Eau, hygiène et assainissement : Du liquide pour soutenir les chercheurs et les innovateurs

L’ONG WaterAid s’est associée au Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID), pour promouvoir le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement au Burkina Faso. La signature de la convention a eu lieu, le vendredi 28 juillet 2017, au siège du FONRID aux 1200 logements.

Face à la réduction des ressources financières, à la promotion de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, l’Organisation non gouvernementale(ONG) WaterAid- Burkina Faso et le Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) ont choisi, comme solution, le partenariat. La signature officielle de cette collaboration  a eu lieu, le vendredi 28 juillet 2017 dans les locaux du FONRID, sous la houlette du Président du conseil d’administration (PCA) de l’institution, Ollo Ghislain Sib. Par ce contrat,  WaterAid crée ainsi au FONRID un guichet «Eau, hygiène et assainissement».

Pour M.Sib, cette convention, une première du genre au Burkina Faso, a été scellée «dans un contexte de rareté des ressources  dédiées  au financement de la recherche». D’où sa reconnaissance à WaterAid pour «la confiance placée au FONRID, tout en espérant que cela marque le début d’une  collaboration inscrite dans la durée». Un souhait suivi de la signature des documents du pacte  par le directeur général du FONRID, Dr Hamidou Tamboura et le directeur-pays de WaterAid, Dr Halidou Koanda. Pour ce  dernier, cet accord est utile pour le secteur de l’eau et de l’assainissement et le  Burkina Faso. Selon M. Koanda, ce champ d’activités souffre d’énormes problèmes illustrés par des forages inutilisables à cause de la forte teneur en arsenic (poison).

«La recherche a des solutions, elle peut optimiser les solutions .C’est pourquoi il est  important de nouer ce partenariat avec le FONRID, qui est un instrument mis en place non seulement par le gouvernement, mais aussi par l’ensemble des acteurs pour promouvoir la recherche et l’innovation dans le domaine de l’eau et l’assainissement», a-t-il affirmé. Quant au directeur général du FONRID, Dr Hamidou Tamboura, il a surtout salué l’esprit de cet accord, le premier signé avec un partenaire non étatique. «C’est un partenariat qui vient à point nommé et c’est le signe d’une prise de conscience nationale», a-t-il dit. Son vœu  est que l’action de WaterAid fasse tache d’huile afin de mettre au travail les chercheurs  pour aboutir à des résultats palpables.

«Avec les fonds de l’extérieur, on ne  travaillera que sur  les priorités de l’extérieur», a-t-il prévenu. Et de préciser qu’un appel à candidatures permettra de sélectionner les bénéficiaires du projet.

FONRID et WaterAid, au service des Burkinabè

Créé en 2011, le FONRID a pour mission principale d’«offrir un cadre sécurisé de financement des activités de recherche et d’innovation sur l’ensemble du territoire national afin que les résultats produits soient réellement vecteurs de bien-être pour les populations et générateurs de richesses et de prospérité pour l’ensemble de la nation». Il intervient dans tous les domaines importants pour les Burkinabè et l’économie nationale. Ce sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, la foresterie, la transformation agroalimentaire, la santé humaine et animale, les médécines (humaines et animales), la géologie, les mines, l’eau et l’assainissement, le bâtiment, les travaux publics. Sans oublier l’art culinaire, les arts plastiques, la musique, le cinéma, l’histoire, les sciences des sociétés, etc. WaterAid rêve, d’après sa vision, «d’un monde où l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène sont partout et pour tous». Cela à travers une mission qui consiste à «transformer  la vie des populations les plus pauvres et les plus marginalisées en améliorant l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène».

Alassane KERE

Centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli : Les travaux exécutés à 90%

Le ministre de l’Energie, Pr Alfa Oumar Dissa, a visité le chantier de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, le vendredi 28 juillet 2017 dans l’arrondissement n°8 de Ouagadougou. L’on estime le taux  d’avancement des travaux à 90%.

