Centre agroécologique: 500 plants mis en terre et 1000 autres distribués

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L’ONG Action pour la promotion des initiatives locales (APIL) a organisé, vendredi 4 août 2017 au centre agroécologique de Bissiga, commune de Zitenga, une séance de reboisement. L’objectif était de contribuer à la protection de l’environnement et à la préservation des espèces locales. Ce sont au total 500 plants fruitiers qui ont été mis en terre et 1000 espèces locales fruitières distribuées aux groupements de producteurs. 
Dans le but d’apporter sa contribution à la protection et à la préservation des ressources naturelles, l’ONG Action pour la promotion des initiatives locales (APIL), organise chaque année, une campagne de reboisement. Pour cette année, c’est le centre agroécologique de Bissiga, sur l’axe Ouaga-Kaya, dans la commune de Zitenga, qui a servi de cadre à cette campagne annuelle de reboisement. Ce sont au total cinq cents plants fruitiers et des espèces locales qui ont été mis en terre et mille autres plants distribués aux groupements de producteurs pour des plantations familiales et individuelles. Ces plants mis en terre et distribués sont composés, entre autres : d’orangers, de manguiers, de bananiers, de papayers, de goyaviers, de moringa, de néré, de baobab, tamariniers.
Le coordonnateur général de l’ONG, Abdoulaye Ouédraogo, a justifié le choix de ce site car : « Le centre agroécologique de Bissiga est un instrument de changement et de renforcement des capacités mis en place par les populations et les partenaires pour articuler environnement et agriculture. Vous savez que notre environnement est en perpétuelle dégradation et cependant, nous dépendons de cet environnement. Par ce reboisement, nous voulons interpeler les acteurs sur notre rôle d’acteurs de changement de protection de l’environnement car c’est par là que nous pouvons réussir dans l’élevage, l’agriculture et l’économie ». « Si nous avons choisi de planter des arbres fruitiers, nous avons choisi de faire un reboisement utilitaire qui permet de préserver notre environnement,  de gérer nos terres et de contribuer à la sécuritaire.
Dans cinq à six ans si ces plants sont bien entretenus, nous aurons de l’ombre, des fruits et cela va contribuer au renforcement des économies et à l’amélioration des conditions de vie des populations » a expliqué M. Ouédraogo.
Pour renforcer son action, l’ONG APIL a distribué 1000 plants d’espèces locales fruitières aux 22 groupements de producteurs concernés par le projet. Ces plants serviront à des plantations familiales et champêtres pour la fertilisation des sols. Les bénéficiaires ont été invités donc à un entretien et à une bonne protection des plants qui seront mis en terre dans leurs familles et champs respectifs. Le chef du village a bien accueilli cette initiative et invité la population à jouer leur partition dans la protection de l’environnement. Le représentant de la Direction régionale en charge de l’environnement, Youssouf Ouattara, a reconnu que : « Cette initiative de l’ONG APIL entre en droite ligne de la politique de notre ministère.
En effet, cette année, le ministère encourage la plantation d’espèces locales et une plantation utile. Donc en plantant des arbres fruitiers et en distribuant des espèces locales aux familles, APIL apporte sa contribution à la promotion de l’économie verte dans notre région. Et j’encourage chaque bénéficiaire à bien entretenir ses plants afin de contribuer à reverdir notre environnement ». Les plants ainsi mis en terre seront bien entretenus et protégés car, d’une superficie de 4 ha, le centre agroécologique est bien clôturé et géré par dix employés permanents. Cette campagne de reboisement marque également le départ en vacances du personnel de l’ONG APIL pour un mois.
Abdias Cyprien SAWADOGO

