An I du pouvoir d’Etat : Le MPP et ses alliés dressent un bilan satisfaisant

0
Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses partis de la majorité ont dressé le bilan d’un an de gestion du pouvoir d’Etat, le samedi 3 décembre 2016 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.
Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses partis politiques alliés veulent faire une rétrospective de la mise en œuvre du programme quinquennal du président Roch Marc Christian Kaboré au terme d’un an de gestion du pouvoir. A cet effet, ils ont animé une conférence de  presse, le samedi 3 décembre 2016 à Ouagadougou. Un bilan des actions entreprises a été présenté aux hommes de médias en présence de leurs militants. Pour le porte-parole des partis de la majorité, Salifou Diallo, principal animateur des échanges, les acquis obtenus en moins d’un an d’exercice du nouveau pouvoir sont satisfaisants.
Au nombre de ces acquis, Salifou Diallo a d’abord noté le renforcement du dispositif sécuritaire pour faire face aux terroristes qui se sont attaqués au pays dès les premières semaines de leur mandat. Il a aussi relevé une avancée au niveau de la justice dans le traitement des dossiers pendants tels que ceux de Thomas Sankara, Norbert Zongo, l’insurrection populaire d’octobre 2014 et le coup d’Etat de septembre 2015. Les enquêtes parlementaires sur le foncier urbain et la gestion minière, la gratuité de soins au profit des femmes  enceintes et des enfants de 0 à 5 ans,  l’élimination progressive des écoles sous paillotes, la création de nombreux emplois, l’approvisionnement en eau potable, la réalisation de logements sociaux ont été également été inscrits par les conférenciers comme les fruits d’un an de pouvoir, sans plus de détails sur les chiffres.
Toutefois, le porte-voix des partis politiques de la majorité a précisé que ces acquis ont été obtenus dans un contexte socio-économique éprouvant et découlant d’un héritage chaotique. «La difficile reprise économique et la situation sociale marquée par des grèves tous azimuts font partie de cet héritage. Sur le front social, le nouveau pouvoir n’a pas bénéficié du moindre état de grâce», a rappelé Salifou Diallo. A ce propos, il a invité les acteurs à privilégier le dialogue social car pour lui, il doit être la règle et la grève, l’exception.

L’affaire des tablettes des députés s’invite

La présentation du bilan d’un an de gestion du pouvoir a suscité de nombreuses questions. Se basant sur le point de vue d’une certaine opinion qui affiche son mécontentement quant à la gestion de la chose publique, les journalistes ont interrogé le président de l’Assemblée nationale pour savoir  si l’objectif du MPP n’était pas seulement le départ de l’ancien pouvoir ? A cette question, Salifou Diallo dira que les quelques lignes écrites par les perdants aux élections ne méritent pas qu’on parle d’ambiance morose dans l’ensemble du pays. il a soutenu que le président Kaboré a pu maintenir les fondements de la République en gérant de façon intelligente la question sécuritaire.
« Il a travaillé à élargir les espaces de liberté et a maintenu son programme social intact en commençant par la gestion du front social », a expliqué M. Diallo.  Reconnaissant que la plupart des revendications sont légitimes, le principal conférencier a laissé entendre que le régime déchu ne leur a pas laissé grand-chose. «Ce qui n’a pas été fait en 50 ans ne peut l’être en un an », a-t-il fait remarquer tout en affichant son optimisme pour les quatre ans restants du mandat. «En 2017, nous allons démarrer avec une grande vitesse mais il faut que la sécurité règne dans ce pays, car il y a des personnes, de l’extérieur, qui veulent rendre la situation trouble et nous y veillerons », a-t-il indiqué.
Concernant l’affaire des tablettes reçues par l’Assemblée nationale au profit des députés, le président de l’institution a confirmé avoir reçu des mains de la ministre du Développement  de l’Economie numérique 130 tablettes et non d’une entreprise chinoise.  «Nous les avons distribuées aux députés sans chercher à savoir ce qui est écrit sur les emballages. On s’en fout d’où ça vient. Croyez-vous qu’on peut corrompre un député avec une tablette ?», a-t-il questionné en réponse aux  journalistes.
Abdoulaye BALBONE

