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Finale Coupe du Faso : Boureima Kaboré, « Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne »
L’Etoile filante de Ouagadougou(EFO), affronte ce samedi 5 août l’USFA, à 15h30, en finale de la coupe du Faso. A 72 heures de l’échéance, nous avons été prendre le pouls des préparatifs.
Ce 2 août 2017, c’est une formation de l’EFO au grand complet, qui a répété ses gammes, pendant 1h30mn, sous la supervision de son coach, Boureima Kaboré. Après des exercices tactico-techniques, deux équipes sont formées pour un match d’application.
Les contacts étaient parfois rudes, on s’appliquait dans la conduite du ballon, et des passes, ainsi dans la conclusion devant les buts. «Cette finale se prépare comme tout autre match, sauf qu’il y a une saveur toute particulière, c’est la coupe du Faso, et une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne, et c’est dans cet esprit-là qu’on se prépare», lance le coach Boureima Kaboré.
A l’en croire, tout se passe bien, il n’y a pas de blessés, ni de suspendus, et son souhait est que l’effectif soit au complet le jour J. Les joueurs sont également conscients et confiants, selon leur capitaine, «Nous sommes prêts sur tous les plans, être africain l’an prochain, c’est l’objectif de tout le club, nous sommes très motivés et pressés de soulever la coupe», martèle le «capi» Mohamed Coulibaly. Mais pour atteindre cet objectif, il précise, «une coupe, ce n’est pas un match de championnat, nous devons être réalistes, et exploiter la moindre occasion de but».
En championnat, les Stellistes avaient battu leur adversaire en aller-retour, et le coach d’ironiser en disant «qu’il n’y a jamais deux sans trois», et on comprend sans doute ce que cela signifie. Les supporters qui étaient au terrain en grand nombre, présagent d’un soutien sans faille à leur équipe. Pour mémoire, Boureima Kaboré jouera sa 2e finale de coupe du Faso. Vainqueur lors de la 1re en 2005 avec l’USO, en tant que coach adjoint, il espère la remporter pour la 2e fois, cette fois en tant que coach principal.
Barthélemy KABORE
Hauts-Bassins : Jacob Ouédraogo satisfait de la campagne agricole 2017-2018
Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a effectué, le lundi 31 juillet 2017, une tournée de suivi de la campagne agricole dans la région des Hauts-Bassins. Cette visite lui a permis de s’imprégner des potentialités agricoles, et d’encourager les producteurs.
Après le Sud-Ouest les 25 et 26 juillet derniers, c’est dans la région des Hauts-Bassins que le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a poursuivi, sa tournée de suivi de la campagne agricole 2017-2018. Au cours de cette tournée, le ministre Jacob Ouédraogo s’est intéressé à la station de Diarradougou dans la province du Houet et à celle de Lanfiéra dans le Kénédougou. A Diarradougou, village situé à 25 km de Bobo-Dioulasso, Jacob Ouédraogo en compagnie des techniciens de l’agriculture de la province, s’est rendu dans l’exploitation agricole de Sylvie Kassongo, une « vaillante » productrice de la localité. Dans cette exploitation bâtie sur une superficie de 11 ha dont 5 ha présentés au ministre, Mme Kassongo produit essentiellement de la banane plantain, de la banane douce, du maïs et de la papaye.
Les variétés de bananes produites par Mme Kassongo occupent une place de choix dans ce périmètre aménagé de Diarradougou. En effet, selon elle, la banane plantain occupe une superficie de 0,33 ha dont le cycle de maturation va de 12 à 13 mois avec un rendement de 30 tonnes à l’hectare. Toujours, selon elle, la banane douce est produite sur une superficie de 0,5 ha, avec un rendement de 35 tonnes à l’hectare. Outre la filière banane, Sylvie Kassongo entretient aussi une plantation de papayers et un champ de maïs qui s’étendent respectivement sur 0,25 ha et 3 ha. Pour la présente campagne, le rendement attendu dans cette exploitation est de 60 tonnes à l’hectare pour la papaye dénommée « papaya » en espagnol, et de 9 tonnes par hectare pour le maïs. Après la présentation des différentes variétés rencontrées dans cette exploitation agricole, Mme Kassongo a exposé au ministre des difficultés qu’elle rencontre dans ses différentes productions à Diarradougou.
Ces difficultés portent sur la commercialisation des productions, le manque de partenaires commerciaux, les attaques des chenilles légionnaires, et le mauvais état de la motopompe, sans oublier les difficultés d’accès des femmes à la terre. Elle a souhaité l’acquisition d’une motopompe et du matériel pouvant promouvoir l’irrigation goutte-à-goutte, et l’implantation d’une usine de transformation de la papaye et de la banane. Mme Kassongo a, par ailleurs, laissé entendre avoir déjà bénéficié d’un appui de la part de la direction régionale de l’agriculture des Hauts-Bassins, pour faire face aux attaques des chenilles. Au terme de la visite à la station de Diarradougou, le ministre Jacob Ouédraogo a exprimé sa satisfaction de voir qu’au Burkina Faso, des femmes s’intéressent à l’entrepreneuriat agricole. « Nous avons été émerveillés par le travail abattu par Mme Kassongo, et surtout par les bénéfices et son engagement pour la création d’une entreprise agricole.