Projet aéroportuaire de Donsin : Le bosquet de Kourityaoghin reverdi

Le Centre national de semences forestières (CNSF) et la Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin (MOAD) ont organisé, le lundi 14 août 2017, à Kourityaoghin dans la commune de Loumbila, une campagne de reforestation du bosquet dudit village.
La réalisation de l’aéroport de Donsin a occasionné une destruction massive d’arbres tant sur le site que dans les villages traversés. Pour aider à la reconstitution du couvert végétal endommagé, la Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin (MOAD) en collaboration avec le Centre national de semences forestières (CNSF) a entrepris depuis 2012 d’appuyer la réalisation de bosquets villageois et de plantations d’alignement dans les localités traversées par la voie d’accès à l’aéroport de Donsin et la réalisation  de bosquets villageois dans les zones de recasement et des plantations d’alignement dans la plateforme aéroportuaire. Ce lundi 14 août 2017, c’est au tour du village de Kourityaoghin dans la commune de Loumbila, d’accueillir l’opération.
Elle va permettre à terme, de mettre 4350 plants en terre sur une superficie de 1,9 ha et la distribution de 6000 plants aux personnes affectées par le projet. Pour le directeur général de la MOAD, Hadama Ybia, cette action vise à protéger et à restaurer les ressources végétales endommagées dans la construction de l’aéroport. «Nous avons déjà réalisé huit bosquets et nous avons prévu fournir des plants aux personnes affectées par le projet pour planter dans leur cour. Et c’est notre manière de contribuer à la lutte contre la désertification », a déclaré M. Ybia. Il a rassuré que les plants ont été soigneusement sélectionnés par le centre national de semences forestières qui est le partenaire dans ce projet. « C’est plus de 22 espèces locales que le CNSF a mis à notre disposition pour cette campagne de reboisement et nous sommes sûrs que ce sont des espèces utiles et rares », a-t-il indiqué. Et le directeur général du CNSF, Moussa Ouédraogo, de préciser que ces espèces sont composées, entre autres, de baobabs, de néré, de tamariniers… dont la culture est maîtrisée par le centre.
« Le chef du village nous a avoué que les bosquets sont des lieux où traditionnellement, ce sont des espèces locales qui sont conservées et je pense que c’est bien que ce soit ces espèces qui reviennent pour le reboisement », a souligné M. Ouédraogo. Le maire de la commune de Loumbila, Paul Taryam Ilboudo  et le chef du village de Kourityaoghin ont tous salué le geste de la MOAD et souhaité que d’autres actions allant dans le sens du bien-être des populations soient menées. La réalisation de la plantation d’arbres sur les sites d’accueil des populations affectées et la plateforme aéroportuaire est aussi une façon d’assurer le renforcement des capacités des acteurs en matière de production de plants.
Donald Wendpouiré NIKIEMA

Promotion de l’auto emploi de la jeunesse

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La cérémonie de sortie de la 3ème promotion de jeunes formés en agronomie, option fermier agricole, s’est déroulée, le vendredi 4 août 2017 dans le centre de formation de SAPAS à Nabodgo, dans la commune de Loumbila. Cette cérémonie  marquant la fin de deux ans de formation, a été consacrée à la remise d’attestations de formation et de kits de matériels aux 17 jeunes formés. 
Dans le but d’apporter sa contribution à la promotion de la formation professionnelle et à l’autoemploi des jeunes, la Société agropastorale et de services (SAPAS) a ouvert un centre de formation pour la préparation à l’examen du Certificat de qualification professionnelle (CQP) en agronomie, option fermier agricole. Ainsi, le centre reçoit des jeunes âgés d’au moins quatorze ans, diplômés au CEP, pour une formation d’une durée de deux ans, sanctionnée par le CQP. De ce fait, le centre de formation de la SAPAS a ouvert ses portes en octobre 2011 et présenté ses premiers candidats en 2014. Sur les 4 candidats présentés, tous ont obtenu leur CQP, soit un taux de succès de 100%.En 2015, sur les 15 candidats présentés au CQP, 14 ont été admis, soit un taux de succès de 93,33%. Pour cette année 2017, tous les 17 candidats présentés ont obtenu leur CQP, soit un taux de succès de 100%.
L’organisation pédagogique de la formation en agronomie au niveau du centre, est basée sur le référentiel des activités du fermier agricole dans le contexte du Burkina Faso. Pour ce faire, le directeur du centre de formation, Apollinaire Nana, a précisé: « Les objectifs pédagogiques poursuivis sont de permettre aux jeunes après leur formation, de pouvoir entre autres : installer une ferme agricole (exploitation agricole, maraîchère et de production animale), produire des céréales, des oléagineux, des légumineuses et des tubercules, assurer une production animale, gérer la santé animale et végétale, gérer une ferme agricole, vendre les productions agropastorales, communiquer en milieu professionnel, rédiger un projet de ferme agricole, assurer la maintenance préventive des équipements ».
Le corps enseignant de ce centre est composé de professionnels des directions régionales en charge de l’agriculture et des ressources animales du Plateau central. Pour les compétences générales, il est fait appel au personnel de l’éducation nationale et de l’administration communale de Loumbila. A la cérémonie de sortie, Tapsoba R.  Marcel, porte-parole des jeunes formés, a relevé: « A notre arrivée dans ce centre, nous avions des appréhensions au début. Mais avec les connaissances acquises, nous sommes maintenant convaincus de la pertinence de cette formation. Pour ce faire, nous nous engageons à les réinvestir sur le terrain afin d’être des modèles pour nos camarades ». Paul Taryam Ilboudo, initiateur de la SAPAS, a déclaré : « La SAPAS est née de la volonté de concrétiser une passion pour l’agriculture et de l’élevage mais aussi de la volonté d’avoir un statut juridique.
 C’est ainsi que la SAPAS a été créée en juin 2010 comme une Société anonyme à responsabilité limitée (SARL) et comprend : une ferme de 2ha, un centre d’hébergement, une poussinière de Mandibga d’une capacité de 6 000 poussins avec 12 employés permanents ». Les principales activités de la SAPAS sont : la réalisation d’activités agropastorales, la transformation de produits agropastoraux, la transformation des produits finis et sous produits agroindustriels, la réalisation d’activités de services et de prestations. Pour M. Ilboudo, malgré leur volonté, des difficultés demeurent car : « Nous formons les jeunes mais ils sont confrontés à un manque d’appui conséquent pour leur installation. Egalement, le secteur avicole rencontre des difficultés par un manque d’appui conséquent de la filière comme dans certains pays voisins.
C’est pourquoi, nos autorités doivent se pencher sérieusement sur ces aspects ». En perspectives, la société ambitionne construire des bâtiments à température contrôlée et diversifier la production animale et végétale. Après avoir pris bonne note des préoccupations soulevées, le Secrétaire général de la région, Sévérin Z. Somé, a félicité les jeunes apprenants pour leurs résultats et les a invités à respecter les engagements pris. Il a ensuite félicité les responsables de la SAPAS pour cette belle initiative. La cérémonie a pris fin par la remise d’attestations de formation et de matériels aux jeunes formés. Cette formation a été possible grâce à l’accompagnement de Solidar Suisse et au Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA).
Abdias Cyprien SAWADOGO