Fenêtre des pros : Retour gagnant d’Abdou Razak Traoré

0
Retour de blessure gagnant pour Abdou Razak Traoré (27 ans, 11 matches, 7 buts) à la faveur de la 12e journée du championnat turc. Aligné d’entrée lors de la réception de Gaziantepspor, c’est le gaucher nominal burkinabè qui a corsé l’addition (34e mn) sur transformation d’un penalty pour la victoire 2-0 des siens de Karabükspor (6e).
L’Ajax (2e) est allé s’imposer sur l’aire de jeu de Heerenveen en 14e journée du championnat hollandais. Le Burkinabè de cette formation de l’Ajax Bertrand Traoré (21 ans, 13 matches, 4 buts) a contribué à cette victoire avant de céder sa place pendant le temps additionnel. Al Nasr (9e) avec Jonathan Pitroipa (30 ans, 8 matches, 2 buts), remplacé à la 85e mn a plié l’échine 0-1 à domicile face à Al Shabab en 8e journée du championnat émirati. Dans la même compétition, Bakari Koné (27 ans, 8 matches, 1 but) a disputé toute la rencontre sanctionnée par un nul vierge de son équipe Al Ittihad Kalba (11e) face à Al Sharjah. 2-1 a été la victoire de Krasnodar (3e) et Charles Kaboré (28 ans, 10 matches) face au Zénith.
C’était lors de la 15e journée du championnat russe. En Chypre (12e journée), Ibrahim Blati Touré (22 ans, 12 matches) était certes présent tout le temps qu’a duré le match mais son équipe Omonia Nicosia (4e) a été dominé 1-0 par AEL. Le championnat saoudien est à sa 10e journée. Journée au cours de laquelle Al Ittifaq (6e) de Mohamed Koffi (29 ans, 10 matches) a battu 3-1 Al Faisaly. La série noire se poursuit pour Toulouse (9e). En effet, la formation de Steeve Yago (23 ans, 12 matches) et Alban Lafont (17 ans, 14 matches) a une fois de plus été battue par Rennes lors de la 13e journée de la Ligue 1 française. Saint-Etienne (8e) avec Bryan Dabo (24 ans, 8 matches) remplacé à la 66e mn est allé surprendre Angers 1-2.
En National (14e) Moustapha Kaboré (20 ans, 11 matches, 4 buts), lui, fait son travail même si son club Sedan (18e) a du mal à gagner. Battu 2-1 par Boulogne, c’est lui qui marqué l’unique but à la 87e mn. Dans le même niveau  de championnat, Souleymane Sawadogo (23 ans, 4 matches) a disputé 9 mns du match nul (1-1) de son équipe Châteauroux (5e) face à Concarneau. Le championnat de CFA de l’Hexagone a vu la victoire 1-2 de Cholet (2e) sur Nantes 78 avec Alassane Sango (23 ans, 10 matches) titulaire.  L’histoire retiendra que Karim Nikièma a inscrit son premier but dans le championnat éthiopien lors de la 3e journée. Son équipe saint Georges SC opposée à Défense a triomphé 3-0.
C’est le jeune milieu de terrain burkinabè qui a ouvert le score. En 3 journées de championnat, Karim a disputé autant de rencontres avec 1 but et une passe décisive.  Ahmed Touré, lui, ne jouera pas la finale de la coupe G6 du Ghana. En demi-finale, bien qu’il ait marqué, son équipe Bechem a été battu 2-1 par Aduana star. Il est présentement le meilleur buteur de cette compétition avec 4 buts en 3 rencontres.

Yves OUEDRAOGO

Fédération burkinabè de football : Sita Sangaré pour un second mandat

0
Le président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Sita Sangaré, a été reconduit à la tête de la structure faîtière du ballon rond national, hier jeudi 10 novembre 2016 à l’issue d’une assemblée générale tenue à Koudougou. Le colonel de l’armée a obtenu 221 voix contre 75 pour son challenger, Bertrand Kaboré. Les élections se sont tenues sous la supervision d’un émissaire de la CAF, Enjorin Moucharafou. 
C’est sans grande surprise que le président du comité exécutif de la Fédération burkinabè de football (FBF), Sita Sangaré, candidat à sa propre succession, a remporté les élections qui l’opposaient à Bertrand Kaboré, son ex-secrétaire général. Le vote s’est déroulé sous la supervision de Enjorin Moucharafou, émissaire de la Confédération africaine de footbal (CAF). Si la campagne a semblé houleuse à un moment donné, cela ne s’est pas ressenti dans les urnes. Le locataire de l’immeuble de football de Ouaga 2000 demeurera à son poste pour un nouveau mandat de 4 ans.
Il était 13h50 dans la cité du Cavalier rouge lorsque Claude Rouamba, un membre de la commission communication de la FBF, a fait appel aux hommes de médias qui attendaient sous le hall de la salle de conférence de la mairie de Koudougou où se tenaient l’Assemblée générale. « Cameramen et photographes, vous pouvez monter pour des prises de vues », a-t-il lancé. C’était le moment fatidique, le temps que tout le monde attendait : le vote, la désignation du futur président de la FBF. Dans la salle, le président de séance, Issa Sidibé faisait appel un à un, aux mandataires des clubs, districts, équipes féminines et ligues pour accomplir leur devoir. Le décompte des voix après le scrutin donne Sita Sangaré vainqueur avec 221 voix contre 75 pour son adversaire Bertrand Kaboré. Seulement, 3 bulletins nuls ont été enregistrés.
A l’annonce des résultats, c’était la liesse du côté du camp des vainqueurs et la tristesse, tout naturellement, chez les vaincus. Pour le président réélu de la FBF, l’heure est à l’apaisement. Dans sa première déclaration, il a convié toute la famille du sport-roi à l’union sacrée autour du football national. En candidat fair-play, Bertrand Kaboré est, lui aussi, allé congratuler son adversaire. C’est du reste cette attitude que tous les intervenants (président de la ligue du Centre-Ouest, représentant de la CAF, le SG du gouvernorat, le SG du ministère des Sports et des Loisirs) à la cérémonie d’ouverture des travaux dans la matinée, ont souhaité.
Le candidat recalé à ces élections, Amado Traoré, a également  pris  part aux travaux de cette assemblée. Il a même voté avant de se retirer pour des contraintes professionnelles, a-t-il confié. Avant de quitter les lieux, il a promis appeler le candidat qui sera élu pour le féliciter. «J’ai tenu à participer en tant que membre actif de la FBF. Nous sommes en football et il y a des moments où ce n’est pas la peine de poursuivre inutilement certaines choses quand on sait qu’en face on ne veut pas entendre raison. La seule chose que je demande est que tous les acteurs du football acceptent travailler ensemble », a-t-il souhaité.
Il a cependant fait montre de quelques regrets: « Les gens n’ont pas pu s’exprimer et c’est ce que je reproche à chaque assemblée générale. Nos textes sont dépassés ».
Avant l’élection du président, l’assemblée générale de la FBF a passé en revue les rapports d’activités et financier du bureau sortant. Ce bilan a porté sur la période allant d’octobre 2015 à septembre 2016. Si le rapport d’activés a pu être adopté sans grand commentaire, celui relatif aux finances a donné lieu à des moments d’achoppement. Le président de la commission finances, Madou Traoré, dont le pouvoir de signataire lui avait été retiré à un moment donné, a voulu prendre la parole, mais s’est vu dénier ce droit. Le motif invoqué est qu’il est membre de l’organe exécutif et aurait pu faire ses observations aux rencontres de cet organe plutôt qu’en assemblée générale. Après des échanges houleux, l’on a fini par adopté cet autre rapport sous réserve des commissaires aux comptes.
B. Léopold YE