Les travaux de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, située dans l’arrondissement n°8 de Ouagadougou, connaissent un taux d’exécution avancé. C’est le constat qu’a fait le ministre de l’Energie, Pr Alfa Oumar Dissa, à l’issue de la visite qu’il y a effectuée le vendredi 28 juillet 2017, en compagnie du directeur général de la Société nationale burkinabè d’électricité du Burkina Faso (SONABEL), François de Salles Ouédraogo et d’une délégation de l’Union européenne (UE). Les 129 600 modules ou plaques solaires que compte la centrale sont tous installés. Ils sont répartis sur 1 800 structures  qui comportent chacune 72 plaques solaires. Selon les explications du chef de chantier de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, Abdoul Karim Kader Traoré, dans chaque zone d’installation, il y a un Centre de production photovoltaïque intégré (CPI) vers laquelle toute l’énergie produite par les plaques solaires est convoyée suivant un schéma de câblage donné.

Des boîtes de jonction basées au niveau des structures injectent l’énergie provenant des plaques vers les CPI. « Au niveau des CPI, il y a deux onduleurs qui vont transformer le courant alternatif  produit par les modules en courant continu de 420 V. Cette énergie est ensuite drainée vers un transformateur qui va élever la tension de 420 à 33 000 V. Tous les CPI sont câblés sur le même modèle de fonctionnement et sont agencés pour ramener l’énergie produite vers le poste solaire », a-t-il expliqué au ministre et à sa délégation. C’est à partir de ce poste  solaire que l’énergie sera injectée dans le réseau SONABEL existant.
Aux dires du chef de chantier, l’installation va produire de l’énergie le  jour, grâce au  soleil et ne fonctionnera pas la nuit. « L’arrêt et le démarrage des onduleurs se feront de façon automatisée. Toutes les informations qui sont utiles au bon fonctionnement de l’installation sont ramenées vers le poste de contrôle pour être consultées. Certaines de ces informations seront transférées au niveau du  dispatching », a détaillé Abdoul Karim Kader Traoré.

« Le solaire, une réalité au Burkina Faso »

Dans l’ensemble, le ministre de l’Energie, Alfa Oumar Dissa, s’est réjoui de voir que les travaux de la centrale aient atteint ce niveau d’exécution. «Le bilan de la visite est satisfaisant dans la mesure où nous sommes à un taux d’exécution de 90%. Cette centrale est un symbole pour montrer que le solaire est en train de devenir une réalité au Burkina Faso. Elle sera lancée bientôt en partenariat public-privé et nous voulons que les investisseurs qui vont se manifester soient rassurés que le solaire au Burkina est aussi bien l’affaire du privé que l’Etat », a-t-il souligné. Des projets à l’image de celui de Zagtouli, a-t-il indiqué, sont en train de se mettre en place  dans d’autres localités du pays. Il s’agit de la centrale de 20 mégawatts à Koudougou, dans la région du Centre-Ouest  et de celle de 10 mégawatts à  Kaya, dans le Centre-Nord. « Nous avons également un projet de 40 mégawatts avec l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD) », a précisé le Pr Dissa.  Pour lui, cette visite est également une façon de rassurer les partenaires que le travail avance bien et que la SONABEL est dans une bonne situation pour lui permettre de jouer pleinement sa partition dans le mixte énergétique. Il a, par ailleurs, relevé  qu’une initiative d’extension de la centrale de Zagtouli est  en cours pour la faire passer de 33 à 50 mégawatts.

Un ensoleillement de 5,5 Kwh par m2 et par jour

«Nous sommes en train de boucler un financement avec la Banque européenne d’investissement pour compléter 17 mégawatts. A terme, nous aurons 50 mégawatts. Au Burkina Faso, nous avons un ensoleillement important de 5,5kwh par m2 et par jour et nous devons en profiter », a argué le ministre. Selon lui, la réduction des coûts de production passe par la recherche de solutions alternatives  que sont les énergies renouvelables. « C’est pourquoi nous nous sommes orientés vers un mixte énergétique qui va permettre d’un côté, d’augmenter le taux de pénétration du solaire et de l’autre, de travailler à aller vers des centrales à gaz qui vont permettre la réduction du coût de la production », a-t-il souligné.