Promotion de l’auto emploi de la jeunesse

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La cérémonie de sortie de la 3ème promotion de jeunes formés en agronomie, option fermier agricole, s’est déroulée, le vendredi 4 août 2017 dans le centre de formation de SAPAS à Nabodgo, dans la commune de Loumbila. Cette cérémonie  marquant la fin de deux ans de formation, a été consacrée à la remise d’attestations de formation et de kits de matériels aux 17 jeunes formés. 
Dans le but d’apporter sa contribution à la promotion de la formation professionnelle et à l’autoemploi des jeunes, la Société agropastorale et de services (SAPAS) a ouvert un centre de formation pour la préparation à l’examen du Certificat de qualification professionnelle (CQP) en agronomie, option fermier agricole. Ainsi, le centre reçoit des jeunes âgés d’au moins quatorze ans, diplômés au CEP, pour une formation d’une durée de deux ans, sanctionnée par le CQP. De ce fait, le centre de formation de la SAPAS a ouvert ses portes en octobre 2011 et présenté ses premiers candidats en 2014. Sur les 4 candidats présentés, tous ont obtenu leur CQP, soit un taux de succès de 100%.En 2015, sur les 15 candidats présentés au CQP, 14 ont été admis, soit un taux de succès de 93,33%.
Pour cette année 2017, tous les 17 candidats présentés ont obtenu leur CQP, soit un taux de succès de 100%. L’organisation pédagogique de la formation en agronomie au niveau du centre, est basée sur le référentiel des activités du fermier agricole dans le contexte du Burkina Faso. Pour ce faire, le directeur du centre de formation, Apollinaire Nana, a précisé: « Les objectifs pédagogiques poursuivis sont de permettre aux jeunes après leur formation, de pouvoir entre autres : installer une ferme agricole (exploitation agricole, maraîchère et de production animale), produire des céréales, des oléagineux, des légumineuses et des tubercules, assurer une production animale, gérer la santé animale et végétale, gérer une ferme agricole, vendre les productions agropastorales, communiquer en milieu professionnel, rédiger un projet de ferme agricole, assurer la maintenance préventive des équipements ».
Le corps enseignant de ce centre est composé de professionnels des directions régionales en charge de l’agriculture et des ressources animales du Plateau central. Pour les compétences générales, il est fait appel au personnel de l’éducation nationale et de l’administration communale de Loumbila. A la cérémonie de sortie, Tapsoba R.  Marcel, porte-parole des jeunes formés, a relevé: « A notre arrivée dans ce centre, nous avions des appréhensions au début. Mais avec les connaissances acquises, nous sommes maintenant convaincus de la pertinence de cette formation. Pour ce faire, nous nous engageons à les réinvestir sur le terrain afin d’être des modèles pour nos camarades ». Paul Taryam Ilboudo, initiateur de la SAPAS, a déclaré : « La SAPAS est née de la volonté de concrétiser une passion pour l’agriculture et de l’élevage mais aussi de la volonté d’avoir un statut juridique.  C’est ainsi que la SAPAS a été créée en juin 2010 comme une Société anonyme à responsabilité limitée (SARL) et comprend : une ferme de 2ha, un centre d’hébergement, une poussinière de Mandibga d’une capacité de 6 000 poussins avec 12 employés permanents ».
Les principales activités de la SAPAS sont : la réalisation d’activités agropastorales, la transformation de produits agropastoraux, la transformation des produits finis et sous produits agroindustriels, la réalisation d’activités de services et de prestations. Pour M. Ilboudo, malgré leur volonté, des difficultés demeurent car : « Nous formons les jeunes mais ils sont confrontés à un manque d’appui conséquent pour leur installation. Egalement, le secteur avicole rencontre des difficultés par un manque d’appui conséquent de la filière comme dans certains pays voisins. C’est pourquoi, nos autorités doivent se pencher sérieusement sur ces aspects ». En perspectives, la société ambitionne construire des bâtiments à température contrôlée et diversifier la production animale et végétale. Après avoir pris bonne note des préoccupations soulevées, le Secrétaire général de la région, Sévérin Z. Somé, a félicité les jeunes apprenants pour leurs résultats et les a invités à respecter les engagements pris. Il a ensuite félicité les responsables de la SAPAS pour cette belle initiative. La cérémonie a pris fin par la remise d’attestations de formation et de matériels aux jeunes formés. Cette formation a été possible grâce à l’accompagnement de Solidar Suisse et au Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA).
Abdias Cyprien SAWADOGO

