Tour du Faso 2017/ 2e étape : Le Maroc détrône la Côte d’Ivoire

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La deuxième étape, Garango-Zorgho, du Tour Cycliste International du Faso 2017 a vu la victoire à l’arrivée ce samedi 28 octobre 2017 de l’Allemand Benjamin Stauder. Au classement général, le marocain, Salahedinne Mraouni a confisqué le maillot jaune des mains de l’ivoirien, Abou Sanogo.

Le maillot jaune du Tour Cycliste International du Faso a changé de propriétaire à sa deuxième étape courue entre Garango et Zorgho le samedi 28 octobre 2017. Il est dorénavant à la possession du marocain, Salahedinne Mraouni. A la première étape, Abou Sanogo qui s’était emparé de ce maillot le plus convoité occupe maintenant la 3e place au classement. Le Nouveau propriétaire, Salahedinne Mraouni  était à 3 secondes de l’ivoirien. Il  a raflé tous les deux sprints intermédiaires de cette seconde étape, à Ligdimalguem et à Koupéla. Il  est également le propriétaire  du maillot des points chauds.
 Le premier burkinabè, Seydou Bamogo,  est désormais 4e au classement général avec 4 secondes, derrière le maillot jaune. Cette 2e  étape a été gagnée en sprint par l’Allemand Benjamin Stauder. Celui-ci s’octroie du coup le second rang au classement avec 3 secondes derrière le marocain. Une des étapes les plus courtes, soit une distance de 95 km, les cyclistes ont mi 2 heures, 13 minutes, 12 secondes, soit une vitesse moyenne de 48,792 km/h pour traverser la ligne d’arrivée.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Tour du Faso 2017/ 2e étape : Le Maroc détrône la Côte d’Ivoire

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La deuxième étape, Garango-Zorgho, du Tour Cycliste International du Faso 2017 a vu la victoire à l’arrivée ce samedi 28 octobre 2017 de l’Allemand Benjamin Stauder. Au classement général, le marocain, Salahedinne Mraouni a confisqué le maillot jaune des mains de l’ivoirien, Abou Sanogo.

Le maillot jaune du Tour Cycliste International du Faso a changé de propriétaire à sa deuxième étape courue entre Garango et Zorgho le samedi 28 octobre 2017. Il est dorénavant à la possession du marocain, Salahedinne Mraouni. A la première étape, Abou Sanogo qui s’était emparé de ce maillot le plus convoité occupe maintenant la 3e place au classement. Le Nouveau propriétaire, Salahedinne Mraouni  était à 3 secondes de l’ivoirien. Il  a raflé tous les deux sprints intermédiaires de cette seconde étape, à Ligdimalguem et à Koupéla. Il  est également le propriétaire  du maillot des points chauds.
 Le premier burkinabè, Seydou Bamogo,  est désormais 4e au classement général avec 4 secondes, derrière le maillot jaune. Cette 2e  étape a été gagnée en sprint par l’Allemand Benjamin Stauder. Celui-ci s’octroie du coup le second rang au classement avec 3 secondes derrière le marocain. Une des étapes les plus courtes, soit une distance de 95 km, les cyclistes ont mi 2 heures, 13 minutes, 12 secondes, soit une vitesse moyenne de 48,792 km/h pour traverser la ligne d’arrivée.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

FIMO 2017 : Le savoir-faire taïwanais s’expose

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Une délégation d’hommes d’affaires taïwanais participe, du 27 octobre au 5 novembre 2017, à la IVe édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO). Pour cette présence qui vise le développement des échanges commerciaux entre Taïwan et les pays de la sous-région ouest africaine, les industries taïwanaises exposent leurs savoir-faire dans les domaines de l’énergie solaire, des pièces détachées auto, des systèmes de sécurité et de la technologie, entre autres.

Conduite par « The Taiwan external trade developpement council (TAITRA) », la délégation d’hommes d’affaires taïwanais expose divers produits dans des stands au Pavillon de la créativité du SIAO à l’occasion de la IVe Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO), jusqu’au 5 novembre 2017. Ce savoir-faire va de l’énergie solaire aux pièces détachées auto en passant par la machinerie (agro-alimentaire) et la télécommunication. A cela, s’ajoutent des acteurs économiques dans les domaines des routeurs, des modems, des pièges à moustiques, des assistants de configuration, des cure-dents et des solutions en sécurité.

Présidente de l’entreprise « Afta technology », Susan Wang expose des tricycles polyvalents (ambulance, congélateur, cantine, cuisine, taxi-moto de 7 places, transport de bagages, cafétéria mobile, vente d’hamburger, …).
Ces engins, a-t-elle expliqué, consomment 75% d’essence en moins et polluent moins que les tricycles ordinaires, ce, grâce à un produit, « Engine Wizard », qu’on ajoute au carburant.
Toute heureuse, Mme Wang qui vend également des pièges à moustiques naturels confie : « J’ai déjà vendu un conteneur de tricycles et une commande de 500 000 exemplaires de pièges à moustiques ». Comme elle, Moïse Kabré, un étudiant burkinabè embauché en Taïwan après ses études, représente son entreprise, Springway, à la FIMO 2017.
« Nous avons des emballages pour l’eau minérale en sachet, en bidon, des emballages poches pour jus, des paquetages pour piment et des machines de fabrication de biscuits. J’ai eu de nombreux clients du Burkina et de la sous-région pour tous ces produits », a-t-il soutenu.