Le chef infrastructures de la délégation de l’UE, Andréa Léone, a dit aussi sa satisfaction quant au bon déroulement des travaux du chantier. « Nous sommes très engagés dans le secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso, surtout le solaire. Nous avons une mission d’identification de nouveaux projets pour le futur. Nous sommes également engagés dans tout ce qui est connexion et interconnexion dans la région », a-t-il laissé entendre.
Pour ce qui est des mesures de sécurité, le chef de chantier, Abdoul Karim Kader Traoré, a énoncé qu’il y aura un éclairage des alentours de la centrale, soutenu par  un système de  vidéosurveillance avec une vingtaine de caméras à longue portée et de bonne résolution. « Nous aurons également des caméras motorisées qui pourront faire des zooms lorsqu’un individu s’approchera dangereusement de la structure. Elles pourront émettre également des sons pour dissuader quelqu’un de trop s’en approcher », a-t-il rassuré.

Karim BADOLO

Éliminatoire de la coupe du Monde 2018: Le Match Aller Sénégal-Burkina Décalé

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Le match aller Sénégal-Burkina Faso Coupe du monde 2018, prévue le 28 août, a été décalé au 2 septembre. Il va se jouer à 20H au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar selon un communiqué de la CAF.
Le match retour est prévu trois jours après soit le 05 septembre à 18H au stade du 4 aout de Ouagadougou. Dans la même poule D, le Cap Vert recevra l’Afrique du Sud à Praia.

Le Burkina Faso est leader du groupe avec 4 points (+2) est suivi de l’Afrique du Sud (4 points +1), du Sénégal (3 points) et du Cap Vert (0 point).

(Source: Omega)

Course cycliste: des adversités plombent l’élan burkinabè

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La grande course cycliste des 8es jeux de la Francophonie a été courue, le jeudi 27 juillet 2017, entre Abidjan et Grand Bassam. Dominée par la France, le Canada Québec et le Maroc, la compétition a été émaillée, côté burkinabè par  une chute groupée et une panne mécanique.
Pierre Idjouadiene de la France a été le grand vainqueur en individuel, de la course cycliste de la Francophonie reliant Abidjan à Grand Bassam. Il a franchi la ligne d’arrivée en solitaire en 3h 03mns 35s après 129,500 kilomètres de course. Le Français a été rejoint sur le podium respectivement par le Marocain, Soufiane Sabaoui, suivi d’un autre Français. Le palmarès en équipe a encore consacré la suprématie  de la France, synonyme de médaille d’or suivie du Maroc et du Canada Québec.  Cette course, faut-il le souligner, a été âprement disputée. Lors du critérium à l’intérieur de la cité de Grand Bassam, plus d’une dizaine de coureurs ont dû jeter l’éponge soit par manque d’énergie ou du fait de chute ou encore de pannes mécaniques. Parmi eux, figurent trois coureurs burkinabè.
Le premier, Monéa Bassirou, a vu la roue de son vélo bloquée au 2ème tour et l’a contraint à l’abandon. Ensuite, ce fut le tour de Théophile Ouédraogo et de Pengwendé Ouédraogo, le remplaçant de Karim Bonkoungou (fauché par un motocycliste) de jeter l’éponge à la suite d’un télescopage. Qu’à cela ne tienne, les trois autres ne se sont pas laissés faire. Mieux, ils ont eu un comportement honorable dans le groupe à l’image de Jérôme Bamouni. Il a été 23ème   sur 81 coureurs à franchir la ligne d’arrivée. « Nous n’avons pas eu le podium certes mais nos coureurs n’ont pas été ridicules » a confié le Directeur technique national (DTN) de la Fédération Burkinabè d’athlétisme (FBC)  Martin Sawadogo. Il pense aussi que cette expérience donne des leçons  aux jeunes coureurs burkinabè dont trois étaient à leur première expérience.  Cette course a été précédée par celle des dames. Vingt une concurrentes  ont disputé 79,500 kilomètres sur la même destination. Et c’est la France et le Canada Québec qui ont rythmé les débats avec à la clé, deux médailles (d’or et argent) pour la France contre le bronze pour le Canada Québec.
Frédéric OUEDRAOGO
Depuis Abidjan