C’est vraiment formidable ! », a laissé entendre M. Ouédraogo, avant d’encourager Mme Kassongo dans la promotion de ces types de productions proposés. Après Diarradougou, le cap a été mis sur Lanfiéra, un village situé à 30 km de Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou. Dans cette deuxième station, le ministre s’est rendu dans l’exploitation de Ibrahim Barro, un producteur de gingembre et d’igname. En présence du ministre accompagné des autorités du Kénédougou et des techniciens de l’agriculture de la localité, M. Barro a présenté son exploitation. Il a indiqué que les champs de gingembre et d’igname s’étendent respectivement sur des superficies de 2 et 0,125 ha, et que les cycles de maturation vont de 5 à 6 mois. Ce dernier a aussi fait cas au ministre, des difficultés auxquelles il est confronté. « Ici à Lanfiéra, nous avons un problème en ce qui concerne l’écoulement de nos productions, et surtout les attaques des chenilles légionnaires et d’intrants agricoles», a-t-il dit. Mais de façon générale, la physionomie de la campagne 2017-2018 s’annonce satisfaisante dans les Hauts-Bassins, selon le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques. En effet, a-t-il indiqué, au stade actuel, le maïs est au stade de montaison et le gingembre et les ignames, au stade de tubérisation.
ELIE Z. SANOU (Stagiaire)
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8es jeux de la Francophonie- finale de la lutte traditionnelle : Trois médailles d’argent et deux de bronze pour le Burkina
La lutte traditionnelle des 8èmes jeux de la Francophonie a connu son apothéose, le samedi 29 juillet au Palais des Sports d’Abidjan avec les finales hommes et dames, assorties des combats pour la 3ème et 4ème places. Le Burkina Faso s’en est tiré avec trois médailles d’argent et deux de bronze.
S’il y a une compétition qui a connu autant de ferveur et de suspens à ces 8èmes jeux de la Francophonie, c’est bel et bien la finale de la lutte traditionnelle, tant elle a drainé du monde. L’arène du Palais des Sports était devenue en effet exigüe pour accueillir le grand public mordu de spectacles. Rien que les échauffements ont donné à voir la suite des chocs à venir. En avant-goût, chaque pays a été invité à s’exhiber aux pas de danse autour de l’arène. C’est le moment choisi par les lutteurs pour se défier à distance et rechercher éventuellement, une ascendance psychologique sur leurs adversaires. Sept pays se sont affrontés à cette finale, à savoir la Roumanie, le Niger, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Burkina Faso et le Gabon. La délégation burkinabè qui nourrissait l’espoir d’accrocher une 4ème voire une 5ème médaille d’or après les trois décrochées par les athlètes a dû revoir tout de suite, ses intentions à la baisse, face à des Sénégalais dont la corpulence a laissé plus d’un, pantois. C’est dans une ambiance féérique que les filles vont ouvrir la série des combats au cours desquels, la Côte d’Ivoire va affirmer sa suprématie devant des Nigériennes et Camerounaises moins incisives.
Ensuite, débuta le régal, les combats de titans, ceux des hommes. Ils seront plus engagés les uns que les autres. Mais, il n’y a pas eu de surprise. Les Sénégalais ont été les plus forts. Ils ont raflé l’essentiel des médailles d’or. Eloi Zerbo, Drissa Zon, Romaric Kouamé, Moussa Konané et Blaise Débé avec des fortunes diverses vont passer à la trappe des Dakarois. Néanmoins, au palmarès des médailles, le Burkina Faso s’en est sorti à bon compte, avec un rang de vice-champion par équipe derrière le Sénégal. En individuel, Romaric Kawané et Drissa Zon ont décroché chacun, une médaille d’argent dans les 120 et 86 kg. Eloi Zerbo a occupé la troisième marche du podium, en remportant la médaille de bronze chez les 100 Kg. Enfin chez les dames, la médaille de bronze est revenue à Josiane Nabi dans les 60 kg. Comparé à Nice 2013 où le Burkina Faso n’avait remporté qu’une seule médaille de bronze en lutte traditionnelle, un cap a été franchi. «Pour quelqu’un qui connaît le niveau de cette compétition, les cinq médailles sont bonnes à prendre » a confié Pierre Badiel, le président de la Fédération nationale de lutte traditionnelle. Il a en outre affirmé que « le Burkina Faso n’est plus au stade de l’apprentissage ».
Frédéric OUEDRAOGO
Depuis Abidjan