Booster les relations commerciales bilatérales

La responsable de TAITRA, Joan Tsou, explique cette « excursion » d’hommes d’affaires taïwanais à la IVe FIMO par l’importance du marché burkinabè et de l’Afrique de l’ouest pour son pays, après la visite d’une délégation en 2008. « Depuis le début de la Foire, nos marchandises sont très demandées parce que les gens reconnaissent leurs qualités. Nos exposants ont aussi établi des relations d’affaire avec des commerçants et entreprises du Burkina et des pays voisins », a précisé Joan Tsou.
Elle appelle donc les visiteurs à faire un tour dans les stands taiwanais parce qu’à travers les produits, ils pourront économiser de l’énergie, de l’argent et de l’eau et moins polluer l’environnement.

Pour sa part, l’ambassadeur de la République de Chine Taïwan au Burkina Faso, Shen Cheng-Hong, a reconnu la pertinence de cette participation d’hommes d’affaires de son pays à la FIMO, surtout que les relations commerciales et économiques entre Taïwan et le Burkina Faso constituent le point le plus faible de leur coopération bilatérale.
« Au sein de l’ambassade, nous avons donc créé un centre de promotion des échanges commerciaux et l’année prochaine, nous allons aider le gouvernement burkinabè à ouvrir une vitrine de produits burkinabè à Taipei », a annoncé le diplomate taïwanais. Cela est d’autant plus nécessaire, a-t-il poursuivi, que malgré la qualité de leurs produits, les producteurs burkinabè ne savent pas comment faire le business sur le plan international en termes d’emballages, d’intermédiaire, de contact et de maîtrise des exigences des consommateurs étrangers.

Jean-Marie TOE

Marché de la cité An II de Ouagadougou : Paul Kaba Thiéba, le client spécial d’une matinée

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Le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba a visité, le samedi 28 octobre 2017 à Ouagadougou, le marché de la cité An II. Il est allé constater des réalités que vivent les occupants de ce lieu public, appelé à l’époque le marché de Ipelcé.

Le marché de la cité An II à Ouagadougou, appelé autrefois le marché de Ipelcé, s’est vidé de ses commerçants hommes, femmes et enfants, dans la matinée du samedi 28 octobre 2017. Assis sous des tentes pendant plus de deux heures, ils attendent impatiemment l’arrivée d’un illustre « acheteur » : le Premier ministre Paul Kaba Thiéba. L’ambiance était bon enfant. Pendant que certaines femmes trépignent d’impatience, d’autres murmurent entre elles en ces termes : « Quelle que soit l’heure à laquelle le Premier ministre va venir, nous allons l’attendre, car c’est un honneur pour nous et c’est la première fois que nous recevons une haute personnalité dans notre marché ».

Soudain, l’hôte fait son apparition et c’est sous un tonnerre d’applaudissements qu’il  est accueilli. Après la kyrielle de discours de bienvenue et de souhaits de paix et de tranquillité au Burkina Faso, la responsable des femmes, Aïcha Zedouma plaide auprès du chef du gouvernement pour que toutes les préoccupations des femmes qui se résument au non accès aux prêts et aux crédits, puissent être prises à bras-le-corps. A la suite à Mme Zedouma, le président de l’Union des associations des marchés et Yaars, Saïdou Ilboudo, a signifié qu’il a trente ans d’expérience dans les marchés et yaars, mais il n’a jamais vu un Premier ministre dans un marché, a fortiori s’entretenir avec ‘’ses occupants’’, sur les réalités qu’ils vivent au quotidien.

Après avoir exprimé cette immense joie de recevoir le Premier ministre sur le territoire du chef de Ipelcé, il a évoqué quelques difficultés au nombre desquelles, l’étroitesse de la passerelle, le manque de système d’évacuation des eaux usées. « Votre visite montre à tel point vous donnez de l’importance au commerce du Burkina Faso. Mais force est de constater que le marché de la cité An II a été construit sous la révolution et nécessite une réhabilitation », a rappelé M. Ilboudo.

Rénover le site

Il a fait savoir que sur 108 marchés qui sont sous sa responsabilité, seulement 10 sont construits. Le Premier ministre, qui a prêté une oreille attentive aux préoccupations, a ensuite  visité le marché. De l’abattage de volaille en passant par les boutiques, la boucherie et le marché des légumes, il a constaté les conditions dans lesquelles les commerçants mènent leurs activités. « Ce marché mérite d’être rénové, car la boucherie ne dispose pas d’une chambre froide pour conserver la viande et en plus, il y a un manque d’hygiène au niveau de l’abattage de la volaille », a-t-il déploré. Le ‘’client’’ du jour s’est réjoui de cet accueil chaleureux qui lui a été réservé. « J’ai été très enthousiasmé par cette visite.