Bouladéyoï Dieudonné Ido, maire de Pouni : « Il y a eu trois tentatives de me déloger par des moyens irréguliers »

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L’actualité ces dernières semaines a été marquée par une flambée des motions de défiance lancées à l’encontre d’un certain nombre de maires de communes accusés çà et là de griefs multiformes. Monsieur Bouladéyoï Dieudonné Ido, Ingénieur du génie rural et maire (MPP) de la commune rurale de Pouni dans le Sanguié  a connu, lui aussi, les foudres d’un certain nombre de conseillers élus de sa localité. Des frondeurs qui n’ont eu de cesse de réclamer sa tête «par tous les moyens ». « Aujourd’hui, las de laisser sa commune et le Conseil municipal malmenés par ces ‘’thuriféraires’’ », une plainte a été formulée contre ces derniers au parquet de Koudougou. 
Sidwaya (S.) : Monsieur Bouladéyoï Dieudonné Ido, on sait que votre père a été, lui aussi, maire de la commune de Pouni. Considérez-vous la gestion de cette commune comme un sacerdoce héréditaire ?
Bouladéyoï Dieudonné Ido (B.D.I.) : Non, pas du tout. Il y a simplement que nous nous sommes engagés dans un certain nombre d’actions au profit de la communauté ; ce qui nous a valu d’être, à un moment donné, appelés par la jeunesse et la population de Pouni à assumer des responsabilités publiques, à l’exemple de mon père et à l’exemple d’un certain nombre de fils de Pouni qui ont contribué au rayonnement de cette commune.
S. : Aux premières heures de votre élection à la tête du conseil municipal, la commune a été secouée par une vague de violences. Qu’en était-il exactement et quelles ont été les suites réservées à ces échauffourées?
B.D.I. :  Le choix du maire, à cette époque, s’est traduit malheureusement par des incompréhensions, si bien que certains passionnés, n’ayant pas véritablement compris le sens du jeu politique, se sont adonné à des réactions exacerbées qui ont conduit à des incendies de domiciles et autres biens privés. Il y a eu aussi des barrages sur la route nationale n°1. Toute chose qui a rencontré la rigueur de la loi. La justice s’en était autosaisie, des jugements ont été rendus et des condamnations ont eu lieu. Certains sont de nos jours en liberté provisoire.
A ce jour, nous rencontrons des répliques de ces malheureux incidents, mais nous sommes sur la voie d’un règlement définitif.
S : Le Chef de Tita, petite ville montante de votre commune, a été écroué ? Quelle est sa situation aujourd’hui ?
B.D.I. : A ce jour, il purge sa peine pour avoir pris une part active lors de ces malheureux incidents. Nous en éprouvons une grande peine parce que sa place est à Tita pour le bien de toute la commune de Pouni.
S : Parlez-nous de votre parcours politique. On vous savait de l’UPC pourquoi ce revirement au MPP ?
Je vais rapidement vous dire que depuis le lycée je me suis toujours intéressé aux mouvements associatifs ; j’ai été scout et toujours au lycée, en classe de Terminale, j’ai pu être délégué général (NDLR : au Collège de la salle). J’ai été un militant de l’ANEB à l’université et j’ai eu la chance de présider l’association des élèves-ingénieurs de l’EIER-ETSHER, l’actuelle 2IE. C’est pour vous dire que le militantisme m’a toujours intéressé au plus haut point. A la suite de tout cela, j’ai pu suivre les frères et surtout mon père dans les différentes campagnes électorales depuis 1997. Mais en 1998, notre engagement a pris une tournure différente avec la mort de Norbert Zongo.
Engagés en tant qu’étudiants, nous avions pris part à toutes les grandes marches du collectif.  Tacitement, nous avions décidé que plus rien ne devrait être comme avant, que trop était en effet, trop ! Cette rage nous a animés jusqu’en 2011, quand nous avons pris la carte du parti UPC. Nous étions en ce moment dans la logique du changement et ce parti reflétait au mieux nos aspirations. Nous avions décidé, après échanges avec le chef du parti, Zéphirin Diabré, d’implanter et organiser le parti dans la partie Sud du Sanguié, notamment dans la commune de Pouni ainsi que dans les communes de Zamo et de Zawara.
Si vous avez souvenance, c’était bel et bien un bastion CDP parce que le Chef du gouvernement de l’époque, Luc Adolphe Tiao, est originaire de cette partie de la province.
Alors, nous avions bravé toutes les difficultés du monde pour imposer le parti face à une machine indéboulonnable du CDP. Nous avons pu la confronter lors de la campagne législative de 2012, où nous avions affronté des bonzes et mastodontes du parti au pouvoir tels que Luc Adolphe Tiao et le général Djibrill Bassolé, entre autres.
