Autoroute Ouagadougou-Yamoussokro : Les acteurs se concertent

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Le Comité de pilotage du projet de construction de l’autoroute Ouagadougou-Yamoussokro (COPIL/PAYO) a tenu sa première session de l’année  le 27 octobre 2017 dans la capitale burkinabè. Il s’est agi d’examiner la situation du projet à la date 30 septembre passé et d’apporter les correctifs nécessaires.

Le Comité de pilotage du projet de construction de l’autoroute Ouagadougou – Yamoussokro (COPIL / PAYO) s’est sont réuni, le 27 octobre 2017 dans la capitale du Burkina Faso, pour évaluer les activités du projet et proposer des solutions aux éventuels blocages. Cette première session de l’année s’est tenue au dernier trimestre à cause  d’un « problème de mise en place du budget ». Les participants se sont penchés sur l’état de mise en œuvre des recommandations formulées par le COPIL à sa 2e session de 2016, à l’endroit de ceux qui coordonnent le projet.

Un autre point à l’ordre du jour a été l’étude et l’adoption du projet de compte-rendu de la dernière session du COPIL.  Le Comité est composé d’une trentaine de personnes dont des représentants des régions traversées par le tracé de l’autoroute, des représentants des services techniques du ministère des Infrastructures et un émissaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). C’est en majorité une « constellation d’experts et de professionnels qui devront donner des orientations pertinentes et innovantes sous forme de recommandations qui permettront au PAYO de surmonter les entraves à l’exécution des travaux », s’est par avance réjoui le président du COPIL.

S’agissant des détails sur l’avancée des travaux en fin septembre 2017, tant du côté burkinabè qu’ivoirien, le coordonnateur, Firmin Bagoro, a confié qu’au niveau du Burkina Faso, toutes les études techniques sont achevées pour la section 1 à savoir le tronçon Ouagadougou-Bobo Dioulasso, long de 333,532 km. Ces études qui auraient coûté plus de 2,7 milliards de francs CFA à l’Etat burkinabè.

Le soutien de l’UEMOA

Le processus de recrutement du partenaire privé pour la construction dudit tronçon est en cours d’après le coordonnateur qui a ajouté que pour l’axe Bobo-Dioulasso – Banfora – Frontière de Côte d’Ivoire, les études de faisabilité technique, économique, d’impact social et environnemental, etc. vont démarrer incessamment. Cela, grâce à un financement de l’UEMOA à hauteur de 1,29 milliard de francs CFA. « Les choses avancent aussi chez les Ivoiriens, avec les études en cours. Il y a même le tronçon Yamoussokro-Tchiébousso sur lequel les travaux sont en instance de démarrage avec l’entreprise déjà sélectionnée », a indiqué Firmin Bagoro revenu récemment d’une mission à Yamoussokro.

Pour le représentant de l’UEMOA au sein  du COPIL, Aboubacar Touré, depuis 2012 l’organisation sous-régionale « accompagne » les deux Etats dans ledit projet d’autoroute qui s’inscrit en droite ligne dans son programme de développement d’infrastructures. A ses dires, l’UEMOA qui enregistre  90% de transport routier sur l’ensemble du trafic au sein de l’espace, financera une partie de l’autoroute qui s’étend de part et d’autre de la frontière entre les deux pays. « Le PAYO n’était pas gagné d’avance car il a rencontré beaucoup de résistances de la part des partenaires techniques et financiers. Mais la commission de l’UEMOA y a cru. Nous nous réjouissons que notre foi donne aujourd’hui des résultats », a-t-il conclu avec espoir.

Jean Philibert SOME

Mines : La problématique de l’accès aux stages sur la table de discussion

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Les 72h du club des ingénieurs miniers se sont tenues du 5 au 7 octobre 2017, à Ouagadougou. Au menu des activités, des conférences sur les thématiques de la qualité de la formation et de l’accès à l’emploi dans les entreprises minières.