Le contact avec les commerçants était enrichissant et le dialogue que nous avons eu était fructueux », a-t-il affirmé. Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a dit espérer qu’à travers un dialogue entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile, les conditions de travail des commerçants pourront être améliorées. Toute chose qui permettra au commerce selon lui, de prendre son essor au Burkina Faso, par sa contribution au développement du pays et à la réussite du PNDES.
Avant de quitter le marché, le visiteur a reçu des mains du président Ilboudo, un cahier de doléances. Les commerçantes lui ont également remis un panier plein de condiments, pour lui témoigner toute leur gratitude. Les occupants du marché de la cité An II ont rassuré le chef du gouvernement qu’ils feront du programme  présidentiel, leur cheval de bataille pour que les objectifs visés en 2020 soient atteints.

Afsétou SAWADOGO


Le chef du gouvernement sur l’actualité nationale

« S’agissant de la grève des enseignants, en tant que chef du gouvernement, je suis cette situation de très près avec le ministre de tutelle et je suis sûr que nous allons parvenir à une sortie de crise autour d’une table de négociation. Quant à l’UNAPOL, nous sommes convaincus que leurs responsables ont à cœur le sens de l’intérêt national et nous allons également trouver des solutions dans un climat apaisé et de sérénité, en évitant tous les excès que nous avons pu constater et déplorons. Concernant la démission du ministre de la Culture Tahirou Barry, je n’ai pas de commentaires à faire. C’est une décision personnelle qui n’engage que lui. Les messages qui ont été diffusés sur les réseaux sociaux  m’ont beaucoup surpris.  J’ai été tout aussi surpris par la tonalité et par certains arguments qui ont été avancés et qui ne semblent pas correspondre à la réalité. C’est un jeune avec qui j’ai eu la chance de travailler pendant 22 mois et nous n’avons jamais eu de divergences de fond, ni de forme ou de divergences sur le plan technique ou professionnel. Mais rarement dans l’histoire de notre pays, nous n’avons vu un chef d’Etat qui a une vision claire sur les actions qui doivent être menées, pour sortir les populations de la pauvreté. C’est ma conviction personnelle et je mettrai toute mon énergie au service du président Roch Kaboré et du gouvernement pour réussir le PNDES ».