Malheureusement, tous les acquis engrangés ont été balayés du revers de la main par les premiers responsables de l’UPC lors de la constitution des listes comptant pour les législatives en 2015. En ce moment, plusieurs personnes, qui ne s’intéressaient pas à la politique auparavant, ont atterri dans le parti, motivées par la logique du ‘’plus rien ne sera comme avant’’. Elles ont été privilégiées à notre détriment et notre base a, dès lors, estimé qu’il était nécessaire de nous désolidariser de ces pratiques opportunistes. Nous avons donc élu domicile, dès février 2016, au MPP, parti nouveau qui a fait fleurir le changement dans l’hostilité.
S : Depuis lors, vous essuyez une fronde de quelques conseillers qui sont en majorité du même parti que vous. Qu’en est-il ?
B.D.I. : Il faut dire que le problème est né pendant les primaires. A cette époque déjà, 14 conseillers sur 33 n’ont pas pris part aux primaires qui ont été organisées au siège du parti à Tita, car leur sécurité était menacée. Dès lors, une opposition virtuelle s’est manifestée entre Pouni et Tita. Chaque bloc étant persuadé de remporter l’élection du maire. Cette situation a été évoquée à la hiérarchie du parti qui a tout fait pour juguler la crise. Malheureusement, ces efforts ont été vains puisqu’au soir de notre élection (nous avons été soutenus par les 10 conseillers de l’opposition), certains de nos proches ont vu leurs biens saccagés à Tita. Malgré ces incidents, nous avons, conformément au code des collectivités territoriales, continué avec le fonctionnement normal du conseil.
S : Vous semblez bien instruits sur le code des collectivités territoriales. Est-ce le cas de tous les conseillers de votre commune ?
B.D.I. : Il faut dire que plusieurs conseillers ont eu la chance d’être formés en septembre 2016 au code des collectivités territoriales. Cette formation était assurée par le Ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS). Et, plusieurs documents ont été mis à notre disposition. Malheureusement, les conseillers frondeurs ont refusé de prendre part à cette formation, si bien qu’ils ont du mal aujourd’hui à comprendre et accepter le mode organisationnel et le fonctionnement de la mairie. Ils ont, leurs propres compréhensions de certains textes, toute chose qui n’a pas favorisé une bonne entente entre nous. Vous vous rappellerez que dernièrement, ils ont formulé une motion de défiance à mon encontre, à travers laquelle je suis diffamé. Ils ont en outre, usé de fausses signatures pour donner de la valeur à la motion de défiance.
Tout cela dénote d’une ignorance des textes. Mais nous sommes sur le point de régler le problème puisque au niveau du parti comme au niveau du conseil municipal nous avons pu enterrer définitivement la hache de guerre. Désormais la logique de la réconciliation est engagée et nous procèderons bientôt, avec nos partenaires, à un recyclage de tous les conseillers, afin que nous soyons au même niveau de compréhension des textes en vigueur.
S : N’est-ce pas trop tard ? Puisque vous avez intenté une action en justice contre les « faussaires » ?
B.D.I. : Non ! Pas du tout. En effet, j’ai été acculé à le faire parce qu’ils étaient à leur troisième tentative de me déloger du poste de maire par des moyens irréguliers. Bien entendu, des échanges ont eu lieu au sein du parti et ils ont retiré leur motion. Mais avant, nous avons organisé une session qui a rejeté la motion, par 28 conseillers sur les 43 que compte le conseil.
Vous pouvez être rassurés, tout est maintenant rentré dans l’ordre. J’ai instruit mon avocat pour que ma plainte soit dûment retirée, pour éviter qu’on ne retombe dans de vains conflits.
S : Que préconisez-vous pour que prennent fin ces dysfonctionnements que nous constatons au sein des conseils municipaux dans notre pays ?
B.D.I. : Avant tout, il faut avouer que les motions de défiance sont un outil efficace pour les conseillers pour mettre une sorte de pression sur le maire afin qu’il donne le meilleur de lui-même pour une gestion saine et équitable de la commune. Malheureusement, quand il y a des agendas cachés derrière ces mêmes motions, quand les motifs, qui  y sont exprimés, sont fallacieux, il faut que les partis politiques, la tutelle (Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation) et la Justice sévissent. Les partis politiques sont invités à renforcer la formation politique. Ils doivent appeler leurs élus à ne considérer que les intérêts des communes en lieu et place de leurs intérêts égoïstes. Ça y va de leurs assises et des intérêts de nos communautés respectives.
Philippe BAMA  (Collaborateur)