Jeux de la francophonie : Les judokas burkinabè ont compéti avec les kimonos d’emprunt

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Les judokas burkinabè, les moins de 52, 60, 66 et 46 kilogrammes ont entamé leur compétition le mardi 25 juillet 2017 au palais des sports d’Abidjan dépourvus de kimonos homologués.

Le fournisseur Tovio selon le Directeur technique national, Augustin S. Palm n’ayant pas pu livrer la commande à temps, c’est avec leurs kimonos ordinaires inadaptés à la haute compétition que ceux-ci ont débarqué à Abidjan.

Il était question dans un premier temps d’emprunter des kimonos auprès de la fédération ivoirienne de judo. Mais les ivoiriens auraient fait de la résistance si bien que nos compétiteurs n’avaient autre choix que de se rabattre sur des kimonos mis à disposition sur place par le comité d’organisation alors que le règlement stipule que tous ceux qui enfilent ces kimonos d’emprunt n’ont pas droit aux coachs au niveau de la touche.

Autrement dit, c’est en orphelins, donc défavorisés que les judokas burkinabè ont compéti. En plus, certains kimonos n’étaient pas à la mesure et flottaient sur le corps. Conséquence, aucun de nos compétiteurs n’a pu franchir le cap des 1/8èmes de finale.

F.O

Jeux de la Francophonie : Le Burkina en quête d’un repère en Tennis de table

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Le tennis de table, un sport en mal d’audience au Faso est présent aux 1/8èmes rendez-vous des Jeux de la Francophonie d’Abidjan. D’une manière générale, les compétiteurs burkinabè n’ont pas été ridicules et ont démontré qu’ils peuvent s’imposer dans leur discipline.

A Abidjan, les tennismans burkinabè de table ont fait une bonne entame de la compétition en écrasant, le 25 juillet 2017, en doubles mixtes, le Niger par 3 à 0. Ensuite, ils se sont heurtés au Canada, devant lequel ils vont plier l’échine par le même score, synonyme d’élimination puisque c’est le premier de chaque poule qui est qualifié.

Dans les matchs par équipe, le Burkina a encore battu le Niger et le Sénégal avant de s’incliner face au Gabon. Mardi 25 juillet, c’était le tour des individuels hommes et dames d’entrer en compétition. Logés dans la même poule que l’Ile Maurice, Madagascar et le Niger, nos tennismans n’ont remporté que deux matchs.

Chez les filles, le Burkina s’est disputé une place avec le Congo et le Cameroun battu 3-2 et s’est une fois de plus classé deuxième, donc recalé. Les compétiteurs burkinabè n’ont pas été ridicules dans un sport en quête d’une notoriété.

Mais à l’heure des comptes, le bilan est mi-figue mi-raisin mais le Directeur technique national, Paul Tiendrebéogo ne semble pas de cet avis et appréhende ces résultats avec beaucoup plus de philosophie «Ca rentre dans la dynamique de l’expérience» et note avec regret «qu’aucun pays africain n’a franchi le cap des 1/8èmes de finale».

Et au compteur des médaille dans cette discipline, la Roumanie s’est adjugée l’or en double mixte et en individuel, c’est la France qui s’est hissée sur la plus haute marche du podium. «Le niveau de jeu nécessite qu’on l’on redouble plus d’effort et qu’on puisse mettre en place un plan de développement afin de pouvoir participer de façon honorable aux grandes compétitions», dira-t-il.

