La SONABHY prise d’assaut pour le ravitaillement des stations

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Le mot d’ordre de grève illimité lancé, le 4 août dernier par l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) a été levé, le lendemain soir, selon un communiqué du ministère en charge des transports. Aussi, le dimanche 6 août 2017, les chauffeurs ont pris d’assaut la SONABHY afin de ravitailler les stations de Ouagadougou, qui étaient en majorité sans une goutte de carburant.
Finalement, la grève illimitée lancée le 4 août dernier par l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), en réaction aux « représailles exercées » à Tenkodogo le 1er août dernier  par les Forces de défense et de sécurité sur des chauffeurs « pour refus de paiement de la redevance de passage » instaurée par l’UEMOA dans les postes de contrôle juxtaposé n’aura duré que quelques heures. En effet, un communiqué du ministère des Transports de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière (MTMUSR)  datant du 5 août 2017 indique que suite aux échanges avec le syndicat et d’autres acteurs des transports, l’URCB a levé son  mot d’ordre de grève illimitée dans la soirée du samedi.
Toutefois, la fin de la pénurie d’essence engendrée par cet arrêt de travail  à Ouagadougou  était toujours d’actualité dans la journée du dimanche 6 août 2017. Pratiquement, toutes les stations ne fonctionnaient pas. Alors que certaines étaient fermées, par contre dans d’autres,  quelques pompistes étaient présents. Leur tâche se limitait à informer les motocyclistes ou automobilistes qui s’avançaient pour prendre du carburant, que la station n’en disposait plus, au grand désarroi de ces derniers. « Comme la grève est finie, des chauffeurs sont avec nos camions au dépôt de Bingo (à une trentaine de kilomètres à la sortie ouest de Ouagadougo). C’est certain que d’ici le soir, nous aurons du carburant », a fait part à un client, Albert Nanéma, un pompiste d’une station Shell.
Effectivement, au dépôt de Bingo, aux environs de 12 heures, plusieurs centaines de citernes faisaient la queue pour prendre du carburant. Ahmed Sanfo, un chauffeur à bord de son véhicule nous informe entre quelques manœuvres pour bien se positionner et suivre la file, qu’il est présent depuis 4 heures du matin.

Reprise du payement de la redevance de passage aux PCJ, le 1er  septembre 2017

« Comme mes camarades,   je suis allé chercher mon camion pour aller à Bingo  dès que j’ai été informé que la grève est finie. Cela, afin de mettre rapidement fin à la pénurie d’essence. Cela montre que nous n’avons rien contre la population et nous sommes vraiment désolés des désagréments que notre arrêt de travail a causés.
Mais  nous ne pouvions pas rester insensibles aux coups et blessures infligés à des collègues à Tenkodogo », a-t-il relevé. Pour lui, les chauffeurs sont des pères de famille qui ont droit au respect.  Il a soutenu en outre que les chauffeurs routiers ne refusent pas de payer la taxe qui s’élève à 35 000 F CFA.
« C’est juste qu’elle est très élevée. De plus,  nous n’avons pas été informés à temps. Nous espérons que ce qui est arrivé ne se reproduira plus », a-t-il espéré.
Qu’à cela ne tienne, agent au service sécurité et incendie du dépôt de Bingo, François Nikiéma a indiqué que le ravitaillement des citernes de carburant et des camions de gaz a débuté depuis 7 heures et se poursuivra jusqu’à 21H 30. « La situation sera décantée d’ici-là », a-t-il assuré. En attendant que le carburant coule à flots dans les stations de la capitale burkinabè, le communiqué annonçant la fin de la grève informe que  des échanges ont abouti à un protocole d’accord avec des engagements de part et d’autre.
Comme c’est la reprise du payement de la taxe de passage aux postes de contrôle juxtaposés le 29 juillet 2017 qui a abouti à la grève, le communiqué mentionne  que  c’est le 1er septembre 2017 qui est la nouvelle date retenue, pour la perception de ladite taxe.
Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Coupe du Faso: Blaise met l’Armée au supplice