Vacance sport 2017

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Débuté le 16 juillet dernier, le tournoi maracana, vacance Sport 2017, organisé par le ’’prince de Kalsaka’’, a pris fin, le dimanche 6 août 2017 par le sacre de Kilimajaro FC.
Comme pour paraphraser ce dicton de la bible qui dit que « les premiers seront les derniers et les derniers, les premiers », Kilimajaro FC est monté sur la première marche du podium du tournoi maracana, vacance Sport 2017, organisé par le ’’prince de Kalsaka » le dimanche 6 août 2017. En effet, battu 2 buts à 0 lors du match d’ouverture par Team 226, Kilimajaro FC a puisé dans ses dernières ressources lors de l’ultime rencontre, pour venir à bout de l’équipe de Futures Stars. Pourtant, c’est ce dernier qui a commencé le match sur des chapeaux de roue. A la 15e mn, ils ont trouvé le montant droit des buts de Kilimajaro FC. Comme une réponse du berger à la bergère, Kilimajaro FC, sur une balle bien orchestrée en milieu de terrain, trouve aussi à son tour le montant droit à la 18e mn. La pause intervient sur le score de 0 but partout. A la reprise des 20 dernières minutes, la rencontre gagne en rythme.
Les actions fusent de part et d’autre. A la 36e mn, sur une action collective, Yacouba Séni de Kilimajaro FC, met la balle au fond des filets de Futures Stars. C’est la course à l’égalisation qui commence. Futures Stars multiplie les actions de but, mais la défense de Kilimajaro FC reste imperméable. Et c’est sur ce score de 1 à 0 que l’arbitre a mis fin à la rencontre. Le promoteur, Salifou Ouédraogo, n’a pas caché sa satisfaction. «Je me réjouis que la compétition se termine sans incident, qu’il n’y ait pas de blesser grave, que la population ait compris l’intérêt de l’organisation du tournoi et qu’elle se soit mobilisée pour nous soutenir », a-t-il indiqué. Le patron de la cérémonie, le ministre en charge de la jeunesse, Smaïla Ouédraogo a souhaité que cette première édition fasse appel à d’autres pour permettre aux jeunes de se retrouver, d’échanger et surtout de communier avec les anciens. Le match de classement qui a opposé Débrouillé Arrivé à Wapassi FC, a tourné à l’avantage de Wapassi FC, sur le score de 1 but à 0. Les trois premières équipes ont reçu des lots composés de ballons, de maillots et des sommes d’argent.
Donald Wendpouiré NIKIEMA

Stage de formation

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L’association pour la promotion du patriotisme et le civisme par le sport a formé, du 3 au 6 août 2017, à Goupana, village situé à près de 25 km au nord de Ouagadougou dans la commune rurale de Pabré, 44 animateurs de football venus de 22 villages. L’objectif étant de préparer le bon joueur et le bon citoyen.
C’est dans le souci de soutenir et d’accompagner certains entraîneurs en herbe (sans diplôme) qui regroupent des enfants pour des séances d’animation, que l’APPCS a organisé pendant quatre jours à Goupana, un atelier de formation en langue nationale mooré. Ce séminaire, qui a porté sur la méthode d’entraînement, a consisté en la prise en main d’une équipe, sa préparation, le remplissage du calendrier des séances d’entraînements, la gestion de l’équipe, la technique offensive à travers des codes développés pour permettre à ces derniers de faire leur programmation bien que ne sachant pas lire et écrire en français, selon le coordonnateur de l’association Idrissa Congo, entraîneur de l’AS Police. L’APPCS a traduit des codes en mooré pour expliquer certaines expressions non codifiés comme l’amorti de la poitrine. Cet atelier a lié football et patriotisme. Pour Rasmané Congo, prenant l’exemple de la « passe » qui veut dire donner, aider, car « sans aide, il n’y a pas de football ». Le ballon symbolise le bien public et celui qui le reçoit suite à une « passe » est responsabilisé. Il est attendu par le public comme le peuple à l’égard des dirigeants du pays, selon Idrissa Congo. « Quand tu es député, ministre, c’est une responsabilité que tu portes, car tout le monde te regarde. Quand tu as le ballon sur le terrain, tu as une responsabilité », ajoute coach Congo.
En cela, l’arbitre devient le juge à qui l’on doit respect et qui doit à son tour trancher en suivant les règles. Un match de football entre les stagiaires et les conseillers de la ville de Ouagadougou, en guise d’exercice d’application, a permis de revisiter les connaissances apprises. Laurence Ilboudo/Marshall, la marraine, pense que « le football est un vecteur de cohésion sociale » et pourrait permettre d’enseigner aux enfants ce qu’est le civisme et le vivre-ensemble. « Ils prennent conscience de leur rôle et de leur place dans la société. Cela montre que nous avons fait un travail formidable : la prise de conscience des citoyens », poursuit-elle. Elle a souhaité que pareille initiative soit étendue à d’autres localités et que les enseignements puissent se faire en d’autres langues que le mooré. Le doyen des stagiaires, Halidou Sawadogo, relève que cette formation leur permet d’avoir désormais une méthode de travail. Il a appelé les autorités et les parrains à leur donner un cadre d’expression afin de pouvoir mettre en œuvre les acquis et créer une équipe communale à Pabré. Chaque encadreur a eu deux ballons pour débuter le travail et le premier à mettre une équipe en place bénéficiera d’un accompagnement. C’est le ministre de la Fonction publique, Clément Pengdwendé Sawadogo, qui a coparrainé l’activité.
Adama SALAMBERE