Le secteur minier burkinabè est en pleine croissance et, de ce fait, nécessite des ressources humaines compétentes. La problématique de la qualification de la main-d’œuvre était donc  au centre des 72h du club des ingénieurs miniers, tenues du 5 au 7 octobre 2017, à Ouagadougou sous le thème : «Formation en ingénierie minière : opportunités pour l’étudiant dans l’entreprise ». Selon le président du club, Jean Léonard Gagré, les journées de l’ingénieur minier ont permis d’examiner les besoins des entreprises, de s’inspirer des expériences des aînés et de réfléchir à des stratégies pour une meilleure insertion professionnelle des étudiants.

Il a ajouté que les échanges, au cours  des trois jours, ont débouché sur de meilleures formules devant permettre d’allier théorie et pratique pour une ressource humaine compétente et capable d’assurer sereinement la relève. « Car, jusque-là, nous constatons malheureusement que la formation dans les universités est plus théorique que pratique. Du coup, les étudiants sont obligés d’effectuer de longues périodes de stages professionnels dans les structures minières », a-t-il regretté. Pour changer cette donne, M. Gagré a invité les professionnels du secteur à accompagner les jeunes en les accueillant dans leurs entreprises respectives. Il a souhaité également, que les écoles professionnelles adaptent les curricula de formation aux besoins des structures minières.

Tout en s’alignant sur les vœux du président du club, le ministre en charge des mines et des carrières, Oumarou Idani, patron des journées de l’ingénieur minier, a soutenu que la problématique  de la formation de la main-d’œuvre a largement été traitée au cours de la SAMAO 2017. « A cette occasion, tous les acteurs ont convenu de la nécessité d’investir massivement dans la formation», a-t-il rappelé. Le président de la cérémonie d’ouverture, Tidiane Barry,  pour  sa part, a signifié que les objectifs des journées de l’ingénieur minier cadrent avec ceux de la Chambre des mines du Burkina Faso. «A ce titre, nous avons lancé un plan d’intervention des professionnels du secteur minier dans les écoles et universités de formation », a-t-il confié.

Le représentant du parrain des 2es journées de l’ingénieur minier, Séka Ki, a, lui, résumé la nécessité de la formation en ces termes : « l’un des défis majeurs du secteur minier burkinabè est la formation de cadres compétents au profit de la recherche, l’exploitation et l’extraction. Pour que le secteur minier soit plus performant, il faut relever ce défi ». Par ailleurs, il a prodigué de précieux conseils à ses filleuls qu’il invite à la persévérance, à la rigueur et surtout, « à ne jamais perdre de vue leurs objectifs ». En effet, c’est à ce prix que chaque étudiant parviendra à se frayer un  chemin dans le monde professionnel, foi de Tidiane Barry. « La Chambre des mines va toujours soutenir l’initiative du club de sorte à ce qu’elle devienne une activité de référence pour tous les ingénieurs miniers en formation », a-t-il promis.

Joanny SOW

Matériel roulant de l’Etat : L’opération spéciale d’assainissement se poursuit

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Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), à travers la Direction Générale des Affaires Immobilières et de l’Equipement de l’Etat (DGAIE), a poursuivi au cours de cette année 2017, l’opération  spéciale de réforme  du matériel roulant  de l’Etat, débutée en 2016 dans certaines régions, afin d’assainir le cadre de travail des agents publics. En 2016, l’opération a permis de déclasser et de vendre aux enchères 1 546 véhicules. Pour l’année 2017, 663 véhicules et 1 774 motos ont été déclassés et seront proposés à la vente aux enchères publiques. 
Malgré les opérations antérieures de réforme et de vente aux enchères publiques du matériel roulant de l’Etat, force est de constater que certaines administrations regorgent toujours de matériel roulant vétuste sur cale. C’est la raison pour laquelle le Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINFID),  à travers la Direction Générale des Affaires Immobilières et de l’Equipement de l’Etat (DGAIE), a poursuivi au cours de cette année 2017, l’opération spéciale de réforme du matériel roulant menée en 2016 dans certaines régions du pays afin de désengorger l’enceinte des ministères et institutions et de leurs démembrements  et aussi d’assainir les cadres de travail et les locaux de certains services de sécurité qui opèrent des saisis de véhicules. Cette opération spéciale s’inscrit dans la politique gouvernementale d’assainissement du parc automobile de l’Etat, en phase avec le décret 603/PRES/PM/MINEFID du 08 juillet 2016 portant Comptabilité des Matières de l’Etat qui induit la mise en place d’un dispositif spécial pour le suivi et l’encadrement du parc automobile de l’Etat et de ses démembrements.
La réforme du matériel est en effet, la procédure par laquelle une commission déclasse officiellement le matériel hors d’usage  qui sera destiné soit au redéploiement, soit à la vente aux enchères publiques ou encore à la destruction. L’opération spéciale de réforme au titre de l’exercice  2017 qui a eu lieu au niveau central du 26 mars au 31 mai 2017 et du 25 juillet au 15 septembre 2017 au niveau régional, a  concerné les ministères, les institutions, leurs structures rattachées, les Etablissement publics et Sociétés d’Etat, les Projets et Programmes, tant au niveau central que déconcentré, les démembrements des corps militaires et paramilitaires et les démembrements des secrétariats permanents. Elle a permis de déclasser  663 véhicules et 1 774 motos qui seront proposés à la vente aux enchères publiques.
La vente commence ce mois d’octobre dans les régions de l’Est et du Centre-Est. Le chronogramme des ventes sera communiqué les jours à venir par voie de presse et par affichage dans les directions régionales de budget desdites régions.
Le Service de la Communication et des Relations Publiques 
de la Direction Générale des Affaires Immobilières 
et de l’Equipement de l’Etat