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Grâce à un triplé de Blaise Yaméogo, l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO), a triomphé de l’Union sportive des forces armées (USFA), en finale de la 31e édition de la coupe du Faso sur le score de 3 buts à 2. Le stade du 4-Août qui a été le théâtre du sacre des Stellistes en ce samedi 5 août, a vu la présence du chef de l’Etat, de nombreux membres du gouvernement et du président de la CAF.
Beaucoup ont cru à une déveine de la part des Stellistes avec la panne du car de cette formation qui convoyait l’équipe pour le stade. Mais très vite, les joueurs vont rassurer les supporters en prenant le jeu à leur compte. Certes, les 20 premières minutes de cette finale ont beaucoup vacillé entre le pathétique et le pitoyable, avant que la première réalisation de Blaise Yaméogo (21e) ne vienne sortir le public de sa torpeur. Un but qui va débrider le match et  scintiller plus le doute dans la tête des Bidasses. Blaise Yaméogo n’en demandait pas tant car, il profitera encore d’un marquage élastique de la défense de l’USFA pour venir taper un peu plus sur la tête des Militaires et signé ainsi son doublé (34e). Le navire battant pavillon USFA est touché mais ne coule pas. Cependant, il n’en fallait pas beaucoup. Au sortir d’un beau mouvement collectif, le centre de Narcisse Bambara trouve la détente stratosphérique de Bernard Kouadio Konan.
Le colosse attaquant stelliste frappera le cuir de la tête, mais sera malchanceux car, il trouvera la transversale qui viendra faire échec à sa tentative (38e). Avant cette réalisation de Yaméogo et ce vent de frisson qui a fait se dresser les cheveux des Militaires, une frappe de Aboubacar Kouraogo laissait Aimé Zongo pantois. Mais le dernier rempart des étoilés était lui aussi heureux de se voir suppléer par sa transversale (30e). Cette action venait montrer aux poulains de Mousso Ouédraogo que la ‘’reine des stades’’ n’est pas infaillible.
Ils pousseront cette réflexion très loin et parviendront à réduire le score juste avant la pause par Abdoul Karim Salam Kagambèga  (41e). Au retour des vestiaires, le jeu ne baisse pas d’intensité. Blaise Yaméogo est encore le premier à se signaler. Sur une frappe sans élan, Charouf Sylvain Dao, battu, accompagne le ballon du regard. Celui-ci s’en va s’échouer de nouveau sur sa transversale (56e). L’EFO n’a pas le temps de ruminer cette belle occasion de se mettre à l’abri que Issaka Latif Tchanilé vient remettre les pendules à l’heure en égalisant (59e). Tout était alors à refaire. Et c’est encore Blaise Yaméogo qui va endosser à nouveau les habits de « père fouettard” pur venir punir l’USFA après une faute de main de son portier. Cette fois, les Militaires ne reviendront plus et le navire va finir par couler.
Comme lors de la saison 1998-1999, l’USFA baisse encore le froc devant l’EFO dans cette même compétition et sur le même score. Les sceptiques diront que la formation des Bidasses est certainement habitée par la scoumoune.
La reine des stades pouvait, elle, soulever sa 13e coupe du Faso, un record dans cette épreuve. L’EFO, en plus du trophée, empoche 10 000 000FCFA et des médailles d’or. L’USFA se console avec la somme de 7 500 000FCFA et des médailles d’argent. Vainqueur de la petite finale, l’AS-SONABEL complète le podium et repart avec 5 000 000FCFA et des médailles de bronze. L’ASK, 4e se voit octroyer 2 500 000FCFA.
Béranger ILBOUDO

Finale Coupe du Faso : Boureima Kaboré, « Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne »

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L’Etoile filante de Ouagadougou(EFO), affronte ce samedi 5 août l’USFA, à 15h30, en finale de la coupe du Faso. A 72 heures de l’échéance, nous avons été prendre le pouls des préparatifs.

Ce 2 août 2017, c’est une formation de l’EFO au grand complet, qui a répété ses gammes, pendant 1h30mn, sous la supervision de son coach, Boureima Kaboré. Après des exercices tactico-techniques, deux équipes sont formées pour un match d’application.
Les contacts étaient parfois rudes, on s’appliquait dans la conduite du ballon, et des passes, ainsi dans la conclusion devant les buts. «Cette finale se prépare comme tout autre match, sauf qu’il y a une saveur toute particulière, c’est la coupe du Faso, et une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne, et c’est dans cet esprit-là qu’on se prépare», lance le coach Boureima Kaboré.

A l’en croire, tout se passe bien, il n’y a pas de blessés, ni de suspendus, et son souhait est que l’effectif soit au complet le jour J. Les joueurs sont également conscients et confiants, selon leur capitaine, «Nous sommes prêts sur tous les plans, être africain l’an prochain, c’est l’objectif de tout le club, nous sommes très motivés et pressés de soulever la coupe», martèle le «capi» Mohamed Coulibaly. Mais pour atteindre cet objectif, il précise, «une coupe, ce n’est pas un match de championnat, nous devons être réalistes, et exploiter la moindre occasion de but».

En championnat, les Stellistes avaient battu leur adversaire en aller-retour, et le coach d’ironiser en disant «qu’il n’y a jamais deux sans trois», et on comprend sans doute ce que cela signifie. Les supporters qui étaient au terrain en grand nombre, présagent d’un soutien sans faille à leur équipe. Pour mémoire, Boureima Kaboré jouera sa 2e finale de coupe du Faso. Vainqueur lors de la 1re en 2005 avec l’USO, en tant que coach adjoint, il espère la remporter pour la 2e fois, cette fois en tant que coach principal.