Réglementation sur les engrais

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La Commission nationale de contrôle des engrais (CONACE) a tenu sa 1re session ordinaire, le mardi 8 août 2017, à Koudougou. L’objectif était de jeter les bases du fonctionnement de la structure en vue de mener la lutte contre l’entrée des engrais de mauvaise qualité sur le territoire.
45% des revenus des ménages agricoles  du Burkina Faso proviennent de l’agriculture alors que ce secteur est tributaire des conditions agro climatiques défavorables et de la pauvreté des sols, selon les statistiques du Ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques (MAAH). Pour accroître donc  la productivité, il faut nécessairement  associer l’utilisation d’intrants agricoles dont les engrais. Dans le souci d’élever le niveau d’utilisation, le gouvernement a pris des mesures pour non seulement  faciliter leur accès aux agriculteurs, mais surtout garantir leur qualité, d’où la création de la Commission nationale de contrôle des engrais(CONACE), le 28 octobre 2016. Le 8 août 2017, après dix mois d’existence, elle a tenu sa 1re session ordinaire à Koudougou dans la région du Centre-Ouest.
Cette session a permis de mettre en place le bureau, d’élaborer et d’adopter le règlement intérieur, ainsi que le programme d’activités du dernier trimestre de  l’année et  de finaliser des projets de textes en instance de traitement. Selon le secrétaire général du ministère en charge de l’agriculture Moussa Maïga, la présente rencontre a été une prise de contact entre les membres et une occasion pour poser les bases de fonctionnement de la commission. «  Nous allons  également  jeter les bases du financement pour permettre un fonctionnement  adéquat de la CONACE. Aussi, nous allons revisiter les termes de la loi 026, portant réglementation du secteur de l’engrais pour la rendre beaucoup plus dissuasive. Car  nous nous  sommes rendus compte que la  loi  n’était  pas suffisamment coercitive.
 Ce qui va éviter que  le pays soit  un déversoir d’engrais de mauvaise qualité », a souligné le président de la CONACE,  par ailleurs directeur des productions végétales, Alassane Guira. Pour lui,  il y a un  besoin d’environ un million 180 mille tonnes d’engrais, tout type confondu qu’il faille  mobiliser pour soutenir la production. Alors, il y a nécessité que l’Etat prenne  des dispositions pour que les engrais soient  disponibles de façon caritative pour  accompagner les producteurs. Ainsi, de son avis, l’Etat invite les importateurs agréés, les initiatives de création d’usine de production d’engrais au Burkina Faso à  formaliser  leurs actions à travers  le Partenariat public-privé (PPP), afin que ce besoin  soit comblé.  «  Le Burkina Faso dispose depuis 2007 de la loi 026, qui prescrit la qualité des engrais admis dans le pays et qui prévoit des sanctions  contre  des  contrevenants.
Aujourd’hui avec la mise en place de la commission, nous allons lancer l’assaut. Du reste, le ministère en charge de l’agriculture en relation avec les forces de défense et de  sécurité a déployé, il y a quelques jours,   600 hommes  dans  quatre régions du territoire pour débusquer les pesticides prohibés et  les engrais de mauvaise qualité », a indiqué le président de la CONACE. Cet organe a vu le jour à la suite de l’adoption du règlement commun relatif au contrôle de qualité des engrais dans l’espace CEDEAO  en 2012 à Abidjan par les Etats membres. De ce fait, aux dires du SG du ministère, il est un outil efficace pour la mise en application de la réglementation sur les engrais et, partant, de l’amélioration de la disponibilité et de la qualité des engrais destinés à la production agricole.
Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Capitalisation des bonnes pratiques de résilience

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) organise, du 8 au 10 août 2017 à Ouagadougou, un atelier sur la capitalisation d’expériences et de bonnes pratiques de résilience au Burkina Faso.
La situation alimentaire et nutritionnelle des populations reste menacée par les crises  multiformes et récurrentes. C’est pourquoi le renforcement de la résilience des ménages vulnérables demeure une préoccupation majeure pour de nombreux acteurs notamment l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui s’attelle à trouver des  réponses adéquates en mettant en œuvre différentes pratiques dans différents contextes. Aussi, pour la capitalisation  des expériences et le partage des  bonnes pratiques de résilience, la FAO organise, du 8 au 10 août 2017, un atelier de formation pour les acteurs de terrain. Pour le chargé de programme et des opérations, équipe résilience au bureau régional pour l’Afrique, Kossi Sena Adufu, cette rencontre est un cadre d’échanges qui va permettre de lutter contre l’insécurité alimentaire à travers l’intensification et l’amélioration de manière durable  de la fourniture de biens et services par l’agriculture, la foresterie et les pêches. Il servira également, à l’en croire, de cadre pour recenser les bonnes pratiques de résilience en ce qui concerne la nutrition, le changement climatique, l’alimentation et la gestion des ressources naturelles en vue de leurs documentations et leurs vulgarisations dans d’autres pays.