Il souhaite plus de regard et d’appui pour permettre aux compétiteurs de participer à des échéances d’envergures. «Ce n’est pas seulement en deux ou trois jours en restant chez soi qu’on remporter une médaille dans ces genres de compétitions», a-t-il martelé, l’air amer.

Frédéric OUEDRAOGO

depuis Abidjan

8es Jeux de la francophonie : Marthe doublement dorée, Bienvenu argenté

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Marthe Koala s’est procuré une nouvelle médaille en saut en longueur. Elle offre au passage, le troisième métal précieux au Burkina Faso. Bienvenue Sawadogo, lui, s’est emparé de l’argent dans les 400m.

Le Burkina Faso continue de moissonner dans ces VIIIe jeux de la Francophonie. Hier, c’est Marthe Koala en saut en longueur qui venait ajouter une autre médaille d’or dans les escarcelles de la délégation. Elle a sorti un saut exceptionnel à son 5e essai (6,52m) avant de déposer ses concurrentes. Elle bat au passage, le record national qui était de 6,46m. « J’ai senti que j’étais en forme. Je comptais battre le record du Burkina Faso surtout que la veille, je venais de triompher aux 100m haie. Cela m’a boosté à me surpasser», a expliqué la championne burkinabè. Toujours dans la soirée d’hier, la sensation est venue de Bienvenu Sawadogo. A 22 ans, l’athlète burkinabè a bouclé le tour de piste en 46”89. Il s’empare de la médaille d’argent en terminant juste derrière le canadien. Là également, Bienvenue améliore son record personnel qui était de 47”13. « Dans les 400m, il faut être tactique. J’ai vu que mes adversaires étaient de bons finisseurs. Il fallait tout faire pour les attendre à l’arrivée. J’étais relâche au début car les autres sont partis vite.

Je les ai donc laissés faire la course. A la fin, j’ai mis un petit coup d’accélérateur. C’est ce que le coach m’avait demandé de faire et cela a payé. C’est un sentiment de fierté d’ajouter une médaille dans la moisson burkinabè » a glissé Bienvenu Sawadogo. Ces deux athlètes permettent donc à la délégation burkinabè de porter le total de ses médailles à 4 dont 3 or et une argent. A noté que toujours dans la soirée d’hier, Gérard Kobéané après un faux départ a été disqualifié dès les séries dans les 200m. Aujourd’hui, toute l’attention sera portée sur le cyclisme et surtout sur Laëtitia Bambara en lancer de marteau qui représente une forte chance de médaille sans connaître pour l’heure la couleur du métal.

Béranger ILBOUDO
Depuis Abidjan (Côte d’Ivoire)

