 27 octobre 2017, à Ouagadougou, un atelier de restitution de son rapport du premier semestre 2017 sur le climat des affaires au Burkina Faso.
Les entreprises burkinabè veulent la stabilité pour prospérer. Ce vœu ressort du rapport de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) au premier semestre 2017, sur le climat des affaires, restitué le vendredi 27 octobre 2017, à Ouagadougou. C’est un document qui montre l’état des lieux de la compétitivité du secteur privé burkinabè. Il montre également comment les acteurs du privé et du public vont en tirer profit en termes de prise de décision. Le directeur de la prospective et de l’intelligence économique de la CCI-BF, Thimotée Dabiré, a indiqué que l’enquête a dépassé les questions de chiffres d’affaires, de trésorerie, de la commande des prix, etc.
pour se pencher sur le climat social, l’investissement et les exportations. Selon lui, le questionnaire de l’enquête a également évolué car, a-t-il expliqué, en plus des éléments de conjoncture, il intègre des paramètres pour mieux percevoir l’environnement des affaires. «Nous souhaitons que les entreprises puissent s’approprier les résultats de l’enquête pour se développer», a-t-il indiqué. Pour le chef du service des statistiques à la direction de la prospective et de l’intelligence économique de la CCI-BF, Zakaria Ramdé, l’enquête a permis d’étudier les variables conjoncturelles. Dans sa présentation du document, il est ressorti que la sortie de terrain effectuée visait précisément l’analyse de l’évolution de ces variables selon l’appréciation des responsables d’entreprises.
L’étude a aussi analysé le climat des affaires au Burkina Faso dans le cadre des chantiers de réformes à envisager. Le rapport au premier semestre de la CCI-BF démontre également l’existence de cas d’irrégularités dans l’attribution des marchés publics. Il a déclaré que 90 % des entreprises ont reconnu la disponibilité de l’information sur les marchés publics, cependant, le seul couac est que ces marchés publics constituent une chasse gardée. Mais, aux dires des responsables de la CCI-BF, un service d’accès aux marchés publics auxquels l’entreprise doit souscrire pour avoir des offres par catégorie, existe au sein de l’institution. Concernant le règlement de la dette intérieure, Zakaria Ramdé a ajouté que près de 66% des entreprises ont affirmé qu’il n’y a pas d’amélioration.

Accessibilité aux marchés publics

Le chef du service des statistiques à la direction de la prospective et de l’intelligence économique de la CCI-BF a, par ailleurs, souligné que pour bon nombre d’entreprises, les facteurs de production (eau, électricité, etc.) sont accessibles. Toutefois, M. Ramdé a déploré les coûts de ces facteurs (électricité par exemple) jugés élevés par les entreprises enquêtées. «Concrètement, à la lumière de ce rapport d’étude par secteur d’activités, les entreprises pourront faire de l’autoévaluation en vue de s’améliorer», a-t-il rassuré. Les participants à l’atelier ont relevé cette situation ‘’discriminatoire’’ des micros, Petites et moyennes entreprises (PME) quant à l’accessibilité aux marchés de l’Etat.
Le rapport a été clair et traduit les réalités que vivent les entreprises au Burkina Faso, a laissé entendre, la responsable de ‘’Amina distribution’’, Ami Ouédraogo. Elle a renchéri que les PME, ‘’plus nombreuses’’, sont défavorisées par rapport aux grandes entreprises. «Nous passons notre temps à payer des taxes et des impôts, sans aucun accès aux marchés publics», s’est-elle lamentée. Face à cette multitude de difficultés, les entreprises ont émis le vœu de voir l’Etat les accompagner pour l’accès aux crédits bancaires, la mise en place d’un fonds de financement et la réduction des impôts. Elles ont aussi préconisé la formation, la lutte contre la contrefaçon, la corruption et la concurrence déloyale, la réduction des taxes douanières, l’allègement des procédures administratives ainsi que le paiement des créances de l’Etat.
Boukary BONKOUNGOU
bbonkoungou@gmail.com 

Paul VI a un nouvel incinérateur

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L’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES Caritas) a remis, mardi 31 octobre 2017, un incinérateur de déchets biomédicaux, d’une valeur de plus de 8 millions de FCFA, au Centre médical Paul VI de Ouagadougou. 
Le Centre médical Paul VI de Ouagadougou dispose désormais un nouvel incinérateur de déchets biomédicaux, de type « Wambzanga » (bouffe tout, en langue locale mooré). D’une valeur de 8 millions de FCFA, ce geste s’inscrit dans le cadre des initiatives de l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES Caritas), pour renforcer les équipements de protection et d’amélioration des conditions de travail des agents de santé.
Le Secrétaire général adjoint, Simon Gniminon,  qui a officiellement remis le matériel le mardi 31 octobre 2017, aux responsables du Centre de santé, a soutenu qu’il permettra de minimiser les risques de contamination liés à la destruction artisanale des déchets biomédicaux. « C’est un outil important à même d’améliorer l’offre de services de santé », a affirmé M. Gniminou.
L’ouvrage a été mis au point par « Clean DS Technologie » de l’innovateur inventeur, Salif jean Pierre Dondassé. « Wambzanga » est conçu en deux compartiments. « Le premier sert à brûler les déchets. La fumée engendrée par les déchets converge vers un autre compartiment appelé pré commission, une sorte de four pour être traitée avant de sortir par la cheminée », a expliqué M. Dondassé.
D’une capacité de 1,5 à 2m3, l’incinérateur est fabriqué à base de matériaux locaux comme le sable, le fer à béton, le ciment, le gravillon termitière ou terre argileuse, de la tôle noire et garde toujours la même température, sans se chauffer. Il est alimenté par un souffleur à air électrique monophasé de 220 volts permettant d’attiser la flamme pour une combustion complète.
« Le souffleur est utilisé au besoin,  on peut travailler toute la journée, sans le toucher », a-t-il ajouté. A l’en croire, sa durée de vie dépend de l’entretien. Plus il est bien entretenu, mieux il résiste.
L’ouvrage implanté au Centre médical Paul VI a nécessité deux années de dur labeur de l’équipe de « Clean DS Technologie » et a été suivi par les services techniques de l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT) Bobo-Dioulasso.
Au 11e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT), il a remporté le prix du Président du Faso, dans la catégorie innovation. « Wambzanga » est également sous la protection de l’OAPI, Organisation Africaine de la Propriété intellectuelle. De quoi rassurer les bénéficiaires du jour. « Le nouvel incinérateur qui est aux normes nous aidera pour la sécurité de nos agents chargés de la destruction des ordures et vient rehausser le niveau de Paul VI », a confié le directeur du Centre médical, Abbé Damien Sandwidi.
Djakaridia SIRIBIE 

40000 logements sociaux et économiques : Passer à la vitesse supérieure

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Le ministère à l’Urbanisme et de l’Habitat a tenu le 3 novembre 2017 à Koudougou, un Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) extraordinaire sous le thème : « Mise en œuvre du Programme national de construction de logements (PNCL) : quelle stratégie adoptée pour garantir la réussite à l’horizon 2020 ?». 
L’urbanisation au Burkina Faso est caractérisée par une forte croissance observée principalement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso selon le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH). Le rythme est tel que le fossé entre les besoins des populations et la réalisation des équipements et infrastructures urbains de base se font toujours plus grands. A cette insuffisance des équipements et infrastructures collectifs, s’ajoute une pénurie croissante de logements décents. Ces difficultés ont engendré la naissance et l’expansion de «bidonvilles» communément appelés non-lotis dans les zones périurbaines et parfois même en pleine ville.
Ainsi, en 2009,  le territoire urbain de Ouagadougou était occupé à 24% par les quartiers non-lotis où vivaient 33,5% de la population. C’est pourquoi, la résolution des problèmes de logement a été inscrite dans le Plan national de développement économique et social (PNDES), afin d’apporter une solution décisive à la crise du logement dans les villes. C’est ainsi qu’il a été décidé de la mise en place du Programme national de construction de logements dont le projet de  40 000  logements à réaliser à l’horizon 2020. Le MUH tient à réussir ce projet d’où la tenue d’un Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) extraordinaire, le 3 novembre 2017 à Koudougou, sous le thème : «Mise en œuvre du PNCL : quelle stratégie adoptée pour garantir la réussite à l’horizon 2020 ?».
Il s’est agi pour les membres du conseil, de mener la réflexion et de partager les idées entre les acteurs du projet, à créer les meilleures conditions pour une mise en œuvre diligente et performante du programme. Au-delà de la réflexion sur l’opérationnalisation du PNCL comme plat de résistance, il a été soumis aux participants au CASEM, de faire des propositions concrètes sur la mobilisation du foncier, le financement du logement, l’administration de la demande et la mise en place du guichet unique du logement. Pour le ministre Dieudonné Maurice Bonanet, le présent CASEM extraordinaire de son département  est une belle opportunité pour mener une fois de plus, et de façon profonde, la réflexion à la mise en œuvre efficace et efficiente du PNCL afin de répondre aux besoins urgents et légitimes des Burkinabè en matière de logement.
Selon lui, à ce jour, la mise en œuvre du programme national de construction de logement est entrée dans une phase active qui va nécessiter un processus d’accompagnement pertinent et efficace. Aussi, il a signifié  à ses collaborateurs qu’il est impérieux pour eux d’être pragmatiques et efficaces pour l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè à travers la réalisation effective des logements prévus dans le cadre du PNCL. Aussi, il a estimé qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure en matière de production de logements sociaux et économiques en construisant les 40 000 logements d’ici à 2020.
François KABORE

IXe Etape tour du Faso 2017 : Abou Sanogo en tête à l’arrivée

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La 9e et avant-dernière étape du tour du Faso 2017 a été disputée ce samedi 4 novembre. Abou Sanogo de la Côte d’Ivoire a remporté cette étape Dédougou-Koudougou. Le maillot jaune est resté la propriété du marocain, Salaheddine Mraouni.
Le maillot le plus convoité de ce 30e Tour Cycliste International du Faso sera difficile a arraché des mains de Salaheddine Mrouni après la 9e étape Dédougou-Koudougou, courue ce samedi 4 novembre 2017. Le marocain a conforté la garde de son maillot jaune à l’arrivée de cette avant-dernière étape en arrivant deuxième bien devant son poursuivant direct, Musie Saymon de l’Erythrée. L’écart entre les deux hommes qui était de 6 secondes est maintenant de 18 secondes. Le Burkinabè Mathias Sorgho pointe à la 3e place après 1 minute 50 secondes. C’est l’ivoirien Abou Sanogo qui a remporté cette étape. Il signe ainsi sa deuxième victoire d’étape après celui gagné à la première étape, Kokologo-Tenkodogo.
Le premier burkinabè de cette épreuve est Seydou Bamogo arrivée 4e après Stein Vancouter de la Belgique. Longue de 131 km, 74 coureurs étaient au départ. Le temps mi enregistré est de 2 heures, 57 minutes, 15 secondes soit une vitesse moyenne de 44,344km/h. L’étape Dédougou-Koudougou a eu 3 sprints intermédiaires à disputer. Le premier à Tchériba a été remporté par Benjamin Stauder, il a été suivi par son compatriote Lahcen Sabbahi et Seydou Bamogo du Burkina Faso. Adou Sanogo secondé par Salaheddine Mraouni, a remporté les deux  autres points chauds. A Bissandérou, Musie Saymon est venu 3e et Hicham Benouzza du Maroc a été au même rang à Ténado. Salaheddine Mraouni en dépit du maillot jaune se vêt en plus du maillot des points chauds et celui du meilleur jeune. Benjamin Stauder garde le maillot vert et Seydou Bamogo reprend le maillot du meilleur burkinabè. Le maillot de la combativité a été décerné à El Houcainen Sabbahi du Maroc.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO 

Une marche pour réclamer justice

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A l’appel d’une douzaine d’organisations de défense des droits de l’homme et de structures syndicales, plusieurs centaines de personnes ont battu le pavé, ce samedi 4 novembre 2017, à Ouagadougou, pour dire non à l’impunité, à la remise en cause des libertés et réclamer vérité et justice dans les dossiers de l’insurrection populaire d’octobre 2014, du putsch de septembre 2015 et des crimes de sang et économiques.
Habillé en tee-shirt noir à l’effigie du président Thomas Sankara, et d’un jeans court aussi noir, Yaya Touré, étudiant en 3e année d’Anglais à l’Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo était au rendez-vous.   Il dit avoir « assez de l’impunité qui bat son plein » dans un Burkina « où manger trois fois par jour est un luxe » et dans lequel les autorités « ont trahi les aspirations du peuple insurgé ».
Ce samedi 4 novembre 2017, il joint sa voix à celles de plusieurs autres pour dire non à l’impunité, à la remise en cause des libertés et réclamer vérité et justice dans les dossiers de l’insurrection populaire d’octobre 2014, du putsch de septembre 2015 et des crimes de sang et économiques.
Prévu pour 8 heures, c’est finalement à 9h30 que la colonne a bougé de la place de Nation pour rejoindre, 40 minutes (10h10) plus tard, l’ancienne Assemblée nationale, incendiée lors des évènements d’octobre 2014 qui ont coûté la vie à une trentaine de personnes et plusieurs autres en portent toujours les stigmates. Issouf Nacanambo a perdu l’usage de la main droite ces jours-là.
Aujourd’hui, il demande justice, à cri et à cor. M. Nacanambo veut savoir : « qui a tué et qui a dit de tuer ? ». Plusieurs slogans et affiches corroborent la soif de justice du jeune, ainsi que des marcheurs.
Trois ans après la chute du régime de Blaise Compaoré, Chryzogone Zougmoré, le président du MBDHP, s’indigne face à l’attitude « saute-mouton » des autorités à dire la vérité sur ces évènements douloureux et à rendre justice aux martyrs de l’insurrection et du coup d’Etat.
« Je suis là pour dire non à l’impunité, à l’indifférence et au caractère timoré du gouvernement. Il est très en deçà de tout ce qu’il doit faire dans tous les domaines. Lorsque je pense aux raisons de l’insurrection et aux attentes des burkinabé, le gouvernement a intérêt à se réveiller », affirme le porte-parole du Front de renforcement de la citoyenneté (FRC), Ismaël Diallo.
Le président du mois de l’Unité d’action syndicale, Bassolma Bazié reproche à l’exécutif les tentatives de remise en cause de la liberté de manifestation (à travers l’arrestation de certains leaders de la société civile, de remise à jour du projet de loi antigrève), « les injures de la mémoire des martyrs » consacrées par les libertés provisoires accordées aux présumés auteurs ou complices du putsch, la clochardisation des travailleurs du privé, la mal-gouvernance au sein des forces de défense et de sécurité.
C’est pourquoi, les organisateurs ont, dans une plateforme d’action minimale, exiger la prise en charge effective et totale des blessés de l’insurrection et du putsch, la justice sur les dossiers de crimes impunis, l’identification et la saisie de biens détournés par les dignitaires du régime déchu, et l’ouverture de procédures judiciaires sur tous les cas de crimes économiques ou malversations financières.

Djakaridia SIRIBIE