Investissements au Burkina : Américains, le Faso vous accueille

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a échangé, lundi 18 septembre 2017, à New York, avec des représentants du monde des affaires des Etats-Unis. Une rencontre qui a permis d’explorer les voies et moyens pour améliorer les affaires bilatérales.

La consolidation des relations économiques entre le Burkina Faso et les Etats-Unis d’Amérique, avec un ardent désir de recevoir au pays des Hommes intègres davantage d’investisseurs américains, est l’un des motifs du voyage du président Roch Marc Christian Kaboré à New York. A cet effet, il a eu une rencontre avec des représentants de la Chambre de commerce des Etats-Unis et ceux du Conseil de l’Atlantique, une structure américaine qui œuvre à la promotion des affaires internationales. Pour le chef de l’Etat, un forum d’affaires américano-burkinabè, qu’il propose pour le premier semestre de l’année 2018, pourra être un tremplin pour la dynamisation des échanges commerciaux entre les deux pays. En attendant, il a égrené de multiples « bonnes raisons » pour les femmes et hommes d’affaires nord-américains d’investir dans son pays. La première des raisons, a-t-il avancé, est que le Burkina s’est engagé dans une dynamique de transformation structurelle de son économie, à travers le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020).

Il a indiqué à ses interlocuteurs que la finalité de ce fruit d’un processus participatif et inclusif est d’améliorer substantiellement le quotidien des populations, grâce à une croissance forte. Et cela, a poursuivi le président Kaboré, en investissant dans des secteurs porteurs tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, l’énergie, les mines, les télécommunications, les infrastructures, la finance et la sécurité. Le premier producteur de coton en Afrique est aussi dans le trio de tête en matière d’attractivité dans le secteur minier continental, a ajouté le premier des Burkinabè. Roch Marc Christian Kaboré a déclaré que ces données honorables ne contentent guère le pays, qui entend poursuivre les réformes économiques et fiscales entamées depuis son accession à la magistrature suprême, dans l’optique d’être plus propice aux affaires. C’est par cette volonté qu’il a justifié les textes visant à rendre plus transparentes et plus simples les procédures de mise en œuvre des projets de type Partenariat public-privé.

Quid du climat socio-politique ?

Le président du Faso a également évoqué le climat socio-politique et sécuritaire encore fragile d’un Etat post-insurrection, qui peut inquiéter de potentiels investisseurs. Contre une peur éventuelle, il a affiché sa ferme détermination et celle de son peuple à renouer avec une démocratie plus mature, où vont régner la justice et la prospérité partagée. Il a présenté l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014  contre la volonté d’instaurer un pouvoir à vie au Burkina Faso et la résistance héroïque du peuple contre le coup d’Etat de septembre 2015, comme la matérialisation de cet attachement aux valeurs républicaines. A ce sujet, il a également marqué sa disponibilité à accueillir une rencontre de haut niveau relative à la démocratie et à la bonne gouvernance. Le besoin de réconciliation, afin de permettre à l’ensemble des filles et fils du pays de se donner la main pour bâtir ensemble la patrie, a été clairement reconnu par le chef de l’Etat. Toutefois, a-t-il souligné, il faut solder, du point de vue de la vérité et de la justice, ce passif de crimes économiques et de sang, avant d’aller à une réconciliation véritable.