Barthélemy KABORE

Hauts-Bassins : Jacob Ouédraogo satisfait de la campagne agricole 2017-2018

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Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a effectué, le lundi 31 juillet 2017, une tournée de suivi de la campagne agricole dans la région des Hauts-Bassins. Cette visite lui a permis de s’imprégner des potentialités agricoles, et d’encourager les producteurs.

Après le Sud-Ouest les 25 et 26 juillet derniers, c’est dans la région des Hauts-Bassins que le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a poursuivi, sa tournée de suivi de la campagne agricole 2017-2018. Au cours de cette tournée, le ministre Jacob Ouédraogo s’est intéressé à la station de Diarradougou dans  la province du Houet et à celle de Lanfiéra dans le Kénédougou.  A Diarradougou, village situé à 25 km de Bobo-Dioulasso, Jacob Ouédraogo en compagnie des techniciens de l’agriculture de la province,  s’est rendu dans l’exploitation agricole de Sylvie Kassongo, une « vaillante » productrice de la localité. Dans cette exploitation bâtie sur une superficie de 11 ha dont 5 ha présentés au ministre, Mme Kassongo produit essentiellement de la banane plantain, de la banane douce, du maïs et de la papaye.

Les variétés de bananes produites par Mme Kassongo occupent une place de choix dans ce périmètre aménagé de Diarradougou. En effet, selon elle, la banane plantain occupe une superficie de 0,33 ha dont le cycle de maturation va de 12 à 13 mois avec un rendement de 30 tonnes à l’hectare. Toujours, selon elle, la banane douce est produite sur une superficie de 0,5 ha, avec un rendement de 35 tonnes à l’hectare. Outre la filière banane, Sylvie Kassongo entretient aussi une plantation de papayers et un champ de maïs qui s’étendent respectivement sur 0,25 ha et 3 ha. Pour la présente campagne, le rendement attendu dans cette exploitation est de 60 tonnes à l’hectare pour la papaye dénommée « papaya » en espagnol, et de 9 tonnes par hectare pour le maïs. Après la présentation des différentes variétés rencontrées dans cette exploitation agricole, Mme Kassongo a exposé au ministre des difficultés qu’elle rencontre dans ses différentes productions à Diarradougou.

Ces difficultés portent sur la  commercialisation des productions, le manque de partenaires commerciaux, les attaques des chenilles légionnaires, et le mauvais état de la motopompe, sans oublier les difficultés d’accès des femmes à la terre. Elle a souhaité l’acquisition d’une motopompe et du matériel pouvant promouvoir l’irrigation goutte-à-goutte, et l’implantation d’une usine de transformation de la papaye et de la banane. Mme Kassongo a, par ailleurs, laissé entendre avoir déjà bénéficié d’un appui de la part de la direction régionale de l’agriculture des Hauts-Bassins, pour faire face aux attaques des chenilles. Au terme de la visite à la station de Diarradougou, le ministre Jacob Ouédraogo a exprimé sa satisfaction de voir qu’au Burkina Faso, des femmes s’intéressent à l’entrepreneuriat agricole. « Nous avons été émerveillés par le travail abattu par Mme Kassongo, et surtout par les bénéfices et son engagement pour la création d’une entreprise agricole.

C’est vraiment formidable ! », a laissé entendre M. Ouédraogo, avant d’encourager Mme Kassongo dans la promotion de ces types de productions proposés. Après Diarradougou,  le cap a été mis sur  Lanfiéra, un village situé à 30 km de Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou. Dans cette deuxième station, le ministre s’est rendu dans l’exploitation de Ibrahim Barro, un producteur de gingembre et d’igname. En présence du ministre accompagné des autorités du Kénédougou et des techniciens de l’agriculture de la localité, M. Barro a présenté son exploitation. Il a indiqué que les champs de gingembre et d’igname s’étendent respectivement sur des superficies de 2 et 0,125 ha, et que les cycles de maturation vont de 5 à 6 mois. Ce dernier a aussi fait cas au ministre, des difficultés auxquelles il est confronté. « Ici à Lanfiéra, nous avons un problème en ce qui concerne l’écoulement de nos productions, et surtout les attaques des chenilles légionnaires et d’intrants agricoles», a-t-il dit. Mais de façon générale, la physionomie de la campagne 2017-2018 s’annonce satisfaisante dans les Hauts-Bassins, selon le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques. En effet, a-t-il indiqué, au stade actuel, le maïs est au stade de montaison et le gingembre et les ignames, au stade de tubérisation.