8es jeux de la Francophonie : Or et record pour Zango, Marthe aussi

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Le triple sauteur burkinabè, Hugues Fabrice Zango,  a mis tout le monde d’accord en remportant l’épreuve dans ces VIIIèmes jeux de la Francophonie,  le lundi 24 juillet 2017,  dans l’après-midi,  au stade Félix-Houphouët-Boigny. Auteur d’un bond de 16,92m, il pulvérise son propre record et celui du Burkina Faso dans cette spécialité. Il offre au pays des Hommes intègres sa première médaille dans cette compétition. De bons augures à moins de 10 jours des mondiaux. Marthe Koala se pare d’or également.
Hugues Fabrice Zango peut bien voir venir les championnats du monde d’athlétisme. Il s’est mis dans de bonnes dispositions psychologiques pour affronter ces épreuves. On sentait qu’il pouvait bien le faire. Il avait laissé des prémices de sa bonne forme lors du meeting de Ouagadougou où il avait pulvérisé le record à ce niveau, l’amenant à 16,89m. Dans le stade, il n’avait pas de concurrent. Sa seule bête noire était lui-même. Mais un facteur dans la compétition allait l’amener à sortir de sa torpeur. Dès les premières séries de saut, le français Kevin Luron allait placer la barre très haut, obligeant les concurrents à aller le chercher. « Le premier saut du Français m’obligeait à sortir tout ce que j’avais dans mes tripes. Mon objectif,  en venant ici, était de me faire valoir.
Je venais avec la meilleure performance et il fallait que je sois sur le podium. Maintenant, triompher était une autre équation car il y avait le Français qui avait à peu près mon niveau. Je suis parvenu à le faire plier. Vraiment je suis content »,  a laissé entendre Fabrice Zango. Poussé par toute une colonie d’athlètes burkinabè dont le cœur ne battait que pour lui, Zango savait qu’il n’avait pas le droit à l’erreur. « Après mon premier essai nul, j’ai eu une grosse frayeur. Mais pour avoir déjà vécu pareille situation, j’ai essayé de garder au maximum mon calme. A mon second essai, je me suis vite rassuré en me classant 2e. Après il fallait donc prendre le maximum de risques pour passer premier »,  a insinué le champion burkinabè. Le bond qui fera la différence arrivera au 5e essai. Il enverra le triple sauteur Burkinabè à 16,92m. « C’est mon meilleur saut mais avec un vent légèrement favorable, il ne sera pas homologué »,  a amèrement glissé Zango.
Il souhaite maintenant se tourner vers les mondiaux qui ont lieu dans moins d’une dizaine de jours. « Une performance de cette envergure,  vous êtes facilement en finale des championnats du monde. Et répéter une telle performance en finale, vous êtes dans les 6 premiers. J’espère pouvoir être dans cet état de forme pendant les mondiaux »,  a soutenu l’athlète burkinabè. Pris dans les cérémonies protocolaires car devant remettre des médailles aux autres athlètes, le ministre des Sports et des Loisirs,  le docteur Taïrou Bangré a vite abandonné sa loge officielle pour venir féliciter Fabrice Zango qui venait d’offrir au Burkina Faso sa première médaille d’or dans ces VIIIèmes jeux de la Francophonie.

Koala se pare aussi d’or

« On l’attendait depuis un moment mais je n’y croyais plus car depuis que nous sommes là, ce sont les autres qui récoltent les médailles. C’est le haut niveau et je tire mon chapeau à Fabrice qui a été formidable pour nous assurer cette première place et cette médaille d’or que nous attendions depuis longtemps. Nous sommes donc heureux pour lui »,  a insinué Taïrou Bangré.
Hier mardi 25 juillet 2017, c’était au tour de Marthe Yasmine Koala d’offrir au Burkina Faso sa seconde médaille en athlétisme. Elle a remporté la finale des 100m haie avec un temps de 13”32 et confirmant sa bonne forme du moment. « Au départ, j’étais derrière.
Après,  j’ai pris mon rythme de croisière pour sortir devant. Mais je me suis fait une frayeur car j’ai trébuché au niveau de la 9e haie et j’étais déséquilibrée » a expliqué la championne qui a également une finale de saut en longueur à disputer aujourd’hui. Marthe promet à nouveau une médaille dans cette épreuve. Dans la finale des 110m haie hommes, Florian Somé a terminé à la 7e place.
Il s’est dit déçu de cette contre-performance. Dans les séries des 400m, Bienvenue Sawadogo parvenait à arracher son ticket pour la finale pendant que son compatriote,  Tidiane Minoungou, se faisait éliminer.
Béranger ILBOUDO
Depuis Abidjan (Côte d’Ivoire)

Championnat national de Vovinam Viet Vo Dao: Ousmane Sibiri Bagayogo illumine la compétition