Les forces du mal qui cherchent à terroriser les Burkinabè et leurs amis, ne sauraient vaincre, a-t-il assuré, parlant du terrorisme. « Avec les pays membres du G5 Sahel, nous sommes engagés à mener une lutte sans merci contre ce fléau mondial », a dit le président burkinabè. Il a aussi évoqué les actions entreprises par le gouvernement pour réduire les vulnérabilités structurelles du Sahel, dans l’espoir de couper le mal à la racine. Enfin, à son analyse, le règne de la tolérance et de la coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses et ethniques, sont des gages d’une stabilité et d’une sécurité des investissements. Une fois la panoplie d’arguments avancés, appuyé par un film sur les opportunités d’affaires au Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré a invité les Américains à venir découvrir un peuple de résilience, courage, sérieux et travailleur, qui mérite la confiance des partenaires. Propos corroborés par le vice-président chargé de la recherche et responsable du Centre Afrique de Conseil de l’Atlantique Dr. J. Peter Pham. Celui-ci a estimé que  Burkina Faso est un pays ouest africain crédible, qui mérite d’être accompagné pour relever ses défis politiques, économiques et sécuritaires.

Koumia Alassane KARAMA
Envoyé special à New York

Première région de gendarmerie : Le colonel Nawiè Béranger Kondé aux commandes

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Le chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, le colonel Omer Marie Bruno Tapsoba a installé, le jeudi 14 septembre 2017, à Kaya, le nouveau commandant de la première Région de gendarmerie, le colonel Nawiè Béranger Kondé.  

Nommé, le 24 juillet dernier, nouveau commandant de la première Région de gendarmerie (RG), le colonel Nawiè Béranger Kondé a pris son bâton de commandement, le jeudi 14 septembre 2017 à Kaya à la tête de l’état-major. Il a été installé dans ses fonctions par le chef d’état-major de la gendarmerie nationale, le colonel Omer Marie Bruno Tapsoba. Celui-ci, avant de remettre le drapeau de la première région de gendarmerie au nouveau commandant, a ordonné aux officiers et sous-officiers de reconnaitre désormais pour chef, le colonel Nawiè Béranger Kondé et de lui obéir à tout ce qu’il leur commandera pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, l’observation des lois… Le colonel Kondé a témoigné sa reconnaissance aux autorités politiques et à la hiérarchie pour le choix porté sur sa « modeste » personne, afin de veiller aux destinées de la première région de gendarmerie.

Il dit mesurer l’ampleur de la tâche à lui confiée. « Je prends avec gravité la mission qui m’est confiée et je mesure déjà les enjeux considérables qu’elle recouvre », a-t-il indiqué. Afin de faire efficacement face la menace terroriste, il dit compter sur la collaboration de tous. « Nous ne pouvons pas mener cette lutte seuls. Nous la mènerons avec les autres forces de défense et de sécurité et éventuellement avec nos partenaires et aussi la population pour laquelle nous sommes là », a-t-il soutenu. Et d’ajouter : « Nos actions pourraient s’appuyer, entre autres, sur un repérage plus efficace à travers une vigilance plus accrue ; un contrôle de proximité par les services, au plus près des individus ; la traçabilité du suivi, via une base de données et un groupe local d’évaluation, où les services confronteront leurs informations ».