ELIE Z. SANOU  (Stagiaire)

Reconstruction d’ouvrages de franchissement sur le fleuve Mouhoun

De retour de son périple dans le grand Ouest, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, accompagné du ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, a marqué une halte à Boromo sur la route nationale N°1, précisément  sur l’axe Sakoinsé-Boromo, en vue de s’enquérir de l’évolution des travaux de reconstruction des ouvrages de franchissement du fleuve Mouhoun, le mardi 1er août 2017. Cette étape lui a permis de constater qu’à  une année de la réception des ouvrages prévue en août 2018, le taux d’exécution des travaux est  à peu près de 25% pour un délai consommé d’environ 33%.
Le 19 janvier 2017, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, lançait les travaux de reconstruction des ouvrages de franchissement du  fleuve Mouhoun situé sur la route nationale N°1, précisément  sur l’axe Sakoinsé-Boromo.
Huit mois plus tard, il s’est rendu sur le site qui abrite les installations de l’entreprise, pour  s’enquérir de l’évolution desdits travaux qui comprennent les constructions d’un (1) pont à poutres sur le fleuve Mouhoun à Boromo et ses voies d’accès,   de quatre (4) dalots-cadre à deux (2) ouvertures et deux (2) dalots- cadre à quatre (4) ouvertures. En décidant de visiter la base-vie de l’entreprise en charge des travaux, le chef du gouvernement a voulu rompre avec ces informations faisant croire que 6 mois après le lancement, rien ne se fait sur le terrain. Paul Kaba Thiéba a vu sur place, des ouvriers à la tâche, et qui s’affairent à la construction de préfabriqués.
Mieux, le taux d’exécution de ces travaux est estimé à peu près de 25% pour un délai consommé d’environ 33%, à  une année de la réception des ouvrages prévue en août 2018, pour une durée contractuelle  de 18 mois.
Selon les techniciens, les travaux se déroulent suivant un chronogramme bien respecté. En effet, la fin de l’année 2017  correspond à l’achèvement des préfabriqués, et en fin janvier 2018, on assistera à la livraison des  éléments    confectionnés en France   et la  construction prendra le reste du temps nécessaires pour que le délai d’août 2018 soit tenu.
Le Directeur des travaux Geoffray Terrain de l’entreprise SOGEA-SATOM en charge du chantier, a indiqué qu’il n’y a pas de retard dans l’exécution des tâches.
«Ce genre de travaux demande un certain temps de préparation.   Certaines personnes s’attendent  à voir les engins en action sur le terrain  mais avant  cette étape, il faut réaliser des études et  bien préparer le chantier et c’est la partie la plus difficile», a-t-il expliqué. A son avis, plusieurs actions sont menées notamment,  les travaux de terrassement qui comprennent   le décapage et le débroussaillage de la future voie d’accès.
Il a également fait savoir que les ouvriers ont commencé les premiers remblais, qui ont été précédés  d’études géotechniques en vue de dimensionner les fondations des ouvrages  avec en prime, la finalisation  de l’installation du chantier.
«Nous avons fini toutes les études d’exécution des ouvrages. Actuellement, la charpente métallique  est en construction en France.  Sur le site, nous avons installé notre centrale à béton qui sera terminée à la fin du mois et  qui va nous permettre de réaliser les dalles préfabriquées qui seront installées sur la charpente métallique», a-t-il clarifié.
C’est avec satisfaction que   le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a  constaté que les travaux suivent leur cours normal. « Quand on passe, on ne voit pas des travaux apparents et on peut avoir le sentiment que l’entreprise ne travaille pas ou qu’il y a des retards dans l’exécution des chantiers. Ce qui n’est pas vrai car les travaux se déroulent conformément au délai contractuel», a mentionné le chef du gouvernement.
Par ailleurs, il a insisté sur le fait que le gouvernement attache une attention particulière  au respect des délais contractuels et à la qualité des ouvrages de ce tronçon qu’il a qualifié « d’important axe routier qui permet d’assurer  la continuité de la desserte routière entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ». C’est pourquoi, l’entreprise chargée du contrôle de la qualité a été une fois de plus interpellée sur sa responsabilité de faire en sorte que l’ouvrage qui sera livrée soit réalisée dans les règles de l’art.
«Nous espérons que dans quelques mois, nous aurons un pont tout neuf, un pont plus résistant, un pont plus fiable pour assurer la sécurité du trafic sur cet axe routier», a-t-il dit.
Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, s’est   réjoui de l’évolution du chantier, réaffirmant avec confiance que les engagements seront tenus. Il a aussi rassuré qu’il n’ya pas de décalage entre le lancement des travaux et le démarrage effectif des travaux, au regard du constat fait sur le terrain et les explications données
par les responsables de l’entreprise.
Nestor BAKI  (Collaborateur)