Propos recueillis par A.S

La FIMO se veut un cadre d’expression et de rencontre multisectorielle

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Du 27 octobre au 5 novembre 2017, se tiendra, sur le site du SIAO, la 4e édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO), qui se veut un  tremplin pour promouvoir le commerce extérieur burkinabè. En prélude à l’évènement, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina, Issa Benjamin Baguian, a déballé le programme et les attentes de cette foire.
Sidwaya (S.) : En organisant la FIMO à travers l’APEX, quels sont les objectifs que poursuit le Burkina Faso?
Issa Benjamin Baguian (I.B.B.) : Le Burkina Faso s’est assigné plusieurs objectifs en créant la FIMO. Dans un premier temps, il veut offrir aux exportateurs une tribune qui puisse leur permettre de nouer des partenariats et de faire connaître le potentiel exportable du pays. Dans un second temps, à l’image du SIAO qui est exclusivement orienté vers le secteur de l’artisanat, le pays entend faire de la FIMO une manifestation d’envergure de promotion de l’ensemble des produits locaux en vue de conquérir le marché international. Pour la quatrième édition, l’objectif majeur est de promouvoir et de développer les échanges commerciaux entre les pays participants en leur offrant un cadre d’expression et de rencontres multisectorielles.
S. : Quelles sont les activités au programme de cette 4e édition qui débute aujourd’hui?
I.B.B. : Nous aurons au programme, un panel sur le développement du commerce Sud-Sud pour planter le décor, des animations culturelles et des rencontres B to B. La manifestation va aussi se dérouler sous forme d’exposition/vente de produits agricoles et agro-industriels, d’équipements industriels pour la transformation de produits de la pêche, de l’élevage et de l’artisanat. En marge de l’évènement, se tiendra un salon de l’emballage pour permettre aux acteurs de s’approprier les techniques d’une bonne conservation des produits. Pour ce faire, nous avons invité une quarantaine d’entreprises productrices d’emballages en provenance de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique, pour permettre à nos exportateurs d’avoir la possibilité de s’approvisionner en emballages de qualité auprès d’elles. Le Burkina Faso a pris la décision d’interdire les sachets plastiques, ce qui est une bonne chose. Je suis convaincu que cette 4e FIMO permettra de trouver une alternative plus sûre pour permettre à nos entreprises d’avoir des emballages adéquats.
S. : Le manque d’emballages adéquats justement joue sur la qualité des produits d’exportation. Que propose l’APEX pour résoudre cette équation et permettre aux produits nationaux d’être compétitifs sur le marché international ?
I.B.B. : Au-delà de son objectif d’instrument protecteur, l’emballage peut être aussi un élément attractif pour le consommateur. La stratégie de l’APEX consiste à identifier les besoins par secteur et à trouver des acteurs capables de fournir des solutions idoines. Nous envisageons étudier les possibilités, soit d’attirer des investisseurs qui viendront produire des emballages au Burkina, soit de trouver des moyens de nous approvisionner en emballages de qualité et à moindre coût. Je suis convaincu que les conclusions des différents ateliers et panels au cours de la FIMO permettront d’avoir une orientation précise et fructueuse sur cette question.
S. : Vous ambitionnez de faire de la FIMO un rendez-vous d’envergure. Combien de pays sont attendus à la 4e édition?
I.B.B : Nous aurons environ 16 pays participants à cette édition avec le Togo comme pays invité d’honneur. Nous constatons que d’une édition à l’autre, le nombre de pays participants va crescendo. Cela va de l’intérêt que l’on accorde aujourd’hui à cette manifestation économique.
S. : Pourquoi avez-vous choisi le Togo comme pays invité d’honneur ?
I.B.B. : Le Togo est l’un des pays avec lesquels le Burkina entretient des relations portuaires. A chaque fois que nous organisons la manifestation, nous choisissons le pays invité d’honneur sur la base des opportunités éventuelles qu’il peut offrir à nos opérateurs économiques. Par exemple, nous avons constaté qu’il y a un certain nombre de produits burkinabè très prisés au Togo. C’est l’exemple du beurre de karité. En plus, il y a une forte communauté burkinabè au Togo, et aussi des facilités offertes par le port de Lomé. Enfin, nous avons beaucoup de structures économiques représentées au Togo, en l’occurrence la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, le Conseil burkinabè des chargeurs…
S. : Quelle sera la particularité de cette 4e édition de la FIMO?
Pour moi cette édition sera spéciale. D’abord, elle sera le point de convergence de nombreuses entreprises venues d’ici et d’ailleurs. Ensuite, à la faveur de l’évènement, nous aurons le salon de l’emballage dont l’objectif est de mettre en contact les exportateurs et les professionnels de l’emballage. Pour une première fois, l’APEX a anticipé sur les problèmes liés à l’accès aux stands de telle sorte que chaque entreprise participante soit satisfaite.
S. : Qu’est-ce qui a prévalu au choix du thème : «Développement du commerce Sud-Sud, facteur d’intégration économique et source d’emploi pour la jeunesse » ?
I.B.B. : Aujourd’hui, en matière de commerce, la collaboration entre les pays de la sous-région est devenue une nécessité. De ce fait, chaque pays perçoit clairement l’intérêt à partager ses expériences avec les autres, à intensifier les échanges commerciaux et à réfléchir ensemble à des stratégies plus efficaces pouvant accélérer l’intégration économique dans la sous-région. C’est toute la motivation du choix de la thématique du développement du commerce Sud-Sud.
S. : Selon les acteurs du commerce, les tracasseries routières demeurent le véritable problème à l’intégration économique dans la sous-région. Cette problématique sera-t-elle abordée à l’occasion de la FIMO 2017?
I.B.B : C’est une préoccupation essentielle qui sera, évidemment, au centre des débats. Mais il faut que les décideurs politiques prennent la question à bras-le-corps. Car, il est illusoire de parler de la libre circulation des personnes et des biens alors que sur le terrain, on constate qu’il y a obstruction à cette politique.
S. : Le Burkina Faso exporte, en grande partie, ses produits à l’état brut, donc sans aucune valeur ajoutée. Quelle est sa part dans le commerce mondial?
I.B.B : La part de l’Afrique dans le commerce international est estimée à moins de 2%. Celle du Burkina Faso est encore plus infime, surtout que notre balance commerciale est déficitaire.
S. : La faible compétitivité des produits burkinabè explique, en partie, cette part infime dans le commerce international. Quelles en sont les raisons ?
I.B.B : La compétitivité de nos produits relève de plusieurs facteurs. Depuis la production jusqu’à la commercialisation, il y a encore du chemin. D’abord, la recherche scientifique doit, au préalable, mettre au point des semences certifiées. Ensuite, il faut trouver des producteurs semenciers qui vont les pérenniser. Après cela, il appartient au ministère en charge de l’agriculture, de vulgariser ces semences tout en s’assurant du respect des itinéraires techniques par les producteurs. Enfin, à l’issue des récoltes, il faut procéder à un entreposage adéquat. En conclusion, la recherche de la compétitivité passe par un engagement collectif des acteurs, depuis la base jusqu’au sommet.
S : Que fait l’APEX pour promouvoir la compétitivité des produits locaux dans un contexte marqué par une concurrence de plus en plus rude sur le marché international?
I.B.B : La conquête du marché international est une priorité pour l’APEX. Mais il y a des préalables pour espérer atteindre cet objectif. D’abord, nous devons identifier notre potentiel exportable. Après cette étape, nous devons également identifier les acteurs capables de représenter le Burkina Faso sur le marché international que nous devons accompagner à travers la formation à la gestion de l’entreprise, à l’adaptation du produit, à l’obtention de la qualité, aux pratiques et techniques de ce commerce international. Une fois qu’ils se sont approprié ces outils, nous devons enfin travailler à identifier nos concurrents. C’est en réponse à toutes ces problématiques que l’APEX a entrepris en 2011 d’élaborer une stratégie nationale des exportations. Ce document a d’ailleurs été relu et sera soumis à l’appréciation du gouvernement pour validation. Par ailleurs, l’APEX ambitionne de mettre en place, des vitrines d’exportation dans les pays où nous avons des avantages comparatifs. La première vitrine sera ouverte en Chine-Taïwan en 2018. L’APEX-Burkina fait également des études de prospection pour identifier les besoins du marché extérieur. En résumé, la promotion de nos produits requiert beaucoup d’efforts de collaboration et de compétences. Et c’est aussi une question de volonté politique et je pense que nos autorités en sont conscientes et s’y sont engagées.
S. : Avez-vous un message à adresser aux populations ?
Nous souhaitons que la population de Ouagadougou ne se fasse pas conter l’évènement. Nous l’invitons donc à effectuer massivement le déplacement du SIAO pour, d’une part, accueillir chaleureusement nos amis venus de l’extérieur et, d’autre part, toucher du doigt le potentiel exportable des différents pays attendus.
Entretien réalisé par Joanny SOW