Documenter les bonnes pratiques pour un meilleur usage

« C’est un atelier d’une importance capitale, car nous allons pouvoir identifier les bonnes pratiques qui sont nombreuses au Burkina Faso, constituer des supports qui nous permettront d’informer les partenaires de la FAO sur les techniques de capitalisation de bonnes pratiques afin qu’à l’avenir, toute bonne pratique qui sera identifiée puisse être documentée et servir d’expérience à partager avec d’autres personnes », a indiqué M. Adufu. Pendant trois jours les participants vont se familiariser avec les démarches de bonnes pratiques, l’utilisation de celles-ci mais aussi la façon de les documenter pour un meilleur usage. A entendre M. Adufu, la capitalisation et le partage des bonnes pratiques ont un rôle clé à jouer dans la consolidation de la résilience puisqu’elle permet aux acteurs d’analyser systématiquement leur pratique, de comprendre ce qui fonctionne bien et pourquoi.
Initié dans le cadre du projet TCP/RAF/3507 intitulé « Appui à l’initiative régionale sur la résilience au Sahel et dans la corne de l’Afrique », cet atelier va mettre, aux dires de Kossi Sena Adufu, l’accent sur cinq modules à savoir, l’introduction, la facilitation, le partage, la mise en œuvre et la valorisation. L’introduction va présenter le concept et le processus de capitalisation des expériences. La facilitation définira le terme et identifiera la façon dont la facilitation contribue à atteindre les buts du processus de capitalisation des expériences.  Le partage  abordera la phase préparatoire de cette capitalisation. La mise en œuvre devra conduire  les apprenants à travers toutes les étapes nécessaires à une mise en œuvre efficace du processus de capitalisation. Enfin la valorisation montrera comment assurer que les nouvelles connaissances sont utilisées pour générer des changements. Le projet TCP/RAF/3507 qui vise trois objectifs principaux dont la gestion des connaissances, le partage des bonnes pratiques et l’analyse des capacités en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau régional sera exécuté dans quatre pays-pilotes que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.
Donald Wendpouiré NIKIEMA

Commune de Pô : un millier de plants pour reverdir Pounkouyan

L’association REGI-Naturaviim  a organisé, le samedi 5 août 2016, à Pounkouyan, village situé à 9 Km de la commune de Pô, une opération de plantation d’arbres. 20 hectares de terre ont été reboisés par les populations.

Les habitants de Pounkouyan,  village situé à 9 Km de la commune de Pô sur l’axe Pô-Tiébélé, ont décidé d’apporter leur contribution à la lutte contre le changement climatique. Ils n’ont pas voulu rester les bras croisés face aux effets néfastes sur l’environnement de Pounkouyan. C’est le samedi 5 août 2017, jour de l’indépendance du pays des Hommes intègres, qu’ils ont choisi pour renforcer le couvert végétal de leur localité. Deux sites, d’une superficie de 10 hectares chacune, à savoir Mahanaïs 1 et 2 ont été choisis. Là-bas, munis de pioches, de dabas…, les ressortissants de la localité et de la province du Nahouri ont planté diverses espèces locales d’arbres. Il s’agit de 600 plants de moringa, 170 baobabs, 150 pieds de néré, 60 tamariniers, 10 manguiers, 10 citronniers, etc.

Ce reboisement organisé par l’association REGI-Naturaviim a été placé sous le thème : « Reboiser pour préserver notre environnement en vue de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le contexte du changement climatique ». Le président de ladite association, Laurent Bello, a fait remarquer que les « bébés » qui ont été mis en terre méritent désormais une attention particulière pour devenir des « adultes ». Car, planter des arbres est une solution pour lutter contre le changement climatique qui se fait constater de plus en plus dans leur localité. De ce fait, il a relevé qu’il revient alors aux populations de bien prendre soin d’eux pour qu’ils grandissent, a-t-il renchéri. « Dans quelques années, nous aurons une forêt d’arbres utiles. Toutes ces espèces non ligneuses nous seront très profitables. Les populations sont très engagées à en prendre soin », a soutenu M. Bello.

Promouvoir l’économie verte

L’association REGI-Naturaviim vient de montrer à travers ses œuvres qu’on peut lutter contre l’insécurité alimentaire tout en préservant l’environnement, a indiqué le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Batio Nestor Bassière, à l’issue de la séance de reboisement.  Il a exhorté la population  de Pounkouyan, et partant, l’ensemble des Burkinabè à promouvoir l’économie verte. « C’est la seule condition pour que les populations s’intéressent à la reforestation et à l’entretien des arbres », a-t-il affirmé. Il a, en outre, expliqué que la vision du gouvernement est d’œuvrer pour une gestion rationnelle de ces ressources naturelles pour les générations présentes et futures. « Chaque Burkinabè doit planter un arbre chaque année », a lancé M. Bassière. Ainsi, d’ici une décennie, selon lui, « nous vivrons dans une forêt ».  Créée, il y a une dizaine d’années, l’association REGI-Naturaviim est présidée par le pasteur Laurent Bello. Elle s’attelle à la préservation de l’environnement et ses membres sont spécialisés dans la production et la transformation de produits forestiers non ligneux.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr