Match retour Coupe de la confédération

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L’Association sportive de la Société nationale burkinabè d’électricité (AS-SONABEL) dispute demain, samedi 18 février 2017, son match retour comptant pour les préliminaires de la Coupe de la confédération. Face au Sporting Club de Gagnoa au stade Robert Champroux à Abidjan, la représentante burkinabè a obligation de marquer et ne pas se laisser distancer au score, si elle veut poursuivre l’aventure. 
L’Association sportive de la Société nationale burkinabè d’électricité (AS-SONABEL) joue gros demain soir. Engagé en Coupe de la confédération, elle dispute son match retour au stade Robert Champroux d’Abidjan contre le Sporting Club de Gagnoa. A ce deuxième round, l’AS-SONABEL a presque le dos au mur. Elle a obligation de résultat puisqu’au match aller à domicile, elle a manqué de prendre de l’avance. A ce match retour, il lui faut obligatoirement scorer et veiller à ne pas se laisser distancer au score. C’est dire qu’un match nul avec des buts serait à son avantage, étant donné qu’elle joue à l’étranger. C’est cette réalité qui avait du reste amené le coach, Moussa Sanogo dit Falcao à dire que le nul blanc (0-0) à domicile au match aller n’était pas un score alarmant en soi. Ce n’est véritablement pas non plus un avantage.
Il y a donc lieu de mettre dans la tête des garçons qu’il leur faut coûte que coûte marquer au moins un but dans cette manche retour et veiller sur leurs arrières. Et cela est bien possible car l’AS-SONABEL a plein d’énergie en réserve. Pour ce faire, les Electriciens ont plus intérêt à revoir leur copie du match aller où ils avaient presque refusé de jouer. Au stade Champroux ce samedi, ce sont des Ivoiriens bien décidés à profiter de l’avantage qu’il y a à accueillir chez soi un match retour qu’ils auront en face. Du reste, le maître à penser de cette formation avait prévenu qu’il avait dorénavant une idée exacte sur son adversaire après la rencontre de Ouagadougou. Pour sûr, il a préparé ce match retour en conséquence.
Il revient aussi aux Electriciens de prouver qu’ils sont capables de bien changer de tactique et prendre l’adversaire au dépourvu. Il leur faut donc activer une décharge électrique de plusieurs volts pour neutraliser les ouailles de Gagnoa. L’opposition SC Gagnoa/AS-SONABEL se joue sur un terrain synthétique et Falcao et ses garçons ont vu juste en allant répéter leurs gammes au stade municipal Issoufou Joseph Conombo de Ouagadougou avant de regagner Abidjan où ils sont arrivés hier, jeudi 16 février, dans la soirée après les journalistes, venus plutôt dans la matinée.
B. Léopold YE, 
envoyé spécial à Abidjan 

Coupe de la Confédération: les Electriciens pas rassurants

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L’Association sportive de la Société nationale burkinabè d’électricité (AS-SONABEL) a fait jeu égal (0-0) avec le Sporting Club de Gagnoa de Côte d’Ivoire, hier dimanche 12 février 2017. Ce match comptant pour la phase aller des préliminaires de la Coupe de la Confédération présage un retour très difficile pour les garçons de Moussa Sanogo dit Falcao.
L’exploit tant attendu du côté du public sportif de l’Association sportive de la Société nationale burkinabè d’électricité (AS-SONABEL) n’a pas eu lieu. Cette formation qui effectuait sa première sortie, à domicile en match aller comptant pour les préliminaires de la Coupe de la Confédération, édition 2017 au stade du 4-Août, a manqué de s’affirmer. Alors qu’elle recevait le Sporting Club de Gagnoa, elle n’a pas montré une véritable envie de prendre le match à son compte à un moment donné de la partie, se contentant du nul blanc (0-0).
En effet, pendant la première période de jeu, ce sont deux équipes assez attentistes et jouant avec le frein à main que les spectateurs ont vu évoluer sur la pelouse du stade du 4-Août.
Comme si les deux adversaires cherchaient à se toiser avant de se lâcher, ils ont donné à voir peu de spectacle. Mis à part quelques étincelles produites par Mikayoul Dramé, Youssouf Kaboré et Bassirou Compaoré côté AS-SONABEL, Gouposson Simon Kangoh côté ivoirien, le maigre public sportif du stade n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. En effet, la première action de but est venue du côté de l’AS-SONABEL avec Mikayoul Dramé. Bien servi sur le côté gauche, il réussit le débordement, mais son centre très peu appuyé est capté par Abdoul Kader Cissé, le gardien du SC Gagnoa. A sa suite, le tir de Youssouf Kaboré échoue sur la barre, la reprise de Bassirou, elle non plus n’aura pas de succès. Les Ivoiriens assez bien organisés feront leur première incursion dans le camp burkinabè par l’intermédiaire de Simon Kangoh.
Heureusement pour l’AS-SONABEL, le regroupement de la défense empêche la frappe de l’attaquant d’atteindre le fond des filets. Le gardien qui était déjà à terre sur cette action pouvait se relever et se saisir du cuir.
En seconde période de jeu, où l’on attendait beaucoup de l’équipe locale, le public sera déçu ou du moins, la majorité. Sans coordination presque, les jeunes de l’AS-SONABEL se contentaient de balancer les balles. Les tentatives de jeu collectif sont laborieuses, les passes approximatives et les frappes sans conviction. Même les rares occasions de but qui s’offraient à eux sont vendangées. Le positionnement des uns et des autres laissait aussi à désirer. Sinon, comment comprendre le regroupement massif au niveau de sa défense même quand on est en position d’attaque où on doit aller créer le surnombre dans le camp adverse. Hélas ! Les joueurs de l’AS-SONABEL ont évolué sur le terrain comme s’ils étaient à l’étranger.
En face, le Sporting Club de Gagnoa n’en demandait pas mieux. Il n’avait pas trop de souci à se faire et pouvait gérer allègrement son match. Ce qui permet au coach de cette formation, de croire au match retour. Selon le technicien ivoirien, l’objectif était de venir faire un bon résultat à Ouagadougou. Mais, dira-t-il, «le match nul est bon à prendre. Comme nous connaissons mieux l’adversaire à présent, nous allons mieux nous préparer pour le match retour».
Il y a lieu de s’interroger sur la possibilité de cette équipe des Electriciens à se métamorphoser au match retour en terre ivoirienne. En tous les cas, il lui faut un recadrage total de son système. De l’organisation sur le terrain à la stratégie de jeu pour pouvoir déjouer les pièges de l’adversaire et inscrire un but en terre hostile pour envisager voir le prochain tour. Le maître à penser de l’équipe a, en tout cas, bon espoir. Du reste, il trouve, lui aussi, que le match nul n’est pas si mauvais, même s’il a été réalisé à domicile. «Le match nul n’est pas alarmant parce que nous n’avons pas encaissé de but», a-t-il dit en fin de match.
B. Léopold YE