Reconstruction d’ouvrages de franchissement sur le fleuve Mouhoun

De retour de son périple dans le grand Ouest, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, accompagné du ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, a marqué une halte à Boromo sur la route nationale N°1, précisément  sur l’axe Sakoinsé-Boromo, en vue de s’enquérir de l’évolution des travaux de reconstruction des ouvrages de franchissement du fleuve Mouhoun, le mardi 1er août 2017. Cette étape lui a permis de constater qu’à  une année de la réception des ouvrages prévue en août 2018, le taux d’exécution des travaux est  à peu près de 25% pour un délai consommé d’environ 33%.
Le 19 janvier 2017, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, lançait les travaux de reconstruction des ouvrages de franchissement du  fleuve Mouhoun situé sur la route nationale N°1, précisément  sur l’axe Sakoinsé-Boromo.
Huit mois plus tard, il s’est rendu sur le site qui abrite les installations de l’entreprise, pour  s’enquérir de l’évolution desdits travaux qui comprennent les constructions d’un (1) pont à poutres sur le fleuve Mouhoun à Boromo et ses voies d’accès,   de quatre (4) dalots-cadre à deux (2) ouvertures et deux (2) dalots- cadre à quatre (4) ouvertures. En décidant de visiter la base-vie de l’entreprise en charge des travaux, le chef du gouvernement a voulu rompre avec ces informations faisant croire que 6 mois après le lancement, rien ne se fait sur le terrain. Paul Kaba Thiéba a vu sur place, des ouvriers à la tâche, et qui s’affairent à la construction de préfabriqués. Mieux, le taux d’exécution de ces travaux est estimé à peu près de 25% pour un délai consommé d’environ 33%, à  une année de la réception des ouvrages prévue en août 2018, pour une durée contractuelle  de 18 mois.
Selon les techniciens, les travaux se déroulent suivant un chronogramme bien respecté. En effet, la fin de l’année 2017  correspond à l’achèvement des préfabriqués, et en fin janvier 2018, on assistera à la livraison des  éléments    confectionnés en France   et la  construction prendra le reste du temps nécessaires pour que le délai d’août 2018 soit tenu.
Le Directeur des travaux Geoffray Terrain de l’entreprise SOGEA-SATOM en charge du chantier, a indiqué qu’il n’y a pas de retard dans l’exécution des tâches.
«Ce genre de travaux demande un certain temps de préparation.   Certaines personnes s’attendent  à voir les engins en action sur le terrain  mais avant  cette étape, il faut réaliser des études et  bien préparer le chantier et c’est la partie la plus difficile», a-t-il expliqué. A son avis, plusieurs actions sont menées notamment,  les travaux de terrassement qui comprennent   le décapage et le débroussaillage de la future voie d’accès.
Il a également fait savoir que les ouvriers ont commencé les premiers remblais, qui ont été précédés  d’études géotechniques en vue de dimensionner les fondations des ouvrages  avec en prime, la finalisation  de l’installation du chantier.
«Nous avons fini toutes les études d’exécution des ouvrages. Actuellement, la charpente métallique  est en construction en France.  Sur le site, nous avons installé notre centrale à béton qui sera terminée à la fin du mois et  qui va nous permettre de réaliser les dalles préfabriquées qui seront installées sur la charpente métallique», a-t-il
clarifié.
C’est avec satisfaction que   le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a  constaté que les travaux suivent leur cours normal. « Quand on passe, on ne voit pas des travaux apparents et on peut avoir le sentiment que l’entreprise ne travaille pas ou qu’il y a des retards dans l’exécution des chantiers. Ce qui n’est pas vrai car les travaux se déroulent conformément au délai contractuel», a mentionné le chef du gouvernement.
Par ailleurs, il a insisté sur le fait que le gouvernement attache une attention particulière  au respect des délais contractuels et à la qualité des ouvrages de ce tronçon qu’il a qualifié « d’important axe routier qui permet d’assurer  la continuité de la desserte routière entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ». C’est pourquoi, l’entreprise chargée du contrôle de la qualité a été une fois de plus interpellée sur sa responsabilité de faire en sorte que l’ouvrage qui sera livrée soit réalisée dans les règles de l’art. «Nous espérons que dans quelques mois, nous aurons un pont tout neuf, un pont plus résistant, un pont plus fiable pour assurer la sécurité du trafic sur cet axe routier», a-t-il dit.
Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, s’est   réjoui de l’évolution du chantier, réaffirmant avec confiance que les engagements seront tenus. Il a aussi rassuré qu’il n’ya pas de décalage entre le lancement des travaux et le démarrage effectif des travaux, au regard du constat fait sur le terrain et les explications données
par les responsables de l’entreprise.
Nestor BAKI (Collaborateur)