1re cotation de l’emprunt obligataire du Trésor public

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Les obligations émises par le Trésor public du Burkina Faso dans le cadre de l’emprunt obligataire 2017-2027 sont passées  dans le marché secondaire de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Une cérémonie de cotation délocalisée a été organisée, à cet effet, le jeudi 26 octobre 2017 à Ouagadougou.
Les investisseurs qui n’avaient pas pu se procurer des titres lors du lancement de l’appel public à l’épargne du Trésor public  du Burkina Faso, du 7 au 21 juillet 2017  avec comme chef de file Coris Bourse SA, peuvent désormais en acquérir. En effet, la première cotation du titre, dénommé TPBF 6,50% 2017-2027,  a eu lieu jeudi 26 octobre 2017, à Ouagadougou. Cela veut dire que dorénavant, le titre peut faire l’objet de transaction entre ceux qui souhaitent le vendre et ceux qui désirent l’acheter. Le top de départ de l’opération de cotation délocalisée a été donné par la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly.
La cérémonie officielle a  enregistré la présence d’autres membres du  gouvernement ainsi que celle du directeur général de la  Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Edoh Kossi Amenounvé.  Selon la feuille de marché à l’ouverture,  le titre se vendait  à  10 000 F CFA et  2000 titres avaient déjà fait l’objet de transaction pour un montant de 20 millions F CFA. «Avec  le TPBF 6,50% 2017-2027,  la maturité (le délai de paiement) s’est allongée, alors que les intérêts restent  au même niveau que les emprunts précédents. C’est un signe  de la confiance des investisseurs aux perspectives économiques du pays », a analysé le directeur  général de la BRVM. Cet optimisme est partagé par la ministre en charge de l’économie.

Une épargne locale disponible

Selon elle, le Burkina Faso qui était à la recherche de 75 milliards FCFA a finalement obtenu 122 milliards FCFA. C’est la preuve, a-t-elle poursuivi, que la signature du Burkina Faso est intéressante pour les investisseurs et qui lui font confiance.
« J’invite les burkinabè à souscrire beaucoup plus à cet emprunt.   Cela  permet non seulement de contribuer au financement du Plan national de développement économique et social mais aussi  de s’assurer de faire un bon investissement avec un remboursement sûr », a-t-elle lancé comme appel.
Le directeur général de Coris Bourse SA, Yacouba Sané,  chef de file des  Sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) impliquées dans l’opération, a fait un compte rendu de l’emprunt TPBF 6,50% 2017-2027.  L’opération a duré deux semaines au lieu du délai d’un mois habituellement défini par les SGI, a-t-il relevé. « La répartition des souscripteurs a donné les résultats suivants : le Burkina Faso est en tête avec 54%  du montant suivi de la Côte d’Ivoire avec 18% et du Togo14%, le Bénin, le Sénégal et le Mali viennent compléter la liste. Concernant le profil des souscripteurs, 98% sont des personnes morales dont 53% de banques, les personnes physiques représentant  seulement 2% », a-t-il clarifié.
L’introduction de l’emprunt du Trésor public burkinabè porte à 6, le nombre   pour l’année 2017. Cette situation  traduit le fait, de l’avis du DG de la BRVM, que l’épargne locale est disponible  et qu’il ne faut pas se priver de la mobiliser. Du reste,  le marché financier régional a permis  de mobiliser 6034 milliards FCFA,  soit le tiers  du financement  de l’économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). M. Amenounvé a, par ailleurs, salué l’ancrage  de plus en plus fort de la Bourse au pays des Hommes intègres, en dépit du faible taux de sociétés cotées.
Nadège YE