Mener une lutte collective

Le commandant sortant, Blaise Ouédraogo, qui a passé près de six ans à la tête de la première région de gendarmerie, a remercié les autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses et les populations de sa circonscription qui l’ont soutenu dans l’exercice de ses fonctions.
Il a également félicité ses désormais ex-collaborateurs  pour la compréhension et l’adhésion aux principes et règles qu’ils se sont  imposés pour relever les défis et tendre vers les objectifs ciblés. A son successeur, le colonel Ouédraogo a dit que « la lutte contre le terrorisme dans le septentrion vous occupera chaque instant ». «  Vos subordonnés pourront toujours évoquer l’insuffisance des moyens. Mais vous, vous devez rester et demeurer le phare que recherche le subordonné lorsqu’il est égaré ou assailli par l’inconnu », a-t-il conseillé.

Pour le chef d’état-major de la gendarmerie nationale, colonel Omer Marie Bruno Tapsoba, le commandant entrant est « un homme averti des questions sécuritaires ». « Sa mission particulière dans cette région est de relever le défi de la menace terroriste qui sévit au Nord de sa circonscription, en plus des missions traditionnelles à savoir la protection des personnes et des biens en exerçant la police judiciaire, administrative et militaire », a-t-il laissé entendre.
Une minute de silence a été observée en la mémoire des victimes civiles, militaires et paramilitaires du terrorisme, singulièrement celles des provinces du Soum. Un autre temps fort de la passation de commandement a été le défilé piéton et motorisé.

Le colonel Nawiè Béranger Kondé  est né le 7 avril 1965 à Dédougou. Après ses études primaires, secondaires et universitaires, il suit sa formation d’élève gendarme à l’Ecole de gendarmerie de Bobo-Dioulasso de 1988 à 1989. Nommé gendarme de 4e classe à l’escadron de Ziniaré en 1989, une brillante carrière militaire s’ouvre à lui. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la gendarmerie nationale dont la dernière est le commandant du groupement départemental de gendarmerie de Tenkodogo. Il a également participé à plusieurs stages et formations militaires et à des missions de maintien de la paix. Marié et père de quatre enfants, colonel Kondé parle le français, l’anglais, le bwamu et le dioula. Il a reçu plusieurs décorations dont celles de chevalier de l’Ordre national et la médaille d’honneur militaire. Les jeux collectifs, les jeux de société et la natation sont ses loisirs.

Timothée SOME
timothesom@yahoo.fr

Mise en œuvre du PNDES, secteur « environnement, eau et assainissement » : Un bilan à mi-parcours mitigé selon le ministre Ambroise Ouédraogo

Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social(PNDES), les ministères en charge de l’eau, de l’environnement et de l’urbanisme ont tenu la revue à mi-parcours 2017  de leur cadre sectoriel de dialogue  « Environnement, eau et assainissement »,  le 10 août 2017, à Ouagadougou
Après la revue annuelle 2016 du cadre sectoriel de dialogue « Environnement, eau et assainissement », tenue le 30 mars 2017, l’heure est à la revue à mi-parcours de l’année 2017.  Le 10 août 2017, en présence des ministres en charge de l’eau, Niouga Ambroise Ouédraogo, de l’environnement, Batio Nestor Bassière et de l’urbanisme  Maurice  Dieudonné Bonanet, les acteurs de ces domaines ont échangé sur les résultats atteints au cours du 1er semestre de l’année.  En termes d’acquis pour le secteur de l’eau et de l’assainissement, l’on note l’achèvement des travaux de construction du barrage de Samendeni et la réception des barrages de Guitti, Saria et Bani.
Pour ce qui est du domaine de l’environnement, l’on retient l’achèvement des travaux de construction de l’unité de recyclage du centre de Dori,  la récupération de 3 975ha de terres dégradées et la réalisation de 602 km de haie vive. En matière d’urbanisme, les principaux acquis enregistrés sont associés à la réalisation de onze schémas directeurs de drainage des eaux pluviales et quatre schémas directeurs de gestion des déchets urbains. A cela s’ajoute, le lancement de la construction de 40 000 logements sociaux, intervenu le 3 juillet 2017 à Koubri. Malgré toutes  ces actions réalisées, le président du cadre de dialogue, Niouga Ambroise Ouédraogo  a souligné que  le bilan  à mi-parcours reste mitigé.  En effet, « Nous sommes à peu près  à 40% des réalisations dans l’eau et l’assainissement,  près de 70% dans le secteur de l’environnement et  à moins de cela pour d’autres composantes.
La logique aurait  voulu qu’on aille à plus de   50% pour ce 1er semestre », a expliqué le président. Pour la représentante des partenaires techniques et financiers, Ulla Naesby Tawiah, cette situation va sans doute demander un renforcement du suivi administratif, technique et financier des activités du 2nd semestre. Cependant, les actions menées dans cette composante   rencontrent quelques difficultés. Il s’agit  de la suspension des travaux à cause de la saison hivernale, le problème d’insécurité qui sévit  dans la région du Sahel. « La fronde sociale a également  beaucoup perturbé nos programmes d’investissement, or  les populations n’attendent que les retombées de ces  investissements », a déploré le ministre de l’Eau et de l’Assainissement. « Nous espérons que le taux d’exécution en fin d’année 2017 sera  beaucoup plus appréciable ».
Nonobstant cela, M. Ouédraogo a indiqué qu’il y a des défis à relever dans la mise en œuvre du PNDES. Il s’agit, entre autres, de  l’accès universel des populations à l’eau potable, l’éradication ou la diminution de la défécation à l’air libre , de rendre disponible la ressource en eau au profit  des investissements de l’agriculture , de l’élevage, de l’environnement et des loisirs    et la construction  de villages écologiques ainsi que des habitats adéquats pour les populations. « Ce n’est pas en fin 2017 que nous allons  atteindre ces défis, mais le rythme d’avancement, la correction, l’organisation, nous permettront d’y arriver », a souligné le ministre Ouédraogo. La présente session a été l’occasion pour lui de lancer officiellement l’élaboration de la politique  du secteur « environnement, eau et assainissement ». En rappel, avec l’adoption du PNDES, le 20 juillet 2016, il a été défini quatorze secteurs de planification. Le secteur de planification « environnement, eau et assainissement » est constitué des sous-secteurs de l’environnement, de l’urbanisme, de l’eau et de l’assainissement.
Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Double confrontation : Sénégal-Burkina Faso Tournant décisif

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Le Burkina Faso affrontera le Sénégal dans une double confrontation comptant pour la 3e et 4e journée des éliminatoires du mondial russe 2018. Respectivement le 2 septembre 2017 à Dakar et le 5 à Ouagadougou, ces deux matchs constituent une étape-clé sur la route du mondial pour le coach Paolo Duarte et ses poulains malgré l’absence de quelques ténors.

La poule D des éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018 promet un choc entre le Burkina Faso, leader du groupe, au Sénégal, 3e au classement, dans une double confrontation le 2 septembre à Dakar et le 5 à Ouagadougou. Comptant pour la 3e et 4e journée de ses éliminatoires, ces deux matches vont sans doute  constituer un tournant décisif pour la   route du mondial russe. Dans la liste des convoqués du coach Paulo Duarte, ne figurent pas les noms de quelques ténors. Il s’agit de Steeve Yago, Bakary Saré, Jonathan Pitroipa et Abdou Razak Traoré. Les raisons de ses absences : blessures ou manque de club. Des équations à résoudre pour le technicien portugais, surtout dans sa charnière défensive. Il faudra composer avec Bakary Koné et Issouf Dayo dans l’axe.

Bakary Koné revient d’une longue blessure et n’a pas de compétition dans les jambes. Idem pour  Issouf Dayo. Mais, lui, a bien repris avec à la clé, un but inscrit le week-end dernier. Au vue de cette  configuration, les Etalons  se présentent face aux Lions de la Terenga  un peu  diminués. Mais en dépit de ces absences, le Burkina Faso devra confirmer sa belle tenue de ses cinq  dernières années face au Sénégal pour se donner toutes les chances de participer à son tout  premier mondial. Sur la production d’ensemble de jeu durant quelques années, le football burkinabé a prouvé que son banc a de la profondeur. Donc l’absence de ses  ténors ne doit pas être un handicap dirimant sur la route du mondial. Il faut réaliser une performance honorable à Dakar et revenir gagner à Ouagadougou pour prouver que la belle chevauchée du capitaine Charles Kaboré et ses coéquipiers  lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations n’est pas un fait du hasard. Les Etalons en ont les moyens pour franchir cette étape du Sénégal avec brio si et seulement le collectif tant reconnu à cette équipe demeure. Les poulains du coach Paulo Duarte rallient la capitale sénégalaise aujourd’hui en provenance du Portugal où ils ont effectué un premier stage du 27 au 31 août 2017.

Ollo Aimé Césaire HIEN


GROUPE D : Sénégal, Afrique du Sud, Burkina Faso, Cap-Vert

Classement :

1. Burkina Faso (4 points +2)

2. Afrique du Sud (4 points +1)

3. Sénégal (3 points +1)

4. Cap-Vert (0 point -4)

Boulevard des Tansoba: 30 milliards FCFA pour réhabiliter la rocade sud-est

Le ministre en charge de la Coopération Alpha Barry a signé avec l’ambassadeur japonais au Burkina Faso un échange de notes concernant l’octroi d’un don du gouvernement nippon pour l’amélioration de la Rocade sud-est du Boulevard des Tansoba dans la capitale burkinabè. C’était le vendredi 18 aout 2017 à Ouagadougou.
Le Projet d’amélioration de la Rocade Sud-Est du Boulevard des Tansoba à Ouagadougou bénéficie de l’appui du gouvernement japonais dans son exécution. L’engagement du ‘’pays du soleil levant’’ à cet effet a été matérialisé par la signature d’un échange de notes entre le ministre burkinabè en charge de la Coopération Alpha Barry et l’ambassadeur nippon au Burkina Faso, Tamotsu Ikezaki le vendredi 18 aout 2017 à Ouagadougou. D’un montant d’environ 30 milliards de FCFA, ce don non-remboursable va permettre de construire le tronçon situé entre le rond-point de la CFAO et l’échangeur de l’Est long de 6,9 km. Cette route dont la construction est prévue pour 2018 sera réalisée par une entreprise japonaise, ce qui serait une première en matière de réalisation d’infrastructures routières urbaines au Burkina Faso, a laissé entendre le diplomate.
« De ce fait, l’exécution du projet sera une occasion de transfert de technologie entre l’entreprise japonaise et les entreprises burkinabè qui travailleront à ses côté », a précisé Tamotsu Ikezaki. Convaincu que les routes sont « comme les vaisseaux sanguins du corps » donc « vitales » pour l’économie d’une nation, M. Ikezaki a annoncé la signature prochaine d’un accord de prêt pour le renforcement et la réhabilitation de la route nationale numéro 4 (Gounghin-Fada-Frontière du Niger). Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, tout en saluant l’exemplarité de la coopération entre les deux pays, a dit la reconnaissance du gouvernement burkinabè à l’endroit du peuple japonais.
Pour lui, la mise en œuvre du projet d’amélioation de la Rocade sud-est va permettre d’apporter une réponse adéquate à la congestion routière de la ville et une sécurité routière aux Ouagalais. A terme, a-t-il poursuivi, le trafic inter-Etats sera amélioré avec à une fluidité du transport de marchandises. Le ministre burkinabè a aussi rassuré l’ambassadeur nippon de la bonne utilisation des fonds car « au-delà des montants, c’est l’adéquation des projets financés avec les besoins des Burkinabè et les priorités des gouvernants burkinabè qui est à saluer », a-t-il soutenu.
Voro KORAHIRE

Secteur agricole : Du matériel de plus de 26 milliards de FCFA accordés aux jeunes

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La Direction générale du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural (DGFOMR), a remis le mercredi 16 août 2017 à Ouagadougou, du matériel agricole d’un montant de plus de 26 milliards de F CFA,  aux jeunes formés dans les Centres de promotion rurale(CPR). 
En vue de dynamiser le secteur agricole et de réduire le taux de chômage  des jeunes, la Direction générale du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural (DGFOMR) a mis en place, des Centres de promotion rurale (CPR) pour former les jeunes à l’autoemploi. A cet  effet, du matériel agricole d’un montant de plus de 26 milliards de F CFA, leur a été remis, le mercredi 16 août 2017 à Ouagadougou. A l’occasion, chaque bénéficiaire a reçu un ensemble de kits, composés entre autres, de charrettes tombereaux, de brouettes, de machines à coudre nécessaires à l’exercice du métier choisi, d’un montant compris entre 600 mille et 700 mille F CFA.
 Créés en 1956, les CPR  sont au nombre de huit, répartis dans huit régions du Burkina Faso et ont pour vocation non seulement de former les jeunes en milieu rural dans le domaine de la production végétale, animale, artisanale mais également de les appuyer à leur installation. Ainsi, tous les deux ans, ces centres forment environ 250 jeunes productrices et producteurs agricoles, qui visent à relever les défis dudit secteur, notamment la modernisation agricole, la réduction du sous-emploi en milieu rural, pour une main-d’œuvre qualifiée. Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a rassuré les bénéficiaires qu’un suivi-accompagnement sera fait dans le but de promouvoir l’exploitation familiale et l’entreprenariat agricole.
« Je voudrais vous rassurer de notre engagement à vous accompagner dans votre rôle de renforcement des capacités des producteurs », a-t-il fait savoir. Il  a pris l’engagement  de faire des CPR, des pôles d’excellence de formation et de promotion de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, à travers la construction de cinq nouveaux CPR dans les régions qui n’en disposent pas. M. Ouédraogo entend réhabiliter également les infrastructures, accroître les effectifs dans les CPR, renforcer les capacités des formateurs et mettre en place, de nouvelles approches pour offrir des formations répondant aux besoins réels du marché.

Une main-d’œuvre qualifiée pour booster le secteur agricole

Le directeur général de la DGFOMR, André Anatole Yaméogo,  a signifié  que ce projet vise à contribuer à la promotion de l’économie rurale par le renforcement du capital humain. Il a expliqué que tous les CPR  forment les jeunes capables de créer leurs propres entreprises et de les accompagner dans l’atteinte de leurs objectifs. « Il faut accompagner ceux qui ont la volonté de travailler la terre », a déclaré M. Yaméogo.  Il a clarifié que pour le moment, la formation est gratuite et les jeunes intéressés qui  viennent s’inscrire pour la formation sont logés, nourris et  accompagnés dans tous les travaux pratiques.  Le représentant des bénéficiaires, Bruno Saboué, a exprimé toute sa gratitude au gouvernement et à la DGFOMR, pour l’intérêt accordé aux jeunes ruraux. Les bénéficiaires ont promis s’investir « corps et âme » dans leur domaine respectif, en vue d’inciter les autres à leur emboîter le pas. « Nous prenons l’engagement de nous investir sans reste, ni réserve, dans les activités pour lesquelles le gouvernement nous accompagne si généreusement », a-t-il conclu.
Mariam CONGO                                                                                             Sala COMPAORE (Stagiaires)

Hadj 2017 : 324 pèlerins pour le premier vol à Bobo-Dioulasso

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Le premier vol à Bobo-Dioulasso pour le hadj 2017 en Arabie Saoudite a eu lieu, le mardi 15 août 2017. Au total, 324 pèlerins musulmans ont embarqué pour les lieux saints de l’Islam. 
C’est aux environs de 12 heures 30 minutes, le mardi 15 août que les 324 premiers pèlerins de Bobo-Dioulasso ont pris le vol pour La Mecque, en Arabie Saoudite. Là-bas, ils vont honorer le 5e pilier de l’Islam. Au total, cinq vols sont prévus dans la deuxième ville du Burkina Faso  et  vont s’étendre du 15 au 22  août 2017 (15, 16, 18, 20 et 22 août).  Les autorités administratives de la région avec à leur tête le gouverneur, Antoine Atiou, représentant le ministre en charge de l’administration territoriale, sont venus apporter le soutien du gouvernement aux pèlerins. « Nous sommes venus au nom du gouvernement souhaiter un excellent voyage aux pèlerins », a dit le gouverneur. Il a demandé aux pèlerins, de prier pour la paix et la prospérité au Burkina Faso. « Nous sommes heureux d’aller en Terre sainte de l’Islam. Que Dieu nous accompagne dans la santé et nous ramène aussi dans la santé  », s’est réjoui Abdoul Sako, un pèlerin. Et d’invoquer le Tout-puissant afin que la paix et la solidarité entre les Burkinabè règnent au pays des « Hommes intègres ».
Boudayinga J-M THIENON