Bobo-Dioulasso : L’Avenue Daniel Ouezzin Coulibaly enfin inaugurée

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Les travaux de bitumage de l’Avenue Daniel Ouezzin Coulibaly à Bobo-Dioulasso, sont enfin terminés. Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a inauguré, le 31 juillet 2017, cette voie située en plein centre-ville, et dont la construction a connu de nombreuses difficultés.
L’Avenue Daniel Ouezzin Coulibaly à Bobo-Dioulasso est officiellement ouverte à la circulation, après plus de trois ans de construction. C’est le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, qui a inauguré, le 31 juillet 2017, cette voie, en présence des autorités administratives et politiques de Bobo-Dioulasso, au cours d’une cérémonie modeste qui n’a duré qu’une trentaine de minutes. Elle n’a été marquée que par une explication technique du déroulement des travaux au Premier ministre, la coupure du ruban symbolique, et une visite de la route sur une dizaine de mètres.
La population, surtout riveraine, qui a beaucoup souffert de cette route, s’est mobilisée tout au long de ce parcours pour acclamer les autorités présentes. Paul Kaba Thiéba a félicité tous ceux qui se sont impliqués dans la réalisation de  cette «belle œuvre finalisée», et  qui va embellir la capitale économique du Burkina Faso. «C’est un investissement lancé depuis des années, mais qui avait des difficultés de finition.
Le gouvernement a pris sa responsabilité, et nous avons entrepris de finaliser les travaux, ce qui a été fait », a dit Paul Kaba Thiéba. L’inauguration de cette route, a-t-il souligné, marque le début de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’infrastructures routières dans la ville de Sya. «Le gouvernement a des projets ambitieux  en matière de voirie urbaine pour la ville de Bobo-Dioulasso, car notre capitale économique mérite d’avoir des infrastructures de qualité pour permettre aux habitants de circuler à l’aise, et aux étrangers qui y viennent, de savoir qu’ils sont dans la capitale économique du Burkina Faso. Dans les mois à venir, nous allons en faire davantage», a promis le chef du gouvernement. Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, a cité parmi les projets en vue, le bitumage de la route de l’Institut des sciences de la santé (INSSA) au secteur n°29 (Belleville).
Les travaux de cette route vont démarrer incessamment, a rassuré le ministre Bougouma qui a aussi annoncé, comme le Premier ministre, que d’autres rues sont prévues pour être bitumées dans la ville. Il a reconnu que la construction de l’Avenue Daniel Ouezzin Coulibaly a connu de nombreuses difficultés, qui ont amené le gouvernement à intervenir pour achever les travaux. Il a pour cela remercié la population pour «sa compréhension et son accompagnement». En effet, les travaux de bitumage de l’avenue Daniel Ouezzin Coulibaly et ceux de Nelson Mandela non encore inaugurée, ont été lancés en février 2014. L’entreprise attributaire du marché en son temps, avait été déclassée au profit d’une seconde qui elle, a commencé les travaux en juin 2015.
Les travaux ont alors traîné et obligé les populations riveraines à manifester pour exiger le bitumage de cette avenue seulement longue de 800 mètres.
Elle relie la gare ferroviaire (place Tiéfo Amoro) à l’Hôtel de ville, en passant par le marché central. C’est une voix à double sens, avec un terre-plein central. Elle est réalisée en béton bitumineux avec les accotements en bicouche.
Adaman DRABO

Fenêtre des pros : Une première réussie pour Yacouba Coulibaly

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L’actualité pour les footballeurs burkinabè expatriés est sans doute le premier match dans le milieu professionnel de Yacouba Coulibaly. Il a livré un match réussi et contribué à la victoire de son équipe Havre face à Tours.
Très attendu  pour son premier sous ses nouvelles couleurs havraises, Yacouba Coulibaly (22 ans) n’a pas déçu. Positionné à son poste de prédilection de latéral gauche, l’ex sociétaire du RCB a contribué à la victoire des siens, (0-3) en déplacement à Tours lors de la première journée du championnat de la Ligue 2 française. Une prestation qui fait jaser la presse hexagonale comme « Francebleu ».  Dans sa publication sur le match, il a écrit « On peut lui reprocher d’avoir oublié, dans son dos, Jonathan Gradit en toute fin de match. On peut aussi lui reprocher quelques choix, pas toujours les plus judicieux. Mais alors, on pinaille. On chipote, car non seulement Yacouba Coulibaly jouait pour la première fois un match officiel dans le championnat de France, mais il avait en plus la lourde tâche de faire oublier la révélation de la saison dernière, Ferland Mendy.
Et de manière générale, le jeune burkinabé a relevé le défi haut la main. Percutant, remuant, présent dans les duels, généreux et appliqué, l’international de 22 ans a récupéré beaucoup de ballons, qu’il a souvent portés vers l’avant dans son couloir gauche, effaçant parfois plusieurs adversaires. Lui qui n’avait jamais connu de préparation d’avant saison si dense, il a aussi, semble-t-il, parfaitement digéré la charge de travail imposée par le staff, capable de s’enfiler 90 minutes d’entrée, ce vendredi, face à Tours. Ainsi, même si rien n’est figé, il pourrait s’avérer plus compliqué que prévu pour Baba Traoré de déloger son concurrent au poste de latéral gauche. Du moins, si ce dernier confirme et se montre régulier ». L’international burkinabè s’est confié après le match.  « L’essentiel était les 3 points d’abord pour nous mettre en confiance. Avec mes coéquipiers, nous allons essayer de faire une bonne saison. La solidarité que j’ai constatée au sein du groupe me persuade que nous pouvons le faire. J’étais très confiant avant d’aborder ce match. Vu que c’était mon premier et ma première titularisation en France, j’étais super motivé pour bien faire » a-t-il laissé entendre.
Son  coach Oswald Tanchot est lui aussi allé de son commentaire appréciant la prestation de Coulibaly. « Il a commencé timidement avant de monter en régime. Ses premiers ballons offensifs ont été un peu compliqués. Au fil du temps, il s’est relâché. Mais connaissant ses qualités, je  ne doutais pas. Il s’adapte bien. Il est jeune et toujours perfectible » a-t-il jugé.  Dans le même niveau de compétition, Anthony Koura (24 ans, 1 match) a lui aussi disputé tout le match en déplacement de son équipe Nancy (15e) opposée à Orléans. Rencontre malheureusement perdue 3-1. Toujours dans l’Hexagone, ça ne sent pas bon pour le FC Nantes lors cette présaison. Préjuce Nakoulma et ses coéquipiers n’arrivent toujours pas à trouver le bon équilibre avant le début de la Ligue 1 le week end prochain.
L’attaquant burkinabè et les siens se sont inclinés (1-0) lors de l’ultime match amical qui les a opposés à Genoa en Italie. Même si le score n’est pas lourd, il n’augure pas de bonnes choses pour cette formation des Canaris.  Dans le domaine des transferts, Alfred Ouédraogo change de club mais reste en Belgique. Il a quitté Hasselt pour s’engager avec Rebecq. En Moldavie, Shériff Tiraspol  a reconnu les mérites de son footballeur burkinabè Benjamin Wilfried Balima. L’international burkinabè est rentré dans l’histoire du club. Il a été élevé au rang de « Légende ».  Ce mérite, il le doit à ses 11 ans passés dans ce club, ponctués par 10 titres de champions, 2 titres de meilleur buteur et 3 fois désigné meilleur joueur du championnat. Il a même battu le record au cours de la saison 2013 en inscrivant 15 buts en 10 rencontres.
Yves OUEDRAOGO

Coupe de l’Assemblée nationale : La région du Centre remporte la première édition

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La finale de la 1re édition de la coupe de l’Assemblée nationale s’est déroulée, le samedi 29 juillet 2017 au stade Wobi de Bobo-Dioulasso. L’équipe cadette de la région du Centre s’est imposée par 5 tirs aux buts à 4, face à celle des Hauts-Bassins, à l’issue d’un match où les deux équipes se séparaient au temps règlementaire sur un score de 1 but partout.
Lancée le 25 mars 2017 à Kaya, dans la région du Centre Nord, la première édition de la Coupe de l’Assemblée nationale a connu son apothéose, le samedi 29 juillet 2017 au stade Wobi de Bobo-Dioulasso. En effet, la finale a mis aux prises l’équipe cadette de la région du Centre à celle des Hauts-Bassins. Faute de lampadaires dans le stade, la rencontre s’est disputée en 60 minutes au lieu 90 minutes. A l’issue d’une rencontre âprement disputée, c’est la région du Centre qui est sortie victorieuse devant celle des Hauts-Bassins au cours de la phase des tirs aux buts. Au terme du temps réglementaire (2 fois 30 minutes), les deux finalistes se sont séparées sur le score d’un but partout.
A la première mi-temps, durant les 15 premières minutes de la rencontre, le jeu est resté équilibré, même si le Centre s’est procuré les meilleures occasions. Malgré la volonté des équipes de scorer, elles se sont quittées sur un score vierge à la mi-temps. A la reprise, les deux onze de départ restent inchangés. Pour cette seconde partie, les poulains de Yaya Traoré, coach des Hauts-Bassins, prennent d’assaut le camp adverse.
A la 36e minute, sur un centre  anodin, le gardien de but du Centre, Jules Bayala, manque le cuir et lâche le ballon dans sa surface de réparation.
Dans la foulée, un joueur des Hauts-bassins s’accapare de la balle.  D’un coup, le gardien de but du Centre commet une faute sur son adversaire. L’arbitre de la rencontre, Cheick Amed Nako, sans broncher, indique le point de penalty. Oumar Cheick Sindé prend à contre-pied Jules Bayala. L’équipe des Hauts-Bassins mène par 1 but à 0. 6 minutes après le but concédé par la région du Centre, Walter Youl remet les pendules à l’heure. Malgré les changements apportés de part et d’autre, le score ne connaîtra pas d’évolution. Et ce sont les tirs au but qui vont les départager.
A ce jeu, les joueurs du Centre se sont montrés plus adroits que ceux des Hauts-Bassins. Cinq tirs réussis pour le Centre contre quatre pour les Hauts-Bassins.