Eliminatoires mondiale 2018 -Cap Vert-Burkina Faso : Rebondir face aux Requins bleus

0
Ce samedi 12 novembre à partir de 14 h GMT, les Etalons sont attendus à  Praia au Cap Vert, pour en découdre avec les Requins bleus. Le match entre dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde, Russie 2018.
Le sélectionneur Paulo Duarte a convoqué vingt-quatre joueurs, pour une mise au vert à Lisbonne au Portugal, du 7 au 10 novembre. De Lisbonne, les Etalons rallieront Praia pour le match. Bertrand Traoré de l’Ajax  d’Amsterdam est officiellement déclaré absent pour cause de blessure. Après avoir été tenus en échec au stade du 4-Août lors de la première journée par les Bafana-Bafana d’Afrique du Sud, les Etalons n’ont qu’un seul point au compteur. S’ils nourrissent vraiment des ambitions pour Russie 2018, ils doivent se relancer à Praia, par une victoire, afin de ne pas se laisser distancer par le leader du groupe du moment, les Lions du Sénégal, qui eux également sont en déplacement en Afrique du Sud. Mais, la confrontation ne s’annonce pas simple, car les Etalons jouent contre un adversaire qui a été battu lors de la première journée, donc pointé dernier du groupe avec zéro point.
Pour sûr, les Requins bleus, sur leur terrain, vont tenter le tout pour le tout, pour aussi se remettre en selle. En rappel, le Cap Vert ne sera pas à Gabon 2017. Entre Etalons et Requins bleus, il y a de vieux comptes à régler. Ces derniers avaient eu l’outrecuidance de battre les Etalons en aller-retour lors des éliminatoires couplées CAN/Mondial 2006, les privant du même coup d’une qualification pour la phase finale. Rien que ce souvenir doit ragaillardir Charles Kaboré et ses camarades à livrer un grand match à Praia. Le football capverdien a beaucoup progressé ces dernières années, et n’eût été une disqualification de dernière minute dans son groupe au profit de la Tunisie, les Requins bleus allaient disputer la coupe du monde Brésil 2014. En football, la vérité d’hier, n’est pas la même aujourd’hui, le paramètre qui vaille, c’est la forme et la détermination du moment, un passé ne fait pas gagner une équipe. Les Etalons, doivent jouer solidaires, afin de ramener un bon résultat de l’expédition de Praia.
Barthélemy KABORE

Liste des joueurs convoqués
Germain Sanou (Beauvais-France)
Hervé Kouakou Koffi (ASEC d’Abidjan)
Aboubacar Sawadogo (RCK)
Bakary Koné (Malaga-Espagne)
Issouf Paro (Santos-Afrique du Sud)
Aboubacar Ernest Congo (Khemisset-Maroc)
Arnaud Patrick Malo (Smouhat-Egypte)
Issoufou Dayo (RC Berkanet-Maroc)
Yacouba Coulibaly (RCB)
Farid Steeve Yago (Toulouse-France)
Issoumaïla Lengane (Happoel-Israel)
Abdou Razack Traoré (Karabukspor(Turquie)
Moussa Dao (El Masry-Egypte)
Djibril Zidnaba (Penafiel-Portuxpligal)
Adama Guira (RC Lens-France)
Charles Kaboré (Krasnodar-Russie)
Alain Traoré (Kayserispor-Turquie)
Cyrille Bayala (Cheriff Tiraspol-Moldavie)
Jonathan Pitroipa (Al Nasr-Emirates)
Préjuce Nakoulma (Kayserispor-Turquie)
Aristide Bancé (Riga FC-Letonie)
Jonathan Zongo (Almeria-Espagne)
Bertrand Traoré (Ajax-Hollande/ Forfait pour blessure)
Banou Diawara (Smouha-Egypte)

Département d’Etat Américain John Kerry face à 82 journalistes du monde

0
Dans le cadre du Programme de leadership des visiteurs internationaux (IVLP), le programme Edward R Nurrow dédié aux journalistes, les 82 participants ont été reçu par le secrétaire d’Etat des Etats Unis, John Kerry, le mercredi 2 novembre 2016 à Washington. Les échanges avec les visiteurs ont porté sur divers sujets. 
 C’est avec enthousiasme et impatience que les participants au programme Edward R. Nurrow édition 2016 attendaient d’avoir un dialogue direct avec le secrétaire d’Etat Américain, John Kerry dans la salle de réunion du Département d’Etat. C’est débout dans la salle pendant près d’une heure que M. Kerry a échangé avec ses hôtes. De prime abord, il a les félicités pour avoir été retenus pour participer au programme. Aux journalistes travaillants dans des zones de conflits, de ballonnement de la presse, de représailles contre les critiques, John Kerry les a encouragés à maintenir le cap. Pour lui, une presse libre et indépendante contribue énormément au renforcement de la démocratie d’un pays. Dans son intervention, il a salué la mémoire du journaliste Edward R. Nurrow  dont « le nom est synonyme de courage et de persévérance dans la recherche de la vérité ». Invitant ainsi ses hôtes à être des Nurrow dans leur pays respectif. Face aux questions des journalistes des parties du monde comme l’Europe, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et le Proche-Orient, M. Kerry a évoqué la contribution des Etats Unis dans la lutte contre le terrorisme, pour la consolidation de la paix et de la démocratie. Concernant l’Afrique, il a dit que son pays a notamment envoyé 3 000 soldats pour aider à lutter contre la maladie à virus Ebola.
Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr

 Vu et entendu au Département d’Etat Américain

L’Afrique a été oubliéeLes 82 journalistes venant de 75 pays du monde ont été répartis dans 6 groupes dont 2 groupes pour l’Afrique (francophone et anglophone). Pour faciliter l’ordre de passage pour poser des questions à John Kerry, un tir au sort a été fait et les deux groupes africains devaient passer respectivement à la 4e et 5e place. Malheureusement, l’Afrique a été « oubliée » parce que ses deux groupes n’ont pu aucune question sur les 4 questions posées. En rappel, la question du groupe francophone devait porter sur le commentaire de John Kerry sur les changements de constitution en Afrique francophone.

Impossible d’approcher John Kerry pour les photos

Lors de la rencontre avec le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, il a été interdit aux participants, tous des journalistes, de s’approcher du pupitre pour la séance de photographie. Chacun a dû se contenter des images prises depuis sa place où il était assis pour illustrer ses éventuels articles. Cette mesure a été prise d’abord pour des raisons sécuritaires et ensuite pour éviter que les journalistes ne viennent s’attrouper devant M. Kerry.

Dialogue direct avec l’un des tombeurs du président Nixon

Le scandale du Watergate est une affaire d’espionnage politique qui a abouti, en 1974, à la démission de Richard Nixon, alors président des États-Unis. L’affaire aux multiples ramifications commence en 1972 avec l’arrestation, à l’intérieur de l’immeuble du Watergate, de cambrioleurs dans les locaux du Parti démocrate à Washington. Les investigations menées par des journalistes et une longue enquête du Sénat américain finiront par lever le voile sur des pratiques illégales de grande ampleur au sein même de l’administration présidentielle. Bien que le cambriolage semble avoir été mené par d’anciens employés de la Maison-Blanche, l’affaire ne fait, dans un premier temps, que très peu de bruit. En apparence, l’enquête du FBI ne va pas loin. Cependant, deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein aidés par un mystérieux informateur surnommé Deep Throat « gorge profonde », publient de nombreuses révélations, en particulier sur les liens des cambrioleurs avec la Présidence et sur les financements irréguliers de la campagne de Richard Nixon. Ce dernier est néanmoins confortablement réélu en novembre 1972. Les 82 journalistes ont eu le privilège d’échangé à bâton rompus avec leur célèbre confrère Bob Woodward sur les questions auxquelles font face les leaders américains et les citoyens. Il a également évoqué son expérience en tant que journaliste d’investigation.

Le fameux thé glacé Américain

Aux Etats Unis, le thé glacé est toujours servi lors des déjeuners et diners officiels. Pendant le déjeuner au Département d’Etat américain, le fameux thé a été servi en abondance. Le journaliste du pays des hommes intègres n’a même pas atteint la moitié de son verre durant le déjeuner tandis que ses deux voisins américains étaient à leur troisième verre.
SN

Sommet mondial sur le climat: la journée du Burkina a lieu aujourd’hui

0
A l’occasion de la COP 22, une Journée du Burkina est organisée ce 9 novembre 2016 à Marrakech afin de permettre au pays des hommes intègres de partager son expérience avec les autres nations et donner plus de visibilité à toutes les actions menées.
 Des communications sur les thématiques environnementales, les questions d’énergies et d’eau, les savoirs et savoir-faire locaux et une exposition agrémenteront la Journée dédiée au Burkina Faso sur l’aire de la 22e Conférence des Parties (COP 22) à Marrakech. Ce 9 novembre 2016, à en croire le conseiller technique du ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Samuel Yéyé, « Un échantillon de ce que fait le Burkina sera présenté à travers des documents, des gadgets, des projets et programmes, des différents départements ministériels, et aussi de la société civile qui, comme vous le savez, est extrêmement active ». La grande thématique de cette COP est celle de « l’action » comme l’a souligné le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération. Samuel Yéyé faisant sienne cette exhortation, pense lui aussi, « qu’au-delà des discours prononcés, le plus important est de passer à l’action ».
Surtout après l’enthousiasme suscité par les Accords de Paris. Selon le conseiller du ministre chargé des questions environnementales, le Burkina Faso, comme à son habitude, veut apporter sa contribution  et montrer, au-delà des efforts dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique, la résilience, tout son savoir et son savoir-faire. Autant dire que la journée du Burkina permettra de faire voir une palette de l’expertise du pays des Hommes intègres en matière de résilience. Et ce, à travers l’ensemble des acteurs, sans oublier la question du genre, les femmes burkinabè étant très actives dans le domaine de l’environnement et les changements climatiques.Sont conviés à la journée du Burkina les pays de la sous-région et, notamment, ceux qui sont représentés sur place à la COP pour magnifier le donner et le recevoir en matière de développement durable. Car, cette conférence se veut celle de l’Afrique.
La COP 22 a entamé le 6 novembre 2016 ses conciliabules en vue de donner suite à l’Accord de Paris sur le Climat, adopté en décembre 2015 par les 195 pays membres de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Cet accord a permis de donner un cadre de coopération universel pour lutter contre le changement climatique. Les pays se sont engagés à maintenir le réchauffement climatique « en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre l’action menée pour limiter ce réchauffement à 1,5°C ». Ils ont ainsi présenté des Contributions nationales déclinées en plans d’actions nationaux, aux fins de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser l’adaptation à partir de 2020.
Souleymane SAWADOGO

Le Burkina Faso va redéployer sa troupe au sein de la MINUSMA

0
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif,a été reçu par le Président du Faso, Roch Marc Christian aboré, le vendredi 4 novembre 2016. La sécurisation aux frontières des deux pays a été débattue.
Les multiples attaques aux frontières burkinabè, surtout dans la bande sahélienne, inquiètent les populations de cette partie du « pays des Hommes intègres ». Pour sonner la fin de la récréation, les autorités burkinabè ont fait savoir aux Nations unies qu’un repli stratégique, d’une partie de sa troupe au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est nécessaire.
A cette préoccupation, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSMA,Mahamat Saleh Annadif,qui a été reçu en audience, par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré le 4 novembre 2016 a affirmé qu’il n y a aucun problème sur le principe. Mieux, il a dit à son hôte que dans les jours à venir, un redéploiement va être opéré pour que les soldats burkinabè soient plus proches de leurs frontières. « Aujourd’hui, les adversaires de la paix ne connaissent ni frontière, ni nationalité. Il faut avoir une vision sous régionale de la paix et de la sécurité.
Car, aucun pays ne peut garantir seul cette sécurité », a-t-il soutenu. Donc, la suggestion du Burkina Faso, selon ses dires, entre bien dans la vision sous régionale des Nations unies de la préservation de la paix dans cette partie de l’Afrique. Pour lui, il convient d’étudier les voies et moyens pour mutualiser les efforts afin que la sécurité entre les frontières maliennes et burkinabè puisse être prise en compte dans un ensemble global. « Car, la sécurité de l’un doit dépendre de celle de l’autre », a insisté M. Annadif. La MINUSMA a-t-elle les moyens de sa politique pour mettre fin à ces attaques aux frontières des deux pays ? « La planification est permanente. Le danger est là.
L’insécurité au niveau des frontières existe. Les efforts sont en train d’être mutualisés pour réduire au maximum la capacité de nuisance au niveau de ces frontières. La MINUSMA a toutes les possibilités et les conditions d’améliorer l’efficacité du contingent burkinabè au Mali», a expliqué M. Annadif. Les soldats burkinabè déployés au Mali pour le retour à la paix dans ce « pays frère et ami » font la fierté de la MINUSMA, s’est réjoui son chef. Au cours de son tête-à-tête avec le chef de l’Etat, Mahamat Saleh Annadif n’est pas passé par quatre chemins pour le dire à Roch Marc Christian Kaboré. « Le Burkina Faso est un partenaire de longue date des Nations unies, particulièrement en matière de maintien de la paix.
Il est l’un des plus grands contributeurs de troupes de la MINUSMA. Nous sommes très satisfaits des frères du Burkina. Les Nations unies par ce passage veulent leur témoigner leur reconnaissance », a-t-il déclaré. La multiplication des groupes djihadistes au Mali est aussi une préoccupation de la MINUSMA. Son chef Mahamat Saleh Annadif a rappelé que la crise malienne est complexe. Mais, heureusement, un accord issu du processus d’Alger a été signé en juin 2015 pour un retour à la paix dans le pays de Soundiata Kéïta. « C’est vrai que cet accord connaît des difficultés. Mais, il n’est pas bloqué. Il y a de l’espoir », a déclaré l’hôte du chef de l’Etat burkinabè.
Abdel Aziz NABALOUM

Le Burkina Faso va redéployer sa troupe au sein de la MINUSMA

0
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif,a été reçu par le Président du Faso, Roch Marc Christian aboré, le vendredi 4 novembre 2016. La sécurisation aux frontières des deux pays a été débattue.
Les multiples attaques aux frontières burkinabè, surtout dans la bande sahélienne, inquiètent les populations de cette partie du « pays des Hommes intègres ». Pour sonner la fin de la récréation, les autorités burkinabè ont fait savoir aux Nations unies qu’un repli stratégique, d’une partie de sa troupe au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est nécessaire. A cette préoccupation, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSMA,Mahamat Saleh Annadif,qui a été reçu en audience, par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré le 4 novembre 2016 a affirmé qu’il n y a aucun problème sur le principe.
Mieux, il a dit à son hôte que dans les jours à venir, un redéploiement va être opéré pour que les soldats burkinabè soient plus proches de leurs frontières. « Aujourd’hui, les adversaires de la paix ne connaissent ni frontière, ni nationalité. Il faut avoir une vision sous régionale de la paix et de la sécurité. Car, aucun pays ne peut garantir seul cette sécurité », a-t-il soutenu. Donc, la suggestion du Burkina Faso, selon ses dires, entre bien dans la vision sous régionale des Nations unies de la préservation de la paix dans cette partie de l’Afrique. Pour lui, il convient d’étudier les voies et moyens pour mutualiser les efforts afin que la sécurité entre les frontières maliennes et burkinabè puisse être prise en compte dans un ensemble global.
« Car, la sécurité de l’un doit dépendre de celle de l’autre », a insisté M. Annadif. La MINUSMA a-t-elle les moyens de sa politique pour mettre fin à ces attaques aux frontières des deux pays ? « La planification est permanente. Le danger est là. L’insécurité au niveau des frontières existe. Les efforts sont en train d’être mutualisés pour réduire au maximum la capacité de nuisance au niveau de ces frontières. La MINUSMA a toutes les possibilités et les conditions d’améliorer l’efficacité du contingent burkinabè au Mali», a expliqué M. Annadif. Les soldats burkinabè déployés au Mali pour le retour à la paix dans ce « pays frère et ami » font la fierté de la MINUSMA, s’est réjoui son chef.
Au cours de son tête-à-tête avec le chef de l’Etat, Mahamat Saleh Annadif n’est pas passé par quatre chemins pour le dire à Roch Marc Christian Kaboré. « Le Burkina Faso est un partenaire de longue date des Nations unies, particulièrement en matière de maintien de la paix. Il est l’un des plus grands contributeurs de troupes de la MINUSMA. Nous sommes très satisfaits des frères du Burkina. Les Nations unies par ce passage veulent leur témoigner leur reconnaissance », a-t-il déclaré. La multiplication des groupes djihadistes au Mali est aussi une préoccupation de la MINUSMA. Son chef Mahamat Saleh Annadif a rappelé que la crise malienne est complexe. Mais, heureusement, un accord issu du processus d’Alger a été signé en juin 2015 pour un retour à la paix dans le pays de Soundiata Kéïta. « C’est vrai que cet accord connaît des difficultés. Mais, il n’est pas bloqué. Il y a de l’espoir », a déclaré l’hôte du chef de l’Etat burkinabè.
Abdel Aziz NABALOUM

Fada-N’Gourma : Des milliers de personnes ont rendu hommage aux martyrs

0
Plusieurs milliers de personnes ont rendu un vibrant hommage aux victimes de l’insurrection population des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’état manqué du 16 septembre 2015 à Fada-N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est.
 Les victimes de l’insurrection populaire et du coup  d’état du 16 septembre 2015, tombés pour la démocratie et l’alternance continuent de recevoir la reconnaissance de la nation. Un hommage en leur mémoire a rassemblé le lundi 31 octobre 2016, plusieurs milliers de personnes dans la cité de Yendabli, à la faveur de la commémoration de l’An II de l’insurrection populaire qui a poussé le régime de Blaise Compaoré vers la sortie. Au menu des activités entrant dans le cadre de cette célébration, des  offices religieux pour la paix et le repos des âmes des martyrs morts sur le champ d’honneur au nom de la mère patrie. En plus, il y a le baptême de la place de l’unité qui porte désormais le nom de la place des martyrs. Pour le  président du conseil municipal de Fada-N’Gourma, Jean Claude Louari, les élus locaux ont voulu rendre hommage à ceux qui sont allés jusqu’au sacrifice suprême pour leur  pays, le Burkina Faso. « Le conseil municipal a décidé de dédier cette  place aux fils qui sont tombés sur les champs de l’honneur pour la patrie et la démocratie » a soutenu le maire de Fada-N’Gourma sous le regard témoin de la délégation gouvernementale conduite par la ministre de l’économie et des finances, Rosine Coulibaly.
Le clou de la cérémonie a été sans doute, la marche populaire du 31 octobre qui a mobilisé plusieurs milliers de personnes. Cette procession à travers des artères de la ville qui a rassemblé des scolaires aux personnes âgées a constitué les moments forts de cette célébration régionale. Ainsi, les marcheurs entendent inscrire dans les annales de l’histoire du pays des hommes intègres, cette page glorieuse du peuple burkinabè.  Pour le gouverneur de la région de l’Est, Ousmane Traoré, la jeune génération et celle à venir doivent avoir en mémoire le sacrifice consentis par les martyrs. Pour sa part, la ministre de l’économie a relevé que cette initiative permet d’inscrire dans la mémoire collective, le courage et l’intégrité du peuple Burkinabè salués et reconnus à travers le monde entier. Des prestations de jeunes slameurs ont rendu  hommage aux fils tombés « sous des balles assassines ». Enfin, la retransmission audio du discours du président Roch Marc Kaboré a permis aux marcheurs de prendre la mesure  du message livré par le chef de l’état himself.
Moussa CONGO 