Médias publics : les commerciaux outillés à la gestion du portefeuille-clients

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Après une première formation conjointe en août dernier, les directions commerciales et marketing des Editions Sidwaya et de la RTB se retrouvent à nouveau, du 23 au 27 octobre 2017 à Koudougou, pour se pencher sur les préoccupations commerciales des deux médias publics. La formation aux techniques de gestion commerciale et marketing a pour thème, ‘’la gestion du portefeuille clientèle’’.

Pour la période 2018-2020, les directions commerciales des Editions Sidwaya et de la RTB sont convaincues que la rentabilité de leurs entreprises repose sur la cohérence globale des stratégies mises en œuvre pour promouvoir les services/produits et accroître les ventes. La Direction commerciale et marketing (DCM) de Sidwaya a pour sa part élaboré son document de Stratégie marketing pour la période à cet effet  avec pour objectif principal d’arriver à termes, à la mobilisation de recettes annuelles de l’ordre du milliard de francs CFA. Un objectif partagé également par la DCM de la RTB.

Au demeurant, l’atteinte d’un tel objectif passe nécessairement par le renforcement des capacités des acteurs chargés de sa mise en œuvre, à savoir les agents des deux directions commerciales et marketing. D’où la tenue de la 2e  formation, du 23 au 27 octobre à Koudougou, afin de développer les compétences des agents sur les techniques de négociation et de vente ainsi que la gestion de la relation-client.
Et cela, parce que les deux directeurs commerciaux sont convaincus que le renforcement des capacités de leurs agents influe sur leur efficacité et leurs performances.
Cinq jours durant, une quarantaine d’agents des deux directions commerciales et marketing, sous la houlette de l’agence de communication CITECOM avec le coach-formateur, Aboul Azize Bamogo, se familiariseront sur trois modules que sont : La prospection ou comment trouver les prospects ? La négociation commerciale ou comment convaincre le prospect ? La gestion de la relation client ou comment fidéliser le client ?
A travers  l’atelier de formation, l’objectif principal poursuivi par les DCM de Sidwaya et de la RTB est de booster le rendement de leurs agents. Mais de façon spécifique, il s’agira de leur permettre d’acquérir des outils pratiques pour défendre les prix et les marges, d’affûter leur argumentation et de démarquer leur offre de la concurrence , de maîtriser les différentes phases de négociation, de gérer les situations difficiles ou déstabilisantes en négociation, d’approfondir leur collecte d’information stratégique, de savoir communiquer en termes de bénéfices- clients, de renforcer la légitimité de la politique tarifaire, d’identifier et d’utiliser les leviers de fidélisation, et enfin, de mesurer la satisfaction du client.
En procédant à l’ouverture de l’atelier, le Président du conseil d’administration (PCA) de Sidwaya, Victorien Aymar Sawadogo, a indiqué que  les Editions Sidwaya tout comme la RTB, vivent dans un climat de concurrence féroce dans leur domaine d’activités. Selon lui, le positionnement concurrentiel qui sied aux deux structures, requiert une démarche rationnelle basée sur une stratégie marketing et commerciale bien élaborée, des techniques de conquête et de pénétration du marché bien étudiées, des techniques de vente et de gestion de la relation client adéquates.
Pour Victorien Sawadogo,  le contexte actuel de possibilité de changement de statut, l’adoption d’une nouvelle réglementation sur la publicité, ainsi que l’avènement de la TNT sont autant de facteurs qui militent  pour le renforcement des capacités des agents des deux structures, gage d’une bonne mobilisation de ressources financières. «Les deux Conseils d’administration ne ménageront aucun effort pour que le renforcement des capacités des agents soit toujours au centre des actions», a-t-il conclu .

François KABORE

4e FIMO : une édition dédiée au développement du commerce Sud-Sud

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La quatrième édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO), se tiendra du 27 octobre au 5 novembre 2017 sur le site du SIAO.  En prélude à l’évènement, le comité d’organisation a animé, le mercredi 25 octobre 2017, une conférence de presse pour planter le décor.

La part du Burkina Faso dans le commerce international est relativement faible, du fait de l’état déficitaire de sa balance commerciale et de l’insuffisance de la qualité des produits d’exportation. Pour changer cette donne, les acteurs ont convenu de créer, à l’instar du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), une manifestation économique d’envergure, d’où l’organisation depuis 2010 de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO). La quatrième édition de cet évènement se tiendra du 27 octobre au 5 novembre 2017, à Ouagadougou sous le thème : «Développement du commerce Sud-Sud, facteur d’intégration économique et source d’emploi pour la jeunesse ».

Son comité d’organisation l’a annoncé, le mercredi 25 octobre 2017, à Ouagadougou, au cours d’un point de presse. Parmi la pléthore d’activités au programme, le président du comité d’organisation de la FIMO, Sibiri Sanou, a cité des conférences et ateliers, une exposition-vente de produits et services divers, des rencontres B to B, un espace gastronomique, des animations culturelles. Il a aussi indiqué qu’en marge de l’évènement, se tiendra un salon de l’emballage pour permettre aux acteurs de nouer des contacts avec les professionnels et de s’approprier les bonnes techniques de conservation des produits.

D’un budget total de 150 millions de F CFA, la 4e édition de la FIMO va accueillir 16 pays et se voudra, selon M. Sanou, une tribune de promotion des échanges commerciaux entre les participants, en leur offrant un cadre d’expression et de rencontres multisectorielles. De façon spécifique, il s’agira, a-t-il poursuivi, de pousser ensemble la réflexion afin de définir des solutions aux questions de conditionnement des produits de l’UEMOA en général et des produits burkinabè en particulier.

Qualité des produits et compétitivité

Après avoir justifié le contexte de l’évènement d’une part, et annoncé les activités au programme d’autre part, les conférenciers ont ouvert les échanges avec les journalistes. Quel est l’impact des éditions antérieures sur le commerce extérieur du Burkina Faso ? Quelles sont les perspectives susceptibles de garantir la compétitivité des produits nationaux sur le marché international marqué par une concurrence de plus en plus rude ? Dans un contexte sécuritaire marqué par des attaques terroristes récurrentes, quelles sont les mesures prises pour garantir la quiétude des participants ? Qu’est-ce qui a prévalu au choix du thème de la quatrième édition ?

Sur la question de l’impact des éditions antérieures sur le commerce extérieur du Burkina Faso, le président du comité d’organisation, Sibiri Sanou, a répondu : «Nous constatons que d’une édition à l’autre, le nombre de participants va crescendo. Ce qui témoigne de l’intérêt accordé à la manifestation». Au sujet des perspectives pour une meilleure compétitivité des produits nationaux sur le marché international, M. Sanou a soutenu que seule la qualité des produits locaux peut permettre au Burkina Faso d’occuper une bonne place dans le commerce international. «Sur le marché international, il y a des normes auxquelles nous devons nous conformer. Nous ne pouvons pas être compétitifs si nous acheminons nos produits dans des emballages de qualité inférieure», a-t-il expliqué.

Concernant la préoccupation relative au contexte sécuritaire, le président du comité d’organisation s’est voulu rassurant. «Un dispositif sécuritaire conséquent sera installé. Nous invitons les participants à faire preuve d’indulgence pendant les contrôles», a-t-il lancé. Quant aux motivations du choix du thème, le directeur général de l’APEX-Burkina, Issa Benjamin Baguian a confié : «la collaboration entre les pays de la sous-région est devenue une nécessité. Chaque pays perçoit clairement l’intérêt à partager ses expériences avec les autres, à intensifier les échanges commerciaux et à réfléchir ensemble à des stratégies plus efficaces pouvant accélérer l’intégration économique».

Joanny SOW
Rachid OUEDRAOGO (stagiaire)

Lutte contre la pauvreté : L’entreprenariat inclusif, une nouvelle arme

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Des chercheurs ont lancé leur projet commun de recherches sur l’inclusion économique des jeunes et des femmes par l’entreprenariat inclusif, le lundi 23 octobre 2017, à Ouagadougou.
Des chercheurs burkinabè, ivoiriens et kenyans veulent faire de l’entreprenariat inclusif, le levier de développement dans leurs pays respectifs. En effet, le Laboratoire d’analyse quantitative appliquée au développement-sahel (LAQADS) de l’Université  Ouaga II en collaboration avec des équipes de recherches de la Côte d’Ivoire et du Kenya, conduit un projet de recherches sur le thème : «Inclusion économique des jeunes et des femmes par l’entreprenariat inclusif: cas de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Kenya». Le lancement dudit projet a eu lieu, le lundi 23 octobre 2017 à Ouagadougou.
Selon le responsable du projet, Pr Alban Ahouré, ce projet de recherches vise à mieux cerner les déterminants et les facteurs explicatifs de l’entrepreneuriat inclusif dans ces trois pays. «Le projet nous permettra également de comprendre, si les entreprises qui s’insèrent dans ce modèle économique sont plus profitables que celles qui n’y sont et quels sont les impacts de ce type de modèle économique sur la réduction de la pauvreté chez les jeunes et l’autonomisation des femmes», a-t-il ajouté. Des rencontres avec les parties prenantes (le secteur public et privé et la société civile), des enquêtes auprès de grandes, moyennes et petites entreprises et de ménage seront menées dans le cadre de ce projet.
A cela s’ajoute, la rédaction de documents de politiques économiques à transmettre aux parties prenantes pour des décisions et aussi des travaux de recherche ainsi que la rédaction des thèses en vue de soutenance…«Nous allons faire des publications afin d’éclairer les populations et les secteurs privés sur l’importance de l’entrepreneuriat inclusif à travers le plaidoyer», a souligné M. Ahouré. Selon lui, ce modèle d’entreprenariat permet d’innover et de développer des services à moindre coût pour les couches défavorisées et partant, réduire la pauvreté.