Faire du football un élément fédérateur

En plus de la coupe, l’équipe de la région du Centre s’en est sortie avec 1 000 000 F CFA, un jeu de maillots, 25 paires de foot et de bas. Les Hauts-Bassins, classés deuxième, peuvent se consoler avec la somme 750 000 F CFA, un jeu de maillots, 25 paires de foot et de bas. Au terme de la finale, le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a félicité le ministère des Sports et des Loisirs, la  Fédération burkinabè de football et toutes les structures qui ont permis l’organisation de cette coupe. Un tournoi, qui selon lui, a vu 6 000 jeunes joueurs s’affronter à travers les 45 provinces et les 13 régions, dans un esprit de solidarité et d’humilité. Ce qui augure, de son avis, de compétitions futures plus dynamiques et surtout une volonté de réussite en football au Burkina Faso.
«Nous souhaitons que la deuxième édition soit plus dynamique que la première édition», a-t-il indiqué. L’idée de la représentation nationale est de faire du football, un élément fédérateur pour la jeunesse burkinabè et à travers ce tournoi, déceler des talents qui vont constituer l’équipe nationale de demain. Aussi, a-t-il fait savoir, des provinces n’avaient ni maillots, ni paires de football, ni ballons. Et grâce à ce tournoi, a-t-il poursuivi, les provinces sont dotées de matériels de base du football. Le président de la Fédération burkinabè de football Sita Sangaré, a pour sa part, assuré que la direction technique nationale, de concert avec le département football jeune et les techniciens, ont décelé de nombreux talents qui seront mis à la disposition des différentes équipes nationales de petites catégories. Le lancement de la deuxième édition aura lieu à Gaoua, dans la région du Sud-Ouest.
Boudayinga J-M THIENON
Kadidiatou MILLOGO (Stagiaire)

8es jeux de la Francophonie- finale de la lutte traditionnelle : Trois médailles d’argent et deux de bronze pour le Burkina

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La lutte traditionnelle des 8èmes jeux de la Francophonie a connu son apothéose, le samedi 29 juillet au Palais des Sports d’Abidjan  avec les finales hommes et dames, assorties des combats pour la 3ème et 4ème places. Le Burkina Faso s’en est tiré avec trois médailles d’argent et deux de bronze.

S’il y a une compétition qui a connu autant de ferveur et de suspens à ces 8èmes jeux de la Francophonie, c’est bel et bien la finale de la lutte traditionnelle, tant elle a drainé du monde. L’arène du Palais des Sports était devenue en effet  exigüe pour accueillir le grand public mordu de spectacles. Rien que les échauffements ont donné à voir la suite des chocs à venir. En avant-goût, chaque pays a été invité à s’exhiber aux pas de danse autour de l’arène. C’est le moment choisi par les lutteurs pour se défier à distance et rechercher éventuellement, une ascendance psychologique sur leurs adversaires.  Sept pays se sont affrontés à cette finale, à savoir la Roumanie, le Niger, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Burkina Faso et le Gabon. La délégation burkinabè qui nourrissait l’espoir d’accrocher une 4ème voire une 5ème médaille d’or après les trois décrochées par les athlètes a dû revoir tout de suite, ses intentions à la baisse, face à des Sénégalais dont la corpulence a laissé plus d’un, pantois.  C’est dans une ambiance féérique que les filles vont ouvrir la série des combats au cours desquels, la Côte d’Ivoire va affirmer sa suprématie devant des Nigériennes et Camerounaises moins incisives.

Ensuite, débuta le régal, les combats de titans, ceux des hommes. Ils seront plus engagés les uns que les autres. Mais, il n’y a pas eu de surprise. Les Sénégalais ont été les plus forts. Ils ont raflé l’essentiel des médailles d’or. Eloi Zerbo, Drissa Zon, Romaric Kouamé, Moussa Konané et Blaise Débé avec des fortunes diverses vont passer à la trappe des  Dakarois. Néanmoins, au palmarès des médailles, le Burkina Faso s’en est sorti à bon compte, avec un rang de vice-champion par équipe derrière le Sénégal. En individuel, Romaric Kawané et Drissa Zon ont décroché chacun, une médaille d’argent dans les 120 et 86 kg. Eloi Zerbo a occupé la troisième marche du podium, en remportant la médaille de bronze chez les 100 Kg. Enfin chez les dames, la médaille de bronze est revenue à Josiane Nabi dans les 60 kg. Comparé à  Nice 2013 où le Burkina Faso n’avait remporté qu’une seule médaille de bronze en lutte traditionnelle, un cap a été franchi.  «Pour quelqu’un qui connaît le niveau de cette compétition, les cinq médailles sont bonnes à prendre » a confié Pierre Badiel, le président de la Fédération nationale de lutte traditionnelle. Il a en outre  affirmé que « le Burkina Faso n’est plus au stade de l’apprentissage ».

Frédéric OUEDRAOGO
Depuis Abidjan