Fiche technique

Temps : ensoleillé
Pelouse : bonne
Arbitres : Ousmane Jacob Camara, Abdel Raffi, Issa Soumah (Guinée)
AS-SONABEL :
Amadou Séré, Constantin Ouédraogo, Ben Abdoulaye Barro, Maxime Ouattara, Youssouf Kaboré, Bassirou Compaoré, Franc Guiman (Ilias Tiendrébéogo 82e), Ibrahim Barry, Oumar Compaoré (Hamid Davou 74e), Oumar Diallo, Mikayoul Dramé (Assami Compaoré 58e)
Coach : Moussa Sonogo ‘’Falcao’’
SC Gagnoa :
Abdoul Karim Cissé, Gouposson Simon Kangoh (Michael Moron Keji 78e), Groyou Jean Noël Sahie, Ahmed Hervé Diomandé, Dogo Jean Serge Séry (Ousmane Bakayoko 90e), Leibe Junior Avo, Abdoulaye Koné, Kouakou Bafo Menzan, Salif Bagaté, Tiécoura Coulibaly, Gnaly Hermann Tiéguehi
Coach : Akessé Nouaman

Les Faucons près du but

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Avec sa victoire 3-0 face aux Diables noirs du Congo en match aller de la Ligue africaine des champions disputé, le samedi 11 février 2017 au stade du 4-Août de Ouagadougou, le Rail club du Kadiogo (RCK) a pris une bonne option pour la qualification aux 16es de finale.
Le Rail club du Kadiogo (RCK) voyagera-t-il tranquille à Brazzaville ? Apparemment oui.  Au-delà du score (3-0) rassurant, la vérité est que son adversaire de ce tour préliminaire n’est pas un foudre de guerre. Même si, au cours de la première période de jeu, les Faucons ont balbutié leur football. Maladresses, inefficacité, manque d’imagination etc., ont un peu terni le jeu du représentant burkinabè à la plus prestigieuse des compétitions interclubs du continent. Le RCK pouvait mener les Diables noirs par 4-0 durant les premières 45 minutes de jeu et personne n’aurait crié au scandale. Mais, Michael Ibeh et autre  Ousmane Nana ont fait parler leur manque d’efficacité.
Que dire de cette mauvaise entame surprise du patron de la défense du Rail Rachid Coulibaly. Face à tous ces maux, les Congolais reprennent entre-temps confiance avec quelques incursions sans frais dommageables. En réalité, la forte pression de bien faire devant son public a un peu perturbé le jeu des Faucons qui ont regagné les vestiaires avec un but, œuvre de Jeremiah John (24e mn). De retour de la pause, le constat qui s’est dégagé d’emblée, est que le coach du RCK, Kamou Malo, n’a pas été tendre avec ses poulains. La mauvaise copie présentée une trentaine de minutes avant a changé. Le petit public a commencé à retrouver peu à peu l’équipe qui a dominé le football burkinabè la saison passée et qui continue de l’être.
Un changement de comportement qui a été fatal pour les Diables « de couleur » venus de Brazzaville. En effet, Jeremiah John (63e) et Sydney Sylla (82e mn) sont encore passés pour bruler la politesse du goalkepeer  diablotin, Christ Pho Ndeh. Une victoire qui permet quoique l’on dise, au RCK d’envisager le retour (dimanche 19 février 2017) avec beaucoup plus de sérénité. Même si le coach des Diables noirs, Emile Loufouma, ne voit pas cela de cet œil. « Nous ne partons pas vaincus. Notre qualification se jouera à Brazzaville. Je compte récupérer deux de mes cadres indisposés pour ce match-aller. Je garde toujours espoir », a-t-il laissé entendre. Pour l’entraîneur du RCK, Kamou Malo, l’objectif quelle qu’en soit l’issue de la rencontre, était de ne pas encaisser. En bon « psychologue », il a conseillé ainsi à ses poulains : « si nous avions pu marquer 3 buts à l’aller, l’adversaire peut aussi faire autant chez lui. Il nous faut garder la tête sur les épaules et aller chercher la qualification au Congo ». Ce qui est sûr, les Faucons sont près du but.
Yves OUEDRAOGO