Une pratique innovante

Le projet qui va s’étendre sur deux années est estimé à un coût de 388 millions de F CFA et est financé à 95% par le Canada à travers le Centre de recherche de développement international (CRDI).
Aux dires du secrétaire d’Etat à l’Innovation et à la Recherche, Urbain Ibrahim Coulidiati, les résultats de ce projet de recherches sont beaucoup attendus par le gouvernement. Car, il y a, a-t-il dit, de défis importants à relever pour résoudre la problématique d’un développement inclusif et l’entrepreneuriat inclusif est une pratique innovante capable d’intégrer les populations vulnérables dans un processus de développement participatif.
«Face aux défis d’emplois des jeunes, nous pensons que les entreprises inclusives constituent des perspectives et aussi par ces actions fortes du privé il y a une complémentarité aux différentes politiques publiques de développement», a-t-il affirmé. Pour y arriver, il a souligné qu’il faut d’abord une bonne politique en la matière qui puisse créer un environnement propice pour le développement de telles activités. Et ensuite, la mise en place de mécanisme participatif qui peut permettre de créer des modèles d’entreprises qui prennent en compte toutes les préoccupations des populations cible. Pour lui donc, le secteur privé en investissant dans les communautés à revenus faibles donnent de nouvelles opportunités de revenus qui permettent d’avoir accès à des produits et à des services de base, notamment faire reculer la pauvreté.
«Ce modèle économique vise à long terme la création et le développement d’un marché surtout orienté vers la satisfaction des besoins réels des consommateurs et créer une chaîne de valeurs dans laquelle les acteurs de chaque maillon sont capables de développer des compétences», a laissé entendre le secrétaire d’Etat.
Kadi RABO

SAHYA 2017 : Pour « zéro corvée » d’eau au Faso

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Le comité d’organisation du Salon de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement a animé une conférence de presse, le vendredi 20 octobre 2017 à Ouagadougou, pour annoncer  la deuxième édition.

Le Salon de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement (SAHYA) a pour objectif de poser le débat en termes de prise en compte de la question de l’eau comme une priorité des politiques publiques. Il s’agit aussi de créer un cadre de rencontre, de partage des pratiques de solution et de diffusion d’information. C’est ainsi que  le commissaire général du comité d’organisation, Victorien Aymar Sawadogo, a présenté l’évènement au cours d’une conférence de presse, le vendredi 20 octobre 2017 à Ouagadougou. Et pour atteindre cet objectif, M. Victorien a annoncé que la deuxième édition du SAHYA se tiendra du 26 au 28 octobre 2017 au Conseil burkinabè de chargeur (CBC) et au siège du FESPACO.

A écouter M. Sawadogo, plusieurs activités seront au  programme de cette édition. Il s’agit d’une exposition-vente avec des stands d’information et des stands de ventes de produits, des ateliers thématiques, une nuit du mérite, un débat direct de haut niveau et un espace enfant dont un concours inter-établissements sur le dessin et la rédaction. A travers ces activités, SAHYA se veut être, selon les organisateurs,  une plateforme de partage d’expérience de lisibilité, de visibilité et de mutualisation des bonnes pratiques en matière de gestion de l’or bleu. SAHYA est également « une tribune d’interpellation et  de mobilisation citoyenne pour s’assurer que les ouvrages réalisés et offerts aux communautés répondent à leurs besoins et qu’ils sont utilisés à bon escient », a indiqué le Commissaire général. SAHYA 2017 est placé sous le thème : « Transfert de compétences aux collectivités et zéro corvée d’eau : réalités et perspectives ».

Aux dires des conférenciers, le choix de ce thème permettra de dresser le bilan des engagements pris par les autorités dans ce secteur et d’envisager les perspectives. Le Burkina Faso peut-il atteindre l’objectif zéro corvée d’eau ? A quelle condition peut-on prendre part à ce salon ? Telles étaient, entre autres, des interrogations soulevées par les hommes de média. M. Sawadogo a indiqué que la participation au salon est libre. Avant de préciser que le slogan zéro corvée d’eau  ne signifie  pas qu’on ne se déplacera plus pour aller puiser de l’eau à son robinet mais qu’il s’agit de respecter les normes en termes de nombre de population par forage et que ce faisant, le Burkina est capable d’atteindre cet objectif avec la priorisation de la question.

Marou SAWADOGO (Collaborateur)