Célébration du 56e anniversaire des forces armées nationales : discours du Président du Faso

0

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

Mesdames et Messieurs les Présidents d’institution

Messieurs les Anciens Chefs d’Etat

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Messieurs les Anciens Ministres de la Défense

Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de mission diplomatique et Consulaire

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et Interafricaines

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées

Honorables Députés

Messieurs les Anciens Chefs d’Etat-major

Messieurs les Officiers Généraux

Distingués invités

Officiers, Sous-officiers et Militaires du Rang

Personnel civil de la Défense

La célébration du 56è anniversaire des Forces armées nationales, au lendemain des événements tragiques survenus le 12 octobre 2016  à Intangom, m’offre l’occasion de rendre l’hommage de la Nation à toutes les victimes de la barbarie et de la lâcheté et en particulier à nos vaillants soldats tombés au champ d’honneur. Pour saluer leur mémoire, je vous invite à observer une minute de silence. (…) Je vous remercie.

Monsieur le Premier Ministre

  Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs

C’est sous le thème : « Démocratie, défis sécuritaires et progrès économique et social : contribution des Forces armées nationales » que l’Armée nationale commémore le 56ème anniversaire de sa création.

Un anniversaire est toujours un moment de souvenirs, mais aussi de réflexion et de projection vers un avenir que l’on souhaite toujours meilleur et mieux maitrisé.

Le 56ème anniversaire n’échappe pas à cette règle.

L’institution militaire, dès sa création, s’est vue confier par la Nation et les autorités politiques son rôle et sa place dans la communauté nationale, afin que, tout en assurant les missions traditionnelles qui sont les siennes, elle puisse participer au développement en étant  utile et en s’adaptant au progrès et à l’évolution de l’ensemble de la société.

C’est fort de ces idéaux, et en ayant une conscience nationale aigue que les pères fondateurs de notre outil de défense ont su inculquer à la communauté militaire les valeurs de sacrifice, d’honneur, de dignité et de respect de l’autorité.

C’est pourquoi, chaque fois que des militaires ont fait irruption à la tête de l’Etat pour jouer un rôle politique actif en dirigeant le pays, l’institution militaire dans son ensemble en a subit les contre coups et s’est toujours retrouvée, de gré ou de force, dans une posture qui n’est pas la sienne.

Il doit être clair pour tous que l’Armée doit se mettre exclusivement au service des institutions de la République, si elle veut garder sa fierté, son unité, sa cohésion et sa discipline qui font sa force et sa neutralité.

J’apprécie donc à sa juste valeur, la pertinence du thème de ce 56ème anniversaire au triple plan de la  démocratie, des défis sécuritaires et des exigences du progrès économique et social. 

 Nous devons nous convaincre, que pour se consolider, la démocratie a besoin d’une Armée forte et républicaine ; une Armée qui se conforme aux règles et aux exigences de l’Etat de droit et qui est débarrassée des réflexes de l’Etat d’exception.

Il importe que l’institution et au même titre le militaire, observent à tous égards une attitude de neutralité, entendue comme leur non-immixtion dans la sphère politique et partisane.

L’Armée doit donc être au service du pouvoir politique qui, dans toute démocratie, tire sa légitimité de l’onction populaire. Le Plan Stratégique 2017-2021 pour la Réforme des Forces armées nationales, élaboré selon un processus participatif, constitue l’aboutissement des réflexions menées sur ces questions essentielles à la stabilité politique et au progrès continu au profit des Burkinabè.

Il sera le document de référence qui permettra de corriger les travers qui ont conduit aux dérives ayant jalonné la vie de l’institution et dans une certaine mesure celle du pays.

Très adroitement, cette vision matérialisée dans le plan stratégique allie les tâches de promotion du développement national aux missions régaliennes dans le cadre des lois de la République dans toute démocratie moderne.

C’est pourquoi l’Armée nationale comme les Forces de Sécurité doivent défendre l’intégrité du territoire, la stabilité des institutions républicaines, et assurer la sécurité et la protection des biens et des personnes comme la prunelle de leurs yeux, car ces missions constituent leur raison d’être.

En ce qui concerne les défis sécuritaires, l’environnement international et sous régional reste fortement marqué par la montée en puissance des clivages idéologiques et religieux, mais aussi par la recrudescence des activités terroristes et de la criminalité transfrontalière.

Les nombreux conflits à travers le monde ont contribué à créer des zones de non droit où les bandes terroristes se replient pour mieux s’organiser.

 Ces bandes armées maintiennent et renforcent ainsi les conflits intérieurs et se servent de ces bases pour perpétrer des actions terroristes dans notre pays.