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La Fédération burkinabè de Vovinam Viet Vo Dao (FBVVVD) a organisé les 22 et 23 juillet 2017 à Kaya son championnat national de la saison 2016-2017. Un exercice qui a consacré Ousmane Sibiri Bagayogo comme le meilleur voshing de la saison.
Trapu avec un centre de gravité bas, Ousmane Sibiri Bagayogo a toutes les aptitudes pour être un bon athlète, notamment dans les sports de combat. Il a su bien faire le choix du  Vovinam Viet Vo Dao. Il le pratique si bien. Démonstration en a été faite le dimanche 23 juillet dernier dans la salle polyvalente de Kaya à la faveur du championnat national de Vovinam Viet Vo Dao. Il a illuminé la compétition de par son talent. En lao mon quyen et en don cham (5 ciseaux), il a fait étalage de son savoir-faire en la matière. Saidou Tapsoba ne dira pas le contraire. Lui qui s’est vu battre et détrôné de son titre par le jeune voshing venu de Bobo-Dioulasso. En luong nghi kiem phap (sabre), Robert Roamba est resté imperturbable. En combat, Blaise Moyennga (60-65 kg) du Kadiogo, Ouamarou Ki (65-70 kg) du Nayala, Nicolas Tapsoba (70-75 kg), Saidou Tapsoba (70-80 kg) sont restés maîtres dans leur catégorie.
Si chez les adultes le niveau stagne, ce ne pas le cas chez les tout-petits où il a été jugé bon par les spécialistes. Là-bas aussi, il y a eu une petite révolution avec la percée du Houet. C’est notamment la petite Afssatou Barro. Elle a été sacrée championne dans 3 catégories. Le petit Arafat Sinaré est lui aussi une valeur sûre du Vovinam Viet Vo Dao burkinabè. Que dire des bambins tels  Elischama Dintoumda, Khalil Ilboudo, etc.   Au classement général par équipe, le Kadiogo avec 35 médailles (13 médailles d’or, 14 médailles d’argent et 8 médailles de bronze) occupe la première place. Il est suivi du Houet qui totalise  22 (dont 8 médailles d’or, autant en bronze et 6 en argent). Le Boulgou (2 médailles d’argent et une bronze), le Boulkiemdé (3 médailles de bronze), le Nayala (une médaille d’or), la Sissili (une médaille de bronze) et le Sanmatenga complète le tableau.
Le présent championnat a connu plus d’une centaine de participants. « Je suis assez satisfait compte tenu des techniques de combats que j’ai vues même si nous pouvons toujours mieux faire notamment en perspective  du championnat d’Afrique dans 3 mois au Mali », a relevé le président de la Fédération burkinabè de Vovinam Viet Vo Dao (FBVVVD), Fernand Ouédraogo. Pour le maire de Kaya et co-parrain de l’activité, Boukaré Ouédraogo dit Burky, c’est un double honneur pour lui. « Double honneur parce qu’au-delà du choix porté sur ma ville pour abriter l’évènement, je suis aussi le parrain », a-t-il justifié. Lui-même voshing (pratiquant du vovinam Viet Vo Dao) pour avoir déjà été  6 fois champion du Burkina, le maire de Kaya a promis de tout mettre en œuvre pour plus de vulgarisation de l’art martial à Kaya qui compte d’ailleurs un club.
Le parrain, le député Rasmané Daniel Sawadogo a, lui, emboîté le pas du maire. Il a salué la délocalisation du championnat de Vovinam Viet Vo Dao cette saison dans le Centre-Nord. Il a promis de toujours être aux côtés de la FBVVVD pour l’épanouissement des voshings.
Yves OUEDRAOGO

Yves Sawadogo (promoteur de la Nuit du football africain): «Un pari gagné»