Fiche technique

• Compétition: tour préliminaire Ligue des champions africaine
• Stade: 4-Août de Ouagadougou
• Pelouse: bon état
• Arbitre: Kokou Hougnimon Fagla (Togo)
• Spectateurs: 2000 environs
• Temps: ensoleillé
• Buts: Jeremiah John (24e et 63e mn), Sydney Sylla (82e mn)
• Avertissements: Theorold Saboukoulou (70e mn) pour les Diables noirs
• Exclusion: néant
RCK : Aboubacar Sawadogo, Rachid Coulibaly, Elisée To (puis Boubacar Sidiki Traoré, 81e mn), Delwendé Yanogo, Ousmane Jr Sylla, Ousmane Nana (puis Moussa Sawadogo, 66e mn), Michael Ibeh, Sydney Sylla, Jeremiah John (puis Alex Asamoah, 63e mn), Polo Amanor, Abdoul Koughindiga.
Entraîneur : Kamou Malo
Diables noirs : Christ Pho Ndeh, Theorold Saboukoulou, Childran Miangounina, Guylain Mvete Luyeye, Sagesse Babelé (puis Cosme Atoni Mavoungou, 60e mn), Chryst Gakou, Perniche Makosso, Guelor Diafouka, José Sadiki Lusambia, Landry Nsenda Bakima, Anael Bakaki (puis Matheis Nkouka).
Entraîneur : Emile Loufouma

Champions africaine RCK # Diable noirs : Les Faucons, confiants

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Le Rail club du Kadiogo (RCK) reçoit,  demain samedi 11 février,  au stade du 4-Août de Ouagadougou les Diables noirs du Congo en match aller comptant pour le tour préliminaire de la ligue des champions africaine. «Bien préparés », les Faucons partent confiants.
Le Rail club du Kadiogo (RCK) a été champion du Burkina Faso. Ce qui n’a pas été le cas des Diables noirs du Congo. Ils participent à cette compétition pour avoir été vice-champions. Le Rail club du Kadiogo (RCK) est actuel leader du championnat national. Les Diables noirs sont 13e sur 18 après cinq journées avec quatre matches nuls, une défaite et pas la moindre victoire. Le Rail club du Kadiogo (RCK) ne vit pas présentement une crise. Ce qui est le cas chez les Diables noirs. Ils vivent une grave crise. Ce qui a engendré des tensions entre le bureau des supporters et le président. La crise a persisté entrainant les supporters à exiger le départ de ce dernier. Ces données seules suffisent-elles pour faire du RCK le favori de cette rencontre aller comptant pour le tour préliminaire de la ligue des champions africaine ?
« Nous avons une certitude : le groupe se porte bien. Sur le plan santé,  ça va puisque l’infirmerie est vide. Nous nous sommes également bien préparés. La victoire face au RCB a renforcé la confiance du groupe. C’est bien vrai qu’on ne peut pas être totalement prêt pour une bataille. Mais nous pensons être suffisamment préparés pour donner la réplique à notre adversaire parce que nous jouons à domicile »,  a répondu l’entraîneur du RCK Kamou Malo. Il a avoué n’avoir aucune idée sur son adversaire congolais.  « Je sais que l’adversaire aussi est à la recherche d’informations sur nous. Donc nous sommes à égalité sur ce plan »,  a laissé entendre la tête pensante des Faucons. Coach Malo a d’ailleurs dit de n’avoir pas l’habitude de chercher des informations sur son adversaire lors des rencontres pareilles pour ne pas dérouter sa préparation.
« Je préfère que l’adversaire cherche plutôt à me découvrir. Parce que je suis quand même champion de chez moi. Je sais que lui n’est pas champion chez lui. Cela est une grosse différence et je tiens à le bonifier » a prévenu Kamou Malo. La rencontre aura pour cadre le stade du 4- Août de Ouagadougou sous le coup de 16h. Elle sera officiée par un trio arbitral togolais dirigé par Kokou Hougnimon Fagla.
Yves OUEDRAOGO

Coupe de la Confédération : AS-SONABEL/SC Gagnoa Tracer les sillions de la qualification dès le match aller

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C’est ce dimanche 12 février 2017 que l’Association Sportive de la Société Nationale Burkinabè d’Electricité (AS-SONABEL) reçoit, au stade du 4-Août de Ouagadougou, à partir de 16 heures, le Sporting Club de Gagnoa en match aller comptant pour le tour préliminaire de la Coupe de la Confédération. A quelques jours de cette rencontre ultime, les Electriciens se disent prêts pour l’aventure et entendent prendre une bonne option pour la qualification dès cette première manche.
Les préliminaires de la coupe de la Confédération débutent ce week-end. L’Association Sportive de la Société Nationale Burkinabè d’Electricité (AS-SONABEL) qui est engagée dans cette compétition au Faso reçoit à cet effet, le Sporting Club de Gagnoa, un club de la Ligue 1 ivoirienne. A 72 heures du match qui aura lieu, le dimanche 12 février 2017, le coach de la formation des Electriciens, Moussa Sanogo dit Falcao se dit serein lorsque nous l’avons rencontré. Le technicien dispose de la quasi-totalité de son effectif. « L’effectif est à 95% au complet. Mis à part Valentin Zoungrana, un des cadres qui est en repos médical, tous les autres sont là.
Nous pensons pouvoir le récupérer au match retour », a confié Falcao. La trêve que le championnat domestique a observée le temps de la Coupe d’Afrique des Nations, a, bien entendu, desservi les Electriciens sur le plan compétition mais, elle leur aura permis de récupérer les blessés et de renforcer leur qualité technique, analyse le technicien. Du reste, ses joueurs et lui ont pu glaner quelques matchs amicaux pour peaufiner leur stratégie de gagne. Ce sont au total quatre matchs amicaux dont un international qu’ils ont pu livrer. « On a pu négocier un seul match amical international contre l’ASEC d’Abidjan. Outre cela, nous avons eu des matchs contre des équipes locales : l’AS Douane, l’USO et l’USFA », précise Moussa Sanogo. Lui et ses joueurs auraient voulu avoir plus de matchs-tests, mais ils se contentent de ce qu’ils ont eu.
« Ces matchs nous ont profité, même si ce n’est pas à 100% » apprécie l’entraîneur. A propos de l’adversaire, Falcao dit avoir une idée. Des deux matchs de championnat de l’équipe qu’il a pu suivre à la télévision, il retient que SC Gagnoa regorge de joueurs d’expérience, qui évoluent bien sur le terrain avec un jeu athlétique. Même s’il reconnaît que cette formation évolue dans un championnat qui a un peu plus de valeur que le sien, l’entraîneur des Electriciens ne trouve pas pour autant que SC Gagnoa soit un foudre de guerre. Pour lui, la clé du match réside dans la disposition mentale de ses joueurs.
« A tout match de coupe d’Afrique, il faut se donner corps et âme afin de s’attirer les chances ». Pour ce faire, il préconise, un jeu tactique plutôt qu’une attaque à outrance comme certains voudraient. Cette façon de faire ne fait d’ailleurs pas partie de ses plans de jeu.  « De tradition je n’aime pas faire l’attaque à outrance. Il faut étudier l’adversaire avant de plonger», a conclu le stratège des Electriciens. Il faut dire que le club ivoirien traverse une mauvaise passe en ce moment. Dans son championnat, il occupe le 12e rang sur 14 équipes avec seulement 7 points en 9 journées. A 9 journées de championnat également, l’AS-SONABEL, elle, est 6e sur 16 avec 14 points.
B. Léopold YE

Idrissa Congo (ancien formateur de centre de football) : «Hervé Kouakou Koffi, un pur produit de l’ASTEC de Koubri»

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« Si tu deviens gardien de but, tu peux avoir de l’avenir ». En faisant cette proposition à Hervé Kouakou Koffi, le jeune gardien de but de 20 ans, révélation de la CAN Total Gabon 2017 avec les Etalons il y a neuf ans de cela, Idrissa Congo son encadreur ne croyait pas si bien dire. Or, en fait, il avait la bonne intuition. « Koffi est un pur produit du centre de Football-Etudes, ASTEC de Koubri », révèle-t-il. Il n’était pas prédestiné à être gardien de but, mais plutôt un défenseur. Dans cette interview exclusive, documents à l’appui,  M. Congo nous relate la détection de Koffi, son intégration au centre, sa reconversion en gardien de but. 
Des informations les plus contradictoires circulent à propos de la genèse du portier Hervé Kouakou Koffi, nous croyons savoir que vous avez eu à encadrer le petit, pouvez-vous nous retracer son histoire ?
J’ai été le responsable technique du centre de formation ASTEC de Koubri de 2009 à 2015, et présentement je suis le coach de l’AS Police. Le petit Hervé Kouakou Koffi a été un pensionnaire dudit centre, c’est pratiquement la première promotion de l’établissement. Nous l’avons détecté quand il avait 13 ans à Bobo-Dioulasso, à la faveur des coupes des quartiers en 2009. Ces coupes concernaient Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. En rappel à Bobo Dioulasso, on avait eu la participation de 70 équipes. 840 jeunes joueurs, y ont pris part, 63 éducateurs ont été impliqués, 129 matchs disputés. Plus précisément Koffi, nous l’avons détecté dans l’arrondissement de Do, et dans le site numéro 11, lors du tournoi qui s’est tenu du samedi 9 au lundi 11 mai 2009.

Quelles ont été les péripéties de cette découverte de Koffi ?

Avant même que Koffi n’intègre le centre, sous le matricule No AA 00016, nous l’avons détecté comme défenseur axial si nous reprenons les fiches techniques de détection, il portait le dossard No 4, vêtu en rouge dans l’équipe C. Si on arrivait dans un site, il y a six formations que l’on accueillait, et celles qui sont éliminées, nous y repêchons néanmoins, les meilleurs joueurs pour former une autre équipe pour pouvoir les suivre jusqu’à la fin de la compétition. C’était la stratégie mise en place, et il en a été de même pour Ouagadougou. L’équipe de Koffi a été éliminée. Nous l’avons détecté. Il faisait partie de l’équipe de la ville de Bobo-Dioulasso, parce que quand nous arrivions dans une grande ville, il y a deux équipes que nous qualifions. Il y a d’abord le tournoi des secteurs. Les meilleurs s’affrontent pour désigner les meilleurs de l’arrondissement. Eux se croisent par la suite pour choisir leurs meilleurs. Ces derniers sont mis aux prises pour le choix des  meilleurs de la ville. Mais à chaque fois, des équipes qui tombaient, nous repêchions les meilleurs éléments. C’est ainsi que Koffi était dans la 2e équipe de la ville de Bobo, qui était sélectionnée. Ils sont venus à Ouagadougou pour compétir avec les deux autres qualifiées de cette ville. A l’issue de ces confrontations, la meilleure équipe était celle de Bobo-Dioulasso.

Parlez-nous de son passage dans votre centre

Une petite anecdote, mon directeur Jean Macagnon qui a du reste été directeur technique national de la FBF en son temps dès la 1re année 2009-2010, me disait qu’il voyait en Koffi, le futur Patrick Vieira (en référence à l’ex international français) du Burkina Faso. C’était son chouchou. La 1re année au centre, Koffi a joué comme défenseur.

Et pourquoi sa mutation par la suite en gardien de but ?

Koffi avait des insuffisances au niveau physique dans les tests que nous faisons pour pouvoir suivre l’évolution des jeunes. Il se trouvait qu’à chaque test, Koffi était pratiquement le dernier. Quand on regardait les données techniques, sa « VO 2 Max », ne correspondait pas à un joueur prometteur. Mais ce n’est pas seulement que cela. Comme il était en phase de croissance, on ne pouvait pas tellement prendre ça en compte. Ce qui m’a tiqué, est qu’il était un fin acrobate. Lorsque nous marquons un but, il fait des saltos (retournés acrobatiques, ndlr, et c’est ce qu’il a fait à la CAN, lors de Burkina-Tunisie). Et  lorsqu’il se retrouvait avec ses camarades, il effectuait des pas de danse. Il était à l’aise. Il ambiançait le groupe, avec ses acrobaties. J’ai vu qu’il portait en lui, les qualités d’un gardien de but, car pour être un gardien de but, il faut être souple, mais il faut aussi être intrépide.
Je l’ai approché, je lui ai demandé son avis parce que je veux te transformer en gardien de but. Il n’a pas hésité et m’a répondu qu’il n’y a pas de problème. Je lui ai dit que s’il avait des inquiétudes, je vais contacter son papa (Hyacinthe Koffi, ancien Etalon), et il acquiescé. J’ai appelé le papa. Je lui ai expliqué. Heureusement le papa aussi n’a pas trouvé d’inconvénient. Il a rétorqué que si je pense qu’il peut réussir à ce poste, ça ne lui pose pas de problème. J’ai ainsi passé le téléphone à Hervé pour qu’il parle à son papa. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit mais le petit était rassuré. Il fallait maintenant que j’en parle à mon directeur (Macagnon). Je lui ai dit que je voulais que Koffi devienne un gardien de but. J’avais un peu peur de sa réaction, étant dit que lui, il le pressentait à un autre poste. Mais il m’a dit qu’il n’y a pas de problème.

Quels ont été ces premiers pas dans ce nouveau poste ?

Je suis entré dans le magasin et j’ai fait sortir des gants à l’effigie du RC Lens. J’ai dit alors Koffi à partir de ce moment, tu deviens un gardien de but. Le 3e puisqu’on avait déjà deux au centre. Il a pris les gants, il a porté, il a dit que ça va. Je l’ai accompagné tout doucement sans mettre de pression sur lui, comme c’était au tout début. J’ai été quand même très regardant dans ses premiers matchs, ses premières séances, il ne fallait pas le faire dégoûter très vite du poste de gardien. Mais je vous assure, il avait vraiment des dégagements lointains. Il vous envoyait la balle d’un poteau à l’autre. Avant la fin de l’année, il a déclassé les deux autres gardiens, pour devenir le titulaire. Il a même été mon gardien de but dans les compétitions USSU-BF sous les couleurs du lycée du centre Kuilga-Elisabeth, et nous avons joué la finale pour la saison 2011-2012 contre le lycée Philippe Zinda-Kaboré.
C’est pour dire que c’est de l’ASTEC de Koubri que ce petit a été orienté en gardien de but. Je ne suis plus dans ce centre, mais je peux dire que j’ai de la nostalgie des coupes des quartiers, qui était une fête du football. Tout Ouaga et tout Bobo en 2009, aux mois d’avril-mai, c’était de l’ambiance, et le promoteur avait investi environ cinquante millions pour réaliser ce tournoi des coupes des quartiers, qui permettaient une détection à grande échelle des jeunes pousses. C’est dans ce tournoi grandeur nature qu’on avait eu à retenir les 22 pensionnaires pour le centre, dont Koffi en faisait partie. Voilà un peu l’histoire de Koffi. Mais une chose que je vais vous dire quand Koffi a quitté le centre en 2011-2012, il est reparti à Bobo. Il devait regagner le centre pour l’année scolaire 2012-2013, mais il n’est pas revenu.
Nous avons cherché à savoir pourquoi. On nous a dit qu’il s’entraînait avec l’AJEB, si je ne m’abuse, puisque je l’ai vu lors du tournoi Airtel Talent la même année au stade du 4-Août. Il était dans une équipe où ils ont joué la finale, et il était le gardien de but déjà. Donc Koffi quand il a quitté très jeune le centre, il est parti entrer dans la compétition. Ceux-là qui disent qu’ils ont formé le petit, je ne peux pas l’infirmer, mais j’ai les preuves (Documents) qui montrent que Koffi est passé par ASTEC de Koubri, et c’est de là-bas qu’il a été transformé en gardien de but. C’est donc un petit qui a écourté sa formation, et tour à tour il a joué je crois avec Rahimo, en 3e division, après il est passé à l’ASFB, de là on l’avait appelé en équipe nationale junior, après il est parti au RCB. C’est de là qu’il est parti à l’ASEC d’Abidjan. Nous, nous prions le bon Dieu que de ce club, il aille dans de grands clubs. C’est notre souhait parce qu’il a du talent, qu’il sache que nous prions beaucoup pour lui, pour qu’il réussisse sa carrière. Nous remercions aussi Dieu de nous avoir donné cette bonne intuition de le reconvertir de défenseur en gardien de but.
ITW réalisée par Barthélemy KABORE

CHAN 2018 : Le Burkina Faso joue la «qualif» face au Ghana

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La Confédération Africaine de Football (CAF) a procédé le vendredi 3 février à Libreville, (Gabon) au tirage au sort des éliminatoires de la 4ème édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), prévue en 2018 au Kenya. Les Etalons locaux auront comme adversaire au second et dernier tour, les Black Stars locaux du Ghana à la mi-août.
Les éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) se fait par zone. Le Burkina Faso qui est logé dans la zone Ouest B attendra que Bénin et Togo s’affrontent, avant de rentrer dans la danse au second tour. Dans cette zone il y aura trois qualifiés. C’est le Burkina Faso, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Togo, le Bénin, ou le Niger.   L’édition 2018 de cette compétition réservée aux joueurs évoluant sur le continent a enregistré un record de participation. En effet, 49 des 54 pays membres de la CAF se sont engagés dans les éliminatoires. Seuls le Cap Vert, la Centrafrique, l’Erythrée, le Tchad et la Tunisie manquent à l’appel. Selon l’instance continentale, la Tunisie, victorieuse de la 2e édition en 2011 au Soudan, a renoncé cette année en raison d’un calendrier hyper chargé. En revanche l’Egypte, qui ne s’était jamais engagée jusque-là, est bien présente. La phase finale du CHAN regroupe 16 équipes ainsi réparties : 15 issues des 6 zones des éliminatoires et le pays organisateurs, le Kenya pour l’édition 2018.
Adama SALAMBERE

Voici les résultats du tirage au sort des éliminatoires par zone

Zone Nord : (2 qualifiés)

Egypte – Maroc
Algérie – Libye
Aller: 11, 12, 13/08/2017
Retour: 18, 19, 20/08/2017

Zone Ouest A (2 qualifiés)
1er tour
Sierra Leone- Sénégal
Guinée Bissau- Guinée
Liberia- Mauritanie
Gambie- Mali
Aller: 14, 15,16/07/2017
Retour: 21, 22, 23/O7/2017
2e tour
Vq.Sierra Leone- Sénégal / Vq.Guinée Bissau-Guinée
Vq.Liberia-Mauritanie / Vq. Gambie- Mali
Aller: 11, 12, 13/08/2017
Retour: 18, 19, 20/08/2017

Zone Ouest B (3 qualifiés)
1er tour
Togo- Bénin
Aller: 14, 15, 16/07/2017
Retour: 21, 22, 23/07/2017
2e tour
Vq.Togo – Bénin / Nigéria
Niger- Côte d’Ivoire
Burkina Faso- Ghana
Aller: 11, 12, 13/08/2017
Retour: 18, 19, 20/08/2017

Zone Centre (3 qualifiés)
Guinée Equatoriale- Gabon
Congo- RD Congo
Sao Tomé et Principe-Cameroun
Aller: 11, 12, 13/08/2017
Retour: 18, 19, 20/08/2017

Zone Centre et Est (2 qualifiés)
1er tour
Somalie- Soudan du Sud
Aller: 20, 21, 22/04/2017
Retour: 28, 29, 30/04/2017
2e tour
Somalie ou Soudan du Sud-Ouganda
Tanzanie-Rwanda
Djibouti- Ethiopie
Burundi- Soudan
Aller: 14, 15, 16/07/2017
Retour: 21, 22, 23/07/2017
3e tour
Vq.Somalie ou Soudan du Sud-Ouganda / vq.Tanzanie- Rwanda
Vq.Djibouti- Ethiopie / Vq.Burundi- Soudan
Aller: 11, 12, 13/08/2017
Retour: 18, 19, 20/08/2017

Zone Sud (3 qualifiés)
1er tour
Madagascar- Malawi
Maurice-Seychelles
Aller: 20, 21, 22/04/2017
Retour: 28, 29, 30/04/2017
2e tour
Madagascar ou Malawi- Mozambique
Maurice ou Seychelles- Angola
Comores- Lesotho
Namibie- Zimbabwe
Botswana- Afrique du Sud
Swaziland – Zambie
Aller: 14, 15, 16/07/2017
Retour: 21, 22, 23/07/2017
3e tour
Vq.Madagascar ou Malawi- Mozambique / Vq.Maurice ou Seychelles- Angola
Vq.Comores-Lesotho / Vq.Namibie- Zimbabwe
Vq.Botswana- -Afrique du Sud//vq.Swaziland – Zambie
Aller: 11, 12, 13/08/2017
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CAN Gabon 2017 : La nation reconnaissante à ses ambassadeurs

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La nation burkinabè reconnaît les efforts fournis par son équipe nationale à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Gabon 2017. A peine arrivés au bercail, ce dimanche 5 février 2017, les Etalons ont été reçus par le président du Faso en personne qui leur a offert en même temps des distinctions honorifiques.
Les Etalons ont connu une journée marathon, hier dimanche 5 février 2017. Après le bain de foule à leur arrivée à la place de la Nation où le peuple est sorti saluer leur mérite pour avoir remporté la médaille de bronze à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Gabon 2017, ils ont été reçus dans la soirée par le président du Faso en personne. Moment convivial, le Onze national a reçu de vive voix, les félicitations du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Le président Roch ne s’est pas contenté de mots pour traduire sa fierté envers le Onze national. Il a offert à chacun des 23 joueurs sélectionnés, et à l’encadrement technique, des distinctions honorifiques.
Au cours des discours qui ont ponctué cette cérémonie, tous les intervenants ont reconnu l’effort du groupe des Etalons. Pour le ministre des Sports et des Loisirs, Taïrou Bangré, ce mérite est à mettre bien entendu à l’esprit d’équipe qui a guidé le groupe, mais aussi au chef de l’Etat qui n’a eu de cesse à les appeler pour les encourager. « Chaque jour, le chef de l’Etat m’appelait pour s’enquérir de l’état de forme des joueurs » a-t-il laissé entendre. Selon le ministre Bangré, « avant cette CAN, personne ne nous voyait aller si loin, mais les garçons ont été bons. Ils ont été d’une grande combativité, de professionnalisme et de patriotisme. Nullement ils ne m’ont demandé quoi que ce soit. Ils ne m’ont fait aucune pression. C’est un exemple d’intégrité qu’ils m’ont montré ».
Il n’a pas manqué de relever la contribution de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE) au succès que l’on célèbre. «l’UNSE a été le meilleur public de la CAN » a fait remarquer le ministre Bangré. En faisant allusion aux échéances à venir, notamment les éliminatoires de la Coupe du monde, M. Bangré prédit « vous allez nous régaler encore. Quand vous jouez bien, c’est toute la nation qui est contente ». Le président du Faso a « au nom du peuple du Burkina Faso, du gouvernement, et de l’ensemble des institutions de la république, félicité les Etalons pour la victoire que vous avez remportée en nous amenant la troisième place ». Pour le chef de l’Etat, il n’y a pas de déception au sortir de cette CAN car, « dans le sport comme dans toute chose, l’homme propose et Dieu dispose. Vous avez fait ce que vous deviez faire.
Si ça n’a pas été cette fois-ci, ce sera dans deux ans » foi du président Roch. Du reste, il indique que le mérite des Etalons est reconnu par nombre de pays à travers le monde. « Vous avez adulé tous les pays des Etats africains. Partout où je suis passé, c’était des félicitations vis-à-vis de l’équipe des Etalons du Burkina Faso » a-t-il dit aux joueurs avant de les inviter à s’appliquer dans leurs carrières. Au cours de cette cérémonie, le président a aussi eu une pensée pour les blessés de la CAN. Pour ce faire, il a promis que l’Etat prendra toutes les mesures idoines pour qu’ils suivent les traitements dans les conditions les meilleures possibles. Au registre des distinctions, 8 Etalons, notamment Charles, Pitroipa, Alain Traoré, Aristide Bancé, Germain Sanou, Bakari Koné, Préjuce Nakoulma et Abdoul Razac Traoré ont été élevés au rang de commandeur de l’Ordre national. Les 15 autres ont été faits officiers de l’Ordre national. Le sélectionneur Paulo Duarte a lui aussi été fait officier de l’ordre national. Ses adjoints eux, ont eu la médaille de chevalier de l’Ordre national.
B. Léopold YE

Burkina Faso # Ghana: 1-0 Les Etalons s’offrent le lot de consolation

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Grâce à un superbe coup franc d’Alain Traoré, les Etalons ont battu les Black Stars dans la petite finale de la CAN 2017 et se sont offert la médaille de bronze de la compétition. C’était le samedi 4 février 2017 au stade Michel Essongue de Port Gentil à l’occasion du match de classement.
Les Etalons ont mis du temps avant de pouvoir mettre un pied devant l’autre dans la partie. Ils étaient visiblement émoussés par le rythme des matchs et par la prolongation disputée face à l’Egypte pendant les demi-finales. Les Ghanéens profiteront de cette entame bégayante des Etalons pour appuyer sur l’accélérateur. De plus, le sélectionneur ghanéen, l’Israélien Avram Grant a choisi d’apporter de la fraîcheur à sa formation en alignant sept réservistes sur les onze de départ, contrairement à Duarte qui a fait confiance à son groupe qui a disputé le match face aux Pharaons, 72 heures plus tôt. Des mauvaises passes, du déchet technique, des contrôles hasardeux, des frappes foireuses et des mauvais gestes ont surtout ponctué les quatre (4) premières minutes de leur rencontre face au Ghana.
Les Blacks Stars en profiteront pour porter constamment le danger devant les cages de Hervé Kouakou Koffi. Un centre de Andrew Kyere Yiadom trouve la tête de Emmanuel Agyeman Badu, esseulé au cœur de la défense burkinabè. Heureusement, ce dernier ne cadre pas (3e). Bernard Tekpetey verra sa frappe se dérober de la lucarne (4e) et Jordan Ayew ne sera pas précis sur un centre millimétré de Tetteh (20e). La plus grosse occasion ghanéenne interviendra à la 24e minute. Koffi est content de voir la tête de Tekpetey s’échouer sur sa transversale. Les Ghanéens maintiennent la pression constante pour ne pas laisser les Burkinabè sortir la tête de l’eau. Koffi est obligé de sortir le grand jeu pour chasser un ballon fumant de Jordan Ayew sur un coup franc (31e) avant que Bako, d’habitude régulier, n’offre une occasion à Tekpetey qui n’en profite pas (34e). C’est Préjuce Nakoulma qui viendra sonner la révolte burkinabè.
Il sera d’abord auteur d’un raid solitaire. Mais il sera stoppé au moment de conclure par Yiadom (36e). Le néo-nantais va encore s’offrir un contre éclair où il enrhumera la défense avant de trop croiser sa frappe (41e). Mais les Ghanéens auront eu tort de n’avoir pas concrétisé toutes les opportunités qu’ils se sont procurées et ils vont le regretter clairement. Car au retour des vestiaires, les mouches vont changer d’âne et le match va changer d’âme. Malgré une entame de seconde période correcte avec des éclairs de Jordan Ayew (49e) et une autre munition gâchée par Tekpetey (60e), les Ghanéens vont déchanter à partir de l’heure de jeu. Les Etalons équilibrent les débats et parviennent à poser le pied sur le ballon. Les combinaisons sont de nouveau fluides et les décalages permettent de trouver des occasions.
Alain Traoré sur un tir en pivot loupe sa cible (76e). Mais ce n’était que partie remise. Le gaucher burkinabè qui avait promis qu’il ne quittera pas cette CAN sans nettoyer une lucarne se présentera devant une balle arrêtée. Il prend le soin de bien régler la mire pour bien ajuster le cadre. Sa frappe, avec une précision chirurgicale, fait mouche (88e). Le Ghana est à terre. Il ne se relèvera plus. Le score aurait pu prendre une autre ampleur si auparavant, dans le contre initié par Préjuce Nakoulma, Cyrille Bayala n’avait pas perdu son duel devant le portier ghanéen (78e). Les Etalons sont néanmoins médaillés de bronze dans cette CAN où, à l’unanimité, tout le monde a consenti qu’ils ont produit le meilleur jeu de l’épreuve et qu’ils méritaient une autre couleur de métal sur leur cou que le bronze. Pour couronner leur bon cheminement, c’est Ibrahim Blati Touré qui sera désigné homme du match de cette rencontre.
Béranger ILBOUDO
De Port Gentil (Gabon)

Finale CAN 2017 Egypte – Cameroun : 1-2 Les Lions indomptables, 15 ans après

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Les Lions indomptables du Cameroun ont remporté, hier dimanche 5 février 2017, la 31e édition de la coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017. Avec ce sacre, le Cameroun remporte son 5e titre, 15 années après.
Le but de Vincent Aboubacar (88e mn) a été fatal pour les Pharaons d’Egypte. Face aux Lions indomptables du Cameroun, la formation égyptienne, sept fois championne d’Afrique partait avec une légère faveur des pronostics. Mais c’était sans compter avec une formation volontaire et appliquée des Lions indomptables du Cameroun qui courait derrière son cinquième titre, 15 ans après. En réalité, le Cameroun a été l’invité surprise à ce stade de la compétition. Avec ses problèmes de défections et de primes de matches, les indomptables Lions ont fait montre de combativité, de solidarité et de bravoure pour se hisser au sommet du football africain.
Et dire que tout avait mal commencé pour eux avec ce but encaissé dès la 22e mn consécutif à une réalisation d’Elneny. Nicolas Nkoulou a remis son équipe en vie en égalisant à la 59e mn, avant que Vincent Aboubacar ne scelle le sort de l’Egypte avec ce coup de poignard lors de l’ultime moment de la rencontre. Cette formation camerounaise est montée en puissance au fil de la compétition. Après un match nul (1-1) face aux Etalons d’entrée, elle a défait (2-1) les Lycaons de la Guinée Bissau avant de tenir le pays hôte (le Gabon) en échec (0-0). Elle a terminé 2e du groupe A derrière le Burkina Faso. Les Lions indomptables avaient déjà affiché leurs ambitions  en mettant hors course le grand favori (le Sénégal) de la compétition en quart de finale. Suivra le Ghana, battu 2-0 en demi-finale.
Pour son sacre, les Lions Indomptables ont reçu en plus des honneurs, du trophée et des médailles d’or, la somme de deux milliards 500 millions de FCFA. L’Egypte, finaliste malheureuse s’en est sortie avec les médailles d’argent, la petite coupe et la somme environnant d’un milliard 150 millions de FCFA. Les Etalons du Burkina Faso qui complètent le podium ont reçu les médailles de bronze et la somme de près 900 millions de FCFA. La 32e édition de la CAN se déroulera au Cameroun en 2019.
Yves OUEDRAOGO