La décision de l’Etat d’engager l’Armée nationale et les Forces de Sécurité pour les missions de paix sur le continent doit être saluée.

Cette solidarité de notre pays vis-à-vis des autres pays est de plus en plus appréciée, grâce aux missions de  sécurisation ou d’observation, mais surtout grâce aux Opérations de Soutien à la Paix dont les plus connues sont celles ayant concerné le Burundi, Haïti, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Guinée Bissau, le Darfour et le Mali.

 

C’est le lieu de souligner que notre contribution à la MINUSMA se poursuivra, car la responsabilité de tous les pays de notre sous-région et au-delà est engagée dans cette mission.

Cette participation, pour être toujours efficace, doit s’appuyer sur l’acquisition permanente des savoirs, des savoir-faire requis dans ce domaine.

Elle permet également de renforcer les capacités opérationnelles des hommes qui rentrent de ces pays pour continuer leurs missions au plan national.

 Cette décision qui nous permet de contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité sur le théâtre des opérations en Afrique et dans le monde, notamment dans les missions de paix sous la bannière des Nations unies a contribué à révéler et à renforcer le professionnalisme de nos Officiers, sous-officiers et militaires du rang.

Permettez-moi de saisir l’occasion pour remercier nos partenaires qui nous soutiennent en matière de formation, d’équipement, de partage de données et d’échanges d’informations.

Face aux menaces transnationales grandissantes, la coopération entre les Etats est désormais une exigence.

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs

Depuis les attaques terroristes du café Cappuccino, du « Splendide hôtel » ainsi que les nombreuses attaques contre des Forces de Défense et de Sécurité le long de nos frontières, la menace terroriste est permanente et les Forces de Défense et de Sécurité doivent agir en anticipation et en réaction afin d’assurer un niveau de sécurité maximal à la population.

 

Les efforts doivent être poursuivis et l’Armée nationale doit fortement s’impliquer dans les initiatives régionales comme le G5 Sahel qui permettent de créer une synergie sans laquelle les actions individuelles connaissent des limites.

Le concours des populations est une donnée incontournable, car ce combat de longue haleine appelle l’implication de toute la communauté nationale. C’est pourquoi le renforcement des liens Armée-Nation est une quête fondamentale de toute Armée républicaine.

C’est devenu une nécessité absolue pour notre Armée nationale et nos forces de sécurité de disposer de matériel et d’équipement adéquats pour être à la hauteur des défis sécuritaires actuels et à venir.

Dans ce sens, un projet de loi de programmation militaire pour la période 2017-2027 sera soumis à l’Assemblée nationale.

Monsieur le Premier Ministre

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Honorables Invités

Mesdames et Messieurs

Au-delà de leurs missions régaliennes donc traditionnelles, l’Armée nationale et les Forces de Sécurité doivent participer aux tâches de développement du pays, en s’impliquant dans le processus de promotion économique et sociale.

Dans un pays comme le nôtre, ne pas profiter des capacités de l’Armée serait contreproductif, car elle possède bien souvent des équipements et une expertise qui peuvent être employés dans un cadre autre que celui du théâtre  militaire.

De tout temps, cette approche a eu cours dans notre pays, comme en témoignent les plaines rizicoles de Dakiri et de Niena-Dionkélé et les unités de production agro-sylvo-pastorale inaugurées sous  la période révolutionnaire.

C’est donc dire que la contribution de notre Armée nationale en matière de développement a toujours été une réalité et sa part contributive dans l’édification de notre Nation est notable.

En plus  de l’action quotidienne des spécialistes militaires dans les domaines de la santé, du génie, du transport aérien et de la protection civile, les populations des villes de garnison où sont implantées nos unités militaires apprécient le dynamisme qu’apporte notre vaillante Armée à la vie sociale et économique.

Dans le domaine de la recherche scientifique,  les professeurs et chercheurs du service de santé des Armées apportent leur contribution aux côtés de leurs homologues civils dans les Universités et dans les hôpitaux.

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs

 

Depuis le renouveau démocratique consacré par les élections présidentielle et législatives du 29 novembre 2015 qui a scellé le pacte républicain attendu par toutes les couches de la société, notre pays  doit faire face à de nombreux défis.

 Je suis conscient des difficultés que rencontrent notre Armée nationale et nos forces de Sécurité mais, il me plait d’indiquer que toutes les préoccupations qui ont été soumises ont été prises en compte ou sont en voie de trouver des solutions.

Je puis vous assurer que tout sera fait pour permettre à nos forces armées de garantir la sécurité tant nécessaire à la quiétude de nos populations laborieuses et assurer la défense de l’intégrité du territoire.

La réforme globale du secteur de sécurité viendra parachever cette architecture pour assurer la protection et la défense du territoire, des personnes et des biens.

Officiers, Sous-officiers

Militaires du Rang

Personnels civils de la Défense

J’exhorte la chaine de Commandement  et l’ensemble des personnels à travailler dans la cohésion, dans  l’unité et dans la discipline afin de nous permettre de relever le défi de la défense et de la sécurité dans notre pays.

A nos anciens combattants et anciens militaires, j’exprime la gratitude de la Nation et à l’ensemble des récipiendaires j’adresse mes vives félicitations.

Bonne fête et joyeux anniversaire aux Forces armées nationales !

Je vous remercie.