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Pour la première fois, la Nuit du football africain a été délocalisée à Ouagadougou. Malgré des difficultés « d’ordre financier », l’évènement a connu une grande réussite. C’est ce qu’a reconnu son promoteur Yves Sawadogo. Entretien.
En termes de bilan que retenir de la Nuit du football africain ?
Dans l’ensemble, nous avons vécu un évènement de qualité. Nous l’avions réussi au-delà de nos attentes au vu des conditions dans lesquelles nous avons travaillé. Au départ, ce n’était pas évident.  On n’avait aucune garantie. On n’avait pas les moyens nécessaires pour faire cet évènement. Nous avons cru avec beaucoup de foi. Au fil du temps, l’atmosphère s’est dégagée. Arriver à réunir ces sommités, faire un évènement que les Burkinabè ont apprécié a été un pari gagné et je suis satisfait de cette première nuit du football africain sur le sol burkinabè.
Présentement, il n’est un secret pour personne les sponsors ne courent pas les rues. Comment êtes arrivés à réunir les fonds pour pouvoir réaliser le projet ?
C’est vrai qu’au niveau des sponsors, cela n’a pas toujours été évident. Je pense que n’eut été l’apport de mécènes, nous n’aurions pas pu tenir cet évènement. Mais je comprends une situation. Il aurait fallu qu’on s’y prenne tôt. Nous l’avons fait en 3 mois, donc inconnu des sociétés. Nous aurions dû nous y prendre au moins un an avant pour être pris dans les budgets des sociétés. Je profite de l’occasion pour remercier les sponsors qui ont cru au projet, aux mécènes qui ont contribué énormément à la réussite de l’évènement. Mais aussi un grand merci au chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré. Il a tout de suite perçu l’intérêt pour le peuple burkinabè de soutenir et de cautionner ce projet.
Toute organisation ne peut être faite sans couac. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
Les difficultés majeures que nous avions rencontrées sont d’ordres financiers. Nous avons manqué à un certain moment de liquidité financière pour pouvoir faire face à certaines dépenses à temps. Ce qui explique le report de certaines dépenses. Je pense néanmoins que nous nous sommes en sortie dans l’ensemble. Nous avons su utiliser  à bon escient le peu de moyens que nous avions eu. Nous savons tous que les joueurs généralement voyagent en classe affaire. Ce qui est une réalité. Il faut les loger dans les meilleurs établissements hôteliers, certains dans des suites. Pour le dîner-gala, la restauration pour autant de personnes a couté trop cher. Le décor-scène est venu d’Abidjan.
D’où tirez-vous votre satisfaction ?
Le fait de n’avoir pas eu le budget qu’il fallait et d’avoir réussi l’évènement et arriver à marquer l’esprit du public burkinabè  sur cette première édition. Je profite de vos colonnes pour adresser un message de remerciement au peuple burkinabè pour l’engouement observé autour de l’évènement. Pour une première édition à Ouagadougou, je pense que les gens ont aimé. Ils continuent d’ailleurs de m’en parler. C’est un évènement qui restera gravé dans les mémoires des Burkinabè encore pour un bout de temps. Les invités à l’unanimité ont tous salué l’implication du chef de l’Etat. Il a fait l’honneur de nous recevoir à Kosyam. Ils sont partis de Ouagadougou satisfaits et honorés  par son implication. Je profite aussi saluer la Fédération Burkinabè de Football et son président Sita Sangaré. Ils se sont beaucoup impliqués. Au ministre des Sports et des Loisirs Taïrou Bangré qui a apporté sa contribution.  Ainsi qu’à tous ces sponsors ; entre autres Telecel Faso, la Sonabhy, la Sofitex, Turkish Airlines, Air Burkina, la RTB, les Editions Sidwaya. Ils ont véritablement apporté leurs contributions à la réussite de cet évènement.
Le peuple burkinabè peut-il espérer revivre encore la Nuit du football africain sur ses terres ?
Je pense que les difficultés que nous avions rencontrées au cours de cette édition sont comme un enseignement. Ils devront nous permettre de rectifier certaines choses en s’y prenant tôt. Je suis quelqu’un qui laisse le temps faire les choses. Nous venons de sortir d’une édition et sommes beaucoup éprouvés. Il faut se reposer un tout petit peu. Ensuite en concertation avec les autorités politiques penser à une prochaine édition pourquoi pas à Ouagadougou.
Entretien réalisé par Yves OUEDRAOGO